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Champ Magnétique et Moteurs Asynchrones

Le document présente une étude sur le champ magnétique tournant et les moteurs asynchrones triphasés, détaillant leur fonctionnement et leurs composants. Il explique comment un champ magnétique tournant est produit et son rôle dans le fonctionnement des moteurs synchrones et asynchrones. Les caractéristiques des moteurs asynchrones, y compris leur structure, leur principe de fonctionnement et les aspects techniques tels que le glissement et l'inversion du sens de rotation, sont également abordés.

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Champ Magnétique et Moteurs Asynchrones

Le document présente une étude sur le champ magnétique tournant et les moteurs asynchrones triphasés, détaillant leur fonctionnement et leurs composants. Il explique comment un champ magnétique tournant est produit et son rôle dans le fonctionnement des moteurs synchrones et asynchrones. Les caractéristiques des moteurs asynchrones, y compris leur structure, leur principe de fonctionnement et les aspects techniques tels que le glissement et l'inversion du sens de rotation, sont également abordés.

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BURKINA FASO

Ministère de L’enseignement Supérieur


Université Aube Nouvelle
”U-AUBEN“
Département de Génie Electrique

: Présenté par
M. DJANDE
YACOUBA

ANNÉE ACADEMIQUE 2019-2020


● CHAPITRE I : Champ magnétique tournant

● CHAPITRE II : Moteur Asynchrone triphasé (MAS)

● CHAPITRE III : Machine Synchrone triphasée (MS)


CHAPITRE I
Champ magnétique tournant
I) Définition

On appelle champ tournant, la portion de l’espace où existe


un champ magnétique de valeur constante, dont la direction
tourne avec une vitesse angulaire constante.

Il existe deux procédés fondamentaux pour produire un


champ magnétique tournant:

a)Procédé mécanique : qui consiste à faire tourner un


aimant en fer à cheval, soit à la main, soit à l’aide d’un moteur
auxiliaire.

Le champ magnétique
tournant est caractérisé
par sa vitesse Ωs.
b) Procédé électrique : qui consiste à utiliser trois (03)
bobines décalées l’une par rapport à l’autre de 120 degré (soit
2/3 radian). Ces trois bobines étant alimentées par un système
de trois tensions alternatives équilibrées.

Au centre, le champ magnétique


résultant est un champ tournant.
Vitesse de rotation:

AN: f = 50 Hz
(fréquence des tensions)
Le champ magnétique tourne
à 50 tr/s ou bien à 314 rad/s.
THEOREME DE
FERRARIS
II) Etude expérimentale

II.1 Procédé mécanique

a) Cas d’une aiguille aimantée


Si l’on place une aiguille aimantée dans l’entrefer d’un
aimant en fer à cheval, celle-ci s’oriente dans le sens du champ
magnétique de ce dernier.
Si nous faisons tourner l’aimant à l’aide d’une manivelle, on
constate que la rotation de l’aiguille suit celle de l’aimant.
Les mouvement de l’aimant et de l’aiguille aimantée sont
synchrones :
Ω = Ωs
C’est pour cela que Ωs est appelée vitesse de
synchronisme.

Conclusion: Un champ magnétique invariable peut, en


tournant, entraîner à la même vitesse que lui, un aimant ou un
électroaimant alimenté en courant continu.

Remarque: Cette expérience illustre le principe de


fonctionnement des moteurs synchrones.
b) Cas d’un disque métallique en cuivre ou en
aluminium

Remplaçons l’aiguille aimantée par un disque métallique en


cuivre ou en aluminium pouvant tourner sur un pivot.

La rotation de l’aimant en fer à cheval


entraîne celle du disque, mais celui-ci tourne
plus lentement par rapport à l’aimant en fer
à cheval.

On constate que le disque tourne à une vitesse


Légèrement inférieure à la vitesse de
synchronisme.

Les deux mouvements sont asynchrones.


En effet, d’après la loi de LENZ, le disque métallique devient le
siège des courants induits (courants de FOUCAULT) qui
s’opposent à la cause qui de leurs a donné naissance.
Comme cette cause est le déplacement relatif du champ
magnétique par rapport au disque, les courants de FOUCAULT
tendent à entraîner le disque.
La vitesse d’entrainement du disque demeure inférieure à la
vitesse de champ tournant , car, si elle venait à l’égaler, il n’y
aurait plus de déplacement relatif, et, en conséquence, plus de
courants induits.

Remarque: Cette expérience illustre le principe des moteurs


asynchrones.
II.2 Procédé électrique

a) Cas d’une aiguille aimantée

Si l’on place une aiguille aimantée


ou un électro-aimant alimenté en
courant continu au centre de
trois (03) bobines décalées de 120
degré l’une par rapport à l’autre,
l‘aiguille (le rotor) tourne à la
vitesse de synchronisme:

C’est le principe de fonctionnement des moteurs


synchrones.
b) Cas d’un disque en cuivre ou en aluminium

Si l’on place un disque métallique en


cuivre ou en aluminium au centre de
trois (03) bobines décalées de 120
degré l’une par rapport à l’autre,
le disque (le rotor) tourne à une
vitesse inférieure à celle de
synchronisme.

Si Ω < Ω s, la machine
fonctionne en moteur

Si Ω > Ωs, la machine


fonctionne en frein

C’est le principe de fonctionnement des moteurs


asynchrone.
c) Remarque générale sur la vitesse de synchronisme

f = p.Ωs donc Ωs = f/p


Avec:
f : la fréquence des courants d’alimentation des bobines (en
Hz)
p : le nombre de paires de pôles
Ωs : la vitesse de synchronisme (en tr/s)

à f = 50 Hz :

p = 1, Ωs = 50 tr/s = 3000 tr/min


p = 2, Ωs = 25 tr/s = 1500 tr/min
p = 3, Ωs = 16,66 tr/s = 1000 tr/min
p = 4, Ωs = 12,5 tr/s = 750 tr/min
p = 5, Ωs = 10 tr/s = 600 tr/min
p = 6, Ωs = 8,33 tr/s = 500 tr/min
p = 7, Ωs = 3,57 tr/s = 428 tr/min
x 2/60
NB:
tr/min rad/s
Pour vérifier ces résultats, il suffit d’éclairer l’aiguille
aimantée puis le disque métallique par des éclairs produits à la
fréquence d’alimentation des bobines.

L’appareil utilisé est le STROBOSCOPE.

