REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Proposé par :
REALISE PAR :
Pr. NABID •Dr. MESMOUS MOURAD
•Dr. ZIOUECHE MOHAMED
A N N E E U N N I V E R S I TA I R E
2010-2011
Plan du travail
Introduction
Propriétés physico-chimiques des biomatériaux
Biocompatibilité des biomatériaux
Caractères généraux des substances à empreintes
Le plâtre
La cire
La pate à oxyde de zinc eugénol
Les pates thermoplastiques
Les hydrocolloïdes
Les élastomères de synthèse
La résine
Les isolants
Les ciments de scellement
La céramique
Les revêtements compensateurs
Les alliages précieux et non précieux
Conclusion
Introductio
n
Au cours des dernières décennies, la profession dentaire
a connu un accroissement phénoménal sur le plan de la
variété et de la qualité des matériaux dont elle peut
disposer.
Ces progrès sont largement dus à la collaboration des
dentistes cliniciens et des spécialistes en matériaux
dentaires. Une masse extraordinaire de connaissance s’est
développée au point de déborder à la fois l’intérêt
immédiat et la compréhension du dentiste praticien
Comment peut-il choisir le matériau qui puisse assurer
le meilleur service aux patients ?
Biocompatibilité des
biomatériaux :
Qu’est-ce que la biocompatibilité ?
Une définition largement acceptée est « la capacité d’un
matériau de provoquer une réponse biologique appropriée
dans une application donnée ».
La probabilité d’apparition de réactions non désirées
induites par les matériaux à empreinte est faible, notamment
par le simple fait qu’ils ne sont présents en bouche que
pendant un laps de temps très bref. Néanmoins, des réactions
peuvent apparaître et le praticien doit au moment de réaliser
une empreinte penser à choisir le matériau adéquat en
fonction de la situation clinique et doit également garder à
l’esprit les éventuelles complications découlent de son
utilisation.
Les matériaux à empreinte sont en principe biocompatibles.
Propriétés physico-
chimiques des
biomatériaux
Elasticité : c’est la propriété que possède un corps de reprendre
sa forme initial après une déformation. Elle doit être la plus
élevée possible pour nos matériaux à empreinte.
Plasticité :la plasticité caractérise la propriété d’un matériau à
se déformer sous l’application d’une contrainte et à conserver
la forme ainsi obtenue après suppression de la contrainte.
Hydrophilie et hydrophobie: l’Hydrophilie est le caractère
qui permet à un matériau de se mettre en contact avec une
surface humide et l’ hydrophobie étant le caractère inverse.
Coefficient de dilatation : c’est la variation de dimension
linéaire en fonction de la température.
Stabilité dimensionnelle : c’est la capacité d’une pâte de
conserver toutes ses mensurations une fois l’empreinte réalisée.
Caractères généraux des
substances à empreintes :
La non toxicité
La saveur (bonne saveur)
Facilité de manipulation
Stabilité dimensionnelle (très haute)
Facilité de stockage
Accessoirement du prix de revient
Temps de prise (suffisamment long pour une manipulation
aisée et suffisamment court pour soulager le patient) le
temps de prise idéal 2à 5 min
Viscosité différente, légère, moyenne, lourde (light
regular heavy)
Hydrophilie (seul les hydocolloïdes)
Bonne élasticité.
Le
plâtre :
1-Le temps de prise : plus la taille des particules sera petite
et plus il durcira rapidement
2- Plus le rapport poudre/eau est élevé →le temps de prise
sera court →le produit final sera dure →la réaction sera
plus exothermique et l’expansion de prise sera grande
3-L’expansion du plâtre au cours de la prise :
la transformation de l’hémi hydrate en bi hydrate va
provoquer une expansion de l’ordre de 0,06% à 0,5% qui
pourra être une source d’erreur, pour cela on ajoute des
retardateurs (Borax, Carbonate, K, Na) ou des
accélérateurs (Sulfate de potassium).
Les hydrocolloïdes
Les hydrocolloïdes
réversibles :
Ce sont des matériaux à empreinte dont le point de départ du produit
c’est l’agar-agar qui est un colloïde organique hydrophile extrait
d’algue marine c’est un ester sulfurique de gélose.
Le matériau est fournit sous forme de gel qui peut être converti en
une solution liquide par chauffage
Hydrocolloïdes de type refroidi à 43° Hydrocolloïdes de type
Agar-agar (chaud) chauffé à 100° agar-agar (froid)
Sol Gel
La transformation du gel à l’état liquide et le liquide à l’état du gel
dépend de la température et du temps.
Le décalage entre la température de gélification et celle de
liquéfaction est appelé : hystérèse.
