Economie de la Santé : 3eme
année IDE
1
• Les liens entre santé et économie sont
complexes, nombreux et sources de tensions..
• L’économie de la santé est reconnue
aujourd’hui comme une discipline
appartenant au domaine de la science
économique. Elle est consacrée à l'étude de la
santé et s'intéresse à l'organisation du
système de santé et de la protection sociale,
aux déterminants de l’offre de soins et de la
demande de soins.
3
La santé, un produit spécifique
• La santé n'est pas un bien comme les autres. Le
consommateur (ou patient) n'est pas le décideur
puisque c'est le médecin qui prescrit la dépense.
Le consommateur n'est pas non plus celui qui
paie puisque le financement est collectif (grâce à
la protection sociale).
Ainsi, le médecin doit utiliser au mieux les
ressources communes qui vont permettre à
chacun d'être protégé contre les risques de
santé.
4
5
6
Objectif General
• A la fin de cet enseignement EIDE 3 doit être
capable de :
- acquérir les notions de base en économie de la
sante telle la loi de l offre et celle de la
demande et le système de protection sociale
au Cameroun
7
• Dans son étude sur le coût de la maladie et le
prix de la santé, le professeur Winslow fait
remarquer que la pauvreté et la maladie
forment un cercle vicieux. Les gens sont
malades parce qu'ils sont pauvres; ils
s’appauvrissent alors davantage parce qu'ils
sont malades et la pauvreté accrue engendre
à son tour plus de maladies.
Plus spécifiquement, il devrait
• Définir économie de la santé
• Avoir les notions en demande et offre de la
sante
• Avoir un aperçu du système de protection
sociale au Cameroun
9
Méthode d évaluation
• Présence au cours: 20%
• Participation au cours ( questions et devoirs):
10%
• Evaluation générale: 70%
10
Plan
• Introduction et généralités
• Définition économie de la santé
• Le marché
• Généralités sur la sécurité sociale au
Cameroun
11
• L'Economie est l'étude de la façon dont les
personnes et la société emploient des ressources
productives rares (pour lesquelles des utilisations
alternatives sont possibles) pour produire
différentes marchandises, les distribuer dans les
différents groupes de la société et les consommer.
Notez que par « ressources rares », les
économistes ne veulent pas dire situation précaire
(comme une famine). Ils désignent des ressources
qui sont insuffisantes pour répondre à la demande
12
GENERALITES
• La santé est un bien particulier, un bien collectif qui, a
priori, échappe à tout processus de régulation
marchande.
• La santé a en outre une valeur intrinsèque dans le sens
où être en bonne santé procure du bien-être; il s’agit
aussi d’une ressource car la santé influence les
opportunités et la liberté de mener sa vie et
d’accomplir des choses qui ont de la valeur pour les
individus (Sen, 1992). La santé est ainsi une
composante essentielle du bien-être individuel et
collectif.
• Chacun peut constater l’omniprésence dans
l’espace public des questions liées aux coûts de la
santé, aux déficits récurrents de l’assurance-
maladie, à leur supportabilité à court et moyen
terme. Face à cette situation, nul ne peut penser
que les dépenses consacrées notamment par les
collectivités publiques aux domaines du soin et de
la santé, peuvent se développer sans limite. Des
choix sont nécessaires. Mais pour cela il convient
de bien en saisir l’ensemble des paramètres.
GÉNÉRALITÉS
• "La santé n'a pas de prix mais elle a un coût.
• Des informations sur une allocation efficace
des ressources peuvent aider les gestionnaires
de programmes à démontrer aux autres —
autorités financières, pourvoyeurs du budget
— que les ressources limitées sont dépensées
de la meilleure façon possible dans les
services les plus appropriés.
15
• Cela peut aussi aider ces gestionnaires à
distinguer des domaines qui, s'ils étaient
mieux financés, seraient de bons
investissements. Cette information peut
permettre des économies dans des domaines
inattendus. Elle est utile aussi pour clarifier et
énoncer le coût de certains domaines où
l'efficacité économique est sacrifiée au profit
d'autres considérations.
16
• L’économie sert à conseiller des décisions politiques
dans de nombreuses situations. Tout comme vous
décidez comment répartir votre revenu annuel dans la
nourriture, le logement, la santé, l’éducation, etc, pour
vos propres besoins, un pays doit lui aussi prendre des
décisions similaires. Au niveau du Ministère national,
l’avis économique peut aider à informer les décideurs
sur des moyens efficaces et équitables de distribution
des ressources entre les secteurs nationaux : la
défense, l’agriculture, le transport et la santé
• Au niveau des autorités de la santé du
district, , un avis économique peut conseiller
sur les moyens efficaces et équitables de
distribuer les ressources entre, disons, le
personnel des hôpitaux régionaux, le moyens
de transport au niveau des hôpitaux de
première ligne, le matériel nécessaire à la
promotion de la santé, et l’approvisionnement
en médicaments essentiels.
• Le but principal des économistes est de trouver des moyens pour
allouer les ressources plus efficacement.
