0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
363 vues223 pages

Cours Pharmaco Anesth

Le module de pharmacologie anesthésique, destiné aux étudiants en anesthésie-réanimation, couvre 120 heures sur deux ans, incluant des cours théoriques et des travaux pratiques. Il vise à développer des compétences dans la manipulation des drogues anesthésiques et prépare les étudiants aux techniques anesthésiques avancées. L'évaluation se fait par des examens et la participation active des étudiants est encouragée.

Transféré par

OUZINE Mohamed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
363 vues223 pages

Cours Pharmaco Anesth

Le module de pharmacologie anesthésique, destiné aux étudiants en anesthésie-réanimation, couvre 120 heures sur deux ans, incluant des cours théoriques et des travaux pratiques. Il vise à développer des compétences dans la manipulation des drogues anesthésiques et prépare les étudiants aux techniques anesthésiques avancées. L'évaluation se fait par des examens et la participation active des étudiants est encouragée.

Transféré par

OUZINE Mohamed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

IFCS AGADIR

PHARMACOLOGIE ANESTHESIQUE

[Link] ABDERRAHMANE
Plan de cours
Le module « pharmacologie anesthésique » est
un module destiné aux étudiants section
Anesthésie-Réanimation. Le volume horaire de
ce module est de 120h. il s’étale sur une
période de deux ans, 1ére année 40 h ( 30h
théorique et 10 TP) Ce cours fait partie de la
formation spécifique des étudiants en AR .Il
permet à l’étudiant d’acquérir et de
développer des compétences en matière
de manipulation et d’utilisation des
drogues anesthésiques.

Description du cours
Le cours s’inscrit dans une approche
interactive, où les étudiants sont appelés
à participer activement à l’élaboration du
cours.
La création d’un climat favorable pour
l’apprentissage est une responsabilité
partagée entre l’enseignant et les
étudiants.

Approche pédagogique
 Le module « pharmacologie anesthésique »fait suite
aux cours de la pharmacologie générale et soins
infirmiers de base , sémiologie,et anatomie-
physiologie.
 Le cours a été conçu spécifiquement pour les
étudiants en anesthésie réanimation dans le but de
les préparer en fait à manipuler et utiliser les
différentes drogues anesthésique dans toutes les
situations.
 ce cours est un préalable à tous les cours de
techniques anesthésiques et réanimation suivis en
deuxième année et troisième année .

Le but et la place du module dans le programme :


Compétence attendue

Appréhender les compétences nécessaires


à la prise en charge anesthésique du
patient

Les cibles d’apprentissages


 Capacité
préparer les agents médicamenteux
correspondant à l’anesthésie, aux
caractéristiques du patient et au type
d’intervention envisagée, et en fonction de
l’évaluation pré-anesthésique
adapter le choix des médicaments de
l’anesthésie et les posologies en fonction des
temps anesthésiques et opératoires ou
obstétricaux selon les protocoles préétablies
Savoirs
 Rappel sur les bases de la
pharmacocinétique
 Identifier les différentes classes des
drogues anesthésiques
Propriétés physico-chimiques,
pharmacocinétique, pharmacodynamie,
modes d’administration, indications,
contre-indications des drogues
Anesthésiques intraveineux Reconnaître la physiologie du
sommeil
Barbituriques (thiopental,
methoexital-brietal)
Ketamine
Propofol
Etomidate (hypnomidate)
Gamma-OH

Anesthésiques par inflation Halothane


N2O
Sevoflurane
Anesthésiques par inflation Reconnaître la physiologie
de la douleur
La morphine
Pethedine
Dextromoramide(palfium)
Fentanyl-alfentanyl-
sufentanyl
Phenopérdine
Pentazocine
Les anti morphiniques
Les curares Reconnaître la physiologie de la
transmission neuromusculaire

Mode d’action des curares


(pachycurares, leptocurares)

Bromure de pancuronium
(pavulon)
pachycurare
Bromure de vécuronium
(norcuron) Le bromure de
rocuronium
Atracurium
Alcuronium
Gallamine (flaxédil)
Northoxiferine

leptocurare
Succinylcholine Celocurine
Les complications de la
curarisation (pachycurare,
leptocurare)

Les antogonistes des curares


Les psychotropes Conséquences neuro
endocriniennes de l’agression
Classification des psychotropes
Neuroleptiques (phenothiazine,
butyrophénes,benzodiazépine

Anesthésiques locaux Caractéristiques générales des


anesthésiques locaux
Lidocaine
bupivaciane
Stratégies d’enseignement Activités d’apprentissages

Exposé théorique animé Lectures préalables et recherche


Partage d’expérience préparatoire
Discussions de cas Travaux de groupe dirigés
Exercices

Stratégies d’enseignement Et
d’apprentissage
Voir tableau

Calendrier des rencontres et


activités prévues
L’évaluation formative des apprentissages
 Cette évaluation n'est pas notée. Elle va prendre
la forme d’exercices sous forme de questions et
réponses qui vous sont fournies.
 La participation aux activités du cours (20%)
 Au cours du module, votre participation au cours
sera évaluée et vous méritera des points. Cette
participation se manifestera par la présence au
cours et par la contribution effective de l’étudiant
aux travaux de groupe demandés dans le cadre
de ce module.

Évaluation des apprentissages


 Examen en salle (80%)
L'examen final sous surveillance, d’une
durée maximale de deux (2) ou trois (3)
heures, portera sur toute la matière du
module et sera constitué de questions à
choix multiples ou de questions à
réponses courtes ou de questions par
rapport à une étude de cas.
 La présence aux cours théoriques est obligatoire.

 La ponctualité est de rigueur! C’est une question de


responsabilité et de respect des autres. Tout étudiant en
retard s’expose à se voir refuser l’accès au cours.

 En cas d’absence, l’élève est responsable de récupérer


toutes les informations transmises en classe ou les
documents remis nécessaires pour l’atteinte des objectifs
d’apprentissage,

 Lesretards répétés d'un même étudiant à un cours peuvent


amener le professeur à lui interdire l'accès à la classe s'il
juge que les retards entravent le déroulement normal du
cours.
Règles départementales
Physiologie du sommeil
BARBITURIQUES
Thiopental
Le thiopental est un barbiturique souffré
commercialisée sous le nom de
Penthotal®ou de Nesdonal® .
Flacon de 20cc contenant 0.5g ou 1g de
poudre jaune à diluer à une concentration
de 2.5 % ou 1 %.

Présentation
acide faible de pKa = 7,6
la fraction non ionisée est de 61 % à pH
7,4
La solution à 2,5 % a un pH de 10,5(très
alcaline)
Elle est instable et ne peut pas être
conservée à plus de 24 à 48 heures.
La solution recommandée pour l’utilisation
clinique est à 2.5%.

Propriétés physicochimiques
la résorption
Les barbituriques sont rapidement résorbés
La voie IV, IM , rectale
Fixation aux protéines
thiopental est lié à 85-90 % aux protéines
plasmatiques
Cette liaison est diminuée en cas d'hypo-
albuminémie (dénutrition, cirrhose,
insuffisance rénale).

