Chapitre 3.
Système génital
Introduction
Les hommes et les femmes existent parce qu’ils sont
complémentaires ainsi ils peuvent s’unir et faire des
enfants. La connaissance de l’un et l’autre sexe et la
compréhension des modes de fonctionnement est
importante tant sur le plan individuel que pour le
professionnel de la santé. Il est intéressant de distinguer les
organes génitaux externes d’avantage associés à la
sexualité plaisir des organes génitaux internes reliés
directement à la sexualité de reproduction.
I. Anatomie du système
génital masculin
L’appareil reproducteur masculin assure la production, le stockage et le
transport du matériel génétique contenu dans les gamètes mâles ou
spermatozoïdes.
I.1. Parties de l’appareil génital male
- les testicules
- un système de canaux pairs (canaux efférents, l’épididyme,
le canal déférent et le canal éjaculateur) qui reçoit, stocke
et convoie les spermatozoïdes (spz) de chaque testicule
- 2 glandes exocrines: les vésicules séminales et la prostate
qui sécrètent un milieu fluide nutritif et lubrifiant appelé
liquide séminal dans lequel les spz sont transportés
I.1. Parties de l’appareil génital male
- le pénis, c'est l'organe de la copulation et 2 paires de
glandes accessoires, les glandes de cowper secrétant un
liquide qui prépare l'urètre au passage du sperme lors de
l'éjaculation.
L’appareil génitale male est organisé en deux grandes partie
l’appareil génital externe et l’appareil génital interne
APPAREIL REPRODUCTEUR MASCULIN (VUE DE FACE)
I.1.1.LES ORGANES GENITAUX EXTERNES
a. Le pénis ou la verge
C’est l’organe de la copulation. Il est composé de:
- l’urètre pénien
- 03 corps de tissu érectiles (2 corps caverneux à la partie dorsale
et 01 corps spongieux à la partie médiane)
- un réseau de tissu conjonctif criblé d’espaces vasculaires. Ce
sont ces espaces qui au cours de l’excitation se remplissent de
sang et donnent une rigidité au pénis appelée érection.
I.1.1.LES ORGANES GENITAUX EXTERNES
a. Le pénis ou la verge
La taille d’un pénis est de 8 à 10 cm et peut en érection
atteindre 20cm. Le gland est l’extrémité renflée du pénis. Il
est recouvert d’un repli cutané lâche appelé prépuce.
L’ablation du prépuce est appelée circoncision. La verge est
l’organe qui assure l’éjection du sperme appelée
éjaculation au moment du rapport sexuel. Il permet aussi
l’évacuation de l’urine.
I.1.1.LES ORGANES GENITAUX EXTERNES
b. Le scrotum
C’est la couche cutanée protectrice plus ou moins plissée
qui contient les testicules. Il est situé dans l’aine à
l’extérieur de l’abdomen. A la puberté, le scrotum se
couvre progressivement de poils
I.1.2. Les organes génitaux internes
a. Les testicules
Ce sont les principaux organes de la reproduction de
l’organisme masculin. Au nombre de deux, ils sont pendant
la vie fœtale localisés dans la paroi postérieure de
l’abdomen et descendent dans le scrotum vers le 7eme-
8eme mois entrainant un repli du péritoine qui constitue
une tunique séreuse : la tunique vaginale. Ils exercent une
double fonction exocrine (formation des spermatozoïdes)
et endocrine (sécrétion des hormones mâles)
I.1.2. Les organes génitaux internes
a. Les testicules
Chaque testicules comprend plusieurs lobes dans lesquels
sont logé un à quatre tubes séminifères contenant des
cellules sexuelle germinale appelé spermatogonie. Les
testicules ont une fonction endocrine c’est dire intervient
dans la sécrétion de l’hormone sexuelle
male(testostérone) grâce au cellules de leidig située entre
les espaces inter tube séminifères.
