4.
2 Risques en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT) – évaluation globale des risques au niveau du cabinet
Au niveau du cabinet en tant que tel, une évaluation globale
Art. 16 et 17 LAB + art. 3.2 de
4.2.1 des risques a-t-elle été réalisée et documentée sur support Oui – Non
la Norme LAB Inter Instituts
électronique ou papier ?
Est-il prévu dans les procédures du cabinet que l’AMLCO vérifie
Art. 17 LAB + art. 3.7 de la
4.2.2 au moins une fois par an si l’évaluation globale des risques Oui – Non
Norme LAB Inter Instituts
réalisée au niveau du cabinet est toujours actuelle ?
6.1 Cadre légal
Les articles 16 à 18 de la LAB obligent chaque professionnel à réaliser une évaluation
globale des risques du cabinet.
6.2 Généralités
Notre cabinet doit déterminer à quels risques BC/FT il est ou pourrait être exposé suite à la
conclusion d’une relation d’affaires ou à la réalisation d’une opération occasionnelle et en fonction de
ceci le cabinet doit prévoir des mesures appropriées pour gérer les risques.
Lors de cette évaluation, nous tenons compte des caractéristiques des clients, des
services ou des opérations que nous proposons, des pays ou zones géographiques
concernés.
Lors de cette évaluation globale des risques, nous tenons également au moins compte des
variables contenues dans les annexes de la LAB
Les variables suivantes, doivent particulièrement être prises en compte :
1° La finalité d’une opération ou d’une relation
2° Le niveau d’actifs déposés par un client ou le volume des opérations effectuées
3° La régularité ou la durée de la relation d’affaires.
Seront également pris en compte les facteurs de risque faible et les facteurs de risque élevé
(annexe III) tels que repris dans la LAB.
Cette évaluation, effectuée à l’échelle du cabinet, est distincte de l’évaluation
individuelle des risques que nous devons appliquer par client
6.3 Sources d’information :
Notre cabinet tient compte des sources d’informations suivantes : Ci-après un exemple
EXEMPLE :
• L’évaluation supranationale des risques établie par la Commission Européenne
• Les informations gouvernementales, telles que l’évaluation nationale des risques, si
une telle évaluation est disponible
• L’évaluation sectorielle des risques, si une telle évaluation est disponible
• L’exposé des motifs des législations pertinentes
• Les informations fournies par les instituts des professions comptables et fiscales
• D’autres informations telles que les rapports relatifs aux menaces identifiées, les
avertissements et les typologies publiés par la CTIF
• Les informations reçues dans le cadre de notre procédure d’acceptation et de suivi des
clients
• Les informations provenant de sources publiques crédibles et fiables
• Les informations communiquées par les médias.
6.4 L’évaluation
Il n’existe pas de méthodologie unique pour évaluer in concreto l’exposition d’un
cabinet aux risques BC/ FT.
Diverses méthodes sont possibles en vue de mettre concrètement en œuvre les
points d’attention du législateur.
C’est la raison pour laquelle nous proposons deux méthodes qui traitent tous les
points d’attention du législateur mais d’une manière différente.
Modèle 1 : il s’agit d’un document dans lequel une image générale de la présence ou non de facteurs de
risques peut se former sur la base d’un certain nombre de questions. Les questions sont élaborées sur
base de l’évaluation nationale des risques de la CTIF ainsi que sur base des facteurs de risques définis
par le Groupe d’Action Financière (GAFI). Vous pouvez conserver ce modèle séparément.
Evaluation Globale Des Risques – Modèle 1
• 20.1 Facteurs de risques liés à l’objet de la relation d’affaires
• 20.2 Facteurs de risques en lien avec le niveau d’actifs déposés par un client ou le volume des opérations effectuées
• 20.3 Facteurs de risques en lien avec la régularité ou la durée de la relation d’affaires
• 20.4 Facteurs de risques liés aux secteurs dans lesquels nos clients sont actifs
• 20.5 Facteurs de risques liés à la clientèle
• 20.6 Facteurs de risques liés aux services prestés par le cabinet/ réseau
• 20.7 Facteurs de risques géographiques liés au cabinet/ réseau
• 20.8 Les facteurs de risques liés à la réalisation de la relation d’affaires à distance
• 20.9 Facteurs de risques liés à la manière dont la clientèle prend contact avec notre cabinet – rôle des intermédiaires
• 20.10 Décision
20.1 Facteurs de risques liés à l’objet de la relation d’affaires
Pertinence
NON= la situation ne se présente pas
OUI = la situation se présente
Niveau de risque : plus la situation se présente, plus le risque est élevé.
