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38-Les Rickettsies

Les Rickettsies sont des bactéries intracellulaires obligatoires responsables de maladies émergentes, dont la classification a été modifiée par la biologie moléculaire. Elles se divisent en deux groupes principaux : le groupe typhus et le groupe boutonneux, avec diverses espèces ayant des vecteurs spécifiques comme les tiques et les poux. Les méthodes de diagnostic incluent la sérologie, la culture cellulaire et la biologie moléculaire, bien que leur culture soit complexe en raison de leur nature intracellulaire.

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38-Les Rickettsies

Les Rickettsies sont des bactéries intracellulaires obligatoires responsables de maladies émergentes, dont la classification a été modifiée par la biologie moléculaire. Elles se divisent en deux groupes principaux : le groupe typhus et le groupe boutonneux, avec diverses espèces ayant des vecteurs spécifiques comme les tiques et les poux. Les méthodes de diagnostic incluent la sérologie, la culture cellulaire et la biologie moléculaire, bien que leur culture soit complexe en raison de leur nature intracellulaire.

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LES RICKETTSIES

Dr. CHABANI
HCA
INTRODUCTION

 Les Rickettsies sont des bactéries à développement intra cellulaire


obligatoire

 Ces bactéries sont responsables de maladies connues depuis plusieurs


siècles et paradoxalement font parties des pathologies émergentes

 Un remaniement considérable à été apporte à leur classification depuis


l’apparition de la biologie moléculaire
Taxonomie et classification
 Taxonomie totalement modifiée par l’apport de la biologie moléculaire rendant cette
classification controverse et en permanent changement
 Actuellement on utilise 5 gènes des rickettsies pour définir le genre le groupe et l’ espèce
 Les gènes sont: 16S rRNA – gltA – ompA - ompB et le gène D

 Actuellement, il est admis que les Rickettsies appartiennent à l’ordre des Rickettsialaes
 Cet ordre comprend les genres Anaplasma, Ehrlichia, Neorickettsia, Orientia, Rickettsia et
Wolbachia.
 Le genre Rochalimaea a été intégré au genre Bartonella de la famille des Bartonellaceae et
a été retirée de l’ordre des Rickettsiales.
 Coxiella burnetii a été, également, reclassé dans la famille des Legionellaceae
 Actuellement on considère 2 groupes :
- groupe typhus ( R.Prowaseki et R. Typhi) GT
- groupe boutonneux incluant genre orientia ( O.tsutsugamushi) GFB
 A l’heure actuelle il existe 25 espèces reconnues
BACTERIOLOGIE
 Bactéries intracellulaires strictes
 Leur structure est celle des bactéries a gram négatif : membrane interne et une
membrane externe composées de deux couches et délimitant le periplasme qui
contient une couche de peptidoglycane

 Dans les cellules hôtes les rickettsies sont entourées par un glycocalyx ou slime

 Ne sont pas colorées par coloration de Gram mais par celle de Gimenez ainsi que
par Giemsa

 Les bactéries du groupe boutonneux sont associes principalement aux tiques


mais aussi aux acariens et aux puces.la température optimale de croissance est de
32 C et peuvent pénétrer dans le noyau de la cellule hôte
Les bactéries du groupe typhus sont associées aux poux du corps et aux puces;
la température de croissance est de 35C et ne sont retrouvées que dans le
cytoplasme des cellules infectées

Les rickettsies sont rapidement inactivées à 56C

Leur culture au laboratoire peut être réalisée sur modèle animal, sur œuf
embryonné ou actuellement sur culture cellulaire (VERO ou MRC5) leur effet
cytopathogéne est rapide et important entrainant la formation de larges plages de
lyse

Les méthodes traditionnelles d’identification utilisées en bactériologie ne


peuvent être utilisée en routine pour les rickettsies à cause de leur croissance intra
cellulaire. Cependant la biologie moléculaire a fourni de nouveaux outils pour
l’identification de ces bactéries.
PHYSIOPATHOLOGIE

 Les rickettsies du GFB, transmises par les tiques ou les mites, sont inoculées à la peau à partir de la
salive de l’arthropode durant son repas sanguin