I.1.2. Les organes génitaux internes
a. Les testicules
Les testicules peuvent être le siège d’affections diverses,
traumatiques, infectieuses, tumeurs…
La cryptorchidie est l’absence congénitale de testicules
dans les bourses par défaut de migration depuis l’abdomen
Structure du testicule
I.1.2. Les organes génitaux internes
b. L’épididyme
il est constitué par le canal épididymaire pelotonnée sur
lui-même et dont la fonction est le stockage et la
maturation des spermatozoïdes souches(spermatogonies),
en provenance des testicules et se prolonge par le canal
déférent.
I.1.2. Les organes génitaux internes
c. Les canaux déférents
Il mesure environ 45 cm et est le prolongement étroit du
canal de l’épididyme qui sert à conduire les spz de
l’épididyme au jusqu'à l’urètre.
I.1.2. Les organes génitaux
internes
c. Les canaux déférents
Innervé par le système sympathique, il se contracte
pendant l'éjaculation pour expulser son contenu dans
l'urètre. La partie dilatée de chaque canal déférent appelée
ampoule reçoit un canal court venant de la vésicule
séminale, formant ainsi le court canal éjaculateur. Les 2
canaux éjaculateurs se rejoignent dans l'urètre lors de son
trajet dans la glande prostatique. C’est lui que le chirurgien
sectionne ou ligature au cours de la vasectomie.
I.1.2. Les organes génitaux
internes
d. Le canal éjaculateur
C’est un petit tube situé juste au-dessus de la prostate. C’est
là que se rejoignent les canaux déférents et les vésicules
séminales, il assure le transport des spz à travers la
prostate vers l’urètre
I.1.2. Les organes génitaux internes
e. L’uretre
Il prend naissance à la base de la vessie, traverse le
corps caverneux du pénis et se termine par le méat
urétral au sommet du gland du pénis .L’urètre
transporte à la fois l’urine et le sperme selon les
circonstances
I.1.2. Les organes génitaux
internes
f. La vésicule séminale
Elles assurent la sécrétion d’un liquide entrant dans la composition du
sperme. Elles mesurent environ 08 cm de long et sont repliées sur elles
même
I.1.2. Les organes génitaux internes
g. La prostate
Elle est composée de muscles lisses et de tissu glandulaire.
Elle entoure la partie initiale de l’urètre juste au-dessus de
la vessie. D’un diamètre de 38 mm, la prostate secrète un
liquide clair qu’elle déverse dans l’urètre au moment de
l’excitation sexuelle. Ce liquide alcalin précède les spz et
permet de réduire l’acidité des secrétions vaginales
II. Anatomie du système génital féminin
L’appareil génital féminin destiné à la reproduction et à
la sexualité comprend les organes génitaux Externes,
les organes génitaux internes et les seins.
II.1. Les organes génitaux
externes ou vulve
La vulve est un repli cutané érogène comprenant le mont du pubis, les
grandes lèvres, les petites lèvres, le vestibule et le clitoris.
II.1. Les organes génitaux externes ou vulve
a. Le mont pubis
C’est une saillie cellulo-adipeuse couverte de poils et située devant la
symphyse pubienne.
II.1. Les organes génitaux
externes ou vulve
b. Les grandes lèvres
Elles limitent la fente vulvaire, leur face externe couverte
de poils est de couleur plus foncée. Leur face interne,
glabre (sans poils) et humide est séparée des petites lèvres
par le sillon inter labial ou l’on palpe la racine du clitoris.
Les extrémités unies forment les commissures antérieure et
postérieure.
II.1. Les organes génitaux
externes ou vulve
c. Les petites lèvres
Glabres, elles limitent le vestibule et tendent à s’atrophier
après la ménopause. Leurs extrémités antérieures
dédoublées forment au dessus du corps du clitoris, le
prépuce clitoridien et au dessous le frein du clitoris. Leurs
extrémités postérieures s’unissent pour former le frein
vulvaire
II.2. Les organes génitaux internes
a. Le vagin
C’est un conduit musculo-membraneux élastique de 8 cm de long
environ et 4 a 5 cm de large présentant debout une direction oblique en
bas et en avant qui constitue la structure fondamentale de la statique des
viscères pelviens. La voute vaginale se divise en 4 compartiments selon
leur position par rapport au col de l’utérus, le cul de sac postérieur, le cul
de sac antérieur et les culs de sac latéraux. Son PH est acide, entre 4 et
5,5 et varie en fonction du niveau du vagin et du cycle menstruel, 5,8 a
6,8 pdt les règles. L’acidité du vagin a une grande importance pratique car
elle explique la résistance du vagin aux microorganismes pyogènes.