RISQUE FAIBLE (cas où la situation ne se présente pas),
RISQUE STANDARD (la situation se présente de manière occasionnelle/étendue limitée),
RISQUE ELEVE (la situation se présente régulièrement).
Justification : il est très important de compléter la rubrique ‘justification’ du tableau ci-dessous
en raison du fait que l’évaluation globale des risques doit être documentée et tenue à la disposition de
l’autorité de contrôle. Ceci facilitera également la réalisation de la réévaluation périodique et de
l’actualisation de l’évaluation des risques.
Pertinence Niveau de risque Justification
Le cabinet reçoit-il des questions d’avis en matière fiscale-
financière dans le but de dissimuler des avoirs?
Le cabinet reçoit-il des questions en vue de la mise en place
de structures complexes de sociétés ?
Le cabinet reçoit-il des missions en lien avec l’achat/ vente
de biens immobiliers?
Le cabinet reçoit-il des questions en vue de porter
assistance à la réalisation d’opérations financières, comme
les opérations de paiements, les achats/ ventes d’actions et
les opérations d’échange ?
Le cabinet reçoit-il des questions de clients en vue de les
introduire auprès d’institutions financières ?
20.2 Facteurs de risques en lien avec le niveau d’actifs déposés par un client ou le volume des opérations effectuées
Pertinence
NON= la situation ne se présente pas
OUI = la situation se présente
Niveau de risque : plus la situation se présente, plus le risque est élevé. RISQUE FAIBLE (cas où la situation ne se
présente pas), RISQUE STANDARD (la situation se présente de manière occasionnelle/étendue limitée), RISQUE ELEVE (la situation
se présente régulièrement).
Justification : il est très important de compléter la rubrique ‘justification’ du tableau ci-dessous en raison du fait que
l’évaluation globale des risques doit être documentée et tenue à la disposition de l’autorité de contrôle. Ceci facilitera également
la réalisation de la réévaluation périodique et de l’actualisation de l’évaluation des risques.
Pertinence Niveau de Justification
risque
Le cabinet reçoit-il des questions en vue de réceptionner
des montants importants, que ce soit sur un compte tiers
ou non ?
20.3 Facteurs de risques en lien avec la régularité ou la durée de la relation d’affaires
Le caractère ponctuel ou urgent d’une mission est considéré de manière générale comme un facteur augmentant le
risque en raison de la possibilité insuffisante d’obtenir un aperçu complet de ce qui concerne le client et ses opérations.
Le fait qu’une relation d’affaires est établie à long terme est en général considéré comme un facteur diminuant le risque
étant donné que le professionnel a dans ce cas suffisamment de temps pour obtenir un aperçu de ce qui concerne le client et/ ou
ses opérations.
20.4 Facteurs de risques liés aux secteurs dans lesquels nos clients sont actifs
Notre cabinet a des clients qui exercent leurs activités dans les secteurs suivants qui comportent potentiellement un
risque plus élevé de BC/FT. La liste ci-dessous a été réalisée sur base des données provenant des rapports annuels et de l’analyse
nationale des risques de la CTIF.
Commerçants en or et métaux précieux
Entreprises d'import-/export
Bijoutiers et horlogers
Conseillers en affaires et prestataires de services d'investissement
Entreprises de construction
Commerçants en véhicules d'occasion
Diamantaires
Passeurs de fonds (transport physique transfrontalier)
Agents immobiliers
Commerçants en alcool et tabac
Prestataires de services dans le secteur de l'Horeca
Commerçants en cartes de téléphone et night shops
Bureaux de change / établissements de paiement
Clients qui ont des liens avec des pays à haut risque
20.5 Facteurs de risques liés à la clientèle
20.6 Facteurs de risques liés aux services prestés par le cabinet/ réseau
20.7 Facteurs de risques géographiques liés au cabinet/ réseau
20.8 Les facteurs de risques liés à la réalisation de la relation d’affaires à distance
Lors de l’identification du risque lié à la manière par laquelle le client obtient les produits et services souhaités, nous
tenons compte du risque lié à la mesure dans laquelle la relation d’affaires est entretenue à distance.
