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Hygiène et Protection de l'Environnement

Le document traite de la protection de l'environnement et de son impact sur la santé, en abordant divers problèmes environnementaux tels que la pollution de l'air, le réchauffement climatique, la pollution de l'eau, l'épuisement des ressources et la biodiversité. Il présente également des solutions pour atténuer ces problèmes, ainsi que le rôle des professionnels de santé dans la protection de l'environnement. Enfin, il souligne l'importance de la sensibilisation et de l'éducation pour promouvoir des actions individuelles et collectives en faveur de l'environnement.

Transféré par

El Houcine Al Khalfi
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Thèmes abordés

  • campagnes de sensibilisation,
  • protection de l'environnement,
  • dioxines,
  • évaluation des impacts,
  • changement climatique,
  • gestion des déchets,
  • stratégies de communication,
  • systèmes d'évaluation,
  • impact sur la santé,
  • protection des écosystèmes
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Hygiène et Protection de l'Environnement

Le document traite de la protection de l'environnement et de son impact sur la santé, en abordant divers problèmes environnementaux tels que la pollution de l'air, le réchauffement climatique, la pollution de l'eau, l'épuisement des ressources et la biodiversité. Il présente également des solutions pour atténuer ces problèmes, ainsi que le rôle des professionnels de santé dans la protection de l'environnement. Enfin, il souligne l'importance de la sensibilisation et de l'éducation pour promouvoir des actions individuelles et collectives en faveur de l'environnement.

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  • protection de l'environnement,
  • dioxines,
  • évaluation des impacts,
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  • stratégies de communication,
  • systèmes d'évaluation,
  • impact sur la santé,
  • protection des écosystèmes

HYGIENE ET PROTECTION DE

L’ENVIRONNEMENT
Sante environnement
CHAPITRE 1 : PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL

CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE


L’ENVIRONNEMENT SUR LA SANTE ET LA VIE
PROFESSIONNEL

PLAN DU
CHAPITRE 3 :HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
COURS PROFESSIONNEL

CHAPITRE 4 :EVALUATION DE LA QUALITE DE


L’ENVIRONNEMENT

CHAPITRE 5 :PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

CHAPITRE 6 :LES INTERVENANTS DANS LA PROTECTION


DE L’ENVIRONNEMENT
PLAN DU COURS
(suite)

CHAPITRE 7 :ROLE ET PLACE DU PROFESSIONNEL DE SANTE EN MATIERE


DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

CHAPITRE 8 :LA SENSIBILISATION A LA PROTECTION DE


L’ENVIRONNEMENT

CHAPITRE 9 :LA CHARTE NATIONALE DE LA PROTECTION DE


L’ENVIRONNEMENT
GENERALITES
Quels sont les grands
problèmes environnementaux
et leurs solutions?
POLLUTION DE L’A I R
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Malheureusement pour notre planète, les émissions de CO2 sont loin d’être le seul problème qui
la menace.

Quels sont les grands problèmes actuels? Quelles sont les solutions? Que pouvez-vous faire à
votre échelle?

Ces exemples ne prétendent pas être exhaustive mais tente de vous donner une image globale des
défis auxquels nous sommes confrontés et donne également des pistes pour que chacun puisse
faire sa part.
L’air
Quels sont les grands problèmes environnementaux et leurs
solutions?

Monoxyde de carbone, oxydes d’azote et de soufre, particules fines, métaux


lourds, radioactivité…
L’acidification des sols (résultant notamment des pluies acides) a pour
conséquence une diminution de la fertilité des milieux naturels et des cultures.
La capacité de certaines espèces à se reproduire ou se nourrir est amoindri.
Chez les êtres humains, la pollution augmente la fréquence de certains cancers,
des maladies respiratoires et de la mortalité associée, et perturbe la reproduction.
On estime que la pollution de l’air est responsable de plus de 500 000 morts
prématurées en Europe en 2014.
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Causes principales

En extérieur : centrales thermiques, chauffage, industries et transports

En intérieur : peintures, solvants, produits de nettoyage

Solutions

Développer les énergies renouvelables, promouvoir l’efficacité énergétique (limiter le


chauffage et la climatisation des bâtiments, la publicité lumineuse, l’éclairage de nuit, etc.)

Rénovation énergétique des bâtiments

Filtres en sortie d’usine

Développer les transports en commun, le covoiturage, le vélo, la marche, etc.

Information du public, interdiction des substances dangereuses et développement d’alternatives


Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

A votre échelle

Économiser l’énergie

Limiter les transports polluants

Utiliser des produits naturels pour le ménage ou à défaut,

des produits éco-labellisés


RÉCHAUFFEMENT
CLIMATIQUE
Quels sont les grands problèmes environnementaux et leurs solutions?

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont augmenté de plus de


40% en 2013 et le rythme s’accélère
Les conséquences sont déjà visibles et s’aggraveront encore durant des
décennies même si les émissions étaient réduites à 0 dès aujourd’hui.

Augmentation de la température moyenne terrestre et des précipitations,

Fonte des glaces Réchauffement des océans et élévation du niveau de la


mer, etc.
Quels sont les grands problèmes environnementaux et leurs solutions?

Causes principales

Combustion de matières carbonées fossiles (charbon, pétrole,


gaz)

Déboisement.

Les principaux secteurs émetteurs des CO2 sont, dans l’ordre :


L’énergie

L’industrie

Les transports
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Solutions
Conversion des énergies les plus émettrices (charbon, pétrole, gaz) vers
les énergies renouvelables

Gestion raisonnée des forêts, protection des zones naturelles

Orientation de l’agriculture vers l’agroécologie, l’agroforesterie

A votre échelle

Économiser l’énergie

Limiter les transports polluants


L’EAU
Quels sont les grands
problèmes environnementaux
et leurs solutions?

POLLUTION Des fleuves et rivières, lacs, océans et


eaux souterraines
De nombreuses activités humaines polluent
directement ou indirectement l’eau
Pollution aux nitrates, métaux lourds,
hydrocarbures, plastiques, etc.
Certains polluants se retrouvent dans notre
alimentation (bioaccumulation) ou dans l’eau que
nous consommons
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Causes principales
Agriculture (pesticides, engrais azotés, etc.) et élevage,
industries, transports, Lacunes dans le traitement des eaux
usées

Déchets (plastiques notamment) dans la nature


Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Solutions

Dans l’agriculture, limiter l’utilisation des produits


phytosanitaires (privilégier les amendements naturels)

Améliorer les processus industriels et la récupération des


polluants

Généraliser le traitement des eaux usées et améliorer leur


efficacité
Quels sont les grands
problèmes
environnementaux et
leurs solutions?

A votre échelle
Privilégiez les produits bio
Engagez-vous dans une démarc
he 0 déchet
ÉPUISEMENT DE LA RESSOURCE

des fleuves et rivières, lacs, océans et eaux souterraines

Le niveau des nappes phréatiques est très préoccupant dans certaines


régions du monde

Causes principales

Irrigation des cultures (majoritairement destinées au bétail)

Réchauffement climatique

Solutions

Privilégier les cultures moins consommatrices d’eau

Irrigation goute à goute…


A votre échelle
Économiser la ressources
(récupération de l’eau de
pluie pour le jardin…)
LE SOL
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

ÉROSION, APPAUVRISSEMENT, POLLUTION

L’agriculture intensive a un effet dévastateur sur les sols. La monoculture, le


labour profond, l’utilisation massive de pesticides et d’engrais, détruisent la
micro-biologie du sol enclenchant un cercle vicieux : le sol s’appauvrit,
nécessitant l’ajout des engrais chimique…

Causes principales

L’agrandissement des parcelles

L’utilisation massive d’intrants chimiques, le labour

La pollution de l’air lessivée par la pluie


Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

DISPONIBILITÉ

On estime à 10% la surface de la planète disponible pour les cultures (1/3 des
terres émergées)
Pourtant, ce patrimoine n’est pas protégé : environ 100 000 km² disparaissent
chaque année (l’équivalent de plus de 3 fois la superficie de la Belgique)

Causes principales

Extension des zones urbaines (villes, zones d’activités…)

Appauvrissement des terres : une terre mal gérée sera abandonnée au profit
d’une autre.
Quels sont les
grands problèmes
environnementaux
et leurs solutions?

Solutions
Développer
l’agroécologie et
l’agroforesterie
Favoriser les petites
exploitation
maraîchères…
BIODIVERSI
TE
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?
DÉGRADATION RAPIDE

Le taux d’extinction actuel des espèces est de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel
constaté dans l’histoire de l’évolution de la planète.

En 2016, la liste rouge dénombrait 24 431 espèces menacées sur les 86 313 étudiées.

Causes principales

Conversion des habitats : espaces naturels transformés principalement en terres agricoles


(déforestation…), voies de communication, zones commerciales ou résidentielles.

Surexploitation

Changement climatique et pollution


Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

Solutions
Protection des zones clés : points chauds de la biodiversité, zones de reproduction

Définir avec soin les quotas de pêche,

Ralentir la production de viande (on estime qu’1/3 des céréales produites dans le
monde est destinée à nourrir des animaux)

Gestion durable des forêts, valorisation de la biodiversité (écotourisme)

Lutte contre le changement climatique et pollution


Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

A votre échelle

Attention à vos achats d’objets en bois : privilégier les bois locaux labellisés

Soutenir une ONG qui œuvre pour la protection de la biodiversité

Exercer une pression citoyenne à tout projet qui menace la biodiversité : boycott…
RESSOURCES NATURELLES
Quels sont les grands problèmes
environnementaux et leurs solutions?

SUR-EXPLOITATION DES RESSOURCES RENOUVELABLES


POISSONS
77% des espèces sont exploitées à leur maximum, surexploitées ou
épuisées.
Causes principales
Pêche industrielle
Aquaculture de gros poissons nourris au « poisson fourrage » (petits
poissons réduits en farines ou huiles)
Solutions
Instaurer et faire respecter des quotas
Protéger les zones de reproduction
Quels sont les grands problèmes environnementaux et
leurs solutions?

FORETS
Chaque année, l’équivalent de la surface de l’Angleterre disparaît (13 millions
d’hectares)
Causes principales
Élevage de bétail
Cultures : de soja (pour nourrir le bétail), de palmiers à huile, de tabac, etc.
Solutions
Gestion durable des forêts
CHAPITRE I
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)
I .DEFINITION DE L’ENVIRONNEMENT :

La notion de l’environnement englobe l’étude des milieux naturels, les impacts de l’homme sur
l’environnement et les actions engagées pour les réduire.
 L’environnement est défini comme :« l’ensemble des conditions naturels (physique,
chimique, biologique) et culturelles (sociologiques) susceptible d’agir sur les organismes
vivants et les activités humaines ».
L’environnement est compris comme l’ensemble des composants naturels de la planète,
comme l’air, l’eau, l’atmosphère, les roches, les animaux, les végétaux, et l’ensemble des
interactions qui s’y déploient, c’est-à-dire tout ce qui entoure l’homme et ses activités.
 L’environnement c’est l’expression d’une vision globale des interactions et des relations des
êtres vivants entre eux et avec leur milieu.
 L’environnement représente aussi tous les biens collectifs comme l’eau, l’air, les paysages,
la nature etc.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

L’environnement c’est aussi la biosphère, c’est-à-dire l’ensemble des êtres


vivants ,végétaux ,animaux et micro-organismes...ce terme désigne en réalité la
région de la planète constituée par l’ensemble des écosystèmes ou la vie est donc
possible en permanence.

 La biosphère englobe l’océan mondial, qui représente l’essentiel de


l’hydrosphère, les basse couches de l’atmosphère ainsi que la mince pellicule
superficielle des continents émergés, couverte par les sols que l’on dénomme
pédosphère (sol et sous-sol) ;par analogie a l’hydrosphère.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
(suite)

II-LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT :

1.Définition :

La protection de l’environnement est avant tout une prise de conscience de la


mondialisation des problèmes écologiques. Elle a débuté lors des premières
expérimentations nucléaires en 1945 et a continué au fil des années et des
problématiques rencontrées : production de pesticides, émissions de C02, etc.
Les activités de protection de l'environnement résultent pour l'essentiel de
l'application des règles et normes environnementales. La réglementation
nationale ou européenne fixe le niveau minimum retenu par les autorités
publiques afin d'assurer la protection de l'environnement et les bénéfices qui
lui sont liés, y compris en termes de santé.