II.2. Les organes génitaux
internes
b. L’utérus
C’est un muscle creux destiné à contenir l’œuf fécondé,
présentant dans son tiers inferieur un rétrécissement,
l’isthme utérin qui sépare le corps et le col utérin. Il est
constitue de 3 tuniques
• Séreuse péritonéale
• Musculeuse ou myometre
• Muqueuse ou endomètre
II.2. Les organes génitaux internes
c. L’utérus
Son poids est d’environ 50 g chez la nullipare et 70 g chez la
multipare . Sa capacité de 4 ml chez la nullipare et 5 ml
chez la multipare. Ses dimensions sont en moyenne chez la
nullipare de 25 mm pour le corps, 5mm pour l’isthme et 25
mm pour le col.
II.2. Les organes génitaux internes
d. Les ovaires
Elle font partie des organes annexes de l’appareil génital
féminin. C’est une glande Glande sexuelle femelle, il a la
forme d’une amande mesurant 4 cm de long, 2 cm de
large, 1 cm d’épaisseur et est blanchâtre. L’ovaire est le
seul organe dans l’abdomen qui n’est pas couvert par le
péritoine.
II.2. Les organes génitaux internes
e. Les trompes
Elle font parties des annexes de l’appareil génital féminin. Elles
prolongent les cornes utérines et font communiquer la cavité
utérine et la cavité péritonéale. Chaque trompe longue de 10 a 12
cm présente 4 parties:
- La partie intra-utérine ou interstitielle ou intramurale est la zone
de l’implantation de la trompe dans la paroi utérine. Elle mesure 1 a
2cm de L, 0,2 a 0,4 mm de diamètre, débouche dans l’utérus par un
orifice de 1 mm de diamètre l’ostium utérin
II.2. Les organes génitaux
internes
d. Les trompes
- L’isthme est la zone suivante 3 à 4 cm de L et 2 à 4 mm de diamètre. Cette zone
lie la partie intra-utérine de la trompe.
- L’infundibulum ou pavillon est une sorte d’entonnoir qui se termine par des plis
du bord libre qu’on nomme franges. Ces dernières se connectent à la surface
ovarienne permettant ainsi la réception de l’ovule s’ouvre dans la cavité
péritonéale par l’ostium abdominal, 2 à 3 mm
III. Anatomie et physiologie du
sein
Destines a la sécrétion du lait, les seins tiennent chez la
femme un rôle plastique et une fonction érogène
importants. Situés en regard de la 3e et de la 7e cote, chaque
sein définit avec la paroi thoracique le sillon infra-
mammaire
III.1. Configuration externe
Convexe et arrondi, le sein présente une zone périphérique
cutanée lisse et souple, l’aréole et une zone centrale, la
papille du sein est constituée du corps mammaire recouvert
de la peau. Le sein repose pour plus de sa moitie sur le
muscle grand pectoral et présente un processus axillaire le
long de son bord inferieur
III.1.1. Moyens de fixité du sein
Le sein est maintenu par la peau et les ligaments suspenseurs du sein.
IV. Physiologie du système génitale
masculin: la spermatogenèse
A la puberté, sous l’action de l’hypophyse, les testicules
vont se mettre en action et assurer un double rôle:
• Fabriquer les hormones mâles
• Produire les spermatozoïdes
IV.1. La spermatogenèse
C’est le processus de production des spz qui a lieu dans les
tubes séminifères des testicules. Ce processus se traduit par la
différenciation des spermatogonies qui sont des cellules
diploïdes en spermatozoïdes qui sont des cellules haploïdes.
Elle débute à la puberté et dure 74 jours chez l’homme. Les
testicules peuvent chaque jour fabriquer des millions de spz
et ce, jusqu'à un âge très avancé sous le contrôle de la
testostérone et de la FSH.
