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L'énonciation de La Subjectivité Dans Le Langage

Le document traite de la subjectivité dans le langage à travers la théorie de l'énonciation, en se concentrant sur les déictiques et les subjectivèmes. Il explore comment la référence et la deixis influencent la perception de l'énoncé par le locuteur et l'auditeur, en distinguant différents types de références. Enfin, il aborde les substantifs et adjectifs subjectifs qui révèlent des attitudes émotionnelles et évaluatives dans le discours.
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L'énonciation de La Subjectivité Dans Le Langage

Le document traite de la subjectivité dans le langage à travers la théorie de l'énonciation, en se concentrant sur les déictiques et les subjectivèmes. Il explore comment la référence et la deixis influencent la perception de l'énoncé par le locuteur et l'auditeur, en distinguant différents types de références. Enfin, il aborde les substantifs et adjectifs subjectifs qui révèlent des attitudes émotionnelles et évaluatives dans le discours.
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Université Sultan Moulay Slimane

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines


Beni Mellal
Master: Sciences du
Langage Module: La
Pragmatique

L’ÉNONCIATION
DE LA SUBJECTIVITÉ DANS LE LANGAGE
Chapitre II : De la subjectivité dans le langage: quelques-uns de ses
lieux d’inscription
Catherine Kerbrat-Orecchioni

Année universitaire 2024-2025


plan
Introduction

1) Les déictiques
 Problème de définition
 Quelques déictiques
2) Les subjectivèmes « affectif » et «
évaluatif »
 Les substantifs
 Les adjectifs subjectifs
 Les verbes subjectifs
 Les adverbes subjectifs
Conclusion
Bibliographie
Introduction

La théorie de l’énonciation aborde la subjectivité à travers la


notion de deixis, qui est « un repère linguistique référentiel qui
localise un événement de discours et ses participants dans l'espace et
dans le temps ».

3
 Selon Benveniste, il existe trois catégories principales de deixis: la personne
comme « Je ,tu », l’espace, comme « Ici » et le temps comme « Maintenant».

4
Catherine Kerbrat-Orecchioni a élargi la théorie de Benveniste en introduisant
d’autres lieux discursifs où la subjectivité du locuteur est présente, comme les
lexèmes , les verbes, les adjectifs et les adverbes.

5
I. Les déictiques:

1-Problème de définition

6
• la subjectivité est définie comme catégorie abstraite de référence,

• la référence est définie selon Kerbrat-Orecchioni comme le processus de mise en


relation de l’énoncé au référent.

7
On distingue deux méthodes de référence:

1. l’encodage: qui part de l’identification du référent pour aboutir à sa dénomination linguistique


(démarche onomasiologique)

2. Décodage : consiste à identifier le référent grâce à la perception acoustique ou visuelle de


signifiant (la perspective sémasiologique)

8
• le sujet utilise conjointement trois types de mécanismes
référentiels:

1. La référence absolue

2. La référence relative au contexte linguistique (cotexte)

3. la référence relative à la situation de communication, ou


référence « déictique »

9
• Pour illustrer cette distinction, voyons quelles sont les possibilités de
dénomination d’un objet extralinguistique x dans le cas particulier où
x est une personne.

• La référence absolue

1. X = « Une fille blonde » : il y a dénomination « absolue ». Pour


dénommer x, il suffit de prendre en considération cet objet x, sans
l’apport d’aucune information annexe.

10
La référence relative au contexte linguistique (cotexte)

2. X = « La sœur de Pierre » : le référent x (la sœur) est relatif à un


autre élément Y(Pierre) explicité dans le contexte verbal, (la
référence cotextuelle).

11
la référence relative à la situation de communication, ou référence «
déictique »

• 3 . Enfin, x peut être représentée par l’un des pronoms personnels « je


»/« tu »/« il », l’interprétation référentielle de X implique une
connaissance des données particulières de la situation de
communication.(la référence déictique)

12
•Définition
Lesde déictiques:
déictiques: sont les unités linguistiques dont le fonctionnement sémantico-référentiel
(sélection à l’encodage, interprétation au décodage) implique une prise en considération de
certains des éléments constitutifs de la situation de communication, à savoir :

1. le rôle que tiennent les actants de l’énoncé dans le procès d’énonciation

2. la situation spatio-temporelle du locuteur, et éventuellement de l’allocutaire

13
- les définitions classiques:

- Benveniste, 1966 a, p. 4 : « Hors du discours effectif, le pronom n’est


qu’une forme vide, qui ne peut être attachée ni à un objet ni à un
concept »

– Ricœur, 1975, p. 98 : « Les pronoms personnels sont proprement


"asémiques" ; le mot "je" n’a pas de signification en lui-même [...], »