Propriétés pharmacocinétiques
 Distribution tissulaire
Cinétique triphasique
Le volume total apparent de distribution
du thiopental est grand, entre 1,3 et 3,3
l/kg
élimination et métabolisation
 métabolisé par le système des
monooxygénases hépatiques au niveau du
cytochrome P450en acide thiobarbiturique
(inactif) éliminé dans l'urine
La clairance plasmatique (hépatique) est
de 1,6 à 4,3 ml/kg/mn (faible).
Sa demi-vie d’élimination T1/2 = 10 à 12 h
chez l’adulte et 6h chez l’enfant
Effets sur le SNC (activation syst. GABA-A)
 les barbituriques sont des dépresseurs du
SNC
 Le thiopental possède une action hypnotique
utilisée en anesthésie générale
 pas de propriété analgésique spécifique
 A doses faibles (25 à 150 mg), le thiopental,
en diminuant le seuil de perception de la
douleur, renforce la nociception

Propriétés pharmacodynamiques
La narcose est obtenue en 30 à 45
secondes (ecrat type de 10s)
La durée de la narcose est entre 3 et 5
minutes pour les doses habituelles
Le thiopental possède une activité
anticonvulsivante
thiopental diminue la consommation
d’oxygène du cerveau
réduit la pression intracrânienne (PIC)
action sur le système nerveux autonome
 effets cardiovasculaires
 Les effets hémodynamiques du thiopental
dépendent de la dose, de la vitesse
d'injection et de l'état cardiaque sous-jacent
 Il déprime la contractilité myocardique
proportionnellement à la dose
 veinodilatation dont l'effet est une
diminution du retour veineux
 Diminution de la pression artérielle (-10 à -
25 %) avec une baisse comparable du débit
cardiaque , associée à une tachycardie
compensatoire
Une administration titrée et lente
diminue la réponse hypotensive comparée
à une administration rapide par activation
des mécanismes compensateurs.
 Effets sur le système respiratoire
une apnée (diminution de FR et VT)
inférieure à une minute
La dépression de la commande
ventilatoire se traduit par des diminutions
identiques des réponses à l'hypercapnie et
à l'hypoxie
Les réflectivités laryngées et
trachéobronchique ne sont pas diminuées
sauf à des doses élevées
Les réflexes de la toux ne sont déprimés
qu'à fortes doses
 Effets sur l’appareil urinaire
 le thiopental diminue modérément le
débit sanguin rénal.
 Effets oculaires
une dilatation pupillaire initiale puis un
myosis
Les mouvements oculaires sont inhibés
Le thiopental à dose anesthésique
diminue la pression intra-oculaire.
 Effets sur l’utérus
Il a un effet tocolytique modeste
Le thiopental passe facilement la barrière
placentaire
 Autres
Le thiopental diminue la concentration
plasmatique de cortisol.

Il provoque une Induction enzymatique

Stimulation de l’enzyme acide delta


aminolévulinique synthé[Link] ci
augmente la production de porphyrines et
peut produire des crises de porphyrie
 Indications
Anesthésie
ADULTE 5 à 7 mg/kg

Césarienne 4mg/kg

Sujet âgé 3 à 4 mg/kg

Induction enfant 1 à 3 ans:8-10 mg/kg


4-10 ans: 5-6 mg/kg

Utilisation clinique
Agent d’entretien
L'entretien se fait par des réinjection de :
50 à 100 mg
En réanimation (protection cérébrale et
sédation ) :

15-30 mg/kg/24h
Etat de mal épileptique
Les doses usuelles sont de l'ordre de 2 à 4
mg/kg/h après une dose initiale de 25 à 50
cg IV directe.
 Contres indications
Absolues :
Absence de matériels de réanimation
Anesthésie ambulatoire
Porphyrie
Etat de mal asthmatique
Défaillance cardio-respiratoire
Allergie aux barbituriques
 Relatives
Anémie, hypovolémie non compensée
Insuffisance hépatique ou rénale
Dénutrition
Spasme glottique, bronchospasme surtout
chez les personnes prédisposées
(asthmatiques)
Phlébite ou une thrombophlébite
lorsqu'elles sont injectées dans la veine
surtout dans une concentration élevée
L’injection intra artériel peut entraîner un
spasme artériel capable de provoquer une
gangrène sèche si l'on ne lève pas ce
spasme
Réaction anaphylactique
( histaminolibération)

effets secondaires, effets indésirables


Les neuroleptiques, l’alcool, les
benzodiazépines, les antihistaminiques, les
IMAO peuvent accentuer ses effets
hypnotiques.
Les morphiniques potentialisent l'effet
dépresseur surtout sur la fonction
respiratoire.
Incompatibilité physicochimique : ketamine,
pethidine, succinylcholine et curare non
dépolarisants

Interférences médicamenteuses
Méthohéxital
Le méthohéxital est un oxybarbiturique .Il
est commercialisé sous le nom de
BrietalÒ
Il se présente se forme de poudre pour
préparation extemporanée dans un flacon
de 50ml contenant 500mg.
la solution préparée peut être conservée 1
à 2 semaines à 4°C dans un flacon en
verre

. Présentation
Il a un Pka de 7.9 et plus de 75% se
trouve sous forme non ionisée à PH
physiologique.
Sa liposolubilité est moindre que celle de
thiopental mais assure cependant une
pénétration rapide dans le SNC.
Sa liaison protéique approche 75% .
le PH de la solution à 1% se situe entre 10
et 11 .

Propriétés physico chimiques


Sa distribution très rapide dans le
compartiment central entraîne une action
quasi-immédiate après administration
intraveineuse (délai d’action 0.5 à 1 min)
La biodisponibilité absolue après
administration rectale de méthohexital est
de 17%.
Son volume de distribution est similaire à
celui de thiopental

Propriétés pharmacocinétiques
Sa voie métabolique principale est une
réaction oxydative
les métabolites sont inactifs et excrétés
par les reins. Moins de 1% est excrété
inchangé via les urines et la bile.
Sa demi-vie d’élimination est de 2 à 4
h ( deux fois plus courte que thiopental )
 Effets sur le SNC
Le méthohexital possède des actions
superposables à celles du thiopental.
Activation des foyers épileptogénes
(phénomènes d’excitation sont fréquents
à l’induction) .( # thiopental)

Propriétés pharmacodynamiques
Le méthohexital a trois avantages :
Il est trois fois plus puissantes, 2 mg/kg
ayant le même effet que 6 mg/kg de
thiopental
Sa durée est plus courte : 4 à 5 min , soit
les 2/3 de celle du thiopental
La récupération post anesthésique est
plus rapide :
Réveil net à la 15e minute
Les tests psychomoteurs sont normaux
une heure après une injection de 2 mg/kg,
alors qu’il faut attendre trois heures après
une injection de 6mg/kg de thiopental
 Effets cardiovasculaires
Les effets hémodynamiques de
méthohexital et du thiopental administrés
par voie IV lors de l’induction de
l’anesthésie sont comparables à dose
équivalente
il augmente la consommation d’oxygène
du myocarde et le débit coronaire
d’environ 35%.
 Autres effets
Il produit une dépression respiratoire
comparable à celle du thiopental.
Il ne déprime pas la fonction
corticosurrénalienne.
Il diminue la PIO
Pas d’inertie utérine
Indication
Induction :
Adulte
voie IV : solution 1% (500mg/50 ml)

Dose d’induction : 1.5- 2 mg/kg IVD lente


Dose d’entretien : 1/ 3 de la dose d’induction
toutes les 5 à 10 min

Perfusion continue : solution à 0.1 % (500
mg/500ml) ; 1ml=1mg
3-6 mg / min ( soit 60 -120 gouttes / min )

Utilisation clinique
Enfant
Voie IM (douloureuse) : solution à 2% (500
mg/ 25 ml) ; 6mg/kg
Voie IR : solution à 10% (500mg/5 ml) ; 25
mg/kg
Contres indications
 Absolues :
Absence de matériels de réanimation
Porphyrie
Hypersensibilité aux barbituriques
Relatives :
Epilepsie
Etats de choc et hypo volémie non
compensés
Grossesse (3 premiers mois)
Douleurs au point d’injection (veines de
petit diamètre)
Thrombophlébite, nécrose tissulaire en
injection intra-artérielle.
Phénomènes excitatoires : mouvements
musculaires, toux, hoquet, mouvements
cloniques (réduite par administration
préalables d’opiacés)

Effets secondaires, effets indésirables


Potentialisation des effets narcotiques
par : morphiniques, neuroleptiques, IMAO,
tranquillisants…
 Il est incompatible avec ringer de lactate
Brietal ne doit pas être mélangé avec des
solutions acides

Interférences médicamenteuses
Propofol
Le propofol est un anesthésique
intraveineux de type hypnotique le plus
récent (c'est un dérivé phénolique :
disopropyl phénol) existe sous deux
formes commerciales : le Disoprofol® et
le Diprivan®
Le propofol se présente sous forme
d'émulsion lipidique blanche (huile de soja,
phosphatide d’œuf , glycérol ) en ampoules
de 20ml, flacon de 50 et 100ml dosés à
10mg/ml.
Seringue pré-remplie de 50 ml : 500 mg,
usage réservé à l'utilisation du dispositif
Diprifusor dans le cadre de l'anesthésie
intra-veineuse à objectif de concentration
(AIVOC).