IV.1. Les étapes de la
spermatogenèse
Les cellules germinales primitives du mâle (les
spermatogonies), sont présentes en petit nombre dans les
gonades avant la maturation sexuelle. Après la puberté,
elles se multiplient continuellement par mitose et
constituent une réserve de cellules qui par méiose peuvent
former des gamètes mâles.
IV.2. Les étapes de la
spermatogenèse
Les spermatogonies par mitose, donnent naissance aux
spermatogonies de type A et B, qui subissent les premiers
stades de la méiose et prennent le nom de spermatocytes,
Les produits de cette méiose sont appelés spermatides qui
évoluent et se transforment en spermatozoïdes. La
spermatogonie quiescente depuis la 7ème semaine de la
vie embryonnaire commence à se diviser et à se
différencier.
IV.1. Les étapes de la
spermatogenèse
a. Phase de multiplication
A partir des cellules souches appelées spermatogonies, peu
nombreuses et situées à proximité des cellules de sertoli, en
périphérie des tubules se forment des spermatocytes de
1erordre par simple mitose (2n chromosomes). En effet, les
spermatogonie après une série de division mitotique se divise
une dernière fois en 2 cellules identiques : l’une restera en
mémoire et l’autre entrera en phase d’accroissement.
IV.1. Les étapes de la spermatogenèse
b. Phase d’accroissement
Les spermatocytes issus de la dernière division des
spermatogonies sont des cellules rondes-ovales à gros
noyau arrondi possédant plusieurs nucléoles, signe d’une
importante synthèse d’ARN. Cette cellule entre dans une
phase d’accroissement au cours de laquelle elle augmente
de volume. Cette cellule contient toujours 46 chr et entre
en méiose.
IV.1. Les étapes de la
spermatogenèse
b. Phase d’accroissement
La méiose consiste en 2 divisions cellulaires successives particulières.
La 1ere division ou division réductionnelle au cours de laquelle il y a
échange de portions d’ADN entre chromosomes homologues à la fin
de la prophase I crossing-over et réduction du nombre de chr à la fin
de cette division. Il résulte de celle-ci 02 cellules haploïdes nommées
spermatocytes de2eme ordre qui sont qualitativement et
quantitativement différentes cette première étape dure une journée.
IV.1. Les étapes de la spermatogenèse
c. Phase d’accroissement
La 2eme division de la méiose ou division équationnelle durant laquelle
les chromatides dédoublés se séparent. Les 2 cellules filles haploïdes
aux gènes recombinés issus de chaque spermatocyte 2nd sont nommées
spermatides visibles pendant 23 jours.
NB: Chaque spermatocyte de 1er ordre donne d’abord 2 spermatocytes
de 2ème ordre, qui deviennent 4 spermatides Toutes ces divisions
cellulaires s’effectuent à l’intérieur des grandes cellules (cellules de
sertoli) qui englobent les autres cellules. Les cellules progressent vers
la lumière du tube séminifère au fur et à mesure des divisions
successives.
IV.1. Les étapes de la spermatogenèse
c. La phase de différenciation ou spermiogénèse
Les spermatides continuent leur transformation en
spermatozoïdes sans se diviser par formation d’une tête
munie d’un acrosome et d’un flagelle. Chez les mammifères
les cellules progressent vers la lumière du tubule séminifère
au fur et à mesure des divisions successives et poursuivent
leur maturation dans le canal épididymaire. Cette série de
modifications morphologiques et biochimique est appelée
cytodifferenciation ou spermiogénèse.
IV.1. Les étapes de la spermatogenèse
c. La phase de différenciation ou spermiogénèse
Tout en se rapprochant de la lumière du tube séminifère,
les spermatides ovoïdes s’allongent et présentent un noyau
orienté dans le grand sens et qui commence à se
condenser. Les modifications morphologiques des
spermatides concernent tous les organes qui seront
impliqués dans l’expression du pouvoir fécondant des spz.
