Atelier de formation des statisticiens
en charge de l’élaboration de l’IHPC de
l’UEMOA sur la production et l’analyse
des indices de prix à la consommation
Bamako (Mali), 8 au 19 novembre 2021
L’INFLATION
Plan de présentation
Introduction
1. Les principales approches théoriques de l’inflation
2. L’utilisation des indices des prix à la consommation
3. Les causes et les mécanismes de transmission de
l’inflation
4. Les effets de l'inflation sur l'économie
5. Les relations entre l’inflation et le chômage
6. Les politiques et moyens de régulation de l'inflation.
Introduction : Quel est le problème
avec l’inflation ?
Prix d’un œuf au Zimbabwe en 2008[1 ]
[Link]
[1]
Introduction : Quel est le problème
avec l’inflation ?
L’inflation décrit une situation de hausse
généralisée et durable des prix des biens et des
services
L’indicateur officielle de l’inflation dans la plupart des
pays dans le monde est le taux annuel de variation du
niveau général des prix, habituellement mesuré par
l’indice des prix à la consommation (IPC).
Les bases théoriques de l’inflation sont par
conséquence les mêmes pour l’IPC qui en est le
principal indicateur.
I- LES PRINCIPALES APPROCHES
THÉORIQUES DE L’INFLATION
Préliminaires
L’accélération de la mondialisation dans les
années 1990-2000 a complexifié l’analyse
du phénomène de l’inflation et plus
principalement ses causes, ses
conséquences aussi bien que les mesures à
prendre pour les contenir. L’unanimité dans
ce domaine est plutôt rare s’agissant des
approches théoriques.
L’approche ou la théorie classique (I)
corrélation effective entre la valeur de la monnaie et celle des actifs,
l’inflation ou la déflation sanctionnant alors un déséquilibre entre ces
deux valeurs.
La théorie mercantiliste pour laquelle la monnaie repose sur un système
de parité avec l’or. Quand la quantité d'or augmente, son prix et donc la
valeur des pièces d'or de l'époque diminue : c'est la première observation
de l'inflation.
La doctrine des effets réels : la valeur de la monnaie est dépendante de
la valeur des actifs qui sont utilisés comme garantie pour l'émission
monétaire, et il y a inflation ou déflation lorsque la quantité de monnaie
émise ne correspond plus à la valeur réelle des actifs sous-jacents.
L’approche ou la théorie classique (II)
La doctrine des effets réels
Cette école considère que toute monnaie est représentative d'actifs,
qui ne sont pas nécessairement que l'or ou l'argent-métal comme ci-
dessus, mais peuvent être n'importe quelle valeur financière
suffisamment liquide
• Dans ces conditions la valeur de la monnaie est dépendante de la valeur
des actifs (stock de marchandises, actions ou obligations, etc.). qui sont
utilisés comme garantie pour l'émission monétaire, et il y a inflation ou
déflation lorsque la quantité de monnaie émise ne correspond plus à la
valeur réelle des actifs sous-jacents.
L’approche monétariste ou la théorie
quantitative de la monnaie
Cette approche met en évidence une relation linéaire
entre la quantité de monnaie et le niveau général des prix.
Elle estime que la manipulation de la masse monétaire agit sur l'économie,
mais seulement à court terme et négativement.
• Soit elle stimule artificiellement le système économique en cas d'excès, soit
elle l'étrangle en cas de défaut.
Selon cette approche, la politique monétaire ne doit pas être confiée au
Gouvernement mais plutôt à des banques centrales indépendantes.
• Le rôle premier de ces dernières étant d’appliquer des règles stables,
claires et publiques visant une quasi stabilité du niveau des prix.
L’analyse keynésienne
Cette approche prône un interventionnisme monétaire et
politique visant à corriger les excès du libéralisme économique.
• L’inflation, sous contrôle étant considérée en elle-même
comme un outil de régulation socio-économique à part
entière.
Selon cette approche, la monnaie n’est pas désirable
seulement pour se procurer des biens disponibles sur le
marché.
• De nombreux cas historiques montrent que la circulation
monétaire a souvent augmenté sans entraîner de
changements notables dans l’activité économique.
L’analyse post-keynésienne
Cette approche considère que l'inflation est
indépendante de la création monétaire.
• Selon cette approche, l'inflation provient d'une tension sur le partage des
revenus. Lors d'une hausse des coûts de production : qui entre les salariés
et les actionnaires va payer ?
Les entreprises peuvent augmenter leurs prix pour conserver leurs marges.
L'inflation s'avive quand la croissance s'accélère et que le chômage baisse.
Les salariés sont alors en mesure de mieux négocier leurs salaires.
• Dans un tel contexte, l'ajustement ne se fait plus par les quantités mais par
les prix sur le marché du travail.
L’analyse de la synthèse néo-
keynésienne
Pour les néo-keynésiens il y a un lien entre la
croissance, le chômage, la politique monétaire et
l’inflation.
• Cette approche a plus ou moins permis d’expliquer les variations de l'emploi
durant les années 1960 et de mener des politiques monétaires
inflationnistes qui ont fait diminuer le chômage. On parle d'un arbitrage
entre inflation et chômage.
Elle montrera toutefois ses limites avec les chocs pétroliers,
l'application des préconisations keynésiennes ne faisant qu'augmenter
encore plus le chômage.
II- LES PRINCIPALES UTILISATIONS
DE L’IPC
Définition de l’IPC
L’indice des prix à la consommation ou IPC
mesure les changements des prix des biens
et des services acquis par les ménages. C’est
une statistique officielle construite pour
mesurer la « variation pure de prix » c’est-à-
dire à l’exclusion de toute variation liée
notamment à la quantité ou à la qualité.
Rappel de ce qu’est l’inflation
La hausse du niveau général des prix (et non la hausse
du prix de quelques produits).
Un phénomène auto-entretenu de hausse de prix (une
hausse en entraîne d’autres) et non un phénomène isolé
et accidentel.
Une hausse des prix fondée sur des mécanismes
macro-économiques, mettant en jeu l’interdépendance
entre toutes les parties et tous les mécanismes de
l’économie : répartition, formation des prix, système de
distribution, etc.
IPC : mesure principal de l’inflation
L’inflation dans sa définition théorique est un
phénomène global de hausse, bien qu’il soit
usuel de la mesurer par l’IPC.
De ce fait, l’IPC figure parmi les indicateurs
socio-économiques les plus populaires.
Dans la réalité, il n’existe pas un, mais plusieurs indicateurs
d’évolution des prix et il sera certainement nécessaire d’en
construire de plus en plus avec le temps.
Les principaux utilisateurs de l’IPC
l'Etat pour des mesures de distribution ou de redistribution
des revenus
la Banque Centrale dans la politique monétaire
les syndicats et les entreprises dans les négociations
salariales
les ménages dans la gestion de leur budget de consommation
les partenaires ou concurrents du pays
les économistes et autres chercheurs
Etc.