Présentation
Le Pka du propofol est de 11 .
Son PH est proche de la neutralité.
fortement lié aux protéines plasmatiques et surtout
à l’albumine avec un degré de liaison de 98% à 99%.

Le propofol est stable pendant 30 mois dans son


conditionnement à température entre 4 – 22 °C à
l’abri de la lumière

Le propofol doit être agité avant l’emploi et ne doit


pas être conservé plus de 06 heurs après l’ouverture
du flacon / ampoule (risque de prolifération
microbienne).

Propriétés physicochimiques
la concentration sanguine baisse en 3
phases :
Une phase rapide par distribution dans les
viscères les plus vascularisés (½ vie 2min)
Une phase intermédiaires par
redistribution ( ½ vie : 50 min)
Et une phase lente par relargage à partir
des sites de stockage et élimination ( ½
vie : 5à 10h)

Propriétés pharmacocinétiques
Son délai d’action est de 30à40 (s) , sa
durée d’action est de 5 à 10 min
Le propofol se caractérise par un large
volume de distribution (10 l/kg) qui
reflète son importante liposolubilité et une
clairance très élevée supérieur à 2 l/min.
Le foie métabolise rapidement le propofol
(Conjugaison, principalement) composés
inactifs éliminés par les reins, 0.3 % est
excrétés inchangé dans les urines
 Effets sur le SNC(activation syst. GABA-A)
L’injection intraveineuse d’une dose
thérapeutique de propofol hypnotise
rapidement et en douceur, habituellement
en moins de 40 secondes après le début de
l’injection (temps de circulation bras-
cerveau)
perte de conscience dure peu ( 4à5min)
(comparable au méthohexital).

Propriétés pharmacodynamiques
Le réveil survient en 10 min et est de
bonne qualité
Le propofol est dénué d’effet analgésique
et légèrement myoresolutif.
Il diminue le débit sanguin cérébral,
diminution de la PIC et de la
consommation en O2;
 il réduit la pression du LCR et la PIO.
Il possède un effet anticonvulsivant
mouvements anormaux à type de
myoclonies et d'hypertonie (pouvant aller
jusqu'à un opisthotonos) sont fréquents,
en particulier chez l'enfant et au cours
d'une l'induction lente (en perfusion
continue)
Le propofol déprime les centres
respiratoires et vasomoteurs.
 Effets cardiovasculaires
Le propofol engendre une chute de
pression artérielle (20 - 30%) à l’induction
principalement due à une vasodilatation
artérielle et veineuse
Pas de tachycardie, (diminution de la
sensibilité des baroréflexes).
Le propofol diminue le Q sanguin
coronaire et consommation en O2 ainsi
que les résistances vasculaires
périphériques
 Effets respiratoires
Diminution du VC pendant 15 min,
augmentation de la Fr, puis apnée(entre
30 s et 2min).
Il n’y a pas d’effets broncho constricteur
et la ventilation au masque est aisée.
propofol déprime plus la réactivité
laryngée que le thiopental
l’intubation trachéale peut être réalisée
après administration unique de hautes
doses de propofol
Le propofol diminue le réflexe de déglutition
mais la récupération est rapide.
L'administration de propofol lors de
l'induction anesthésique diminue la valeur
de la PIO
Chez l'homme, les tests hépatiques
postopératoires ne sont pas modifiés. La
fonction rénale n'est pas altérée ( ni
hépatotoxique, ni nephrotoxique)
Au cours des perfusions de longue durée,
une coloration verte des urines peut
apparaître, provoquée par un des
Autres effets
métabolites du propofol (dérivé quinol)
Les nausées et vomissements sont rares
au réveil.
Utilisable chez les sujets sensibles à
l’hyperthermie maligne
Traverse barrière placentaire
۩ Indication
 Anesthésie de courte durée, ambulatoire
 Risque d’hyperthermie maligne
 Myopathie, porphyrie
 Réanimation : sédation courte (< 24h).
 Anti émétique

Utilisation clinique
 Induction :
 Adulte 2-3 mg/kg
 Enfant : 2,5-4 mg/kg
 Entretien
 Pour des interventions courtes, l’anesthésie peu etre
entretenues par des réinjections de 0.5 à 1 mg/ kg toutes
les 4 à 5 min
 Pour les interventions dépassant 30 min l’administration
continue avec une pompe ou une seringue électrique est
pré[Link] doses varient entre :
 Adulte : 6-15 mg/kg/h
Enfant : 10 à 20 mg/kg/h
 Sédation en réanimation ( CI chez l’enfant moins de
15 ans ) :
 1 à 4 mg/kg/h
Contres indications
Absolues :
Absence de matériels de réanimation
Pour la sédation des enfants de 18 ans et
moins qui reçoivent des soins intensifs
Hypersensibilité, allergie soja et œuf
Nouveau-né de moins de 1 mois
 Relatives
Grossesse et enfant de moins de 3 ans.
Hypovolémie
état de choc - Coronarien
insuffisant cardiaque.
Hypotension, troubles du rythme
(pratiquer une induction lente )
Céphalées, confusion, clonies
Douleur à l’injection, douleur abdominale
Apnée, hoquet
Transmission d’agents pathogènes (a
justifié l’introduction de conservateurs
(EDTA, sulfites) dans certaines
formulations)

Effets indésirables
Potentialisation avec le fentanyl.
Pas d'interaction curare et diprivan

Interférences médicamenteuses
Etomidate
L’étomidate est un dérivé [Link] est
commercialisé en France sous le nom
d’Hypnomidate® et sous le nom
d’Amidate® au USA .
La forme d'induction est présentée en
ampoules de 10 ml renfermant 20 mg
d'étomidate base et 3,5 ml de solvant, le
propylène glycol.
La forme de perfusion est présentée en
ampoules de 1 ml renfermant 143 mg de
chlorhydrate d'étomidate (soit 125 mg
d'étomidate base) dissous dans 1 ml
d'éthanol.

Présentation
L’étomidate n’est pas stable en solution
aqueuse et nécessite le propylène glycol à
35% comme solvant.
son Pka est de 4.26.
A PH physiologique, l’étomidate se trouve
sous forme non ionisée, ce qui est responsable
de sa diffusion intracérébrale rapide.
Il se lie essentiellement à l’albumine et a une
liaison protéique de 76%.