 Les rickettsies du GT sont éliminées dans les fèces des puces et des poux puis vont pénétrer par
auto-inoculation à travers les lésions de grattage au niveau du site de la piqûre de la puce ou du pou

 Toutes les cellules nucléées du derme : fibroblastes, macrophages, cellules dendritiques et cellules
endothéliales peuvent constituer une cible

 Les bactéries vont passer ensuite dans les vaisseaux lymphatiques pour atteindre les ganglions
régionaux puis peuvent regagner la circulation sanguine

 Ainsi, tous les organes peuvent être atteints mais les cibles préférentielles sont le poumon et le
cerveau
Rickettsies
Physiopathologie

Les cellules infectées


desquament, altérant
Pénétration : Elles infectent les Lésions
les propriétés
cellules endothéliales de
Piqûre antithrombotiques de
des vaisseaux proche
Lésion de du site d'inoculation et
l'endothélium vascula
grattage vasculaire et favorisant rite
s’y multiplient.
l'adhérence des
plaquette
EPIDEMIOLOGIE

 L’ écologie de chaque espèce est directement liée à l’ épidémiologie des


pathologies associées

 Ainsi la bio écologie déterminera la distribution géographique des pathologies


l’incidence de la maladie ainsi que les variations saisonnières.
LES RICKETTSIES DU GROUPE BOUTONNEUX À TIQUES

 Fièvre boutonneuse méditerranéenne provoquée par R.conorii. le vecteur est la


tique brune du chien (Rhipicephalus sanguineus)

 Fièvre pourprée des montagnes rocheuses provoquée par R.rickettsii- fièvre de


Queensland- fièvre boutonneuse japonaise

 L’ épidémiologie des rickettsioses à tiques est directement liée aux caractéristiques


écologiques ou comportementales des tiques vecteurs

 Le climat, l’ensoleillement, la température et l’ humidité conditionnent la répartition


géographique des tiques, leur cycle biologique et leur activité
Chaque espèce a une répartition géographique particulière ; seule la tique brune du chien
est de répartition mondiale

Quand l’ activité des tiques est saisonnière le risque de transmission de la maladie est
saisonnier

Les manifestations cliniques varient selon l’espèce en cause mais ont en commun :
- incubation 6 a 10 j
- fièvre –céphalées –myalgies
- éruption maculeuse ou maculo papuleuse
- escarre après une piqure de tique

Particularités cliniques sont conditionnées par les caractéristiques comportementales des


tiques : les tiques responsables de l’infection à R. slovaca piquent l’ hôte sur le cuir
chevelu; les tiques responsables de la transmission de R.africae peuvent piquer
simultanément le même individu et donc le sujet présente plusieurs escarres d’inoculation
Rickettsies
Taxonomie
Données épidémiologiques
EN ALGERIE:
• La fièvre boutonneuse est
présente de manière
prépondérante dans le littoral,
avec une incidence maximale à
l’ouest de 8/100000 habitants.
• Le sud du pays ne semble pas
être touché.

INSP 2006
FIEVRE BOUTONNEUSE A PUCES
 La fièvre boutonneuse à puce ou cat flea typhus est une maladie émergente
incomplètement décrite due à une rickettsie du groupe boutonneux Rickettsia félis

 L’isolement définitif de R.felis sur culture cellulaire a été obtenu en 2001 à Marseille

 Une fièvre ou une escarre ont été rapportées dans les quelques cas documentés

 Ces dernières années R.felis a été associé à plusieurs espèces de puces à travers le
monde : Brésil; Espagne ; France ; Royaume Uni et récemment en Algérie

 L’infection est ubiquitaire d’autant que les puces pourraient être réservoirs de la
bactérie
RICKETTSIOSE VESICULEUSE

 La rickettsiose vésiculeuse est due à Rickettsia akari du groupe boutonneux transmise par
liponyssoides sanguineus, acarien ectoparasites des souris