La dépense de protection de l'environnement mesure l'effort financier que


consacrent les différents agents à la prévention, la réduction ou la
suppression des dégradations de l'environnement. Elle comprend les
domaines suivants :
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)

• la protection de l'air ambiant et du climat ;


• la protection et l'assainissement du sol, des eaux souterraines et des eaux de
surface ; la gestion des eaux usées ;
• la collecte et le traitement des déchets (y compris les déchets radioactifs de
faible activité, le compostage, le nettoyage et le balayage de la voirie) ;
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
ET ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

la lutte contre le bruit et les vibrations ;

la protection de la biodiversité et des paysages ;

la protection contre les radiations ;

la recherche et développement en environnement ;

les autres activités de protection de l'environnement, dont l'administration et la


gestion générales de l'environnement.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

2.Comment protéger l’environnement ? :


Pour protéger l’environnement :
* Éviter la disparition des espèces animales et végétales ;
* Conserver le patrimoine génétique des espèces animales et végétales ;
* Maintenir les équilibres naturels ;
* Recoloniser certains milieux de vie ;
* Mettre en place des réserves naturelles pour conserver la faune, la flore et le
milieu naturel ;
* Limiter la commercialisation des espèces en voie de disparition.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
ET ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

III- L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL :

Notre environnement physique est un déterminant fondamental de la santé :il a un


effet profond c’est la raison pour laquelle certaines personnes sont en bonne santé et
d’autre le sont moins. On connait depuis longtemps les liens entre d’une part la santé
et d’autre part, la propreté de l’air et de l’eau et le caractère nutritif et hygiénique des
aliments. Nos connaissances se sont élargies récemment avec la prise en compte
d’autres effets de l’environnement sur la santé relié à la qualité de logement, a
l’enlèvement des ordures, et au niveau de bruit.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

Les milieux de travail peuvent aussi être une source d’exposition importante à des
risques environnementaux. Le caractère malsain d’un milieu de travail peut être lié à
l’insalubrité ,a des dangers biologiques, chimiques ,radiologique ou physique qui ont
une incidence sur l’air intérieur et la santé des travailleurs. Par exemple l’exposition
aux solvants organique au cours de la grossesse se produit le plus souvent au milieu
de travail, et on a établi des liens entre une telle exposition et malformation
congénitales et un retard de développement de l’enfant.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX :

EXEMPLES :

Le smog et son effet sur les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires

(MCV),

l’exposition au plomb chez les enfants,

les dioxines et l’incinération des déchets du secteur de la santé..


Le
SMOG
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

LE SMOG :

Le smog est l’un des problèmes de qualité de l’air les plus reconnaissables. Les

principaux composants du smog sont les particules (PM) et l’ozone. Les PM, qui

comprennent à la fois les particules respirables (ou PM 10) et les particules fines

(appelées PM 2,5), sont émises directement dans l’atmosphère par des sources telles

que les automobiles, les camions, les usines et le chauffage au bois…


CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

L ’EXPOSITION AU PLOMB CHEZ LES ENFANTS :

1.L’ENJEU
À mesure que nous apprenons à mieux comprendre les effets nocifs de l’exposition
au plomb sur les enfants, il devient de plus en plus clair qu’il est possible de
constater ces effets à des niveaux d’exposition beaucoup plus bas qu’on ne le
pensait auparavant. Les interventions dans ce domaine visent ,à prévenir toute
exposition chez les femmes enceintes, les nouveau-nés et les jeunes enfants.

Ce survol porte avant tout sur les effets neurotoxiques de l’exposition au plomb.
D’autres effets comme les déficits de la croissance, la perte de l’audition et la baisse
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)
2. LE CONTEXTE :

Le plomb est un métal mou et lourd, d’un gris bleuté, qu’on trouve en petites quantités à

l’état naturel dans la croûte terrestre (concentration moyenne de 5 à 50 microgrammes par

kilogramme). On en trouve des concentrations beaucoup plus importantes dans les

minerais de plomb. Le plomb a un goût sucré, mais il n’a pas d’odeur particulière. On peut

trouver du plomb à peu près partout dans notre environnement, non seulement en raison

de sa présence répandue dans la nature, mais aussi en raison de son importante

utilisation dans l’industrie moderne (exploitation minière, fabrication et utilisation des

combustibles fossiles).
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)

tous les déchets et rejets des hôpitaux. Les interventions infirmières proposées

visent avant tout à réduire les déchets que les hôpitaux envoient à l’incinérateur. Les

incinérateurs de déchets médicaux sont d’importantes sources de mercure, ainsi

que d’émissions de CO, de NO2, de SO2, de particules et de COV. Même si la

fermeture de beaucoup de vieux incinérateurs a réduit les émissions rejetées par

l’incinération des déchets médicaux, les incinérateurs représentent toujours,

collectivement, une source importante de dioxines.


CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET
ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (suite)
3. L’EFFET DES DIOXINES SUR LA SANTÉ

La preuve de la toxicité des dioxines est incontestable. Les dioxines sont au nombre des

douze polluants organiques persistants les plus dangereux, qu’a identifiés le Programme

des Nations Unies pour l’environnement et qui sont la cible d’accords internationaux

visant à en réduire les émissions. Pour les êtres humains, l’exposition aux dioxines se

fait presque entièrement par voie alimentaire, puisque ces substances sont liposolubles

et s’accumulent à mesure qu’elles grimpent dans la chaîne alimentaire.


CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)

Les études montrent que les dioxines peuvent avoir de nombreux effets sur la santé
des animaux et des humains. Parmi les effets sur la santé associés à l’exposition
humaine aux dioxines, signalons les suivants :

Maladies de peau,

Troubles hépatiques ;

Affaiblissement du système immunitaire, de l’appareil endocrinien et des fonctions de


reproduction;

Effets sur le développement du système nerveux et d’autres cas de développement;

Certains types de cancer.


CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)
4.RÉPERCUSSIONS POUR LES SOINS INFIRMIERS

Afin de réduire les rejets de dioxines provenant de l’incinération des déchets, plusieurs
stratégies dont certaines ont des répercussions sur la pratique des soins infirmiers. Ces
stratégies comprennent notamment :

Les programmes de détournement des déchets pour réduire la formation de déchets voués à
l’élimination (réduction des déchets, réemploi des matières);

Les programmes de tri des déchets, qui visent les matières qui sont plus susceptibles que
d’autres de générer des émissions de dioxines, et d’autres polluants atmosphériques
préoccupants (p. ex., le mercure, divers métaux lourds) et qui visent à détourner ces déchets
vers des centres de recyclage ou des méthodes d’élimination autres que l’incinération ;
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)
Pratique des soins infirmiers

Les infirmiers n’ont peut-être pas d’influence sur les stratégies de contrôle de la
combustion ou le recours à des technologies d’élimination de rechange, mais elles
peuvent exercer beaucoup d’influence en :

Lançant des programmes de recyclage des déchets d’hôpital, dont le papier


constitue habituellement 45 %.

Achetant des fournitures médicales moins susceptibles de rejeter des toxines ;

Appuyant l’achat de linge réutilisable dans les hôpitaux et les milieux de soins, et en
réduisant l’utilisation d’autres articles jetables ; et veillant à ce que seules les
matières à incinérer se rendent à l’incinérateur médical.
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL (suite)

Il semble qu’une grande partie des déchets solides des hôpitaux qu’on incinère
actuellement pourraient être enfouis. Les infirmiers ne se voient pas souvent
comme partie prenante aux initiatives de réduction des déchets, mais ce sont
souvent les infirmiers qui décident quels déchets atterrissent dans tel sac ou tel
autre sac. La participation aux activités des comités de santé et de sécurité des
hôpitaux leur offre aussi une occasion de réduire l’utilisation de produits jetables.

Les infirmières peuvent également réduire la quantité de dioxines auxquelles


sont exposés les gens en diffusant les recommandations suivantes de Santé :
CHAPITRE I: PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
ET ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL (Fin)

Ne brûlez pas de déchets, surtout des matériaux de construction qui peuvent contenir

des agents de conservation pour le bois ou des matières plastiques

Limitez les quantités de bois que vous brûlez dans le foyer et apprenez les techniques

de combustion du bois qui libèrent moins de dioxines.

Ne fumez pas et évitez le plus possible que les membres de la famille soient exposés à

de la fumée secondaire
CHAPITRE
II
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

A- LE CONCEPT SANTE ENVIRONNEMENT :

Même si les facteurs de vulnérabilité diffèrent d’un individu à l’autre, il est aujourd’hui
admis que de nombreux facteurs peuvent avoir un rôle déterminant dans la survenue
de pathologies, telles que les cancers, les maladies cardio-vasculaires, l’asthme, les
allergies, les troubles neurologiques, les troubles du sommeil ou de l’audition.

Les progrès des sciences et des dispositifs d’expertise ont permis, au cours des
dernières décennies, d’investir de plus en plus précisément les effets sur la santé
humaine des expositions aux agents physiques, chimiques et biologiques présents
dans les milieux naturels, domestique et professionnel.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

santé-environnement: l’ensemble des effets sur la santé de l’homme dus à


ses conditions de vie (expositions liées à l’habitat, aux déplacements, etc.)
ou à la contamination des milieux (eau, air, sol, etc.).

2. Facteurs de vulnérabilité environnementaux

Pollutions des sols,

Qualité de l’air extérieur et de l’air intérieur,

Qualité des eaux distribuées,

Niveau ambiant de Bruit,

Insalubrité, etc.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Dans le domaine de la santé environnementale, le Maroc fait face :

Aux facteurs de risques « traditionnels » liés au déficit dans l’accès aux services de
base dans certains endroits (assainissement, eau potable, gestion des déchets),

à des risques émergents liés aux pollutions générées par les activités industrielles,
l’urbanisation croissante, l’agriculture intensive, etc.

Au Maroc, plusieurs programmes d’envergure nationale sont menés dans différents


domaines portant notamment sur :

L’approvisionnement des populations en eau de boisson saine/eau potable,

La gestion des déchets solides, la mise en place des décharges contrôlées,


CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Le traitement des eaux usées urbaines,

La réduction et la prévention de la pollution industrielle,

La lutte contre les conditions favorables à la prolifération des vecteurs de maladies,


etc.

La Santé est au cœur des situations de risques collectifs :

Les politiques de développement économique, social et environnemental en


adéquation avec la réalité :

Les épidémies, les nouvelles maladies ;

Les expositions chroniques ;


CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

3. Concepts et définitions :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas
seulement en une absence de maladie et d’infirmité »

Organisation mondiale de la santé, 1946

« La santé environnementale comprend, les aspects de la santé humaine, y compris la qualité


de vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux,
psychosociaux et esthétiques de notre environnement.

Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de contrôle et de


prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations
actuelles et futures »
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Généralités sur la santé environnementale

La santé environnementale devient une préoccupation majeure à l'échelle planétaire.

Les paramètres environnementaux qui ont de fortes implications en termes de


développement et de bien-être des populations, doivent être intégrés dans toutes les
politiques publiques.

Une nouvelle approche à la fois globale et sectorielle à tous les niveaux d’intervention,
est nécessaire pour mieux tenir compte de la protection de la santé et de l’amélioration
du cadre de vie des populations.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
Les interactions entre le milieu environnant et la santé ont été depuis
longtemps reconnues et établies.
Plusieurs concepts et approches ont été développés au cours du siècle
dernier pour maîtriser et contrôler ces interactions : hygiène publique,
hygiène du milieu, salubrité de l’environnement...
Selon l’OMS, l’hygiène du milieu vise à prévenir les maladies d’origine
environnementale et à créer un environnement favorable à la santé.
l’OMS a proposé d’élargir la notion d’hygiène publique à la notion de
santé environnementale
Selon l’OMS, la santé environnementale comprend ‘’les aspects théoriques
et pratiques de l'évaluation, de la correction, du contrôle et de la
prévention des facteurs environnementaux qui peuvent potentiellement
affecter de manière adverse la santé des générations présentes et futures’’.
La santé est devenue intimement liée au Développement Durable.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
En effet, la Santé environnementale peut être considérée à la fois comme :
une condition préalable, le résultat et un indicateur pour le
développement durable.
Au Maroc, le lien ‘’santé - hygiène publique’’ était traduit dès le début du 20
siècle dans les textes réglementaires organisationnels des structures
administratives chargées de la protection de la santé :
Institution du 1er conseil supérieur de l’hygiène et de la santé (1908),
Création du ‘’Service de Santé et d’Hygiène Publique’’ (dahir du 24
juillet 1920).
Les textes qui ont créé les bureaux municipaux d’hygiène (1941),
La Charte Communale de 1976 modifiée en octobre 2002,
Les décrets d’organisation du Ministère de la Santé (1960,1976, 1990
et 1994
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

4. Evaluation de la santé environnementale au Maroc

En 2014, la Commission Economique des NU pour l’Europe avait élaboré un


rapport intitulé ‘’Examen des Performances Environnementales du
Maroc’’. Ce rapport avait relevé principalement les éléments suivants :

1. Manque d’un cadre juridique relatif à la SE

2. Nécessité de la mise en place de Plans Régionaux en SE

3. Amélioration du système d’information

4. Nécessité d’une stratégie relative à la maîtrise des risques sanitaires


liés à l’habitat insalubre
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

5. Développer les études éco-épidémiologiques et les méthodologies


d’évaluation des impacts sanitaires

6. Mise en place de dispositifs d’alerte en cas de contamination extrême


de l’air et de l’eau.