Propriétes physicochimiques
L'étomidate est une molécule lipophile
faiblement basique (pka = 4,2) non ionisé
dans le plasma. Après injection IV, la
cinétique de l'étomidate évolue selon un
système tricompartimental.
L'étomidate est principalement métabolisé
par le foie( hydroxydation) .
Sa clairance sanguine est élevée (25
ml/kg/min ), proche du débit sanguin
hépatique;

Propriétés pharmacocinétiques
Son élimination est conditionnée par sa
redistribution lente depuis le
compartiment profond et s'effectue avec
une demi-vie terminale d'environ 4
heures.
Son volume total de distribution (Vdss) est
environ égal à 4,5 l/kg( supérieur à celui
des barbituriques).
75 % de la dose administrée sont éliminés
dans les urines essentiellement sous
forme de métabolites inactifs (le produit
inchangé représente entre 2 % et 13 %
dans les fèces).
La brièveté de ses effets est due à sa
redistribution rapide vers le reste de
l'organisme. Délai d’action = 30 s , Durée
d’action = 4-6 min
La cirrhose du foie et l’insuffisance rénale
augmentent la fraction libre de
l’étomidate (volume de distribution et
demi vie d’élimination augmentée)
 Effetssur le SNC
effet dépresseur sur le SNC suggérant un
mécanisme d’action semblable à celui du
transmetteur, l’acide gamma-
aminobutyriques
le sommeil apparaît dans les 30 secondes
et dure 4 à 6 minutes.
Pas d’effet analgésique
il est très puissant puisque 0,3 mg/kg
correspond à 6 mg/kg de thiopental.

Propriétes pharmacodynamiques
L’induction s’accompagne de myoclonies,
et de mouvements musculaires
involontaires.
L’étomidate diminue le DCR et la PIC ainsi
que la consommation d’oxygène du
cerveau .
il diminue également la PIO Mais les
reflexes protomoteurs et cornéens sont
conservés.
 Effets cardiovasculaires
L’effet cardiovasculaire de l’étomidate est
négligeable comparé à celui des autres
drogues.
Après une injection de 0,3 mg/kg les
paramètres CVX demeurent stables.
Il ne prévient pas la réponse sympathique
déclenchée par l'intubation trachéale
L'étomidate entraîne une vasodilatation
coronaire avec élévation du débit sanguin
coronaire de 19 %, sans modification
significative de la consommation
d'oxygène du myocarde .
L’étomidate semble peu affecter
l’inotropisme cardiaque
 Effets respiratoires
L'étomidate n'induit qu'une faible dépression
respiratoire qui est dose-dépendante.
En l'absence de prémédication, un bolus de
0,3 mg/kg entraîne une accélération de la
fréquence respiratoire (FR) qui compense la
diminution du volume courant (Vt).
Il n’induit pas une histaminolibération.
Il Peut provoquer un hoquet ou une toux.
 Autres effets
Modifications hormonales = inhibition de
la synthèse des stéroïdes ( diminution de
cortisol, augmentation de son précurseur,
diminution de la sécrétion d’ aldostérone,
augmentation ACTH), dure 4 à 6 heures
après induction ; Risque d’insuffisance
surrénalienne aigue en perfusion continue
L'étomidate diminue de façon importante
la pression intraoculaire. Cet effet est
supérieur à celui obtenu avec une dose
équipotente de thiopental.
La survenue de mouvements anormaux,
myoclonies en particulier, est très
fréquente après l'injection
d'étomidate(moins importante lorsque le
malade est prémédiqué avec un
morphinique ou une benzodiazépine).

Nauséeset vomissements surviennent


fréquemment au réveil
L’injection IV est parfois douleureuse et
peut s’accompagner de thrombophlebites
post opératoires. (dépend de la vitesse
d’injection et du diamétre de la veine)

L'étomidate présenté en solution dans du


propylène glycol n'induit pas de libération
d'histamine
Indications
Hémodynamique instable (déshydratation,
choc, anémie) , Terrain fragile
Chirurgie oculaire
Anesthésie courte
Neurochirurgie avec HPIC

Utilisation clinique
Contres indications

Absolues

Absence de matériels de réanimation
Insuffisances surrénalienne non traitée
Epileptique non équilibré

Relatives

Insuffisant
hépatique
Femme enceinte (1 er trimestre)
Enfant moins de 2 ans
Posologie
La dose d’induction est de 0.2 à 0.4 mg/kg en
IV lent.
La dose d’entretien 0.25-1.80 mg/kg/h
L’administration préalable de BZD ou de
morphinique peut prévenir l’apparition de
myoclonies et de douleurs au site d’injection.
Des réinjections peuvent être utilisées en
toute sécurité lors de l’anesthésie pour acte
court.
L’administration continue de l’étomidate est
contre indiqué ( inhibition de la fonction
corticosurrénalienne)
Douleurs à l’injection dans les veines de
petit calibre
Nausées et vomissements possibles
Hypersialorrhée à l’induction
Mouvement anormaux à
l’endormissement et au réveil
Trismus
Agitation au reveil

Effets indésirables
Une inhibition par l'étomidate du métabolisme
hépatique de certains agents a été constatée, qui
pourrait retarder l'élimination de produits à
clairance hépatique basse comme le diazépam,
mais pas ceux ayant une clairance élevée comme
le fentanyl par exemple.

Une augmentation de la demi-vie d'élimination de


l'étomidate par de hautes doses de morphine a
également été notée.

Dépression respiratoire prolongée avec les


morphiniques
Interférences médicamenteuses
Kétamine
La kétamine est un agent anesthésique
général, non barbiturique dérivé de la
phencyclidine.
La kétamine, auparavant commercialisée
sous le nom Kétalar®, est actuellement
disponible sous le nom de Kétamine
Panpharm®
La kétamine se présente en ampoule de

 5ml à 50mg soit 10mg/ml (solution à


1%)
5ml à 250 mg soit 50mg/ml. (solution à
5%).

Présentation
La kétamine a un Pka de 7.5. il est se
forme de chlorhydrate, il est hydrosoluble,
liposoluble, acide (PH= 3.5) et très stable
en solution.

Propriétés physicochimiques
molécule de courte durée d’action, très
liposoluble
faiblement liée aux protéines
plasmatiques ( 10%) et cinq fois plus
liposoluble que le thiopental.
Après une injection, ses concentrations
cérébrales sont élevées en raison de
l’importance du débit cérébral et de sa
liposolubilité (demi-vie de distribution 7 à
11 minutes)
Propriétés pharmacocinétiques
Dans un deuxième temps elle se
redistribue dans les tissus adipeux
(la demi-vie d’élimination 1 à 2 heures)

laclairance d’élimination de 16 à 18 Ml/


kg /min ( 90% du flux sanguin hépatique)

Après administration intramusculaire, la


kétamine est rapidement absorbée, une
biodisponibilité de 93 % et une demi-vie
d’élimination de 155 ± 12 minutes
La kétamine est métabolisée
essentiellement par le foie, en particulier
par la voie du cytochrome P450. Le
métabolite principal est la norkétamine

L’élimination est essentiellement rénale


sous forme métabolisée, moins de 4 % de
la dose est éliminé sous forme inchangée.

Après injection IV , moins de 4% de la


dose est retrouvé dans les urines et 5%
dans les fèces.
 Sur le SNC
une anesthésie de type DISSOCIATIF( état
cataleptique associant une analgésie
profonde à un sommeil superficiel,
caractérisé par les yeux ouverts et animés
parfois d’un nystagmus lent, salivation,
lacrymation …les pupilles sont dilatées.)