III-1- LES CAUSES
DE L’INFLATION
1- Les causes de l’inflation
L’inflationcaractérise une économie où la
demande totale de biens et de services est
excessive par rapport aux ressources existantes.
Pour l’explication économique du phénomène, l’on
retient en général quatre grands types d’inflation.
Aujourd’hui, cependant, l’on ne peut plus ignorer
le rôle de la concurrence internationale.
a)L’inflation monétaire
L’on qualifie l’inflation d’origine monétaire lorsqu’elle
est provoquée par un excès de monnaie relativement à
la production des biens et services.
Cet excès de création monétaire est souvent le fait
des banques commerciales ou de financements du
déficit public par la banque centrale (ce que l’on
dénomme souvent par l’expression « faire fonctionner la planche à
billets »).
b) L’inflation par la demande
Elle survient lorsque la demande globale est
supérieure à l’offre globale de biens et services
disponibles.
La demande de produits ou de services s’accroît
mais l’offre n’arrive pas à s’adapter à ce surcroît
de demande et les prix sont poussés à la hausse.
Situation typique d’une économie qui sort d’une
phase prolongée de faible croissance ou d’une
récession.
C) L’inflation par les coûts (1)
Le déséquilibre entre l'offre et la
demande de biens et services dans
une économie peut provenir d'un
choc du côté de l'offre au travers de
l’augmentation des coûts de
production.
C) L’inflation par les coûts (2)
Le coût du facteur travail
» La hausse du coût du facteur travail suite à la
pression syndicale.
» Faiblesse du chômage les entreprises doivent
augmenter les salaires pour pouvoir attirer de
nouveaux employés.
» Les charges patronales peuvent également évoluer à
la hausse pour une raison ou une autre.
C) L’inflation par les coûts (3)
Le coût du capital
Ce coût est déterminé par le rythme
d’amortissement des investissements.
Il dépend aussi des vagues de progrès
techniques et des interventions de l’Etat.
C) L’inflation par les coûts (3)
Le coût des matières premières
» Lorsque les prix des matières premières s’accroissent, en
particulier s'il s'agit de matières premières dont le poids est
significatif dans les coûts. L’on parlera d’inflation importée si la
grande partie est importée.
C’est ce qui s’est passé par exemple en 2007 et 2008 à l’échelle
mondiale avec l’inflation des prix alimentaires et énergétiques. Le
renchérissement brutal des produits alimentaires et de l’énergie s’est
alors propagé d’un pays à l’autre par la voie du commerce
international.
C) L’inflation par les coûts (3)
Les coûts des interventions publiques
Le rôle régulateur des pouvoirs publics peut se justifier
théoriquement par l’existence de défaillances divers qui
empêchent le marché d’aboutir à une solution optimale en
termes de bien-être pour la société.
L’Etat influence généralement les coûts par le biais de la
fiscalité ou par sa politique tarifaire.
D) L’inflation induite par des
dysfonctionnements structurels et/ou
infrastructurels (1)
Entraves aux lois du marché :
monopoles, oligopoles, ententes, etc.
Compétitivité stagnante ou
insuffisante des prix des entreprises
Les interventions de l’Etat (prix
administrés, lutte contre les inégalités
sociales)
D) L’inflation induite par des
dysfonctionnements structurels et/ou
infrastructurels (2)
La lutte pour le partage de la Valeur
ajoutée (VA)
L’inflation peut résulter d’une augmentation du pouvoir de
négociation des travailleurs face aux entreprises.
Les catastrophes naturelles, guerres,
conditions climatiques, etc.
Tout choc qui perturbe l’offre dans une économie est
susceptible d’avoir un impact sur les prix à la
consommation, surtout lorsqu’il engendre des pénuries.
III-2 - LES MECANISMES DE
TRANSMISSION DE
L’INFLATION
La course poursuite salaires-coûts-
prix ou spirale salaires-prix
L’inflation apparaît comme le résultat d’un
effort pour repousser vers d’autres la baisse de
pouvoir d’achat liée à un choc externe.
Le problème majeur avec l'inflation par les coûts
tient à son caractère auto-entretenu et cumulatif.
Les causes peuvent se combiner, s’entretenir
pour donner naissance à « des spirales
inflationnistes » dont la plus connue est la
boucle salaires-prix.
L’indexation automatique des
salaires sur les prix
Les salaires indexés automatiquement au taux d’inflation,
augmentent au même rythme que l’inflation.
Cette augmentation régulière peut aboutir finalement à des
coûts de production supérieurs au gain de productivité.
Pour ne pas léser le capital, l’on répercute cette hausse sur
les coûts de production et les prix évoluent encore à la
hausse.
Dans un tel scénario, c’est une mesure administrative qui est
indiquée pour mettre fin à cette spirale qui autrement pourrait
conduire à l’hyper-inflation.
La répercussion automatique des hausses
de coût sur les prix
Supposons que les entreprises de l’économie utilisent des produits
importés dans leur production, comme le pétrole par exemple.
Une hausse des prix du pétrole peut entraîner une spirale
salaires-prix :
Les entreprises augmentent leurs prix de façon à protéger leurs
marges de profit lorsque le coût du pétrole augmente. Cette
augmentation des prix satisfait les entreprises, mais la baisse
des salaires réels correspondante ne satisfait pas les salariés…
et l’on est parti pour une spirale salaire-prix.
Les anticipations inflationnistes des
agents économiques
Les individus fonctionnent de façon prospective, prenant des mesures
aujourd’hui par anticipation des événements auxquels ils s’attendent demain.
Les changements des prix sont ainsi perçus comme des signaux indiquant ce
qui se passera dans le futur, tout comme les gens traitent une accumulation de
nuages comme une prévision de pluie et sortent avec un parapluie.
o l’opinion que se font les agents économiques qui fixent les salaires et les
prix sur le niveau de l’inflation à la période suivante peut ainsi influencer sur
le sens de son évolution. A une phase d’expansion est généralement
associée une inflation plus élevée.
o Si de plus, les anticipations s’ajustent à l’inflation passée, on pourrait
observer une accélération de l’inflation qui peut devenir « hyper-inflation ».
III-3 - L’inflation et la concurrence
internationale
III-4 - Inflation des prix des actifs et
inflation des biens
L’inflation et la concurrence
internationale (1)
La mondialisation ou encore globalisation tend à réduire dans tous
les pays du monde le nombre de secteurs économiques à l’écart de
la concurrence.
Il n’est pas toujours possible pour les entreprises de répercuter sur
leurs prix les hausses de coûts qu’elles subissent.
L’accès au crédit étant libéralisé, il devient possible de concilier
stagnation des revenus salariaux et hausse de la consommation.
Les Etats ne peuvent plus vraiment compter sur la hausse des prix
pour réduire la valeur des dettes publiques comme cela a pu être le
cas par le passé.