En santé environnementale une équation difficile à étudier :

Question des faibles doses et des effets à long terme


CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

B. OUTILS D'ANALYSE DES RELATIONS ENVIRONNEMENT - SANTÉ


1. Introduction :

Il n’est pas aisé de déterminer avec précision la relation de causalité entre


une pathologie et des facteurs d’environnement ; la littérature disponible en
la matière montre beaucoup d’incertitudes et de contradictions, laissant le
champ ouvert à des polémiques dont les fondements scientifiques sont
parfois peu explicités. Une manière de prendre du recul par rapport à
l’information est de mieux comprendre sur quelles études elle peut être
fondée, quels sont les outils d’analyse disponibles, leur intérêt, leurs limites…
. Mécanismes d’action des substances nuisibles pour la santé :

La quantité d’une substance présente dans un organe particulier est déterminée par les
caractéristiques des substances, de l’organe cible et les mécanismes tels l’absorption, la
répartition du produit dans l’organisme, le métabolisme et, pour des expositions à long terme.

.1. Les substances :

La capacité d’absorption de substances dépend de la structure chimique de la surface de


contact (peau, épithélium pulmonaire ou intestinal, etc) ainsi que des caractéristiques du
produit absorbé. Les substances solubles dans l’eau et les matières grasses pénètrent
facilement. Les substances chimiquement proches de celles normalement utilisées par
l’organisme sont absorbées de manière physiologique (l’absorption du plomb est par exemple
identique à celle du calcium). Pour les substances inhalées, c’est la taille des particules et la
solubilité des gaz dans l’eau qui détermine l’absorption dans les poumons. On considère dès
lors comme « respirables » les particules de moins de 10 µm ; cependant des particules plus
grandes peuvent aussi occasionner des problèmes de santé
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

. Par exemple, les antigènes (qui ont entre 10 et 100 µm provoquent une
réaction en se déposant sur l’épithélium nasal. Les gaz solubles dans l’eau
comme le SO2 sont complètement absorbés dans les voies respiratoires
supérieures (nez, trachée), tandis que les gaz insolubles comme le CO
peuvent pénétrer jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Un gaz très soluble dans
l’eau peut être absorbé par des particules et ainsi pénétrer dans les alvéoles
: c’est un exemple de synergie de mécanismes entre plusieurs produits,
situation que l’on retrouve souvent en médecine de l’environnement, et qui
rend l’analyse particulièrement complexe
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

2.2. L’organe sensible :

Une substance peut affecter un organe cible soit par toxicité,soit par
accumulation préférentielle ; les premiers symptômes d'un effet ou d'une
intoxication se manifestent dans cet organe qu'on appelle "organe critique".
On observe des effets différents selon la dose présente dans l'organe
critique.

2.3. La nocivité d’un produit :

La nocivité se mesure selon différents paramètres : en général l’effet


est cumulatif, c’est-à-dire qu’il dépend du temps d’exposition (qui se mesure
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
2.4. Les mesures d’exposition :

L’exposition à un produit se mesure par les quantités présentes dans


l’environnement (l’air, l’eau ou la nourriture) : les doses d’exposition. Cette
mesure est relativement aisée : les stations de mesure enregistrant par
exemple le niveau de dioxyde de souffre, de plomb ou de bruit, fournissent
des données précises, utiles dans les études épidémiologiques ( ce sont les
données de référence). Mais cette mesure ne suffit pas elle ne rend pas
compte des doses absorbées par l’organisme, de l’exposition réelle, ni des
doses d’effet, c.à.d de la quantité d’une substance présente dans l’organe
ou les cellules où se produit l’effet, et du lien entre cette quantité et la
Pour des organismes aussi complexes que le corps humain, la différence entre
la dose présente dans l’environnement et la dose d’effet peut varier de façon
importante : des mécanismes de défense peuvent intervenir par une action
préventive avant même que les substances n’aient atteint la cellule cible. En
effet, une des propriétés des organismes vivants est de transformer, ou
métaboliser, des substances inconnues pour les rendre non toxiques et
faciliter leur excrétion (chez l’homme, la première étape est de les rendre
solubles dans l’eau, afin de favoriser leur excrétion dans l’urine).

La relation entre une dose d’exposition et une dose d’effet est variable selon
les substances :
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

• Cette relation peut être linéaire, c’est-à-dire que la quantité la plus infime

(très petit par ses dimensions) produit un effet.

• Il peut y avoir un seuil de tolérance : une substance absorbée à dose faible


peut n’induire aucun effet nocif, celui-ci n’apparaissant qu’après absorption
d’une certaine quantité ;

• Une faible dose peut avoir un effet positif ou stimulant, une dose plus
forte de la même substance aura un effet négatif ; c’est le cas de l’arsenic.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Le nombre de substances nocives est très élevé, mais la plupart de ces


substances n'ont pas été identifiées en tant que telles ; on estime par
exemple qu'environ 10% des substances chimiques seraient cancérigènes.

D’autre part, il y a de bonnes raisons de penser que l’exposition


environnementale résulte d’une multitude de synergies entre des
substances potentiellement nuisibles pour la santé, le cumul se produit
fréquemment, ; des mesures chimiques sur l'environnement (air, eau, sol,
eau de consommation, substances alimentaires) ne peuvent dès lors suffire
à estimer les effets de ces produits.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
3. Types d’études :
Plusieurs types d’étude sont utilisés dans l’identification des effets des facteurs
environnementaux sur la santé. Ces études ont leurs objectifs spécifiques et leurs limites. Parmi
celles-ci, nous analyserons successivement :
• Les études toxicologiques, qui portent sur les mécanismes d’absorption des produits par
l’organismes;
• Les études épidémiologiques, qui analysent les effets des nuisances environnementales sur les
populations ;
• Le monitoring biologique, qui analyse cet effet de manière fine et diversifiée.
3.1. Les études toxicologiques :
Les études toxicologiques permettent de comprendre les mécanismes d’absorption par
l’organisme de substances bien définies, isolées ou assemblées. On y décrit leur distribution ou
leur localisation, leur métabolisme et leur élimination, en menant des expériences sur des cellules
ou des organes isolés, chez l’homme ou chez l’animal. Au départ, la toxicologie s’est
essentiellement penchée sur les effets aigus des expositions à des produits nocifs; on s’est rendu
compte par la suite que l’effet pathologique chez l’homme 2 / 8 Les données de l'IBGE :"Interface
Santé et Environnement" Février 2000 ne se traduisait que rarement par la mort des cellules, et
mais plus souvent par un dysfonctionnement ou par une stimulation excessive. Il se confirme
aussi qu’une exposition chronique à de basses doses d’un agent exogène peut jouer un rôle dans
l’étiologie d’un certain nombre de maladies (cancer,
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
affections neurodégénératives, allergies, maladies auto-immunitaires, asthme,
certaines affections des reins, certaines maladies des vaisseaux sanguins,
l’endométriose et les perturbations des fonctions reproductrices - parmi lesquelles
vient en premier lieu une baisse de la fertilité masculine). On observe après des
expositions à long terme – qui présentent un intérêt particulier pour la médecine de
l’environnement – que l’effet clinique résulte d’une modification conjointe de plusieurs
systèmes cellulaires.
Grâce aux expériences sur l’homme ou l’animal, que l’on expose de manière chronique
à des doses courantes, on a pu obtenir des informations plus précises sur la toxicité
des substances et sur la complexité des mécanismes à l’œuvre.
Ainsi par exemple, la flore bactérienne de l’intestin transforme des substances diverses
et crée des intermédiaires parfois plus réactifs ou toxiques que la substance absorbée :
le nitrate présent dans l’eau ou les légumes est transformé en nitrite qui, combiné à
des amines issues du métabolisme de la viande peut former des nitrosamines,
substances à grand potentiel carcinogène.
Dans les tests sur des animaux, on expose ceux-ci à des substances dans un
environnement contrôlé de laboratoire et leurs réactions biologiques sont mesurées.
Ces tests sont utiles pour rechercher la progression et la réversibilité des effets.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Les expérimentations humaines permettent de déterminer l'effet d'un produit sur


un individu en exposant celui-ci à un produit dans un milieu sous surveillance. Ce
type d'étude est particulièrement utile pour établir les concentrations seuils d’effet
sur la santé. On peut, soit sélectionner un ou plusieurs niveaux d’exposition, soit
exposer le sujet à des doses croissantes jusqu’à ce que l’on observe une réponse.
Ce type d’étude a, par exemple, permis de démontrer chez des patients
asthmatiques, une réactivité accrue des voies respiratoires en présence de S02,
N02, ozone Les limites de ce type d’étude sont :
d’ordre éthique : on ne réalise généralement de telles études qu’auprès d’adultes
en bonne santé ou de personnes légèrement atteintes, et les expositions sont de
courte durée. Les effets chez des sujets à haut risque (malades, plus âgés,
enfants), restent donc difficiles à préciser;
d’ordre pratique : on ne peut, dans ce type d’études, tester des doses
représentatives des expositions dans l’environnement naturel ; or dans celui-ci , les
individus sont exposés à des contaminants multiples qui peuvent avoir des effets
additifs ou synergiques ; ils peuvent aussi être exposés à des courts pics de
concentration d’amplitude plus élevée que les niveaux étudiés.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE
3.2.Les études épidémiologiques :
Les études menées pour déterminer les effets de la pollution de l'air ambiant sur
la santé sont surtout de type épidémiologique. Elles permettent d'analyser les
effets de variations de la pollution atmosphérique sur un groupe donné de
personnes. Il existe plusieurs types d'études épidémiologiques.
3.2.1. Etudes longitudinales et transversales :
Dans les études longitudinales, on suit une population pendant un certain laps
de temps. Elles permettent de mesurer le nombre de nouveaux cas apparaissant
au cours de la période étudiée, càd l’incidence.
Dans les études transversales, on étudie la population à un moment déterminé.
Elles permettent de mesurer le nombre de cas existant à un moment donné, càd
la prévalence. En comparant les chiffres de la prévalence et de l’incidence, on
obtient des informations sur la durée de la maladie. Dans les cas de maladies
allergiques, la prévalence est plus élevée que l’incidence, parce que la maladie
persiste parfois longtemps. La situation est inverse pour le cancer du poumon,
puisque le temps de survie après l’établissement du diagnostic est très court.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Si les facteurs d’exposition liés à la maladie sont bien connus, on peut


calculer le risque attribuable qui correspond à la différence de risque entre
des personnes exposées et des personnes non exposées. Cette mesure est
particulièrement utile dans le choix d’actions préventives en santé publique.
Il est évident que si le risque attribuable pour le cancer du poumon est de
0,70 pour une exposition à la fumée de tabac et de 0,03 pour une exposition
aux gaz d’échappement des voitures, les efforts pour diminuer le risque
s’orienteront d’abord vers le tabac – pour autant bien sûr qu’un nombre
important de personnes soit exposé à ce facteur de pollution.
3.2.2. Etudes écologiques :
Les études écologiques permettent de mettre en évidence l’incidence d’une
pathologie pour des régions définies ou pendant un certain laps de temps ;
elles permettent aussi d’établir les effets sanitaires aigus et chroniques
associés à un facteur d’environnement. Leur principal but est d’établir des
relations pouvant servir de base à la formulation d’hypothèses.
L’étude écologique comporte deux modalités (géographiques et de séries
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

dans des activités reliées à une pollution et donc d’exposition réelle. Dans
les études de séries chronologiques, on relie les changements survenus dans
les facteurs environnementaux, aux changements dans la fréquence des
épisodes aigus et des symptômes d’une pathologie (mesurés par exemple
par les augmentations de visites en urgence et d’admissions à l’hôpital). Ce
type d’étude a par exemple mis en évidence une nette augmentation des
épisodes aigus et des symptômes d’asthme en automne et au printemps.
Une des limites communes aux études écologiques qu’elles soient
géographiques ou de séries chronologiques, est qu’elles reposent souvent
sur des mesures d’exposition insatisfaisantes. La plupart des investigations
basées sur la mesure d’exposition utilisent des données d’exposition
moyenne (sur 24 h ou plus), alors que de faibles pics de concentration
peuvent produire des effets néfastes dépassant toutes les autres
expositions. Par exemple, pour la pollution de l’air, chaque station de
mesure de la qualité de l’air ne représente que de manière très imparfaite le
niveau de pollution existant dans sa zone ; ensuite, on sélectionne en
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

