Les
pathologies
Génétiques
MALADIES GENETIQUES
Une maladie génétique est une maladie due à une ou plusieurs
anomalies sur un ou plusieurs chromosomes qui entrainent un défaut
de fonctionnement de certaines cellules de l’organisme.
Ces cellules fabriquent des protéines .
L’activité et la structure de chaque protéine est déterminée par
l’information génétique contenue dans un gène .
Si le gène est altéré ,il entraine la cellule dans un disfonctionnement,
qui peut se révéler à toute âge de la vie ,avec l’expression d’une
maladie.
Les maladies génétiques sont dites dominantes ou
récessives .
Si l’allèle responsable est ou non dominant (chez un individu
chaque gène set représenté par deux allèles ).
On peut les classer aussi en fonction de la position du gène
responsable de l’anomalie .
Si ,il est situé sur la paire de chromosome sexuels ,la maladie
est dite « gonosomale » .
Si elle est située sur une paire de chromosomes homologues
la maladie est dite « autosomale » .
On parle de maladie autosomale récessive « phénylcétonurie
» ou de maladie gonosomale récessive « hémophilie ».
Parmi les maladies génétiques ,on trouve aussi bien des
affections bénignes ou faiblement handicapantes ex: le
daltonisme, Que des affections extrêmement graves .
Mais leur caractéristiques communes est généralement d’être
une affection a vie et qu’elle peut être dans certains cas être
transmises à la descendance.
Les maladies dites rares c’est-à-dire dont la fréquence est
inferieur à un malade pour 2000 personnes
Les maladies génétiques rares représentent 80% des
pathologies génétiques . Et il ya environ 6000 pathologies .
Toutes les maladies génétiques ne sont pas
héréditaires ,la mutation génétique portée par un
gamète n’étant pan nécessairement présente sur le
génome du dit gamète.
En revanche toutes les maladies héréditaires sont
selon toute logique, maladies génétiques.
Maladies héréditaires
Un grand multifactorielles
nombre de maladies congénitales (c’est-à-dire
présente à la naissance)les plus courantes sont des caractères
multifactoriels causées par des facteurs environnementaux et
génétiques .
Ces facteurs sont spécifiques de la plus part des anomalies
n’ont pas été encore déterminés.
Mais on sait que la spécificité individuelles des antigène
HLA( les marqueurs situés sur la surfaces des leucocytes
humains ) qui peuvent maintenant être identifiés par la
technologie d’ADN, influent sur la vulnérabilité aux maladies
associés au système immunitaire .
Les maladies génétiques
monofactorielles
Lorsque les anomalies génétiques sont le résultat
d’une simple mutation d’un gène , elles peuvent être
transmises aux générations suivantes par l’une de ces
voies :
- L’imprégnation génomique .
- La disomie uni parentale.
TRAITEMENT
Le traitement de ces maladies a longtemps été le parent
pauvre du reste de la médecine a cause des difficultés
d’analyse.
En dehors des symptômes extérieurement observés ,la
médecine ne disposait pas des moyens d’analyse et
diagnostic.
L’identification progressive des gènes impliqués dans la
transmission et la transmission des maladies héréditaires à
fournit à la médecine la possibilité de faire un diagnostic
précoce et fiable.
Cette capacité de diagnostic à transformé la manière
d’envisager de donner la vie pour des couples susceptibles de
transmettre une affection à caractère héréditaire
Si de nombreuses maladies disposent d’un traitement
approprié des symptômes, ce n’est le cas de toutes.
Dans la plus part des cas la présence de la cause sur le
génome complique la tache du praticien.
La thérapie génique apporte un espoir de solutions et de
pronostic favorable a certains malades .mais elle est
aujourd'hui qu’a l’état d’ébauche de recherche .
La thérapie génique
Le concept de thérapie génique est : réparer ou modifier le
patrimoine génétique pour traiter une pathologie
Ce concept est évoqué à la fin des année 1960 , mais si les
éléments théoriques sont présent ,le niveau technologique ne
permet pas de réaliser cette approche.
- L’amélioration des connaissances concernant les gènes mutés
et certaines pathologies .
- La création de système de transfert de gène à partir des virus
sécurisés .
- L’amélioration des technologies de manipulation d’ADN.
Beaucoup de pathologies sont cibles de thérapie génique ,alors
que ce concept est né sur l’idée de traiter des pathologies
héréditaires ,il s’est rapidement orienté vers le traitement de
toute affection héréditaire ou non ; les cancers ,les infections
virales, les infections virales et les affections cardiaques et les
atteintes traumatiques du système nerveux .