L’inflation et la concurrence
internationale (2)
La capacité des salariés à imposer une hausse des
salaires est réduite par l’arrivée sur le marché du travail
mondial de millions de salariés potentiels. Confrontés à
la désyndicalisation, au chômage et à la
concurrence entre territoires, les salariés ont perdu
une grande partie de leur " pouvoir de marché ". Eux
aussi absorbent les chocs de prix sans pouvoir les
répercuter sur d’autres.
L’inflation et la concurrence
internationale (3)
Cette évolution a mis l’économie mondiale à
l’abri d’un nouveau choc pétrolier.
Quand le prix du pétrole passe de 25 dollars le
baril au début des années 2000 à près de 150
dollars en 2008, cette multiplication par six, bien
plus importante que le choc pétrolier de 1973 qui
avait cassé la croissance mondiale, n’a provoqué
aucune poussée d’inflation.
Inflation des prix des actifs et
inflation des biens (1)
Une bulle économique, bulle de prix, bulle financière, ou
encore bulle spéculative, est un niveau de prix d'échanges
sur un marché (marché d'actifs financiers : actions,
obligations, marché des changes, marché immobilier,
marché des matières premières, etc.). La bulle est
alimentée par des comportements spéculatifs : des
individus investissent dans des actifs dont ils anticipent, de
façon exagérément optimiste, que les prix vont continuer
d’augmenter.
Inflation des prix des actifs et
inflation des biens (2)
• Leurs prix ne font plus référence qu’à eux-mêmes
(n’importe quel prix paraît bas tant qu’on pense pouvoir
revendre plus cher ensuite) et peuvent prendre une
ampleur considérable, … L’exemple typique est la bulle
immobilière américaine, qui s’est achevée avec la crise
des subprime en 2008.
• Depuis un quart de siècle, les bulles de crédits
n’alimentent plus l’inflation des prix à la consommation,
mais provoquent une hausse du prix des actifs (tous les biens
qui peuvent servir de réserve de valeur: marché immobilier, sur le marché des actions, sur
certains marchés de matières premières, voire sur le marché de l’art).
Inflation des prix des actifs et
inflation des biens (3)
• L’impact de ces bulles sur les prix à la
consommation est variable et
demeure limité, du fait que le nombre
d’actionnaires est généralement
faible et parce que l’augmentation de
la richesse induites par les actifs
demeure virtuelle.
Inflation des prix des actifs et
inflation des biens (4)
• Mais prudence ! Une bulle par définition finit toujours par
éclater ! Il faut en permanence de nouveaux acheteurs
pour alimenter l’inflation des prix des actifs et que le
nombre d’acheteurs est fini. L’endettement permet
d’élargir la demande pendant un temps et de repousser
la chute, mais celle-ci n’en est que plus brutale.
L’économie mondiale est donc entraînée dans une
succession de boums et de krachs par les bulles
spéculatives.
CONCLUSION PARTIELLE 1
Grands traits de la conjoncture
internationale actuelle en relation
avec l’inflation (1)
Aucune des causes de l’inflation décrites ci-
dessus n’est susceptible d’en constituer à elle
seule l’explication dans une économie donnée.
Les causes diverses aussi bien que les
mécanismes de transmission peuvent se
combiner pour donner naissance aux
développements cumulatifs (ou spirales
inflationnistes).
Grands traits de la conjoncture
internationale actuelle en relation
avec l’inflation (2)
Les principales approches théoriques de l’analyse de
l’inflation montrent des limites dans le contexte international
actuel profondément modifié par le phénomène de la
mondialisation qui s’est accéléré entre 1990-2000, et, plus
récemment par la crise du Covid 19.
La crise du Covid 19 est marquée par une quasi
généralisation de « l’usage de la planche à billets » pour
financer les déficits budgétaires.
La menace inflationniste actuelle dans plusieurs pays paraît
plus liée au risque de pénuries ou de manque de production.
Grands traits de la conjoncture
internationale actuelle en relation
avec l’inflation (3)
Parce qu’elle accentue la concurrence
internationale, le phénomène de la
mondialisation a profondément changé la
donne en matière d’inflation.
De moins en moins de secteurs
économiques des nations du monde sont à
l’abris de la concurrence internationale.
Grands traits de la conjoncture
internationale actuelle en relation
avec l’inflation (4)
La possibilité pour les entreprises de répercuter
sur leurs prix les hausses de coûts qu’elles
subissent est de plus en plus limitée
La capacité des salariés à imposer une hausse
des salaires est réduite par l’arrivée du travail
mondial sur le marché et la possibilité de concilier
stagnation des revenus salariaux et hausse de la
consommation qu’offre la quasi libéralisation de
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en charge de l’élaboration de l’IHPC de
l’UEMOA sur la production et l’analyse
des indices de prix à la consommation
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L’INFLATION
Plan de présentation
Introduction
1. Les principales approches théoriques de l’inflation
2. L’utilisation des indices des prix à la consommation
3. Les causes et les mécanismes de transmission de
l’inflation
4. Les effets de l'inflation sur l'économie
5. Les relations entre l’inflation et le chômage
6. Les politiques et moyens de régulation de l'inflation.
IV- LES EFFETS DE
L'INFLATION SUR
L'ÉCONOMIE
Bon à savoir !
En dépit de son caractère redoutable,
les politiques économiques et
monétaires ne visent pas comme cible
une inflation zéro.
Dans réalité, la déflation qui est
l’opposée de l’inflation s’avère plus
dangereuse que l’inflation.
Inflation et taux de croissance
réelle du PIB
Bien que l’inflation porte uniquement sur les biens et services
de consommation des ménages par construction, parce que cette
consommation constitue une composante importante du PIB, elle
peut conduire, lorsqu’elle est forte, à un ralentissement de la
croissance économique.
Exemple et exercice illustratifs : Compléter les données pour l’année 7 et
commenter en sachant que les 3 dernières années sont inflationnistes
Feuille Excel de correction des Quizz_calcul inflation et [Link]
L’inflation et la compétitivité de
l’économie nationale
Une inflation nationale plus forte qu’à l’étranger réduit la compétitivité
de l’économie nationale. Les prix des produits locaux renchérissent.
Ce qui tend à détériorer le solde commercial. Car les ménages
choisissent de préférence les biens importés s’ils en ont la possibilité.
» Exemple illustratif : Cas simple de 2 pays A et B d’une même communauté
monétaire. A l’année n+1 l’inflation est de 10% dans le pays A contre 2%
dans le pays B. Prenons un bien X qui coûte 100000. Le tableau ci-dessous
donne le prix Pays A Pays B
Année1 100 000 100 000
Année2 110 000 102 000
Ceux qui en ont la possibilité (ce qui est le cas des personnes résidant dans les
zones frontalières), préfèreront en cette année2, payer le bien X dans le pays
B.
L’inflation et la monnaie
nationale
L’inflation est aussi assimilée à « la perte du pouvoir d’achat de la
monnaie ».
