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Cours Scoring

Ce cours de scoring présente les méthodes de scoring dans le domaine financier, en mettant l'accent sur leur application pour le contrôle des informations et la gestion des risques. Il explique comment le scoring aide à évaluer la probabilité de remboursement des crédits et à améliorer la qualité des portefeuilles clients. Bien que théorique, le cours souligne les limites des méthodes de scoring et encourage des recherches supplémentaires pour approfondir la compréhension des concepts abordés.

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Cours Scoring

Ce cours de scoring présente les méthodes de scoring dans le domaine financier, en mettant l'accent sur leur application pour le contrôle des informations et la gestion des risques. Il explique comment le scoring aide à évaluer la probabilité de remboursement des crédits et à améliorer la qualité des portefeuilles clients. Bien que théorique, le cours souligne les limites des méthodes de scoring et encourage des recherches supplémentaires pour approfondir la compréhension des concepts abordés.

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COURS DE SCORING

AVANT PROPOS

PARTIE I : GENERALITES

I : INTRODUCTION GENERALE

1- Définition
2- Présentation des méthodes de scoring

II: SYSTÈME DE SCORING

1- Démarche pratique
2- Portée et limites

PARTIE II : LES OBJECTIFS DU SCORING (TD)

I : CONTROLE

1- Contrôle des Informations


2- La Sélection des Risques

II: LA GESTION DES RISQUES

1- Risque de contrepartie
2- Suivi des engagements
Ce cours de scoring est le résultat d’une expérience
professionnelle acquise au sein de plusieurs établissements
financiers.

Bien qu’étant théorique, il partira d’une généralité du scoring,


avant d’aborder des notions importantes du scoring bancaire.

Ce cours permettra aux auditeurs de comprendre le scoring, et


d’apprécier son impact dans les prises décisions financières.

Il reste tout de même incomplet, certains aspects ne sont que


partiellement ou pas du tout abordés.

Il appartiendra donc aux auditeurs qui souhaiteraient approfondir


leur connaissance sur les méthodes de scoring, de mener des
recherches plus avancées.
PARTIE I :
Généralité
Cette introduction générale a pour but de présenter les méthodes
du scoring.
La portée et les limites de ces méthodes ainsi que la démarche
pratique pour leur mise en œuvre.

La pratique du scoring a séduit différents acteurs du marché des


finances.

Le Scoring permet d’améliorer la qualité du portefeuille client, et


plus généralement sa gestion opérationnelle.

Les banques et autres établissements financiers tentent de lutter


contre le risque de contrepartie.
Dans leur rôle d’intermédiation entre les agents en excédent de
liquidité et les agents en besoin de liquidité, les banquiers ont
presque toujours été préoccupés par les risques d’asymétrie de
l’information des demandeurs de crédit.

Le véritable enjeu étant de prévoir, pour une durée déterminée, la


probabilité de remboursement d’un prêt.
but consistait à minimiser l’incertitude liée au niveau de
défaillance de chaque demandeur de crédit.

C’est dans ce contexte que le scoring ou précisément crédit-


scoring est né aux USA au début du XXème siècle, comme
instrument d’aide à la décision de crédit par la gestion et l’analyse
systématique de l’information.

En effet, au cœur du risque de défaillance de crédit se situe la


question épineuse et toujours contemporaine de l’information, de
plus en plus massive, d’origines de plus en plus nombreuses, et de
son interprétation.
Ces incertitudes sont plus profondes dans le contexte des pays
Africains, où l’information aussi qualitative que quantitative sur les
emprunteurs fait souvent défaut.
Aussi, l’inaccessibilité du plus grand nombre au système bancaire
ne permet pas de rendre suffisamment compte ni des flux
physiques et financiers, ni des informations entre acteurs
économiques de façon à servir de base aux banquiers.
Le principe du scoring est basé sur une espèce de caractérisation
entre mauvais et bon payeur, principe qui d’ailleurs n’est pas
nouveau en soi puisque utilisé ( plus ou moins consciemment ) par
les banquiers depuis toujours.

L’innovation du scoring tient plutôt à l’utilisation d’une méthode


ordonnée et logique.

