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Droit Budgétaire et Finances Publiques

Le document présente un plan de cours sur le droit budgétaire et fiscal, abordant les règles de gestion budgétaire, l'élaboration et l'adoption de la loi de finances, ainsi que le contrôle de son exécution. Il souligne l'évolution des finances publiques en lien avec les politiques économiques et sociales, ainsi que les distinctions entre finances publiques et privées. Enfin, il traite des sources du droit budgétaire marocain, y compris les règles constitutionnelles et législatives.

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Droit Budgétaire et Finances Publiques

Le document présente un plan de cours sur le droit budgétaire et fiscal, abordant les règles de gestion budgétaire, l'élaboration et l'adoption de la loi de finances, ainsi que le contrôle de son exécution. Il souligne l'évolution des finances publiques en lien avec les politiques économiques et sociales, ainsi que les distinctions entre finances publiques et privées. Enfin, il traite des sources du droit budgétaire marocain, y compris les règles constitutionnelles et législatives.

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PLAN DU COURS

Introduction générale
Partie I: droit budgétaire
Chapitre 1 Les règles de gestion budgétaire ;
Chapitre 2 Élaboration du projet de Loi de finances de l’année ;
Chapitre 3 L’adoption du projet de loi de finances ;
Chapitre 4 L’exécution de la loi de finances ;
Chapitre 5 Le contrôle de l’exécution de la loi de finances.
Partie II: droit fiscal
Introduction
générale
I- LA PLURIDISCIPLINARITÉ DES
FINANCES PUBLIQUES
Les finances publiques apparaissent comme une science pluridisciplinaire
originale dont la définition et les sources sont variées.

La science des finances publiques est la quatrième branche du droit public à


côté du droit constitutionnel, du droit administratif et du droit international
public. Mais en réalité elle constitue une science « carrefour » en raison de
la diversité des phénomènes qu’elle appréhende.
A– les phénomènes constitutionnels

Par le contrôle du budget est affirmé le contrôle politique du Parlement.

Aujourd’hui encore, la discussion du budget au Parlement est prétexte à


l’examen de l’ensemble de la politique gouvernementale,

« le débat budgétaire et l’instant privilégié où le parlement peut exercer la


plénitude de son contrôle sur l’action du gouvernement et sur les
administrations de l’État. Les membres du gouvernement doivent défendre
leur budget et répondre aux questions qui leur sont posées, si ce débat
n’existait pas, il serait bien difficile de contraindre le gouvernement à
s’expliquer sur sa politique. »
B– Les phénomènes politiques
Où mieux que le budget pour décelé les choix du gouvernement ?
Ici les choix des politiques ne peuvent être dissimulés. Quel
type de dépenses jugées prioritaires ? Éducation nationale, action
sociale, Défense nationale ?
Quelle est la part des dépenses assumées par les personnes
publiques et celles laissées au secteur privé ?
C– les phénomènes économiques

Nul ne songe plus à négliger les aspects économiques des finances


publiques. L’impact de l’équilibre ou le déséquilibre budgétaire sur les
conjonctures, les conséquences de prélèvement fiscal sur l’économie etc.
constituent autant de données qui infléchissent l’élaboration du budget
D– les phénomènes sociaux :
Le rôle des finances publiques a été souvent déterminant dans le
déclenchement des révolutions.
II- ÉVOLUTION DES FINANCES
PUBLIQUES

La politique financière est fonction de la politique économique et sociale de l'État, laquelle dépend
largement du système de gouvernement et donc du régime politique.
La conception classique des finances publiques a évolué avec le rôle et les fonctions de l'État :
–l'État gendarme auquel correspond les finances « neutre » basées sur des règles d'économie et
d'équilibre budgétaire strict et les seules dépenses de fonctionnement.
–L'État-providence auquel correspond des finances modernes, l'État interventionniste est
marqué sur l'idée de la redistribution par la dépense publique, l'équilibre financier (et non plus
budgétaire), la fiscalité générale etc.
–L'État entrepreneur : les finances publiques devenaient le principal
instrument de la politique économique et sociale.

