Soudage à
l’arc électrique
Réalisé par : Labed Mohammed
Ammari Abderrahim
Asraoui el bekkay
Prof : Marouane Karim
PLAN :
1. Introduction
2. les avantages du soudage
3. Notion de soudage
4. Principe et caractérisation
5. Soudage a l’arc avec électrode enrobée
6. Les étapes du soudage
7. Constitutions d’électrode
8. Choix de l’électrode
9. Le poste à souder, contrôle de la soudure
10. Sécurité et conclusion
Soudage à l’arc électrique
INTRODUCTION
Le soudage relève de la métallurgie : il faut connaître le matériau pour le souder de
façon efficace.
Cette connaissance est d’autant plus cruciale que l’ouvrage sera fortement sollicité.
C’est pourquoi le soudage est régi par des cahiers des charges et des modes opératoires
précis.
Le soudage est une opération de micro-métallurgie consistant à exécuter un cordon
fondu liant les bords de deux pièces.
Il constitue un moyen d’assemblage privilégié pour toute construction faisant
intervenir des matériaux métalliques.
Quels sont les avantages du soudage par rapport aux autres
techniques d’assemblage ?
Parmi les procédés d'assemblages, le soudage occupe une place prépondérante dans la construction des bateaux,
bâtiments, fusées, tuyaux, réservoirs. Car il permet d'adapter au mieux les formes de construction.
La clé des problèmes qui se posent lors d’une opération de soudage relève du métier du soudeur ou du constructeur
soudeur dont la démarche doit inclure, outre l’opération de soudage, les problèmes se posant en amont et en aval de
celle-ci, à savoir :
• La conception des assemblages soudés : découpage de l’assemblage et disposition des joints.
• La préparation des pièces avant soudage : géométrie des bords, état des surfaces,
• La mesure de la qualité des soudures et de la tenue de l’assemblage en service. Le soudage est un assemblage
définitif exécuté sur des pièces métalliques qui s’impose pour diverses raisons : dimensionnelles (un pont),
structurelles (un réservoir), constructives (une carrosserie), de poids (un panneau), économiques (un plancher) ou
autres .
Le soudage est présent dans les différents secteurs industriels :
• Le transport terrestre (automobile, ferroviaire, machines agricoles et de construction),
• Les bâtiments et travaux publics (assemblage métallique),
• La construction navale (structures off-shore, navires, sous-marins),
• L’énergie (hydroélectricité, nucléaire, gaz et pétrole notamment, équipements électriques et électroniques),
• L’aéronautique .
NOTION DE SOUDAGE
Le soudage est une opération qui consiste à réunir deux ou plusieurs parties
constitutives d’un assemblage, de manière à assurer la continuité entre les parties à
assembler ; soit par chauffage, soit par intervention de pression, soit par l’un et l’autre,
avec ou sans métal d’apport dont la température de fusion est de même ordre de
grandeur que celle de matériau de base (figure I).
PRINCIPE ET CARACTERISATION
La soudure est caractérisée par l’effacement des conteurs primitifs des bonds à
assembler, ces derniers étant portés à la température de fusion et nécessitant le plus
souvent l’introduction dans le joint, d’un complément de métal nommé « métal d’apport
» déposé en une ou plusieurs passe.si ce métal d’apport est différent de celui de base
avec point de fusion plus bas c’est la «soudure hétérogène » , si il n’y a pas d’apport de
métal ou de métal d’apport identique avec même point de fusion c’est « la soudure
autogène ».
Une soudure idéale est celle qui assure une continuité parfaite au point de vue des
propriétés Mécaniques, métallurgiques, et physique entre les pièces assemblées, de
telle sorte qu’on ne puisse pas distinguer le joint du métal qui l’entoure .
Soudage à l’arc électrique
Propriétés de l’arc de soudage
Un arc est une décharge électrique établie et entretenue dans un gaz
entre deux électrodes reliées aux pôles d’un générateur et dégageant
lumière et chaleur; il forme une colonne ionisée conductrice qui répond à
des lois physiques essentiellement :
L’arc électrique est la source de chaleur à la base d’un certain nombre de
procédés de soudage s’appuyant sur :
— ses effets thermiques aux électrodes
— les phénomènes de transfert de métal
Soudage manuel à l’arc électrique
avec électrode enrobée
PRINCIPE :
Le soudage manuel à l’arc avec électrodes enrobées permet d’assembler ou de recharger des
éléments ou des pièces métalliques au moyen de cordons de soudure. Il s’agit du type de soudage
le plus répandu. Soudage manuel à l’arc électrique
avec électrode enrobée
L’énergie nécessaire à la fusion du métal est fournie par un arc électrique jaillissant
entre les pièces à souder et une électrode fusible fournissant le métal d’apport.