14
• Kerbrat affirme que les déictiques ne sont pas vide de sens même hors
situation de l’énonciation et ce qui « varie avec la situation », c’est le
référent d’une unité déictique, et non pas son sens, lequel reste constant
d’un emploi à l’autre ;

• le pronom « je » fournit toujours la même information, à savoir « la


personne à laquelle renvoie le signifiant, c’est le sujet d’énonciation »

15
Remarque sur les expressions cotextuelles:
• Il convient de distinguer deux cas : les termes relationnels et les
représentants

1. Les termes relationnels: ex « la fille de Pierre »,

• les deux substantifs « fille » et « Pierre » sont en étroite relation, mais


ils n’ont pas le même contenu référentiel. On dira que « fille » est un
terme relationnel : il possède un sens en lui-même et un référent
autonome, mais qui ne peut être déterminé que par rapport à Y
16
• Lorsque l’élément Y n’est pas explicité dans le cotexte immédiat du
terme relationnel, deux possibilités d’ellipse se présentent :

1. Y ne peut être qu’un élément du cotexte large. Ex. :« Quelques jours


plus tard » ; « le lendemain ».

2. Y est un élément déictique, lorsque rien dans le cotexte ne peut


fonctionner comme terme Y, Ex « Nous approchions » (de l’endroit
en question)/« Approche » (d’ici)

17
2. Les représentants: Ce sont des « termes ou expressions qui
reçoivent leur signification d’autres termes, expressions ou
propositions contenus dans le même texte » (Haroche et Pêcheux,
1972, p. 17).

• Alors que les relationnels ont un sens autonome et un dénoté distinct


de y, les représentants ou « anaphoriques » empruntent leur contenu
sémantique et référentiel à y, que l’on appelle alors l’antécédent ou «
interprétant » de X

18
I. Les déictiques:

2-Quelques déictiques

19
1- Les pronoms personnels:
• Les pronoms personnels et les possessifs sont les plus évidents, et les
mieux connus.

20
• Pour recevoir un contenu référentiel précis, les pronoms personnels exigent en
effet du récepteur qu’il prenne en considération la situation de communication, et
cela de façon :

1. nécessaire et suffisante dans le cas de « je » et de « tu » : ce sont de purs


déictiques ;

2. nécessaire mais non suffisante dans le cas de « il(s) » et « elle(s) », qui sont à
la fois déictiques (ils indiquent simplement que l’individu qu’ils dénotent ne
fonctionne ni comme locuteur, ni comme allocutaire) et représentants (ils
exigent un antécédent linguistique )

21
• Le « nous » inclusif est purement déictique. En revanche, lorsqu’il
comporte un élément de troisième personne « il », le pronom doit être
accompagné d’un syntagme nominal fonctionnant comme un
antécédent inclus dans le « nous »

22
2- Les démonstratifs:

• Ils sont référentiels au cotexte (représentants) ou référentiels à la


situation de communication (déictiques).

• Ex: dans l’énoncé suivant, : « Dites... (il montre Diego), ce matelot


arrive de Santos. Si on l’interrogeait ? » extrait d’une pièce de théâtre

l’adjectif démonstratif est cotextuel si la pièce est lue (antécédent :


Diego) et déictique si elle est vue.

23
• il convient de distinguer :

1. Le cas des démonstratifs constitués à l’aide des particules -ci/-là :


leur répartition est de nature déictique puisqu’elle se fait selon l’axe
: proximité/éloignement du dénoté par rapport au locuteur

24
2. Le cas du démonstratif simple: un énoncé tel que « Prenez cette
chaise » s’accompagne obligatoirement d’un « geste désignant
l’objet en même temps que la phrase est prononcée» (Benveniste,
1970, p. 15), ou d’un regard dirigé vers le dénoté

• Ici le syntagme nominal « chaise » ne peut être interprété correctement


que dans la situation concrète de la communication,

25
3- La localisation temporelle:

• Exprimer le temps, c’est localiser un événement sur l’axe de la durée,


par rapport à un moment T pris comme référence.

• La localisation temporelle en français s’effectue essentiellement grâce


à des formes temporelles de la conjugaison verbale, des adverbes et
locutions adverbiales, les prépositions temporelles et les adjectifs
temporels

26
1-Les désinences verbales : problème de l’emploi des « temps »
• Le choix d’une forme de passé/présent/futur est de nature évidemment
déictique . Ex (J’achète/ai acheté/achèterai une veste)

27
 Soit l’exemple suivant:« Il m’a dit qu’il viendrait me voir. » discours indirect

Si on considère:

• T0 le moment de l’instance d’énonciation de la phrase (le présent)

• T1 celui de la réalisation du procès de « dire » ( le passé)

• T2 le moment d’accomplissement du procès de « venir » (le conditionnel


présent)

On constate que la seule information véhiculée par la « forme en -rait » est la


suivante : T2 est postérieur à T1, mais il peut être antérieur, simultané ou
postérieur à T0,
28
• Alors en français, le report en style indirect constitue le seul cas
d’emploi des temps où l’on se réfère incontestablement à une
référence cotextuelle plutôt que déictique.