En a) , on constate que l’aiguille aimantée semble fixe. Alors


qu’en b) , le disque semble tourner à une vitesse lente dans le
sens inverse au sens de rotation du champ tournant.
CHAPITRE II
Moteur Asynchrone Triphasé
I) Généralités

1) Rôle

Le moteur asynchrone (ou moteur d’induction) permet de


transformer l’énergie électrique en énergie mécanique.
2) Principaux types de moteurs

Les moteurs d’induction triphasés sont les moteurs les plus


utilisés dans l’industrie. Ils possèdent en effet plusieurs
avantages : simplicité, robustesse, prix peu élevé et
entretien facile.

Cependant, ces moteurs ont une vitesse pratiquement


constante et ils se prêtent assez mal au réglage de la vitesse ;
pour cette raison, on préfère habituellement les moteurs à
courant continu lorsqu’on veut obtenir une grande variation de
vitesse. Toutefois, il existe aujourd’hui des systèmes
d’entraînement électroniques (variateurs de vitesse,
ALTIVAR ALTISTART
II) Aspect général

Moteur à cage d’écureuil


Moteur à rotor bobiné (à bagues)
Le MAS triphasé comporte principalement :

- le STATOR : qui porte les bobines triphasées servant à créer


le champ magnétique tournant;
- le ROTOR: qui porte l’arbre sur lequel sera couplé la charge à
entraîner;
- la CARCASSE: qui porte le circuit magnétique du stator. Il
permet la fixation du moteur sur un socle;
- la PLANCHETTE à bornes ou PLAQUE à bornes: Permet
de coupler le stator en étoile ou en triangle et de raccorder le
moteur au réseau;
- le FLASQUE arrière: Il porte le roulement côté ventilateur;
- le FLASQUE côté bout d’arbre: Il porte le roulement côté
bout d’arbre;
- les ROULEMENTS (côté bout d’arbre et côté
ventilateur): Assurent la rotation du rotor;
- le VENTILATEUR: Assure le refroidissement du moteur;
- le CAPOT DE VENTILATION: Assure la protection des
technicien (empêche de toucher le ventilateur);
- les TIGES de montage: Elles permettent d’assembler le
moteur. Elles lient les deux flasques.
III) Organisation

1) Stator

Il est constitué par une couronne de tôles empilées et fixée


dans une carcasse en fonte ou en aluminium. Débouchant à
l’intérieur de l’anneau ainsi formé, des encoches ont été
poinçonnées pour loger trois (03) bobines constituant
l’enroulement triphasé. Ces 3 enroulements sont destinés à
être alimentés par un système de 3 tensions.

Vue
d’ensembl
e du
STATOR
Stator démonté
Tôle statorique

Encoche

Le circuit magnétique est feuilleté (empilement de tôles


minces) dans le but de réduire les pertes par courant de
FOUCAULT.
Les enroulements statoriques sont calculés pour créer dans
l’entrefer un champ magnétique d’amplitude la plus importante
possible. Toutefois, on est limité par le phénomène de
saturation du circuit magnétique.
les moteurs sont prévus pour fonctionner en étant alimentés
à une fréquence déterminée et sous une tension entre phases
très proches des valeurs nominales.
survoltés, le moteur chauffe et le rendement est mauvais.
Sous alimenté, le moteur peut caler car son couple
électromagnétique sera fortement diminué.
Il faut donc choisir le couplage approprié (étoile ou triangle)
pour que les MAS puissent être alimentés sous leurs tensions
nominales.
2) Rotor

Le rotor ,monté sur l’arbre, se compose d’un cylindre fait de


tôles empilées. Des encoches sont percées à la périphérie
extérieure destinées à recevoir des conducteurs. Il est séparé
du stator par un entrefer très court de l’ordre de 0,4 à 2 mm
seulement. Il existe deux types de rotor : le rotor à cage
d’écureuil et le rotor bobiné.

a) Rotor à cage d’écureuil (ou en court-circuit)

Il porte un système de barre conductrices (très souvent en


aluminium), logées dans des encoches d’un empilement de
tôles minces (circuit magnétique). Les extrémités des barres
sont réunies par deux (02) couronnes conductrices : on dit que
le rotor est en court-circuit.
L’ensemble ressemble à une cage d’écureuil d’où le nom de
rotor à cage d’écureuil. Le circuit magnétique est feuilleté dans
le but de réduire les pertes par courant de FOUCAULT.
Anneau Anneau

Barres
conductrices
b) Rotor bobiné (ou à bagues)

Les tôles de ce rotor sont munies d’encoches où sont


placées des conducteurs formant un bobinage triphasé
semblable à celui du stator.
Ces trois (03) enroulements sont couplés en étoile;
l’extrémité libre de chaque enroulement est reliée à une bague
tournant avec l’arbre. Ces bagues permettent, par
l’intermédiaire de trois balais, d’insérer une résistance
extérieure en série avec chacun ces trois enroulements lors du
démarrage du moteur. En fonctionnement normal, Encocheles trois
balais sont court-circuités.
Le circuit
magnétique est
feuilleté
(empilement de
tôles minces) dans
le but de réduire les
pertes par courant
de FOUCAULT.

3
IV) Principe de fonctionnement

1
Les trois (03) bobines du stator, déphasées de 120 degrés
l’une par rapport à l’autre et couplées en étoile ou en triangle,
sont alimentées par un réseau électrique triphasé.
D’après la lois de FERRARIS, ces trois bobines vont créer un
champ magnétique tournant dans l’entrefer du moteur.
Les conducteurs du rotor, balayés par le champ tournant
d’entrefer, sont le siège de f.é.m. induites. Le rotor étant en
court-circuit, ces f.é.m. produisent des courants induits. Ces
courants placés dans le champ tournant sont soumis à des
forces électromagnétiques. Ces forces produisent un couple qui
fait tourner le rotor. Le sens de rotation est tel que, d’après la
loi de Lenz, la rotation s’oppose à la cause qui lui donne
naissance. Cette cause est le déplacement du champ par
rapport aux conducteurs du rotor.
Le rotor tourne donc pour rattraper le champ; mais il ne
peut tourner aussi vite que le champ ; car il n’y aurait plus
déplacement du champ par rapport au rotor, donc plus de
courants induits et plus de couple moteur. C’est parce que le
mouvement du rotor n’est pas synchrone de celui du champ
que ce moteur est dit asynchrone.
Remarque :