 Incubation : 7 à 10 j , début brutal avec fièvre élevée accompagnée de frissons de myalgie


photophobie et anorexie

 Au site d’inoculation apparait une papule rouge indolore devenant vésiculeuse

 L’ éruption apparait généralement en trois jours : maculopapuleuse puis vésiculeuse et enfin crouteuse

 La maladie évolue généralement vers la guérison en trois semaine même sans traitement et ne laisse
aucune trace
TYPHUS MURIN
 Le typhus murin du a Rickettsia typhi est une zoonose ubiquitaire transmise à
l’homme par les ectoparasites des muridés

 La puce du rat (xenopsylla cheopis) vecteur principal

 La puce contamine l’homme par ses déjections qui pénètrent l’organisme à la faveur
de lésion de grattage, par voie muqueuse ou par inhalation

 Les rickettsies peuvent d’autres part rester infectantes des années dans les poussières de
déjections des puces dans l’habitat des rats
 La maladie a une répartition mondiale

 L’incubation est de 7 à 14 jours avec fièvre élevée, des céphalées; une asthénie
extrême et des myalgies. A la phase d’état la fièvre est en plateau

 Il n’ y a pas d’escarres, l’éruption est discrète elle est maculo papuleuse

 Si la guérison spontanée est la règle, même en l’ absence de traitement on


déplore 2 % a 3 % de cas fatals
TYPHUS EPIDEMIQUE

 Les poux de corps sont strictement hématophages, ont des repas de sang fréquents et répétés: ils
meurent à 50 C mais ne sont pas tués par l’eau et le savon

 Le pou acquiert R.prowazekii après avoir piqué un homme infecté mais ne devient infectieux que 5 à
7 jours plus tard. Les rickettsies infectent les cellules du tubes digestifs qu’elles éclatent pour être
libérées dans les fèces où elles peuvent rester infectieuses pendant au moins 100 jours.

 CLINIQUE : incubation de 10 à 14 jours ; sensations de malaise avec apparition brutale de fièvre de


céphalées et de myalgies. Les complications neurologiques et cardiaques font la gravite de la
maladie.

 Il n’y a pas d’escarre d’inoculation aux sites de piqures des poux . Les patients développent une
éruption maculaire ou pétéchiale débutant au tronc et s’étendant aux membres. La face la paume des
mains et la plante des pieds sont en règles épargnés
 La létalité a été considérablement réduite par l’ antibiothérapie .
 Typhus épidémique ou typhus à poux ; typhus historique ou typhus exanthématique est du à Rickettsia
prowazeki

 Transmis à l’homme par le pou du corps Pediculus human corporis ou pediculus humanus humanus
qui survit dans les vêtements au contact de l’homme, profite du froid et du manque d’hygiène. Il
prolifère ainsi pendant les périodes de guerre de famine ou de catastrophe naturelle

 R.prowazekii est transmis à l’homme soit par contact avec les déjections de poux infectés en cas de
grattage dues au prurit déclenché par leur piqure, soit par inhalation ou contact des muqueuses ou
conjonctives avec ces fèces ou des poux écrasés

 A noter que les personnes qui survivent au typhus restent infectés toute leur vie et peuvent souffrir
d’une forme de recrudescence parfois tardive , la maladie de Brill-Zinsser

 Les œufs du pou sont pondu dans les plis de vêtement et éclosent en 6 à 9 jours ; la larve se déplace
sur la peau pour se nourrir
TYPHUS DES BROUSSAILLES
 Provoqué par O.tsutsugamushi, la transmission est liée à la piqure d’acariens qui est indolore et passe le plus souvent
inaperçue

 Cette maladie est endémique dans l’est du continent asiatique et dans l’ouest du pacifique où elle est très fréquente

 Elle est retrouve dans les zones rurales ou en périphérie des villes

 La période d’incubation est longue (jusqu’à 2 semaines) le tableau associe fièvre céphalée ,myalgie et parfois un rash
maculeux ainsi qu’une escarre d’inoculation typique (brulure de cigarette)

 La morbidité est importante par l’apparition d’un syndrome de détresse respiratoire

 Il est important de préciser que devant ce tableau non spécifique le traitement par doxcycline reste un test
thérapeutique