• Des informations sur une allocation efficace des ressources
peuvent aider les gestionnaires de programmes à démontrer aux
autres — autorités financières, pourvoyeurs du budget — que les
ressources limitées sont dépensées de la meilleure façon
possible dans les services les plus appropriés. Cela peut aussi
aider ces gestionnaires à distinguer des domaines qui, s'ils
étaient mieux financés, seraient de bons investissements. Cette
information peut permettre des économies dans des domaines
inattendus. Elle est utile aussi pour clarifier et énoncer le coût de
certains domaines où l'efficacité économique est sacrifiée au
profit d'autres considérations.
19
• Il y a différents types d'efficacité en termes
économiques. Efficacité peut signifier:
Utiliser le nombre le plus réduit d'entrées pour
produire un résultat donné, ou maximiser les
résultats à partir d'un nombre défini d'entrées
(c’est l'efficacité technique
•
-ou réaliser cela de la façon la moins coûteuse (efficacité
économique
• ou allouer des ressources entre plusieurs activités possibles, de
manière à maximiser globalement le bénéfice (efficacité allocative)
• L'équité est un autre concept-clé en économie, il signifie justice
I) les personnes devraient être traitées de la même manière si elles ont
un problème similaire, peu importe leur origine sociale ou
géographique, ni leur salaire. C'est l'équité horizontale
.
II) les personnes devraient payer des sommes différentes, en fonction
de leurs possibilités de payer. C'est l'équité verticale
21
• Nous distinguons la macro et la micro économie
• La macroéconomie étudie l'économie à l’échelle
d’un pays à travers les relations entre les grands
agrégats économiques, tels que par exemple le
revenu, l'investissement, la consommation, le
taux de chômage, l'inflation, ...Elle tend à
expliciter ces relations et à prédire leur évolution
face à une modification des conditions (par
exemple l’augmentation du prix du pétrole).
22
• La microéconomie étudie les comportements
du consommateur et de l’entreprise, entre
autres, dans leurs prises décisions. Le
consommateur est considéré comme un
«offreur » de travail et un «demandeur» de
produits finis. L’entreprise est assimilée à une
«demandeuse» de travail et à une «offreuse»
de produit finis et de consommations
intermédiaires.
23
• L’économie sert à conseiller des décisions
politiques dans de nombreuses situations.
Tout comme vous décidez comment répartir
votre revenu annuel dans la nourriture, le
logement, la santé, l’éducation, etc, pour vos
propres besoins, un pays doit lui aussi prendre
des décisions similaires
24
• Au niveau du Ministère national, l’avis
économique peut aider à informer les
décideurs sur des moyens efficaces et
équitables de distribution des ressources
entre les secteurs nationaux : la défense,
l’agriculture, le transport et la santé. Au
niveau des autorités de la santé du district
25
• un avis économique peut conseiller sur les
moyens efficaces et équitables de distribuer
les ressources entre, disons, le personnel des
hôpitaux régionaux, les moyens de transport
au niveau des hôpitaux de première ligne, le
matériel nécessaire à la promotion de la
santé, et l’approvisionnement en
médicaments essentiels.
26
ECONOMIE DE LA SANTÉ
• L’économie de la santé est l’application des théories et
des techniques économiques au secteur de la santé.
• La santé n’est pas en elle-même quelque chose qui
peut être achetée ou vendue – dans certaines
situations, aucune somme d’argent dépensée en
traitements ne peut ramener la vie ou la santé. Ce sont
les soins de santé qui sont des biens marchandables.
Donc en pratique, l’économie de la santé est
l’application de théories et techniques économiques
pour pourvoir aux besoins en soins de santé
(préventifs ou curatifs).
27
• L’économie de la Santé est une forme
d’économie normative, aussi appelée
économie du bien-être”; son but est d’estimer
combien le travail économique contribue au
bien-être de la société.
28
• Si la demande de la santé n augmentait pas
sans cesse et plus rapidement que la richesse
nationale, l économie de la santé n aurait pas
probablement existée. Les dépenses de santé
sont le résultat d un essor technologique
considérable de la médecine et d une
demande insatiable de la population.
29
Les acteurs économiques
• Qui sont les acteurs économiques de ce secteur ? le
« client », également appelé « usager », « consommateur »
ou « patient » ;
• le professionnel de santé (le médecin qui prescrit des biens
et services tels que des médicaments, des analyses, etc.) ;
• les établissements publics ou privés de santé ;
• les groupes pharmaceutiques ;
• les organismes de protection sociale (la Sécurité sociale,
les mutuelles, les assurances privées) ;
• l'État
30
• Les acteurs économiques qui participent au secteur de la santé
ont des intérêts différents.
Le consommateur ou usager souhaite bénéficier des meilleurs
soins possibles sans que les prélèvements (cotisations et impôts),
qu'il subit et qui financent la protection sociale, soient trop
élevés.
Le médecin doit répondre à la demande du patient, rentabiliser
son activité et contribuer à la maîtrise des dépenses de santé en
limitant ses prescriptions.
Les industries pharmaceutiques recherchent le bénéfice mais
l'État veille en réglementant les prix des médicaments.
Le rôle de l'État est de faire coïncider la cohérence du système de
santé avec la maîtrise des dépenses.