Une fois le gène sélectionné pour son potentiel thérapeutique
face à une pathologie .
Une étape crucial de la thérapie génique st de faire pénétrer ,
la nouvelle information génétique dans l’organisme du patient .
Dans cet esprit ,est qualifié de vecteur de thérapie génique tout
système permettant le transfert de ce gène dans une cellule .
Les vecteurs utilisés en thérapie génique et les cellules
modifiées génétiquement par ces vecteurs sont classés comme
des organisme génétiquement modifiés .
Les patients traités ne sont pas considérés dans cette
classification selon les directive européenne qui exclut les
humains d’office .
De cette contrainte est née le domaine d’étude des outils de
transfert de l’information génétique nommé vectorologie .
Les vecteurs viraux
L’utilisation de virus modifiés pour transporter un gène
thérapeutique repose sut le constat d’efficacité des virus
pour transférer leur propre matériel génétique dans les
cellules humaines .
Pour produire des vecteurs viraux ,on utilise des virus
modifiés génétiquement ,dits sécurisés .
Le principe consiste à éliminer les séquences du virus qui
codent des protéines ,notamment celles associés à un
éventuel comportement pathogène du virus et à ne conserver
que celles qui sont utilisées pour construire la particule virale
et assurer le cycle d’infection.
Les vecteurs
L’adénovirus adénoviraux
est un virus à ADN .il présente la
caractéristique de faire pénétrer son matériel génétique
dans la cellule cible sans attendre la mitose et sans insérer
la nouvelle information génétique dans le génome de la
cellule cible.
C’st une technique utilisée dans les années
1990 ,aujourd'hui elle set moins envisagées en thérapie
génique ,car les chercheurs n’arrivent pas a se débarrasser
complètement de ses gènes a caractère pathogène.
Les vecteurs
ils sont utilisés comme vecteurs en thérapie génique .
rétroviraux
Le génome des rétrovirus est composés de molécules d’ARN et
non d’ADN .
L’infection par le rétrovirus implique une étape de rétro
transcription l’ARN en fragments d’ADN qui pourra être
associés (étape d’intégration) à chromosomes après
pénétration dans le noyau cellulaire.
Une combinaison de protéines virales et de protéines de la
cellule cible assure cette étape de transfert des molécules
d’ADN du cytoplasme cellulaire vers le noyau et l’intégration
et l’intégration dans le génome de l’hôte .une fois intégrés le
génome du rétrovirus sous sa forme ADN est stable et
transmis est transmis d’une manière mendélienne comme
L’intégration des vecteurs rétroviraux dans le génome
de la cellule cible , représente une difficulté en terme
de sécurité .
Vecteurs dérivés des
se sont adéno-associés
des vecteurs permettant de transfert des petites
unités d’expression génétique .majoritairement ce transfert se
fait sans intégration à l’ADN de la cellule hôte.
Le virus natif est capable d’intégrer le génome de la cellule
hôte toujours au même endroit sue le chromosome 19 ,une
insertion non contrôlée pouvant entrainer d’important
désordres dans la fonction cellulaire.
Ces vecteurs ont été fortement développés pour le potentiel
sécuritaire, bien qu’il ne soient capables de transférer des
petits gènes .
C’est des vecteurs qui ont étaient utilisés sur la plan clinique,
ils ne sont pas inoffensifs .
Vecteurs non viraux
Différentes stratégies ont étaient élaborés pour ne pas
recourir aux virus et utiliser directement la molécule d’ADN.
La plus part des stratégies combinent des molécules
chimiques (polycation) et la molécule d’ADN pour faciliter la
traversée de la membrane des cellules .ces vecteurs produits
par les bactéries facilement purifiables, sont des particules
inertes et non pas les caractères potentiellement pathogène
des virus qui sont à l’origine des vecteurs viraux.
À l’inverse des vecteurs viraux ,ils sont plus faciles à
produire ,à manipuler et à stocker et sont caractérisables
comme des produits pharmaceutiques classiques.
Cependant ,leurs efficacité est bien moindre que celles
des virus pour transférer une information génétique
dans une grande population de cellules.
