Cours Pharmaco Anesth
Cours Pharmaco Anesth
PHARMACOLOGIE ANESTHESIQUE
[Link] ABDERRAHMANE
Plan de cours
Le module « pharmacologie anesthésique » est
un module destiné aux étudiants section
Anesthésie-Réanimation. Le volume horaire de
ce module est de 120h. il s’étale sur une
période de deux ans, 1ére année 40 h ( 30h
théorique et 10 TP) Ce cours fait partie de la
formation spécifique des étudiants en AR .Il
permet à l’étudiant d’acquérir et de
développer des compétences en matière
de manipulation et d’utilisation des
drogues anesthésiques.
Description du cours
Le cours s’inscrit dans une approche
interactive, où les étudiants sont appelés
à participer activement à l’élaboration du
cours.
La création d’un climat favorable pour
l’apprentissage est une responsabilité
partagée entre l’enseignant et les
étudiants.
Approche pédagogique
Le module « pharmacologie anesthésique »fait suite
aux cours de la pharmacologie générale et soins
infirmiers de base , sémiologie,et anatomie-
physiologie.
Le cours a été conçu spécifiquement pour les
étudiants en anesthésie réanimation dans le but de
les préparer en fait à manipuler et utiliser les
différentes drogues anesthésique dans toutes les
situations.
ce cours est un préalable à tous les cours de
techniques anesthésiques et réanimation suivis en
deuxième année et troisième année .
Bromure de pancuronium
(pavulon)
pachycurare
Bromure de vécuronium
(norcuron) Le bromure de
rocuronium
Atracurium
Alcuronium
Gallamine (flaxédil)
Northoxiferine
leptocurare
Succinylcholine Celocurine
Les complications de la
curarisation (pachycurare,
leptocurare)
Stratégies d’enseignement Et
d’apprentissage
Voir tableau
Présentation
acide faible de pKa = 7,6
la fraction non ionisée est de 61 % à pH
7,4
La solution à 2,5 % a un pH de 10,5(très
alcaline)
Elle est instable et ne peut pas être
conservée à plus de 24 à 48 heures.
La solution recommandée pour l’utilisation
clinique est à 2.5%.
Propriétés physicochimiques
la résorption
Les barbituriques sont rapidement résorbés
La voie IV, IM , rectale
Fixation aux protéines
thiopental est lié à 85-90 % aux protéines
plasmatiques
Cette liaison est diminuée en cas d'hypo-
albuminémie (dénutrition, cirrhose,
insuffisance rénale).
Propriétés pharmacocinétiques
Distribution tissulaire
Cinétique triphasique
Le volume total apparent de distribution
du thiopental est grand, entre 1,3 et 3,3
l/kg
élimination et métabolisation
métabolisé par le système des
monooxygénases hépatiques au niveau du
cytochrome P450en acide thiobarbiturique
(inactif) éliminé dans l'urine
La clairance plasmatique (hépatique) est
de 1,6 à 4,3 ml/kg/mn (faible).
Sa demi-vie d’élimination T1/2 = 10 à 12 h
chez l’adulte et 6h chez l’enfant
Effets sur le SNC (activation syst. GABA-A)
les barbituriques sont des dépresseurs du
SNC
Le thiopental possède une action hypnotique
utilisée en anesthésie générale
pas de propriété analgésique spécifique
A doses faibles (25 à 150 mg), le thiopental,
en diminuant le seuil de perception de la
douleur, renforce la nociception
Propriétés pharmacodynamiques
La narcose est obtenue en 30 à 45
secondes (ecrat type de 10s)
La durée de la narcose est entre 3 et 5
minutes pour les doses habituelles
Le thiopental possède une activité
anticonvulsivante
thiopental diminue la consommation
d’oxygène du cerveau
réduit la pression intracrânienne (PIC)
action sur le système nerveux autonome
effets cardiovasculaires
Les effets hémodynamiques du thiopental
dépendent de la dose, de la vitesse
d'injection et de l'état cardiaque sous-jacent
Il déprime la contractilité myocardique
proportionnellement à la dose
veinodilatation dont l'effet est une
diminution du retour veineux
Diminution de la pression artérielle (-10 à -
25 %) avec une baisse comparable du débit
cardiaque , associée à une tachycardie
compensatoire
Une administration titrée et lente
diminue la réponse hypotensive comparée
à une administration rapide par activation
des mécanismes compensateurs.
Effets sur le système respiratoire
une apnée (diminution de FR et VT)
inférieure à une minute
La dépression de la commande
ventilatoire se traduit par des diminutions
identiques des réponses à l'hypercapnie et
à l'hypoxie
Les réflectivités laryngées et
trachéobronchique ne sont pas diminuées
sauf à des doses élevées
Les réflexes de la toux ne sont déprimés
qu'à fortes doses
Effets sur l’appareil urinaire
le thiopental diminue modérément le
débit sanguin rénal.
Effets oculaires
une dilatation pupillaire initiale puis un
myosis
Les mouvements oculaires sont inhibés
Le thiopental à dose anesthésique
diminue la pression intra-oculaire.
Effets sur l’utérus
Il a un effet tocolytique modeste
Le thiopental passe facilement la barrière
placentaire
Autres
Le thiopental diminue la concentration
plasmatique de cortisol.