Le scoring est donc issu d’une réflexion rigoureuse et empirique.

Enfin, les modèles de scoring ne sont en fait ni plus ni moins que la


régression d’un comportement type effectuée au moyen de
données.

En ce sens, établir un modèle de score nécessite une base de


données.
Selon le langage courant, le terme score peut signifier
« classement », « résultat », « marque » etc.

En statistique, c’est l’idée de « classement » qui est surtout


retenue.

Le scoring en statistique se présente en effet comme un ensemble


de méthode conduisant à un classement d’individus au sein de
groupes préalablement définis, au vu de certaines
caractéristiques.

Dans d’autres domaines, principalement celui des finances le


scoring tient compte de plusieurs paramètres :

Qu’est-ce que le crédit scoring ?

Les risques auxquels font face les banquiers sont de nombreux


ordres.
Seul ce dernier appelé encore risque de contrepartie retiendra
notre attention.

Dans la gestion du risque lié au crédit bancaire, le crédit scoring


ou scoring crédit est compris selon l’auteur Raimond ANDERSON
(2007) comme étant le recours aux modèles statistiques en vue de
transformer des données (qualitatives, quantitatives) en
indicateurs numériques mesurables à des fins d’aide à la décision
d’octroi ou de rejet de crédit.

Le crédit scoring est de pouvoir établir une différenciation entre


des individus, pour l’identification des probabilités de défaillances
associable à chacun d’eux en fonction de certains facteurs.

Le scoring peut cependant revêtir plusieurs définitions en fonction


du but pour lequel il lui est fait recours.
Notamment le scoring est très utilisé en marketing, dans le
Custumer Relationship Management (CRM).
Les techniques de scoring sont appliquées dans plusieurs
domaines d’activité comme la médecine, les statistiques,
l’informatique, la gestion des entreprises, l’assurance, la banque,
etc.

Dans ce dernier domaine, deux principaux types de score sont


utilisés : le score d’appétence et le score de risque.
- Score d’appétence
Utilisé également en Marketing, le score d’appétence est une
mesure de la propension d’acheter d’un client.

En pratique, on utilise ce type de score pour apprécier la


probabilité d’un client d’être intéressé par un nouveau produit ou
un service donné.

En effet, dans les domaines où il est possible d’atteindre


directement (par email, SMS, ou par voie postale par exemple) un
grand nombre de clients potentiels, la promotion de nouveaux
produits gagnerait à être ciblée auprès des clients les plus
intéressés.

Dans ce contexte, on est en présence de deux groupes : Celui des


clients qui sont intéressés par le produit et celui des clients qui ne
le sont pas.
La construction d’un score d’appétence permet alors de prévoir le
groupe d’appartenance des différents clients de l’entreprise au vu
de leur caractéristiques et partant :

- De n’atteindre que les clients les plus réceptifs,


- D’éviter d’importuner les clients non intéressés.
Ce qui assure une utilisation optimale du budget alloué à
cet effet.
-Score de risque

Le score de risque ou de comportement est une mesure de la


probabilité pour un client de subir un certain évènement défavorable
pour l’entreprise.
L’exemple typique est le crédit scoring utilisé par les banques pour
apprécier les risques de non remboursement des crédits accordés à
leurs clients.
Dans ce contexte, les groupes en présence sont le groupe des
« bons clients » et celui des « mauvais clients ».
Une méthode de scoring se présente alors comme un précieux outil
d’aide de décision, à la disposition des banquiers.
Ce type de score est aussi utilisé par les compagnies d’Assurance pour
apprécier le niveau de sinistralité d’un client.
Mais la mise en place d’un système de scoring passe par un certain
Il convient de mener des démarches pratiques liées au cas du
score d’appétence et du score de risque pour de meilleures
compréhensions.

1-Démarche pratique et les étapes de réalisation

- Cas du Score d’appétence


Considérons le cas d’une entreprise de téléphonie qui projette de
lancer un nouveau service (par exemple, téléphoner à moitié prix
entre 22h et 06h du matin moyennant une cotisation mensuelle de
25 f CFA).