Transmission autosomique
récessive
Un caractère génétique est dit à transmission autosomique
récessive quand
le gène impliqué est porté par un autosome (chromosome non
sexuel, ni X, ni Y chez les organismes à système XY de
détermination sexuelle) ;
le phénotype associé de ce caractère est récessif (la présence de
deux allèles identiques est indispensable pour que le caractère
s'exprime).
L'un des deux allèles est transmis par le gamète mâle, l'autre par
le gamète femelle.
Chez l'homme, on utilise ce terme pour qualifier
Les caractéristiques d'une maladie génétique à transmission
autosomique récessive sont les suivantes :
elle atteint autant les hommes que les femmes ;
la consanguinité augmente le risque.
Mais être porteur de la mutation ne signifie pas forcément
être malade, les manifestations d'une maladie génétique
dépendent de sa pénétrance et de la variabilité de son
expression.
Schéma général de la
transmission autosomique
récessive
Dans les schémas, les gamètes porteurs de l'allèle normal
(sauvage) sont en bleu, les gamètes porteurs de l'allèle anormal
sont en rouge. Les personnes malades sont en rouge, les
personnes non malades mais porteuses du gène sont en violet,
les personnes non porteuses du gène sont en bleu.
Union d'un porteur et d'un non
porteur
Union d'un porteur et d'un non porteur.
Comme ce schéma le montre, à chaque
grossesse, ce couple a un risque :
1/2 d'avoir un enfant porteur de l'allèle
anormal, il est dit hétérozygote.
1/2 d'avoir un enfant non porteur qui est
dit homozygote pour l'allèle sauvage
(normal).
Donc la transmission d'une maladie
génétique autosomique récessive peut
s'arrêter (il suffit qu'aucun enfant
porteur ne naisse de l'union).
Union de deux porteurs
Comme le schéma ci-contre le montre, à chaque grossesse, ce
couple a un risque :
1/4 d'avoir un enfant homozygote mutant
1/2 d'avoir un enfant hétérozygote
1/4 d'avoir un enfant homozygote sauvage
On peut ainsi calculer la probabilité de la survenue d'une maladie
autosomique récessive en connaissant l'incidence de porteur de
l'allèle anormal dans la population générale. Ainsi si un allèle est
présent chez un sujet sur 70, la probabilité qu'un couple
quelconque ait un enfant atteint par la maladie est de 1/70
multiplié par 1/70 multiplié par 1/4 soit 1/19 600 si la pénétrance
de cette maladie est de 100 %.
nion d'un porteur et d'un malade
Comme le schéma à gauche le montre,
à chaque grossesse, ce couple a un
risque :
1/2 d'avoir un enfant hétérozygote
1/2 d'avoir un enfant homozygote
mutant, donc malade.
Union de deux malades
Tous les enfants sont malades.
Le conseil génétique
Le conseil génétique a pour but d'évaluer le risque de survenue
ou de récurrence d'une maladie ou d'une malformation dans la
descendance d'un couple, de proposer à celui-ci les différentes
solutions de prévention qui s'offrent à lui et de l'aider dans sa
décision. C'est une démarche médicale originale dans le sens où
1) elle s'adresse le plus souvent à un couple et non à un individu,
2) elle concerne une tierce personne, le fœtus ou l'enfant à venir,
3) elle n'aboutit le plus souvent à aucune thérapeutique et 4) la
prévention repose sur l'interruption de grossesse ou plus
I- Les principes du conseil génétique
A- A qui s'adresse t'il ?
1- Les couples sollicitent le plus souvent un conseil génétique
après la naissance d'un premier enfant atteint d'une malformation
ou d'une maladie génétique ou possiblement génétique.
2- Parfois, il peut s'agir d'un antécédent familial plus lointain, en
particulier dans les maladies liées au chromosome X.
3- Dans certains cas, c'est l'un des conjoints qui est lui-même
atteint d'une pathologie dont il souhaite connaître les risque de
transmission à sa descendance.
4- Un dernier cas de figure concerne les maladies génétiques à
expression tardive (comme la chorée de Huntington) où le conseil
génétique s'adresse à un individu adulte qui souhaite connaître
son statut vis à vis de la maladie: cet aspect particulier sera
développé dans un autre chapitre.
B- Quand?