Césarienne 4mg/kg
Utilisation clinique
Agent d’entretien
L'entretien se fait par des réinjection de :
50 à 100 mg
En réanimation (protection cérébrale et
sédation ) :
15-30 mg/kg/24h
Etat de mal épileptique
Les doses usuelles sont de l'ordre de 2 à 4
mg/kg/h après une dose initiale de 25 à 50
cg IV directe.
Contres indications
Absolues :
Absence de matériels de réanimation
Anesthésie ambulatoire
Porphyrie
Etat de mal asthmatique
Défaillance cardio-respiratoire
Allergie aux barbituriques
Relatives
Anémie, hypovolémie non compensée
Insuffisance hépatique ou rénale
Dénutrition
Spasme glottique, bronchospasme surtout
chez les personnes prédisposées
(asthmatiques)
Phlébite ou une thrombophlébite
lorsqu'elles sont injectées dans la veine
surtout dans une concentration élevée
L’injection intra artériel peut entraîner un
spasme artériel capable de provoquer une
gangrène sèche si l'on ne lève pas ce
spasme
Réaction anaphylactique
( histaminolibération)
Interférences médicamenteuses
Méthohéxital
Le méthohéxital est un oxybarbiturique .Il
est commercialisé sous le nom de
BrietalÒ
Il se présente se forme de poudre pour
préparation extemporanée dans un flacon
de 50ml contenant 500mg.
la solution préparée peut être conservée 1
à 2 semaines à 4°C dans un flacon en
verre
. Présentation
Il a un Pka de 7.9 et plus de 75% se
trouve sous forme non ionisée à PH
physiologique.
Sa liposolubilité est moindre que celle de
thiopental mais assure cependant une
pénétration rapide dans le SNC.
Sa liaison protéique approche 75% .
le PH de la solution à 1% se situe entre 10
et 11 .
Propriétés pharmacocinétiques
Sa voie métabolique principale est une
réaction oxydative
les métabolites sont inactifs et excrétés
par les reins. Moins de 1% est excrété
inchangé via les urines et la bile.
Sa demi-vie d’élimination est de 2 à 4
h ( deux fois plus courte que thiopental )
Effets sur le SNC
Le méthohexital possède des actions
superposables à celles du thiopental.
Activation des foyers épileptogénes
(phénomènes d’excitation sont fréquents
à l’induction) .( # thiopental)
Propriétés pharmacodynamiques
Le méthohexital a trois avantages :
Il est trois fois plus puissantes, 2 mg/kg
ayant le même effet que 6 mg/kg de
thiopental
Sa durée est plus courte : 4 à 5 min , soit
les 2/3 de celle du thiopental
La récupération post anesthésique est
plus rapide :
Réveil net à la 15e minute
Les tests psychomoteurs sont normaux
une heure après une injection de 2 mg/kg,
alors qu’il faut attendre trois heures après
une injection de 6mg/kg de thiopental
Effets cardiovasculaires
Les effets hémodynamiques de
méthohexital et du thiopental administrés
par voie IV lors de l’induction de
l’anesthésie sont comparables à dose
équivalente
il augmente la consommation d’oxygène
du myocarde et le débit coronaire
d’environ 35%.
Autres effets
Il produit une dépression respiratoire
comparable à celle du thiopental.
Il ne déprime pas la fonction
corticosurrénalienne.
Il diminue la PIO
Pas d’inertie utérine
Indication
Induction :
Adulte
voie IV : solution 1% (500mg/50 ml)
Interférences médicamenteuses
Propofol
Le propofol est un anesthésique
intraveineux de type hypnotique le plus
récent (c'est un dérivé phénolique :
disopropyl phénol) existe sous deux
formes commerciales : le Disoprofol® et
le Diprivan®
Le propofol se présente sous forme
d'émulsion lipidique blanche (huile de soja,
phosphatide d’œuf , glycérol ) en ampoules
de 20ml, flacon de 50 et 100ml dosés à
10mg/ml.
Seringue pré-remplie de 50 ml : 500 mg,
usage réservé à l'utilisation du dispositif
Diprifusor dans le cadre de l'anesthésie
intra-veineuse à objectif de concentration
(AIVOC).
Présentation
Le Pka du propofol est de 11 .
Son PH est proche de la neutralité.
fortement lié aux protéines plasmatiques et surtout
à l’albumine avec un degré de liaison de 98% à 99%.
Propriétés physicochimiques
la concentration sanguine baisse en 3
phases :
Une phase rapide par distribution dans les
viscères les plus vascularisés (½ vie 2min)
Une phase intermédiaires par
redistribution ( ½ vie : 50 min)
Et une phase lente par relargage à partir
des sites de stockage et élimination ( ½
vie : 5à 10h)
Propriétés pharmacocinétiques
Son délai d’action est de 30à40 (s) , sa
durée d’action est de 5 à 10 min
Le propofol se caractérise par un large
volume de distribution (10 l/kg) qui
reflète son importante liposolubilité et une
clairance très élevée supérieur à 2 l/min.
Le foie métabolise rapidement le propofol
(Conjugaison, principalement) composés
inactifs éliminés par les reins, 0.3 % est
excrétés inchangé dans les urines
Effets sur le SNC(activation syst. GABA-A)
L’injection intraveineuse d’une dose
thérapeutique de propofol hypnotise
rapidement et en douceur, habituellement
en moins de 40 secondes après le début de
l’injection (temps de circulation bras-
cerveau)
perte de conscience dure peu ( 4à5min)
(comparable au méthohexital).
