LA BIOENERGETIQUE
Dr BROU Michel Kouassi
Laboratoire de physiologie et Explorations Fonctionnelles
INTRODUCTION
Il n’y a pas de vie sans échanges et transformations
d’énergie. Mais, alors que l’essentiel des échanges
d’énergie, ainsi que leur contrôle, s’effectuent à l’échelle
de l’organisme entier confronté à son environnement,
inversement, les transformations d’énergie se situent à
un autre niveau d’organisation : la cellule.
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INTRODUCTION
Tous les êtres vivants, organismes animaux y compris, sont des
systèmes ouverts, c’est-à-dire qu’ils échangent avec leur
environnement de la matière et de l’énergie. En ce qui concerne
l’énergie, l’observation montre que ces échanges se font sous trois
formes principales : chimique, thermique et mécanique. L’énergie
chimique, quantitativement la plus importante, exige un support
matériel ;
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INTRODUCTION
les échanges d’énergie sont donc, pour une large part, associés
aux échanges de matière qui, qui de ce fait, doivent aussi être
pris en compte. En vue d’une nécessaire quantification, nous
considérerons par la suite que les entrées de matières (M) ou d’énergie
(W) sont toujours des gains, positifs pour l’organisme, alors que les
sorties sont toujours des pertes et donc comptées négativement.
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INTRODUCTION
La bioénergétique traite de l’origine et du devenir de l’énergie dans
la matière vivante. Chez l’être humain, l’énergie provient de
l’oxydation des aliments. L’être humain comme l’animal, est un
hétérotrophe (ne peut utiliser que l’énergie chimique constituée par
les autotrophes. Les végétaux sont des autotrophes capables
d’utiliser l’énergie des radiations solaires, le CO2 de l’air et l’eau
pour construire des molécules organiques.
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PLAN
INTRODUCTION
I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
II- ECHANGES DE MATIERE
III- ECHANGES D’ENERGIE
IV- METHODES DE MESURE DU METABOLISME
ENERGETIQUE
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
A- PRINCIPE DE LA CONSERVATION DE LA MASSE
Principe de MAYER : Conservation de la masse
Les organismes vivants, quels qu’ils soient, ne créent, ni ne détruisent de
matière, ce qui permet d’écrire un bilan de matière :
les entrées de matière (Gains, EM ) sont pondéralement égales aux sorties
de matière (Pertes, SM), aux variations de stocks près BM.
EM - SM = BM (1)
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
EM - SM = BM (1)
• Si EM est supérieure à SM, le bilan de matière BM est positif et les
stocks de matières s’accroissent : c’est le cas des organismes en
croissance.
• Si EM est inférieure à SM, le bilan BM est négatif ; les stocks de matière
diminuent, ce qui est le cas lors des périodes d’amaigrissement,
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
le plus souvent pathologiques lorsqu’elles sont spontanées.
Exemple : le diabète, les infections sévères.
Enfin, si EM = SM, BM est nul : c’est le cas de l’homme adulte
normal en bonne santé. On parle de régime stationnaire
caractérisé par une masse corporelle constante.
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
B- CONSERVATION DE L’ENERGIE
Comme dans le cas de la masse, les organismes vivants ne
créent, ni de détruisent d’énergie. Un bilan d’énergie similaire
peut être fait : les entrées d’énergie E E sont égales aux sorties
d’énergie SE, aux variations près des stocks d’énergie B E.
EE – SE = BE
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
C- EQUIVALENCE DES DIFFERENTES FORMES D’ENERGIE
L’observation montre que les formes d’entrée et les formes de
sortie de l’énergie sont différentes. Il y a donc transformation de
l’énergie dans l’organisme.
Cette transformation, qui s’effectue au niveau cellulaire, porte le
nom de métabolisme énergétique.
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
Transformation et conservation de l’énergie supposent une
équivalence des différentes formes d’énergie entre elles, d’où le
tableau des équivalences.
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
Tableau1: Equivalence de trois unités d’énergie
B Joule Kcal Kgm
A
Joule 1 239.10-6 102.10-3
Kcal 4185 1 427
Kg m 9,81 2,34.10-3 1
Kcal : kilocalorie Kg m : Kilogrammètre A = n B Ex : 1 k cal = 4185 Joules
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I- PRINCIPES FONDAMENTAUX
Tableau 2: Equivalence de trois unités de puissance
B Watt Kcal.h-1 Kg m.min-1
A
Watt 1 860.10-3 6,11
Kcal.h-1 1,16 1 7,12
Kgm.min-1 164.10-3 140.10-3 1
Watt, Kilocalorie par heure, kilogrammètre par minute Kilogrammètre
A=nB Ex : 1 k cal/h = 1,163 Watt
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II- LES ECHANGES DE MATIERE
Ils s’effectuent par différentes voies, sous différentes formes, et
sont souvent liés d’une façon ou d’une autre aux échanges
d’énergie :
- La voie digestive par l’absorption alimentaire et l’exonération
fécale,
- la voie rénale par l’excrétion urinaire,
participent aux échanges d’énergie chimique.