Idéalement, le conseil génétique doit être donné avant une
grossesse, ce qui laisse le temps de préciser le diagnostic, de
compléter l'enquête familiale, de réaliser d'éventuels examens
complémentaires et d'accompagner psychologiquement le couple
dans sa décision. Lorsque l'antécédent familial concerne un
premier enfant du couple, la chronologie idéale du conseil
génétique par rapport à la révélation du handicap est difficile à
déterminer: trop précoce, la consultation risque d'être mal
acceptée par un couple uniquement préoccupé par l'avenir de
l'enfant; trop retardée, elle risque d'être négligée par le médecin
traitant et la famille et seulement sollicitée lorsqu'une grossesse
ultérieure est déjà en cours, ce qui complique singulièrement le
C- Qui doit donner le conseil génétique?
Le recours à un médecin spécialisé en génétique médicale est
toujours souhaitable car il est préférable que le praticien chargé
d'envisager avec le couple les solutions pour éviter une récidive
du handicap soit différent de celui qui aide quotidiennement ce
même couple à assumer la prise en charge de l'enfant malade.
Néanmoins, une parfaite connaissance de la pathologie en cause,
de son pronostic et des éventuelles perspectives thérapeutiques
est indispensable pour donner les informations les plus
appropriées, et une étroite collaboration entre le médecin
traitant et/ou le spécialiste éventuel et le généticien permet
D- Comment?
1- L'enquête génétique constitue la première mais aussi la plus
importante des étapes du conseil génétique. Pour la construction
de l'arbre généalogique, il existe des symboles internationaux et
non ambigus. Un bon arbre généalogique constitue un véritable
dossier permanent de l'information génétique d'une famille qui
peut être transmis et interprété sans difficultés.
2- Il est indispensable que le généticien puisse être assuré du
diagnostic.
o Lorsque le cas index est vivant et que le diagnostic relève de la
compétence directe du généticien (syndrome malformatif,
dysmorphie), celui-ci peut demander à procéder lui-même à un
nouvel examen.
o Lorsque la pathologie concerne une autre spécialité, le
o Lorsque le lien de parenté entre le (ou les) individu(s) atteint(s)
et le couple est plus ou moins lointain (oncle, neveu, cousin...),
peut se poser le problème de la confidentialité des informations
recueillies par le biais d'un médecin, ou celui de l'examen du
dossier médical sans l'accord du patient ou de sa famille. Dans
certains cas, le généticien peut ainsi être amené à donner un
conseil génétique sans révéler le diagnostic du cas-index.
A- Le risque mendélien est le plus facile à calculer sous
réserve d'un diagnostic sans ambiguïté.
Il repose sur la détermination exacte du diagnostic ou à défaut sur
des arguments généalogiques (récessivité probable en cas de
consanguinité, hérédité clairement dominante ou liée au
chromosome X). Les détails seront trouvés dans le chapitre
consacré à l'hérédité mendélienne.
B- On parle de risque empirique lorsque l'estimation repose
sur l'observation de données et non sur un modèle
théorique.
On utilise ce type d'estimation pour les anomalies
chromosomiques et les affections non-mendeliennes dites
polyfactorielles (malformations communes : cardiopathie, fentes
labiales, dysraphies du système nerveux central). Cette situation
1- en cas d'hétérogénéité génétique, lorsque à une même maladie
peuvent correspondre plusieurs modes d'hérédité et que les
données généalogiques ne donnent pas d'argument en faveur
d'un mode de transmission précis.
2- lorsqu'il existe des causes non génétiques de l'affection.
C- Le risque conditionnel
Il consiste à pondérer le risque a priori en y intégrant des
données généalogiques ou biologiques : par exemple, une femme
qui a déjà eu trois garçons normaux a moins de risque qu'une
femme qui n'a pas eu d'enfant d'être conductrice pour une
possible d'identifier directement les individus malades ou à
risque de développer la maladie directement et de transformer la
probabilité en certitude. Il est cependant souhaitable qu'une
consultation de génétique préalable ait lieu avant toute étude
moléculaire afin
1) de donner l'information la plus complète possible,
2) de recueillir le consentement des intéressés et
B- D'autre part, dans les études familiales indirectes utilisant des
marqueurs génétiques liés à un gène, sans identification de la
mutation responsable, les allèles du marqueur polymorphe sont
indépendants des variations du gène (mutations): une erreur de
diagnostic peut conduire à une prédiction erronée et après
diagnostic prénatal à la naissance d'enfants handicapés ou à
l'élimination de fœtus sains.
IV-La perception du risque
o Que ce risque soit exprimé en pourcentage ou en risque relatif, le
couple va traduire cette précision chiffrée en une notion
qualitative, celle de risque acceptable ou inacceptable. Tous les
médecins ayant une certaine expérience du conseil génétique
savent que, dans une situation identique, deux couples n'ont pas la
même perception.
o Au delà des données chiffrées et nonobstant le niveau intellectuel
et culturel des patients, certains facteurs modifient la perception
du risque.
