Appareillage de chaufferie
Les chaudières
Nous utiliserons d’une manière générale le terme
« générateur » pour l’eau chaude et surchauffée et
réserverons le terme « chaudière » pour la vapeur.
Les chaudières
Rôle
La chaudière est un appareil dans lequel un fluide caloporteur
subit un chauffage et éventuellement un changement d’état
(la vaporisation) à partir de l’énergie thermique produite soit
par combustion, soit par effet Joule avec l’électricité,
soit par le nucléaire.
Les chaudières
La chaudière se compose de deux parties essentielles :
la chambre à eau et la chambre à vapeur.
le foyer ou chambre de combustion.
Dans une chaudière, on a donc :
une combustion.
chauffage, vaporisation et surchauffe.
Classification des chaudières
Il est très difficile de vouloir établir une classification des
chaudières industrielles, celle- ci faisant intervenir trop de critères
non significatifs lorsqu’ils sont pris isolément, trop de variantes
et trop de combinaisons possibles.
Classification des chaudières
Classification selon le mode de construction
Les chaudières à tubes fumées parcourues intérieurement par
les gaz de combustion.
Les chaudières à tubes d’eau ou à faisceaux tubulaires.
Parcourus intérieurement par l’eau et l’émulsion eau-vapeur.
Les chaudières ambitubulaires qui combinent les tubes d’eau
et les tubes de fumées.
Classification des chaudières
Classification en fonction de la puissance thermique
au-dessous de 20 t/h de production de vapeur
entre 20 et 140 t/h de production de vapeur
au-delà de 140 t /h et jusqu’à la limite extrêmement élastique
Classification des chaudières
Classification selon la nature de la vapeur produite
Les chaudières à basse pression : P < 5 bars
Les chaudières à moyenne pression : 5 bars < P < 45 bars
Les chaudières à haute pression : jusqu’à la pression critique qui
est P = 225,5 bars
Les chaudières à pression supercritique : P > 225,5 bars
Classification des chaudières
Classification selon la vitesse de circulation de l’eau
Classe A : ce sont les chaudières dites sans circulation : V < 1 m/s
Classe B : ce sont les chaudières dites à circulation modérée :
1 < V < 5 m/s
Classe C : ce sont les chaudières dites à circulation accélérée :
5 < V < 9 m/s
Classe D : ce sont enfin les chaudières à circulation forcée :
V 10 m/s.
Classification des chaudières
Classification en fonction du supportage
celle des chaudières posées dont la structure doit être
suffisamment rigide pour se tenir par elle-même, ce qui impose des
limitations dimensionnelles ; les dilatations sont organisées
latéralement et vers le haut, depuis le point fixe du plan de pose ;
celle des chaudières suspendues (ou pendues) à une charpente
du type portique. Cette conception est celle des plus grandes unités
dont les dilatations sont libres vers le bas.
Les chaudières à tubes de fumées
Les fumées circulent à l’intérieur des tubes immergés dans
l’eau
Un corps cylindrique fermé à ses extrémités par des plaques tubulaires
renferment les éléments suivants :
le tube foyer : il traverse longitudinalement le corps cylindrique. Ce
tube peut être ondulé pour augmenter la surface d’échange.
les tubes de fumées : déposés le plus souvent symétriquement par
rapport au foyer. Les produits de combustion circulent dans ces tubes.
Les chaudières à tubes de fumées
Chaudières à tube foyer traversant et boîte de fumées extérieure
Pour une chaudière à tubes de fumées, la principale difficulté de réalisation est de
concilier la forte dilatation du tube foyer relativement chaud avec la dilatation plus
modérée des tubes qui sont mieux refroidis du fait de leur petit diamètre.
La deuxième difficulté est de tenir la pression de service sans déformation excessive,
ce qui nécessite l’adjonction de tirants entre les fonds avant et arrière dans les zones trop
éloignées des tubes qui, en même temps, tiennent lieu d’entretoises.
marche qui devrait se faire dans le sens de parcours des fumées, donc une fois dans
un sens, une fois dans l’autre, selon le passage de fumées considéré et, en particulier,
depuis la boîte de fumées où la température est trop élevée.
La dernière difficulté est l’entartrage du tube foyer, particulièrement sensible à ce
type d’encrassement du fait du transfert de chaleur élevé auquel il est soumis de la part
des flammes proches de la paroi.
Les chaudières à tubes de fumées
Chaudières à tube foyer traversant et boîte de fumées extérieure
La circulation de l’eau est « naturelle » dans les chaudières à tubes de fumées.
Généralement introduite sous le plan d’eau à la partie supérieure, elle descend le long
des tubes de fumées les moins chauffés, le long des parois extérieures du corps
cylindrique de la chaudière, pour remonter ensuite au centre le long du tube foyer qui
est le plus chauffé
Les chaudières à tubes de fumées
Chaudières à tube foyer traversant et boîte de fumées extérieure
Les chaudières à tubes de fumées
Chaudières à boîte de fumées immergée
Les chaudières à tubes de fumées
Chaudières à boîte de fumées refroidie, constituée de tubes d’eau
Les chaudières à tubes de fumées
Les chaudières à tubes de fumées
économiseur
Les chaudières à tubes de fumées
Avec
surchauffeur
Les chaudières à tubes de fumées
Les chaudières à tubes de fumées
Avantages :
chaudière peu encombrante assez facile en visite et s’encrasse
peu vu les grandes vitesses de fumées atteintes dans les tubes.
rendement assez élevé
Inconvénients :
puissance de vaporisation limitée.
nécessite un bon traitement de l’eau.
Les chaudières à tubes d’eau
L’eau circule à l’intérieur des tubes qui reçoivent la
chaleur produite par la combustion. Elles représentent
la grande majorité des chaudières en service. Elles
peuvent couvrir toute la gamme de vaporisation (0,1 à
400 t/h).