Schémas illustré de la spermatogenèse
IV.1. Les étapes de la spermatogenèse
d. La phase de maturation ou spermiogénèse
Les spermatozoïdes issus de la différenciation des
spermatides comporte 3 parties : la tête, le col et la queue.
les spermatozoïdes sont disposés en bouquet à l’apex des
cellules de sertoli, puis largués dans la lumière du tube
séminifère et transportés par le fluide testiculaire dans les
voies génitales intra- testiculaires pour gagner enfin les
autres voies excrétrices
Structure du spermatozoïde
IV.3. Répartition de la durée des
étapes de la spermatogenèse
- La spermatogenèse dure environ 74 plus ou moins 4 jours
- Passage de la spermatogonie au spermatocyte I 46 j
- Passage du spermatocyte I au spermatocyte II 18 J
- Passage du spermatocyte II à la spermatide 01 j
- Passage de la spermatide au spermatozoïde 09j
IV.3. Trajet des spermatozoïdes
dans les voies génitales masculine
IV.4. Trajet des spermatozoïdes
dans les voies génitales masculine
Les spermatozoïdes fabriqués continuellement par les
testicules migrent dans l’épididyme ou ils mûrissent
pendant 20 j. Ils remontent le long du canal déférent et
sont entreposés dans les vésicules séminales où ils
attendent l’éjaculation. En traversant le canal épididymaire,
les spermatozoïdes deviennent matures, acquièrent leur
mobilité propre, mais n’ont pas encore leur pouvoir
fécondant.
IV.3. Trajet des spermatozoïdes
dans les voies génitales masculine
C’est pendant le trajet que les transformations des
spermatides se réalisent environ 12 jours et la maturation
est sous la dépendance de la testostérone. Pendant le
passage dans l’épididyme, le liquide dans lequel baignaient
les spz se résorbe et la progression des spz dans le canal
déférent est due aux contractions de type péristaltique de ce
canal
IV.3. Trajet des spermatozoïdes
dans les voies génitales masculine
Deux glandes volumineuses (les vésicules séminales) se
drainent dans les canaux déférents qui prennent alors le
nom de canaux éjaculateurs, puis traversent la prostate et
rejoignent l’urètre. Prostate, vésicule séminale et glande
bulbo urétrales vont secréter la masse liquidienne dans
laquelle baignent les spz, le tout formant le sperme
V. Physiologie du sperme :
spermogramme
1.Le sperme
C’est un liquide blanchâtre, opaque plus ou moins visqueux
formé essentiellement d’éléments constitutifs de secrétions
des glandes annexes, des spz et de stéroïdes sexuels. Il
constitue un environnement indispensable au métabolisme
et à la mobilité des spermatozoïdes. En outre, il renferme des
facteurs immunodépresseurs qui préviennent une réaction
immunitaire dirigée contre les spz dans les voies génitales
féminines
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2. Le spermogramme
Examen du sperme ayant pour but d'étudier le nombre
et la mobilité des spermatozoïdes, ainsi que le
pourcentage de spermatozoïdes anormaux.
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2.1. Indications du spermogramme
Un spermogramme est effectué lorsqu'un couple vient consulter pour
infertilité. Il est alors important de déterminer l'existence éventuelle
d'anomalies du sperme et de savoir si cette stérilité est transitoire ou
définitive. En effet, la fièvre ou la prise de certains médicaments peuvent
diminuer de façon passagère le nombre des spermatozoïdes. En cas
d'anomalie constatée, le médecin prescrit toujours au moins un autre
spermogramme avant d'établir un diagnostic définitif.
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2.2. Techniques et analyse des résultats du spermogramme
Le spermogramme analyse 3 caractéristiques des spermatozoïdes:
— Le nombre des spermatozoïdes doit être au minimum de 20 millions par
millilitre dans un éjaculat normal (de 2 à 6 millilitres). Une concentration
inférieure traduit une oligospermie, tandis que l'absence de spermatozoïdes
constitue une azoospermie.
— La mobilité des spermatozoïdes est également étudiée : 30 % doivent
être mobiles durant la première heure et le rester 4 heures après
l'éjaculation. Au-dessous de ces seuils, on parle d'asthénospermie primitive
ou secondaire.