Le gros problème se pose sur la monnaie lorsque l'inflation
atteint un niveau où elle est qualifiée de galopante par exemple
(quand le taux de la hausse mensuelle des prix comporte deux
ou trois chiffres). Les agents économiques ne souhaitent plus
détenir de la monnaie nationale tant sa valeur diminue
rapidement.
Une telle situation peut conduire à procéder à des ajustements
monétaires, voire la dévaluation de la monnaie nationale .
Pourquoi les banques centrales ne
visent-elles pas l’inflation zéro ?
L’objectif d’une inflation nulle comporte un taux de
sacrifice très élevé pour la population.
• L’inflation nulle augmente les inégalités sociales
Des calculs d’experts estiment par exemple que réduire l’inflation de
4% à 0% requiert que l’on renonce à 20% du PIB annuel, soit une
récession ! Les individus les moins éduqués ayant peu de
compétences, moins d’expérience, et des salaires faibles, sont
les plus touchés dans une telle conjoncture.
• L’inflation nulle accroit le niveau du taux d’intérêt réel
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (1)
Les effets de l’inflation sont plus ou moins prononcés selon
qu’elle est forte ou modérée, selon le secteur d’activité et
selon la structure de la consommation lorsqu’il s’agit des
ménages.
Parce qu’elle indique l’évolution moyenne des prix dans le
pays, tout le monde n’est pas touché de la même manière.
Tous ne pouvant pas faire évoluer leurs revenus à la même
vitesse, lorsqu’elle l’inflation est chronique, elle perturbe la
répartition des revenus entre les agents économiques
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (2)
Sur le niveau de vie des ménages : perte du
pouvoir d’achat
L’on distingue le revenu « nominal » du revenu « réel » qui
se calcule en « déflatant » le revenu nominal par le taux de
variation de l’IPC.
À revenu donné, le pouvoir d'achat des ménages
baisse en période d'inflation. C’est-à-dire qu'avec la
hausse des prix la même quantité de monnaie
permettra d'acheter moins de choses.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (3)
Ceux que l’inflation pénalise (1)
Ceux qui perçoivent des revenus fixes : pension
retraite, salaire, loyer de maison non indexé sur
l’inflation
Les créditeurs qui n'ont pas réussi à se prémunir
contre l'inflation
Il est important de noter qu’en dehors des entreprises financières, à quelques
exceptions près, toutes les entreprises privées sont des débiteurs nets alors
que les autorités publiques en général, les ménages dans leur ensemble, sont
des prêteurs nets
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (3)
Ceux que l’inflation pénalise (2)
Les détenteurs de monnaie y compris ceux qui
thésaurisent au travers d’un trou creusé dans le sol
ou d’un coffre-fort
Les rentiers
Une rente est, pour un particulier, une somme fixée à l'avance reçue
périodiquement, pour une durée fixée d'avance ou, éventuellement, pour le
reste de sa vie. Une rente est également définie de façon plus générale comme
le revenu provenant d'un patrimoine. Feuille Excel de correction des Quizz_calcul
inflation et [Link]
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (3)
Ceux que l’inflation pénalise (3)
Les exportateurs et leurs fournisseurs
Les agents économiques victimes de l’illusion
monétaire
L'illusion monétaire consiste à raisonner en monnaie courante. Ce comportement
conduira par exemple :
à surestimer la hausse du prix des biens qui ne font que suivre l'inflation
à négliger la baisse réelle du prix d'un bien dont le prix nominal est resté identique
dans une période d'inflation
et inversement dans une période où les prix sont en baisse.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
Ceux que l’inflation favorise (1)
les débiteurs : L’inflation diminue le coût réel de l’endettement
en fonction de la différence entre le niveau des taux d’intérêt
nominaux et le niveau général des prix. Feuille Excel de correction des Quizz_calcul
inflation et [Link]
Les détenteurs de patrimoines physiques :Il y a augmentation
de la valeur des patrimoines physiques (immobilier, par
exemple).
l’Etat : l'inflation diminue le poids de la dette pour les États.
Elle a parfois été délibérément utilisée à cette fin. Plus
l’inflation est forte plus le PIB en valeur augmente, ce qui tend
à faire baisser le ratio dette / PIB.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
Ceux que l’inflation favorise (1)
» Exemple illustratif : sur l’impact positif de l’inflation sur le poids de la dette
des Etats
» Prenons une dette Do = 1000 milliards au temps to avec le PIBo = 4
milliards et un taux de 3% l’an mais à partir de la 3ème année.
» Le ratio Do / PIBo = 1000/4000= 25%. Supposons qu’à l’année 1 le
taux d’inflation soit de 5%.
» A niveau d’activité constant, le PIB augmente de 5%, le PIB 1 = 4000
x (1+0,05) = 4200 et le ratio dette/endettement = 1000/4200 baisse
à 24,8%.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
Ceux que l’inflation favorise (2)
Les entreprises : L’inflation améliore la rentabilité
financière des entreprises; elles sont incitées à
recourir au financement externe car les taux de
profit internes sont supérieurs au taux d’intérêt des
capitaux empruntés.
L'effet de levier désigne l'utilisation de l'endettement pour augmenter la capacité d'investissement et
l'impact de cette utilisation sur la rentabilité des capitaux propres investis.
Il y a augmentation de l’investissement et de la rentabilité financière des entreprises en raison d’un
allègement des dettes parce que le taux d’intérêt nominal est diminué du taux d’inflation.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
Ceux que l’inflation favorise (3)
les créditeurs qui ont réussi à se surprotéger
contre l'inflation : en exigeant des
contreparties du prêt peu sensibles à
l'inflation ou un taux de remboursement
indexé sur l'inflation (prêt à taux variable).
les détenteurs d'actifs (par opposition aux
détenteurs de monnaie)
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
Ceux que l’inflation favorise (4)
les détenteurs de stocks lorsque ceux-ci ont été
achetés avant ou en début de hausse des prix et qui
peuvent pratiqué des taux bien au-dessus de la
marge habituelle
les importateurs qui vendront plus facilement les
produits étrangers dont le prix n'a pas de raison
d'augmenter autant et leurs clients qui dépenseront
moins, en terme réel, pour le même produit
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (4)
L’inflation est relativement neutre pour
les détenteurs de revenus indexés sur
l'inflation
les créditeurs qui se sont correctement
protégés au travers de système de
garanties divers
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (5)
L’inflation provoque des adaptations
pression accrue en faveur de l'indexation des revenus sur l'inflation
hausse de l'endettement puisqu'il est plus avantageux d'être débiteur
que créancier
incitation à investir : arbitrage en faveur des actifs productifs et de
l'endettement, au détriment de la détention de monnaie et la situation
de créancier
hausses préventives des prix, des loyers, des taux de crédits, etc.
révision des anticipations : accréditation de l'idée qu'un nombre
croissant d'agents économiques agissent ou vont agir pour se
prémunir de l'inflation
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (6)
Emetteurs versus détenteurs de monnaie
Lorsqu’elle est due à une création ex nihilo de
monnaie, l'émetteur de monnaie, État, système
bancaire ou faux-monnayeur, s'enrichit (il peut acheter
plus de choses qu'avant). Mais c'est aux dépens des
autres détenteurs de monnaie ou des vendeurs.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les faux-monnayeurs sont ou
devraient être sévèrement pénalisés.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (7)
Inflation, revenus du travail et troubles sociaux (1)
L'inflation réduit les revenus du travail pour deux
raisons
i) ils sont très généralement perçus après l'exécution du
travail, ce qui fait du travailleur un créancier (or,
l'inflation est défavorable au créancier).
ii) leur montant est souvent fixé à l'avance pour plusieurs
périodes successives ; en l'absence de mécanisme
compensateur qui rehausse la somme à verser, le
pouvoir d'achat du travailleur est réduit.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (7)
Inflation, revenus du travail et troubles sociaux (2)
L’inflation peut engendrer ou accentuer des troubles
sociaux
Lorsque leur baisse de pouvoir d'achat devient
sensible, les travailleurs exigent des corrections.