Propriétés pharmacodynamiques
Le réveil survient en 10 min et est de
bonne qualité
Le propofol est dénué d’effet analgésique
et légèrement myoresolutif.
Il diminue le débit sanguin cérébral,
diminution de la PIC et de la
consommation en O2;
il réduit la pression du LCR et la PIO.
Il possède un effet anticonvulsivant
mouvements anormaux à type de
myoclonies et d'hypertonie (pouvant aller
jusqu'à un opisthotonos) sont fréquents,
en particulier chez l'enfant et au cours
d'une l'induction lente (en perfusion
continue)
Le propofol déprime les centres
respiratoires et vasomoteurs.
Effets cardiovasculaires
Le propofol engendre une chute de
pression artérielle (20 - 30%) à l’induction
principalement due à une vasodilatation
artérielle et veineuse
Pas de tachycardie, (diminution de la
sensibilité des baroréflexes).
Le propofol diminue le Q sanguin
coronaire et consommation en O2 ainsi
que les résistances vasculaires
périphériques
Effets respiratoires
Diminution du VC pendant 15 min,
augmentation de la Fr, puis apnée(entre
30 s et 2min).
Il n’y a pas d’effets broncho constricteur
et la ventilation au masque est aisée.
propofol déprime plus la réactivité
laryngée que le thiopental
l’intubation trachéale peut être réalisée
après administration unique de hautes
doses de propofol
Le propofol diminue le réflexe de déglutition
mais la récupération est rapide.
L'administration de propofol lors de
l'induction anesthésique diminue la valeur
de la PIO
Chez l'homme, les tests hépatiques
postopératoires ne sont pas modifiés. La
fonction rénale n'est pas altérée ( ni
hépatotoxique, ni nephrotoxique)
Au cours des perfusions de longue durée,
une coloration verte des urines peut
apparaître, provoquée par un des
Autres effets
métabolites du propofol (dérivé quinol)
Les nausées et vomissements sont rares
au réveil.
Utilisable chez les sujets sensibles à
l’hyperthermie maligne
Traverse barrière placentaire
۩ Indication
Anesthésie de courte durée, ambulatoire
Risque d’hyperthermie maligne
Myopathie, porphyrie
Réanimation : sédation courte (< 24h).
Anti émétique
Utilisation clinique
Induction :
Adulte 2-3 mg/kg
Enfant : 2,5-4 mg/kg
Entretien
Pour des interventions courtes, l’anesthésie peu etre
entretenues par des réinjections de 0.5 à 1 mg/ kg toutes
les 4 à 5 min
Pour les interventions dépassant 30 min l’administration
continue avec une pompe ou une seringue électrique est
pré[Link] doses varient entre :
Adulte : 6-15 mg/kg/h
Enfant : 10 à 20 mg/kg/h
Sédation en réanimation ( CI chez l’enfant moins de
15 ans ) :
1 à 4 mg/kg/h
Contres indications
Absolues :
Absence de matériels de réanimation
Pour la sédation des enfants de 18 ans et
moins qui reçoivent des soins intensifs
Hypersensibilité, allergie soja et œuf
Nouveau-né de moins de 1 mois
Relatives
Grossesse et enfant de moins de 3 ans.
Hypovolémie
état de choc - Coronarien
insuffisant cardiaque.
Hypotension, troubles du rythme
(pratiquer une induction lente )
Céphalées, confusion, clonies
Douleur à l’injection, douleur abdominale
Apnée, hoquet
Transmission d’agents pathogènes (a
justifié l’introduction de conservateurs
(EDTA, sulfites) dans certaines
formulations)
Effets indésirables
Potentialisation avec le fentanyl.
Pas d'interaction curare et diprivan
Interférences médicamenteuses
Etomidate
L’étomidate est un dérivé [Link] est
commercialisé en France sous le nom
d’Hypnomidate® et sous le nom
d’Amidate® au USA .
La forme d'induction est présentée en
ampoules de 10 ml renfermant 20 mg
d'étomidate base et 3,5 ml de solvant, le
propylène glycol.
La forme de perfusion est présentée en
ampoules de 1 ml renfermant 143 mg de
chlorhydrate d'étomidate (soit 125 mg
d'étomidate base) dissous dans 1 ml
d'éthanol.
Présentation
L’étomidate n’est pas stable en solution
aqueuse et nécessite le propylène glycol à
35% comme solvant.
son Pka est de 4.26.
A PH physiologique, l’étomidate se trouve
sous forme non ionisée, ce qui est responsable
de sa diffusion intracérébrale rapide.
Il se lie essentiellement à l’albumine et a une
liaison protéique de 76%.
Propriétes physicochimiques
L'étomidate est une molécule lipophile
faiblement basique (pka = 4,2) non ionisé
dans le plasma. Après injection IV, la
cinétique de l'étomidate évolue selon un
système tricompartimental.
L'étomidate est principalement métabolisé
par le foie( hydroxydation) .
Sa clairance sanguine est élevée (25
ml/kg/min ), proche du débit sanguin
hépatique;
Propriétés pharmacocinétiques
Son élimination est conditionnée par sa
redistribution lente depuis le
compartiment profond et s'effectue avec
une demi-vie terminale d'environ 4
heures.