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II- LES ECHANGES DE MATIERE
- la voie cutanée par la sécrétion sudorale, intervient dans les
échanges d’énergie thermique ;
- la voie respiratoire, du fait de l’inspiration d’O2 et du rejet de
CO2, témoigne de la nature aérobie et reflète l’intensité des
processus énergétiques.
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II- LES ECHANGES DE MATIERE
La matière échangée par les organismes humains est constituée
en majeure partie de carbone, d’hydrogène, d’oxygène,
d’azote, généralement associés dans des structures
moléculaires complexes. Cette matière échangée comporte aussi
des minéraux K+, Cl-, Ca2+, Na+, Phosphore etc…
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
A- L’ENERGIE CHIMIQUE
Les organismes animaux sont dits hétérotrophes car ils n’utilisent,
comme source d’énergie, que l’énergie chimique constitutive d’un
certain nombre de molécules organiques complexes : les lipides, les
glucides et les protides d’origine animale ou végétale.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
A- L’ENERGIE CHIMIQUE
L’énergie est libérée au profit de l’organisme par la rupture des liaisons
carbone-hydrogène de ces molécules complexes et leur oxydation
finale en gaz carbonique et en eau.
L’énergie ainsi libérée est stockée pour utilisation ultérieure par les
petites molécules phosphorées que sont les adénosines phosphates
(A.T.P, ADP) et la phospho-créatine (P.C) ou créatine phosphate.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Les mitochondries sont le siège intracellulaire de ces processus
énergétiques qui peuvent être résumés par les réactions
suivantes :
a) Lipides ou glucides + O2 = CO2 + H2O + W (3)
b) Protides + O2 = CO2 + H2O + Urée + W (4)
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Il est possible de déterminer la quantité d’énergie chimique
apportée à l’organisme par une substance alimentaire.
L’énergie chimique contenue dans une substance est en général
rapportée à son unité de masse, le gramme. Cette quantité
exprimée en joules ou en calories par gramme est appelée
Equivalent Energétique de cette substance.
• Les protides et les glucides : 17 KJ.g-1 ou 4 Kcal.g-1
• Lipides : 38 KJ. g-1 ou 9 Kcal. g-1
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Que devient cette énergie dans l’organisme ?
Elle est d’abord transférée à des molécules phosphorées :
- ATP,
- ADP,
- CP
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Puis elle interviendra dans:
- la synthèse de la propre substance de l’organisme,
- le maintien des différences de concentration d’un point à
l’autre de l’organisme (ex de part et d’autre de la membrane
cellulaire pour le Na+ et le K+):
- la progression du bol intestinal
-la circulation sanguine
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
- la ventilation pulmonaire
- la contraction musculaire
• L’énergie chimique consommée est finalement transformée en
énergie thermique : (80%) et en énergie mécanique : (20%).
• L’énergie thermique est en fait un sous-produit des
transformations énergétiques, qui est éliminée sous forme de
chaleur.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
B- L’ENERGIE MECANIQUE
C’est la forme de sortie d’énergie la plus apparente chez les organismes
animaux : C’est l’énergie consommée pour
- le maintien de la posture,
- la réalisation de gestes et mouvements de l’individu, à la surface du
globe.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
B- L’ENERGIE MECANIQUE
Elle trouve son origine dans la contraction musculaire liée au
raccourcissement du sarcomère.
Ce mécanisme s’accompagne de consommation d’énergie chimique
fournie par l’ATP et d’un dégagement de chaleur relativement
important, témoin du faible rendement de la transformation.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
B- L’ENERGIE MECANIQUE
Par définition, l’énergie mécanique mise en jeu par un
déplacement est égal au produit de la longueur (L) de
déplacement par la force (F) nécessaire à la réalisation de ce
déplacement : W=FxL (5)
• Ex: Déplacer verticalement une masse de 1 kg sur une hauteur de 1m.
L’énergie mécanique mise en jeu est = 1m x (1kg x 9,81m S-2)= 9,81 J
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
De même, un randonneur pesant 70 Kg portant une charge de
15 Kg devra développer, pour s’élever de 100 m sur un chemin
de montagne, une énergie mécanique :
100 x (85 x 9,81) = 83,385 J.
Si le déplacement s’effectue en 20 minutes, la puissance
mécanique moyenne = 83.385 / (20 x 60) = 69, 5 watts.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
L’énergie mécanique développée dépendra évidemment du ou des
groupes musculaires concernés et la nature du mouvement.