Propriétés pharmacodynamiques
vasodilatateur cérébral .
elle augmente le flux sanguin cérébral en
normocapnie .
elle augmente la consommation cérébrale
en oxygène et la pression intracrânienne
anti-convulsivant puissant (effet anti
NMDA).
Début d’action Durée d’action

IV moins de 30 s 5 à 10 min

IM 15 min 30 à 40 min
 Effetscardiovasculaire
une stimulation du
système cardiovasculaire marquée par une
augmentation de la fréquence cardiaque,
de la pression artérielle et du débit
cardiaque
 Effets respiratoires
ne provoque d’apnée qu’en cas
d’administration rapide, mais de façon
transitoire,
une action bronchodilatatrice comparable
à celle des halogénés
la kétamine ne provoque pas de
dépression respiratoire post-opératoire
La kétamine préserve la tonicité des
muscles et des réflexes pharyngolaryngés
Elle induit une hypersécrétion salivaire et
bronchique, justifiant l’injection préalable
d’atropine en particulier chez l’enfant.
La kétamine est utile en analgésie du
travail
Obstétrique: pas d’atonie utérine, pas de
dépression fœtale
Augmente la PIO
elle n’est pas histaminolibératrice et les
réactions allergiques sont rares
hypertonie musculaire diffuse
hyperglycémie

Autres effets
Indication
 L'anesthésie en situation précaire
 L'anesthésie du patient en état de
choc
 L'anesthésie pour les pansements de
brûlés
 L'anesthésie et la sédation de
l'enfant et du patient agité
 L'anesthésie obstétricale

utilisation clinique
 L'anesthésie du patient asthmatique
 En analgésie, à faibles doses (0,2- 0,5
mg/kg)

Indications (suite)
Contres indications
 Absolues:
Absence de matériels d’intubation et de
réanimation
Porphyrie
Neurologiques : AVC , HPIC,
Coronarien non équilibré, HTA, infarctus
récent
Etat pré-éclamptique, éclampsie
Relatives

 Chirurgie ophtalmologique (glaucome)


 Epilepsie, maladie psychiatrique
 Ethylisme , toxicomanie

Contres indications (suite)


Prémédication : comporte souvent de
l’atropine pour diminuer les secrétions
salivaires et BZD pour atténuer les effets
psychodysleptiques.

Mode d’administration et
posologie
Induction

Grand enfant
Adulte Petit enfant
(moins de 3
mois)
Anesthésie
intraveineuse
2 à 3 mg·kg-1 2 à 3 mg·kg-1 1 à 2 mg·kg-1

Anesthésie
intramusculaire 5 à 10 mg·kg-1 5 à 10 mg·kg-1 5 à 10 mg·kg-1

Anesthésie
intra rectale 8 à 10 mg·kg-1 8 à 10 mg·kg-1
Entretien :
Des réinjections intraveineuses : 1mg/kg
toutes les 5 à 10 min
Une administration intraveineuses
continue ( 4 mg/Kg/h)
Hallucinations, agitation, troubles
psychiques
Hypersécrétion salivaire et lacrymale
Mouvement tonic clonique
Toux, hoquet
La kétamine peut prolonger l’action des
CND en interférant avec la liaison du
calcium et des CD en inhibant partiellement
les cholinestérases plasmatiques

Effets indésirables
Benzodiazépines : réduisent les effets
psychodysleptiques.
Majoration des effets sédatifs avec les
autres drogues dépressives du S.N.C.
Incompatibilité physicochimiques avec
dextromoramide, barbiturique

Interférences médicamenteuses
Gamma-
hydroxybutyrate de
sodium
Le GHB (Gamma hydroxybutyrate de
sodium - Gamma oh®) est une molécule à
quatre carbones, dont la structure est
proche de celle d'un neurotransmetteur, le
GABA. L'acide gamma-hydroxybutyrique
connu également sous les noms de GHB,
gamma-OH, gamma hydrate ou oxybate
de sodium
Il se presente sous forme buvable ou
injectable.
Ampoule de 10 ml contenant 2 g d’acide
gamma- hydroxybutyrique.( 80 mg de
sodium par g de gamma OH)

Présentation
Très voisin du GABA (métabolite naturel).
Il se présente sous forme de cristaux
hygroscopiques et soluble dans l’eau,
donnant une solution stable de PH= 9.5.

Propriétés physico chimiques


La pharmacocinétique du GHB n'est pas
entièrement élucidée chez l’humain
Après administration IV, son action
intervient en 5 à 7 minutes et son effet
persiste durant 90 à 120 minutes à la
posologie de 60 mg / kg.
Le gamma OH gagne rapidement le
cerveau où il est aussitôt transaminé en
GABA

Propriétés pharmacocinétiques
Le Gamma-OH traverse les barrières
méningée et placentaire.

Il ne se fixe pas aux protéines.

Le Gamma-OH est métabolisé


principalement au niveau du foie.

Les métabolites finaux sont éliminés


essentiellement se forme de l'eau et le
gaz carbonique par voie respiratoire.
Une partie étant transformée en lactone et
acide succinique éliminé dans les urines.
Effets sur le SNC
C’est un hypnotique pur entrainant un
sommeil physiologique en 6 à 7 min
hypotonie du globe oculaire et
conservation du reflexe cornéen
il n’a pas d’effet analgésique
il diminue le seuil épileptogéne mais
parfois l’induction s’accompagne de
myoclonies allant jusqu’aux convulsions

Propriétés pharmacodynamiques
Il engendre une dépression des centres
vasomoteurs et de thermorégulation
Il diminue les reflexes pharyngé, laryngés
et glottique.
Il diminue la PIC, DSC, et consommation
d’oxygène cérébrale
Le réveil est calme et vite complet,
survient après 90 à 120 min.
Effets sur le système cardio vasculaire
La PA peut subir une légère diminution à
l’induction
Elle remonte et dépasse légèrement sa
valeur initiale au cours du sommeil.
Une bradycardie sinusale modérée est
constante
L’excitabilité cardiaque peut être
augmentée par l’hypokaliémie
Effets sur l’appareil respiratoire
La ventilation est celle d’un sommeil
physiologique profond : fréquence ralentie
et volume courant un peu augmenté.
il engendre une légère dépression
respiratoire à forte dose.
Les sécrétions bronchiques sont diminuées
avec conservation de la réflectivité des
centres respiratoires au CO2.
Autres effets
Diminution de la PIO
Le seul hypnotique possédant une action
ocytocique certaine (augmentation de
l’amplitude et la fréquence des
contractions)
Il abaisse la kaliémie (rentrée cellulaire du
K+)
Hypotonie musculaire notamment des
masséters
Légère hypothermie
Pas d’histaminolibération
Gamma OH est administré sous forme de
sel de sodium soluble dans l’eau .il
entraine un apport important de sodium
۩Indication
Anesthésie de longue durée
Sédation (réa, transport)
brulés
Hyperkaliémie
Etat de choc
Insuffisant rénal, hépatique, respiratoire

Utilisation clinique
Contres indications
 Absolues
 Absence de matériels de réanimation et de
ventilation.
Bradycardie

 Relatives
Anesthésie générale de courte durée
HTA sévère non traitée
Eclampsie
Epilepsie
hypokaliémie
L’injectionde 50 à 70 mg/kg chez l’adulte
80 à 100 mg/kg chez l’enfant
Les réinjections d’une demi dose à la 60e ou
90e minute ou administration continue de
15 à 30 mg/kg/ h.
L’adjonction à l’induction d’une petite dose
de thiopental ( 2 à 4 mg/kg) ou de diazépam
évite d’éventuelles clonies.
L’administration systématique du potassium
est recommandée.
posologie
Mouvement extrapyramidaux à l’induction
Bradycardie sinusale importante
Hypersialorrhée
Surcharge hdrosodée
Hypokaliémie avec risque de troubles de
rythme

Effets indésirables
Potentialisation de Gamma OH par les
barbituriques, halogénés (bradycardie)
Potentialisation des curares par le Gamma
OH
Risque d’hypokaliémie en association
avec diurétiques hypokalémiant

Interférences médicamenteuses
Thiopental
Activation du
système GABA
. A .
. Protecteur .
cérébral
Hypotenseur
……
….
Kétamine Méthohexital
Analgésie Episodes
Anesthésie PROPOFOL epileptogéne
dissociative Myorésolutif s
Augmn la Myoclonie en Puissant
PIC cas de perfusion
continue
Hypotenseur
Gamma OH
Étomidate Bonne stabilité
Insuffisance hémodynamiqu
surrénalienne e
En breffff
Préféré en cas Conservation
d’une V
d’état de choc
spontanée
Les AAI
Une fois inhalé, le gaz se distribue dans le
compartiment alvéolaire où sa
concentration peut être mesurée (FA :
concentration alvéolaire).