Son volume total de distribution (Vdss) est
environ égal à 4,5 l/kg( supérieur à celui
des barbituriques).
75 % de la dose administrée sont éliminés
dans les urines essentiellement sous
forme de métabolites inactifs (le produit
inchangé représente entre 2 % et 13 %
dans les fèces).
La brièveté de ses effets est due à sa
redistribution rapide vers le reste de
l'organisme. Délai d’action = 30 s , Durée
d’action = 4-6 min
La cirrhose du foie et l’insuffisance rénale
augmentent la fraction libre de
l’étomidate (volume de distribution et
demi vie d’élimination augmentée)
Effetssur le SNC
effet dépresseur sur le SNC suggérant un
mécanisme d’action semblable à celui du
transmetteur, l’acide gamma-
aminobutyriques
le sommeil apparaît dans les 30 secondes
et dure 4 à 6 minutes.
Pas d’effet analgésique
il est très puissant puisque 0,3 mg/kg
correspond à 6 mg/kg de thiopental.
Propriétes pharmacodynamiques
L’induction s’accompagne de myoclonies,
et de mouvements musculaires
involontaires.
L’étomidate diminue le DCR et la PIC ainsi
que la consommation d’oxygène du
cerveau .
il diminue également la PIO Mais les
reflexes protomoteurs et cornéens sont
conservés.
Effets cardiovasculaires
L’effet cardiovasculaire de l’étomidate est
négligeable comparé à celui des autres
drogues.
Après une injection de 0,3 mg/kg les
paramètres CVX demeurent stables.
Il ne prévient pas la réponse sympathique
déclenchée par l'intubation trachéale
L'étomidate entraîne une vasodilatation
coronaire avec élévation du débit sanguin
coronaire de 19 %, sans modification
significative de la consommation
d'oxygène du myocarde .
L’étomidate semble peu affecter
l’inotropisme cardiaque
Effets respiratoires
L'étomidate n'induit qu'une faible dépression
respiratoire qui est dose-dépendante.
En l'absence de prémédication, un bolus de
0,3 mg/kg entraîne une accélération de la
fréquence respiratoire (FR) qui compense la
diminution du volume courant (Vt).
Il n’induit pas une histaminolibération.
Il Peut provoquer un hoquet ou une toux.
Autres effets
Modifications hormonales = inhibition de
la synthèse des stéroïdes ( diminution de
cortisol, augmentation de son précurseur,
diminution de la sécrétion d’ aldostérone,
augmentation ACTH), dure 4 à 6 heures
après induction ; Risque d’insuffisance
surrénalienne aigue en perfusion continue
L'étomidate diminue de façon importante
la pression intraoculaire. Cet effet est
supérieur à celui obtenu avec une dose
équipotente de thiopental.
La survenue de mouvements anormaux,
myoclonies en particulier, est très
fréquente après l'injection
d'étomidate(moins importante lorsque le
malade est prémédiqué avec un
morphinique ou une benzodiazépine).
Utilisation clinique
Contres indications
Absolues
Absence de matériels de réanimation
Insuffisances surrénalienne non traitée
Epileptique non équilibré
Relatives
Insuffisant
hépatique
Femme enceinte (1 er trimestre)
Enfant moins de 2 ans
Posologie
La dose d’induction est de 0.2 à 0.4 mg/kg en
IV lent.
La dose d’entretien 0.25-1.80 mg/kg/h
L’administration préalable de BZD ou de
morphinique peut prévenir l’apparition de
myoclonies et de douleurs au site d’injection.
Des réinjections peuvent être utilisées en
toute sécurité lors de l’anesthésie pour acte
court.
L’administration continue de l’étomidate est
contre indiqué ( inhibition de la fonction
corticosurrénalienne)
Douleurs à l’injection dans les veines de
petit calibre
Nausées et vomissements possibles
Hypersialorrhée à l’induction
Mouvement anormaux à
l’endormissement et au réveil
Trismus
Agitation au reveil
Effets indésirables
Une inhibition par l'étomidate du métabolisme
hépatique de certains agents a été constatée, qui
pourrait retarder l'élimination de produits à
clairance hépatique basse comme le diazépam,
mais pas ceux ayant une clairance élevée comme
le fentanyl par exemple.
Présentation
La kétamine a un Pka de 7.5. il est se
forme de chlorhydrate, il est hydrosoluble,
liposoluble, acide (PH= 3.5) et très stable
en solution.
Propriétés physicochimiques
molécule de courte durée d’action, très
liposoluble
faiblement liée aux protéines
plasmatiques ( 10%) et cinq fois plus
liposoluble que le thiopental.
Après une injection, ses concentrations
cérébrales sont élevées en raison de
l’importance du débit cérébral et de sa
liposolubilité (demi-vie de distribution 7 à
11 minutes)
Propriétés pharmacocinétiques
Dans un deuxième temps elle se
redistribue dans les tissus adipeux
(la demi-vie d’élimination 1 à 2 heures)
Propriétés pharmacodynamiques
vasodilatateur cérébral .
elle augmente le flux sanguin cérébral en
normocapnie .
elle augmente la consommation cérébrale
en oxygène et la pression intracrânienne
anti-convulsivant puissant (effet anti
NMDA).