Le fait que l’identification ait lieu à distance est considéré comme un facteur susceptible d’augmenter le risque.
20.9 Facteurs de risques liés à la manière dont la clientèle prend contact avec notre cabinet – rôle des
intermédiaires
Lorsque le cabinet a recours a une personne intermédiaire, que ce soit un tiers-introducteur ou non, les éléments
suivants sont considérés comme susceptibles de diminuer le risque :
- La personne intermédiaire est une personne assujettie à la LAB mentionnée à l’article 5 de la LAB ou visée dans la
Directive (UE) 2015/849
- La personne intermédiaire est une personne soumise à un contrôle LAB efficace.
20.10 Décision
Voir point 6.4. Le cabinet rend sur base de ces questions une décision générale relative au niveau de risque.
Modèle 2 : il s’agit d’un tableau Excel élaboré par la FSMA à l’attention des entités assujetties
qui sont soumises à son contrôle. Ce tableau a été actualisé en fonction des professions économiques et
permet également de visualiser l’exposition aux risques BC/FT du cabinet. Vous pouvez télécharger le
tableau via le site de l’Institut.
Si vous utilisez ce modèle, vous pouvez simplement établir un lien vers l’endroit où vous
conservez le tableau complété dans votre système.
Tableur Excell
Ces modèles sont des outils d’assistance dont l’utilisation n’a aucun caractère obligatoire. Si
vous les utilisez, ils devront être adaptés, le cas échéant, compte tenu des caractéristiques spécifiques
de votre activité. Vous pouvez également opter pour la réalisation de l’évaluation globale de votre
cabinet selon une autre méthode. Quelle que soit la méthode choisie, vous devrez toujours être en
mesure de démontrer – sur la base de documents - à l’autorité de contrôle compétente que la méthode
suivie permet de satisfaire les obligations de la LAB.
6.5 Mise à jour de l’évaluation globale des risques
Dans notre cabinet, nous veillons à ce que l’évaluation globale des risques, effectuée à l’échelle
du cabinet, demeure actuelle :
• Si nous prenons conscience de l’apparition d’un nouveau risque ou de l’augmentation d’un risque
existant, ce nouveau risque sera intégré le plus rapidement possible dans l’évaluation globale
des risques ainsi que dans l’évaluation individuelle des risques.
• L’AMLCO vérifie régulièrement (par exemple, une fois par an) que l’évaluation globale des risques
est encore conforme aux activités du cabinet et le détaille dans le rapport annuel.
6.6 Décision
Sur la base de ce qui précède, nous sommes d’avis que de manière générale l’exposition du
cabinet aux risques BC/ FT est faible, et ce pour les raisons suivantes :
Exemple : En général, le risque est faible. Le cabinet preste principalement des services en
matière de comptabilité, établissement et dépôt des comptes annuels, déclarations fiscales (personnes
physiques, sociétés et TVA) et limite les conseils fiscaux à une clientèle avec laquelle il a une relation
d’affaires de longue durée. La clientèle est – sous réserve d’un nombre limité d’exceptions -
principalement active dans des secteurs qui ne sont pas à risque élevé. La clientèle est, sans aucune
exception, établie en Belgique et les activités de la clientèle ont lieu en Belgique ou dans des pays de
l’UE. Le cabinet n’accepte que des clients après un contact face-to-face et uniquement quand ceux-ci
ont été apportés par d’autres clients ou confrères connus.
Mais :
Exemple : Le cabinet preste principalement des services en matière de comptabilité,
établissement et dépôt des comptes annuels, déclarations fiscales (personnes physiques, sociétés et
TVA) et limite les conseils fiscaux à une clientèle avec laquelle il a une relation d’affaires de longue
durée. Toutefois, le cabinet est également confronté à certains facteurs indicatifs d’un risque élevé. Il
existe une clientèle active dans certains secteurs qui présentent un risque élevé. Il existe une clientèle
active en dehors de l’UE et également dans certains pays à risque élevé. L’identification des clients à
distance est la règle. Le cabinet a dès lors prévu des mesures complémentaires pour mettre en œuvre
in casu une vigilance accrue.
