100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
231 vues42 pages

Gestion de la Rétention Urinaire Aiguë

Le document traite de la rétention urinaire aiguë (RVA), une urgence médicale principalement masculine, caractérisée par l'incapacité totale d'uriner malgré une vessie pleine. Il aborde les causes, les symptômes, le diagnostic clinique, ainsi que les méthodes de drainage urinaire, en soulignant l'importance d'un examen physique et des antécédents médicaux pour identifier les obstacles sous-jacents. Enfin, il mentionne les complications possibles et les examens complémentaires nécessaires pour établir un diagnostic étiologique.

Transféré par

elfridkjay
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
231 vues42 pages

Gestion de la Rétention Urinaire Aiguë

Le document traite de la rétention urinaire aiguë (RVA), une urgence médicale principalement masculine, caractérisée par l'incapacité totale d'uriner malgré une vessie pleine. Il aborde les causes, les symptômes, le diagnostic clinique, ainsi que les méthodes de drainage urinaire, en soulignant l'importance d'un examen physique et des antécédents médicaux pour identifier les obstacles sous-jacents. Enfin, il mentionne les complications possibles et les examens complémentaires nécessaires pour établir un diagnostic étiologique.

Transféré par

elfridkjay
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SERVICE DE CHIRURGIE UROLOGIQUE ET

TRANSPLANTATION RENALE

CAT devant une RVA


DR [Link]
 Introduction
• Impossibilité totale et brutale d’uriner malgré la réplétion vésicale.
• Elle s’accompagne d’une envie pressante et douloureuse d’uriner.
• La RAU traduit le plus souvent la présence d’un obstacle sous-vésical
empêchant l’évacuation des urines.
 Intérêts de la question
• Pathologie fréquente.
• Essentiellement masculine ( 90% ), en dehors du contexte de vessie
neurologique.
• Le diagnostic est clinique.
• Urgence médicale, nécessité d’un drainage des urines.
 physiologie
• La miction est un phénomène physiologique qui consiste à
l’élimination de l’urine contenue dans la vessie à travers l’urètre.
• C’est un phénomène actif faisant intervenir ;
• Un réservoir « vessie ».
• Filière de sortie « col+prostate+urètre ».
• Commande neurologique assurant la coordination entre le sphincter et
détrusor.
 physiopathologie
• La rétention urinaire survient si;
• Obstacle cervi-prostato-urètral.
• Défaut de contraction vésicale.
• Altération de la commande neurologique.
CAT proprement dite
A. Reconnaitre la
rétention
• Patient anxieux, agité.
• Douleur hypogastrique, sus pubienne.
• Besoin impérieux, douloureux et permanent d’uriner.
• Absence de miction depuis des heures.
• Il faut rechercher à l’interrogatoire:
• L'âge.
• Antécédents médico ou chirurgicaux ( notamment urologique ).
• Facteurs déclenchant .
• Prise médicamenteuse ; neuroleptique, anticholinergique.
Examen physique:

• Voussure hypogastrique;
• Convexité supérieur.
• Matité douloureuse à la percussion, avec augmentation de
l’envie d’uriner à l’appui.
• TOUCHER RECTAL;
• Evaluer le tonus sphinctérien.
• Volume et consistance de la prostate.
• Fécalome.
• Chez la femme; - recherche d’une masse pelvienne.
- prolapsus génito-urinaire.
• Examen des OGE;
• Sténose du méat, écoulement urétral.
• Orchiépididymite associée à une prostatite.
B. Formes cliniques
• RVA fébrile.
• RVA associée à une hématurie ( rétention par caillot sanguin ).
• RVA chez un patient obèse.
• RVA sans douleur. DC difficile
C. Diagnostics différentiels
• Anurie;
- absence d’envie d’uriner, ni de douleur hypogastrique.
- pas GV.
- A l’échographie ; vessie vide, CPC dilatées ou pas.
• RVC;
- pas de douleur hypogastrique.
- GV mou.
- parfois miction par regorgement.
- A l’échographie ; vessie en réplétion, avec RPM important et parfois
DCPC.
le diagnostic est clinique, aucun n’examen complémentaire n’est
indispensable pour le diagnostic de RVA.
• Indiqué si ;
Doute diagnostic, obésité, ascite, traumatisme du bassin, grossesse.
• On demande une échographie abdominopelvienne.
E. drainage urinaire
Cathétérisme urétral;
• Acte médical.
• Meilleur mode de drainage.
• La sonde doit être bien choisie ; - Foley si simple rétention.
- si AP , sonde plus rigide et béquillée.
- si hématurie caillotante, SV doubles
courants multi perforée.
• Geste aseptique, non traumatique.
• Eviter les sondes de gros calibre ( risque de meatite, urétrite, sténose ).
Avantages inconvénients
• Simple. • Risque de traumatisme de
• Drainage efficace et déclive. l’urètre.
• Peut être laissé à demeure. • Infection du tractus urinaire.
• Epreuve de clampage
impossible.
• Contres indications;
Technique:
cathétérisme sus pubien:
• Acte chirurgical, par voie percutanée au niveau hypogastrique.
• Doit être réalisé dans un contexte aseptique.
• Soit écho guidé, soit repère anatomique.
Avantages inconvénients
• Risque infectieux est minime. • Non déclive, non étanche.
• Respect de l’urètre. • Risque de traumatisme
• Possibilité des épreuves de abdominal.
clampage. • Non optimal à long terme.
• Contres indications;
• Doute du diagnostic.
• Hématurie ( tumeur de vessie ).
• Troubles de l’hémostase.
• Présence d’une cicatrice d’intervention chirurgicale.
• Pyurie ( risque de cellulite ).
Technique:
Surveillance après drainage:
• Syndrome de levé d’obstacle;
• en cas d’insuffisance rénale associé.
• Polyurie massive avec risque de DSH et hyponatrémie.
• Perte du rein de sa capacité à concentrer les urines et à réabsorber le Na+.
• Nécessite une correction immédiate ; compenser les pertes.
• Hématurie à vacuo;
• La muqueuse vésicale est ischémié durant la rétention, si la pression vésicale
dépasse la pression de perfusion.
• La chute brutale de la pression vésicale est responsable d’un afflux sanguin.
• Cette complication peut être prévenue par une vidange progressive.
Diagnostic étiologique
1) Réexaminer le malade après
drainage
• Poursuivre l’interrogatoire dans de meilleurs conditions.
• Examiner les urines drainées ( claires, troubles ou hématique ).
• Refaire le toucher rectal à vessie vide.
• Faire un examen neurologique ( tonus anal, anesthésie en selle,
reflexes..
2) Examens complémentaires
• Fonction rénale.
• FNS et CRP.
• PSA; chez un patient plus de 50 ans.
• Bilan d’hémostase.
• ECBU
• Echographie ab-pel;
• Examen de 1er intention.
• Confirme le diagnostic; vessie en forte réplétion.
• Permet de rechercher l’obstacle prostatique, retentissement vésical et sur le
HAU, mesurer le RPM.
• Peut guider le cathétérisme sus pubien.
• UCR;
• Permet une opacification de l’urètre et la vessie par voie rétrograde.
• Rechercher un RU ou une sténose.
• Apprécier l’ouverture du col vésical.
• Présence d’un diverticule vésical et son caractère rétentioniste ou pas.
• Examen urodynamique;
• Indispensable en cas de troubles neurologique.
• Explore la physiologie du BAU.
• Pose le diagnostic d’une vessie neurologique.
3)Etiologies
 obstacles
• Chez l’homme;
• Prostate; AP, ADK, prostatite.
• Col vésical; TV, maladie du col , sclérose du col, sténose d’anastomose.
• Urètre; RU, calcul enclavé, tumeur urothéliale, rupture de l’urètre, caillot.
• Méat; sténose, phimosis.
• Chez la femme;
• Compression extrinsèque par une tumeur pelvienne.
• Envahissement du col vésical par la tumeur ( TV ).
• Infection urinaire.
• Caillot sanguin. ( lors d’une hématurie ).
• Chez l’enfant;
• Valve de l’urètre postérieur.
• Diverticule, atrésie.
• Sténose du méat, phimosis, paraphimosis.
• Corps étranger, maladie du col.
 Dysfonctionnement vésico-
sphinctérien
• Reflexe; - post-op, post-partum.
- traumatisme abdominale.
- syndrome douloureux abdominal aigue.
- fécalome.
• Médicamenteuse; - anticholinergique.
Par diminution de contraction
- atropinique. musculaire

-neuroleptique.
• Neurologique « organique »;
• SEP, parkinson, AVC.
• Compression médullaire.
• Syndrome de queue de cheval.
• Cystopathie sur diabète.
• Spina bifida, myéloméningocéle, méningite, poliomyélite.
MERCI

Vous aimerez peut-être aussi