• toujours spécifier toutes les caractéristiques chimiques et physiques (par


ex. la taille des particules ou les produits de l’oxydation du SO2), alors
que ces éléments sont suspectés d’avoir des effets néfastes sur la santé.
Ces études reflètent donc relativement mal les tendances
(journalières, hebdomadaires ou saisonnières), tant au niveau de la
pollution que des effets sanitaires. Elles peuvent donner l’impression
d’une association forte entre deux variables, alors qu’une ou plusieurs
autres variables, non enregistrées, jouent un rôle confondant important,
par exemple le jour de la semaine, le climat.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

3.2.3. Etudes centrées sur l’individu :


Les études centrées sur l’individu recueillent un intérêt grandissant. Elles permettent de contrer
les défauts de l’approche écologique en se centrant sur l’environnement personnel de
l’individu. On met alors en relation les changements dans l’environnement de l’individu avec
l’évolution de son état de santé. Cette focalisation sur l’environnement individuel est
notamment liée à la mise en évidence de l’importance de la pollution interne dans certaines
pathologies.
Ces études permettent donc d’obtenir des informations plus précises sur l’exposition
individuelle. Soit on étudie des cohortes, soit on compare des cas à des témoins, de manière
rétrospective (données historiques) ou prospectives (récolte de données actuelles suivies
pendant un certain temps).Les études de cohorte sont surtout utilisées dans les milieux
professionnels. Les mêmes mesures et protocole d’étude sont utilisés pour toutes les personnes
enrôlées dans l’étude ; on peut même faire, si le nombre d’individus est suffisant, des sous-
groupes de personnes ayant des patterns similaires de dose-réponse.
Par exemple, en suivant un groupe de travailleurs ayant été exposés à l’amiante pendant une
certaine période et en enregistrant le nombre de décès comparé à celui d’un groupe non
exposé.
Les études cas-témoin sont surtout efficaces pour établir une relation entre une exposition et
un effet médical qui n’est pas fréquent dans la population ; on cible d’abord la population
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

dans laquelle on identifie tous les sujets atteints par une maladie (cas) et on
choisit comme référence, dans cette même population, des sujets non
atteints (témoins). On peut alors évaluer l’exposition à la substance
suspectée pour les cas et pour les témoins.
3.2.4. Etudes d’intervention :
Les études d’intervention, contrairement aux approches précédentes
uniquement descriptives, se basent sur une modification expérimentale de
l’exposition d’une population. Soit on compare un groupe d’intervention avec
un groupe témoin, soit on mesure la fréquence de la maladie avant et après
l’intervention. Ces études ont le grand intérêt de pouvoir mettre en évidence
une causalité, mais elles sont évidemment limitées par des considérations
techniques et éthiques.
On peut par exemple diminuer la quantité de matières grasses dans la
nourriture, augmenter la concentration d’éléments indispensables comme le
magnésium ou l’iode.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

3.2.5. Limites et intérêt des études épidémiologiques :


Les études épidémiologiques ont plusieurs limites :
D’une part, la constatation épidémiologique de maladies n’est possible
qu’après que les dégâts de santé aient eu lieu (post hoc), et qu’il est dès
lors trop tard pour protéger les personnes concernées.
Les observations épidémiologiques classiques ont une capacité de
discernement relativement modeste en ce qui concerne l’identification des
agents étiologiques pris isolément.
En général, on ne peut démontrer qu’une co-variation, et non une
causalité, si ce n’est dans les études d’intervention. L’interprétation d’une
éventuelle causalité peut être influencée par des facteurs de confusion,
càd des facteurs qui co-varient avec le facteur causal suspecté. Le poids
des facteurs de confusion est d’autant plus important que l’on a affaire à
une causalité multiple et synergique.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

• Par exemple, une étude en Inde a montré une relation entre l’incidence du choléra
et l’altitude ; mais l’altitude est ici un facteur de confusion car la qualité
microbiologique de l’eau est meilleure dans les villages de montagne que dans les
villes en plaine. Dans l’étude de la pollution de l’air, un grand nombre de facteurs
de confusion interviennent également:
• c’est par exemple souvent dans les lieux à niveaux de pollution élevée que l’on
retrouve une structure socio-économique inférieure, où la proportion de fumeurs
est plus élevée et où la qualité de la nourriture est moins bonne. Même si l’on
sépare la population en fumeurs et non-fumeurs, le problème des facteurs de
confusion peut aussi se poser : en effet le tabagisme peut être associé à de
nombreux autres facteurs, telle la personnalité, la pratique sportive, la
consommation d’alcool et de médicaments, l’alimentation : ces éléments peuvent
agir comme cofacteurs ou comme facteurs de confusion.
• Toutefois, les observations épidémiologiques constituent un instrument sensible
pour mesurer d’une façon intégrée l’ensemble des effets sur la santé d’agents
exogènes. Les résultats d’une étude épidémiologique peuvent soutenir l’hypothèse
de causalité à certaines conditions :
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

• le risque relatif est élevé ;


• il y a concordance entre plusieurs études ;
• une relation dose - réponse est mise en évidence ;
2. 0utils d'analyse des relations environnement
3.3. Le monitoring biologique :
Le monitoring biologique apparaît de plus en plus comme une composante indispensable
à l’évaluation du risque ; il a un rôle important dans la détection, le suivi et la gestion
des effets nocifs de la pollution sur la santé. Cette méthode permet de :
3.3.1. Déterminer la quantité totale de substances nocives présentes dans
l’organisme
Ceci donne une image intégrée de l’exposition interne par toutes les voies
possibles d’absorption et permet également de tenir compte des différences entre
individus en ce qui concerne l’absorption et l’élimination. L’exposition au benzène (trafic,
solvants) peut ainsi être estimée en mesurant les t,t-muconacides dans l’urine; les
liaisons organochlorées telles que les PCB et les dioxines peuvent être mesurées dans le
sang ; les métaux lourds (plomb, mercure, cadmium) peuvent également être mesurés
dans le sang.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

3.3.2. Mesurer les effets biologiques dans le corps humain :


Il s’agit ici de mesures sur des paramètres biologiques (indicateurs) dont on sait qu’ils sont
associés à, ou jouent un rôle dans l’un ou l’autre processus de maladie. Cette forme de
monitoring biologique, que l’on appelle aussi “épidémiologie moléculaire” permet de mesurer,
de façon intégrée, l’effet nocif de diverses expositions à diverses substances, même si celles-ci
concernent des agents non encore identifiés. Quatre types d’effets peuvent être ici envisagés :
• les effets en rapport avec le cancer : après l’initiation de la carcinogénèse, s’écoule une
période de latence, parfois très longue, pendant laquelle il semble que certaines cellules soient
présentes dans le corps, et fassent s’exprimer certains aspects du phénotype tumoral. Ceci peut
aller de pair avec une diffusion augmentée, dans la circulation sanguine, de certaines macro-
molécules; une concentration augmentée de celles-ci peut donc signaler un risque augmenté de
cancer (par exemple, la molécule CA 125 augmente en cas d’endométriose et de cancer de
l’ovaire).
• les effets génétiques : certains tests permettent de mesurer la génotoxicité (dégâts à l’ADN)
: par exemple le test d’échange des chromatides sœurs permet de mesurer les quantités de
fractures et d’interruption dans l’ADN. D’autres types de tests permettent de repérer les
anomalies chromosomiques, ou encore les mutations de gènes. • les effets nuisibles pour
différents organes : on peut ainsi doser l’ostéocalcine dans le sérum et le sérum dans l’urine,
impliqués dans les maladies des os; ou encore examiner le sperme, la morphologie et la mobilité
des spermatozoïdes pour les problèmes de fertilité masculine.
CHAPITRE 2 :IMPACT DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT
SUR LA SANTE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

• les effets immunologiques : les polluants peuvent modifier le système immunitaire


entraînant l’immunosuppression, l’hypersensibilité ou l’auto-immunité. Des sous-catégories
de lymphocytes (appelées phénotypes) peuvent être identifiées grâce à la flowcytométrie
(FACS) parce qu’elles présentent des différences dans l’expression des récepteurs sur la
surface cellulaire. Le phénotypage des lymphocytes est déjà appliqué dans les études
épidémiologiques, par exemple dans des études sur l’effet des dioxines et des PCB sur
l’homme.
4. Limites et perspectives Les méthodologies d’investigation des différentes études décrites
ci-dessus, pour rigoureuses qu’elles soient, montrent néanmoins des limites très évidentes
dès lors qu’elles sont appliquées au domaine de l’environnement dans ses relations avec la
santé. Plusieurs de ces limites ont déjà été exposées précédemment, d’autres méritent
d’être explicitées. Les pressions des facteurs environnementaux sur la santé des individus et
des populations constituent un ensemble complexe et ramifié de synergies, d’antagonismes,
de répressions, etc. La relation univoque bijective de type « à une seule cause, un seul effet
» n’est pratiquement jamais d’application. Il s’agit plutôt d’additions d’expositions à des
agents multiples à faible concentration et pendant des périodes prolongées,
CHAPITRE 3
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

I-DEFINITION :
-I.1.Hygiène de milieu :
C’est l’ensemble d’actions visant l’amélioration de toute les conditions qui, influent
défavorablement sur le bienêtre ,physique mental ou social.
I.2-L’hygiène du travail :
C’est la discipline qui s’occupe de l’environnement professionnel de manière qu’il
soit optimum pour la santé et le bien-être des travailleurs. Elle s’intègre dans le
vaste domaine de la santé au travail en complément de la médecine du travail, et
de la sécurité
L’hygiène de milieu regroupe ;
L’hygiène des locaux ;
L’hygiène alimentaire ;
L’hygiène individuel, corporelle et vestimentaire ;
Assainissement solide et liquide ;
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

a-Hygiène des locaux :

L’entretien des locaux hospitaliers concourt à l’hygiène générale d’un établissement de soins. Par la
réduction du niveau de contamination de l’environnement, l’entretien est un des maillons de la chaîne de
prévention des infections nosocomiales.

Le « nettoyage » est une opération d’entretien et de maintenance des locaux et des équipements dont
l’objectif principal est d’assurer un aspect agréable (notion de confort) et un niveau de propreté (notion
d’hygiène). Cette opération d’élimination (avant tout macroscopique) des salissures particulaires,
biologiques, organiques ou liquides est réalisée par un procédé respectant l’état des surfaces traitées et
faisant appel, dans des proportions variables aux facteurs combinés suivants : action chimique, action
mécanique, température et temps d’action.

Le « nettoyage-désinfection » résulte de l’utilisation d’un produit détergent désinfectant qui associe en


CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

- Le « bionettoyage » est défini comme un procédé destiné à réduire la contamination


biologique des surfaces.

Il est obtenu par la combinaison de (3 temps) :

• d’un nettoyage,

• d’une évacuation de la salissure et des produits utilisés,

• de l’application d’un désinfectant.