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2.2. Techniques et analyse des résultats du spermogramme
— L'analyse des formes anormales repose sur le spermatocytogramme
(frottis permettant d'examiner 100 spermatozoïdes). Un spermatozoide
est considéré comme suffisamment fécondant lorsque plus de 30 % des
spermatozoïdes sont de forme normale. On considère comme anormal
les spermatozoïdes trop petits (hypotrophiques), à tête double
(bicéphales), à flagelle double (bifides). Au-dessous de ce pourcentage
(soit moins de 30 % de formes normales), on parle de tératospermie.
NB. Une association de ces trois anomalies constitue une oligo-asthéno-
tératospermie.
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2.3. Données actuellement émissent pour juger la qualité du sperme
Volume(ml) Concentratio Formes Formes Formes
n(million/ vivantes(%) mobiles(%) anormales(
ml) %)
Normal 2à5 40 à 200 >80 >80 <30
Probablem >2 20 à 40 70à80 60à80 30à50
ent normal <5-7
Probablem 1,5 à 2 10 à 20 50à70 40à60 50à80
ent >5
anormal
Anormal >7 < 10 <5 <40 >80
Hypo- Azoo-oligo- nécrospermi asthénosper tératospermi
Hyperspermie polyspermie e mie e
V. Physiologie du sperme : spermogramme
2.3. Préparation et déroulement du spermogramme
Un spermogramme se pratique dans un laboratoire d'analyses
médicales, sur rendez-vous. Avant l'examen, le patient doit
s'abstenir de toute relation sexuelle durant 3 à 5 jours, afin que
la quantité de sperme émis corresponde aux critères de
référence. Le jour de l'examen, après avoir uriné pour éliminer
les germes toujours présents dans le canal de l'urètre, l'homme
recueille son sperme par masturbation. Celui-ci est
immédiatement analysé et les résultats sont obtenus en 24
heures.
VI. Physiologie du système génital féminin
L’ovaire a comme fonction essentielle de fournir un ovocyte
mature à chaque cycle et produire les hormones femelles.
Celui-ci doit avoir subit une maturation de bonne qualité
pour aboutir a une ovulation satisfaisante permettant la
fécondation et une éventuelle nidation
VI.1. L’ovogenèse
VI.1. L’ovogenèse
L’ovogenèse, ou formation des ovocytes, se déroule au sein
des follicules situés dans l’ovaire et débute lors de la vie
embryonnaire. Dans l’ovaire fœtal, les ovogonies se
multiplient entre la 8e semaine et le 7e mois... Les
ovogonies restent bloqués en prophase de la méiose au
stade diplotene jusqu’aux heures précédant l’ovulation ou
l’ovocyte achèvera sa division méiotique.
VI.1. L’ovogenèse
Cet intervalle libre peut durer 12 a 50 ans. Le nombre
d’ovogonies est maximal au 7e, 8e mois, atteignant 7000000, il
ne va pas cesser de décroitre du fait de la dégénérescence
continuelle des ovocytes qui se produit jusqu'à la ménopause.
A la naissance il ne reste que 2.000.000 ovocytes I et il n’en
apparaitra pas d’autres, à partir de la puberté et jusqu'à la
ménopause, chaque mois une vague d’environ 600 ovocytes
démarrent leur croissance. Cette croissance dure 2mois et
demi au terme de laquelle il ne reste qu’un seul ovocyte.
VI.1. L’ovogenèse
Pendant cette phase de croissance, l’ovocyte va acquérir le
matériel cellulaire nécessaire aux 1eres étapes du
développement embryonnaire.
A cette croissance, fait suite une étape de maturation,
d’une durée de 36 heures, permettant la formation d’un
ovocyte mature ou ovocyte II. La maturation de l’ovocyte
est déclenchée par le pic de LH. Elle va permettre à
l’ovocyte de devenir fécondable par un spermatozoïde.
VI.1. L’ovogenèse
A la puberté, seuls 300.000 à 400.000 sont encore présents.
Différemment de l’homme, à la naissance, les gonades
féminines possèdent un patrimoine complet de cellules
germinales. Environ 400 atteindront leur maturation
complète au cours de la période d’activité génitale
féminine. Tout les autres dégénèrent a un moment du
développement de sorte qu’il n’en reste quasiment pas a
l’âge de la ménopause, environ 50 ans.