En pratique, les physiologistes utilisent les ergomètres pour mesurer
l’énergie mécanique. Ces ergomètres permettent de transformer
l’énergie mécanique fournie par le sujet en une autre forme d’énergie
plus facilement mesurable. Le plus connu de ces ergomètres est la
bicyclette ergométrique, qui transforme l’énergie mécanique
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
développée sur les pédales en énergie thermique ou électrique.
L’énergie mécanique développée dépendra évidemment du ou des
groupes musculaires concernés et de la nature du mouvement : la
puissance développée par les membres inférieurs dans la course
(plusieurs centaines de watts) est sans commune mesure avec celle que
l’on peut mesurer lors du fléchissement des doigts (quelques watts).
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
C- L’ENERGIE THERMIQUE
Comme l’énergie mécanique, l’énergie thermique est exclusivement
une forme de sortie d’énergie de l’organisme. Elle en représente
quantitativement la part principale. Toutes les transformations
énergétiques de l’organisme s’accompagnent du dégagement d’une
certaine quantité de chaleur ; c’est la source principale sinon exclusive,
de la chaleur animale.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
C- L’ENERGIE THERMIQUE
L’organisme peut aussi recevoir de la chaleur du milieu environnant,
mais cet apport ne participe que très peu et très épisodiquement à
l’équilibre thermique. Par ailleurs, quelle que soit son origine, cette
énergie thermique ne peut en aucune manière être transformée, in
vivo, en une autre forme d’énergie : les organismes animaux ne sont
pas des machines thermiques.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
La chaleur ne peut pas non plus être stockée, la majorité des
êtres vivants tolérant mal les variations thermiques importantes.
Elle doit donc être échangée avec l’environnement.
Ces échanges thermiques s’effectuent entre des milieux à
température ou humidité différentes, sous quatre formes :
-radiation, - convection,
-conduction, - l’évaporation.
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Figure 1: Echanges thermiques
III- LES ECHANGES D’ENERGIE
1- Les échanges par radiation
ce sont les échanges thermiques entre deux surfaces de
températures différentes non en contact. Le rayonnement
électromagnétique émis, par les corps en fonction de leur
température et reçu par eux,
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selon leurs propriétés de surface, sa propagation n’exige pas de
support matériel mais un milieu transparent.
L’organisme humain gagne de la chaleur par radiation à partir
d’objets plus chaud que la peau tels que le soleil, le radiateur et
feu de bois.
III- LES ECHANGES D’ENERGIE
2- Les échanges par convection
Ces échanges s’effectuent entre deux milieux de températures
différentes, se déplaçant l’un par rapport l’autre. Exemple : Entre
l’air (=Fluide ambiant) et la peau dans une voiture qui roule.
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La convection implique des échanges d’énergie par le moyen d’un
gaz ou d’un liquide en mouvement.
Il existe constamment un mouvement d’air autour de nous. Il existe
alors des échanges d’énergie avec les molécules d’air qui passent
au contact de la peau. Plus le mouvement de l’air est grand, plus
les échanges de chaleur par convection sont importants.
Les déplacements d’air contribuent à soustraire de la chaleur à
l’organisme.
En leur absence, la perte de chaleur cesse une fois la
température de la couche d’air ou d’eau au contact de la peau
est égale à la température cutanée.
( principe des combinaisons de plongée)
III- LES ECHANGES D’ENERGIE
3- Les échanges par conduction
Ces échanges thermiques s’effectuent entre 2 milieux de
températures différentes, mais sans qu’il y ait de déplacement
l’un par rapport à l’autre. La chaleur va de l’objet chaud vers le
plus froid.
Exemple : l’homme avec le sol, les sièges, les vêtements et l’air ;
toucher du feu (braise), un glaçon ; l’immersion prolongée.
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
4- Les échanges par évaporation
L’évaporation de l’eau, c’est-à-dire son passage de l’état liquide à
l’état de vapeur, met en jeu comme tout changement d’état de la
matière, une certaine quantité d’énergie. Il s’agit d’une
consommation d’énergie thermique (Quand ceci se produit à la
surface du corps, c’est la peau qui fournit la chaleur et se
refroidit).
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Dans les voies respiratoires, l’eau évaporée est celle qui
humidifie en permanence la muqueuse de la trachée et des
bronches.