31
ECONOMIE DE LA SANTE : 4
QUESTIONS CLES
• QUELS SONT LES BESOINS DE SANTE
PRIORITAIRES ?
• QUELLES SONT LES REPONSES EFFICACES ?
• QUELS SONT LES COUTS ?
• QUEL FINANCEMENT ? QUI PAIE? COMMENT?
32
La notion de besoin de santé
• L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fait
référence à la notion de « bien-être » pour
définir la santé : « Le bien-être peut être
considéré comme la satisfaction des besoins
et l'accomplissement des capacités physiques,
intellectuelles et spirituelles. »
Pour conserver sa santé, c'est-à-dire un
équilibre physique, mental et social, l'homme
doit satisfaire des besoins
33
• des besoins primaires, indispensables au maintien
de la vie biologique, au bien-être physique ;
• des besoins secondaires, qui varient selon les
individus ou les groupes sociaux (besoins
psychologiques, affectifs, intellectuels, qui
correspondent au bien-être mental et social).
• Les besoins correspondent donc au désir propre de
chaque individu de trouver les moyens destinés à
pallier les manques et les sources d'insatisfaction
dont il souffre.
34
• En économie de la santé, le besoin de santé peut ainsi être
défini comme un manque, un écart entre l'état de santé
existant et observé d'une part, et l'état de santé désiré
d'autre part.
Les besoins de santé évoluent sans cesse avec
l'amélioration de la qualité de vie et le développement du
progrès médical. La société se crée également de nouveaux
besoins (lutte contre les épidémies). L'économie répond
aux besoins de la santé par la production de biens
(médicaments) et de services (consultations) proposés par
les établissements de soins et les médecins.
35
EN ECONOMIE : 4 CONCEPTS
FONDAMENTAUX
• LA RARETE DES RESSOURCES : relative,
dimension sociale et historique
• LE CHOIX/LA DECISION : allocation du
disponible entre différents usages
• LE COUT d ’OPPORTUNITE : meilleur usage
des ressources sacrifiées
• L’EFFICIENCE ECONOMIQUE : faire des choix
pour que les bénéfices soient supérieurs
aux coûts.
36
LES OUTILS DE L ÉCONOMIE DE LA SANTÉ
• Une évaluation économique est une analyse
qui identifie et compare différentes
alternatives par rapport à un certain nombre
de critères, dont généralement :
• - le critère de l efficacité, le critère de coût, le
critère de l’utilité, le critère de bénéfice.
37
Types d'évaluation économique .
• L'évaluation économique partielle peut
étudier les coûts ou les conséquences de
programmes de santé, ou encore les coûts et
conséquences d'un programme particulier.
• L‘ évaluation économique complète observe
les coûts et les conséquences de plusieurs
programmes et les compare.
38
LES DIFFÉRENTS TYPES D ÉVALUATION ÉCONOMIQUE complète:
on distingue 3 types d évaluation économique
• - ACE : Analyse Cout-Efficacité
• -ACU : Analyse Cout-Utilité
• -ACB : Analyse Cout-Bénéfice
39
Qu’est-ce qu’un marché ?
• Ensemble de dispositifs par lesquels les
acheteurs et les vendeurs entrent en contact
pour échanger.
• Un groupe d’acheteurs et de vendeurs d’un
bien ou d’un service.
• Les acheteurs déterminent la demande.
• Les vendeurs déterminent l’offre.
40
Différentes formes de marché
• a) Concurrence parfaite
• Biens proposés à la vente sont homogènes.
Acheteurs et vendeurs sont tellement
nombreux qu’aucun n’est en mesure
d’influencer le prix du marché → acheteurs et
vendeurs prennent le prix comme donné, ils
sont « preneurs de prix » ou « price taker ».
• Exemple
41
• b) Monopole
• Vendeur unique, contrôle considérable du prix.
Exemple :
• c) Oligopole
• Petit nombre de vendeurs, concurrence « relativement » peu
agressive.
Exemple :
• d) Concurrence monopolistique
• Grand nombre de vendeurs, bien légèrement différenciés, faible
• influence sur le prix.
Exemple :
42
1. La demande
• La demande est la quantité d’un bien que les acheteurs
voudraient et sont capables d’acheter à des prix différents dans
une période donnée.
Quels sont les déterminants de la demande ?
• a) Le prix
• “Loi de la demande”
• Toutes autres choses étant égales« Ceteris paribus » par
ailleurs, quand le prix d’un bien ↑, la Quantité demandée ↓.
• b) Le revenu
• Quand la demande pour un bien ↑, lorsque votre revenue ↑, on
parle d’un « bien normal ».
• Quand la demande pour un bien ↓, lorsque votre revenue ↑, on
parle d’un « Bien inférieur ». Exemple : transports en commun
43
• C) Le prix de produits comparables
• Quand la baisse du prix d’un bien provoque
une baisse de la demande d’un autre bien, les
deux biens sont « substituables ».
• Quand la baisse du prix d’un bien provoque
une augmentation de la demande d’un autre
bien, les deux biens sont « complémentaires
».