La stabilité dimensionnelle :
Empreinte aux hydrocolloïdes dans un
porte-empreinte à circulation d’eau
Les
hydrocolloïdes
irréversibles :
La gélification se réalise par réaction chimique, et non par
variation de température, on donne généralement le nom
d’alginate à l’ensemble des matériaux de ce type à
empreinte .
Stabilité dimensionnelle:
la coulée doit être immédiate car le problème de stabilité
dans le temps est interféré par les deux phénomènes
synérèse et imbibition
Certains auteurs proposent d’ajouter dans la poudre de la
chlorhexidine 1% permettant d’avoir une poudre aseptique
Empreinte aux alginates
Les pâtes
thermoplastiques
Ce sont des matériaux à empreinte qui se ramollissent à la
chaleur et se durcissent lorsqu'on les refroidit sans aucun
changement chimique ne se produit.
Les pâtes thermoplastiques dont la plus connu est la pâte de
Kerr, elle se présente sous forme de bâtonnets de couleur
différentes ou sous forme de plaque, elles sont utilisées en
prothèse fixe pour des empreintes unitaires à l’aide de bague
de cuivre remplis de pâte de Kerr ramollie à la flamme. En PT
on l’utilise pour enregistrer le jeu des organes périphériques
et pour corriger les bandes du PEI
Réalisation du joint périphérique
sur le porte-empreinte individuel
Pate à oxyde de zinc
eugénol
Ce sont des matériaux à empreinte dont le principe actif et
l’oxyde de zinc qui en présence de l’eugénol va donner
une pâte relativement dure, elle permet d’obtenir une
grande finesse de détails dans les empreintes de surface.
Ces pâtes sont relativement irritantes; il est conseiller de
vaseliner la muqueuse buccale en particuliers les lèvres.
La stabilité dimensionnelle est relativement bonne; la coulée
peut se réaliser dans les 24h qui suivent la prise
d’empreinte
empreinte dissociée avec de la
pâte oxyde de zinc / eugénol.
Les cires dentaires
Les cires sont des polymères organiques, ce sont des
hydrocarbures et des dérivés d’hydrocarbures ; leur masse
molaire moyenne se situe entre 400 et 4000 ,ce sont des
complexes d’esters et d’alcools, et d’esters et d’acides gras
les cires dentaire sont formées de :
Cires naturelles :qui peuvent être animales, végétales,ou
minérales.
Cires synthétiques
Résines naturelles
Des huiles et des corps gras
Des colorants
Les propriétés des cires:
Intervalle de fusion:
Est variable d’une cire à l’autre, les cires fondent entre 5° et 30°c en
générale, car elles sont constituées d’élément cristallins et amorphes dont
chacune à sa propre masse moléculaire.
L’expansion thermique et contraction:
Les cires possèdent les coefficients de dilatation thermique les plus
élevées de tous les matériaux dentaires d’où les changements
dimensionnelles qui en résultent.
La contraction lors du refroidissement de l’état liquide à l’état solide peut
être supérieure à 4%.
Le fluage: c’est la capacité de déformation, celui-ci augmente avec la
température et la pression.
Distorsion:
il faut recourir à un chauffage uniforme
Une mise rapide de la maquette en revêtement
Les élastomères de
synthèse
Les élastomères de synthèse constituent par leur
simplicité d’emploi et la multiplicité des substances
utilisables pour leur moulage au laboratoire, un matériau
de prise d’empreinte de choix ; chimiquement ce sont
soit :
des polysulfures
des polysiloxanes
des polyéthers
D’après les normes internationales ils sont classés en 3
types :
Type 1 : caoutchouc à haute viscosité
Type 2 : caoutchouc à moyenne viscosité
Type 3 : caoutchouc à basse viscosité
Caoutchouc de type
polysulfure
La base : polymère de type polysulfure 80% avec des
groupements mercaptans _SH
des charges inertes et plastifiantes comme le bioxyde de
titane, le sulfure de zinc et la silice
Le catalyseur : le peroxyde de plomb
Soufre
Phtalate de di butyle ou autres huiles inertes
Réaction de prise
Mercaptan + peroxyde de plomb Caoutchouc
de type polysulfure
Empreinte secondaire de prothèse totale
réalisée avec des polysulfures (permlastic)
Caoutchouc de type
silicone
On peut les clases en deux groupes déterminés par le type de réaction de
polymérisation :
-silicones polymérisant par réaction de polycondensation.
- silicones polymérisant par réaction d’addition.