Comment procède-t-elle pour faire connaitre ce nouveau


produit ?
La solution la plus facile est d’envoyer un SMS présentant le
produit à l’ensemble des abonnés. Cette solution n’est pas
évidemment la plus appropriée car un certain nombre de ces
abonnés n’est pas intéressé.
intéressés des clients intéressés et procéder par la suite à la
promotion du nouveau produit auprès de ces derniers :

Extraction d’un échantillon de la base des données des


clients de l’entreprise,

Dans le cadre d’une enquête, présenter le nouveau produit


à l’échantillon et solliciter leur niveau d’appétence,

Déterminer le score de l’ensemble (dépend du secteur


d’activité et de la notation)

Cibler les clients les plus scorés en tenant compte du


budget alloué.
- Cas du Score de Risque

La mise en place d’un système de crédit scoring dans une banque


passe à priori par les étapes suivantes :

Extraire dans les dossiers de crédits accordés dans le


passé un échantillon de « bons clients » et de « mauvais
clients » par secteur d’activité,

Avoir une bonne notion des risques financiers liés aux


activités,

Mettre en exergue les opportunités et faire une projection


à court, moyen et long terme,

Fixation d’un seuil de score en dessous duquel un client est


considéré comme « mauvais ».
La mise en place du scoring nécessite la réalisation de plusieurs
étapes.
Sept principales étapes à retenir :

Echantillonnage,

Collecte de l’information,

Redressement,

Sélection des critères,

Construction du modèle,

Simulation, et

Mise en œuvre.
les cas de figure (Dossiers de crédit refusés et acceptés) par
secteur d’activité.

La collecte d’information
Bâtir un fichier contenant toutes les informations connues (bon
payeur, mauvais payeur, quotité cessible, information sur
l’employeur…)

Redressement
Redonner à l’échantillon la structure de la demande actuelle
(actualiser les informations en notre possession…)

Sélection des critères


Faire le découpage, le regroupement en catégories (pour tenir
compte de la segmentation du portefeuille).

Construction du modèle
Tenir compte des variables ou catégories (revenu, ratio
d’endettement, situation dans le logement, état matrimonial et
nombre d’enfant à charge, profession et stabilité dans l’emploi…)
Action basée sur l’analyse des données en possession ; déterminer
le nombre de contentieux sur le nombre de demandes par
catégorie de salariés.
Ces simulations sont exécutées par les Analystes crédits et
financiers en Banque, et les Actuaires en Assurances.

Mise en œuvre
Introduire les résultats obtenus comme outil de sélection, de
prévision et de suivi.

Par ailleurs, ces méthodes utilisées présentent un certain nombre


d’avantages et inconvénients.
2 – Portée et Limites

Les principales sont les suivantes:

 Principaux avantages
- Evaluation quantitative de la probabilité d’appartenance, ce
qui permet d’ordonner les individus,
- Caractère fixe des résultats,
- Cohérence des résultats (deux individus ayant les mêmes
caractéristiques auront le même score)
- Prise en compte de plusieurs facteurs de risque,
- Caractère explicite (méthodologie d’évaluation pouvant être
clairement présentée,
- Explication du lien existant entre le niveau de risque et les
facteurs de risque,
- Aptitude à donner lieu à des calculs sur les effets de la rentabilité de l’entreprise,
- Etc…
certitude,

- Dans certains cas, le scoring suppose que le futur est


identique au passé,

- Le risque est expliqué par les seules variables


disponibles,

- L’application d’un système de scoring nécessite un


grand nombre de données et de variables statistiques, et
serait de ce fait impossible à réaliser sans l’outil
informatique,

- La mise en place d’un scoring dans une entreprise n’est


pas toujours facile à réaliser du fait de la nécessité de
son intégration informatique avec les autres systèmes
d’information.

Dans tous les cas, il convient de se rappeler que le scoring est


un outil d’aide à la prise de décision en se basant sur les faits et
données en notre possession.
PARTIE II : Les objectifs
du scoring
1 – Contrôle des Informations

Aussi bien en Banque qu’en Assurance, il est important d’obtenir


des informations réelles, permettant une bonne appréciation du
risque.
Malheureusement dans la pratique, ce n’est pas toujours le cas,
démontrant ainsi les limites du scoring.