Début d’action Durée d’action
IV moins de 30 s 5 à 10 min
IM 15 min 30 à 40 min
Effetscardiovasculaire
une stimulation du
système cardiovasculaire marquée par une
augmentation de la fréquence cardiaque,
de la pression artérielle et du débit
cardiaque
Effets respiratoires
ne provoque d’apnée qu’en cas
d’administration rapide, mais de façon
transitoire,
une action bronchodilatatrice comparable
à celle des halogénés
la kétamine ne provoque pas de
dépression respiratoire post-opératoire
La kétamine préserve la tonicité des
muscles et des réflexes pharyngolaryngés
Elle induit une hypersécrétion salivaire et
bronchique, justifiant l’injection préalable
d’atropine en particulier chez l’enfant.
La kétamine est utile en analgésie du
travail
Obstétrique: pas d’atonie utérine, pas de
dépression fœtale
Augmente la PIO
elle n’est pas histaminolibératrice et les
réactions allergiques sont rares
hypertonie musculaire diffuse
hyperglycémie
Autres effets
Indication
L'anesthésie en situation précaire
L'anesthésie du patient en état de
choc
L'anesthésie pour les pansements de
brûlés
L'anesthésie et la sédation de
l'enfant et du patient agité
L'anesthésie obstétricale
utilisation clinique
L'anesthésie du patient asthmatique
En analgésie, à faibles doses (0,2- 0,5
mg/kg)
Indications (suite)
Contres indications
Absolues:
Absence de matériels d’intubation et de
réanimation
Porphyrie
Neurologiques : AVC , HPIC,
Coronarien non équilibré, HTA, infarctus
récent
Etat pré-éclamptique, éclampsie
Relatives
Mode d’administration et
posologie
Induction
Grand enfant
Adulte Petit enfant
(moins de 3
mois)
Anesthésie
intraveineuse
2 à 3 mg·kg-1 2 à 3 mg·kg-1 1 à 2 mg·kg-1
Anesthésie
intramusculaire 5 à 10 mg·kg-1 5 à 10 mg·kg-1 5 à 10 mg·kg-1
Anesthésie
intra rectale 8 à 10 mg·kg-1 8 à 10 mg·kg-1
Entretien :
Des réinjections intraveineuses : 1mg/kg
toutes les 5 à 10 min
Une administration intraveineuses
continue ( 4 mg/Kg/h)
Hallucinations, agitation, troubles
psychiques
Hypersécrétion salivaire et lacrymale
Mouvement tonic clonique
Toux, hoquet
La kétamine peut prolonger l’action des
CND en interférant avec la liaison du
calcium et des CD en inhibant partiellement
les cholinestérases plasmatiques
Effets indésirables
Benzodiazépines : réduisent les effets
psychodysleptiques.
Majoration des effets sédatifs avec les
autres drogues dépressives du S.N.C.
Incompatibilité physicochimiques avec
dextromoramide, barbiturique
Interférences médicamenteuses
Gamma-
hydroxybutyrate de
sodium
Le GHB (Gamma hydroxybutyrate de
sodium - Gamma oh®) est une molécule à
quatre carbones, dont la structure est
proche de celle d'un neurotransmetteur, le
GABA. L'acide gamma-hydroxybutyrique
connu également sous les noms de GHB,
gamma-OH, gamma hydrate ou oxybate
de sodium
Il se presente sous forme buvable ou
injectable.
Ampoule de 10 ml contenant 2 g d’acide
gamma- hydroxybutyrique.( 80 mg de
sodium par g de gamma OH)
Présentation
Très voisin du GABA (métabolite naturel).
Il se présente sous forme de cristaux
hygroscopiques et soluble dans l’eau,
donnant une solution stable de PH= 9.5.
Propriétés pharmacocinétiques
Le Gamma-OH traverse les barrières
méningée et placentaire.
Propriétés pharmacodynamiques
Il engendre une dépression des centres
vasomoteurs et de thermorégulation
Il diminue les reflexes pharyngé, laryngés
et glottique.
Il diminue la PIC, DSC, et consommation
d’oxygène cérébrale
Le réveil est calme et vite complet,
survient après 90 à 120 min.
Effets sur le système cardio vasculaire
La PA peut subir une légère diminution à
l’induction
Elle remonte et dépasse légèrement sa
valeur initiale au cours du sommeil.
Une bradycardie sinusale modérée est
constante
L’excitabilité cardiaque peut être
augmentée par l’hypokaliémie
Effets sur l’appareil respiratoire
La ventilation est celle d’un sommeil
physiologique profond : fréquence ralentie
et volume courant un peu augmenté.
il engendre une légère dépression
respiratoire à forte dose.
Les sécrétions bronchiques sont diminuées
avec conservation de la réflectivité des
centres respiratoires au CO2.
Autres effets
Diminution de la PIO
Le seul hypnotique possédant une action
ocytocique certaine (augmentation de
l’amplitude et la fréquence des
contractions)
Il abaisse la kaliémie (rentrée cellulaire du
K+)
Hypotonie musculaire notamment des
masséters
Légère hypothermie
Pas d’histaminolibération
Gamma OH est administré sous forme de
sel de sodium soluble dans l’eau .il
entraine un apport important de sodium
۩Indication
Anesthésie de longue durée
Sédation (réa, transport)
brulés
Hyperkaliémie
Etat de choc
Insuffisant rénal, hépatique, respiratoire
Utilisation clinique
Contres indications
Absolues
Absence de matériels de réanimation et de
ventilation.