29
2-Les adverbes et locutions adverbiales

• À la différence des formes de la conjugaison verbale, les adverbes et


locutions adverbiales temporelles présentent un double jeu de formes,
déictiques et cotextuelles :

30
Les références déictiques s'appuient sur un point d'ancrage, souvent le
moment présent ou T₀, comme dans 'maintenant' ou 'demain'. En
revanche, les références relatives au contexte se rapportent à un contexte
exprimé ou décrit, comme 'ce moment-là' ou 'le lendemain'.
Simultanéité :

Les déictiques incluent des termes comme 'en ce moment' et 'maintenant',


tandis que les expressions contextuelles utilisent 'à ce moment-là' ou
'alors'
Antériorité
les déictiques tels que 'hier' ou 'la semaine passée' opposent des termes
comme 'la veille' ou 'la semaine précédente', qui sont relatifs au contexte
Postériorité
Pour exprimer la postériorité, on a des déictiques comme 'demain' ou
'l'année prochaine', en opposition à 'le lendemain' ou 'deux jours plus
tard', qui se basent sur un contexte déjà établi.
Neutres
Enfin, il y a une catégorie neutre, où les déictiques comme 'aujourd'hui' et
'ce matin' s'opposent à des expressions comme 'un autre jour
Cette distinction est cruciale pour comprendre des phénomènes comme le
style indirect, où les références temporelles doivent être adaptées au
contexte.
3-Prépositions temporelles
• On distingue deux cas de prépositions:

1. « depuis y » : implique que le dénoté y est antérieur à T0 ( « depuis


hier », « depuis aujourd’hui », « depuis maintenant, « depuis demain
»).

2. « à partir de y » : implique que le dénoté y est simultané ou


postérieur à T0 « à partir de maintenant », « à partir de demain »).

37
4-Adjectifs temporels
• Exemples: « actuel », « moderne », « ancien », « futur », « prochain »,
etc., peuvent dans certains de leurs emplois être considérés comme des
adjectifs déictiques .

• Exemples:

1. Une œuvre « classique » peut devenir une œuvre « moderne ».

38
4- La localisation spatiale
• Les déictiques spatiaux:

• a) ici/là/là-bas ; celui-ci celui-là

• b) près de y/loin de y: ne sont déictiques que lorsque Y représente le lieu où se


trouve le locuteur .ex. : « c’est encore loin ? ».

• c) devant/derrière : « x est devant/derrière y » Ex: « la chaise est devant/derrière la


table » signifie : « la chaise est plus près/plus loin de moi que la table ». C’est-à-
dire que dans ce cas, l’emploi des deux prépositions est toujours de type déictique
(en même temps que relationnel) : la localisation relative des deux objets s’effectue
en tenant compte également de la position dans l’espace de l’observateur-locuteur L 39
• d) à droite/à gauche: l’expression n’est déictique que lorsque Y est
un : objet non orienté latéralement. Ex « Va t’asseoir à gauche de cet
arbre » « du côté de l’arbre qui est dans la sphère de mon côté
gauche ».

40
5-Les termes de parenté
• Les termes de parenté sont généralement des termes relationnels et
non des déictiques. Cependant, le cas particulier de 'papa' et 'maman'
mérite d’être mentionné : ces termes désignent respectivement 'mon',
'ton' ou 'son papa/maman'. Ici, c’est le pronom personnel incorporé
dans le possessif qui introduit un aspect déictique, et non le terme de
parenté lui-même

41
II. Les subjectivèmes « affectif » et « évaluatif »

1- Les substantifs

42
Les substantifs affectifs et évaluatifs sont des mots qui, au-delà de leur
sens premier, révèlent une attitude subjective de la part de celui qui les
emploie. Ils apportent une coloration émotionnelle ou un jugement de
valeur à la phrase.
Les substantifs affectifs
Ils expriment un sentiment, une émotion ou un état d'âme. Ils
colorent le discours d'une tonalité subjective.
Exemples:
Joie: enthousiasme, félicité, extase
Tristesse: mélancolie, chagrin, désespoir
Colère: fureur, rage, indignation
Les substantifs évaluatifs
Ils portent un jugement de valeur, positif ou négatif, sur quelque chose ou
quelqu'un. Ils révèlent une opinion personnelle.
Exemples:
Positifs: génie, merveille, chef-d'œuvre
Négatifs: imbécile, horreur, catastrophe
II. Les subjectivèmes « affectif » et « évaluatif »

2- Les adjectifs subjectifs

46
Les adjectifs subjectifs sont des mots qui expriment une qualité d'un
nom, mais de manière personnelle et subjective. Ils reflètent l'opinion, le
sentiment ou l'émotion de celui qui parle.