44
• Exemples :
• Biens substituables : glace et sorbet, hot dogs
et hamburgers, tickets de cinéma et DVD.
• Biens complémentaires : chantilly et glace,
ordinateurs et logiciels, essence et
automobiles.
45
• d) Les goûts
• Reflet des préférences individuelles.
• e) Les anticipations
• Vos attentes concernant l’avenir
46
• Exemple
• Deux types de mesures pour réduire la
consommation de tabac :
• a) Interdire la consommation dans les lieux
publics, mettre des messages d’avertissement
médical sur le paquet, interdire la publicité
télévisuelle,...
• b) Imposer une taxe élevée sur les cigarettes.
47
L’offre
• La quantité offerte d’un bien est la quantité que les
vendeurs sont prêts à vendre et capables de vendre à des
prix différents.
• a) Le prix
• « Loi de l’offre » désigne la relation croissante entre la
quantité offerte et le prix de vente. Toutes choses étant
égales par ailleurs, quand le prix d’un bien ↑, la quantité
offerte ↑.
• b) Le prix des facteurs de production
• Si le prix d’un facteur ↑→ production devient moins
profitable →production ↓.
48
• C)La technologie de production
• Exemple : nouvelle machine qui permet de
réduire les coûts de production → offre ↑.
• d) Les anticipations
• Attentes concernant l’avenir
• L’offre du marché
Somme des offres individuelles pour un bien ou
un service particulier.
49
Tableau et courbe de demande
• Tableau de demande
• C’est un tableau qui met en relation le prix
d’un bien et la quantité demandé
• Courbe de demande: Courbe de pente
généralement négative reliant le prix et la
quantité demandée
50
Tableau de la demande
prix quantité
20 15
25 12
40 10
45 8
50 5
53 4
55 2
51
Courbe de la demande
• La courbe de demande a une pente négative
car, ceteris paribus , des prix bas entrainent
des quantités demandées élevées
52
Les raisons d’une courbe de
demande à pente négative
• La baisse des prix Attire de nouveaux
consommateurs sur le marché
• Augmente les quantités demandée par
chaque consommateur
• L’augmentation des prix : Moins de
consommateurs sur le marché
• Baisse de la consommation individuelle
53
• L’effet de substitution
Si la viande de bœuf devient moins chère une
partie des consommateur substituera de la
viande de bœuf au poulet
54
• L’effet revenu : Une baisse de prix permet au
consommateur d’acheter une quantité plus
élevée
• Il s’agit donc d’une augmentation du pouvoir
d’achat
• Tout se passe comme si le revenu lui-même
augmentait
55
Et pourtant..
• Parfois la fonction de demande a une pente
positive: la demande augmente lorsque le prix
s’accroît
56
Tableau et courbe
• Tableau d’offre
Un tableau qui montre (on dit également qui «
croise ») la relation entre le prix d’un bien et la
quantité offerte
• Courbe d’offre: Courbe de pente
généralement positive qui relie le prix et la
quantité offerte
57
Tableau de l offre
Prix quantité
10 1
12 1
13 2
14 3
15 4
16 5
58
courbe
L’offre et la demande déterminent...
• Le prix d’équilibre
Le prix auquel les courbes d’offre et de demande
se croisent. A l’équilibre, la quantité offerte et
la quantité demandée sont égales.
• Quantité d’équilibre
Quantité pour laquelle la courbe d’offre et la
courbe de demande se croisent
59
3. Rencontre entre l’offre et la demande
• On parle de “prix d’équilibre” car, à ce niveau
de prix, la quantité que les acheteurs sont prêts
à acheter et capables d’acheter est exactement
égale à la quantité que les vendeurs sont prêts
à vendre et capables de vendre.
• Les actions des acheteurs et des vendeurs
amènent naturellement vers le point
d’équilibre
60
• Le prix d’équilibre est le seul prix pertinent car
le montant de l’offre souhaitée est égal au
montant de la demande souhaitée à ce prix
61
62
Que se passe-t-il si le marché
n’est pas à l’équilibre?
• Offre excédentaire (surplus) Le prix est au-
dessus du prix d’équilibre et les producteurs
ne peuvent vendre tout ce qu’ils veulent au
prix courant
• Demande excédentaire (pénurie)Le prix est
au-dessous du prix d’équilibre et les
consommateurs ne peuvent pas acheter tout
ce qu’ils désirent au prix courant
63
Résumé
• La demande d’un bien indique la quantité que
les consommateurs sont disposés à acheter
sur le marché en fonction du prix du bien
• L’offre d’un bien indique la quantité que les
entreprises sont disposées à mettre sur le
marché en fonction du prix du bien
• L’équilibre du marché (ou équilibre
concurrentiel) est réalisé lorsque l’offre est
égale à la demande
64
Les concepts de l'offre et de la demande des soins de santé
65
Offre des soins de santé
• Il existe plusieurs caractéristiques revêtues par
l'offre de service de santé, on peut retenir:
Les soins de santé constituent le bien offert à
la fois par des producteurs individuels ou par
des entreprises multiproduits. Au sein de ces
dernières, on trouve des prestations réalisées
par plusieurs catégories (médecin, infirmier) ;
66
Les soins de santé peuvent être réalisés grâce
à une technologie traditionnelle ou
technologie moderne ;
La structure de l'offre est fortement
influencée par l'importance géographique du
milieu ; compte tenu de la nature du bien ou
service et surtout de la transférabilité limitée
des consommateurs en urgence ;
67
Dans la plupart des pays en développement, l'offre
de santé est rationnée. En effet, les soins de santé
ont été pendant longtemps distribués presque
gratuitement étant donné les externalités positives
qui en découlent. Cependant, toutes les études
montrent que cette gratuite revient à un
rationnement indirect à cause du temps qu'on doit
mettre pour être en contact avec les praticiens et
la mauvaise qualité d'accueil dans les hôpitaux
publics.