VI.2.cycle ovarien,
VI.2.cycle ovarien
La fonction génitale féminine commence à la puberté et prend fin à
la ménopause. Elle est rythmée par les cycles ovariens et les règles,
qui, lorsque la femme n'est pas enceinte, se produisent tous les 28
jours en moyenne sous la forme d'un écoulement de sang
provenant de la paroi vascularisée de l'utérus, mêlé à de fins débris
de muqueuse utérine. À chaque cycle, en effet, l'un des follicules
ovariens parvient à maturité dans l'un des deux ovaires et éclate,
libérant un ovule : c'est l'ovulation. Capté par les franges et le
pavillon de la trompe utérine, l'ovule s'achemine alors vers l'utérus.
VI.2.cycle ovarien
Si, pendant ce trajet, qui dure 4 jours, il est fécondé par un
spermatozoïde, l'ovule va s'implanter dans la muqueuse
utérine pour y devenir embryon. S'il n'est pas fécondé, les
règles se déclenchent. Ces phénomènes obéissent à une
sécrétion hormonale hypophysaire (hormones
folliculostimulante et lutéinisante) qui contrôle le cycle
ovarien. De leur côté, les ovaires sécrètent leurs propres
hormones (œstrogènes et progestérone essentiellement), qui
stimulent les organes sexuels et préparent l'utérus à une
éventuelle grossesse.
VI.3.régulation hormonale du
cycle ovarien,
Les cellules de l’antéhypophyse secrètent de façon pulsatile
les deux gonadostimulines (LH et FSH) au cours du cycle
ovarien. Au cours de la phase folliculaire, l’action de la FSH
domine. La FSH a pour cible les cellules dont elle stimule la
maturation et dont elle est impliquée dans l’augmentation
de la production des œstrogènes. Le 14eme jours du cycle,
le pic plasmatique de LH entraine l’ovulation. Au cours de la
phase lutéale, la LH stimule la transformation du follicule en
corps jaunes. Par la suite le taux de progestérone et
d’oestrogènes augmentent.
VI.3.1. Rétroaction des hormones
ovariennes sur le complexe
hypothalamohypophysaire
- Au début de la phase folliculaire, une faible augmentation
du taux des œstrogènes inhibe la sécrétion de FSH et LH,
c’est la rétroaction négative
- à la fin de la phase folliculaire une forte augmentation du
taux d’oestrogènes déclenche les pics de FSH et LH. Il se
produit alors une rétroaction positive
- en phase lutéale, le taux élevé de progestérone et
œstrogène inhibent la sécrétion de LH et FSH. Il y a
rétroaction positif
VI.4. cycle menstruel,
Période comprise entre chaque début de règles, au cours de laquelle se
succèdent un ensemble de phénomènes physiologiques et hormonaux
rendant possibles l'ovulation, la rencontre des gamètes, la fécondation
et la nidation de l'embryon au sein de la muqueuse utérine. Le cycle
menstruel se répète chez la femme, de la puberté jusqu'à la
ménopause, et n'est normalement interrompu que par les périodes de
grossesse (il peut l'être artificiellement par contraception hormonale).
Il dure en moyenne 28 jours et intéresse l'hypophyse, les ovaires,
l'utérus et le vagin. Le cycle menstruel se subdivise en une phase
folliculaire et une phase lutéale.
VI.4. cycle menstruel,
a. La phase folliculaire
dure environ 14 jours, pendant lesquels la sécrétion
hypophysaire d'hormone folliculostimulante (FSH)
provoque la maturation de plusieurs follicules ovariens,
dont un seul parviendra à maturité. Ceux-ci sécrètent des
œstrogènes responsables à leur tour d'un épaississement
de l'endomètre (muqueuse interne de l'utérus) et d'une
sécrétion abondante de glaire cervicale, destinée à faciliter
l'ascension des spermatozoïdes.