Cependant, depuis le début des années 1980 de plus en plus de décideurs


politiques Optent pour un retour « aux vertus du libéralisme ». Ainsi la
tendance générale va vers le désengagement de l'État et son retour à un rôle
d'animateur et non plus d'acteur principal de l'activité économique. Les
politiques d'ajustement structurel préconisées par les institutions financières
internationales sont basées essentiellement sur la privatisation, la
libéralisation de l'économie, les restrictions budgétaires, la rationalisation
des dépenses et la productivité du système fiscal.
1- DÉFINITION DES CONCEPTS
Le mot finance est apparu dans la langue française au singulier. Il vient de
l'ancien verbe « finer » qui signifiait finir, terminer, conclure en général
signifiaient paiement d’une somme d’argent.

Aujourd'hui le mot finances le plus souvent utilisé au pluriel. Il désigne


l’ensemble des opérations de recettes et de dépenses qu’effectuent les
personnes juridiques.
CONSENTEMENT À L’IMPÔT
Historiquement, les notions de budget et de consentement à l'impôt, qui sont
devenues inséparables, sont apparues en Grande-Bretagne, d'abord avec la
Magna Carta (la Grande Charte) en 1215 qui admet qu'il ne pourra lever
l'impôt qu'avec le consentement des représentants des contribuables; puis avec
le Bill of Rights (Pétition des droits) de 1689, imposé au roi d'Angleterre qui
consacre définitivement, outre le consentement à l'impôt, la périodicité de ce
consentement parlementaire et l'utilisation de l'impôt conformément au
consentement donné.

Au Maroc l'article 71 de la Constitution dispose « Sont du domaine de la loi…


le régime fiscal et l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des
impôts … »
DROIT BUDGÉTAIRE ET FINANCES
PUBLIQUES
–les finances publiques peuvent être présentées comme l'ensemble
des règles gouvernant les finances de l'État des collectivités
territoriales des établissements publiques
Les finances publiques regroupent à la fois le droit budgétaire, le droit fiscal,
la comptabilité publique et depuis quelques années, le management public.
Le droit budgétaire est l'ensemble des règles juridiques
déterminant la structure, le contenu et l'élaboration des budgets
des personnes publiques.
FINANCES PUBLIQUES ET FINANCES PRIVÉES

Eléments de distinction Eléments de rapprochement

objectifs : Profit / Intérêt général objectifs : l’Etat se soucie


désormais du coût et du rendement
de ses opérations
conditions d’action :
Limite des ressources/ pas de conditions d’action : évolution
limites des ressources et de la nature du contrôle d’un
possibilité de dépenser plus que contrôle de la régularité vers un
les recettes, contrôle de l’efficacité.
Responsabilités étendues / Pas de Cadre comptable strict qui encadre
possibilité de faillite de l’État, les procédures.
La distinction Loi de finance/budget
Le « budget est l’ensemble des comptes qui décrivent pour une
année civile toute les ressources et toutes les charges permanente
de l’Etat ».
Le budget est un simple document « comptable » alors que la
loi de finance est un document général, En fait la loi de finance
autorise ce que le budget se contente de décrire.
Le budget un acte descriptif des ressources et des charges
et de la loi de finances un acte d'autorisation de perception des
ressources et de couverture des charges
Article Premier LOF
« La loi de finances détermine, pour chaque année
budgétaire, la nature, le montant et l'affectation de
l'ensemble des ressources et des charges de l'Etat… »
Le budget de l’État est composé de trois
parties principales

Budget général Le budget général est la principale composante du budget de l’État.


Concrètement, le budget général est le budget qui vient à l’esprit lorsque l’on pense au budget
de l’État. Cependant, il est nécessaire de réaliser qu’il ne s’agit que d’une partie du budget de
l’État. Le budget de l’État est en effet composé d’autres parties.

SEGMA Sont desdes services de l’État non dotés de la personnalité morale résultant de leur
activité de production de biens ou de prestation de services »

Deux caractéristiques importantes :

–des services non dotés de la personnalité morale

– services poursuivant un but économique

Le Comptes spéciaux du trésor QUI permettent d’attribuer directement une recette à une
certaine dépense.
le budget est un document qui retrace l’ensemble des
prévisions de recettes et de dépenses de l’Etat.
c’est un acte qui fait partie de la loi de fi nances de l’année.

Les services
Budget Les comptes de l’Etat
général Budget de
spéciaux du gérées de
(BG) trésor (CST) manière l’Etat
autonome
(SEGMA)
2- Les sources du droit budgétaire
marocain
A- Les règles constitutionnelles du droit budgétaire :
Article 39 : « Tous supportent, en proportion de leurs facultés contributives, les charges publiques que
seule la loi peut, dans les formes prévues par la présente Constitution, créer et répartir ».