4.3 Politique d’acceptation des clients
Le cabinet a-t-il mis en place une procédure écrite Art. 8, §2, 1° LAB + art. 2.8 de
4.3.1 Oui – Non
d’acceptation des clients ? la Norme LAB Inter Instituts
Cette procédure écrite d’acceptation des clients comporte-elle,
Art. 19, §2 LAB + art. 3.5 et
un système d’évaluation individuelle des clients du cabinet et
4.3.2 Oui – Non 4.1 de la Norme LAB Inter
leur répartition systématique en différentes catégories de
Instituts
risques (standard, faible ou élevé) ?
Cette procédure écrite d’acceptation des clients comporte-elle,
la classification en risque élevé dans les situations suivantes :
- Les clients sont identifiés à distance ?
- Les clients sont (ou sont devenus) des personnes
politiquement exposées ?
- Les clients sont établis dans un pays tiers à haut risque ?
Oui – Non Art. 38 et 41 LAB + Annexe III
4.3.3 - Lien du client ou de l’opération envisagée avec un paradis
fiscal ? Oui – Non à la LAB
Instruction au rapporteur : Il s’agit des personnes Oui – Non
politiquement exposées (PPE) au cours de l’année écoulée et
de l’année en cours (art. 41, §3 LAB). Sont visées par la loi Oui – Non
anti-blanchiment tant les PPE qui résident à l’étranger que
celles qui résident en Belgique.
Les personnes politiquement exposées sont définies à l’article
4, 28° de la loi anti-blanchiment.
Cette procédure écrite d’acceptation des clients comporte-elle,
l’application de mesures spécifiques de vigilance accrue dans
les situations suivantes (notamment l’autorisation d’un
membre d’un niveau élevé de la hiérarchie de nouer ou
maintenir la relation d’affaires) :
- Les clients sont identifiés à distance ? Art. 41 LAB + art. 4.2 de la
4.3.4 Oui – Non
Norme LAB Inter Instituts
- Les clients sont (ou sont devenus) des personnes
politiquement exposées ? Oui – Non
- Les clients sont établis dans un pays tiers à haut risque ?
- Lien du client ou de l’opération envisagée avec un paradis Oui – Non
fiscal ? Oui – Non
La politique d’acceptation des clients définit-elle les procédures
à suivre dans le cadre des mesures de vigilance standard à
l’égard de la clientèle et des opérations pour l’identification, en
fonction du risque, des personnes suivantes : Art. 19, 21, 22, 23 et 26 LAB
4.3.5 + art. 4.4 de la Norme LAB
- Vos clients ? Oui – Non Inter Instituts
- Les mandataires de vos clients ? Oui – Non
- Les bénéficiaires effectifs de vos clients ? Oui – Non
La politique d’acceptation des clients définit-elle les procédures
à suivre dans le cadre des mesures de vigilance standard à
l’égard de la clientèle et des opérations pour la vérification de Art. 27 LAB + art. 4.4 de la
4.3.6 ces identités ? Oui – Non
Norme LAB Inter Instituts
Instruction au rapporteur : La vérification de l’identité doit se
faire sur base de documents probants.
La politique d’acceptation des clients prévoit-elle
systématiquement l’actualisation :
Art. 35, §1er, al. 4 LAB + art.
4.3.7 - Du niveau de risque des clients (standard, faible, élevé) ? 4.7 et 4.8 de la Norme LAB
Oui – Non Inter Instituts
- De l’identification des clients, mandataires et bénéficiaires
effectifs des clients ? Oui – Non
Si le risque change, la politique d’acceptation des clients
prévoit-elle en toute hypothèse une actualisation du niveau de Art. 35, §1er, al. 3 LAB et art.
4.3.8 Oui – Non er
risque (exemple si le client devient une PPE ou demande à 41, §1 , 1° LAB
réaliser une opération suspecte) ?
9.1 Cadre légal
Les sujets traités ci-dessus sont décrit dans le Livre II, Titre 3 de
la LAB
9.2 Pouvoir de décision au sein de notre cabinet
L’acceptation d’un client ou d’une mission dépend, dans notre cabinet, de la responsabilité de
la/des personne(s) suivante(s) : XXX….. [Chaque cabinet peut décrire et définir cette procédure plus en
détail.]