68
Demande des soins de santé
• La demande est le désir d'un individu ou d'un groupe de
population par rapport à une amélioration de la santé
ou à l'utilisation d'un service. La demande peut être
exprimée ou non. La demande de soins de santé
augmente avec l'âge. Les femmes expriment
généralement une plus grande demande (de soins) de
santé que les hommes. La demande est limitée par la
perception et, de ce fait, concerne principalement les
soins curatifs et plus rarement les mesures préventives.
Une personne ne fait appel à un service que si elle en
ressent le besoin.
69
• En santé publique, les demandes soulèvent une série de
difficultés. La première déjà évoquée est la faible
demande pour des besoins préventifs. La deuxième est
la forme subjective ou individuelle de la demande : cette
dernière est alors perçue, à tort ou à raison, comme trop
peu fréquente pour exiger une réponse collective de
santé publique. Un troisième écueil est celui des limites
de la perception individuelle : un groupe de travailleurs
peut s'affoler sans raison pour une fumée foncée
malodorante et s'accommoder fort bien de substances
nocives incolores et inodores.
70
GÉNÉRALITÉS SUR LA SÉCURITÉ SOCIALE
AU CAMEROUN
• Aperçu historique: Le système camerounais de
protection sociale a connu deux phases
d'évolution : celle de l'avant indépendance et
celle de l'après indépendance
71
La protection sociale avant l'indépendance
• La substance du système social camerounais se décline
de manière précise par l'ordonnance du 06 décembre
1945 mise en place par la France, créant une caisse de
compensation des prestations familiales dont le siège
est à Douala et ne prend en charge que les travailleurs
français et assimilés, à l'exclusion des camerounais.
• A la veille des indépendances, la loi n°59/25 du 11
avril 1959 abroge le décret de 1956 et réorganise la
caisse.
72
La protection sociale après l'indépendance
• Avec l'indépendance et la réunification, le
Cameroun, membre de l'organisation du
travail depuis 1960, est amené à adapter sa
législation aux normes internationales. Cet
ajustement du cadre juridique de la protection
sociale s'est fait à travers la loi n°67/LF/07 du
12 juin 1967 instituant un code des
Prestations Familiales
73
• En ce qui concerne l’accès aux systèmes de
protection sociale dans le secteur privé formel
au Cameroun, Pour ce qui est de la gestion
financière de la protection sociale, elle est
principalement assurée par la CNPS.
74
• La sécurité sociale camerounaise comporte 3
branches gérées pas la CNPS: les prestations
familiales, les accidents de travail-maladies
professionnelles, les pensions de vieillesse,
d’invalidité et de décès.
ELABORATION DE LA SSS 2016
-
2027
• l’élaboration de la SSS2016-2027 a comporté
trois étapes:
• (i) la réalisation d’un état des lieux,
• (ii) l’élaboration d’un cadre stratégique et
• (iii) d’un cadre de mise en œuvre et de suivi-
évaluation.
76
État des lieux et diagnostic
• Une analyse situationnelle exhaustive du secteur santé a
permis de collecter des informations probantes pour mieux
décrire les besoins des bénéficiaires et l’offre de services et
de soins. Cette collecte des données a été facilitée par la
délimitation et la segmentation du secteur de la santé en
cinq composantes, à savoir
• : (i) la promotion de la santé,
• (ii) la prévention de la maladie,
• (iii) la prise en charge des cas
• , (iv) le renforcement du système de santé, et
• (v) la gouvernance et le pilotage stratégique.
77
• Le problème majeur du système de santé est
sa faible capacité à contribuer au
développement d’un capital humain sain et
productif. Ce problème central a pour
conséquences
• :
78
• la faible adoption des comportements sains par les populations ;
• les fortes prévalences et incidence des facteurs de risque des
maladies évitables
• une prise en charge des cas peu satisfaisante tant dans les
formations sanitaires qu’au niveau communautaire
• une morbidité et une mortalité évitables élevées;
• l’inaccessibilité financière des soins et services pour les
bénéficiaires
• une réduction de la force de travail dans la population générale
79
Cadre stratégique du secteur de la santé
• La vision de la SSS2016-2027 est la suivante;
• «Le Cameroun, un pays où l’accès universel
aux services de santé de qualité est assuré
pour toutes les couches sociales à l’horizon
2035, avec la pleine participation des
communautés»
80
• L’objectif général de la SSS2016-2027est de
contribuer au développement d’un capital
humain sain, productif et capable de porter
une croissance forte, inclusive et durable
• .