Ballon supérieur
Production : 1500 – 190 000 MJ/h
Pression max: 300 bar
Température max: 565 °C
Rendement: 60% - 85%
Procédés de combustion
Procédés de combustion
Economiser de l’énergie des
chaudière ?
Bon réglage de l’excès d’air
pour la combustion dans les
bruleur
Divers modes de combustion
• Combustion neutre ou stœchiométrique
• Combustion avec manque d'air (incomplète)
• Combustion avec excès d'air (complète)
• Air de combustion est calculé selon les équations
des réactions chimiques d’oxydation
C2H6 + 3½ O2 = 4 CO2 + 3 H2O
CH4 + 2 O2 = CO2 + 2 H2O
Divers modes de combustion
Excès d’air
Excès d’air
L’idéal est donc de faire une combustion neutre ou
stœchiométrique, (ce ci est certes impossible d’où la
nécessité de l’excès d’air)
comment calculer cet excès ?
Calculons par exemple on la quantités totales en air de
combustion pour une chaudière utilisant 1 500 m3/h de gaz
naturel muni d’un brûleur conçue pour excès d’air de 10%
Excès d’air
Calculons par exemple on la quantités totales en air de combustion pour
une chaudière utilisant 1 500 m3/h de gaz naturel muni d’un brûleur
conçue pour excès d’air de 10%
Débit d’air (0%) = Masse d’air théorique X pouvoir calorifique X consommation
combustible
Consommation combustible = 1 500 m3/h
D’après les tables la masse d’air théorique est de 318 kg/GJ.
Le pouvoir calorifique du gaz naturel est 37,2 MJ/m3
Débit d’air (0% excès d’air) = 1500 X 318 X (37,2/1000) = 17 744 kg/h
Débit d’air (10% excès d’air) = 17 744 X 1,1 = 19 518 kg/h
Débit d’air (10% excès d’air) = 19 518 / 1,204 = 16 211 m3/h
Calcul de l’excès d’air
réel existant sur le
procédé
Le taux réels d’excès d’air
devraient être comparés aux
taux recommandés.
La méthode la plus précise pour
déterminer le pourcentage réel
d’excès d’air est l’analyse des
gaz de combustion qui
s’échappent de la chaudière.
On utilise souvent un analyseur en
continu d’O2 ou de CO2 pour
identifier indirectement l’excès d’air
Economiser de l’énergie des
chaudière ?
Garder toujours le
Bon réglage de l’excès rendement des chaudière
d’air dans les bruleur a sa valeur maximale
Rendement de chaudière
• Rendement général selon la méthode directe
chaleur utile
général 100
chaleur fournie
• Rendement général selon la méthode indirecte
pertes totales
général 1 100
chaleur fournie
Rendement de chaudière
• Rendement général selon la méthode directe
chaleur utile
général 100
chaleur fournie
débit vapeur sortie chaudière (kg/h) (H1 - H 2 )
général 100
débit combustible pouvoir calorifique 1000
H1: Enthalpie de la vapeur sortie chaudière (kg/kJ)
H2: Enthalpie de l’eau d’alimentation (kg/kJ)
Rendement de chaudière
• Rendement général selon la méthode directe
chaleur utile
général 100
chaleur fournie
débit vapeur sortie chaudière (kg/h) (H1 - H 2 )
général 100
débit combustible pouvoir calorifique 1000
En (L/h) si le combustible est liquide
En (kg/h) si le combustible est solide
En (m3/h) si le combustible est gazeux
Rendement de chaudière
• Rendement général selon la méthode indirecte
pertes totales
général 1 100
chaleur fournie
Possibilités d’économie d’énergie
au niveau du fonctionnement
• Vérifier régulièrement les procédures relatives au
traitement de l’eau
• Fonctionner à la pression de vapeur ou à la
température d’eau chaude la plus basse répondant
aux exigences du système de distribution
• Préparer le combustible pour optimiser la
combustion
Possibilités d’économie d’énergie
au niveau du fonctionnement
• Réduire les variations de charge
• Vérifier régulièrement le rendement des chaudières
• Contrôler les données sur le rendement et les
comparer régulièrement
• Contrôler régulièrement l’excès d’air de la chaudière
Possibilités d’économie d’énergie
au niveau du maintenance et de l’entretien
• Maintenir le réglage approprié des brûleurs
• Réparer les joints des réchauffeurs d’air récupérateurs
lors des arrêts planifiés de la chaudière
• Vérifier et réparer les brides, les tiges de vannes et les
pompes pour s’assurer de leur étanchéité
• Maintien de l’étanchéité des conduites d’air et du
conduit des gaz de combustion
• Vérifier s’il y a des “ ponts chauds ” sur l’enveloppe de la
chaudière indiquant des réglages inappropriés devant
être corrigés pendant la période d’arrêt annuelle
Possibilités d’économie d’énergie
au niveau du maintenance et de l’entretien
• Remplacer ou réparer l’isolant manquant ou endommagé
• Remplacer les portes d’observation ou d’inspection de la
chaudière et réparer ou remplacer au besoin les joints de
portes
• Remplacer ou réparer tous les purgeurs de vapeur
défectueux
• Régler périodiquement les appareils de mesure et faire la
mise au point du système de régulation de la combustion
Possibilités d’économie d’énergie
modification et amélioration de l’existant
• Installation d’un appareillage de surveillance du
rendement
• Amélioré la qualité de d’air de combustion
• Récupération de la chaleur des purges
• Amélioration de l’isolation
• Réduction du taux d’excès d’air de la chaudière
Possibilités d’économie d’énergie
modification et amélioration de l’existant
• Installation un récupérateur
de chaleur à condensation
à contact direct