Le terme de bionettoyage est souvent employé en pratique pour désigner les opérations
d’entretien des locaux. Il est d’usage de parler par exemple d’une équipe de bionettoyage
(équipe d’agents ayant en charge l’entretien des locaux).
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
II-CLASSIFICATION DES LOCAUX SELON LE RISQUE INFECTIEUX (ZONES 1 A 4)
INDICATIONS DES PROCÉDURES D’ENTRETIEN

L’entretien des établissements de soins doit prendre en compte la diversité des


locaux, Les activités pratiquées, le type de patient ou le type d’acte médical effectué
influencent les exigences du nettoyage-désinfection. Un exemple de classification des
zones à risque en milieu hospitalier est proposé ci-après. La zone 1 correspond aux
locaux où le risque est le plus faible. La zone 4 correspond aux locaux où le risque est
le plus élevé. Il s’agit d’un exemple de classification pouvant servir de document de
travail. Celui-ci permettra :

- d’adapter le choix du matériels, des produits,

- de construire un calendrier d’entretien.


CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

ZONE 1 RISQUES ZONE 2 RISQUES ZONE 3 RISQUES ZONE 4 TRES HAUTS


MINIMES MOYENS SEVERES RISQUES
Halls Bureaux Services Maternité Soins de suite et Soins Intensifs Réanimation Néonatologie Salle
administratifs Services de réadaptation Soins de Urgences Salle de d’intervention Service de
techniques Maison de longue durée Salles de surveillance post greffe Service de brûlés
retraite rééducation fonctionnelle interventionnelle Salles
Etablissement d’accouchement Pédiatrie
d’hébergement pour Chirurgie Médecine
personnes âgées Hémodialyse Radiologie
dépendantes (EHPAD) Exploration Fonctionnelle
Psychiatrie Consultation Nurserie Biberonnerie
externe Crèche Laboratoires Stérilisation Centrale (zone
Stérilisation centrale (zone de conditionnement) Salle
lavage) Pharmacie d’autopsie
Blanchisserie Dépositoire
Offices Sanitaires
Ascenseurs Escaliers Salles
d’attente Circulations
Nettoyage quotidien Nettoyage-désinfection Nettoyage-désinfection Nettoyage-désinfection
quotidien quotidien voir pluriquotidien pluriquotidien et étape de
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
PRINCIPES GENERAUX :
Les recommandations suivantes s’appliquent quelles que soient les
techniques d’entretien utilisées. Elles restent valables dans toutes les
zones
Porter une tenue vestimentaire propre et adaptée : Cette tenue doit
prendre en compte certaines mesures spécifiques en cas d’isolement
du patient (précautions particulières).
Pratiquer une hygiène des mains (lavage simple ou friction
hydroalcoolique) au minimum en début et fin des opérations de
nettoyage, et chaque fois que nécessaire.
Porter des gants assure la protection du personnel lors de la plupart
des actions d’entretien. Le port de gants à usage unique à manchettes
longues (de préférence sans latex) est à privilégier. Les gants sont
éliminés entre chaque local.
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE
L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL
Le port de « gants de ménage » est une alternative sous réserve qu’ils soient :

- Individuels,

-Lavés à l’eau et au savon entre chaque local,

- Nettoyés à l’extérieur et à l’intérieur en fin de journée.

- Respecter un ordre logique dans le déroulement des opérations :

- Commencer par les locaux les moins contaminés,

- Aller du propre vers le sale et de haut en bas,

- Toujours nettoyer avant de désinfecter.


CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL

III-TECHNIQUES D’ENTRETIEN :
Il existe principalement 4 techniques d’entretien des locaux.
LES TECHNIQUES DE DÉPOUSSIÉRAGE :
- Essuyage humide des surfaces
- Balayage humide
- Nettoyage par aspiration
LES TECHNIQUES DE LAVAGE DES SOLS :
- lavage manuel
- lavage mécanisé
LES TECHNIQUES DE TRAITEMENT DES SOLS
LA TECHNIQUE D’ENTRETIEN PAR LA VAPEUR
Remarque : le terme de surfaces regroupe toutes les surfaces autres que
le sol :
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
b-HYGIENE ALIMENTAIRE :
1. INTRODUCTION :
L'hygiène dans le secteur alimentaire est d'une importance capitale en
milieu de soins. D'une part des micro-organismes peuvent proliférer dans les cuisines et
atteindre un seuil dangereux où il y règne des conditions de croissance optimales, c'est-à-
dire une humidité relativement importante et une température élevée.
D'autre part, le patient ou résident est plus sensible aux toxi-infections que les autres
couches de la population du fait de sa moindre immunité. Ces règles sont également
applicables dans les institutions, telles que maisons de repos et de soins, homes pour
personnes âgées, mais devraient également être en vigueur dans tous les établissements
produisant des repas,les règles d'hygiène doivent donc être appliquées de manière stricte.
Lors de la réception, de la préparation et de la distribution des aliments, il y a lieu d'observer
les dispositions de la législation en vigueur et d’appliquer le système des HACCP.
Hazard Analysis Critical Control Point = Analyser le danger et maîtriser les points
critiques de contrôle = TRACABILITE
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

A-LA MARCHE EN AVANT :


Le principe de la marche en avant doit permettre au produit d’avancer dans la chaîne de
production selon un circuit bien établi et ne jamais revenir en arrière de manière à éviter les
croisements et la contamination de celui-ci.
Très schématiquement, l'alimentation en cuisine comprend quatre volets :
1. Réception
2. Préparation
3. Acheminement
4. Nettoyage et désinfection entretien des appareils
a-Avant de commencer le travail :
Le personnel doit changer de tenue.
Le vestiaire des personnes travaillant en cuisine doit être séparé du reste du personnel.
Chaque personne devrait avoir une à deux armoires « habits civils et privés »
Il se changera chaque fois que la situation le demandera mais au minimum une fois par jour.
On veillera à ce que le personnel puisse avoir suffisamment de vêtements de travail pour se
changer
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL

Il se lavera et désinfectera les mains avant d’entrer en cuisine et chaque fois que cette
opération sera nécessaire
Le personnel doit pouvoir se doucher avant et après le travail
b-État de santé :
Les personnes ayant une maladie aiguë transmissible ou qui sécrètent des bactéries
pathogènes ne doivent pas accéder aux locaux où des denrées sont manipulées. Toute
personne atteinte d’une maladie transmissible doit en informer la personne responsable.
Principaux réservoirs :
Mains (aussi sous les ongles)
Nez
Intestins
Blessures
Cheveux
Vêtements
• Dans tous ces réservoirs, les bactéries peuvent être transmises aux aliments par
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
c-Précautions indispensables:
Se laver soigneusement les mains avant chaque reprise du travail (quel que
soit le motif de l’interruption).
Enlever les bijoux, montres…
Porter des gants jetables pour certains travaux
Porter une coiffe
Soins corporels journaliers
Changer régulièrement les vêtements de travail
consulter un médecin en cas de maladies intestinales
recouvrir les petites blessures par des pansements étanches pendant le
travail.
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL

d-Hygiène dans la manipulation et le stockage des denrées alimentaires :


Le but ici est d'une part de limiter la contamination des aliments par des micro-
organismes et d'autre part d'en limiter leur développement.
e-Arrivage ou réception des marchandises :
La réception des marchandises doit être de qualité et correspondre aux critères fixés
par le responsable des commandes.
Les différents points de contrôles : Les emballages ne doivent être ni percés, troués
déchirés, cabossés ou souillés.
f-Contrôle et adéquation du produit avec la commande :
• le poids
• la quantité
• la couleur
• l’odeur
• le goût
La température
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
Remarque :
Les personnes étrangères au service ne sont pas autorisées à
pénétrer dans les locaux de stockages ou de la cuisine.
D’une manière générale les locaux devraient être différenciés de la
manière suivante :
-Réception
-Les stockages bruts
-Les stockages cuisine
-Réfrigération ou congélation
-Cuisine froide préparation des repas froids
-Cuisine chaude cuisson des repas chauds
-Traitement de la vaisselle zone sale et propre
-Traitement des déchets
CHAPITRE 3 : HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL

Les locaux de stockage cuisine :

Ils doivent être suffisamment vastes et suffisamment réfrigérés et ventilés.

Ils seront séparés de la manière suivante :

Produits laitiers, fruits, pâtisserie

Viande et poisson

Congélation

Economat

Légumes

Produits finis
CHAPITRE 4
EVALUATION DE LA QUALITE DE
L’ENVIRONNEMENT
CHAPITRE 4 : EVALUATION DE LA QUALITE DE
L’ENVIRONNEMENT

I-DEFINITIONS :
A-EVALUATION :
a-EVALUATION : Désigne la détermination de l’importance des effets, elle
comporte une appréciation de la valeur des ressources touchées, du risque
d’occurrence des effets et leur degré d’acceptabilité.
b-L ’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE : ou évaluation d'incidences sur
l'environnement (EIE), désigne la mise en œuvre des méthodes et des
procédures permettant d'estimer les conséquences sur l'environnement:
d'une politique, d'un programme ou d'un plan, d'un projet ou d'une réalisation
;
-L'évaluation environnementale est un avis émis sur l'étude d'impact sur
l'environnement, afin d'en vérifier la qualité et d'apprécier comment les
incidences négatives sur l'environnement sont effectivement annulées,
réduites ou compensées.
CHAPITRE 4 : EVALUATION DE LA QUALITE DE
L’ENVIRONNEMENT

-L'évaluation environnementale est donc l'analyse préliminaire, globale et


critique des problèmes, effets et résultats, tant positifs que négatifs, en
matière d’environnement des activités d'un établissement, d'un projet ou
d'une politique.

-L’évaluation environnementale est un processus systématique qui consiste à


évaluer et a documenter les possibilités, les capacités et les fonctions des
ressources et des systèmes naturels, afin de faciliter la planification de
développement durable et la prise de décision en général ainsi qu’à prévoir et
à gérer les impacts négatifs et les conséquences des propositions
CHAPITRE 4 : EVALUATION DE LA QUALITE DE
L’ENVIRONNEMENT

c-UNE ETUDE D’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT (EIE), ou étude d'incidences sur


l'environnement (EIE), est une étude préalable à la mise en œuvre de programmes ou de plans
et à la réalisation d'équipements, qui permet d'estimer leurs effets probables sur
l'environnement.

B-CONTROLE ENVIRONNEMENTALE :

Dans le cadre de la mission du contrôle environnemental attribuée au Secrétariat d’état chargé


de Développement Durable par le décret n° 2-14- 758 du 23 décembre 2014 relatif à
l’organisation et aux attributions du Ministère chargé de l’environnement , notamment
l’article 10 dudit décret qui stipule que la Direction de Contrôle , d’Evaluation Environnemental
et des Affaires juridiques (DCEAJ) a pour missions de veiller à l'application de la législation et
de la réglementation en matière d'environnement en procédant régulièrement à des
contrôles et inspections en collaboration avec les départements concernés.
CHAPITRE 4 : EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT

1- Définition du Contrôle environnemental:

Le contrôle environnemental est une mission de l’Etat, il s’agit d’une


opération

technico-juridique qui vise à vérifier le respect des dispositions des lois


environnementales, des normes et des exigences techniques prévues par
les dites lois. Le contrôle sert à l’application de la réglementation, il se traduit
par des actions d’inspection, programmées ou inopinées, menées selon une
démarche bien définie.:
De nombreux facteurs donnent une grande importance à
la mission de contrôle environnemental dont notamment:

-La volonté politique exprimée par les directives royales


portant sur l’élaboration et l’opérationnalisation de la charte
nationale de l’environnement et du développement durable

-La délivrance de la décision d’acceptabilité environnementale


pour les projets soumis à l’étude d’impact sur l’environnement
CHAPITRE 4 : EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ENVIRONNEMENT

L’octroi par le département de l’environnement d’un certain nombre


d'autorisations, notamment dans le domaine d’importation et d’exportation
des déchets et des produits chimiques

Le lancement et la réalisation de plusieurs projets financés par le


département de l’environnement

L’engagement du Maroc en matière de la gouvernance internationale dans


le domaine de l’environnement.
CHAPITRE 5
PROMOTION DE
L’ENVIRONNEMENT
CHAPITRE 5 : PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

La protection de l'environnement, c'est d'abord une conscience sociale, suivie d'une volonté politique,
et enfin une mobilisation de tous les moyens socio-économiques tant au niveau national
qu'international. Ce processus complexe dépend fondamentalement d'un levier commun: la
connaissance et l'information.

Connaître l’environnement, suppose une description scientifique et objective des principales


composantes en prenant en considération leur évolution en fonction des réalités sociales et
économiques. Cette première étape est nécessaire afin qu'on puisse appréhender les problèmes de
l'environnement, prendre les décision adéquates et convaincre l'ensemble des acteurs et la population
d'y adhérer.