variations de concentration alvéolaire


=
reflet des variations de concentration
cérébrale

Absorption
La FA, après un temps
d’équilibration( rinçage de la CRF) ,
se stabilise en fonction de l’apport de gaz
(FI : fraction inspirée du gaz
anesthésiant) et de la captation de
celui-ci par le sang capillaire
pulmonaire.
Plus la CRF est petite( technique dite de
capacité vitale) :

plus la ventilation alvéolaire est grande


Équilibre entre concentration inspiratoire et alvéolaire rapide
Facteur déterminant de Facteurs limitant
l’augmentation de la l’augmentation de la
concentration alvéolaire(FA): concentration alvéolaire:

Concentration inspirée (Fi) Captation tissulaire


Ventilation alvéolaire

Concentration alvéolaire (FA)


100
%

61
%
55
%
l’évolution du rapport FA/FI
une montée initiale rapide correspondant au
balayage de la CRF (< 1 min),
une ascension plus lente pendant les
premières minutes correspondant à la
saturation progressive des tissus richement
vascularisés,
enfin une phase beaucoup plus lente
définissant un pseudo-plateau d’équilibre entre
FA et FI ( coefficient de partage sang/muscle)

Plus un agent est soluble, plus la captation musculaire est


importante et moins la concentration alvéolaire pourra se rapprocher
de la concentration inspirée : le rapport FA/FI reste bas
les anesthésiques peu ceux de des anesthésiques
solubles (le coefficient solubilité très solubles, (10
de solubilité est moyenne(1,5 à fois plus dans le
inférieur à 1 ) 2,5 fois celle sang)
dans l'air)

le desflurane (0,42) isoflurane(1,4), le méthoxyflurane(13),


sévoflurane (0,63) enflurane (1,8), l'éther (12).
protoxyde d'azote (0,47) halothane (2,4)

Trois groupes
Le passage de l’anesthésique de l’alvéole
vers le capillaire pulmonaire (diffusion
alvéolo-capillaire) est déterminé par sa
pression partielle .
Un gradient de pression partielle
important entre l’alvéole et le capillaire
entraine une diffusion rapide.
Absorption pulmonaire dépend aussi du
QSP
QC augmenté Quantité d’anesthésique dans le sang

Induction anesthésique est ralentie en cas de débit


cardiaque élevé, et
Accéléré en cas de débit cardiaque bas
la plus grande partie de la dose inhalée va
être transportée par le sang vers les
différents tissus.

La distribution tissulaire des


anesthésiques par inhalation a été décrite
selon des modèles pharmacocinétiques

Distribution
le modèle de Munson et Bowers
Définition Dénomination Vtiss / Qtiss (min)

Vtiss / Qtiss < 5 min TRV : Viscères 1,5

Vtiss / Qtiss < 60 min TM : Muscles-peau 28,2

Vtiss / Qtiss > 60 min TG : Graisse 46.9

Compartiments de l’organisme (d’après


Mapleson)
C=L Qc (PAgaz – Pvgaz)/PB

Facteurs influençant la distribution :


 La solubilité dans le sang
 Débit cardiaque
 Différence alvéolo-capillaire
La vitesse de saturation des tissus qui se
traduit par une égalité des pressions
partielles de l’agent considéré dans les
compartiments artériel, tissulaire en
particulier cérébrale et veineux, est
fonction de leur capacité de stockage et
du débit sanguin distribué vers le tissu en
question.
CARACTÉRISTIQUES DE LA DISSOLUTION DES GAZ DANS LES
LIQUIDES
C’est le rapport du nombre de molécules
d’un gaz dans une phase sur le nombre
de molécules de gaz dans une autre
phase quand l’équilibre entre les deux
phases est atteint.
Ex. soit une enceinte renfermant moitié
sang et moitié air, dans laquelle on introduit
un agent anesthésique [Link] après
équilibration , 40% du gaz se trouve dans la
phase sanguine et 60% dans la phase
gazeuse , alors le coefficient de partage de
cet anesthésique est égal à 4/6 ou 0.66

Coefficient de partage
L'effetdes agents très solubles est plus
lent à apparaître que celui des agents
moins solubles. (Faible solubilité = vitesse
d’induction rapide)

Solubilité sanguine d’un AAH détermine :


Vitesse d’action (cinétique rapide)
 Solubilité lipidique d’un AAH détermine :
Puissance d’action (CAM basse)
De façon générale, un bon anesthésique
doit avoir des coefficients de solubilité
sang/gaz et huile/eau peu élevés
Solubilité des différents halogénés : coefficient de partage sang/gaz à
37 °C et tissu/sang

sang/gaz Huile /gaz

N2O 0.47 1.4

Halothane 2.4 224

isoflurane 1.38 91

Sevoflurane 0.68 53.4


Loi de Meyer-Overton :

•Plus un gaz est liposoluble plus il


est puissant
• Plus un gaz est puissant plus sa
CAM est basse
Concentration alvéolaire télé-expiratoire
d’un agent anesthésique volatil pour
laquelle 50 % des patients ne présentent
pas de réponse motrice à l’incision
chirurgicale au cours d’une anesthésie
aux AAI seuls.

Méthode de référence de la mesure


de la puissance d’action d’un agent
volatil

Définition de la MAC
MAC (% P atm)

N2O

Halothane 0.75%

isoflurane 1.15

sevoflurane 2
En pratique, pour diminuer la CAM et
donc la toxicité de l’halogéné, on ajoute
au mélange inhalé du Protoxyde d’Azote
ou N2O très peu puissant: CAM = 105%
mais qui occupe du volume alvéolaire.
Pour un même effet anesthésique, il va
permettre de diminuer la concentration
nécessaire d’halogéné.
 Les CAM sont en effet [Link] ex:
0.6 CAM N2O + 0.8 CAM Halothane=1.4 CAM
anesthésique

Halogéné et N2O
l’hypothermie, l’administration d’opiacés,
de protoxyde d’azote ou d’autre
hypnotiques réduisent la MAC.
la MAC diminue avec l’âge, parfois de
manière considérable.( élevée chez le
nourrisson de 1 à 6 mois )
 En présence de 60 % de N2O, la MAC des
anesthésiques volatils halogénés est
réduite de moitié.
Pk le nourrisson a t – il besoin de plus de
gaz pour induire l’anesthésie?
Haut niveau métabolique
Nombre augmenté de neurones
Consommation élevée d’oxygéne
Débit sanguin cérébrale augmenté
Teneur en eau des tissus cérébraux
augmenté
Effet de la concentration du premier gaz
L'administration de 70 % de protoxyde d'azote (N2O)
provoque une élévation plus rapide du rapport FA/FI
que celle de 10 % de N2O. Le rapport FA/FI pour une FI
de 0,5 % d'halothane s'élève plus rapidement en
présence de 70 % de N2O que de 10 % de N2O

La concentration alvéolaire d'anesthésique se


rapprochera d'autant plus rapidement de la
concentration inspirée que celle-ci est plus
élevée. Cet effet est bien montré pour le
protoxyde d'azote, lorsque sa concentration
dans l'air inspiré s'élève de 10 à 70 %.

Commentaire
L'augmentation du débit inspiratoire due au
captage du protoxyde d'azote entraîne
une élévation de l'apport des autres gaz
administrés de façon concomitante
l'administration d'halothane en oxygène pur
durant plusieurs heures conduit à une
saturation des différents tissus en
halothane. L'introduction de 70 % de
protoxyde d'azote dans le mélange O2-
halothane provoque une élévation de la
concentration alvéolaire
d'halothane qui dépasse la
concentration inspirée
Effet du deuxième gaz
 Lorsde l'arrêt de l'administration du N2O, le N2O va suivre le
chemin inverse.
 En effet, comme il y en aura peu dans les poumons, il va
passer des tissus au sang et du sang aux alvéoles.