Silicones polymérisant par réaction de polycondensation:
La base : polydimèthylsiloxane + le bioxyde de titane
Un silicate d’ortho alkyle comme agent de réticulation
Le catalyseur : ester métallique organique tel que l’octoate d’étain
Base + catalyseur = silicone + éthanol
Silicones polymérisant par réaction d’addition :
La base : polydimèthylsiloxane
L’accélérateur : polysiloxane (groupement vinyle) + acide chloroplatinique
Base + accélérateur= silicone + rien
Stabilité dimensionnelle :
la contraction au cours des 24h est d’environ 0,6% ce qui
est plus important que les polysulfures et les polyéthers ;
cette contraction est due à la polymérisation ainsi qu’à
l’évaporation d’alcool pendant la réaction ; cependant la
réaction des silicones polymérisant par addition se fait
sans produit secondaire volatile et avec une contraction de
0,05% seulement donc une précision grandement
améliorée
Empreinte en double-mélange
avec des polyvinylsiloxanes
Caoutchouc de type
polyéther
Stabilité dimensionnelle :
La contraction est de 0,3% pendant les 24h les polyéthers
se comparent avec les meilleurs caoutchoucs de type
polysulfure ; du fait que les polyéthers absorbent de l’eau
et donc se trouvent sensibles aux changements
dimensionnels, il ne faut pas les stocker dans l’eau
la flexibilité est faible (la rigidité est grande) ce qui rend
difficile le retrait de l’empreinte de la bouche
Composition
La base : polyéther
Le catalyseur : Ester aromatique de l’acide sulfonique
additionné d’un agent épaississant pour former une
pate
Réaction de prise
Polyéther + ester sulfonique Caoutchouc de
type polyéther
Conditionnement en cartouches du polyéther
pour le mélange automatique (pentamix)
Les résines synthétiques
Les résines s’utilisent en odontologie depuis 1937 en tant
que matériau de plaques bases de prothèse amovible.
Les résines acryliques ou acryls correspondent donc à des
dérivés de l’acide acrylique
il se présente sous forme de liquide ou monomère
constitué de méthacrylate de méthyle il contient aussi un
inhibiteur de polymérisation spontanée : l’hydroquinone
Le polymère (poudre) contient le polymère de
méthacrylate à l’état de sphérules de taille variable,à cela
s’ajoute un initiateur de polymérisation : le peroxyde de
benzoïle qui forme des radicaux libres sous l’effet de la
chaleur ou par activation chimique.
En ce qui concerne les résines chémopolymérisables, un
activateur de polymérisation inclus dans le liquide
monomère, la diméthyl paratoluidine, joue son rôle
seulement en présence de l’initiateur (peroxyde) contenu
dans la poudre
Des pigments colorants, incorporés dans les sphères lors
de la polymérisation initiale ou bien qui sont imprégnés
dans un second temps.
- Des opacifiants (oxyde de zinc, bioxyde de titane).
- Des fils de nylon rouge imitant les capillaires.
- Un plastifiant comme le dibutyl phtalate
Les résines acryliques offrent plusieurs propriétés
intéressantes :
Esthétiques (différentes teintes).
Ni saveur, ni odeur.
Inaltérable en milieu buccal.
Adhérence supérieure.
Légèreté
Les différentes formes de
résine
1/les résines thermo polymérisables
Si le liquide et la poudre sont mélangés en suivant le rapport 1/3, on
reconnaît alors 4 stades différents de formation de la pate
Stade 1 : stade sableux ou granuleux : le monomère mouille la
périphérie des particules sphériques de polymères
Stade 2 : stade mousseux ou filamenteux : les couches externes des
particules sphériques se dissolvent et deviennent très plastiques.
Stade 3 : stade pâteux : les particules sphériques se joignent en
formant des chaînes de polymères.
Stade 4 : le monomère a pénétré complètement les particules
sphériques, la pate commence à développer des propriétés élastiques
du fait que les sphères s’unissent véritablement les unes aux autres
Le remplissage du moufle sera fait pendant le stade pâteux ; on entasse
un léger excès de pate afin de compenser la contraction de
polymérisation
Un bon cycle de cuisson produit un polymère à masse
molaire élevée et sans porosités cela est dû à 3 facteurs :
cuisson lente : la décomposition de l’initiateur se fait
rapidement au dessus de 60°
température basse : la réaction de polymérisation est
extrêmement exothermique le méthacrylate de méthyle bout
à 103° ; la pate doit être gardée au dessous de 103° si on
veut éviter la formation de porosités.
polymérisation complète : pendant le stade terminal du
cycle, le fait de monter la température à 100° diminue la
quantité de monomère résiduel.
Refroidissement de la pate : elle doit être lente et
progressive pour éviter les contraintes dus aux brusques
écarts thermiques.
Propriétés
-Dureté : inférieure à celle de la dentine
-La résistance à la traction et à la compression : dépend
de son degrés de polymérisation ; plus il est important et
plus les qualités physiques et mécaniques augmentent.