81
• En ce qui concerne la promotion de la santé, il s’agira,
d’«Amener la population à adopter les comportements sains
et favorables à la santé d’ici 2027».À cet effet, quatre objectifs
spécifiques ont été identifiés:
• (i) Renforcer les capacités institutionnelles, communautaires,
et la coordination dans le domaine de la promotion de la santé
; (ii) Améliorer le cadre de vie des populations dans au moins
70% des districts de santé d’ici 2027 ; (iii) Renforcer les
aptitudes des individus et des communautés dans au moins 75
% des DS d’ici 2027 ; (iv) Réduire d’au moins 25% les besoins
non couverts en planification familiale d’ici
2027,principalement chez les adolescents.
82
• Dans le domaine de la prévention de la maladie, il sera question d’ici 2027de
réduire d’un tiers, la proportion des personnes présentant les facteurs de
risque des maladies évitables au Cameroun. Pour ce faire, l’accent sera mis
sur:(i) la réduction d’au moins un tiers de l’incidence/prévalence des
maladies transmissibles à l’horizon 2027;(ii) le renforcement de la
surveillance et de la prévention des maladies à potentiel épidémique, des
zoonoses et des évènements de santé publique majeurs dans au moins 90%
des districts d’ici 2027;(iii) l’amélioration de la couverture des interventions
de prévention SRMNEA dans au moins 80% de districts de santé et ;(iv) la
réduction d’au moins 1/5ede l’incidence/prévalence des principales
maladies non-transmissibles d’ici 2027
• Santé de Reproduction, Maternelle, Néonatale, de ’Enfant et de
l’AdolescenT
83
Offre de services
• Couverture sanitaire Physique
• Jusqu'à nos jours, il existe 10 Délégations Régionales reparties en
180 Districts de Santé dont 178 fonctionnels. Pour ce qui est des
formations sanitaires, il y a 3214 dont 04 hôpitaux de 1ère
catégorie (Hôpitaux Généraux), 04 hôpitaux de 2ème catégorie
(Hôpitaux Centraux), 12 Hôpitaux de 3ème catégorie (Hôpitaux
Régionaux), 156 hôpitaux de 4ème catégorie (Hôpitaux de
Districts), 181 CMA et 1801 CSI de 5ème catégorie parmi lesquelles
1600 sont fonctionnelles. Certains hôpitaux de district ont été
rénovés et leurs plateaux techniques améliorés pour en faire des
hôpitaux régionaux annexes ; c’est le cas des hôpitaux de
Nkongsamba, Buea, Sangmélima qui auront le statut d’hôpital sous-
régional à la fin des travaux de réfection ( déjà terminé).
84
• Description des types d’offre de services et des soins
• Soins de Santé Primaires (paquets d’activités (PMA,
PCA);
• Soins spécialisés
• Autres types de soins(médecine traditionnelle et
médecine parallèle/médecine alternative)
• Recours informel des populations aux soins de santé
(soins à domicile, automédication, pharmacie de la
rue)
85
Infrastructures et équipements
• En 2014, on dénombrait 4034 formations
sanitaires publiques et privées
• On note une prolifération anarchique des
formations sanitaires privées dans certaines
régions. Plusieurs de ces formations sanitaires
ne disposent pas d’agrément du MINSANTE et
échappent ainsi à son contrôle.
86
Financement de la santé
• Généralité sur le financement de la santé
• Selon les Comptes Nationaux de la Santé de l’année 2011, le volume total du
financement de la santé est de 504 milliards FCFA, soit 4% du PIB
• Les principales sources de financement (figure 3) sont: les ménages (52%),
le Gouvernement (33%), les bailleurs de fonds (14%) et le secteur privé (1%).
• L’Etat joue un rôle prépondérant dans ce financement à travers les budgets
alloués au Ministère de la Santé Publique et aussi aux départements
ministériels apparentés dont la contribution à l’amélioration de la santé des
populations ne fait plus l’ombre d’aucun doute. Ces fonds sont destinés à la
construction des infrastructures sanitaires, l’acquisition des équipements
techniques et des équipements d’exploitation, le paiement des salaires et
primes des personnels de santé ainsi que la formation et le recyclage desdits
personnels.
87
• La contribution des ménages(près de 61% des dépenses totales de
santé en 2013, soit la 3èmeplus importante contribution en Afrique
Sub-saharienne derrière le Soudan et le Nigeria) au financement de la
santé pèse de tout son poids et se traduit directement à travers les
recettes enregistrées dans les formations sanitaires. S’il est relativement
aisé d’estimer les contributions des pouvoirs publics au financement de
la santé, il est très difficile d’apprécier l’apport des ménages dans ce
processus qui est dominé par des paiements directs et à l’acte, sources
principales de la faible gouvernance dans le secteur santé. Ce qui fait
qu’à l’heure actuelle, il n’est pas possible de connaître le volume exact
des recettes des formations sanitaires. L’apport des partenaires
techniques et financiers (PTF) en matière d’investissement et de
financement des activités est très important dans le pays. Ces
financements bénéficient à tous les niveaux du système de santé.