La soudure à l’arc électrique est une soudure de type autogène, pour l’assemblage de
pièces en acier. Les assemblages ainsi obtenus sont très résistants puisque l’acier est mis en
fusion et les deux éléments soudés ne forment plus qu’une seule masse en acier après
soudage.
Les applications de ce procédé sont particulièrement nombreuses. La mobilité des
appareils et la grande diversité des types d’électrodes permettent d’effectuer des travaux sur
un certain nombre des métaux et de leurs alliages comme les aciers non alliés ou faiblement
alliés, les aciers inoxydables, les fontes et dans certaines conditions, l’aluminium, le cuivre
et le nickel.
Tous les types d’assemblage (bord à bord, d’angle…) et toutes les positions de soudage
(à plat, en corniche…) sont possibles. Il y a mise en fusion des pièces à souder et du métal
d’apport.
Pour obtenir cette fusion il faut une température très élevée supérieure à 3000°C. Celle-ci
est obtenue par court-circuit entre deux électrodes (la pièce à souder et l’électrode constituée
de métal d’apport) en créant un «arc électrique» qui est une sorte d’étincelle continue de très
forte puissance qui dégage à la fois de la lumière et une chaleur intenses.
Le soudage manuel à l’arc avec électrodes enrobées
EN PRATIQUE :
L’opérateur amorce l’arc électrique en grattant la surface d’une des pièces à souder avec l’extrémité de
l’électrode qu’il éloigne ensuite pour obtenir la longueur d’arc désirée.
Le principe de base du soudage à l’arc est de conserver un écartement constant entre l’électrode et la
pièce à souder pour créer l’arc électrique. Si l’électrode touche la pièce, le courant circule entre les deux,
il n’y a pas de fort dégagement de chaleur et l’électrode colle à la pièce. Si en revanche on éloigne trop
l’électrode de la pièce, il n’y a plus de passage d’électricité et il n’y a plus d’étincelle.
L’électrode est constituée d’une baguette métallique (l’âme) entourée d’un revêtement
adhérent (l’enrobage). Elle est maintenue par son extrémité nue dans un porte-électrode que
l’opérateur manipule en cours de travaux.
L’amorçage établi, l’électrode fond ainsi que, localement le métal de base. L’âme métallique
fond en gouttelettes qui sont projetées et se mélange au métal de base dans le bain de fusion.
Ces gouttelettes ainsi qu’une partie de l’enrobage, constituent, après refroidissement, le cordon
de soudure.
(Comme dans le procédé de soudage
oxyacétylénique, c’est le métal d’apport qui
permet le soudage en créant le cordon de
soudure).
L’enrobage produit au refroidissement une
couche de laitier protégeant le cordon de soudure.
Celui-ci sera « piqué » au marteau-burin, puis
le cordon de soudure sera nettoyé et poli à l’aide
de brosses, limes, meules…
En fondant, l’enrobage de l’électrode remplit différents rôles :
Rôle électrique : l’enrobage permet une bonne circulation du courant électrique, il favorise l’amorçage et la
stabilisation de l’arc par ionisation de l’air
Rôle physique : l’électrode est de même nature que le métal de base, la soudure est autogène. L’enrobage
confère une protection vis à vis de l’air ambiant, permettant le soudage et l’unification de l’arc électrique.
Il concentre l’arc par la formation d’un cratère à son extrémité, il permet le soudage dans différentes positions
et influence la forme et l’aspect du cordon, l’enlèvement des dépôts de laitier.
Rôle mécanique : l’apport de matière confère une solidité à l’assemblage
Rôle métallurgique : il protège le bain de fusion de l’action de l’air par formation d’une pellicule de laitier
liquide et d’une veine gazeuse.
Il ralentit le refroidissement et ajoute, dans certains cas, des éléments nécessaires à l’obtention des
caractéristiques mécaniques du joint de soudure.
Par ailleurs, l’adhérence du laitier solidifié au cordon de soudure dépend essentiellement du type d’enrobage de
l’électrode (acide, basique, cellulosique ou rutile : oxyde de titane Ti O 2)
Le choix du type d’électrode et d’enrobage
Se fera en fonction de l’application : type d’assemblage (angle, à plat, sur tube…), de l’épaisseur à souder, des
qualités requises : dureté, ductilité…, du type d’acier.
On choisira aussi le diamètre de l’électrode en fonction de l’épaisseur du métal à souder.
