Méningi
tes
PLAN
Définition
Physiopathologie
Agent causal
Les signes
Epidemiologie
Dépistage
Evolution
TRT et schéma thérapeutique
Définition
• La méningite est une
inflammation des méninges
(fines membranes entourant le
cerveau et la moelle épinière)
et du liquide céphalorachidien
Leur inflammation est le plus
(LCR).
souvent la manifestation d'une
infection par un virus ou une
bactérie
Physiopathologie
3 mécanismes:
Passage dans le sang de l'agent infectieux qui va
jusqu'aux
méninges
Infection par contigüité, à partir du foyer ORL
Inoculation après une chirurgie ou un traumatisme
Agents causal
La méningite peut être causée par
différents agents :
Bactéries : méningocoque, Haemophilus,
pneumocoque, bacille de Koch
Virus : herpès, cytomégalovirus, virus de la
famille des entérovirus
Champignons : cryptocoque, candida albicans
Parasite : toxoplasmose
Elles sont le plus souvent dues à un virus et sont
bénignes. Les méningites bactériennes sont les
plus graves, c'est une urgence médicale
Signes:
Signes de gravité:
Fièvre, Frissons -Purpura
Syndrome méningé : - Troubles de la
-Céphalées violentes, en conscience
casque - Coma
-Photophobie - Convulsions
- Raideur de la nuque - Choc septique
-Nausées/vomissements
- Signe de Kernig
- Signes de Brudzinski
PURPURA :affection
cutanée caractérisée par
l'apparition de taches rouges
ou violettes sur la peau
Epidemiologie
Les infections méningococciques touchent 500
000 personnes par an, dans le monde, selon
l’OMS.
En France, environ 500 à 600 personnes par an
sont touchées par une infection grave à
méningocoques.
Comment se transmet la maladie ?
Les bactéries se transmettent par gouttelettes et par
sécrétions respiratoires et pharyngées. Elles vont se
trouver dans la gorge et le nez de la personne
infectée. La transmission de la maladie entre
individus nécessite un contact proche et prolongé.
Autres bactéries pouvant provoquer une méningite,
les streptocoques du groupe B, souvent présents au
niveau du vagin, peuvent être transmis de la mère à
l’enfant lors de l’accouchement.
Depistage :
En présence de symptômes de
méningite, une hospitalisation est
indispensable.
Après son examen clinique, le
médecin réalise une
ponction lombaire (prélèvement
de ou liquide cérébrospinal entre
deux vertèbres, à l’aide d’une fine
aiguille).
En observant à l’œil nu l’échantillon obtenu, le médecin peut déjà
diagnostiquer :
•soit une méningite à liquide clair, souvent d’origine virale ;
•soit une méningite à liquide trouble (ou purulent), généralement
bactérienne.
Pour affiner le diagnostic, le liquide est ensuite analysé de façon
approfondie (composition chimique, détection de germes et analyse de leur
sensibilité aux antibiotiques si nécessaire).
En cas de méningite bactérienne, la réalisation permet de prescrire un traitement
antibiotique adapté au germe présent.
Si aucun germe n’est identifié, des tests biologiques complémentaires sont menés
pour trouver le virus ou la bactérie en cause.
Des analyses sanguines (bilan biologique, hémocultures, dépistage du VIH...) sont
effectuées.
Dans un deuxième temps, mais sans retarder la mise en route du traitement,
d’autres examens peuvent aussi se révéler utiles :
•un électroencéphalogramme ;
•un scanner ;
•ou une IRM du cerveau, si des complications ou des symptômes évoquant des
lésions cérébrales apparaissent.
EVOLUTION :Elle dépend du type de méningite.
-Les méningites virales : guérison sans traitement
Les personnes ne souffrant pas de guérissent rapidement et sans
traitement spécifique. Cependant, dans de très rares cas, des
séquelles sont observées comme la surdiité dans les méningites dues
au virus des oreillons.
-Les méningites bactériennes, fongiques et parasitaires : un
traitement urgent pour éviter les complications
La prise d’antibiotiques (ou ou antiparasitaire) doit intervenir au plus
vite, afin d’assurer la guérison et d’éviter le décès (observé, en
moyenne, dans 20 % des cas de méningites bactériennes) ou la
survenue de complications.
les complications:
(Atteinte neurologique, Surdité, Troubles de la mémoire ,Choc
septique, Décès)
Les complications peuvent être :
•un abcès (amas de pus collecté dans une cavité fermée) au niveau du cerveau.
Il peut survenir quelques jours après le début des soins, si ceux-ci ont été un peu
tardifs, ou en cas de résistance des germes au médicament prescrit ;
•une hydrocéphalie. Il s’agit d’une augmentation de pression du ou
cérébrospinal causant une dilatation des cavités cérébrales ;
•une récidive de la méningite. Elle est possible en cas de lésion anatomique
(par exemple, après un traumatisme crânien), constituant une porte d’entrée pour
les germes. Relativement rare, elle se déclare dans les semaines suivant le
début du traitement ;
•la présence de séquelles. Les méningites bactériennes peuvent
laisser des séquelles, surtout lorsqu'elles surviennent chez l’enfant (
perte d’acuité auditive ou surdité, troubles visuels, troubles de l’attention,
troubles des apprentissages, difficultés scolaires...) Ce phénomène
concerne par exemple 20 % des personnes qui ont contracté
une méningite à méningocoque.
Dans tous les cas, pour les enfants, une surveillance particulière et
prolongée est mise en place après la guérison.
Une partie des décès et des cas de séquelles graves liés aux méningites
de l’enfant sont évitables par la vaccination.
Méningite virale
TRT:
– Guérison spontanée le plus souvent
– Antiviraux parfois
Méningite bactérienne
- Antibiotiques par voie intraveineuse
- Si purpura fulminans : antibiotiques avant la ponction
lombaire Méningoencéphalite herpétique : Aciclovir
(Zovirax) Traitement symptomatique
- - Antalgiques
- - Antipyrétiques
- Traitement préventif
- - Isolement respiratoire, précautions
complémentaires type gouttelettes pour le
patient
- - Vaccination
- - Prophylaxie pour l'entourage du patient
atteint de méningite à méningocoque :
Rifampicine ou Spiramycine
MERCI