Le stator du moteur est alimenté par le réseau mais le rotor


n’a avec lui aucune liaison conductrice, il constitue en quelque
sorte le secondaire d’un transformateur dont le stator serait le
primaire. Comme dans un transformateur, les courants induits
dans le secondaire (rotor) ont une action magnétisante : le
champ magnétique d’entrefer est créé par l’action simultanée
des ampères-tours du stator et du rotor. Lorsqu’on charge le
moteur, les courants rotoriques prennent naissance. Le champ
ayant la même amplitude à vide et en charge, les courants du
stator se modifient pour compenser les ampères-tours du rotor.
Comme dans un transformateur, toute augmentation du
courant dans le rotor entraîne une augmentation du courant
dans le stator. Dans le moteur, l’augmentation du courant
rotorique résulte de l’augmentation du couple résistant.
Cependant, il existe une différence importante avec le
transformateur; le secondaire (rotor) n’est pas parcouru par
des courants à la même fréquence que le primaire (stator).
V) Glissement g et fréquence des courants
dans le rotor

Lorsque le champ tourne à la vitesse angulaire de


synchronisme Ωs, le rotor tourne à la vitesse Ωr. La
vitesse relative du champ par rapport aux conducteurs
du rotor est :
Ωs – Ωr = gΩs

Puisque les vitesses angulaires en rad/s sont proportionnelles


aux vitesses de rotation en tr/min , on peut aussi dire que :
Ns – Nr = gNs
D’où l’expression du glissement:

En % on obtient:
Le champ tournant balaie ainsi les conducteurs du rotor g fois
moins vite que ceux du stator : la fréquence des f.é.m. et des
courants induits dans le rotor est donc g fois celle du réseau.

fr = g x fs

Remarque :

g = Ns – Nr/Ns Nombre de pôles :

Cela implique que: f = p x ns


Avec :
Ns – Nr = g.Ns f : fréquence des
courants
Ns – Nr – g.Ns = 0 p : Nombre de paires
de pôle
Ns – g.Ns = Nr ns : Vitesse de
rotation en tr/s
Ns (1 – g) = Nr du champ
tournant
VI) Inversion du sens de rotation

Intervertir deux fils de phase aux bornes du stator, c’est


inverser le sens de rotation du champ tournant donc du sens
de rotation du rotor.

1
VII) Symboles

On reconnaît les MAS par les symboles suivants:

VIII) Plaque signalétique


Elle donne les informations sur
 4,4 kWles
: Lagrandeurs nominales
puissance mécanique utiledu
PU.
 50 Hz: La fréquence de la tension d’alimentation
moteur.
 1420 tr/min: La vitesse de rotation en charge
Exemple 1:  0,85: Le facteur de puissance en charge
 Alimenté sous 230 V, il absorbe un courant de
16, 3 A
 Alimenté sous 400 V, il absorbe un courant de
9,4 A

NB: La vitesse du champ tournant (vitesse


synchrone) est la vitesse immédiatement
supérieure; donc 1500 tr/min. On retrouve p = 2
Exemple 2 :

Caractéristiques en
fonction du couplage et de
la tension

LS80L T : Code fabricant ; Hauteur d’axe = 80


Longue carcasse = L
N° Série ; Forme de fixation = B (Horizontale)
IP55 : Indice de protection contre les corps solides et liquides ;
Icl.F : Classe d’isolation = F
Température ambiante d’utilisation = 40°C ;
Type de service S1 = Continu
La puissance nominale d'un moteur s'entend pour une
ambiance qui n'atteint qu'exceptionnellement 40°C .

Si ta > 40°C, il y a lieu de tenir compte du facteur de


correction Kt .
La classe d'isolement des moteurs est donnée suivant le
tableau ci-dessous pour une température ambiante ta de 40° C
et une altitude de fonctionnement af 1000 m.
IX) Bilan des puissances

IX.1) Puissance fournie au stator (Puissance absorbée)


PA

Le moteur reçoit la puissance électrique quelque-soit le


couplage.

en Watt (W)
IX.2) Pertes par effet Joule au stator PJS

Appelons « r » la résistance d'un enroulement et «I»


l'intensité en ligne:
 si le moteur est couplé en étoile : en Watt (W)

 si le moteur est couplé en triangle : en Watt (W)

Si on appelle « R », la résistance mesurée entre deux bornes


du stator, quelque soit le couplage du stator, les pertes par
effet Joules sont :

en Watt (W)

Remarque :
Plaque à bornes d’un MAS : Chaque
U1, borne
V1, W1à : un nom d’entrée.
Bornes et un
emplacement précis. Elles se connectent
respectivement aux phases Ph1,
Ph2 et Ph3 du réseau.

U2, V2 et W2 : Bornes de sortie


a) Couplage étoile

On relie les trois bornes de


sortie à l’aide de deux (02)
barrettes de connexion.

On réalise le couplage étoile, lorsque la plus grande tension sur


la plaque signalétique du moteur correspond à la tension du
réseau entre phase (tension composée).

b) Couplage triangle On relie les bornes d’entrée et de sortie à


l’aide de trois (03) barrettes de
connexion.

On réalise le couplage triangle lorsque la


plus petite tension sur la plaque
signalétique du moteur correspond à la
tension du réseau entre phase (tension
composée).
c) Exemples
IX.3) Les pertes fer au stator PFS

On appelle pertes fer statoriques, l’ensemble formé par les


pertes par courants de FOUCAULT et par HYSTERESIS.
Ces pertes ne dépendent que de la tension U et de la
fréquence f, elles sont considérées comme constantes si le
moteur est branché sur le réseau triphasé.

IX.4) Puissance transmise au rotor Ptr

La puissance transmise au rotor est donnée par l’expression


suivante:

en Watt (W)

Cette puissance est transmise au rotor par le couple


électromagnétique grâce au champ tournant.

Cette puissance crée donc le couple électromagnétique.


TEM (Couple électromagnétique en
N.m)
Remarque :

Ce couple TEM est aussi celui du rotor, mais ce dernier tourne à


la vitesse Ωr (Vitesse en bout d’arbre) et la puissance restante
est sous forme mécanique.
Appelons Pméca ou bien PR cette puissance :
Avec :
Pméca : en W
Ωr : en rad/s
TEM : en N.m
La différence entre ces deux puissance (Pméca et Ptr) est perdue
dans le rotor par effet joule (PJR) à cause du glissement g.

Donc :
IX.5) Pertes par effet Joule au rotor PJR et pertes fer au
rotor PFR

Les pertes fer au rotor sont souvent négligeables :

On montre que les pertes par effet Joule au rotor sont :

en Watt (W)

Démonstration:

or

On obtient : or

Donc :

On ne peut que calculer ces pertes, elles ne sont pas


mesurables car le rotor est court-circuité.
IX.6) Puissance disponible au rotor Pméca ou PR

Le rotor étant constitué de conducteurs qui possèdent une


résistance, ils sont le siège de pertes par effet Joule ainsi que
des pertes magnétiques.
IX.7) Pertes mécaniques PM

Le rotor est fixé sur l'arbre du moteur par l'intermédiaire de


roulements, il y a donc des pertes mécanique lors de la rotation
dues aux frottements.