Le N2O ne prend pas la place d'un gaz en particulier, mais si


sa concentration augmente dans l'alvéole, la concentration
des autres composants (O2, N2, CO2, vapeur d'eau) va
diminuer en proportion.

 Le patient risque donc une hypoxie, en particulier quand


l'exposition au N2O a été longue et que la concentration était
élevée.
Prévention : Il est recommandé, après une anesthésie avec utilisation du
N2O, de donner de l'O2 pur au patient pendant quelques minutes, pour
éliminer rapidement le maximum possible de N2O. L'administration d'O2 au
réveil (lunettes, masque) est également recommandé.

L'effet Fink - une hypoxémie par


diffusion
Catabolisme des AAI n’affecte pas la
rapidité du réveil
Quelques anesthésiques (N2O, isoflurane,
enflurane.) sont peu métabolisés

Métabolisme
Toxicité directe non-immunoallergique
Toxicité d'origine immuno-allergique
La rapidité d’induction dépend de la
rapidité d’augmentation de la concentration
alvéolaire
Le rapport FA/FI exprime la vitesse
d’équilibration du gaz inhalé

Le captage alvéolaire est influencé par :


 FI anesthésique
 La ventilation alvéolaire
 Solubilité du gaz ( coefficient de partition
sang / gaz
 Le débit cardiaque et débit régionaux

A RETENIR
La vitesse d’élévation de la concentration
cérébrale d’halogéné est inversement
proportionnelle à sa solubilité dans le sang
Plus le coefficient de partage sang/huile est
grand plus la cinétique est lente
La vitesse de réveil est fonction de la
solubilité dans les graisses
toute augmentation de la ventilation
alvéolaire accélère l’équilibre:
l’hyperventilation augmente la
concentration
alvéolaire en halogéné et raccourcit le temps
d’induction
Débit cardiaque élevé (anxiété,
douleur):la captation tissulaire de
l’halogéné est augmentée et la
concentration alvéolaire monte plus
lentement: le sommeil peut être retardé
Halothane
L’halothane est un hydrocarbure saturé
dérivé de l’éthane dont la formule est de 2
bromo, 2chloro, 1-1-1 trifluoroéthane.
Flacons coloré de 250 ml
Utilisation avec un vaporitaseur spécifique
et thermostaté (fluotec®)

Présentation
liquide incolore, limpide, lourd, et douçâtre
Sa conservation doit se faire à l’abri de la
lumière et de l’air
absorbé par le caoutchouc et les matières
plastiques.
Il attaque aussi quelques métaux (AL,
Pb,Mg,Laiton) en présence d’humidité.
l’halothane n’est ni inflammable ni explosif.

Propriétés physico chimiques


Tableau : principales caractéristiques
physiques de l’halothane

Halothane
Point d'ébullition (oC) 50,2
Pression de vapeur saturante à 241
20 oC
Coefficient de partage sang/gaz 2,5
Coefficient de partage huile/gaz 224
Conservateur thymol
Stabilité dans la chaux sodée stable
MAC en O2 pur (%) 0,75
MAC avec 60 % N2O (%) 0,29
L’effet anesthésique est fonction de la
concentration cérébrale de l’anesthésique.
A la différence de N2O, l’halothane est
plus soluble dans le sang (il faut plus de
temps pour atteindre l’équilibre )
La distribution de l’halothane ( voir
pharmacocinétique des AAI)
L’halothane est éliminé en grande partie
par le poumon

Propriétés pharmacocinétiques
A l’arrêt de l’administration la
concentration expiratoire diminue pour
tendre vers zéro en 10 à 20 min.
La variation dépend de la concentration
et de la durée
Le réveil est plus tardif quand l’anesthésie
a été prolongée
20% est métabolisée dans le foie avec
oxydation par les enzymes de cytochrome
P450, production de métabolites
conjugués, libération d’ions brome et
acide trifluoroacétique
l’halothane peut être non pas oxydé mais
réduit, ce qui survient dans des situations
d’hypoxie(accidents de toxicité)
Les métabolites sont éliminés dans les
urines
Effet sur le SNC
dépresseur du SNC
narcose sans analgésie
augmentation dose dépendante du débit
sanguin cérébral
augmentation de la pression intracrânienne
diminue le métabolisme et la consommation
cérébrale d’O2 de façon dose dépendante et
réversible.

Propriétés pharmacodynamiques
Effet respiratoires
Il déprime la respiration
Il induit une augmentation de la fréquence
respiratoire et une diminution du volume
courant associée à une hypoventilation
alvéolaire.
La réponse ventilatoire à l'hypoxie est très
déprimée avec l'halothane.
déprime l’effet broncho constricteurs
Effets cardiovasculaires
un effet tout d’abord sur le cœur lui méme
et un effet sur la circulation péripherique.
Dés l’induction, on note une bradycardie,
due à une dépression directe du nœud
sinusal.
effet chrono trope négatif
effet inotrope négatif
Diminution de La pression artérielle

L’Halothane déprime le baroreflexe

L’halothane
est [Link] réduit la
consommation d’oxygène du myocarde.

L’halothane favorise des extrasystoles


sous catécholamines
Œil :
Lors d’une anesthésie légère, la pupille
présente une mydriase réactive à la
lumière qui fera place à un myosis lors de
l’approfondissement de l’anesthésie.

 L’halothane réduit la PIO


Utérus
déprimé par l’halothane(empêche sa
bonne rétraction après l’accouchement)

L’halothane franchit la barrière


placentaire sans entrainer des effets
délétères chez le nouveau-né
Muscles
diminue le tonus musculaire des muscles
lisses et striés

Au réveil, le tonus musculaire est souvent


augmenté, occasionnant la survenue des
frissons
Toxicité hépatique
L’halothane peut induire une élévation
modérée et transitoire des transaminases,
accompagnée parfois d’un ictère
L’hépatite fulminante immuno-allergique
induite par l’halothane est gravissime.
(trifluoroacétique)
Autres
hyperthermie maligne (HM).

rigidité musculaire, tachycardie, tachypnée,


cyanose, arythmie et tension artérielle instable
ainsi qu'une élévation de l'ensemble du
métabolisme ce qui se traduit par une élévation
de la température corporelle et l'augmentation
du CO2 en fin d'expiration (PetCO2)
Toux, hoquet
Nausées, vomissements, frissons au réveil
Hépatite à l’halothane, surtout en cas
d’administration répétés
Hyperthermie maligne surtout en
association avec succinylcholine et le
thiopental

Effets indésirables
Potentialisation des CND, des autres
anesthésiques et des analgésiques
centraux .
Potentialisation de la dépression
myocardique en association aux béta
bloquants
Potentialisation des troubles de rythme
d’origine ventriculaire lors de l’utilisation
concomitante de l’adrénaline

Interférences médicamenteuses
Stimulation de la défluoruration de
l’halothane par l’isoniazide

Potentialisation de l’hypotension induite


par l’halothane chez les patients traités
par les antihypertenseurs
Indications :
Induction chez l’enfant
Entretien de l’anesthésie
L’hypotension engendré par l’halothane
peut être un avantage lorsqu’on recherche
à diminuer le saignement au niveau de la
zone opérée
L’asthmatique et bronchitique (broncho
dilatation)

Utilisation
Contres indications
Absolues
absence de matériel réa
Absolues antécédents personnels ou familiaux
d’hyperthermie maligne
Porphyrie
Hypersensibilité aux halogénés
Chimiothérapie
ttt par isoniazide
ATCD hépatite à l’halothane
Relatives
Insuffisant hépatique
grossesse < 6 mois
neurochirurgie si grande lésion
mode d’utilisation et surveillance
L’administration du produit impose le
matériel nécessaire à toute anesthésie .il
est impensable d’administrer l’halothane
sans oxygène.