Bradycardie
Relatives
Anesthésie générale de courte durée
HTA sévère non traitée
Eclampsie
Epilepsie
hypokaliémie
L’injectionde 50 à 70 mg/kg chez l’adulte
80 à 100 mg/kg chez l’enfant
Les réinjections d’une demi dose à la 60e ou
90e minute ou administration continue de
15 à 30 mg/kg/ h.
L’adjonction à l’induction d’une petite dose
de thiopental ( 2 à 4 mg/kg) ou de diazépam
évite d’éventuelles clonies.
L’administration systématique du potassium
est recommandée.
posologie
Mouvement extrapyramidaux à l’induction
Bradycardie sinusale importante
Hypersialorrhée
Surcharge hdrosodée
Hypokaliémie avec risque de troubles de
rythme
Effets indésirables
Potentialisation de Gamma OH par les
barbituriques, halogénés (bradycardie)
Potentialisation des curares par le Gamma
OH
Risque d’hypokaliémie en association
avec diurétiques hypokalémiant
Interférences médicamenteuses
Thiopental
Activation du
système GABA
. A .
. Protecteur .
cérébral
Hypotenseur
……
….
Kétamine Méthohexital
Analgésie Episodes
Anesthésie PROPOFOL epileptogéne
dissociative Myorésolutif s
Augmn la Myoclonie en Puissant
PIC cas de perfusion
continue
Hypotenseur
Gamma OH
Étomidate Bonne stabilité
Insuffisance hémodynamiqu
surrénalienne e
En breffff
Préféré en cas Conservation
d’une V
d’état de choc
spontanée
Les AAI
Une fois inhalé, le gaz se distribue dans le
compartiment alvéolaire où sa
concentration peut être mesurée (FA :
concentration alvéolaire).
Absorption
La FA, après un temps
d’équilibration( rinçage de la CRF) ,
se stabilise en fonction de l’apport de gaz
(FI : fraction inspirée du gaz
anesthésiant) et de la captation de
celui-ci par le sang capillaire
pulmonaire.
Plus la CRF est petite( technique dite de
capacité vitale) :
61
%
55
%
l’évolution du rapport FA/FI
une montée initiale rapide correspondant au
balayage de la CRF (< 1 min),
une ascension plus lente pendant les
premières minutes correspondant à la
saturation progressive des tissus richement
vascularisés,
enfin une phase beaucoup plus lente
définissant un pseudo-plateau d’équilibre entre
FA et FI ( coefficient de partage sang/muscle)
Trois groupes
Le passage de l’anesthésique de l’alvéole
vers le capillaire pulmonaire (diffusion
alvéolo-capillaire) est déterminé par sa
pression partielle .
Un gradient de pression partielle
important entre l’alvéole et le capillaire
entraine une diffusion rapide.
Absorption pulmonaire dépend aussi du
QSP
QC augmenté Quantité d’anesthésique dans le sang
Distribution
le modèle de Munson et Bowers
Définition Dénomination Vtiss / Qtiss (min)
Coefficient de partage
L'effetdes agents très solubles est plus
lent à apparaître que celui des agents
moins solubles. (Faible solubilité = vitesse
d’induction rapide)
isoflurane 1.38 91
Définition de la MAC
MAC (% P atm)
N2O
Halothane 0.75%
isoflurane 1.15
sevoflurane 2
En pratique, pour diminuer la CAM et
donc la toxicité de l’halogéné, on ajoute
au mélange inhalé du Protoxyde d’Azote
ou N2O très peu puissant: CAM = 105%
mais qui occupe du volume alvéolaire.
Pour un même effet anesthésique, il va
permettre de diminuer la concentration
nécessaire d’halogéné.
Les CAM sont en effet [Link] ex:
0.6 CAM N2O + 0.8 CAM Halothane=1.4 CAM
anesthésique
Halogéné et N2O
l’hypothermie, l’administration d’opiacés,
de protoxyde d’azote ou d’autre
hypnotiques réduisent la MAC.
la MAC diminue avec l’âge, parfois de
manière considérable.( élevée chez le
nourrisson de 1 à 6 mois )
En présence de 60 % de N2O, la MAC des
anesthésiques volatils halogénés est
réduite de moitié.
Pk le nourrisson a t – il besoin de plus de
gaz pour induire l’anesthésie?
Haut niveau métabolique
Nombre augmenté de neurones
Consommation élevée d’oxygéne
Débit sanguin cérébrale augmenté
Teneur en eau des tissus cérébraux
augmenté
Effet de la concentration du premier gaz
L'administration de 70 % de protoxyde d'azote (N2O)
provoque une élévation plus rapide du rapport FA/FI
que celle de 10 % de N2O. Le rapport FA/FI pour une FI
de 0,5 % d'halothane s'élève plus rapidement en
présence de 70 % de N2O que de 10 % de N2O
Commentaire
L'augmentation du débit inspiratoire due au
captage du protoxyde d'azote entraîne
une élévation de l'apport des autres gaz
administrés de façon concomitante
l'administration d'halothane en oxygène pur
durant plusieurs heures conduit à une
saturation des différents tissus en
halothane. L'introduction de 70 % de
protoxyde d'azote dans le mélange O2-
halothane provoque une élévation de la
concentration alvéolaire
d'halothane qui dépasse la
concentration inspirée
Effet du deuxième gaz
Lorsde l'arrêt de l'administration du N2O, le N2O va suivre le
chemin inverse.