IX.8) Pertes constantes (collectives) PC

On appelle Pertes constantes l’ensemble formé par les pertes


fer dans le stator PFS et les pertes mécaniques PM. Ces pertes
sont considérées constantes quelque – soit la vitesse donc de
la charge du moteur.

PC = PFS + PM

NB1 : On définit ainsi le couple de pertes : TP = PC/Ωr

Ce couple de perte est considéré comme constante quelque


soit la vitesse et la charge du moteur.
NB2 :

PC = PFS + PM

Ces pertes constantes se déterminent facilement lors d’un


fonctionnement à vide du moteur; car la puissance absorbée à
vide PA0 ne sert qu’à varier les pertes constantes PC et les
pertes joules statoriques PJS0.

On note :

PC = PA0 - PJS0

Pour mesurer les pertes constantes d’un MAS, il suffit de


mesurer la puissance absorbée (à l’aide de 2 wattmètres) et de
retrancher les pertes joules au stator (calculées après une
mesure à l’ampèremètre et à l’ohmmètre).
Avec :
R = Résistance mesurée entre deux bornes
IX.9) Puissance mécanique utile PU

Le rôle d’un moteur électrique est de transformer la puissance


électrique en puissance mécanique. La puissance mécanique
utile disponible sur l’arbre du moteur a pour expression:

PU = TU x Ωr

Donc:

TU = PU/Ωr

Avec :

PU : Puissance utile en W
TU : Couple utile en N.m
Ωr : Vitesse angulaire en bout d’arbre en rad/s
IX.10) Rendement Ƞ

Le rendement du MAS est :

NB :

Donc :
Remarque :

Donc :

Or :

Donc :

Sachant que

On obtient :
 Courbe du rendement :

IX.11) Expression du rendement du rotor

En négligeant les pertes mécaniques, TEM = TU


Donc :

Le terme 1 – g est appelé rendement du rotor.


X) Etude à vide et en charge

X.1) Etude en charge

Le stator étant toujours alimenté par le réseau, augmentons


progressivement la charge entraînée par le moteur jusqu'au
fonctionnement nominal. Nous constatons que:
✔ l'intensité du courant absorbé croit.
✔ Le facteur de puissance augmente (0,1 à 0,8)
✔ la fréquence de rotation diminue

X.2) Etude à vide

A vide, le moteur n'entraîne pas de charge. Dans ce


fonctionnement, le rotor tourne pratiquement au synchronisme
gv ≈ 0 (0,7 %).
L'intensité du courant en ligne est importante (20% du
courant nominal) et le facteur de puissance est faible: il s'agit
essentiellement d'un courant réactif, ou magnétisant, qui crée
le champ magnétique.
XI) Caractéristiques

XI.1) Caractéristiques en charge

Traçons les courbes de ces différentes grandeurs en fonction


de la puissance utile en y ajoutant celle de la vitesse.
Les caractéristiques obtenues mettent en évidence quelques
unes des propriétés essentielles du moteur d’induction à cage
d’écureuil :

 Facteur de puissance : sa valeur baisse beaucoup quand


la charge diminue. A vide il est d’environ 0,2.
 Rendement : le rendement est bon à partir de la demi-
charge. Il est maximal au voisinage de la puissance nominale.
 Vitesse : la vitesse décroît quand la charge augmente.
Toutefois la variation est faible puisqu’elle est seulement de 5
% entre la marche à vide et la marche à pleine charge. Le
glissement des gros moteurs est plus faible encore.

C’est parce que les moteurs d’induction n’ont pas une vitesse
rigoureusement constante et surtout parce que cette vitesse
ne résulte pas seulement de la fréquence du courant
d’alimentation qu’on les nomme moteurs asynchrones.

Mais une variation de la vitesse de 2 à 5 % entre la marche à


vide et la marche à pleine charge est négligeable dans la
plupart des cas d’emplois industriels de moteurs.
Caractéristique couple utile en fonction de la vitesse Tu
= f (n)

(En pratique)

Au voisinage du point de fonctionnement, on


assimile la caractéristique Tu(n) à une droite
telle que : Tu = a.n+b .
Les coefficients a et b se trouvent en utilisant
deux points de la caractéristique.
Les coordonnées du
point de fonctionnement
Point de fonctionnement se déterminent soit par
une méthode graphique
ou par
une méthode
analytique.
Pour la méthode
analytique :
 La charge a pour
couple résistant Tr =
k.n .
 Le moteur a pour
couple utile :Tu =
a.n+b

Les coordonnées du
point de fonctionnement
sont trouvés en
Les caractéristiques des quelques charges : résolvant
Tu = Tr.
Machine à puissance constante (compresseurs) : Tr = k.n
Machine à couple constant ( levage, pompes) : Tr = k
Machine à couple proportionnel à la vitesse (pompes) : Tr = k.n
Machine à couple proportionnel au carré de la vitesse (ventilateurs) :Tr = k.n2
XI.2) Caractéristiques à vide

Lorsque le moteur fonctionne à vide (pas de charge couplée


au moteur), sa vitesse de rotation n0 est proche de la vitesse
de synchronisme nS. On considère que g = 0 et n0= nS
Le facteur de puissance à vide (cos = 0,2 ) est faible mais
pas l'intensité à vide I0. Ce courant sert à créer le champ
magnétique tournant, on parle alors de courant de
magnétisant.
XII) Variation de la vitesse du MAS

XII.1) Action sur la tension d’alimentation

A fréquence f constante, le moment du couple est


proportionnel à V²
T=K. V²
En diminuant la tension d'alimentation, on diminue en même
temps le champ et le flux magnétique créés. Le moment du
couple varie dans le même sens que le flux.
Deux procédés peuvent être mis en œuvre:
 gradateur triphasé (Electronique);
 autotransformateur;
 utilisation d'un rhéostat.

XII.2) Action sur la fréquence de la tension


d’alimentation

On peut assimiler une phase du stator et la phase


correspondante du rotor à un transformateur monophasé
parfait dont le secondaire est court-circuité.
Pour que le flux conserve la même valeur lorsque la
fréquence f varie, il faudra que le rapport V/f reste constant.
En maintenant le rapport V/f constant par l'intermédiaire
d'un onduleur autonome, on relève la caractéristique
mécanique suivantes (seules les parties utiles, linéaires).
Lorsque la fréquence f diminue (U aussi), les caractéristiques
se déplacent parallèlement à elles-mêmes et donc, pour une
valeur
constante du moment du couple, la différence ∆n = ns – n reste
la même.
En alimentant un moteur asynchrone à V/f constant, on impose
un flux et un couple maximal constants, pour toute valeur de la
fréquence. Le moteur asynchrone fonctionne comme un
moteur à courant continu sous tension réglable, sans présenter
les inconvénients dûs aux balais et au collecteur.