L'inflation est considérée comme une des raisons
ayant poussé la population dans la rue lors de la
révolution égyptienne de 2011 et lors de la
révolution tunisienne de 2011.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (8)
Inflation et allocation des ressources
Pour l'ensemble de l'économie, les coûts de
l’inflation sont liés à des difficultés d'allocation
efficace des ressources et aussi des gains en raison
de l'irrationalité sur les marchés financiers.
Cette irrationnalité se traduit dans le fait que la plupart de temps le cours
observé s’écarte durablement de la valeur réelle des entreprises, encore
appelée « valeur fondamentale ». Ce qui conduit les agents à acheter ou
vendre dépend étroitement de ce qu’ils pensent que les autres feront. Le
rôle du mimétisme y est alors essentiel.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (9)
Inflation et incertitude
Parce que l'inflation dépend souvent de
décisions discrétionnaires que les agents
peuvent difficilement anticiper correctement
elle fait peser un risque sur toute décision
d'investissement ou de prêt, réduisant les
incitations à des investissements productifs.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (10)
Inflation et friction
Le mot friction fait référence aux inconséquences de
ce que, certains agents, pour une raison ou une autre,
peuvent s’ajuster avec quelque retard à la conjoncture.
Les agents peuvent hésiter à ajuster systématiquement leurs prix face
à l'inflation lorsque cela a un coût, même très faible, pour eux (par
exemple le coût de changement des étiquettes des prix qu'il faut faire
réimprimer). Les agents n'ajustent alors l'allocation de leurs ressources
qu'avec un retard. Ce qui peut avoir des conséquences importantes
sur l'allocation d'ensemble des facteurs, pouvant conduire à
d'importantes inefficacités.
Les effets de l’inflation sur les agents
économiques (11)
De l’inflation à l’hyper-inflation
Globalement, l'économie d'un pays fonctionne à très très court terme en
hyperinflation (bien moins d’une année).
les entrepreneurs tendent à s'intéresser plus à la gestion de leur
trésorerie qu'aux décisions de production et d'investissement ;
l'impact sur le coût des produits alimentaires, ou de première
nécessité, entraîne une rupture des chaînes de production et affecte
l'équilibre économique ;
Le système fiscal s’affaiblit : entre le moment où l'impôt est payé et le
moment où il entre dans les caisses de l'État, sa valeur tend
rapidement vers 0
Inflation versus déflation : qui est le
pire adversaire de l’économie ? (1)
La déflation résulte structurellement d’un déséquilibre durable
entre l’offre et la demande, la première étant supérieure à la
seconde.
La déflation semble à priori être une bonne chose : parce que
les prix baissent, le pouvoir d’achat des consommateurs est
augmenté. Cela stimule la consommation, et redonne du
travail aux entreprises. C’est le scénario libéral.
Mais le problème de la déflation, c’est le poids
supplémentaire qu’elle fait peser sur les agents
endettés.
Inflation versus déflation : qui est le
pire adversaire de l’économie ? (2)
En situation de déflation, les entreprises voient leurs multiples
charges fixes et d’emprunt peser beaucoup plus lourd du fait de la
baisse du prix de ce qu’elles vendent. Leurs résultats sont
diminués d’autant, ce qui multiplie faillites et licenciements. D’où
l’accroissement du taux de chômage.
Tandis que l’inflation pousse au crédit, la déflation pousse au
désendettement. Or la croissance économique, c’est du crédit,
encore du crédit, toujours du crédit. Le désendettement
généralisé, c’est la contraction du crédit, la dépression et le
chômage de masse.
Voilà pourquoi la déflation fait si peur aux pouvoirs
publics.
Inflation versus déflation : qui est le
pire adversaire de l’économie ? (3)
Toutefois, la principale raison pour laquelle la déflation
fait paniquer les Etats et les banquiers centraux, c’est
parce que si elle s’enclenche, il est très difficile de
l’arrêter. Pour stopper l’inflation il suffit d’accroître
fortement les taux d’intérêt.
On ne peut pas faire la même chose avec la déflation. Pour
pouvoir agir contre la baisse des prix, il faudrait décourager
complètement l’épargne, en instaurant des taux d’intérêt
négatifs : vous “placez” 100 000 à la banque, et on vous
rend seulement 95000 à la fin de l’année par exemple.
Conclusion partielle 2 (1)
» Mauvaise ou bonne ? Ce qui paraît évident est que les Etats
ont besoin d’un peu d’inflation s’ils ne veulent pas que leur
économie stagne. L’inflation accompagne normalement les
économies en croissance.
» Une hausse régulière mais modérée du niveau général des prix
est l’objectif principal des politiques monétaires conduites par
les Gouvernements et les banques centrales.
» Cela permet aux entreprises d’ancrer leurs anticipations de
hausses des prix à moyen et long terme. Le caractère
prévisible de ces dernières est favorable à la prise de décision
d’investir car il réduit l’incertitude sur les revenus futurs
engendrés par l’investissement.
Conclusion partielle 2 (2)
Tout l'enjeu pour les Etats et les autorités
monétaires consiste à agir
préventivement afin de ne pas tomber
dans la déflation ou dans l’hyperinflation
qui constituent les deux vrais dangers
pour une économie. La première citée
l’étant plus que la seconde qui est une
inflation galopante.
V- L’INFLATION : QUEL
RAPPORT AVEC LE
CHÔMAGE ?
Problématique
Le chômage et l’inflation constituent les deux principales
mesures des performances économiques d’un
gouvernement en relation avec le bien-être de sa
population. La première étant mieux connue des
populations que la deuxième.
Les exposés précédents permettent de répondre par
l’affirmative à la question de savoir s’il existe un
rapport entre le chômage et l’inflation. Mais de quel
type et dans quelle mesure ?
Définition du taux de chômage
Pour faire plus simple, « le chômage représente
l'ensemble des personnes de 15 ans et plus, privées
d'emploi et en recherche d’un » . La population active
regroupe la population active occupée (appelée aussi
« population active ayant un emploi ») et les chômeurs.