On distingue cinq grands types d’enrobage :
Type O (oxydant) : à base d’oxyde de fer
Type A (acide) : à base d’oxyde de fer, d’oxyde de ferromanganèse, de silice, de silicate ou de ferroalliage
désoxydant
Type B (basique) : carbonate de calcium, spath fluor ou ferroalliage
Type C : cellulosique, composé de cellulose et de matières organique
Type R : rutile, comprenant 95 % d’oxyde de titane ou ilménite comprenant 50 % d’oxyde de titane et 50 %
d’oxyde de fer
Les enrobages les plus utilisés aujourd’hui sont ceux de type B et R.
Le poste à souder :
L’arc électrique permet d’amorcer le soudage en apportant la chaleur nécessaire à la fusion du métal d’apport, mais il
ne fait pas le soudage.
Il est produit à l’aide d’un générateur haute fréquence qui a pour fonction de :
faire fondre l’électrode. Le poste à souder transforme le courant d’alimentation du secteur, afin de fournir à la
sortie du poste, des intensités suffisamment élevées pour permettre la fusion de l’électrode de soudage.
stabiliser l’arc électrique. La continuité de l’arc électrique permet une soudure régulière. L’onduleur qui remplace
les anciens transformateurs et redresseurs, corrige les variations du courant électrique et apporte une puissance et
une tension électrique constante.
Une intensité élevée permet le soudage de pièces épaisses, si l’intensité est trop faible, la fusion du métal d’apport
n’est pas bonne et la soudure sera moins résistante. La tension à 50 Volt minimum permet d’amorcer plus facilement
le soudage, en évitant les effets de «colle» de l’électrode.
Dans le soudage à l’arc électrique et électrode enrobée, il convient de distinguer deux techniques :
La technique montante : la soudure est démarrée en bas et s’effectue du bas vers le haut, pour chaque
moitié du diamètre du tuyau. C’est une technique plus lente, l’énergie en jeu est moyenne, l’éblouissement est
aussi limité, elle est plus sécurisante. La soudure formée est de meilleure qualité, en sa défaveur, c’est une
technique plus lente.
La technique descendante : à l’inverse on démarre en haut pour aller vers le bas. C’est une technique qui
développe plus d’énergie, l’éblouissement est important. Mais elle est souvent préférée car deux fois plus
rapide.
APPLICATION :
Le soudage manuel à l’arc électrique et électrode enrobée concerne surtout les postes de tuyauteurs pour
des tubulures de diamètre et d’épaisseur importante. Conférant une bonne résistance mécanique aux soudures.
Il convient aux aciers doux (enrobage de l’électrode type O), aux aciers faiblement alliés, aux aciers
inoxydables et réfractaires, à la fonte grise, aux métaux non ferreux : nickel (après décapage à l’acide et
neutralisation), cuivre et cupro-aluminium.
Il est préféré au procédé TIG pour les soudures sur tuyauterie transportant du gaz, car il supprime le risque
gaz lié à la présence du gaz protecteur.
La rapidité de sa mise en œuvre est aussi appréciable ; sous arc électrique la température idéale de soudage
qui est atteinte rapidement reste stable tout au long du soudage.
Sur le plan financier son intérêt réside aussi dans le coût minime et la simplicité du matériel mis en œuvre :
onduleur, porte électrode, électrode, meuleuse, brosse…
Contrôle de la soudure
Néanmoins la technique de l’arc électrique n’est pas facile, elle nécessite une
bonne maîtrise. Avec un appui constant de l’électrode enrobée. Ceci en maintenant
une distance constante de 2mm avec la zone de fusion. Le métal d’apport est
alternativement poussé puis tiré au niveau de la zone de soudure.
Ce type de procédé de soudage se pratique en général à l’extérieur, en effet il
rend possible le soudage quelques soient les conditions météo, de température, de
vent….C’est le procédé de soudage idéal par tous temps.
Par contre, son utilisation en atelier ou en lieu clos nécessite une aspiration
directe indispensable ainsi que le port d’EPI adaptées.
Car la production de fumées est importante, de même que la projection de
particules métalliques. Ces fumées sont issues de la mise en fusion des différents
métaux, base à souder, âme et enrobage de l’électrode.
L’exposition aux risques des fumées de soudage (fièvre des métaux, irritation
ORL avec enrouement dès la première journée) projections de particules
métalliques, UV et coup d’arc est important dans ce type de procédé de soudage.
Conclusion
En conclusion, le soudage à l'arc électrique est une technique essentielle et
polyvalente dans le domaine de la fabrication et de la réparation des métaux.
Grâce à ses nombreux avantages, tels que la solidité des soudures, la diversité des
matériaux utilisables et l'économie de coût, il s'est imposé comme un choix
incontournable pour de nombreux professionnels. Toutefois, il est crucial de
respecter les mesures de sécurité rigoureuses pour éviter les risques liés à la
manipulation des équipements et à l'exposition aux fumées toxiques.
28/02/2025