Prémédication (un vagolytique est


indispensable en prémédication )
Induction :elle est désagréable chez
l’adulte qui préfère l’induction
intraveineuse

Toutes les 5 ou 10 ventilations , on


augmente la concentration d’halothane de
0.5% jusqu’ à 3 % si l’ECG reste normal,
puis l’anesthèsiste redescend les
concentrations jusqu’à 1 % .
Cette induction est facilitée en l’utilisant
avec l’O2 un peu de N2O

L’induction est surveillée sur les


mouvements oculaires
Successivement on remarque:
une mydriase avec protomoteurs
conservés,
des mouvements oculaires synchrones
autour de l’orbite,
des mouvements oculaires asynchrones,
le retour des pupilles en position centrale
en mydriase relative,
 puis un myosis, avec un léger strabisme
convergent.
La prise d’un abords veineux a eu lieu avant
l’induction ou dés la perte de conscience

Parla suite, il est nécessaire de surveiller le


pouls, la pression artérielle et le scope.

Le réveil se produit 7 à 15 min après arrêt


de l’inhalation, le frisson nécessite une
oxygénation et un réchauffement corrects.
Protoxyde d’azote
bouteilles en acier, en phase liquide
comprimé à 51 atmosphère (52,73
Kg/cm3)
la bouteille doit être de couleur bleue.
les détendeurs doivent être terminés par
une prise rapide spécifiques femelle à 4
crans.
Entonox(50% de N20 et 50% d’O2
comprimé à 137 bars.)

Présentation
anesthésique de faible efficacité ( MAC=
104)
En anesthésie, il se prépare en chauffant à
240°C du nitrate d’ammoniaque
Le N2O est un gaz incolore , non irritant ,
non allergisant , d’odeur sucré
il se dissocie en N2 et O2 à 450°C
il n’est ni inflammable , ni explosif mais c’
est un comburant (attention au chirurgie
au laser ou bistouri électrique dans les
voies aériennes).
Propriétés physicochimiques
Tableau II : caractéristiques physico chimiques de N2O

Poids moléculaire 44 D
Point d’ébullition - 88,5 °C
Température critique 36.5 °C
Coefficient de partage huile /gaz 1.4
Coefficient de partage Sang /gaz 0,47
Coefficient de partage sang /cerveau 1.1
Coefficient de partage sang /muscle 1.2
Coefficient de partage sang /graisses 2.3
Très peu soluble dans le sang et les tissus
une perte de connaissance en l'espace de
deux minutes environ
Sa faible liposolubilité explique sa faible
puissance anesthésique.
Le protoxyde d'azote est 30 fois plus
diffusible que l'azote (distension des
cavités closes)

Propriétés pharmacocinétiques
le gaz n'est pas métabolisé par
l'organisme (exceptée une infime partie :
0,004% métabolisé dans le tractus
intestinal par des bactéries anaérobies)
Le N2O est très rapidement éliminé, avec
une fin des effets en 2-3 minutes après
l’arrêt de l’administration
effet Finck
Effets sur le SNC
analgésie proportionnelle à la dose ( 20%
a été estimée comme équivalente à
15mg de morphine en administration
sous-cutanée).cet effet s’installe en 20 à
30 min et dure 2 h.
effet hilarant
Effets psychodysleptique

Propriétés pharmacodynamiques
Quand il est administré à 50% avec FiO2
30% et en situation de normocapnie, le
protoxyde d’azote induit une
augmentation du débit sanguin cérébral,
du métabolisme cérébral et de la pression
intracrânienne
Les fonctions sous-corticales restent
préservées, avec en particulier le réflexe
laryngé
Effets sur le système respiratoire
une tachypnée et une réduction du
volume courant (VT)
la ventilation-minute (VT × F) n'est pas
modifiée
Le protoxyde d’azote diminue la réponse
ventilatoire à l’hypoxie.
Une diminution de CRF
diminution du mouvement de la cage
thoracique
Effets sur le système cardiovasculaire
un dépresseur myocardique direct,
compensé par son effet stimulateur
sympatho-adrénergique
Il est actuellement admis que le mélange
à 50% O2_N2O ne présente aucun effet
dépresseur cardiovasculaire chez le
cardiaque ou le coronarien.
Autres effets
hypertonie musculaire
élévation de la glycémie, de la
cortisolémie
réduction du nombre apparent des
leucocytes
traverse la barrière placentaire
La fréquence des NVPO
Il n’a pas d’impact notable ni sur le foie ni
sur le rein
Toxicité
Anémie mégaloblastique (Le protoxyde
d’azote inactive la vitamine B12)
Ischémie myocardique :
(Hyperhomocystéinémie)
 Neurotoxicité et teratogénicité
ilpotentialise les analgésiques
permet de diminuer les doses des narcotiques.
les concentrations les plus utilisées se situent
entre 50 % et 70 %
les concentrations inférieures sont inutile, les
concentrations supérieures peuvent être
dangereuse.
En fin d’anesthésie, il est indispensable
d’administrer de l’oxygène, d’abords en
ventilation artificielle pendant 5 min, puis en
inhalation pendant une heure pour compenser
l’hypoxémie de dilution.

Utilisation
La réduction des besoins en autres
produits anesthésiques, tant par
inhalation qu’intraveineux

L’accélération de l’induction et du réveil


des AAH par effet deuxième gaz.

Indications
Contre indications absolues
Pneumothorax non drainé ; embolie
gazeuse, occlusion intestinale
hypertension intra crânienne ; bulles
d’emphysème
premier trimestre de la grossesse
Toute chirurgie a haut risque d'embolie
gazeuse (transplantation hépatique et
chirurgie cardiaque avec circulation extra
corporelle
Contres indications :
intervention ophtalmique
Toute chirurgie au laser ou au bistouri
électrique a proximité d'une zone de
diffusion probable du N2O (comburant)
Contre indications relatives :
 toute altération de l’état de conscience
Patients connus comme ayant un déficit
en vitamine B12 ou un syndrome neuro-
anémique.
patients sous benzodiazépines ou
morphiniques : risque de dépression
respiratoire accru, somnolence, chute
tensionnelle.
Contre indications liées à l’acte :
durée d’intervention trop longue ;
interventions répétées à intervalle court
Gaz ophtalmique (SF6, C3F8, C2F6)
Opiaces
Benzodiazépines, et psychotropes

Interactions avec d’autres médicaments


CURARES
Le suxaméthonium (ou succinylcholine)
Suxaméthonium est le seul curare
dépolarisant utilisé en médecine, sous
forme de chlorure(ou succinylcholine) ou
de iodure de suxaméthonium (Anectine ®,
Célocurine ®)

Sa puissance et son délai d'action très


court permettent de réaliser rapidement
et dans d'excellentes conditions
l'intubation oro-trachéale
 Ampoules de 10 ml, prêtes à l’emploi
contenant 100 mg de produit
 Flacon de 1 g de poudre à diluer pour
administration continue en perfusion IV

Présentation
le suxaméthonium est hydrolysé rapidement dans le
plasma par les pseudocholinestérases ou
butyrylcholinestérases en succinylmonocholine
puis plus lentement en acide succinique et choline
La choline et la succinylmonocholine sont éliminées
par filtration glomérulaire.
Il n'y aurait pas de distribution par passage
intracellulaire car le suxaméthonium est fortement
ionisé au pH plasmatique.

Propriétés pharmacocinétiques
Effets musculaires

Propriétés Pharmacodynamiques

Vous aimerez peut-être aussi