Ce sont :
1-la gravité de la maladie et la façon dont elle est perçue par
l'entourage,
2-les éventuelles perspectives thérapeutiques et l'espoir que la
famille y place,
3-le nombre d'enfants sains du couple,
4-la possibilité d'un diagnostic prénatal,
5-l'expérience personnelle de la maladie (Les couples
d'hétérozygotes pour une maladie récessive autosomique révélés
par un dépistage systématique, comme les hémoglobinopathies
dans les populations méditerranéennes ou la maladie de Tay-
o En fonction de ce vécu qui lui est personnel et de sa propre
perception du risque, le couple va devoir prendre la décision
d'avoir ou non un enfant. Il est alors fréquent que les couples
sollicitent de la part du médecin une attitude directive, un
véritable avis. Or, le conseiller génétique se doit de fournir
l'information la plus complète et la plus actualisée possible, sans
influencer la décision. Il serait toutefois erroné de résumer son
rôle à celui d'informateur passif. Il doit, en relation avec le
médecin traitant qui connait mieux la famille, s'assurer que le
conseil génétique a été compris, aider le couple à assumer la
révélation du risque, et, le cas échéant, proposer des solutions
alternatives (don de gamète, adoption). Très souvent, il est utile de
répéter les entretiens. Le rôle du conseiller génétique est d'aider
l'individu ou le couple à comprendre l'information et à gérer son
o Dans les maladies mendéliennes et les anomalies
chromosomiques, l'introduction des techniques de diagnostic
prénatal a profondément modifié le concept du conseil génétique
en permettant aux couples à risque d'avoir les enfants normaux
qu'ils peuvent concevoir. Toutefois, le fait qu'un diagnostic
prénatal soit possible ne supprime pas la maladie, ne minimise
pas le risque même s'il en diminue les conséquences, et ne
permet pas de traiter la maladie: dans la plupart des cas, le
diagnostic prénatal implique l'acceptation par le couple d'une
interruption de grossesse en cas d'atteinte fœtale. Le couple doit
MUCOVISCIDOSE
Appelée aussi fibrose kystique ,en anglais « «cystic fibrosis »
C’est une maladie génétique affectant les épithéliums
glandulaires de nombreux organes .
C’est la maladie génétique létale à transmission autosomique
récessive la plus fréquente ,Elle est très fréquente en Europe
et très rare dans les pays asiatiques et africains,
C’est une maladie autosomique récessive,
Elle est liées à des mutations sur le chromosome 7,entrainant
une altération de la protéine (CFTR) cystic fibrosis
transmembrane conductance regulateur .
Cette protéine est un canal ionique perméable au chlore ,au
thiocyanates dont la fonction est de réguler le transport du
chlore à travers les membranes cellulaires.
Son disfonctionnement provoque une augmentation de la
viscosité du mucus et son accumulation dans les voies
respiratoires et digestives.
La maladie touche plusieurs organes ,mais les atteintes
respiratoires sont les plus prédominentes.et représente
l’essentiel de la morbidité .
La forme clinique la plus fréquente associe ,troubles
respiratoires ,troubles digestifs et troubles de croissance
staturopondérales.
la maladie s’exprime souvent très tôt dès la petite enfance ,
mais il existe des formes tardives.
Le diagnostic biologique repose sur le test de la
sueur ,confirmé par une identification de la mutation
génétique.
Historique
La mucoviscidose est décrite scientifiquement comme
maladie en 1936par le pédiatre suisse Guido fonconi.
Elle est déjà connu au moyen âge ;on connait le sort funeste
de nouveau né dont la mère remarquait « le baiser salé ».on
dit qu’il est ensorcelé et qu’il va bientôt mourir.
Le caractère héréditaire et le mode de transmission récessif
est suggéré en 1945.
Pendant
Le test à la sueur
des décennies ,la stimulation thermique à été
utilisée au cour de laquelle les enfants étaient entièrement
enveloppés dans des pansements pour stimuler la
transpiration. Le recueil de la sueur été effectué grâce à des
buvards.
Augmentation importante du chlore ,du sodium et potassium.
La technique fut ensuite simplifiée par la méthode de
l’iontophorèse.