9.3 Facteurs généraux d’acceptation ou de refus des clients dans notre cabinet
Bien que la politique d’acceptation des clients découlant des dispositions de la LAB comporte
des mesures spécifiques en matière d’identification et de vigilance, elle fait toutefois partie
intégrante du manuel général de qualité, qui est de stricte application au sein du cabinet.
Les “dispositions” anti blanchiment » complètent les « règles générales » sur certains points, en
introduisant l’application d’obligations et de procédures spécifiques.
En conséquence, avant d’examiner l’aspect spécifique des dispositions anti blanchiment, les
critères suivants [à compléter par chaque cabinet] devront en première instance être pris en
considération :
Ce qui suit n’est qu’un exemple. Chaque cabinet doit travailler cela individuellement
Facteurs In Concreto
Notre cabinet n’accepte pas les clients actifs dans les secteurs suivants
Secteur d’activité
: ………
Localisation
Notre cabinet n’accepte que les clients établis…
géographique
Solvabilité Existe-t-il un risque de discontinuité ?
Indépendance Existe-t-il un risque de conflits d’intérêts ?
Honoraires Le client potentiel est-il prêt à accepter nos honoraires ?
Que représente l’importance du dossier par rapport aux autres clients
Charge de travail
?
Divers Pourquoi avoir choisi notre cabinet ?
Raisons pour lesquelles le client a changé de cabinet en s’adressant au
Confrères
nôtre.
Etc.
9.4 Les facteurs d’acceptation ou de refus liés aux risques BC/FT dans notre cabinet
Dans ce contexte, le cabinet tiendra également compte des facteurs suivants pour l’acceptation des clients :
- L’identité, la « réputation en affaires », l’intégrité du client, ses principaux administrateurs et le(s) mandataire(s)
et bénéficiaire(s) effectif(s) du client
• Par ex. interprétation « agressive » des normes comptables et de l’environnement de contrôle interne dans
le cadre des missions légales
• Le profil public du client potentiel fait naître des doutes sur son intégrité
• L’environnement opérationnel et de contrôle n’est pas adapté à l’entité ;
- Les indications du fait que le client par lui-même ou en raison de la nature de ses activités pourrait être impliqué dans le
blanchiment de capitaux ou une autre activité criminelle (Cf. points 10 et 11 de ce manuel)
- Les indications du fait que par son attitude ou le défaut de communication d’information ou la communication d’informations
incomplètes, le client complique l’exécution correcte de la mission d’une telle façon qu’il en résulte un doute sur son
intégrité
- La situation financière et les ressources financières pour payer les honoraires
• Le client propose de payer des honoraires anormalement élevés et/ou des honoraires importants en espèces
- Les relations actuelles ou passées avec d’autres professionnels économiques (par exemple dans le cadre d’anciens contrats ou
de contrats toujours en cours) et en particulier toute information susceptible d’indiquer l’existence d’un éventuel risque
BC/FT
9.5 Refus du client : qui doit être notifié ?
Si l’application d’un ou de plusieurs des critères susmentionnés entraîne le refus d’entrer en relation d’affaires avec le
client potentiel, ce refus doit, dans tous les cas, être documenté.
Chaque cabinet doit exposer les cas dans lesquels un refus sur base des critères cités dans le point 9.3 doit être notifié
à l’AMLCO ou à la direction du cabinet.
En cas de refus basé sur les critères cités au point 9.4, celui-ci devra toujours être notifié à l’AMLCO qui devra établir un
rapport à cet égard.