XII.3) Action sur le nombre de paires de pôles

 machines à bobinage primaire unique (couplage


d'enroulements du type Dahlander)
 machines à plusieurs bobinages primaires (machines à
enroulements séparés)
XIII) Modélisation du MAS

XIII.1) Rotor bloqué

Les enroulements du stator sont en regard des enroulements


du rotor sur un même circuit magnétique, comme pour un
transformateur dont le secondaire est court-circuité. Le modèle
du transformateur est donc exploitable. La machine est
triphasée, mais on considère le modèle pour un seul
bobinage du stator et du rotor.

En négligeant les paramètres R1 et lf1, le schéma suivant se


réduit comme suit:
Notons que le paramètre Lm est beaucoup plus faible que
pour un transformateur de puissance comparable à cause de
l'entrefer de la machine asynchrone. Il y a nécessairement un
jeu entre rotor et stator de quelques 1/10 de mm pour les
machines de faible puissance (1kW) à quelques mm pour plus
les grandes puissances (1MW).

XIII.2) Rotor tournant

La fréquence des variations de flux au rotor dépend du


glissement
fr=g*f . Cette fréquence variable a un effet direct sur
l'impédance liée à lf2 et sur l'amplitude du générateur de
tension au rotor e2 = g.m.v1
L'utilisation du modèle est plus commode si les variables sont
directement accessibles à l'extérieur de la machine (tension,
courant et fréquence du stator) :
R doit mettre en jeu 1/3 de la puissance transmise et X doit
produire le même déphasage entre V1 et i'1 que dans le
modèle précédent.
En identifiant :
g.Ptr/3 = R2.I22 = R2.I'12 /m2 = g.R.I'12
Il faut: R = R2/gm2

Pour conserver la phase entre V1 et I'1 :


g.X2/R2 = X/R = X.g.m2/R2
Il faut: X = X2/m2

En fonction de l'étude à mener il peut être intéressant de


distinguer dans le modèle la puissance mécanique et les pertes
Joule rotor.
Alors R = R'+R'' (R' correspond à la puissance mécanique,
R'' aux pertes Joule rotor).
Identifions les pertes Joule rotor:
3.R''I'12 = 3.R2.I22 = 3.R2.I'12/ m2
et R'' = R2/ m2
R' = R - R'' = R2.(1-g)/g. m2 = R'

XIII.3) Caractéristique électromécanique

Le courant de démarrage (à g = 1) est très fort. Pour les


fortes puissances il est parfois nécessaire d'utiliser un procédé
de démarrage qui réduit cet appel de courant.
XIII.4) Expression du couple électromagnétique

g.Ptr = g.Cem. s = 3R2.I22 où I2 = g.m.V1 / (R22+g2.X22)

Cem = (3.m2.V12/ s).(g.R2) / (R22 + g2.X22)

Cette fonction présente des extremum pour g = gm

(dCem/dg) = (3.R2.m2.V12 / s) . (R22 + g2.X22 - 2g2.X22 ) / (R22 +


g2.X22 )2 = 0

si g = gm et gm = R2/X2

Le couple maximum est : Cmax = (3.m2.V12/ s) / (2.X2)


XIII.5) Caractéristique mécanique

Le domaine d'usage permanent de la machine se situe entre


Cn et Cem = 0. Le couple maximum Cmax est de l'ordre de 2,5
à 3,5Cn.
La machine est réversible.
XIII.6) Détermination expérimentale des paramètres du
modèle

Cette expérimentation s'effectue lorsqu'il faut prévoir le


comportement d'un transformateur et que l'essai direct est
impossible.
Les essais ne doivent mettre en jeu que des faibles puissances.

a) Essai à vide

On mesure sous V1 = V1n à f = fn, P1, P2, I10,V10.


A vide g ~ 0 et I'1 ~ 0. Seuls Rpf et Lm interviennent.
En supposant le couplage étoile au stator :
Rpf = 3.V102/P10
tg 10 = (P1-P2)/(P1+P2)
Q10 = P10.tg 10
b) Essai en court circuit (on dit aussi rotor bloqué) sous
tension réduite

On mesure à f = fn, P1, P2, V1cc, I1cc = I1n.


Comme V1cc est très faible devant V1n, Rpf et Lm ont un effet
négligeable.
I1 » I'1
R = (P1+P2) / 3I1cc2
tg cc = (P1-P2) / (P1+P2)
X = R.tg cc
CHAPITRE III
Machine Synchrone Triphasée
I) Généralités

Le terme de machine synchrone regroupe toutes les


machines dont la vitesse de rotation de l’arbre de sortie est
égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir
un tel fonctionnement, le champ magnétique rotorique est
généré soit par des aimants permanents, soit par un circuit
d’excitation. La position du champ magnétique rotorique est
alors fixe par rapport au rotor, ce qui impose en
fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre
le rotor et le champ tournant statorique.

Chaque fois que l'on veut transformer de l'énergie


mécanique en une énergie électrique, nous utilisons un
alternateur. On nomme alternateurs, les générateurs de
courant alternatif. La plupart sont des machines très puissantes
en service dans les centrales de production d’énergie
électrique.
Les f.é.m. alternatives sont produites par induction, c’est-à-
dire par déplacement relatif d’un circuit induit par rapport à un
circuit inducteur.
Actuellement, pour les alternateurs de grande puissance,
l’induit est fixe et l’inducteur mobile. Deux formes sont
adoptées : les alternateurs à pôles inducteurs saillants, dont la
vitesse est relativement lente, sont entraînés par des turbines
hydrauliques, des moteurs à gaz ou diesel ; les turbo-
alternateurs à inducteurs lisses, sont accouplés à des turbines
à vapeur ou hydrauliques tournant à grande vitesse.

Nota : Certains alternateurs de petite puissance ont un


inducteur fixe et un induit mobile, notamment ceux utilisés en
bout d’arbre comme excitatrice.

Autrefois utilisés quasi exclusivement en alternateur, le


développement de l'électronique de puissance et la
généralisation des aimants comme inducteur permettent
aujourd'hui d'employer les machines synchrones en tant que
moteurs « moteurs synchrones » dans une large gamme de
puissance. La machine synchrone dans la très grande majorité
des cas est utilisé en triphasé.
II) Constitution

Un alternateur est composé de deux parties principales :


- le stator :il est composé de la carcasse, du circuit
magnétique et des bobinages . Il joue le rôle de l’induit.
-le rotor : il est composé d’un circuit magnétique, de masses
polaires et du bobinage polaire. Il joue le rôle de l’inducteur.