 C’est une pathologie extrêmement fréquente, il s’agit de la plus importante rickettsiose humaine ( 1 ,million de cas
par an avec 2 millions de personnes à risque)
MÉTHODES DIAGNOSTIQUES

 Sérologie : - le sérum est l’échantillon biologique le plus aisée et le plus rapide à collecter
- La sérologie est la méthode diagnostique de première intention dans les infections à rickettsies
- Il faut 2 sérums : l’un précoce et l’autre tardif (2-3 semaines) voir un 3e sérum (4-6 semaines) si
les taux sérologiques restent négatifs
- IFI reste la technique de référence mais ne permet que le diagnostic la classe de l’infection, elle
reste insuffisante pour identifier l’agent en cause
- La technique de la micro-immunofluorescence (MIF) constitue la méthode de référence pour le
sérodiagnostic des rickettsioses. Il s’agit d’une méthode sensible et spécifique. Cependant, elle
présente quelques limites surtout le manque de standardisation et les réactions croisées
observées entre les différentes espèces de rickettsie
- Western blot permet un diagnostic plus précoce mais son intérêt réside essentiellement dans la
précision de l’ espèce de rickettsies
- Le sérodiagnostic de Weil et Felix (basé sur communauté antigénique des rickettsies avec 3
souches de Proteus) n’est utilisé que dans de rares laboratoires . Les premiers tests utilisés
étaient basés sur la réactivité croisée entre Proteus vulgaris OX19 et les rickettsies du groupe des
typhus d’une part et P. vulgaris OX2 et les rickettsies du groupe des boutonneux d’autre part
Vu le manque de sensibilité et de spécificité, cette méthode a été délaissée mais continue,
néanmoins, à être utilisée dans certains pays surtout en Asie
 Culture :

 N’est utilisé que dans les laboratoires de référence nécessitant un P3


 Prélèvements : sang – biopsies cutanées et les tiques

 Biologie moléculaire :

 Technique sensible et rapide (PCR)

 Consiste à rechercher l’ac nucléique sur : sang- biopsie cutanée- arthropodes


Rickettsies
Diagnostic
Diagnostic direct
 Examen direct :
 Immunohistochimique = Meilleur moyen pour les mettre en évidence.
 Technique réalisée uniquement dans les centres de référence, car les anticorps
spécifiques du germe ne sont pas actuellement commercialisés.
 La culture cellulaire: Gold standard
 Œuf embryonné ou sur culture de cellules eucaryotes (ex :cellules Vero)  ECP.
 Sont mis en évidence à partir de la culture : IFD ou PCR.
 PCR:
 Peut être réalisée sur tout type de prélèvements, permet la détection et
l’identification.
 Sensibilité de 70%.
 Pas de kits commerciaux (PCR maison).
 Séquençage :
 Identification précise de l'espèce (espèces génétiquement proches ).
ELEMENTS PRATIQUES POUR LE DIAGNOSTIC
D’UNE RICKETTSIOSE

 Biopsie cutanée à la jonction zone saine et zone pathologique

 Prélèvement doit être réalisé avant toute antibiothérapie

 Si tique est retrouvée: culture si vivante ou PCR si morte

 Autres prélèvements : tube hépariné (culture) – tube EDTA (PCR) et 2 sérums à 15 j


d’intervalles
TRAITEMENT

 Traiter toute suspicion de rickettsiose par traitement empirique sans attendre la


confirmation sauf pour les piqure de tiques asymptomatique

 Les antibiotiques efficaces : tétracyclines – chloramphénicol - fluoroquinolones et certains


macrolides

 Doxycycline est l’antibiotique de choix pour les rickettsioses à tiques


FIEVRE BOUTONNEUSE
MEDITERRANENNE
Gimenez stain of tissue culture cells
infected with Rickettsia rickettsii
IMMUNOFLUORESCENT ANTIBODY TECHNIQUE – UTILISES
FLUORESCENT ANTIBODY TO DETECT RICKETTSIAL
ANTIGEN IN INFECTED TISSUES

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