-La résistance à l’abrasion est faible
-Le coefficient de conductibilité thermique est faible, ce
sont de bons isolants thermiques
-L’évolution des résines dans le temps est défavorable en
ce qui concerne le changement de teinte, elles jaunissent
et présentent une moindre résistance avec l’apparition de
fissures et de craquelures
Indication
confection des prothèses adjointes
fabrication industrielle des dents artificielles
2/la résine chémo polymérisable
C’est une résine auto polymérisable; elle est utilisée au
labo et en clinique pour des préparations immédiates à
cause de leur simplicité d’emploi.
La poudre : identique à la résine thermo polymérisable.
Le liquide : identique à la résine thermo polymérisable
mais on ajoute un activateur : diméthyle para toluidine qui
jouera le rôle de la chaleur.
Le mélange donne une masse pâteuse qui durcit avec le
temps
Propriétés
Dureté : inférieure à celle des résines thermo
polymérisables
La résistance à l’abrasion est faible
L’adhérence : est nulle
Le monomère est toxique.
Indication
Confection de couronnes provisoires
Réparation immédiate des prothèses
Confection des ports empreints individuelles et des
plaques bases
3/Technique avec micro-ondes
Au début des années 80, le système Acron Mc (GC Dental
Industrial Corp) apparaît innovant. Il s’agit d’une mise en
moufle analogue à la résine pressée avec une polymérisation
initiée au four à micro-ondes. La résine et le moufle sont
spécifiques. Le moufle se compose de polyester renforcé par
des fibres de verre. La polymérisation très courte a une
durée de 3 minutes à 500W. Le moule ensuite laissé à l’air
libre, poursuit sa polymérisation pendant 30 minutes. La
réaction chimique exothermique implique que le moufle soit
refroidi dans l’eau. Le démouflage reste conventionnel.
4/Technique d’injection
Il existe plusieurs type c’est le système SR-Ivocap® d’Ivoclar qui sera ici
abordé :
Il correspond à une méthode d’injection continue de la résine pendant
sa polymérisation, la mise en moufle demeure classique.
Ce système réclame l’installation de tiges d’injection, entre le palais ou les
trigones et l’entonnoir du cylindre d’injection. Classiquement, la maquette
en cire s’élimine par ébouillantage.La résine spécifique se présente sous la
forme de carpules prédosées. Le mélange entre monomère et polymère
s’effectue de façon mécanique, pour obtenir une complète dissolution du
polymère dans le monomère. Tout d’abord, l’injection dans le moufle dure 5
minutes sous 6 bars de pression. L’ensemble, sous pression, se place dans le
polymérisateur contenant de l’eau bouillante pendant 35 minutes. Le
refroidissement nécessite ensuite 30 minutes. Le démouflage et la finition
restent classiques avec la nécessité d’éliminer la tige d’injection.
Certains auteurs décrivent l’injection comme un moyen permettant de
diminuer la déformation des bases et de limiter les variations
Les bases souples dites
permanentes
Il faut les distinguer des matériaux destinés à une mise en
condition tissulaire, comme les résines à prise retardée. Le
matériau souple s’utilise ici pour doubler la résine
acrylique de la base dure. Il existe quatre grandes familles
de matériaux souples :
1/les résines acryliques,
2/les silicones
3/l’éthylène acétate de vinyle (EVA)
3/et le fluoroélastomère.
La caractéristique commune de tous ces matériaux reste
donc leur souplesse ,ils offrent ainsi une faculté d’amortir
les forces masticatoires.
Indications
1/Les bases souples « permanentes » en prothèse complète trouvent leurs
indications chez les patients pour lesquels toute chirurgie est contre-indiquée ou
refusée.
- refus psychologique
- un risque majeur d’ostéonécrose.
- pathologie spécifique en évolution.
- sénescence trop importante.
2/ les muqueuses fragiles et fines.
3/les irrégularités de crêtes.
4/ les résorptions importantes à la mandibule (notamment avec la proximité du
nerf mentonnier) seront mieux préservées.
5/un support osseux réduit vis à vis d’une denture naturelle.
6/après le traitement d’une fracture par système d’ostéosynthèse.
7/les pertes de substances avec greffe de peau (cancer, traumas balistiques).
8/en pédodontie : chez l’enfant édenté, pour accompagner la croissance.
9/ en prothèse maxillo-faciale (PMF), de manière transitoire.
Contre indication
1/l’asialie.
2/ la mauvaise hygiène.
3/les candidoses.
4/PMF, elles ne seront jamais en contact avec les tissus
mobiles, les muqueuses sinusiennes et nasales.
5/les crêtes flottantes.