Sur le plan juridique, le Maroc a lancé un vaste chantier d'harmonisation et d'amendement de son
arsenal juridique, qui se caractérise par sa vétusté et la dispersion des responsabilités. De nouveaux
textes ont été élaborés en vue de leur adoption dont notamment la loi sur la lutte contre la pollution
atmosphérique, la loi sur la gestion des déchets et la loi sur les études d'impact sur l'environnement.
CHAPITRE 5 : PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

La stratégie nationale de la protection de l’environnement


A l'’occasion de la Fête du Trône 2010 Sa Ma jésté le Roi Mohammed VI a appelé le
Gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue et des
concertations élargies autour de la Charte Nationale de /'Environnement et du
Développement Durable, dans un plan d'action intégré ayant des objectifs précise
réalisables dans tous les secteurs d'activité; et parallèlement, il a exhorté le Gouvernement
à formaliser ce plan dans une Loi-Cadre qui devra
Constituer une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la
matière.
Pour ce faire, une étude a été menée pour mettre l'accent sur les actions à entreprendre en
vue d'opérationnaliser la dite charte. Elle a permis de mettre en exergue que
l'opérationnalisation de la charte ne serait possible qu’à travers deux axes
complémentaires comme le montre les schémas ci-après:
Le premier, réglementaire et institutionnel est porté par une Loi Cadre.

Le deuxième, technique se fait par la mise en œuvre de trois grandes étapes qui constituent le
Système de Protection de l’ Environnement (SPDE).

Dans ce cadre, la SNPE (stratégie nationale de la protection de


l’environnement) vise à prendre en considération l'environnement dans
l'ensemble des secteurs et à renforcer la mesure des performances
environnementales et introduire l'évaluation environnementale à tous les
niveaux.
CHAPITRE 5 : PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

L’élaboration de la SNPE (stratégie nationale de la protection de l’environnement) se déroule en 7 étapes à savoir:

1. 1-Note de cadrage fixant la démarche méthodologique;

2. La note de cadrage permet d’expliquer et de présenter le projet de manière synthétique, tout


en abordant pourtant de nombreux détails utiles. Elle décrit le plus souvent les différents
moyens et étapes de réalisation du projet ainsi que l’ensemble des aspects et contraintes à
considérer.
2. Synthèse de la mise à niveau environnementale actuelle;

3. Diagnostics sectoriels;

4. Définition des plans d'action;

5. Définition des modalités de réalisation;

6. Etape de consolidation ;

7. Etape de finalisation
CHAPITRE 5 : PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

II-LA PREMIERE VERSION DU REEM (Rapport d’Etat de l’Environnement au


Maroc) COMPREND 8 PARTIES :

Activités humaines : décrivant les spécificités économiques et sociales qui agissent


sur l’environnement au Maroc.

Milieux physiques : traitant des composantes physique de l’environnement (eau, air,


et sol)

Biodiversités et milieu naturel : qui se localise sur la faune et la flore et les


écosystèmes naturels.

Milieux humains : mettant l’accent sur le problème de gestion des déchets solides,
de l’impact des pollutions sur la santé et les zones fragiles du littoral qui connait des
concentrations humaines importantes.
CHAPITRE 5 : PROMOTION DE L’ENVIRONNEMENT

Stratégies et plan d’action : faisant ressortir la stratégie d’action menée pour la


protection de l’environnement au Maroc.

Relations internationales : donnant un aperçu sur la coopération en matière


d'environnement, que ce soit dans le cadre du multilatéral ou du bilatéral, et
présentant les principales conventions et accords signés ou ratifié par le Maroc
dans le domaine de l’environnement.

Information éducation et communication (IEC):mettant l’accent sur la situation


actuelle de l’IEC en matière d’environnement et les moyens mis en œuvre pour
mettre la communication eu service des changements de
CHAPITRE 6

LES INTERVENANTS DANS


LA PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

A-LE SECRETARIAT D’ETAT CHARGER DE L’ENVIRONNEMENT :


-Les missions :
En vertu du décret n°2-14-758 du 23 décembre 2014 relatif à l'organisation et aux attributions du
secrétariat d'état chargé du développement durable, le secrétariat est chargé du suivi, de
l’élaboration et de l’exécution de la politique du gouvernement dans le domaine de
l’environnement et du développement durable. A cet effet, il a pour missions :
-Elaboration de la stratégie nationale du développement durable et le suivi de sa mise en œuvre et
son évaluation et ce, en coordination et collaboration avec les départements ministériels
concernés
-Proposition des projets de lois et règlements relatifs à la protection de l’environnement et le
contrôle de leur application conformément à la législation en vigueur
-Représentation du gouvernement dans les négociations dans le domaine de la protection de
l’environnement et du développement durable
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

-Prise en compte de la dimension du changement climatique et de


l’économie verte et la participation dans la protection de la biodiversité dans
les politiques, les stratégies et les programmes gouvernementaux
-Participation dans l’élaboration, l’exécution, le suivi et l’évaluation des
programmes nationaux environnementaux en collaboration avec les
départements concernés
-Développement de la coopération bilatérale, régionale, internationale dans
le domaine de la protection de l’environnement et du développement
durable
-Promotion de la coopération avec les organismes publics, les collectivités
territoriale, le secteur privé et les organisations non gouvernementales dans
le domaine de l’environnement et du développement durable
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

-Mise en place des structures nécessaires à l’observation et le suivi de l’état de l’environnement et


la collecte des données et des informations environnementales au niveau national et régional.

-Intégration de la dimension de l’environnement dans les programmes de développement, de


l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique en collaboration et coordination avec
les parties concernées

-Suivi de l’évaluation stratégique environnementale des politiques et des programmes de


développement public

Suivi de l’évaluation de l’impact des projets et des activités d’investissement sur l’environnement
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

II-LES ACTEURS :

Une multitude d'acteurs, privés ou publics, participent à la protection de l'environnement, On


trouve:

-Des associations et ONG,Leurs actions prennent la forme de sensibilisation, de plaidoyer,


d'expertise scientifique…

-Des acteurs publics: institutions internationales, collectivités territoriales…


-Des Individus (chercheurs, agriculteurs, particuliers). Ils peuvent aujourd'hui être acteurs de la
protection de l'environnement, que ce soit en prenant en compte les enjeux environnementaux
dans leur cœur de métier et en limitant leur impact sur
l'environnement, ou en adoptant un comportement de citoyen responsable.
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Des entreprises: elles doivent définir des politiques, des méthodes de production respectueuses de
l'environnement et se plier aux exigences des politiques nationales/international les Exemples des
normes et les quotas de pollution, la traçabilité des matières premières qu'elles utilisent,
l'information de leur clientèle...

-Partenariat avec les organismes publics pour promouvoir l’exemplarité de l’Etat

Afin d’assurer la concrétisation de l’exemplarité de l’Etat pour la transition vers la durabilité


conformément aux principes et valeurs de la Charte Nationale de l’Environnement et du
Développement durable, le Ministère œuvre avec ses différents partenaires pour l’adoption et la
promotion d’une démarche environnementale intégrée au sein de la fonction publique.
CHAPITRE 6 : LES INTERVENANTS DANS LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Cette démarche a pour ambition de réduire les impacts environnementaux du


fonctionnement des administrations à travers la rationalisation de la
consommation en eau, en énergie et en carburant, l’utilisation des modes de
transport écologiques, la promotion du recyclage et de la valorisation des
déchets, l’intégration des facteurs environnementaux lors de la construction
des bâtiments publics (Eco-construction) et la sensibilisation des fonctionnaires
aux questions de l’environnement et du développement durable.Elle permettra
également l’utilisation optimale des ressources budgétaires et l’émergence
d’une économie verte inclusive par le biais des achats publics durables
encourageant les produits et les services respectueux de l’environnement.
II-COOPERATION :

Les accords de coopérations passés par le Ministère Délégué chargé de l’Environnement visent
tout à la fois l’échange d’expériences, l’insertion du Maroc dans des processus internationaux de
réflexion et d’opérationnalité et l’appui bénéfique de partenaires extérieurs dans un cadre aussi
bien bilatéral que multilatéral.
CHAPITRE 7

ROLE ET PLACE DU
PROFESSIONNEL DE
SANTE EN MATIERE

DE LA PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT
CHAPITRE 7 : ROLE ET PLACE DU PROFESSIONNEL DE SANTE
EN MATIERE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

On cite deux approches qui décrivent la façon dont les infirmiers peuvent être actives en
matière de santé environnementale :
Première approche :
1 -Evaluer l’environnement et détecter les dangers qui existent.
2 -Fournir de l’information aux particuliers et aux groupes, au sujets des effets sur la santé, la
présence de toxines dans l’environnement ;
3 -Signaler aux organismes compétent les menaces environnementales graves ;
4 -Aider à formuler les politiques publics et des dispositions législatives portant sur
l’environnement ;
5 -Aider a prévenir l’exposition excessive aux toxines et aux dangers mondiaux de plus
grande envergure
6 -Aider à faciliter les changements de comportements de la population
CHAPITRE 7 : ROLE ET PLACE DU PROFESSIONNEL DE
SANTE EN MATIERE DE LA PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT

Deuxième approche :
1 -Connaissance et concepts de base :tous les infirmiers devraient
comprendre les principes scientifiques qui sous-tendent le lien entre les
personnes ou les populations et l’environnement (y compris les milieux de
travail).
Cette compréhension porte notamment sur les mécanismes de base et les
voies d’exposition aux dangers environnementaux pour la santé, les
stratégies fondamentales de prévention et de contrôle ,la nature
interdisciplinaire des interventions efficaces et le rôle de la recherche.
2- Evaluation et acheminement vers les services appropriés :tous les
infirmiers devraient savoir rédiger un résumé des antécédents sanitaire liées
à l’environnement, reconnaitre les dangers environnementaux possible et les
maladies sentinelles, et effectuer les démarches d’acheminement
appropriées pour
CHAPITRE 7 : ROLE ET PLACE DU PROFESSIONNEL DE SANTE
EN MATIERE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

traiter les problèmes qui ont une étiologie environnementales probable. La


capacité de consulter de l’information, d’informer les patients et les
communautés et de trouver les services d’aide pertinent constitut un élément
essentiel du processus.
3 -Représentation et intercession, défense de l’éthique et diffusion de
l’information sur les risques :tous les infirmiers devraient pouvoir démontrer
qu'ils connaissent les rôles de représentation et d’intercession, de défense de
l’éthique et de diffusion de l’information sur les risques dans le cadre des
interventions communautaires et des soins aux patients reliés aux effets
indésirables que l’environnement peut avoir sur la santé.
CHAPITRE 7 : ROLE ET PLACE DU PROFESSIONNEL DE SANTE
EN MATIERE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

4 -Législation et réglementation :tous les infirmiers doivent comprendre le


cadre stratégique et les principales mesures législatives et règlementaires
qui ont trait à la santé environnementale.
CHAPITRE: 8
CHAPITRE 8 : LA SENSIBILISATION A LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
1. OBJECTIF :ORGANISATION ,ANIMATION, D’UNE SEANCE
D’INFORMATION ,EDUCATION, COMMUNICATION (IEC)EN MATIERE DE LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT.
2. METHODOLOGIE D’IEC:
COMMENT RÉALISER UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION ?
Plus qu’une campagne d’information ou un exposé en classe, une action de
sensibilisation cherche à transmettre un message fort et clair, qui reste dans les
mémoires, permet une prise de conscience et fait évoluer les comportements.
ÉTAPE 1 : Les fondamentaux à déterminer en amont :
L’objectif : délimiter la problématique et les enjeux de la campagne.
Le message : trouver le message principal.
La cible : définir le public à qui s’adresse la campagne et adapter le langage.
Le format : choisir un support de campagne adapté à la cible et aux canaux de
diffusion disponibles.
CHAPITRE 8 : LA SENSIBILISATION A LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

ÉTAPE 2 : Pour être efficace, une campagne de sensibilisation doit s’appuyer


sur un slogan percutant. Il n’existe pas de recette de fabrication, mais voici
quelques pistes pour réussir à marquer les esprits : Choisir le ton du slogan
(humour, sérieux, décalé…).« Brainstormer » pour établir une première liste
de slogans, laisser reposer et rester ouvert aux nouvelles pistes qui émergent
par la suite. Organiser un vote pour choisir les 3 slogans finalistes puis le
slogan retenu. Vérifier que le slogan final répond aux critères suivants:
• Concis, (exprimé en peu de mots)
• Impactant,
• Esthétique (qui « sonne » bien).
Le tester auprès de la cible pour vérifier sa compréhension et son efficacité.
Petite astuce pratique :les rimes ou les jeux de musicalité (répétition de
voyelles / consonnes, rythme haché…) favorisent la mémorisation.
CHAPITRE 8 : LA SENSIBILISATION A LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

ÉTAPE 3 : Répartir le travail en fonction des compétences et des envies de chacun.