9.6 Sources potentielles d’information
Voici quelques sources possibles d’information dans le cadre de l’appréciation de l’acceptation des
clients : [à compléter par chaque cabinet]
EXEMPLE :
- Conseillers professionnels/ professionnels économiques antérieurs…
- Bureau de recherche ou entreprise fournissant des informations (ex : Companyweb, Dun&Bradstreet,
Graydon, Infobase, Vadis, [Link] …)
- Rapports de bureaux de notation
- Ministères, autorités de contrôle et organisations de commerce
- Contacts d’affaires et clientèle existante dans des entreprises similaires
- Information publique disponible, comme les rapports annuels ou intermédiaires, les circulaires
informatives et les listes de sanctions)
- Sanctions contre des pays ou des personnes (Sources : EU/OCDE)
- Commentaires ou services de presse et autres informations consultables sur internet
- Dow Jones ou Worldcheck et sites équivalents
9.7 Modalités concernant l’identification
9.7.1 Formulaires
Dans le cadre de l’acceptation des clients et des missions, les documents suivants seront utilisés :
- Arbres de décision
- Schémas d’identification
- Formulaires d’identification
- Formulaire de détermination du risque
Le formulaire d’identification et le formulaire de détermination du risque, selon les modèles
utilisés au sein de notre cabinet, doivent être remplis avec précaution, et ce, en principe, préalablement à
toute acceptation (voyez plus loin dans le manuel pour les éventuelles exceptions).
Ces formulaires sont également utilisés lors de l’actualisation des données.
9.7.2 Les étapes à suivre
- Collecte des documents d’identification (voir Recueil de modèles de formulaires)
- Prise de copie de ces documents
- Analyse de ces documents afin d’obtenir l’assurance raisonnable qu’il s’agit, en
l’occurrence, de documents pertinents et fiables et en aucune façon de faux documents
- Ces documents et les annexes à l’appui (comme la carte d’identité, le passeport…)
doivent être conservés durant au moins dix ans à compter de la fin de la relation
d’affaires avec le client
Il convient de ne pas perdre de vue que la déclaration d’identification des
bénéficiaires effectifs doit être remplie et signée par le client (Cf. formulaires et schémas).
9.8 Evaluation des risques
Le niveau de risque doit être déterminé avant d’accepter un client. Trois niveaux de risque sont
appliqués dans notre cabinet (Cf. point 7) : standard, faible et élevé. [Si d’autres classifications sont
d’application, cela doit être indiqué en détails ici]
Notre cabinet tient compte des critères suivants afin d’évaluer et de classer les clients en fonction de leur
vulnérabilité aux risques :
- Les éléments découlant de l’évaluation globale des risques
- Les critères de risque liés au client
- Les critères de risque liés aux services ou aux opérations demandé(e)s ou utilisé(e)s par le client
- Les facteurs de risque géographiques.
En pratique ces risques peuvent appartenir à différentes catégories et doivent donc être considérés comme
interdépendants plutôt que de manière séparée et distincte.
L’évaluation du risque doit être menée en deux étapes :
Etape 1 : lorsqu’un des critères de risque est rencontré, le client (potentiel) est placé dans la catégorie des clients à
risque élevé. Ceci sera communiqué, le cas échéant, pour examen à l’AMLCO désigné au sein du cabinet, via le formulaire de
détermination du niveau de risque
Etape 2 : dans une seconde étape, suite aux informations complémentaires récoltées, le premier classement de risque
établi peut être confirmé comme risque élevé ou qualifié de risque faible suivant l’avis, le cas échéant, de l’AMLCO.
Si l’un des critères susmentionnés est rencontré, le client doit être considéré comme
représentant un risque élevé, sauf si les informations complémentaires permettent de modifier
cette évaluation.
Dans tous les autres cas, le client présente, en principe, un risque standard.
9.9 Quand, que faire et comment ? Identification et vérification lors d’une nouvelle relation
d’affaires
9.9.1 Généralités
L’exécution du devoir de vigilance envers la clientèle2 comporte, au moins et en tout cas - en remplissant d’une façon
complète les formulaires ou les applications informatiques utilisé(e)s au sein du cabinet - la documentation sur la base de
données provenant de sources fiables et indépendantes :
- L’identification du client et la vérification de son identité
- L’identification et la vérification du mandataire du client (signataire de la lettre de mission)
- Le cas échéant, l’identification et la vérification – au moyen de mesures orientées risques et adaptées - de la ou les
personne(s) physique(s), bénéficiaire(s) effectif(s), soit :
• La personne qui possède plus de 25% des droits de vote/ des actions ou qui exerce le contrôle sur au moins 25% du
capital du client
• Et/ou la personne pour le compte de laquelle une opération est exécutée ou une relation d’affaires nouée
- L’objet de la relation d’affaires, à la lumière des activités du client, en ce compris une description des modalités de gestion de
son entreprise. Dans ce cadre, on consultera utilement l’offre de service ou le projet de lettre de mission
- La détermination du profil de risque pour chaque client
- Les responsables du dossier doivent être en mesure de démontrer que les mesures prises sont en corrélation avec le risque
ainsi déterminé. En d’autres termes, un jugement raisonnable est attendu de leur part.