Exemple: "Ce livre est passionnant." Ici, "passionnant" est un adjectif


subjectif car il exprime une réaction personnelle à la lecture du livre.
1-Les adjectifs affectifs:
• Les adjectifs affectifs sont une sous-catégorie des adjectifs subjectifs. Ils se
caractérisent par le fait qu'ils expriment directement une réaction
émotionnelle face à ce qu'ils qualifient. Ils révèlent un engagement affectif
de la part de celui qui parle.

• Exemple: "La pauvre victime" : Ici, "pauvre" exprime de la compassion et


de la tristesse pour la victime.

48
2-Les évaluatifs non axiologiques:
• – Ces adjectifs expriment une évaluation (grand, petit, long, etc.) sans
porter de jugement de valeur moral (bon, mauvais). Ils évaluent par rapport
à une norme (taille moyenne, durée habituelle).

• Exemple : "Cette montagne est très haute." (évaluation par rapport à la


taille moyenne des montagnes)

49
3-Les évaluatifs axiologiques:
Les évaluatifs axiologiques sont des adjectifs qui, au-delà de décrire une qualité,
portent un jugement de valeur sur ce qu'ils qualifient. Ils expriment une opinion,
une appréciation personnelle, souvent basée sur des normes sociales, morales ou
esthétiques.
• Caractéristiques des évaluatifs axiologiques
• Subjectivité : Ils reflètent l'opinion personnelle de celui qui parle.
• Norme implicite : Ils font référence à une norme, à un idéal ou à un critère de
jugement, souvent non explicite.
• Exemples
• Positifs : magnifique, excellent, admirable
• Négatifs : horrible, stupide, injuste 50
II. Les subjectivèmes « affectif » et « évaluatif »

3- Les verbes subjectifs

51
Les verbes subjectifs sont ceux qui expriment une opinion, un sentiment
ou un jugement personnel de la part du sujet. Ils révèlent une certaine
subjectivité, c'est-à-dire qu'ils dépendent du point de vue de celui qui
parle ou écrit.
1. Les verbes subjectifs occasionnels:
Ils ne sont subjectifs que lorsqu'ils sont conjugués à la première personne.
Exemples: aimer, apprécier, souhaiter, espérer, désirer, vouloir.
Caractéristiques: Ces verbes expriment des sentiments, des désirs ou
des opinions personnels. Leur sens change en fonction de la personne qui
les prononce.
2. Les verbes intrinsèquement subjectifs:
Ils sont toujours subjectifs, quelle que soit la personne utilisée.
Deux types principaux:
Évaluation de type bon/mauvais portant sur le procès lui-même et/ou
sur l'un de ses actants: Il s'agit d'évaluer une action ou un état de manière
positive ou négative. Exemples : réussir, échouer, réussir, bien faire, mal
faire.
Évaluation de type vrai/faux/incertain : Ces verbes expriment une
opinion, une croyance ou une certitude. Exemples : croire, penser, sembler,
être sûr, douter.
II. Les subjectivèmes « affectif » et « évaluatif »

3- Les adverbes subjectifs

55
• On distingue dans ce sens:

1. Les adverbes qui impliquent un « jugement de vérité »:

Ex « peut-être », « vraisemblablement », « sans doute », « certainement », « à


coup sûr », etc.

2. Les adverbes qui impliquent un « jugement de réalité »:

Ex « réellement », « vraiment », « effectivement », « en fait » etc

56
Conclusion

La perspective de Kerbrat-Orecchioni dépasse celle de la linguistique


classique (structurale et générative), et en se basant sur la théorie de l’énonciation de
Benveniste, elle élargit la notion de la subjectivité langagière et prend en compte tous
les paramètres extralinguistiques et ceux de l'interaction verbale pour parvenir à la
communication parfaite.
Bibliographie
C. KERBRAT-ORECCHION 1980I, L’Énonciation DE LA

SUBJECTIVITÉ DANS LE LANGAGE, Armand Colin, Paris.


BENVENISTE E., Problèmes de linguistique générale, Paris,

Gallimard, 1974
MERCI POUR
VOTRE
ATTENTION

59

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