Résines acryliques à prise retardée
Ce matériau est utilisé en une fine couche molle pour
doubler une base prothétique, de ce fait il doit adhérer à la
résine de base et ne doit réagir avec elle.citons comme
exemple :
Hydrocast
Coe confort
Ivoseal
Avantages
La propriété majeure de ce matériau se trouve dans la
plasticité qui demeure une dizaine de jours .Sa plasticité
lui permet :
De se modeler en bouche sous l’action des déplacements
musculaires et de différentes pressions auxquels il est
soumis
Une mise en condition tissulaire, neuromusculaire,
neuroarticulaire au cours de traitements pré prothétiques
Assure une adaptation parfaite entre le matériau et le
tissus de revêtement de la surface d’appui (réduit la
compression et moule dans une position physiologique)
Les isolants
Il est important de mettre un isolant qui sépare
physiquement et chimiquement le plâtre de la résine et de
la cire mises en contact avec lui lors de la confection
d’une prothèse
rendre aisé la séparation de la prothèse du plâtre
Les qualités requises pour un isolant
prévenir toute réaction chimique primaire ou secondaire
entre la résine et le plâtre
rendre aisé la séparation du modèle des maquettes en cire
L’isolant doit être :
insoluble dans l’eau et le monomère des résines
de manipulation facile
Quelques exemples d’isolants
Silicate de sodium
Alginate de sodium en solution aqueuse
Acétate de cellulose
Les céramiques
Définition
Les céramiques sont des matériaux inorganiques,
composés d’oxydes, de carbures, de nitrures et de borures.
Les céramiques présentent des liaisons chimiques fortes
de nature ionique ou covalente.
Elles sont mises en forme à partir d’une poudre de
granulométrie adaptée qui est agglomérée.
Dans une deuxième étape la densification et la
consolidation de cet agglomérat sont obtenues par un
traitement thermique appelé frittage
les céramiques, sont constituée de 2 phases distinctes :
une phase vitreuse, la matrice (désordonnée)
et une phase cristalline dispersée
(ordonnée).L’incorporation de cette phase cristalline dans
la matrice vitreuse a permis une amélioration significative
de la dureté et de la résistance des céramiques.
Quels sont les principaux composants
minéralogiques d’une céramique ?
1/Le quartz
De formule SiO2, le quartz représente moins de 15% de la
céramique. Sa température de fusion s’élève à 1700°C. Le
quartz constitue la charpente cristalline mais aussi la
charge du produit fini.
2/Les feldespaths
Ce sont des alumino-silicates qui représentent 80% de la
composition de la céramique.
Leurs températures de fusion se situent entre 1100°C et
1300°C.
L’intérêt des feldspaths reste de diminuer la température
de cuisson des céramiques, servir de flux et de conférer
une translucidité grâce à leur structure vitreuse.
3/Le koalin
Le kaolin correspond à un alumino-silicate hydraté.Il
correspond à 5% de la céramique. Parmi les argiles, il
apparaît comme le plus réfractaire avec une température
de fusion à 1800°C. Ses propriétés lui permettent d’être un
agent de modelage, un opacifiant, un facteur de rigidité.
4/Les oxydes mineurs
ce sont les opacifiants, les fondants et les colorants.
- Opacifiants : 6 à 15% : ZrO2, SnO2, TiO2
- Fondants : 0 à 5% : B203, Na2B4O7. Ils abaissent la
température de cuisson (frittage).
- Colorants : Oxydes métalliques et terres rares (agents
fluorescents).
CLASSIFICATION DES
CÉRAMIQUES
CLASSIFICATION TRADITIONNELLE
Les céramiques sont classées en fonction de la température
de frittage (encore improprement appelée température de
“fusion” ou de “cuisson”)
Haute fusion: 1289 à 1390°C (dents artificielles des
prothèses amovibles)
Moyenne fusion: 1090 à 1260°C (Jackets cuites sur platine)
Basse fusion: 870 à 1065°C (émaillage couronnes céramo-
métalliques)
Très basse fusion 660 à 780°C (depuis 1992)
CLASSIFICATION ACTUELLE (SADOUN ET FERRARI)
Cette classification basée sur :
La composition chimique,
La microstructure,
Et les procédés de mise en forme.
1/Classification selon la composition chimique
Céramiques feldspathiques : ce sont les céramiques
traditionnelles destinées à l’émaillage des coiffes céramo-
métalliques. De nouvelles céramiques feldspathiques à
haute teneur en cristaux de leucite, ont une résistance
mécanique améliorée et un coefficient de dilatation
thermique augmenté. Elles peuvent être, dans certaines
situations cliniques, utilisées sans armature.