II.1. Le stator

Le stator comprend un circuit magnétique constitué par un


empilage de tôles en forme de couronne, isolées les unes des
autres pour limiter les courants de Foucault. L’ensemble des
couronnes avec leur isolation est fortement serré, il constitue le
circuit magnétique du stator .Dans sa partie intérieure, le
circuit magnétique comporte des encoches uniformément
réparties dans lesquelles vient se loger l’enroulement triphasé
du stator. Le circuit magnétique du stator est en fer afin
d’augmenter le champ magnétique engendré par le rotor, il
supporte le bobinage du stator. Le bobinage d’un stator
triphasé comprend trois bobines décalées l’une par rapport à
Les deux extrémités de l’enroulement aboutissent chacune à
une borne à la plaque à bornes de la machine. Elles constituent
l’entrée et la sortie de l’enroulement. Elles ne sont pas
connectées ensemble : l’enroulement est ouvert. C’est à
l’utilisateur de réaliser le couplage. Parce que l’induit est fixe,
on peut isoler fortement ses conducteurs ; aussi, construit-on
des alternateurs qui produisent des f.é.m. atteignant jusqu’à 15
000 volts souvent plus.
Afin de relier le neutre à la terre (cas des alternateurs dans
les centrales électriques) ou de distribuer le neutre (cas des
alternateurs des groupes électrogènes de secours), le stator
est couplé en ETOILE.
Circuit
magnétique
avec
encoches

Carcasse
d’acier
II.2. Le rotor

Le rotor tourne à l’intérieur du stator immobile. Le rotor


porte, dans les encoches disposées à sa périphérie, un
enroulement parcouru par un courant continu.
Le courant continu provient du système d’excitation. Le rotor
excité, en tournant, produit un champ tournant avec lui. Ce
champ tournant engendre des forces électromotrices dans
chacune des phases de l’enroulement du stator.
Les pôles sont alternativement nord et sud ; leur nombre
total 2 p est toujours paire. Certains rotors n’ont que 4 pôles, il
y en a qui en possèdent plusieurs dizaines.
Si les différentes phases du stator sont fermées sur un circuit
extérieur, elles sont parcourues par des courants alternatifs.
L’ensemble de ces courants produit un champ tournant dans
le même sens et à la même vitesse que le rotor.

Le champ du rotor est proportionnel au courant d’excitation ;


le champ du stator est proportionnel au courant I dans les
phases de l’enroulement du stator.
II.3. Résumé

Rotor = inducteur

Il est constitué d’un enroulement parcouru par un courant


d’excitation Ie continu créant un champ magnétique 2p polaire.
Il possède donc p paires de pôles.
Remarques :
· il faut apporter le courant continu à l’inducteur par
l’intermédiaire de bagues et de balais.
· le rotor peut être constitué par un aimant permanent.

Stator = induit

Les enroulements du stator sont le siège de courants alternatifs


monophasés ou triphasés.
III) Classification des alternateurs

On peut classer les machines synchrones selon le mode de


construction utilisé pour la fabrication de leurs rotors.
On distingue deux grandes catégories:
- les alternateurs à pôles saillants;
-les alternateurs à pôles lisses.

III.1. Les alternateurs à pôles saillants

Pour la fabrication de ses rotors, on utilise des pièces


polaires rapportées sur une culasse avec des enroulements
d’excitation constituées par des bobines.
C’est donc un électroaimant dont les pôles sont
alternativement Nord et Sud. Les enroulements sont alimentés
en courant continu par l’intermédiaire de balais frottant sur
deux bagues.
Le rotor est traversé par un flux constant; il n’est donc pas
nécessaire de le feuilleter, mais pour des raisons économiques,
il est constitué de tôles épaisses découpées puis assemblées.
Dans un alternateur à pôles saillants:
- les pôles sont visibles;
- la répartition du champ dans l’entrefer est variable;

Ces alternateurs sont utilisés dans les centrales


hydrauliques de production d’énergie électrique. Leurs
puissances vont de quelques kVA à 240. 000 kVA (et souvent
III.2. Les alternateurs à pôles lisses

Ces machines ont un entrefer constant; l’enroulement


d’excitation étant placé dans des rainures longitudinales
usinées sur un cylindre (empilement de tôles minces).

Les spires de l’enroulement d’excitation sont reparties dans


les encoches (rainures) pour fournir deux pôles (Nord et Sud).

Le rotor est donc un cylindre lisse dans lequel on a usiné des


encoches. Il possède le plus souvent deux pôles (N et S)
rarement quatre. Sa fréquence de rotation est donc de 3000
tr/min ou 1500 tr/min.
Dans un alternateur à pôles lisses:
- les pôles ne sont pas visibles;
- la répartition du champ dans l’entrefer est constante;

Ces alternateurs sont utilisés dans les centrales thermiques


et nucléaires de production d’énergie électrique. Le rotor est
entraîné par une turbine à vapeur. La puissance est toujours
grande au moins 50. 000 kVA.
IV) Symboles

On reconnaîtra la machine synchrone par les symboles


suivants:
V) Principe de fonctionnement et réversibilité

V.1. Fonctionnement en moteur


Les courants alternatifs de fréquence f dans l’induit (stator)
créent dans l’entrefer de la machine, un champ magnétique
tournant à la vitesse ns.
Le rotor, siège d’un champ magnétique constant, suit le champ
tournant à la même vitesse ns.

V.2. Fonctionnement en alternateur


L’inducteur sur le rotor entraîné par une turbine tournant à la
vitesse ns, crée dans l’entrefer de la machine un champ
tournant à la vitesse ns.
Ce champ tournant induit aux bornes de l’induit (stator) une
f.é.m. e(t) de fréquence f.

NB: La machine synchrone est réversible, elle peut fonctionner


en:
 génératrice (alternateur) mettant en exergue la loi de
FARADAY
Rappels:
 Toute variation de champ magnétique à travers une bobine
créée aux bornes de la bobine une f.é.m. e(t) induite. C’est la
loi de FARADAY.

 Un conducteur électrique parcouru par un courant électrique


et placé dans un champ magnétique sera le siège d’une force
appelée FORCE DE LAPLACE.
VI) Champ tournant et synchronisme

a)Champ tournant

Les courants alternatifs dans le stator créent un champ


magnétique tournant à la pulsation  :

b) Synchronisme

Le champ tournant du stator accroche le champ inducteur solidaire du rotor.