88
Financement de l’Offre
• D’après la revue des dépenses publiques en santé (2007-2009), le
Cameroun
• Consacre 1,04% de son PIB à la santé et un peu plus de 5,06% de ses
dépenses publiques à la santé. La dépense moyenne de santé au
Cameroun est de 14 dollars par habitant et par an ; ce ratio qui n’intègre
pas les dépenses en santé des autres départements ministériels pour
cause de l’inaccessibilité à l’information est largement inférieur à celui
recommandé par la Communauté Internationale pour atteindre les OMD
(34 dollars par habitant et par an). Ce déficit d’informations sur la dépense
en santé au Cameroun démontre la nécessité pour le Gouvernement et
pour tous les intervenants du secteur santé de faciliter l’accessibilité et la
collecte des informations relatives au financement de la santé à tous les
niveaux et sur l’ensemble du territoire en vue de mieux apprécier le niveau
réel de ce ratio. C’est ainsi que le Gouvernement sera en mesure d’estimer
les efforts financiers additionnels nécessaires pour l’atteinte des OMD.
89
Financement de la Demande
• La part du financement de la santé assurée par l'Etat a fait
face, dès les années de crise, à un problème de faible
disponibilité des ressources financières. L’une des principales
conséquences a été le passage d'une situation de gratuité
pour les soins de santé à une obligation de contribution à la
dépense en santé, véritable handicap pour les ménages. La
politique de cofinancement des services et soins de santé par
l’Etat et les populations bénéficiaires de ceux-ci à travers le
système de recouvrement des coûts a amélioré certains
aspects de l'offre de santé au Cameroun, notamment la
disponibilité et l’accessibilité aux médicaments essentiels
génériques.
90
• Cependant, elle n'a pas été suivie d'un accroissement de la demande
de soins, car les plus démunis sont souvent dans l'incapacité
financière de recourir aux structures sanitaires. Par ailleurs, il est
démontré que les ménages dépensent beaucoup et mal pour leur
santé. L’analyse de ces deux constats révèle la nécessité de se
prémunir contre les risques financiers liés aux soins de santé ; en
effet, le Cameroun à l’instar des autres pays africains, n'apporte
qu'une réponse insuffisante au besoin de protection sociale des
populations. La sécurité sociale (CNPS au Cameroun) qui n'intègre
d'ailleurs pas dans ses prestations la couverture santé, protège
uniquement les travailleurs du secteur formel et les fonctionnaires,
délaissant ainsi une partie importante de la population qui se
regroupe dans le secteur agricole et le secteur informel
91
• De même, les compagnies d'assurance privées financièrement
inaccessibles pour le plus grand nombre des populations,
répondent en partie aux besoins d'assurance santé d'une infime
minorité de salariés.
• - face aux difficultés qu'elles rencontrent, les communautés
organisent une solidarité autour de mécanismes informels
d'entraide. Solidarité qui s'observe au Cameroun au sein des
associations et tontines, dans lesquelles on trouve une rubrique «
secours » qui a pour objectif la prise en charge d'une partie des
frais médicaux engagés par l'un des membres à jour de ses
cotisations. Mais, ces formules demeurent le plus souvent
insuffisantes pour palier aux problèmes de financement des soins
de santé.
92
• L'assurance maladie s'avère donc être l'outil nécessaire
et urgent pour répondre au besoin de plus en plus
crucial de garantir l’accessibilité des populations aux
services et soins de santé au Cameroun.
• Près de 60 % des Camerounais éprouvent des difficultés
à faire face aux dépenses de santé. Le gouvernement
camerounais, pour y remédier, s’est fixé comme objectif
de couvrir 40 % de la population par des mutuelles de
santé et en créer au moins une par district de santé
d’ici 2015
93
• Jusqu'en fin avril 2008, ce sont quelque 55 000 personnes qui ont bénéficié de
l'assistance des fonds des mutuelles de santé dans les régions pilotes que sont: le
• Littoral avec 22% de couverture, le Sud-Ouest, 28% et 35% dans le Nord-Ouest,
soit un taux de couverture générale de 28% dans ces régions; ce qui représente
moins de 1% pour l’ensemble du pays et touchant près de 32% des Districts de
santé.
Parmi les problèmes qui entraînent une faible adhésion aux mutuelles de santé on
peut citer :
• - Faible taux de pénétration
• - Manque de fidélité des membres dans les cotisations
• - Faible capacité financière des populations
• - Méfiance de la population vis-à-vis des mutuelles de Santé
• - Le manque d’expertise et le bénévolat du personnel du comité de gestion
• - Insuffisance des mécanismes de la stimulation de la demande
94
ETAT DES LIEUX DE LA PROTECTION SOCIALE AU CAMEROUN
• La protection sociale vise à restaurer à chaque
personne vulnérable sa dignité, à renforcer les
capacités en vue de son autonomisation et de
sa participation effective à l’œuvre
d’édification nationale.