Le taux de chômage est la proportion
du nombre de chômeurs dans la
population active.
La courbe de Phillips (1)
C’est en 1958 que l'économiste néo-
zélandais Alban Phillips théorise la relation
entre taux d'inflation et taux de chômage :
lorsque le taux de chômage diminue, les
salaires montent, et les entreprises
haussent les prix pour rétablir leurs marges ;
inversement, les prix baissent quand le
chômage augmente
La courbe de Phillips (2)
C’est en 1958 que l'économiste néo-
zélandais Alban Phillips théorise la relation
entre taux d'inflation et taux de chômage :
lorsque le taux de chômage diminue, les
salaires montent, et les entreprises
haussent les prix pour rétablir leurs marges ;
inversement, les prix baissent quand le
chômage augmente
Ecart de négociation et inflation
La notion d’écart de négociation
L’écart de négociation est la différence entre,
d’une part, le salaire réel que les entreprises
souhaitent offrir afin de donner aux travailleurs des
incitations à travailler et, d’autre part, le salaire réel
qui permet aux entreprises d’obtenir la marge sur
les coûts qui maximise les profits étant donné le
degré de concurrence.
Ecart de négociation et inflation
La notion d’écart de négociation
Une augmentation du pouvoir de négociation des
entreprises face aux consommateurs due généralement
à une moindre concurrence leur permet de fixer une
marge plus élevée.
Une augmentation du pouvoir de négociation des
travailleurs face aux entreprises leur permet d’obtenir un
salaire plus élevé en échange de leur grande implication
dans leur travail.
Chômage versus inflation (1)
» La courbe de Phillips tend à montrer qu’il existe un taux
de chômage « naturel ». Il est défini comme le « taux de
chômage d'équilibre vers lequel le chômage
converge, en l'absence de chocs d'offre temporaires,
une fois que le processus d'ajustement dynamique
de l'inflation est achevé », qui est compatible avec une
inflation modérée stable .
Taux de chômage naturel = inadaptation de certains individus + chômage
frictionnel + chômage volontaire. Le chômage naturel est aussi parfois
considéré comme synonyme du NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of
Unemployment).
Chômage versus inflation (2)
A partir NAIRU :
Si le chômage est plus bas que le niveau à
l’équilibre : il y a un écart de négociation positif et
inflation.
Si le chômage est plus élevé que le niveau à
l’équilibre : il y a un écart de négociation négatif et
déflation.
Si le marché du travail est à l’équilibre : il n’y a pas
d’écart de négociation et le niveau des prix est
constant.
Chômage versus inflation (3)
La relation « négative » entre le chômage et l’inflation
signifie qu'au-delà d'un certain niveau de chômage, les
salariés ne sont plus en position de force pour exiger
une hausse de salaire. Le partage des gains de
productivité s'effectue alors en faveur de l'entreprise.
les salariés ont théoriquement plus de pouvoir quand il y a
un faible taux de chômage. Un taux d’inflation modérée
et stable a un effet positif sur l’emploi. Il est reconnu
aujourd’hui qu’un peu d’inflation est une bonne chose,
tant qu’elle demeure constante.
Conclusion partielle 3 (1)
Le rapport entre l’inflation et le chômage est
un rapport d’interdépendance : « tu me
tiens, je te tiens ! ». S’il n’y a pas un arbitre
on se gâte ensemble, et ça peut arriver à
l’hyper-inflation. C’est très souvent
l’inflation qui lance les hostilités !
Conclusion partielle 3 (2)
Comment faire baisser le taux de chômage sans
déclencher une spirale inflationniste ? Telle est la principale
préoccupation des décideurs publics au jour le jour.
Ils doivent arbitrer entre deux objectifs « contradictoires » : la
hausse de l’inflation constitue le coût d’opportunité d’une baisse
du chômage, et la hausse du chômage constitue le coût
d’opportunité d’une moindre inflation
Sans oublier que l’économie est sujette à des chocs qui
peuvent empirer à la fois l’inflation et le chômage et limiter
l’ensemble des résultats possibles.
VI- L’INFLATION : Les politiques
et moyens de régulation de
l’inflation
Constat
L’interdépendance entre le chômage et l’inflation se traduit dans le fait
suivant : « la hausse de l’inflation constitue le coût d’opportunité
d’une baisse du chômage, et la hausse du chômage constitue le coût
d’opportunité d’une moindre inflation ».
Au-delà des politiques de lutte contre l’inflation, les Etats en solo ou
en communauté mettent aujourd’hui en place une politique de
régulation de l’inflation. Dans cette mise en œuvre, il apparaît
nécessaire de veiller à ce que les actions entreprises ainsi que les
moyens mis en œuvre soient coordonnés pour tendre vers le taux de
chômage n’accélérant pas l’inflation
S’agissant de la régulation au jour le jour de l’inflation, les banques
centrales sont à l’avant-garde à travers la régulation de la création
monétaire et la politique de ciblage de l’inflation.
1- L’approche normative politique
économique
L’approche normative présente l’intervention des pouvoirs publics dans
l’activité économique telle qu’elle doit être.
1. La fonction d’allocation des ressources. L’État effectue des dépenses pour
entretenir son administration et pour financer des biens collectifs tels que
l’activité de défense et les infrastructures routières.
2. La fonction de redistribution des revenus. Par la fiscalité et les dépenses
publiques, l’État modifie la répartition des revenus et les patrimoines des
différents agents économiques.
3. La fonction de stabilisation de la conjoncture. L’État conduit des politiques
contracycliques en relançant l’activité face à une dépression et en
restreignant les dépenses publiques face à de l’inflation (ex. : stop and go).
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (1)
» Inflation d’origine monétaire : réduire la masse monétaire
3 outils : le taux d’intérêt les réserves obligatoires et
l’encadrement du crédit.
1. Augmenter le taux d’intérêt : le coût du
crédit est renchéri, la demande de crédit
diminue, la masse monétaire diminue et le
taux d’inflation diminue.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (2)
Inflation d’origine monétaire : réduire la masse monétaire
2. Augmenter le taux de réserves obligatoires. Les réserves
obligatoires sont une partie des crédits accordés par les banques
commerciales placée à la banque centrale. C’est une pénalité (il
n’y a pas de rémunération).
3. Imposer des quotas de volumes de crédit mensuels aux
banques commerciales dans le but essentiel de canaliser les
crédits distribués aux particuliers et aux entreprises. Si jamais le
plafond est dépassé, les banques doivent payer une pénalité,
bloquée avec les réserves obligatoires.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (3)
L’inflation est due à un excès de la demande : politique budgétaire
Il s’agira de freiner la demande en réduisant le revenu disponible à la
consommation ou de stimuler l’offre, même au travers des importations.
L’objectif étant de rétablir l’équilibre offre/demande.