Pour réussir son affiche :Trouver des illustrations de bonne qualité et qui renforcent
le message à transmettre : chercher à accrocher le regard et à être original. Imaginer
des phrases courtes et concises : penser à la lisibilité de loin (police, couleur, taille
des mots…) et à l’effet produit sur le public. Organiser les éléments dans
l’espace :veiller à l’harmonie générale de l’affiche et à rester clair.

Petite astuce pratique :pour trouver un juste équilibre texte/image, veiller à espacer
les différents éléments de l’affiche. Il est recommandé de laisser ¼ de surface libre.
CHAPITRE 8 : LA SENSIBILISATION A LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Pour réussir sa vidéo :


Écrire le scénario :
privilégier un scénario court et efficace, avec une structure claire.Les
séquences de l’histoire doivent s’enchainer logiquement, le texte et les
dialogues viennent compléter les images. La chute renforce ou illustre le
slogan, et marque les esprits.
Préparer le tournage :
• Réaliser un storyboard pour visualiser le scénario, identifier les lieux, la
position des acteurs, définir les cadrages, trouver les plans de caméra… •
Organiser le casting (cadreur, acteur, metteur en scène, monteur, costumier,
accessoiriste…) et répéter les scènes.
• Être attentif aux droits d’auteurs (il existe des sites de musiques autorisées
ou des banques d’images libres de droit).
CHAPITRE 8 : LA SENSIBILISATION A LA
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Le jour J :

• Utiliser du matériel de confiance (prévoir une batterie de secours…) et


faire attention au décor (luminosité, bande sonore…).

• Faire plusieurs prises de vue : rechercher une diction (Manière de parler)


fluide et une voix posée.Petite astuce pratique : pour estimer le temps de la
vidéo, chronométrer le temps dédié aux dialogues en donnant aux images le
temps de parler.
EXERCICE PRATIQUE

Travail de groupe :

Il consiste à répartir les étudiants en groupes de cinq personnes, et organiser


une séance de IEC sur un thème choisie.

Exemple :

-Sensibilisation des professionnels de santé au rôle de triage des


déchets hospitaliers ;

-Des gestes simples pour protéger l’environnement...


TRAVEAUX DE GROUPE
G1:Allaitement maternelle G8:anémie
G2:diabéte G9:tuberculose
G3:La pompe à insuline G10:Urgence et premier soins
G4:femme enceinte G11:transfusion sanguin
G5:qualité de l’eau G12:contraception
G6:cancer de sein G13:diarhée chez l’enfant
G7:vaccination G14:maladies transmissibles
CHAPITRE 9

LA CHARTE NATIONALE DE
L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT

Titre I : Objectifs, principes, droits et devoirs

Article 1 : La présente loi-cadre fixe les objectifs fondamentaux de l'action de l'État en


matière de protection de l'environnement et de développement durable.

Elle a pour but de :

- Renforcer la protection et la préservation des ressources et des milieux naturels, de


prévenir et de lutter contre les pollutions et les nuisances ;

- intégrer le développement durable dans les politiques publiques sectorielles et


adopter une stratégie nationale de développement durable ;

- Harmoniser le cadre juridique national avec les conventions internationales ayant


CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE DE
L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT

- -Renforcer les mesures d'atténuation et d'adaptation aux changements climatiques et


de lutte contre la désertification ;

- - prévoir les réformes d'ordre institutionnel, économique et financier en matière de


gouvernance environnementale ;

- Définir les engagements de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements et


entreprises publics, de l'entreprise privée, des associations de la société civile et des
citoyens en matière de protection de l'environnement et de développement durable;

- Etablir un régime de responsabilité environnementale et un système de contrôle


environnemental.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE DE
L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT
• Article 2 : Les principes énoncés ci-après constituent des éléments de cadrage à respecter lors de
l'élaboration et de mise en œuvre des politiques, des stratégies, des programmes et des plans
d'action par l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises publics et par les
autres parties intervenant dans les domaines de l'environnement et du développement durable.

• a) - Principe d'intégration : Consiste à adopter une approche globale, intersectorielle et


transversale lors de l'élaboration et la mise en œuvre des politiques, des stratégies, des
programmes et des plans de développement dans le moyen et long termes.

b) - Principe de territorialité : Exige la prise en considération de la dimension territoriale,


notamment régionale, en vue d'assurer une meilleure articulation des mesures initiées par les
différents niveaux de décision territoriaux et de favoriser la mobilisation des acteurs territoriaux au
profit d'un développement humain, durable et équilibré des territoires.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
c) - Principe de solidarité : Valeur ancestrale et ancrée au sein de la société, la
solidarité participe de la cohésion nationale. Elle permet, d'augmenter la
capacité du pays à affronter les vulnérabilités et à favoriser une utilisation
rationnelle, économe et équilibrée des ressources naturelles et des espaces.

d) - Principe de précaution : Consiste à prendre des mesures adéquates,


économiquement viables et acceptables, destinées à faire face à des dommages
environnementaux, graves ou irréversibles, ou à des risques potentiels, même en
l'absence de certitude scientifique absolue au sujet des impacts réels de ceux-ci.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
e) - Principe de prévention : Consiste à prévoir les outils d'évaluation et
d'appréciation régulière des impacts des activités susceptibles de porter
atteinte à l'environnement, de préconiser et de mettre en œuvre des
mesures concrètes pour supprimer ces impacts, ou du moins réduire leurs
effets négatifs.

f) - Principe de responsabilité : Signifie que toute personne, physique ou


morale, publique ou privée, a l'obligation de procéder, à la réparation des
dommages causés à l'environnement.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
g) - Principe de participation : Consiste à favoriser la participation active des entreprises,
des associations de la société civile et de la population dans les processus d'élaboration et
de mise en œuvre des politiques, des stratégies, des programmes et des plans relatifs à la
protection de l'environnement et au développement durable.

Article 3 : Toute personne a le droit :

- de vivre et d'évoluer dans un environnement sain et de qualité qui favorise la préservation


de la santé, l'épanouissement culturel et l'utilisation durable du patrimoine et des
ressources qui y sont disponibles ;

- d'accéder à l'information environnementale fiable et pertinente ;

- de participer au processus de prise des décisions susceptibles d'impacter


CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 4 : Toute personne doit s'abstenir de porter atteinte à l'environnement.
Article 5 : Toute personne a le devoir de contribuer aux efforts individuels et
collectifs menés en vue de la protection de l'environnement, de la promotion et de
la diffusion de la culture du développement durable.
Titre II : la protection de l'environnement
Article 6 : Les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine historique et
culturel sont un bien commun de la nation. Ils font l'objet d'une protection et d'une
mise en valeur, fondées sur une gestion intégrée et durable, à travers l'adoption de
mesures législatives, institutionnelles, économiques, financières ou autres et ce,
conformément aux objectifs et principes de la présente loi-cadre.
Article 7 : Les mesures mentionnées à l'article ci-dessus visent à :
- Promouvoir le recours aux modes d'utilisation durable et économe des ressources
en eau, à la lutte contre la pollution de ces ressources ainsi que l'actualisation de la
législation sur l'eau dans le but de l'adapter aux exigences du développement
durable et aux effets conjugués de la désertification et des changements
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
• - Assurer l'équilibre écologique de la forêt et des écosystèmes forestiers et de la
biodiversité ainsi que la conservation des espèces animales et végétales
endémiques, rares, menacées ou en voie d'extinction ;

- promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables et la lutte contre toute forme de


gaspillage des énergies ;

• - Adopter un régime juridique particulier visant la protection du sol contre toutes les
formes de dégradation et de pollution et consacrant l'affectation du sol en fonction
de sa vocation ;

• - Renforcer les moyens de lutte contre la pollution de l'air et d'adaptation aux


CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
- Promouvoir la protection des écosystèmes marins et littoraux et des zones
humides contre les impacts des activités susceptibles d'en altérer les eaux et
les ressources ;
- Préserver et mettre en valeur les écosystèmes des zones de montagne contre
toutes formes de dégradation de leurs ressources et de leur qualité
environnementale ;
- Préserver et mettre en valeur des sites d'intérêt biologique et écologique
terrestres, littoraux et marins, et y encourager la création d'aires protégées ;
- Préserver, mettre en valeur et restaurer les éléments, matériels et
immatériels, du patrimoine historique et culturel ;
- Sauvegarder l'esthétique et le patrimoine architectural, culturel et social des
villes et des espaces urbains et ruraux.
Article 8 : Dans le but de prévenir et de lutter contre toutes les formes de
pollution et de nuisance, sont prises des mesures législatives et réglementaires
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
- La réforme du régime juridique des établissements insalubres, incommodes
ou dangereux;
- L'établissement du cadre législatif régissant les produits chimiques, les
produits qui y sont assimilés et les organismes génétiquement modifiés ;
- L'établissement du régime juridique relatif à la pollution sonore,
- - L'actualisation du cadre législatif relatif aux déchets dans le but du
renforcement des aspects liés à la réduction des déchets à la source, à
l'instauration d'un système de collecte sélectif des déchets, à la promotion
des techniques de valorisation des déchets et l'intégration du principe de
responsabilité élargie et à la gestion écologique des déchets dangereux ;
- La révision du cadre législatif relatif aux études d'impact sur
l'environnement, dans le but notamment d'y intégrer l'évaluation stratégique
environnementale ;
- L'adoption des règles de prévention et de gestion des risques naturels et
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Titre III: Développement durable

Article 9 : Le développement durable s'entend, dans la présente loi-cadre, comme


démarche de développement qui s'appuie dans sa mise en œuvre sur le caractère
indissociable des dimensions économique, sociale, culturelle et environnementale
des activités de développement et qui vise à répondre aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures.

Article 10 : Le développement durable représente une valeur fondamentale que


toutes les composantes de la société sont appelées à intégrer dans leurs activités. Il
constitue une ligne de conduite exigée de tous les intervenants dans le processus
de développement économique, social, culturel et environnemental du pays.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
• Article 11 : La croissance de tous les secteurs et activités s'inscrit dans le
cadre du développement durable. A cet effet, des efforts continus sont
déployés dans le but, notamment, de réduire la pression sur les ressources
naturelles utilisées, de recourir aux technologies de production propre
favorable à l'environnement et de veiller à l'amélioration continue des
conditions d'accessibilité de toutes les couches sociales aux produits et
services de ces secteurs et activités.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 12 : Les secteurs et activités relatifs à l'énergie, à l'eau, à l'agriculture,
aux transports, au tourisme, à l'urbanisme, à la construction et au bâtiment, à la
gestion des déchets et à l'industrie en général, sont considérés comme secteurs
et activités disposant d'une haute potentialité de durabilité et présentant un
caractère prioritaire en termes d'exigence de respect du développement
durable. A cet effet, les départements ministériels en charge de ces secteurs et
activités ont la responsabilité de veiller à l'adoption par ceux-ci de mesures de
durabilité concrètes dans leur mode de gestion et leur cycle de production et de
s'assurer de la diffusion à grande échelle de ces mesures au sein desdits
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 13 : L'Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises
publics veillent à intégrer les mesures inspirées du développement durable dans les
politiques publiques globales et sectorielles qu'ils élaborent, en tenant compte des
spécificités de chaque secteur.
• Article 14 : Dans un délai de deux ans, à compter de la date de publication de la
présente loi-cadre, le Gouvernement adopte la stratégie nationale du
développement durable. Article 15 : La stratégie nationale du développement
durable prend appui sur les principes et dispositions énoncés dans la présente loi-
cadre.
Elle définit, notamment :
 - Les orientations fondamentales pour l'établissement du cadre général
d'élaboration d'une politique globale de développement durable pour le pays ;
• - Les principes généraux de mise en œuvre devant être respectés en vue de
l'atteinte des objectifs généraux et spécifiques qu'elle énonce ;
• - Le dispositif d'évaluation et de suivi ainsi que les mesures d'accompagnement
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 16 : Dans un délai maximum de deux ans, à compter de la date d'adoption de la
stratégie nationale du développement durable, les politiques publiques globales et
sectorielles en vigueur doivent se conformer aux objectifs et orientations définis par
celle-ci.

