Syntrophie au sein des
procaryotes
La syntrophie provient du grec sún (« avec ») et
trophikós (« nourrissant »).
Ce terme qualifie une relation symbiotique
obligatoire entre deux espèces où l'une se nourrit
des produits de l'autre.
Dans cette association, le développement d'un
des deux partenaires est amélioré et dépend des
nutriments, des facteurs de croissance ou du
substrat fournis par l'autre partenaire.
la syntrophie est décrit comme étant
« l'interdépendance critique entre producteur et
consommateur ».
L'expression « interdépendance nutritionnelle »
est souvent utilisée en microbiologie pour
décrire cette relation symbiotique entre espèces
bactériennes.
Exemples de syntrophie :
Différentes populations microbiennes
développent une coopération métabolique au
sein d’associations complémentaires, ou le
produit métabolique des uns constituent le
substrat des autres.
Ce phénomène, appelé syntrophie, s’observe
par exemple , dans la métabolisation de
l’ammoniaque (NH3) en nitrates (NO3).
L’ammoniaque est oxydé par Nitrobacter en
nitrites (NO2), à son tour oxydé en nitrate par
Nitrosomonas. Mais aucune des deux
bactéries ne pouvant faire seule cette
transformation
Dans ce cas d’interaction, un micro-organisme en
tire un bénéfice mais l’autre n’en tire aucun. La
bactérie chimiolithotrophe nitritante Nitrosomonas
transforme l’ammonium en nitrite alors que la
bactérie chimiolithotrophe nitratante Nitrobacter
transforme le nitrite en nitrate.
Par conséquent Nitrobacter dépend de ce que
Nitrosomonas lui fourni alors que le bénéfice
que cette dernière tire de la présence de
Nitrobacter est moins évident.
Un autre exemple remarquable de syntrophie est donné
par la méthanogènèse ou les archaebactéries productrices
de méthane dépendent de la disponibilité de leurs
différents substrats carbonés, produits par d’autres
microorganismes, du milieu à partir de l’oxydation de
polymères organiques complexes comme la cellulose.
Ce type d’écosystème existe dans le rumen mais aussi
dans le tube digestif des termites ou, en plus,
l’hydrogène résultant de la dégradation microbienne
des substrats cellulosiques et autres est aussitôt
consommé, évitant de sorte son accumulation
inhibitrice de l’activité métabolique d’ensembles des
microoraganismes présents.
Beaucoup de relations symbiotique ont pour
base la syntrophie. Elle peut être, selon les
cas, qualifié de commensale, mutualiste ou
parasite.
En microbiologie, le terme « syntrophie » est très
utilisé pour désigner une interaction métabolique
entre partenaires microbiens dépendants, telle que
la dégradation de composés organiques
complexes dans des conditions anaoxique.
Ce cas est particulier car il décrit une situation
nutritionnelle dans laquelle deux ou plusieurs
organismes combinent leurs capacités métaboliques
pour cataboliser un substrat qui ne peut pas être
catabolisé seulement par l'un ou l'autre.
Dans ce cas, leur relation est profondément
mutualiste d'où l'utilisation de l'expression
«métabolisme obligatoirement
mutualiste» exemple: Methanobacillus
omelianskii
Il s'agit d'une co-culture de deux partenaires
microbiens en association métabolique
étroite. Le premier organisme transforme
l’éthanol en acétate et hydrogène, tandis que
le deuxième utilise l'hydrogène pour
transformer le CO2 en CH4.
-exemple de syntrophie: cas de production de méthane
l’hydrolyse (fractionnement de la matière organique en
unités simples de sucres, lipides et protéines),
-l’acidogénèse (transformation des monomères en :
- (i) acides de faibles poids moléculaires, i.e. acides gras
volatils,, tels que l’acétate, le butyrate, le propionate, le
lactate,
- (ii) alcools, tels que l’éthanol, le méthanol et
-(iii) CO2 et H2, par des micro-organismes fermentaires,
- l’acétogénèse (transformation des acides et
alcools en acétate,CO2 et H2 par des bactéries
acétogènes),
- la méthanogénèse (transformation de
l’acétate, des composés méthylés et CO 2/H2
en CH4 par des archées méthanogènes
acétoclastes, méthylotrophes et
hydrogénotrophes, respectivement).