• La politique budgétaire applicable consiste à maitriser les dépenses
publiques : geler les dépenses publiques en diminuant les investissements
publics et privés ; les prestations sociales, en réduisant le nombre de
ministères ou les budgets des ministères, le nombre de fonctionnaires, en
fusionnant les services publics…
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (4)
L’inflation est due à un excès de la demande : politique budgétaire
• L’État peut aussi augmenter la fiscalité. Mais le pouvoir d’achat des
ménages diminuera, provoquant une diminution de la consommation, mais
une hausse des recettes fiscales. Il est important de noter que la TVA (Taxe
sur la Valeur Ajoutée), assise sur la consommation, constitue une part très
importante dans le montant des impôts collectés par les pouvoirs publics …
Ainsi, si la consommation diminue, les recettes fiscales issues de la TVA
reculeront.
• L’Etat peut stimuler les importations en prenant le risque d’un déficit de la
balance commerciale. Il peut utiliser ses réserves de change et recourir, si
besoin est, aux emprunts extérieurs.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (5)
L’inflation est due aux coûts de la production : politique des revenus
Contrôle des prix, désindexation du travail ; encouragement des gains de
productivité, baisse des charges sociales constituent les principaux
instruments employés.
» Le gouvernement peut inciter les entreprises à modérer la hausse des
prix.
» Il peut surveiller ou même bloquer certains revenus pendant une
durée déterminée (interdiction d’indexer les salaires sur le taux
d'inflation, contrôle de la redistribution des revenus de transferts).
» L’Etat veille à ce que la hausse des salaires ne soit pas supérieur au
gain de productivité. L’augmentation des salaire ne doit pas être supérieur au
gain de productivité.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
A. Les politiques conjoncturelles de lutte contre l'inflation (6)
» Le cas de la hausse du prix de l’énergie et des matières premières
(inflation importée) :
Politique de substitution
Augmentation des taux de change : on mesure le risque car ce
type d’action renchérit les exportations
» Pour les pays en développement, l’Etat peut, à court terme,
avoir recours ses réserves de change pour continuer à
importer en minimisant l’impact sur les prix intérieurs.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
B. Les politiques structurelles de lutte contre l'inflation
Les principales mesures sont la déréglementation, l’amélioration de la
régulation économique et du fonctionnement des structures.
Des marchés : concurrence, transparence et flexibilité
» politique de lutte contre l’inflation très interventionniste : Veiller sur
l’existence d’une concurrence (lutte contre les oligopoles, les monopoles,
les ententes, les abus de position dominante entre autres).
Des entreprises : Mettre en place à moyen ou à long terme des mesures
leur permettant de rétablir ou d’améliorer la compétitivité.
Infrastructures routières et de communication : désenclavement des zones
intérieures de production de cultures vivrières, qui permette de maintenir
l’offre en toute saison etc.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
C. Le cas particulier de l’hyper-inflation
L’hyper-inflation est la forme la plus redoutée de l’inflation : plus de 50%
d’augmentation mensuelle du niveau de l’IPC. La monnaie perd toute sa valeur
et il est pratiquement impossible de rétablir sa crédibilité. Les pays qui ont subi
une crise hyper-inflationniste changent généralement de monnaie.
» Le lancement de la nouvelle monnaie s’accompagne de réformes
économiques drastiques (austérité budgétaire, indépendance de la banque
centrale…) visant à empêcher le financement du déficit public par la
création monétaire.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
C. Le cas particulier de l’hyper-inflation
L’hyper-inflation est la forme la plus redoutée de l’inflation : plus de 50%
d’augmentation mensuelle du niveau de l’IPC. La monnaie perd toute sa
valeur et il est pratiquement impossible de rétablir sa crédibilité.
Les pays qui ont subi une crise hyper-inflationniste changent
généralement de monnaie.
Le lancement de la nouvelle monnaie s’accompagne de réformes
économiques drastiques (austérité budgétaire, indépendance de la
banque centrale…) visant à empêcher le financement du déficit public
par la création monétaire.
2- Les politiques économiques de lutte
contre l’inflation
D. Le cas particulier de la stagflation
Rappel : La stagflation est une expression économique pour désigner
une période avec une croissance molle ou nulle et une forte inflation.
Pour que l'on puisse parler de stagflation, il faut que la hausse des prix
et le ralentissement économique soit durable.
Généralement, pour sortir d'une période de stagflation, la
banque centrale intensifie les mécanismes de la création
monétaire (technique de la planche à billets) pour tenter de se
sortir de la croissance molle. Le problème, c'est que cela
continue d'alimenter la hausse des prix...
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
La politique monétaire est placée sous la responsabilité
des banques centrales.
Dans les communautés économiques, cette politique est
assurée au niveau de la Banque centrale
communautaire et non au niveau des Etats.
Le rôle de la politique monétaire est de veiller à la
stabilité monétaire et financière : fournir les liquidités
nécessaires à la croissance économique tout en
garantissant la stabilité de la monnaie.
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
A. La régulation de la création monétaire par la banque
centrale
Augmentation du montant des réserves obligatoires
(déjà mentionnée plus haut)
Encadrement du crédit : presque plus utilisé car il est
jugé trop « autoritaire ».
Open market : C’est l’instrument le plus utilisé. La
banque centrale intervient directement sur le marché
monétaire pour accroître ou restreindre la quantité de
liquidités disponible, ce qui se répercute sur le prix de
l’argent, c’est-à-dire le taux d’intérêt.
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
B. La politique de ciblage de l’inflation (1)
Le ciblage d'inflation est un cadre d'application de la
politique monétaire en liberté surveillée. Il s’agit d’une
stratégie de la politique monétaire qui s’articule autour
de cinq caractéristiques :
l'annonce publique d'une cible numérique d'inflation à moyen
terme ;
la mise en place d’un engagement institutionnel de la stabilité des
prix comme étant le principal objectif de la politique monétaire,
auquel les autres objectifs sont subordonnés ;
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
B. La politique de ciblage de l’inflation (2)
l’utilisation d’une stratégie informationnelle axée sur plusieurs
variables en plus des agrégats monétaires ou du taux de change
pour décider des instruments de la politique monétaire ;
l'accroissement de la transparence de la stratégie de la politique
monétaire à travers la communication avec le public sur le plan
d'action, les objectifs et les décisions des autorités monétaires et
l'augmentation du degré de responsabilité de la banque centrale
pour atteindre ses objectifs en matière d'inflation.
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
Le ciblage de l’inflation dans le monde
De plus en plus donnent à leur banque centrale l’indépendance
institutionnelle et le mandat statutaire d’appliquer une politique
monétaire axée avant tout sur une forme quelconque de stabilité des
prix.
Selon FMI, cette approche de régulation de l’inflation a contribué dans
une large mesure au maintien de la stabilité des prix dans les pays
industrialisés.
Le FMI estime qu’elle accroit la transparence et pousse les
responsables à approfondir les réformes. Elle semble prometteur pour
les pays en développement
3- Les politiques monétaires de
régulation de l’inflation
Exemple en Afrique : l’objectif de la stabilité des prix dans les Etats
membres de l’UEMOA
La réforme institutionnelle de l’UEMOA et de la BCEAO entrée en
vigueur le 1er avril 2010 a fixé pour la banque centrale un objectif
explicite de stabilité des prix.