En effet, comme il y en aura peu dans les poumons, il va
passer des tissus au sang et du sang aux alvéoles.
Métabolisme
Toxicité directe non-immunoallergique
Toxicité d'origine immuno-allergique
La rapidité d’induction dépend de la
rapidité d’augmentation de la concentration
alvéolaire
Le rapport FA/FI exprime la vitesse
d’équilibration du gaz inhalé
A RETENIR
La vitesse d’élévation de la concentration
cérébrale d’halogéné est inversement
proportionnelle à sa solubilité dans le sang
Plus le coefficient de partage sang/huile est
grand plus la cinétique est lente
La vitesse de réveil est fonction de la
solubilité dans les graisses
toute augmentation de la ventilation
alvéolaire accélère l’équilibre:
l’hyperventilation augmente la
concentration
alvéolaire en halogéné et raccourcit le temps
d’induction
Débit cardiaque élevé (anxiété,
douleur):la captation tissulaire de
l’halogéné est augmentée et la
concentration alvéolaire monte plus
lentement: le sommeil peut être retardé
Halothane
L’halothane est un hydrocarbure saturé
dérivé de l’éthane dont la formule est de 2
bromo, 2chloro, 1-1-1 trifluoroéthane.
Flacons coloré de 250 ml
Utilisation avec un vaporitaseur spécifique
et thermostaté (fluotec®)
Présentation
liquide incolore, limpide, lourd, et douçâtre
Sa conservation doit se faire à l’abri de la
lumière et de l’air
absorbé par le caoutchouc et les matières
plastiques.
Il attaque aussi quelques métaux (AL,
Pb,Mg,Laiton) en présence d’humidité.
l’halothane n’est ni inflammable ni explosif.
Halothane
Point d'ébullition (oC) 50,2
Pression de vapeur saturante à 241
20 oC
Coefficient de partage sang/gaz 2,5
Coefficient de partage huile/gaz 224
Conservateur thymol
Stabilité dans la chaux sodée stable
MAC en O2 pur (%) 0,75
MAC avec 60 % N2O (%) 0,29
L’effet anesthésique est fonction de la
concentration cérébrale de l’anesthésique.
A la différence de N2O, l’halothane est
plus soluble dans le sang (il faut plus de
temps pour atteindre l’équilibre )
La distribution de l’halothane ( voir
pharmacocinétique des AAI)
L’halothane est éliminé en grande partie
par le poumon
Propriétés pharmacocinétiques
A l’arrêt de l’administration la
concentration expiratoire diminue pour
tendre vers zéro en 10 à 20 min.
La variation dépend de la concentration
et de la durée
Le réveil est plus tardif quand l’anesthésie
a été prolongée
20% est métabolisée dans le foie avec
oxydation par les enzymes de cytochrome
P450, production de métabolites
conjugués, libération d’ions brome et
acide trifluoroacétique
l’halothane peut être non pas oxydé mais
réduit, ce qui survient dans des situations
d’hypoxie(accidents de toxicité)
Les métabolites sont éliminés dans les
urines
Effet sur le SNC
dépresseur du SNC
narcose sans analgésie
augmentation dose dépendante du débit
sanguin cérébral
augmentation de la pression intracrânienne
diminue le métabolisme et la consommation
cérébrale d’O2 de façon dose dépendante et
réversible.
Propriétés pharmacodynamiques
Effet respiratoires
Il déprime la respiration
Il induit une augmentation de la fréquence
respiratoire et une diminution du volume
courant associée à une hypoventilation
alvéolaire.
La réponse ventilatoire à l'hypoxie est très
déprimée avec l'halothane.
déprime l’effet broncho constricteurs
Effets cardiovasculaires
un effet tout d’abord sur le cœur lui méme
et un effet sur la circulation péripherique.
Dés l’induction, on note une bradycardie,
due à une dépression directe du nœud
sinusal.
effet chrono trope négatif
effet inotrope négatif
Diminution de La pression artérielle
L’halothane
est [Link] réduit la
consommation d’oxygène du myocarde.
Effets indésirables
Potentialisation des CND, des autres
anesthésiques et des analgésiques
centraux .
Potentialisation de la dépression
myocardique en association aux béta
bloquants
Potentialisation des troubles de rythme
d’origine ventriculaire lors de l’utilisation
concomitante de l’adrénaline
Interférences médicamenteuses
Stimulation de la défluoruration de
l’halothane par l’isoniazide
Utilisation
Contres indications
Absolues
absence de matériel réa
Absolues antécédents personnels ou familiaux
d’hyperthermie maligne
Porphyrie
Hypersensibilité aux halogénés
Chimiothérapie
ttt par isoniazide
ATCD hépatite à l’halothane
Relatives
Insuffisant hépatique
grossesse < 6 mois
neurochirurgie si grande lésion
mode d’utilisation et surveillance
L’administration du produit impose le
matériel nécessaire à toute anesthésie .il
est impensable d’administrer l’halothane
sans oxygène.