• L’état des lieux s’articule autour de 03 axes
principaux de la protection sociale que sont
l’inclusion sociale, la sécurité sociale et les
soins de santé
95
A- Les problèmes liés à l’inclusion sociale
• La vie dans les sociétés modernes est caractérisée par la
stigmatisation, la marginalisation et l’exclusion de certains
groupes sociaux sur la base de critères socialement construits
et entretenus. L’exclusion sociale se présente comme la
négation de la parité, de l’égalité de tous en droits et en
devoirs. Elle signifie aussi l’inégal accès desdits groupes aux
mêmes statuts, rôles, privilèges et autres prérogatives
pouvant conduire aux réactions de contestations voire à des
conflits ou crises. Les groupes les plus concernés par ce
phénomène sont les enfants, les jeunes, les femmes, les
personnes handicapées, les personnes âgées, les populations
marginales.
96
• Il convient de souligner que l’absence de
données appropriées, tant quantitatives que
qualitatives, ne permet pas une analyse
approfondie des groupes ci-dessus énumérés,
en raison de l’insuffisance voire de l’absence
d’études scientifiques les concernant.
97
Le système de sécurité sociale
• D’après l’OIT la sécurité sociale est la sécurité que la société
fournit à ses membres en vue de les prémunir des risques
sociaux à travers les organisations appropriées.
Le système actuel de sécurité sociale au Cameroun est assis sur
deux régimes principaux :
• Le régime des travailleurs relevant du code de travail, géré par
la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) ;
• Le régime des Fonctionnaires et assimilés, géré par l’Etat Les
agents de l’Etat relevant du code du travail, autrefois gérés par
la CNPS, ont été reversés au Ministère de l’Economie et de
Finances depuis 1993.
98
Environnement sanitaire
• La deuxième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM
II) évalue à 40,2% la proportion de la population vivant en deçà du
seuil de la pauvreté, soit avec moins d’un dollar par jour.
• Cette situation de précarité n’est pas sans incidence sur l’accès à la
santé des personnes vulnérables. Pour ne prendre que quelques
exemples, selon les résultats de la troisième Enquête
Démographique et de Santé du Cameroun (EDSC III) réalisée en
2004, les risques de décès des enfants avant l’âge d’un mois, d’un
mois ou avant l’âge de 5 ans sont respectivement de 29%, 74% et
144%, avec des pointes à 186% et 205% dans les provinces de
l’Extrême Nord et du Nord. Avec un taux de 144 décès d’enfants de
0 à 5 ans pour 1000 naissances vivantes, le Cameroun était ainsi
loin d’atteindre l’objectif DSRP/OMD de 205% en 2007.
99
• Suivant la même source, près d’un enfant de moins de 5 ans
sur 6 souffrent de malnutrition chronique ou modérée ; plus
d’un enfant de moins de 5 ans sur 4 souffrent d’un retard de
croissance modérée ou sont de petite taille par rapport à leur
âge ; plus de 18% de ces enfants souffrent de l’insuffisance
pondérale modérée tandis que 32% souffrent de sous-
nutrition chronique ou modérée.
• Plusieurs enfants sont également exposés au paludisme, à
l’hépatite, à la fièvre jaune et à bien d’autres maladies.
• La prévalence de l’infection à VIH qui est plus élevées chez les
femmes (6,8%) accroît considérablement le risque de
contamination des nouveaux-nés.
100
• De manière générale, dans un contexte de
faiblesse ou d’inexistence de revenus, les
couches vulnérables éprouvent bien de
difficultés à faire face aux problèmes de santé,
même si de nombreux efforts sont déployés
pour assurer le bien-être sanitaire des
populations
101
• Relever le niveau des prestations pour se rapprocher des normes
internationales ;
• Faire bénéficier des prestations sociales à d’autres couches de la population
notamment les exploitants agricoles et pastoraux, les travailleurs
indépendants non agricoles (artisans, industriels, professions libérales) ;
• Mettre en place une couverture maladie (elle existe mais elle est résiduelle) ;
• Accélérer la réforme de la sécurité sociale en cours, avec la création de
Caisses Autonomes chargées de gérer les différentes branches de la sécurité
sociale actuellement opérationnelles ;
• Procéder à la révision du cadre juridique régissant le système des retraites
dans notre pays, devenu obsolète ; cette révision pourrait déboucher sur un
Code des pensions ;
• Promouvoir la formation permanente des agents en charge du traitement
des dossiers de retraite
102
En ce qui concerne l’environnement sanitaire :
• l’amélioration de l’accès des populations aux soins de santé de qualité à travers la
réforme hospitalière ;
• l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant ;
• l’accroissement de l’accès aux médicaments et dispositifs médicaux essentiels,
l’intensification de la lutte contre la vente illicite des médicaments et
l’aboutissement de l’étude sur le développement d’une industrie nationale du
médicament
• la promotion des activités de sensibilisation sur les facteurs de risques, le
dépistage précoce, la réduction des coûts de traitement et le renforcement des
capacités de prise en charge des maladies non transmissibles ;
• la mutualisation du risque maladie ;
• le renforcement de la participation des acteurs non étatiques et des communautés
à l’offre des soins par la promotion du partenariat et de la contractualisation ;
• Le vote d’une loi relative à l’accès de tous aux soins de santé.
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