Le cadre mis en œuvre en vue d’atteindre cet objectif se décline en
trois composantes : une définition de la stabilité des prix comme une
variation annuelle de l’indice harmonisé des prix à la consommation
(IHPC) comprise entre 1 et 3 %, l’utilisation de la prévision de
l’inflation comme principal indicateur pour la conduite de la politique
monétaire et l’adoption par le Comité de politique monétaire, sur une
périodicité trimestrielle, des mesures nécessaires à la réalisation de
l’objectif.
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
A. Synthèse des effets défavorables de l’inflation sur le pouvoir d’achat
Se prémunir contre l’inflation_comment faire -Prix_8-9 nov
[Link]
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
Y a-t-il moyen de se protéger contre l’inflation ?
La réforme institutionnelle de l’UEMOA et de la BCEAO entrée en vigueur
le 1er avril 2010 a fixé pour la banque centrale un objectif explicite de
stabilité des prix.
Le cadre mis en œuvre en vue d’atteindre cet objectif se décline en
trois composantes : une définition de la stabilité des prix comme une
variation annuelle de l’indice harmonisé des prix à la consommation
(IHPC) comprise entre 1 et 3 %, l’utilisation de la prévision de
l’inflation comme principal indicateur pour la conduite de la politique
monétaire et l’adoption par le Comité de politique monétaire, sur une
périodicité trimestrielle, des mesures nécessaires à la réalisation de
l’objectif.
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
Y a-t-il moyen de se protéger contre l’inflation ?
» Pas de recette miracle pour se prémunir contre l'inflation. Disposer
des actifs (actions, biens, avoirs, capitaux, etc.) semblent constituer la
meilleure ou en tout cas la moins mauvaise option. Le livret d’épargne
n’offre pas de garantie suffisante, les taux d’intérêt servis étant le plus
souvent inférieurs au taux d’inflation.
» La meilleure option consiste à investir dans des placements offrant un
rendement potentiel supérieur à celui du compte d'épargne. Une telle
stratégie d'investissement est optimale pour se prémunir contre
l'inflation. En échange de cette protection, l’on doit toutefois accepter
un degré de risque supérieur.
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
Y a-t-il moyen de se protéger contre l’inflation ?
Pas de recette miracle pour se prémunir contre l'inflation.
Disposer des actifs (actions, biens immobiliers, avoirs, capitaux, etc.)
semblent constituer la meilleure ou la moins mauvaise option.
Le livret d’épargne n’offre pas de garantie suffisante, les taux d’intérêt
servis étant le plus souvent inférieurs au taux d’inflation.
La meilleure option consiste à investir dans des placements offrant un
rendement potentiel supérieur à celui du compte d'épargne. Une telle
stratégie d'investissement est optimale pour se prémunir contre
l'inflation. En échange de cette protection, l’on doit toutefois accepter
un degré de risque supérieur.
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
Y a-t-il moyen de se protéger contre l’inflation ?
Se prémunir de l’inflation pour un individu ou un ménage pourrait
amener à modifier les habitudes de consommation.
A utilité plus ou moins similaire, substituer, si possible, les produits
les plus touchés par la hausse des prix par ceux qui le sont moins.
L’on peut par exemple substituer par exemple l’usage des transports
publics ou la marche-à-pied à une partie au moins des déplacements
par voiture personnelle ; etc.
4- Se prémunir contre l’inflation :
comment faire ?
Y a-t-il moyen de se protéger contre l’inflation ?
En période d’inflation, l’on devrait faire plus attention à ce
que l’on achète en établissant de bonnes priorités. Il
s’agit de ne pas tomber dans le piège de l’illusion
monétaire qui consiste à raisonner en monnaie courante,
sans tenir compte de l'inflation.
L’une des premières habitudes à acquérir est celle des
« budgets » individuel ou de famille, et de faire les
courses sur la base d’une liste préalablement établie et
qui tienne compte des priorités du moment.
4- Conclusion partielle 4 (1)
Globalement, après des siècles de mise en œuvre de politiques
de lutte contre l’inflation et de sa régulation, le monde semble
maîtriser le phénomène.
Les pays développés en première ligne, mais également les
pays en développement. Pour les pays de l’OCDE en
particulier, l’on parle de l’heure de la grande modération.
Aujourd’hui, Internet permet de mieux suivre ou contrôler les
marchés. Les gouvernements peuvent réagir plus rapidement
qu’hier pour se prémunir d’éventuelle distorsions des marchés.
4- Conclusion partielle 4 (2)
Le laisser-faire libéral n’est vraiment plus à la mode en ce
qui concerne l’inflation. Au-delà des politiques, les Etats
et les banques centrales choisissent de mettre en place
un système de régulation de l’inflation.
De plus en plus de pays font d’un certain taux d’inflation
le principal objectif de leur politique monétaire, et les
résultats sont pertinents.
Même l’utilisation massive de « la planche à billet » dans
la présente conjoncture de Covid 19 ne semble pas
modifier sensiblement cette tendance.
4- Conclusion partielle 4 (3)
Dans tous les pays, la maîtrise de l’inflation est un objectif prioritaire de
l’action des banques centrales. A ce jour, la plupart des pays dans le monde
pratiquent le ciblage d'inflation.
» La corrélation du phénomène avec le chômage est tellement à prendre au
sérieux que « La Réserve fédérale américaine (Fed), la banque centrale la
plus puissante du monde, veille à la stratégie monétaire des Etats-Unis tout
en étant chargée de favoriser la croissance, l'emploi et la stabilité des
prix. » Le Bureau international du Travail (BIT) organise des réunions
biannuelles sur l’IPC à Genève.
» Est-ce pour autant que tout danger est écarté ? Bien sûr que non. Au
contraire ! Le calme peut préparer la tempête.
4- Conclusion partielle 4 (4)
» Premièrement :« Les coûts associés à une inflation durablement basse
sont multiples. Entre autre, une baisse durable de l’inflation réduit les
marges de manœuvre de la politique monétaire conventionnelle lorsque les
taux d’intérêt directeurs se situent déjà à un niveau bas, ce qui est le cas
aujourd’hui. »
» Deuxièmement : Les bulles peuvent prendre une ampleur considérable,
puisque les prix ne font plus référence qu’à eux-mêmes (n’importe quel prix
paraît bas tant qu’on pense pouvoir revendre plus cher ensuite).
» Une bulle (par nature) finit toujours par éclater… L’endettement permet
d’élargir la demande pendant un temps et de repousser la chute, mais il y a
risque qu’elle n’en soit que plus brutale.
Conclusion
Conclusion générale de la formation sur l'[Link]
MERCI POUR VOTRE AIMABLE
ATTENTION
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QUESTIONS/COMMENTAIRES ??
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