Toutefois certaines informations, aussi simples qu’elles soient,


permettent à ces structures de prendre des décisions.

- Le contrôle des informations dans les banques

Les banques utilisent le plus souvent un conducteur appelé Check


- list pour contrôler et analyser les pièces versées lors des
demandes de prêt.
- Des 03 derniers bulletins de salaire pour déterminer le
salaire net,
- De l’engagement de domiciliation du salaire, délivré par
l’employeur, pour la fiabilité du salaire communiqué par le
client,
- De l’attestation de travail pour apprécier l’ancienneté et
la nature du contrat (CDI ou CDD),
Etc…

Pour les entreprises et autres entrepreneurs :

- Du registre de commerce,
- La Déclaration d’existence Fiscale,
- Des attestations de bonnes exécutions de travaux dans
certains cas,
- Bilan des 03 derniers exercices,
- Le compte d’exploitation prévisionnel,
- Etc…
- Le contrôle des informations en Assurances

Principalement en Assurance non vie, les Assureurs sollicitent l’expertise de


Professionnels
Pour l’appréciation de certains risques techniques. Il s’agit d’experts agréés
par la Direction
Nationale des Assurances.

Pour l’Assurance vie, la pratique la plus utilisée est la mise à disposition de


questionnaires
adaptés.

Ces questionnaires sont renseignés par les prospects ou clients, selon la


nature de la demande.
Le calcul de la prime est fait sur cette base.

Par ailleurs, ces acteurs de la finance, après détermination de quelques


2- La Sélection des Risques

Certains dossiers sont jugés « trop risqués » par les spécialistes des
finances.

Au-delà d’un scoring décidé bon ou mauvais, les professionnels de la


finance peuvent juger un dossier trop sensible et donc le rejeter ou le
confier à d’autres professionnels.

Ils ont recours, dans ces cas de figure, à la méthode de la coassurance,


réassurance ou partage de risques.
Ainsi pour ceux accordés, les professionnels doivent mettre en place un
système de gestion.
II- LA GESTION DES RISQUES

1-Risque de Contrepartie

Les méthodes du scoring aident l’entreprise à la prise de décision.

Dans le domaine de la banque, les professionnels sont souvent confrontés


à des risques de contrepartie.

Le risque de contrepartie représente la perte potentielle réalisée par la


banque dans l’hypothèse d’une défaillance future de sa contrepartie ; en
d’autres termes c’est la défaillance d’un emprunteur qui ne peut plus
rembourser sa dette.

Dans ce contexte, la banque met en place un nombre de sûreté ou de


garantie pour atténuer les pertes en cas de défaillance.
Il s’agit entre autres :

Du nantissement de produits Bancassurance de capitalisation,


De nantissement de compte d’épargne,
De nantissement de Dépôt à terme (DAT),
De mise en place de compte séquestre,
D’hypothèque de bâtiment et autres bien matériels,
Etc…
Aussi, d’autres mesures sont prises pour le suivi rigoureux des
engagements.

2 -Suivi des Engagements


Au sein des banques et autres établissements de crédit, des dispositions
de suivi des engagements sont prises.
Ces dispositions commencent par le gestionnaire direct du client
bénéficiaire du crédit.

En effet, dès le premier impayé de l’échéance prévu au contrat, le client


est interpellé par ses gestionnaires. C’est l’étape de la négociation.

A trois impayés, le dossier est transféré au précontentieux pour le


recouvrement, et enfin au contentieux pour des démarches judiciaires.
CONCLUSION

Le scoring est un outil indispensable à la prise de décision en entreprise.


Il permet d’évaluer le risque sur des critères réels à travers ses
différentes étapes.

Toutefois, ses méthodes connaissent des limites à cause des


informations utilisées pour les analyses, souvent erronées.

C’est à juste titre que les banques, assurances et autres établissements


financiers ont mis en place d’autres moyens supplémentaires, pour une
meilleure appréciation du risque.

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