Présentation
anesthésique de faible efficacité ( MAC=
104)
En anesthésie, il se prépare en chauffant à
240°C du nitrate d’ammoniaque
Le N2O est un gaz incolore , non irritant ,
non allergisant , d’odeur sucré
il se dissocie en N2 et O2 à 450°C
il n’est ni inflammable , ni explosif mais c’
est un comburant (attention au chirurgie
au laser ou bistouri électrique dans les
voies aériennes).
Propriétés physicochimiques
Tableau II : caractéristiques physico chimiques de N2O
Poids moléculaire 44 D
Point d’ébullition - 88,5 °C
Température critique 36.5 °C
Coefficient de partage huile /gaz 1.4
Coefficient de partage Sang /gaz 0,47
Coefficient de partage sang /cerveau 1.1
Coefficient de partage sang /muscle 1.2
Coefficient de partage sang /graisses 2.3
Très peu soluble dans le sang et les tissus
une perte de connaissance en l'espace de
deux minutes environ
Sa faible liposolubilité explique sa faible
puissance anesthésique.
Le protoxyde d'azote est 30 fois plus
diffusible que l'azote (distension des
cavités closes)
Propriétés pharmacocinétiques
le gaz n'est pas métabolisé par
l'organisme (exceptée une infime partie :
0,004% métabolisé dans le tractus
intestinal par des bactéries anaérobies)
Le N2O est très rapidement éliminé, avec
une fin des effets en 2-3 minutes après
l’arrêt de l’administration
effet Finck
Effets sur le SNC
analgésie proportionnelle à la dose ( 20%
a été estimée comme équivalente à
15mg de morphine en administration
sous-cutanée).cet effet s’installe en 20 à
30 min et dure 2 h.
effet hilarant
Effets psychodysleptique
Propriétés pharmacodynamiques
Quand il est administré à 50% avec FiO2
30% et en situation de normocapnie, le
protoxyde d’azote induit une
augmentation du débit sanguin cérébral,
du métabolisme cérébral et de la pression
intracrânienne
Les fonctions sous-corticales restent
préservées, avec en particulier le réflexe
laryngé
Effets sur le système respiratoire
une tachypnée et une réduction du
volume courant (VT)
la ventilation-minute (VT × F) n'est pas
modifiée
Le protoxyde d’azote diminue la réponse
ventilatoire à l’hypoxie.
Une diminution de CRF
diminution du mouvement de la cage
thoracique
Effets sur le système cardiovasculaire
un dépresseur myocardique direct,
compensé par son effet stimulateur
sympatho-adrénergique
Il est actuellement admis que le mélange
à 50% O2_N2O ne présente aucun effet
dépresseur cardiovasculaire chez le
cardiaque ou le coronarien.
Autres effets
hypertonie musculaire
élévation de la glycémie, de la
cortisolémie
réduction du nombre apparent des
leucocytes
traverse la barrière placentaire
La fréquence des NVPO
Il n’a pas d’impact notable ni sur le foie ni
sur le rein
Toxicité
Anémie mégaloblastique (Le protoxyde
d’azote inactive la vitamine B12)
Ischémie myocardique :
(Hyperhomocystéinémie)
Neurotoxicité et teratogénicité
ilpotentialise les analgésiques
permet de diminuer les doses des narcotiques.
les concentrations les plus utilisées se situent
entre 50 % et 70 %
les concentrations inférieures sont inutile, les
concentrations supérieures peuvent être
dangereuse.
En fin d’anesthésie, il est indispensable
d’administrer de l’oxygène, d’abords en
ventilation artificielle pendant 5 min, puis en
inhalation pendant une heure pour compenser
l’hypoxémie de dilution.
Utilisation
La réduction des besoins en autres
produits anesthésiques, tant par
inhalation qu’intraveineux
Indications
Contre indications absolues
Pneumothorax non drainé ; embolie
gazeuse, occlusion intestinale
hypertension intra crânienne ; bulles
d’emphysème
premier trimestre de la grossesse
Toute chirurgie a haut risque d'embolie
gazeuse (transplantation hépatique et
chirurgie cardiaque avec circulation extra
corporelle
Contres indications :
intervention ophtalmique
Toute chirurgie au laser ou au bistouri
électrique a proximité d'une zone de
diffusion probable du N2O (comburant)
Contre indications relatives :
toute altération de l’état de conscience
Patients connus comme ayant un déficit
en vitamine B12 ou un syndrome neuro-
anémique.
patients sous benzodiazépines ou
morphiniques : risque de dépression
respiratoire accru, somnolence, chute
tensionnelle.
Contre indications liées à l’acte :
durée d’intervention trop longue ;
interventions répétées à intervalle court
Gaz ophtalmique (SF6, C3F8, C2F6)
Opiaces
Benzodiazépines, et psychotropes
Présentation
le suxaméthonium est hydrolysé rapidement dans le
plasma par les pseudocholinestérases ou
butyrylcholinestérases en succinylmonocholine
puis plus lentement en acide succinique et choline
La choline et la succinylmonocholine sont éliminées
par filtration glomérulaire.
Il n'y aurait pas de distribution par passage
intracellulaire car le suxaméthonium est fortement
ionisé au pH plasmatique.
Propriétés pharmacocinétiques
Effets musculaires
Propriétés Pharmacodynamiques