La résistance de ces restaurations est étroitement liée à la
formation d’une liaison céramo métallique forte. Plusieurs
paramètres participent à l’établissement de cette liaison
parmi lesquels l’étalement de la pâte de céramique sur
l’armature métallique (dépendant du mouillage par la
céramique de l’armature) et un coefficient de
dilatation thermique des 2 matériaux très proche.
2- vitrocéramiques
Ce sont des matériaux mis en forme à l’état de verre puis
traité thermiquement pour obtenir une cristallisation
contrôlée et partielle.
3 Céramiques alumineuses
leur constituant principal est l’alumine (Al2O3).
Elles contiennent une proportion importante d’alumine
dans le but de les renforcer.
Plusieurs types de matériaux ont été successivement
développés.
On les distingue en fonction de la teneur en alumine :
40%: jacket de Mac Lean
65%: Cerestore®, Allceram®
85%: Inceram®
4 Céramiques à base d'oxyde de
zirconium (zircone
Apparus plus récemment ces matériaux possèdent des
propriétés mécaniques très élevées.
La zircone subit une transformation cristallographique à 1173
°C et l’utilisation d’oxydes (CaO, MgO, Y2O3 et CeO)
permet sa stabilisation à température ambiante. La zircone
pure, (oxyde de zirconium) est un polycristal tétragonal
stabilisé par l’yttrium et l’afnium. Sa résistance à la flexion
est la plus élevée avec 900 MPa. Ces propriétés mécaniques
deux fois plus élevées que l’In-Céram Alumina® et l’Empress
II®, vont permettre son utilisation pour des bridges
postérieurs et aussi de réduire l’épaisseur des armatures.
2/ Classification selon le procédé de mise en forme
● Avec armature métallique
● Sans armature métallique
1/ Mise en forme avec armature métallique
Le rôle de ce support métallique est de renforcer
mécaniquement la prothèse et de servir de support de
cuisson sur lequel va s’annuler la rétraction de frittage
grâce à la plasticité à haute température de la phase
vitreuse ;
Cette armature peut être :
Une feuille d’or ou de platine brunie sur le MPU.
Une armature coulée en alliage précieux ou non précieux
2/ Mise en forme sans armature métallique
L’obtention de matériaux très résistants qui ont permis la
réalisation de restaurations prothétiques unitaires et
plurales en céramique, sans armature métallique, a été
rendue possible grâce à:
1/ l’utilisation d’alumine (Al2O3) et d’oxyde de
zirconium (zircone, ZrO2)
2/la mise au point de céramiques dans lesquelles la
phase cristalline est devenue prépondérante. Ces
matériaux, en raison de leur opacité, sont utilisés en lieu
de l’armature métallique des coiffes céramo-métalliques.
On parle de céramiques d’infrastructure.
Les revêtements compensateurs
Les revêtements compensateurs peuvent être définis comme des
matériaux destinés à assurer une expansion compensatrice lors de
réalisation de pièces métalliques ou céramiques par la méthode de
coulée à cire perdue.
Tous les revêtements comportent un substrat réfractaire,
généralement de la silice qui, de par ses propriétés, assure
l'expansion thermique et un liant assurant la résistance mécanique
du moule. La nature du liant et la température de coulée nous
permettent de distinguer deux grandes catégories :
1/les revêtements compensateurs à liant plâtre utilisés pour la
coulée des alliages dont la température de fusion est inférieure à 1
100 °C (alliages précieux) .
2/les revêtements compensateurs à liant silicique ou à liant
phosphate utilisés pour la coulée des matériaux dont la température
de fusion est supérieure à 1 100 °C (alliages non précieux, titane,
céramique vitreuse).
Les qualités fondamentales requises
pour un revêtement
Etre de manipulation rapide et facile.
Avoir un temps de prise ni trop lent ni trop court.
Avoir des grains fins pour pouvoir reproduire les détails de
la maquette en cire
Avoir une expansion suffisante pour compenser la
contraction de la cire et le retrait du métal.
Etre poreux pour permettre l’échappement des gazes au
cours de la coulée.
Ne doit se décomposer lors de la montée de température.
Se détacher facilement de la pièce coulée.
Avoir un prix de revient pas très élevé
Les ciments dentaires
La classification en fonction de la nature chimique de leur
matrice permet de différencier les ciments a :
Matrice minérale :
- Les phosphates de zinc
- Les silicates
- Les silico-phosphates
Matrice organo-minérale :
- les ciments oxyde de zinc – eugénol
- Les ciments poly carboxylates de zinc
-Les ciments verre ionomères et les ciments verres
ionomères modifies par adjonction de résine
matrice organo-métallique :
- Les vermets.