VI.4. cycle menstruel,
b. La phase lutéale
débute vers le 14e jour, lorsqu'une légère hausse du taux d'œstrogènes déclenche
dans l'hypophyse une importante sécrétion d'hormone lutéinisante (LH), qui
provoque l'ovulation et la transformation du follicule rompu en corps jaune. Le
corps jaune, à son tour, sécrète de la progestérone, hormone qui augmente la
température corporelle, rend la glaire cervicale favorable à l'ascension des
spermatozoïdes et contribue à préparer l'endomètre pour une nidation éventuelle
de l'œuf. Si l'ovule n'est pas fécondé, le corps jaune se flétrit brutalement et
dégénère. La chute du taux de progestérone qui s'ensuit entraîne la desquamation
de l'endomètre, qui s'évacue en formant les règles. Un autre cycle peut
recommencer, qui va préparer à nouveau le corps féminin à l'accueil d'un œuf
VII. Effets d’oestrogènes et de la
progestérone
a. Les œstrogènes
représente un groupe d’hormones stéroïdes ; élaborés a
partir du cholestérol ayant des effets semblables sur les
voies génitales féminines. Ce groupe comprend:
L’œstradiol; Les œstrones; L’œstriol. Ces hormones sont
secrétées par les cellules de la granulosa et après
l’ovulation par le corps jaune. Les effets des œstrogènes
dans l’organisme sont les suivant:
VII. Effets d’oestrogènes et de la progestérone
a. Les œstrogènes
- les œstrogènes ont une action proliférative sur la plupart
des muqueuses de l’organisme
- l’importance de la prolifération de la muqueuse vaginale
et donc sa trophicite sont fonction du taux d’œstrogènes
circulants
- favorisent l’ouverture de l’exocol et surtout stimulent la
sécrétion des glandes de l’endocol
VII. Effets d’oestrogènes et de la
progestérone
a. Les œstrogènes
- Les œstrogènes favorisent le développement du tissu
glandulaire : croissance des seins a la puberté chez la
petite fille, maintien de la structure mammaire et
phénomènes cycliques chez la femme en activité génitale
- Les taux élevés d’œstrogènes abaissent la sécrétion de
FSH, LH et d’inhibine
- les œstrogènes stimulent la sécrétion de prolactine
VII. Effets d’oestrogènes et de la progestérone
a. Les œstrogènes
- Favorise l’absorption intestinale du calcium. Ils possèdent
une action primordiale sur la constitution et le maintien
de la masse osseuse
- L’œstradiol diminue le cholestérol total, il abaisse
également le taux plasmatique de triglycérides ; ils
concourent ainsi a la protection de la femme contre les
affections cardiovasculaires
VII. Effets d’oestrogènes et de la progestérone
b. La progestérone
La progestérone est une hormone progestative, c'est-à-dire
que son rôle biologique est de favoriser l’implantation, puis
le développement d’une grossesse
- a son niveau la progestérone a une action anti œstrogène,
action antiproliférative d’une part, accélération du
processus de desquamation d’autre part
VII. Effets d’oestrogènes et de la progestérone
b. La progestérone
- La progestérone à un rôle capital dans la préparation de la
muqueuse a la nidation
- La contractilité du myomètre est inhibée au niveau du corps utérin
et accentuée au niveau de l’isthme sous l’action de la progestérone
- La Progestérone joue un rôle sur la régulation de la sécrétion des
gonadotrophines, par l’intermédiaire des GNRH hypothalamique.
- la progestérone possède une action hyperthermiante, augmentant
d’environ 3 à 5 dixièmes de degré la température basale
VII. Effets d’oestrogènes et de la progestérone
b. La progestérone
- La progestérone exerce également un effet
anesthésique ainsi qu’une influence sur la fonction
respiratoire par action directe sur les centres
correspondants
- La progestérone inhibe ou réduit l’augmentation de la
perméabilité capillaire provoquée par l’œstradiol
VIII. la réponse sexuelle de la
femme
La réponse sexuelle de la femme se déroule de manière
cyclique selon cinq étapes:
- Le désir
- l’excitation
- Le plateau
- L’orgasme
- la résolution
IX. Anatomie et physiologie du sein