Au niveau cutané, c’est essentiellement, l’eau de la sueur
sécrétée par les glandes sudoripares. La peau humaine, à la
différence de celle de nombreux animaux comme le chien ou le
chat, est abondamment pourvue de glandes sudoripares
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III- LES ECHANGES D’ENERGIE
Cependant, pour participer aux échanges thermiques, la sueur
sécrétée doit s’évaporer et non ruisseler à la surface de la peau.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
A- THERMOCHIMIE ALIMENTAIRE OU METHODE DES INGESTA
Appliquée à un individu, cette méthode consiste à peser les
aliments qu’il absorbe et à analyser leur composition en lipides,
glucides et protides. Connaissant l’équivalent énergétique et la
proportion relative de chacun des trois nutriments dans la ration
alimentaire, il est facile de calculer l’énergie chimique absorbée.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
Exemple : l’absorption de 5g de glucose (1 morceau de sucre)
fournit au sujet : 5 x 17 = 85 kj (20 kcal),
alors que
5 g de lipides (1 cuillère à dessert d’huile) fourniront :
5 x 38 = 190 kj (45 kcal).
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
B- METHODE DES EGESTA
Elle est non utilisée chez l’homme. Elle consiste à estimer l’énergie
chimique libérée à partir du gaz carbonique et de l’urée excrétée par
l’organisme, des composants de la sueur, de l’urine et des matières
fécales. C’est une méthode très complexe dans son application.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
C- THERMOCHIMIE RESPIRATOIRE OU MESURE DE LA CONSOMMATION
D’OXYGENE
La méthode consiste à mesurer la consommation d’oxygène (VO2) et à
partir de cette valeur, de calculer l’énergie mise à la disposition de
l’organisme. Ceci suppose que l’équivalent énergétique de la
consommation d’oxygène c’est-à-dire, le rapport entre la quantité
d’oxygène consommée et l’énergie libérée soit connu.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
C- THERMOCHIMIE RESPIRATOIRE OU MESURE DE LA CONSOMMATION
D’OXYGENE
Cette valeur n’est pas la même pour chacun des trois substrats
métaboliques: lipides, glucides et protides, mais en revanche, elle
varie peu, d’un corps chimique à un autre au sein d’une même
catégorie, de telle sorte que l’on peut adopter une valeur moyenne
de :
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
- 19 kj/g pour les lipides
- 20 kj/g pour les protides
- 21 kj/ g pour les glucides
En fait, il est difficile de déterminer, au moment où la mesure de la
consommation d’oxygène est effectuée, quelle est la participation
exacte de chacun des trois substrats dans le métabolisme global.
En pratique, on utilise une valeur moyenne de 20 kj/g.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
Exemple : Supposons que la consommation d’oxygène mesurée sur un
adulte au repos soit de 250 ml d’O2 rapportée à l’unité de temps,
l’énergie chimique libérée par oxydation pourrait être estimée à : 0,250
x 20 = 5 kj / min =5000/60 ou 83 watts.
• Ces trois méthodes sont appelées la calorimétrie indirecte.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
D- LA METHODE DE LA CALORIMETRIE DIRECTE
Cette méthode a pour but de mesurer directement les sorties
énergétiques de l’organisme.
Exemple de la calorimétrie directe globale: Un sujet est enfermé
dans une enceinte adiabatique, ne permettant pas d’échange
thermique avec l’environnement.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
D- LA METHODE DE LA CALORIMETRIE DIRECTE
Du fait de la chaleur perdue par ce sujet (par radiation,
convection et conduction), la température initialement modérée
de l’enceinte, va s’élever progressivement.
Supposons maintenant que nous équipions cette enceinte d’un
échangeur thermique ayant pour but de maintenir constante la
température de l’enceinte.
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IV- LES METHODES DE MESURE DU
METABOLISME ENERGETIQUE
D’après le principe de conservation de l’énergie, la quantité
d’énergie soustraite de l’enceinte par l’échangeur est alors égale
à la quantité d’énergie fournie par le sujet. Il suffit donc de
mesurer l’énergie extraite par l’échangeur.
C’est une méthode réservée à la recherche.
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Figure 2:
Mesure de la colorimétrie
directe dans une enceinte
adiabatique
CONCLUSION
Les organismes animaux vivants sont traversés en permanence
par un double courant de matière et d’énergie parfois
difficilement dissociables.
Ils utilisent des sources d’énergie chimique élaborée par d’autres
organismes vivants, végétaux ou animaux.
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CONCLUSION
Ils restituent cette énergie à leur environnement sous forme de
chaleur principalement et sous forme mécanique pour une
moindre part.
Ces transformations d’énergie qui respectent le principe
d’équivalence sont le résultat d’un métabolisme énergétique
complexe dont l’estimation quantitative est l’un des buts de la
bioénergétique
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CONCLUSION
Il existe trois grandes méthodes pour mesurer le métabolisme
énergétique de l’homme en régime stationnaire. Le choix de la
méthode dépend donc du but poursuivi, mais aussi des
conditions de mesure. Actuellement, la thermochimie respiratoire
est la méthode la plus utilisée chez l’homme.
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