Le test reste toujours le plus fiable pour établir le diagnostic
Le test de la sueur c’est le dosage du chlore contenu dans
la sueur du patient ; il comporte trois temps :
L’obtention de la sueur .
Le recueil de la sueur .
La détermination de la concentration des chlorures.
Un test de la sueur retrouvant une concentration de chlore
supérieure à 60mmol/lest dit positif et en faveur du
diagnostic de mucoviscidose et doit être confirmé par un
deuxième test .
Le test ne permet pas d’identifier les sujets hétérozygotes.
C’st au début des années 1980que la physiopathologie fut
fait entre d’une part:
L’anomalie de la sécrétion du mucus entrainant des
obstructions glandulaires avec des anomalies histologiques .
Et d’autres part l’anomalie de la sueur entrainant des
secrétions salines sans anomalies histologiques .
Etiologie et
physiopathologie
Le gène CFTR code la synthèse d’une protéine appelé CFTR.
La mutation la plus fréquente « delta F508 » qui consiste à
une délétion a trois nucléotides au niveau deuxième exon du
gène ,aboutissant a l’elimination d’un acide aminé ,la
phénylalanine en position 508.
Cette mutation est retrouvée dans deux trières des cas.
Corrélation génotype et
phénotype
Il existe un certain rapport entre la mutation (génotype) et les
manifestations cliniques de la maladie phénotype .
C’est pour la fonction pancréatique que la corrélation
génotype/ phénotype est la plus évidente ,le pancréas peut
présenter des lésions très graves.
La protéine CFTR
C’est une protéine transmembranaire de 1480 acide aminé.
Elle est composée de 5domaines ,2 hydrophobes ,deus
hydrophiles et un cytoplasmique de régulation et de
nombreux résidus chargés « sites de phosphorisations.
La molécule se situe au pôle apicale de la cellule épithéliale
et se comporte comme un canal ionique ,laissant passet l’ion
chlorure et thiocyanate ,selon un gradient électrochimique.
L’activation du canal dépend de multiples phénomènes.
Outre sa fonction canal chlore la CFTR régule d’autres
canaux comme le canal de chlore à rectification sortante ,le
canal sodium épithéliale et des canaux de potassium à
rectification entrante.
D’autres fonctions sans rapport avec la régulation des canaux
,sont aussi décrites :
Le transport d’ATP.
La modulation des phénomène d’exocytose et
d’endocytose.
La régulation du PH des organelles intercellulaires.
Ce qui fait de la protéine CFTR une protéine
multifonctionnelle.
Physiopathologie des
La mutation manifestations
du gène CFTR entraine un défaut de la synthèse
de la protéine ,qui est une protéine membranaire entrant
dans la formation d’un canal ionique sélectif aux anions et
principalement aux chlorures .
Le défaut de synthèse de la protéine entraine un déficit en
chlore extracellulaire et en Thio cyanate et donc un défaut
d’hydratation du mucus .
Une hyperviscosité des secrétions épithéliales liées à une
réabsorption exagérée de l’eau secondaire à la rétention
cellulaire de l’ion chlore.
Et au non passage des composés nécessaires à la défense
immunitaire du poumon.
L’insuffisance de fonctionnement des glandes exocrines se
remarque surtout au niveau du poumon ,du pancréas et du
foie ,les atteintes digestives sont les plus précoces et les
premières historiquement décrites.
Au niveau du poumon
Les liquides de surfaces tapissent l’arbre bronchique se
compose d’eau et de mucus.
Les canaux CFTR servent à la sécrétion active de chlore vers
ce liquide, ils interagissent avec les canaux d’absorption du
sodium pour limiter leur travail.
Ce mouvement de chlore entraine un mouvement d’eau et de
sodium . Cette sécrétion d’eau permet d’hydrater le liquide
de surface bronchique.
Et de lui maintenir des propriétés d’une clairance
mucociliaire efficace.
L’évacuation de ce liquide permet l’élimination des poussières
et des agents infectieux vers le système digestif.
L’altération de la CFTR entraine la déshydratation du liquide
bronchique.
La modification des propriétés du mucus notamment
L’augmentation sa viscosité rendant plus difficile son
évacuation par les cils.
Conduit à une obstruction bronchique des bronches ainsi
qu’à la non évacuation des poussières et des bactéries.
Tout ces éléments favorise l’apparition des infections et des
réactions inflammatoires.
Au niveau du pancréas
Les enzymes du pancréas comme la trypsine et les
lipases.