Article 55 : « le roi (…) signe et ratifie les traités. Toutefois, les traités de commerce ou ceux engageant
les finances de l’Etat (…) ne peuvent être ratifiés qu’après avoir été préalablement approuvés par la loi.
»

Article 75 : « Le Parlement vote la loi de finances, déposée par priorité devant la Chambre des
Représentants, dans les conditions prévues par une loi organique. Celle-ci détermine la nature des
informations, documents et données nécessaires pour enrichir les débats parlementaires sur le projet
de loi de finances… ».
Article 77 : « Le Parlement et le gouvernement veillent à la préservation
de l’équilibre des finances de l’Etat. Le gouvernement peut opposer,
de manière motivée, l’irrecevabilité à toute proposition ou
amendement formulés par les membres du Parlement lorsque
leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la loi de
finances, soit une diminution des ressources publiques, soit la
création ou l’aggravation des charges publiques ».
Article 147 : « La Cour des Comptes est chargée d’assurer le
contrôle supérieur de l’exécution des lois de finances. Elle
s’assure de la régularité des opérations de recettes et de
dépenses des organismes soumis à son contrôle en vertu de la loi
et en apprécie la gestion. Elle sanctionne, le cas échéant, les
manquements aux règles qui régissent lesdites opérations ».
B- Les sources à caractère législatif :
Loi organique relative à la loi de finances « la loi des lois de finances »

Détermine les règles de fond et de forme qui régissent l’élaboration, la présentation,


le vote et l’exécution des différentes lois de finances

Loi organique N°130-13 relative à la loi de finances


Constitution de 1962 Adoption de la 1ère LOF de 1963

Constitution de 1970 Adoption de la 1ère LOF de 1970

Constitution de 1972 Adoption de la 1ère LOF de 1972

Constitution de 1996 Adoption de la 1ère LOF de 1998

Constitution de 2011 La LOF n° 130-13 promulguée le 15 juin 2015


Les lois de finances : (annuelle ou rectificatives) contiennent
généralement les dispositions législatives destinées à l’application
des mesures à caractère financières qu’elles prévoient.
Les lois à caractère fiscales :le code général des impôts, le code de
recouvrement des créances publiques
La loi no 69-00 relative au contrôle financier de l’État sur les
entreprises publiques et autres organismes.
Loi n° 62-99 formant code des juridictions financières
la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs, des
contrôleurs et des comptables publics.
La jurisprudence constitutionnelle: représente une source
importante du droit budgétaire et financier en ce que la Cour
Constitutionnelle a été conduite à préciser, par ses interprétations,
la plupart des règles contenues notamment dans la LOF saisie
souvent des lois de finances initiales par les parlementaires de
l'opposition - mais la saisine par les parlementaires de la majorité,
pour rarissime qu'elle soit, n'est pas à exclure.

La Cour Constitutionnelle a rendu, en matière de contentieux


budgétaire et financier, des décisions cardinales permettant
d'éclairer à la fois les principes qui doivent prévaloir dans le
domaine de l'exercice des pouvoirs financiers du Parlement, et les
règles de procédure budgétaire spécifiques qui doivent être
respectées.
Article 132 de la constitution
« La Cour Constitutionnelle exerce…
Les lois organiques avant leur promulgation et les règlements de la
Chambre des Représentants et de la Chambre des Conseillers, avant
leur mise en application, doivent être soumis à la Cour
Constitutionnelle qui se prononce sur leur conformité à la Constitution.
Aux mêmes fins, les lois, avant leur promulgation, peuvent être
déférées à la Cour Constitutionnelle par le Roi, le Chef du
Gouvernement, le Président de la Chambre des Représentants, le
Président de la Chambre des Conseillers, ou par le cinquième des
membres de la Chambre des Représentants ou par quarante membres
de la Chambre des conseillers.
Dans les cas prévus aux deuxième et troisième alinéas du présent
article, la Cour Constitutionnelle statue dans un délai d’un mois à
compter de sa saisine. Toutefois, à la demande du gouvernement, s’il y
a urgence, ce délai est ramené à huit jours.
Dans ces mêmes cas, la saisine de la Cour Constitutionnelle
suspend le délai de promulgation…. »
Évaluation
des connaissances
Quelles sont les sources du droit budgétaire marocain?

Qu’est ce qu’on entend par « fiances publiques »?

Finances publiques et finances privées

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