Article 17 : Les systèmes d'enseignement, les programmes de formation et de


formation professionnelle sont adaptés dans le but d'y introduire les principes
et les orientations énoncés dans la présente loi-cadre et notamment d'y créer
des disciplines spécialisées en matière d'environnement et de développement
durable. La culture de la protection de l'environnement et du développement
durable doit être une partie intégrante des cursus de savoir, de savoir-faire et
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
• Article 18 :L'Etat, les collectivités territoriales, les établissements et
entreprises publics, les entreprises privées encouragent la mise en place de
programmes de recherche/développement au service du développement
durable et de l'économie verte. Ces programmes sont orientés, notamment
vers l'innovation scientifique dans les domaines des technologies de
production propre, de découvertes d'instruments ou de procédés pratiques
et efficaces favorables à la préservation de l'environnement et à l'économie
des ressources et de création d'emplois nouveaux répondant aux besoins
des métiers de l'environnement et du développement durable.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Titre IV : Des engagements de l'Etat, des collectivités territoriales,
des établissements et entreprises publics, des entreprises privées,
des associations de la société civile et des citoyens

• Article 19 : Le Gouvernement s'engage à prendre les mesures nécessaires


en vue de la mise en œuvre de la présente loi-cadre. Le Gouvernement
garantit à la population la participation à la prise de décision relative à
l'environnement et au développement durable et l'accès à l'information
environnementale.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 20 : Les régions et les autres collectivités territoriales veillent à
l'intégration des principes et des objectifs énoncés dans la présente loi-cadre
dans les outils de planification et les programmes de développement relatifs
à leurs territoires respectifs. Elles s'engagent à garantir à leurs populations la
participation à la prise de décision inhérente à la protection de
l'environnement local et au développement durable de leurs territoires et
l'accès à l'information environnementale locale relative à ces domaines.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 21 : Les établissements et entreprises publics, notamment ceux exerçant
une activité industrielle et commerciale, et les entreprises privées veillent au
respect des principes et des objectifs prévus par la présente loi-cadre.

A cet effet, ils veillent à:

- Adopter les modes et méthodes d'approvisionnement, d'exploitation, de


production et de gestion responsables, répondant aux exigences du
développement durable ;

- Procéder à des audits environnementaux pour vérifier l'impact de leurs activités


sur l' environnement ;
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT

- Réduire les effets négatifs de leurs activités sur les milieux et les
écosystèmes dans lesquels ils sont implantés ;

- Contribuer à la diffusion des valeurs du développement durable en exigeant


de leurs partenaires, notamment de leurs fournisseurs, le respect de
l'environnement et desdites valeurs.

- Adopter une communication transparente sur leur gestion


environnementale.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 22 : Les associations de la société civile, œuvrant de manière principale dans
les domaines de l'environnement et du développement durable, contribuent à la
réalisation des objectifs prévus par la présente loi-cadre. A cet effet, elles s'engagent à
mener, soit sur leur propre initiative, soit en partenariat avec l'Etat, les collectivités
territoriales, les établissements et entreprises publics et les entreprises privées, toute
action d'information, de sensibilisation ou de proposition susceptible de :

• - Promouvoir, à travers des actions de sensibilisation et d'éducation, l'attachement de


la population au respect de l'environnement des ressources naturelles, du patrimoine
culturel et des valeurs du développement durable;
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
- Assurer la promotion et la valorisation des modes et des pratiques
éprouvées en matière de gestion durable des ressources naturelles au niveau
des communautés locales de base;
- Contribuer à l'amélioration continue du dispositif existant en matière de
participation de la population à la prise de décision environnementale et
d'accès à l'information environnementale.
Article 23 : Les citoyennes et les citoyens s'engagent à :
- Observer les devoirs mentionnés aux articles 4 et 5 précités ;
- suivre le mode de comportement et de consommation responsable à
l'égard de l'environnement et des ressources naturelles ;
- S'impliquer de manière positive dans les processus de gestion des activités
inhérentes à leur environnement de proximité ;
- Prévenir les autorités compétentes des atteintes ou dangers affectant
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Titre V : La gouvernance environnementale
Article 24: Le Gouvernement veille à la mise en place des structures et des
institutions nécessaires à la bonne gouvernance environnementale,
notamment dans les domaines relatifs :
- à la mise en conformité des politiques publiques avec les exigences de
protection de l'environnement et du développement durable ;
- au suivi continu de la qualité de l'environnement et à la collecte des
données et informations relatives à l'état de l'environnement et à
l'exploitation de ces données et informations et à leur diffusion ;
- à la réflexion sur les questions majeures se rapportant au devenir des
politiques publiques en matière de protection de l'environnement et de
développement durable.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 25: l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises publics peuvent
organiser des débats publics sur l'environnement et le développement durable. Ces débats,
ouverts à la population et aux intervenants économiques et sociaux concernés, se déroulent tant
au niveau central que territorial. Les conclusions issues de ces débats publics sont prises en
compte dans les politiques publiques relatives à l'environnement et au développement durable.

Article 26: L'organisation et les missions des organismes chargés de la protection et de


l'amélioration de l'environnement existants sont redéfinies en tenant compte des principes et des
objectifs prévus par la présente loi-cadre.

• Article 27: Un système d'évaluation environnementale stratégique est mis en place. Ce


système a pour objet d'apprécier la conformité des politiques, des stratégies, des programmes
et des plans de développement aux exigences de la protection de l'environnement et du
développement durable prévues dans la présente loi-cadre.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
• Article 28: Des dispositions législatives et réglementaires fixent les mesures d'incitations
financières et fiscales destinées à encourager le financement des projets portant sur la
protection de l'environnement et le développement durable. Ces dispositions précisent,
notamment les subventions, les exonérations partielles ou totales des droits de douanes, de
taxes ou d'impôts, les prêts à long terme, les crédits à intérêt réduit et toutes autres mesures
d'incitation que l'Etat peut accorder aux secteurs d'activités répondant aux objectifs de la
présente loi-cadre

Article 29: Le Fonds national pour la protection et la mise en valeur de l'environnement est
transformé en Fonds National de l'Environnement et du Développement Durable. Les ressources
de ce fonds sont destinées au financement des mesures d'incitations financières prévues à
l'article 28 ci-dessus ainsi qu'à l'appui des actions et initiatives innovantes favorisant le
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
• Article 30: Est institué un système de fiscalité environnementale composé de taxes écologiques
et de redevances imposées aux activités caractérisées par un niveau élevé de pollution et de
consommation des ressources naturelles. Ces taxes et redevances peuvent être appliquées à
tout comportement caractérisé, individuel ou collectif, portant préjudice à l'environnement et
enfreignant les principes et règles du développement durable. Des dispositions législatives
préciseront les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que le mode de répartition du
produit dudit système entre l'État et les collectivités territoriales concernées.

• Article 31: Un système d'écolabel est institué. Il vise à promouvoir les produits ou services
ayant un impact réduit sur l'environnement et ceux qui se conforment aux exigences du
développement durable et à fournir aux consommateurs des informations scientifiquement
contrôlées à leur sujet.
CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 32: L'Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises publics

mobilisent les ressources et moyens nécessaires à la mise en place d'un programme

d'action de sensibilisation, de communication et d'éducation environnementale ayant pour

but la promotion de comportements individuels et collectifs conformes aux exigences de la

protection de l'environnement et du développement durable. La déclinaison de ce

programme s'opère dans le cadre de partenariat, notamment avec les associations de la

société civile et l'entreprise privée. Elle tient compte autant que possible des conditions et

des spécificités locales et fait appel aux mécanismes de solidarité et d'implication de la


CHAPITRE 9 : LA CHARTE NATIONALE
DE L’ENVIRONNEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT
Article 33: Les initiatives et actions de volontariat en faveur de
l'environnement et du développement durable font l'objet de soutien et d'appui
de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises
publics. Ceux-ci assurent la diffusion des bonnes pratiques dans le domaine du
volontariat et apportent leur soutien à la mise en œuvre desdites pratiques.
Titre VI : Des règles de responsabilité et de contrôle environnemental
Article 34: Un régime juridique de responsabilité environnementale offrant un
niveau élevé de protection de l'environnement est mis en place. Ce régime est
assorti de mécanismes de garantie financière, de réparation des dommages, de
remise en état et d'indemnisation des dégâts causés à l'environnement.
Article 35: Il est créé une police de l'environnement ayant pour mission de
renforcer le pouvoir des administrations concernées en matière de contrôle et
d'inspection.
FIN MERCI

Common questions

Alimenté par l’IA

The transformation of the National Fund into the National Fund for the Environment and Sustainable Development reflects the goals of the National Charter by reallocating financial resources towards promoting innovative and sustainable initiatives. This reorientation aligns funding priorities with sustainability objectives, emphasizing support for projects that advance environmental protection and sustainable development practices in alignment with the principles set out by the National Charter .

Environmental taxes and incentives play a key role in the legal framework for environmental protection by financially encouraging sustainable practices and discouraging activities with high environmental impact. These measures include ecological taxes and fees for high pollution activities, as well as incentives like tax exemptions and low-interest loans for projects aligned with environmental goals. This financial mechanism aims to drive behavioral change towards sustainability and foster innovation in environmentally friendly technologies .

The National Charter promotes environmental education and awareness through a comprehensive program that involves educational system adaptation to include environmental principles, the development of specialized courses on sustainable development, and campaigns for behavioral change. Partnerships with civil society organizations and private enterprises ensure localized and context-specific implementation, drawing on community solidarity to reinforce environmental protection and sustainable practices awareness .

Citizen participation and responsibility are integral to environmental decision-making as outlined in the National Charter. Citizens are expected to adopt environmentally responsible behaviors, engage positively in local environmental management processes, and report environmental dangers to authorities. This active involvement supports the collective effort in managing environmental impacts and enhancing the effectiveness of decision-making processes regarding environmental protection .

Human experimentation in environmental health science faces ethical and practical limitations. Ethically, such studies are generally restricted to healthy adults or those with mild conditions to ensure safety, limiting the applicability to vulnerable populations. Practically, these experiments might not accurately replicate real-world conditions where people are exposed to multiple simultaneous contaminants or higher concentration peaks than those studied, reducing ecological validity .

Longitudinal studies track a population over time, allowing researchers to measure the incidence of new cases and thus infer causality between environmental exposures and health outcomes. Cross-sectional studies provide a snapshot, identifying the prevalence of environmental health conditions at a specific time. By comparing prevalence and incidence rates, researchers can gain insights into disease duration and persistence, which is critical for conditions like allergies where prevalence often exceeds incidence due to the chronic nature of the disease .

The relationship between environmental exposure doses and effect doses in environmental health studies can vary significantly. This relationship might be linear, where even the smallest amount has an effect, or might involve a threshold where no harmful effects are observed until a certain exposure level is reached. Furthermore, a small dose of a substance like arsenic may have a beneficial or stimulating effect, whereas a larger dose could be detrimental .

The National Environmental and Development Charter outlines strategies such as the integration of sustainable development measures into public policies, both global and sectoral. It mandates the creation of a national sustainable development strategy within two years of the law’s publication, which includes establishing guidelines for a comprehensive approach, principles for implementation, evaluation mechanisms, and additional measures to support these objectives .

Toxicological studies help elucidate the mechanisms of product absorption by organisms, detailing the distribution, metabolism, and elimination of isolated or combined substances. These studies initially focused on acute effects but have expanded to considering chronic exposure to low doses, which can play a crucial role in understanding disease etiology. Epidemiological studies, on the other hand, assess the impact of environmental nuisances on populations, including the effects of air pollution and other widespread environmental factors, by measuring incidence and prevalence through longitudinal and cross-sectional studies .

Methodologies to establish threshold concentrations in environmental research often involve controlled human exposure studies, where individuals are subjected to varying levels of a substance under close monitoring. These studies help define the minimal concentrations causing health effects, essential for regulatory standards. However, they face limitations due to ethical considerations restricting vulnerable population testing and practical difficulties in replicating natural exposure conditions, which involve multiple interacting contaminants and varying peak exposure levels .

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