LES CIMENTS AU PHOSPHATE
DE ZINC OU OXYPHOSPHATES
Ils sont obtenus par mélange extemporané d’une poudre et
d’un liquide. La poudre
La poudre
-De couleur jaune, elle est formée presque essentiellement
d’oxyde de zinc ZnO (88 %)
-1,5 à 10 % oxyde de magnésium MgO pour augmenter la
résistance a la compression
-De la silice ou oxyde de silicium SiO2
Le liquide
Le liquide, incolore, est forme par :
-66 % d’acide phosphorique H34.
-33 % d’eau.
LES SILICATES
Les ciments silicates consistent en la réaction d’une
solution d’acide phosphorique H3PO4 tamponné et
d’H2O, sur une poudre composée en majorité d’alumines
Al2O3 et de fluor alumine de sodium, avec adjonctions de
silice SiO2.
Le ciment obtenu donne un mélange extrêmement acide
qui a du mal à revenir vers un pH neutre.
Ces ciments d’obturation à visée esthétiques, utilises
avant l’apparition des composites, sont délaissés, car ils
sont agressifs pour la pulpe, colorent la dentine.
LES SILICO-PHOSPHATES
Les silico-phosphates résultent de l’action de l’acide
phosphorique sur une poudre composée d’oxyde de zinc
ZnO et de verre silicaté Si2O7Al2.
Ils ont été utilises pour le scellement des couronnes
Jackets, pour leurs propriétés esthétiques. Leur
insuffisance en termes d’adhésion fait qu’ils sont
aujourd’hui supplantés par les ciments verres
ionomères et leurs dérives hybrides, et plus récemment
par les résines adhésives.
LES CIMENTS ORGANO-MINÉRAUX
1/LES CIMENTS OXYDE DE ZINC.
EUGÉNOL OU EUGÉNATES OU
EUGÉNOLATES
Ce sont des ciments opaques.
Le pH avoisine 7, donc il ne présente pas
d’agressivité pulpaire.
La contraction au cours de la prise est nulle.
La conductivité thermique de l’oxyde de zinc -
eugénol est faible
Utilisation
Ils sont utilises comme :
Obturation provisoire
Fond de cavité
Obturation canalaire
Scellement provisoire
Pansement chirurgical
Matériau a empreinte.
LES CIMENTS
POLYCARBOXYLIQUES
Ils sont classes en 2 types :
Type 1 : pour scellement
Type 2 : pour obturation
L’opacité est comparable aux eugenolates, mais ils sont plus
translucides. Au moment de la prise, ils subissent une légère
expansion qui est favorable.
La conductibilité thermique est très faible.
Adhérence a la dentine et a l’émail par le pouvoir chélateur
des groupements carboxyles vis-à-vis du calcium.
Ces ciments présentent une action peu irritante pour la
pulpe, pour trois raisons :
1/ Ils ne pénètre pas dans les canalicules de Tomes, car le
poids moléculaire est élevé
2/faible dissociation de l’acide polyacrylique.
3/faible acidité de ces ciments en début de mélange, le pH
évolue vite vers 7.
Ils sont indiqués pour le scellement des inlay-onlay, de
coiffes, de prothèse implanto-porté…etc
Composition
Poudre
● ZnO : 55 % (en proportions variables)
● MgO : 1 a 5 %.
● charges silicieuses : en proportions variables
Liquide
solution visqueuse d’acide polyacrylique (40 %)
CIMENTS VERRES IONOMÈRES
Indications
Les ciments verres ionomères sont utilises pour :
le scellement : type 1
les lésions cervicales et les érosions de classe V : type 2
comme fond intermédiaire, dans la technique sandwich :
type 3
Le scellement des fissures : type 4
Les alliages précieux
Chimiquement ce sont des alliages ternaires Or Argent
Cuivre
ou alors des alliages complexes avec adjonction mineurs
de Palladium de platine et de zinc .
Classification
Selon la classification N°5 de l’ADA les alliages d’or
sont divisés en 4 types selon leur dureté
Type1 : ce sont des alliages mous dont les coefficients de
dureté de Brunel varient entre 40 et 70
Type2 : ce sont des alliages moyens dont les coefficients
de dureté de Brunel varient entre 70 et 100
Type3 : ce sont des alliages durs dont les coefficients de
dureté de Brunel varient entre 100 et 140
Type4 : ce sont des alliages extra durs dont les
coefficients de dureté de Brunel varient entre 140 et 225
Composition
Les alliages d’ors dentaires ne doivent pas titrer moins de
18 carat c'est-à-dire 75% d’or dans les 4 types d’alliages ;
le pourcentage globale d’or et de platine ne doit pas être
inférieur à un minimum établis pour respecter les
propriétés mécaniques et électrochimiques compatibles
avec leur usage buccal ; quand aux alliages d’or à usage
céramo-métalliques ils contiennent en plus de l’or le
platine, le palladium, l’étain, le fer
Rôle
L’or : il donne aux alliages une excellente résistance à la
corrosion et une grande ductilité
Le cuivre : il abaisse l’intervalle de fusion et augmente la
résistance et la dureté de l’alliage
Le platine : il augmente la résistance à la corrosion ; augmente
la dureté ; et élève l’intervalle de fusion
L’argent : il tempère la couleur rouge du cuivre et augmente la
ductilité de l’alliage (après l’or l’argent est le métal le plus
ductile et le plus malléable)
Le zinc : utilisé en faible quantité comme désoxydant et
contribue à abaisser le point de fusion en fluidifiant l’alliage et
accélèré le processus de durcissement de l’alliage
Indication
Les alliages de type 1 : indiqués pour les Inlays
proximaux.
