Diagnostic et traitement
Cours DES 2014-2015
I-INTRODUCTION
1-Définition
La dacryoadénite est une inflammation aigue ou
chronique de la glande lacrymale principale
2-Intérêt
• Epidémiologique :rare 1 cas/10.000 consultatons
• Diagnostic : positif: essentiellement clinique
différentiel: tumeur maligne glande
lacrymale
• Etiologies multiples
I-INTRODUCTION
3 Rappel anatomique
La glande lacrymale est aplatie entre globe et paroi
osseuse de l’orbite .Elle est ovalaire et aplatie de
haut en bas ,convexe vers le haut, et concave en
bas.
Deux portions : orbitaire et palpébrale
- une portion orbitaire volumineuse située dans la
loge lacrymale.
- une portion palpébrale située dans l’épaisseur de la
paupière supérieure et séparée de la portion orbitaire
par le l’expansion latérale du releveur de la paupière
supérieure
I-INTRODUCTION
4-Physiopathologie mal connue
Infection locorégionale avec participation d’une
obstruction entre la conjonctive et les canaux
excréteurs de la glande lacrymale
Infection générale par voie hématogène
Suite à un syndrome d’inflammation orbitaire
idiopathique
II- DIAGNOSTIC POSITIF
(Dacryoadénite aigue dans sa forme
palpébrale)
1-CDD
Enfant ou adulte jeune qui présente une
tuméfaction palpébrale au décours :
D’une parotidite
D’un syndrome pseudo grippal
D’une fièvre au long cours
II- DIAGNOSTIC POSITIF
2-SF
Syndrome général: céphalées, fièvre
Douleur partie supéro-externe orbite
intense, poignante, irradiant au front et
mâchoire.
Larmoiement voire sécrétions purulentes
II- DIAGNOSTIC POSITIF
3-SP
Œdème inflammatoire de la paupière supérieure
au niveau de la loge lacrymale et la classique
déformation en ‘s’ renversé
Douleur exquise à la palpation de la zone
tuméfiée avec une paupière d’aspect tendue
Ptosis de sévérité variable
II- DIAGNOSTIC POSITIF
3-SP
A l’éversion de la paupière
on note
- un chémosis important supéro-externe,
--glande lacrymale gonflée dans le cul-de-sac
conjonctival sup
Adénopathie homolatérale prétragienne mobile
et sensible
MOUVEMENTS OCULAIRES NORMAUX
II- DIAGNOSTIC POSITIF
4-Evolution
Souvent bonne: résolution complète
Rarement: atrophie glande lacrymale avec
réduction de la sécrétion lacrymale
Exceptionnellement: extension au sinus
caverneux, méningite.
II- DIAGNOSTIC POSITIF
5-Paraclinique
Bilan biologique standard: NFS, VS, …
Bilan spécifique: sérologie, ϕie, sarcoidose, …
Prélèvement pour labo en cas de collection
Imagerie surtout (Rx standard, TDM, etc)
Hypertrophie de la glande lacrymale à bords
irréguliers, homogène, prenant le contraste
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
1-Autres formes de dacryoadénites, notamment:
La dacryoadénite aigue orbitaire
Douleurs plus importantes
Léger ptosis
La tuméfaction se palpe sous le rebord orbitaire
Chémosis absent
Déplacement du GO en bas avec
Limitations des mouvements oculaires voire
Une diplopie
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
1-Autres formes de dacryoadénites, notamment:
La dacryoadénite chronique
Tuméfaction palpable ,
à la partie externe paupière supérieure
mobile ,
souvent indolore.
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
2- Syndrome d’Inflammation Orbitaire Idiopathique
(Pseudotumeurs inflammatoires de l’orbite):
c’est un diagnostic d’élimination
10-15 % des masses orbitaires
Signes: Douleurs orbitaires++
Œdème palpébral
Ptosis
Hypertrophie lacrymale
Exophtalmie et Ophtalmoplégie
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
3-Myosite orbitaire
Sous-type du Sd d’inflam orbitaire idiopath
Touche un ou plusieurs muscles
extraoculaires
Installation rapide
Douleurs oculaires lors mouvements
oculaires qui peuvent être limités
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
4-cellulite orbitaire
III- DIAGNOSTIC
DIFFERENTIEL
5-Autres
Tumeurs de la glande lacrymale : Adenome,
pleomorphe, lymphome, melanome carcinome
adenoide, kystes, ....
masse partie externe du creux sus-orbitaire et du
cul de sac conjonctival supérieur déviant le globe
en bas et en dedans.
Diagnostic par examen histologique après biopsie
ou exérèse chirurgical
Tumeur de la paupière supérieure
IV- DIAGNOSTIC
ETIOLOGIQUE
Infections virales
Virus ourlienne,
Epstein Barr virus,
Mononucléose infectieuse,
Virus grippe
Herpes, CMV
IV- DIAGNOSTIC
ETIOLOGIQUE
Infections bactériennes
Syphilis
Tuberculose
Staphylococcies, Streptococcies
Gonococcies, heamophilus
Rarement infections parasitaires, mycosiques:
Histoplasmose, Blastomycose, Schistosoma
haematobium, Acanthamoeba, Taenia solium
IV- DIAGNOSTIC
ETIOLOGIQUE
Causes inflammatoires +++
Syndrome d’inflammation orbitaire
idiopathique: se manifeste dans 25% des cas
sous forme d’une dacryoadénite. C’est un
diagnostic d’exclusion
Sarcoïdose : syndrome de Heerfordt
Maladie de Wegener
Ophthalmopathie dysthyroidienne
Syndrome de Sjögren
V-TRAITEMENT
1- But : juguler l’inflammation et prévenir
les complications
2- Moyens :
Anti infectieux
Anti inflammatoire (corticothérapie)
Antalgiques
Antipyrétiques
Compresses glacées
V-TRAITEMENT
3- Indication :
Traitement symptomatique toujours
Traitement étiologique ++
anti infectieux (bact, para, myco),
ttm spécifique ± corticottt (inflammation)
Virus: comp glacées, antalgiq, antipyré
CONCLUSION
Affection relativement rare,
souvent de bon pronostic,
mais complications graves possibles
Diagnostic+ souvent aisée
mais attention Cellulite orbitaire,
Tumeur maligne
→ démarche diagnostique rigoureuse