Le rotor ne peut donc tourner qu’à la vitesse de synchronisme  .
S

Autrement dit: Le rotor et le champ tournant ont la même vitesse nS. Ont dit
qu’ils sont synchrones (d’où l’indice s de ns).
VII) f.é.m induite

Un enroulement de l’induit (stator) soumis au champ


magnétique tournant de l’entrefer est le siège d’une f.é.m. e(t)
de valeur efficace E.
Remarques:
 les enroulements sont disposés dans le stator de telle façon
que la f.é.m. e(t) soit le plus possible de forme sinusoïdale ;

 en triphasé le stator comporte trois enroulements ou phases.


On obtient trois f.é.m. e1(t) e2(t) et e3(t) de même valeur
efficace E et déphasées de 2/3.
VIII) Modèle équivalent

VIII.1. Modèle d’un enroulement de l’induit « Stator »

a) Alternateur

e : f.é.m. à vide (V)


v : tension aux bornes d’un enroulement de la machine (V)
r : résistance de l’enroulement (Ω)
X = L. : réactance synchrone (Ω)
Le courant est orienté en convention génératrice
l’inductance L du schéma tient compte de l’inductance réelle de l’enroulement
et de la réaction magnétique d’induit.
Loi des mailles
Diagramme de FRESNEL

Représentation graphique de l’équation:

Remarque : le diagramme ci-dessus est en fait le plus simple pour


une machine à pôles lisses et non saturée.
Remarque:

Avec le diagramme de Behn Echenburg, on montre que:


b) Moteur

e : f.é.m. à vide (V)


v : tension aux bornes d’un enroulement de la machine (V)
r : résistance de l’enroulement (Ω)
X = L. : réactance synchrone (Ω)
Le courant est orienté en convention moteur
l’inductance L du schéma tient compte de l’inductance réelle de l’enroulement
et de la réaction magnétique d’induit.
VIII.2. Modèle de l’enroulement de l’inducteur « Rotor »

Ie : courant d’excitation (A)


Ue : tension d’excitation (V)
Re : résistance de l’enroulement (𝝮)

L’inducteur est équivalent à une résistance.


Toute l’énergie absorbée à l’inducteur est perdue par effet
joule :
IX) Réaction Magnétique de l’Induit

En charge, le courant dans l’induit crée un champ magnétique


qui modifie les caractéristiques de la machine. C’est ce que l’on
nomme la réaction magnétique d’induit. Cf cours MCC L1.

X) Bilan des puissances

X.1. Puissance absorbée


a. Puissance mécanique
La turbine, ou le moteur pour un groupe électrogène, entraîne
l’arbre de l’alternateur avec un couple Tm. La puissance
absorbée est mécanique.
b. Puissance électrique absorbée par le rotor

Si l’alternateur est à excitation indépendante (électroaimant), il


faut encore tenir compte de l’énergie électrique absorbée par
l’excitation (rotor).

NB: Si l’alternateur est à (Aimant permanent), la puissance


reçue par l’inducteur (excitation) est fournie par le système
d’entraînement et se trouve donc inclue dans le terme
c. Puissance totale absorbée

« Electro-aimant »

« Aimant
permanent »

X.2. Puissance utile

La charge reliée à l’alternateur absorbe un courant de valeur


efficace I et présente un facteur de puissance cos𝞅.
X.3. Pertes par effet joule dans l’inducteur (rotor)

X.4. Pertes par effet joule dans l’induit (stator)

Où R est la résistance vue entre deux bornes de


l’alternateur. Ces pertes dépendent de la charge (de I²).

NB:
Couplage des enroulements statoriques en étoile:

Couplage des enroulements statoriques en triangle:

Où R est la résistance d’un enroulement du stator de


l’alternateur.
X.5. Pertes dites collectives Pc

Comme les pertes mécaniques et les pertes fer dépendent de


la fréquence f et de la tension U, elles sont généralement
constantes. On les regroupe ensemble sous le nom de « Pertes
collectives ».

X.6. Rendement
MOTEUR

X.7. Puissance absorbée

X.8. Puissance utile

X.9. Rendement
XI) Caractéristiques

XI.1. Caractéristique à vide

Il s’agit de tracer la caractéristique ou car

Tant que le courant d’excitation dans l’inducteur I e ne dépasse pas une certaine limite

C’est le courant Ie qui détermine le flux magnétique 𝞥 dans l’entrefer de la machine.


(Ie max), la valeur efficace E de la f.é.m. est proportionnelle à ce courant.

Le point de fonctionnement P se trouve généralement entre les points A et B.


Sous le point A, la machine serait sous exploitée. Au-dessus du point B, une forte
XI.2. Caractéristique en charge

Il s’agit de tracer la caractéristique V = f(I) pour le courant


d’excitation constant (Ie= constant) et la vitesse de rotation
constante (N = constante).
Charge purement résistive:
La courbe est tracée pour cos𝞅 = 1. Nous constatons que:
-les chutes de tension sont énormes;
-il est impossible d’atteindre le courant nominal.

Charge inductive:
Pour un courant déterminé I et avec la même excitation Ie, la
chute de tension est d’autant plus grande que la charge est
plus inductive.

Charge capacitive:
Pour un courant déterminé I et avec la même excitation Ie, la
chute de tension est d’autant plus petite que la charge est plus
capacitive.
XII) Détermination expérimentale de la
réactance synchrone « Xs »

On représente sur un même diagramme la caractéristique à


vide Ev = f(Ie) et la caractéristique en court-circuit Icc = f(Ie).
La caractéristique en court-circuit est une droite passant par
l’origine, car l’excitation est faible et la machine n’est pas
saturée.
Après avoir représenté les deux graphes, on choisit pour une
excitation donnée, les points A et C sur les parties linéaires des
caractéristiques, d’autant plus que la réactance synchrone est
toujours définie en l’absence de la saturation.
XIII) Couplage d’un alternateur au réseau

Le réseau SONABEL se comporte comme un générateur


triphasé synchrone de très grande puissance imposant sa
fréquence (50 Hz) ainsi que la valeur efficace de la tension à
toute machine synchrone qui lui est connectée.
XIII.1. Conditions d’un bon couplage

Pour que le couplage n’entraîne au moment de la fermeture de


l’interrupteur aucun échange brutal de courant, il faut une
égalité parfaite entre les 3 f.é.m à vide de l’alternateur et les 3
tensions simples du réseau. Pour ce faire il faut :
 une égalité des fréquences;
 une égalité des valeurs efficaces (tensions);
 une concordance des phases.