9.9.2 Quand faut-il procéder à l’identification et à la vérification de l’identité ?
En principe les mesures de vigilance concernant les clients doivent être effectuées AVANT le début de la mission.
[Le cabinet décrit ici les dérogations éventuelles …. (à remplir par chaque cabinet). Par exemple dans le point 10.2.1, la
vérification peut avoir lieu après le début de la relation d’affaires, dans les circonstances décrites].
/ Client Mandataire UBO
Minimum : Minimum :
Identification 1. Nom et prénom 1. Nom et prénom Cf. formulaire
personne 2. Si possible : 2. Si possible : dans le recueil
physique o date et lieu o date et lieu de formulaires
de de
naissance naissance
o adresse o adresse
1. Siège social Siège social
2. Dénomination Dénomination Cf. formulaire
Identification
3. Liste des Liste des dans le recueil de
personne morale
administrateurs administrateurs formulaires
4. Pouvoirs de Pouvoirs de
représentation représentation
1. Carte d’identité (fiche Carte d’identité (fiche
e-id ou copie e-id ou copie
recto/verso) recto/verso)
2. Ou passeport Ou passeport
3. Ou documents/ pièces Ou documents
Vérification Cf. formulaire
comparables comparables
personne dans le recueil
fournissant les mêmes fournissant les mêmes
physique informations de formulaires
informations
4. (Ex : permis de (Ex : permis de
conduire, attestation conduire, attestation
de sécurité sociale, de sécurité sociale,
avertissement extrait- avertissement extrait-
de-rôle IPP…) de-rôle IPP …)
-BCE
1. BCE - Ou système
2. Ou système comparable à l’étranger
Vérification comparable à l’étranger (ex : Infogreffe en Cf. formulaire
personne (ex : Infogreffe en France) dans le recueil de
morale France) formulaires
3. Statuts coordonnés -Statuts coordonnés
4. Publication des
nominations -Publications des
nominations
9.10 Recours à un tiers introducteur
Si le cabinet et/ou le responsable du dossier le souhaite, il est permis de recourir à la procédure du tiers-introducteur
pour faire exécuter les devoirs de vigilance, étant entendu toutefois que le cabinet conserve la pleine responsabilité de leur
exécution.
[A remplir par le cabinet]
Sous ces conditions, le responsable du dossier peut considérer que les devoirs de vigilance à prendre pour un client
potentiel le sont sur la base des données collectées par un tiers introducteur (par exemple : un avocat, un banquier ou un autre
professionnel) sous réserve que ce dernier puisse prouver qu’il a effectué les contrôles nécessaires et qu’il dispose de la
documentation requise.
9.12 Exonération de l’obligation d’identification – UBO
La LAB prévoit une exonération à l’obligation d’identification de l’UBO du client ou du mandataire si le client ou le
mandataire du client est une société cotée sur un marché réglementé ou une société cotée en bourse dans un pays membre de
l’EEE ou une société cotée en bourse dans un pays tiers équivalent.
Actuellement les pays suivants sont considérés par l’Union Européenne comme des pays tiers équivalents : l’Australie,
Hong-Kong, la Suisse et les Etats-Unis.
Cette exonération de l’obligation d’identification ne concerne que l’UBO du client ou du mandataire du client.
Il est recommandé au professionnel d’établir par écrit sur quel(s) document(s) repose, en l’espèce, sa décision
d’appliquer l’exonération d’identification et de conserver ce(s) document(s).
En tout état de cause, le professionnel ne pourra recourir à cette exonération d’identification si les circonstances font
naître un soupçon de blanchiment de capitaux, au moment de la conclusion de la relation d’affaires ou ultérieurement. Si tel est
le cas, l’identification doit être effectuée selon la procédure habituelle, conformément à ce qui est prévu ci-dessus. Dans ce cas,
l’AMLCO doit en être informé par e-mail ou tout autre moyen prévu à cet effet.