Les alliages de type 2 : indiqués pour tout type de
reconstitution unitaire et pour les Inlays.
Les alliages de type 3 : indiqués pour les couronnes et les
travées de bridge de longue portée.
Les alliages de type 4 :indiqués pour les châssis
métalliques coulés.
Les alliages non précieux
Ils se repartissent en trois groupes principaux
1/Les Ni-Cr
2/les Cr-Co
3/Les alliages en titane
1/ les Ni-Cr et Cr-Co
Composition
Les composants principaux de Ni-Cr et des Cr-Co sont le
Nikel et le cobalt dont la teneur doit être supérieure ou
égale à 60 pour cent.il faut au mois 20pour cent de chrome
ou de chrome + molybdène pour éviter la corrosion.les
éléments mineurs tels que le silicium ou le manganèse
améliore leur coulabilité.
Masse volumique
Leur masse volumique permet la réalisation de prothèse
plus légère mais nécessite une quantité d’alliage plus
importante lors de la coulée pour obtenir une force de
centrifugation suffisante
Intervalle de fusion
Il est situé entre 1050 et 1250 C donc est plus élevé que
pour les alliages précieux .il faut donc maitriser
parfaitement la chaine de fonderie avec des moyens de
chauffe performante pour éviter la formation des
carbures ; et utiliser des revêtements très résistants
capables de compenser le retrait lié au refroidissement
Rigidité
La rigidité est très importante elle est comprise pour les
Ni-Cr entre 170 et 230 Gpa et pour le Cr-Co entre 210 et
250 Gpa.cet avantage permet de réduire l’épaisseur des
pièces prothétique de façon significative (0.2mm au lieu
de 0.4mm pour les alliages précieux)
Propriétés biologique
Elles sont très bonne, pourtant il existe des allergies au
Nikel voire au chrome .quand celles-ci sont suspectées,
l’interrogatoire permet de détecter la présence de réaction
cutanées avec bijoux fantaisies, bracelet, montre, etc.ces
suspicions sont complétées éventuellement par des tests
réalisés par un allergologue
Indications
Il n’y a pas de limites à leur utilisation en dehors des
problèmes allergiques et ceux liés au couplage à d’autres
alliages.les Ni-Cr et les Cr-Co concernent la totalité de
restaurations en prothèse conjointe.
Les alliages titane
Les alliages de titane ont une excellente biocompatibilité
et ont vu leur intérêt s’accroitre grâce aux techniques
implantaires pour tenter d’éviter un poly métallisme.
Composition
Le titane est en fait un alliage titane-oxygène. Ce métal se
couvre spontanément à l’air d’une pellicule d’oxydes
fortement protectrice (10à 20 microns) qui entraine sa
passivation.
Masse volumique
Elle est très faible ce qui donne une très mauvaise
coulabilité et nécessite un apport d’alliage important.
Propriétés thermiques
Leur faible dilatomètrie et la transformation de la
structure de l’alliage à une température de 882 C ne
permettent pas l’utilisation de céramique conventionnelles
ce qui a généré le développement de nouvelles céramiques
dites basse fusion dont la température de cuisson est
inferieure à 850C .ces céramiques sont toutefois moins
résistantes que les céramiques traditionnelles.
Propriétés mécaniques
Elles sont comparables à celle des alliages précieux de
types III et de type IV
Propriétés biologiques
La biocompatibilité est excellente grâce à la couche de
passivation .il faut néanmoins éviter les gels fluorés qui
entrainent une corrosion sélective des alliages en
titane .toutefois 2.43 pour cent de la population est
allergique au titane.
Manipulation et traitement
Pour les raisons exposés précédemment, la mise en œuvre
du titane demande un investissement très couteux au
laboratoire de prothèse qui freine son utilisation, plutôt
réservé à la prothèse sur implant et aux sujets allergiques
aux autres alliages non précieux.
Merci de votre attention