Remarque:
En agissant sur la turbine on règle la vitesse à ns. Avec le
courant d’excitation, on obtient l’égalité des tensions.

Ces conditions sont à respecter scrupuleusement sinon


destruction du groupe !
XIII.2. Conséquences d’un mauvais couplage

a) Le non-respect de l’égalité des fréquences

Le non-respect des fréquences peut provoquer des retours de


puissances ou des couplages en opposition de phases qui
peuvent détériorer l’alternateur et les artifices d’excitation et
créer des incidents sur les autres groupes.
NB :Il est conseillé ,au moment du couplage, de garder la
fréquence de l’alternateur légèrement supérieure à celle du
réseau pour éviter les retour de puissance.

b) Le non-respect de l’égalité des tensions

Cela implique que la différence des tensions n’est pas nulle


entre l’alternateur et le réseau. Ce qui va provoquer des
courants de circulation dans les enroulements de l’alternateur.
Ces courants sont d’autant plus élevés que la différence est
plus grande. Ce phénomène est susceptible d’endommager
l’alternateur et les artifices d’excitation tels que :les diodes, le
c) Le non-respect de la concordance des phases

Le non-respect de cette condition conduit a un couplage en


opposition de phases avec des courants de circulations très
forts qui peuvent endommager le disjoncteur, l’alternateur et
les artifices d’excitation. Le couplage en opposition de phase
peut provoquer des incidents sur les autres groupes. De façon
générale disons qu’un mauvais couplage peut détériorer un
groupe, créant ainsi son immobilisation temporaire ou
définitive , causant ainsi des pertes financières.
XIII.3. Réalisation du couplage de l’alternateur au
réseau

a) Utilisation de lampes de synchronisation

Pour repérer l’instant où l’interrupteur doit être fermé, on peut


connecter à ses bornes trois lampes. Deux conditions sont à
vérifier:
a) si la succession des phases est la même, les lampes battent
simultanément. A l’instant où elles sont éteintes, la condition
cherchée est réalisée (égalité des tensions).
b) si la succession des phases n’est pas la même, les lampes
Lorsque les trois lampes battent simultanément, on augmente
la période de battement en agissant sur la turbine. On ferme
l’interrupteur au moment de l’une des extinctions des lampes.
Ainsi on aura E1 = V1 E2 = V2 E3 = V3
Si bien que la vitesse de l’alternateur devient rigoureusement
égale à celle du synchronisme : on dit que la machine
synchrone est couplée au réseau
b) Utilisation d’un synchronoscope

Il est muni d’un moteur dont la vitesse de rotation dépend de la


différence entre les fréquences réseau – alternateur. Le
couplage se fait au passage par zéro de l’aiguille et les lampes
éteintes.

NB: Il existe de nos jours, des synchronoscope numériques,


EXEMPLE: Le synchronoscope M8100

Le M8100 fournit une indication lumineuse en temps réel de la


différence de phase entre la tension de l’alternateur et la
tension du jeu de barres. Lors de l’obtention de l’égalité des
phases, les deux LED vertes en haut du cercle le signaleront et
le disjoncteur du générateur pourra être fermé. Unité encastrée
avec des dimensions standard 96 x 96 x 80 mm.
c) Autres appareils nécessaires pour le couplage

 le fréquencemètre

Deux fréquencemètres permettent de mesurer et de comparer


les fréquences du réseau et de l’alternateur.

 le voltmètre différentiel

mesure la différence des tensions alternateur – réseau. Le


couplage se fait l’aiguille étant à zéro.
XIII.4. Montage des appareils de synchronisation
XIV) Modes d’excitation des alternateur

a) L’excitatrice est une génératrice à courant continu

Une génératrice à courant continu habituellement montée sur


le même arbre que l’alternateur, fournit le courant d’excitation
à l’inducteur (électro-aimant) de l’alternateur. Les balais,
frottant sur le collecteur de l’excitatrice doivent être raccordés
à un deuxième groupe de balais qui glissent sur deux bagues.
b) L’excitatrice est un alternateur triphasé à inducteur
fixe « excitation sans balais »

A cause de l’usure des balais et de la poussière conductrice que le


système précédent dégage, il faut effectuer une maintenance
constante des bagues et du collecteur, sinon on risque des courts-
circuits. Pour éviter ce problème, on utilise de nos jours, des systèmes
d’excitation sans balais dans lesquels un « alternateur-excitateur et un
groupe de redresseurs » fournissent le courant continu à l’inducteur
de l’alternateur.
XV) Transfert de puissance – caractéristiques
de MORDEY

Comme toutes les machines électriques, la machine synchrone


est réversible en puissance. Elle peut fonctionner en moteur ou
en génératrice.
Dans cet exposé, nous négligeons r.

a) Diagramme des puissances


b) Cas limites
c) Courbe de MORDEY

Les courbes de Mordey sont les caractéristiques I = f(J) de la


machine
synchrone tracée pour V (tension du réseau) et P données.
XVI) Avantages, Inconvénients et Utilisations

a) Moteur synchrone

Avantages

La machine synchrone est plus facile à réaliser et plus robuste


que le moteur à courant continu.
Son rendement est proche de 99%.
On peut régler son facteur de puissance cosφ en modifiant le
courant d’excitation Ie.

Inconvénients

Un moteur auxiliaire de démarrage est souvent nécessaire.


Il faut une excitation, c’est-à-dire une deuxième source
d’énergie.
Si le couple résistant dépasse une certaine limite, le moteur
décroche et s’arrête.
Utilisations
Moteurs
 Ils sont utilisés en forte puissance (1 à 10 MW - compresseur
de pompe, concasseur);
toutefois pour faire varier la vitesse, il faut faire varier la
fréquence des courants statoriques.
Il a donc fallu attendre le développement de l’électronique de
puissance pour commander des moteurs synchrones auto-
pilotés ou autosynchrones.
 Dans le domaine des faibles puissances, les rotors sont à
aimants permanents. L’intérêt de ces moteurs réside dans la
régularité de la vitesse de rotation (tourne-disque, appareil
enregistreur, programmateur, servomoteur).

 Le moteur synchrone peut également être utilisé comme


source de puissance réactive Q pour
relever le facteur de puissance cos j d’une installation
électrique.
b) Alternateur

Avantages

La machine synchrone est plus facile à réaliser;


Son rendement est proche de 99%;
On peut régler son facteur de puissance cosφ , la tension à ses
bornes en modifiant le courant d’excitation Ie.

Inconvénient

Il faut une excitation, c’est-à-dire une deuxième source


d’énergie.

Utilisation

Ils fournissent l’énergie électrique au réseau. On les retrouvent


dans les centrales de production d’énergie électrique.

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