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RSE : Enjeux et Diffusion en Entreprise

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est définie comme la responsabilité d'une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions sur la société et l'environnement, intégrant des comportements éthiques et transparents. Elle nécessite de traiter plusieurs domaines, tels que la gouvernance, les droits de l'homme et l'environnement, et s'est renforcée depuis les années 2000 face à des attentes croissantes en matière de développement durable. Les entreprises adoptent la RSE en réponse à des pressions institutionnelles, sociales et normatives, et sa diffusion peut se faire par divers processus organisationnels.

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RSE : Enjeux et Diffusion en Entreprise

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est définie comme la responsabilité d'une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions sur la société et l'environnement, intégrant des comportements éthiques et transparents. Elle nécessite de traiter plusieurs domaines, tels que la gouvernance, les droits de l'homme et l'environnement, et s'est renforcée depuis les années 2000 face à des attentes croissantes en matière de développement durable. Les entreprises adoptent la RSE en réponse à des pressions institutionnelles, sociales et normatives, et sa diffusion peut se faire par divers processus organisationnels.

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Le développement durable et la

responsabilité sociale des


entreprises
Définitions et enjeux de la RSE
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) peut se définir, selon la norme ISO
26000, comme :
« la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et
activités sur la société et sur l’environnement se traduisant par un comportement
éthique et transparent qui :

Contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être


de la société

Prend en compte les attentes des parties prenantes

Respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes
internationales de comportement

Est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mise en oeuvre dans ses


relations »
Définition et enjeux de la RSE
Elle nécessite pour les entreprises de traiter 7 domaines :

La gouvernance de l’organisation

Les droits de l’homme

Les relations et conditions de travail

L’environnement

La loyauté des pratiques

Les questions relatives aux consommateurs

Les communautés et le développement local


Définition et enjeux de la RSE

Selon la commission européenne en 2011, la RSE est


« la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles
exercent sur la société. Elle conduit une entreprise à respecter
les législations et conventions collectives et à engager en
collaboration étroite avec ses parties prenantes un processus
destiné à intégrer les préoccupations en matière sociale,
environnementale, éthique, de droits de l’homme et de
consommateurs dans les activités commerciales et la stratégie
de base »
Définition et enjeux de la RSE

La RSE se démarque donc du modèle Capitalisme :

Capitalisme : logique économique de satisfaction d’une seule


partie prenante

RSE : construction d’un écosystème conciliant l’économique,


le social, le sociétal et l’environnemental, favorable à tous
(salariés, clients, fournisseurs, territoire, société, pouvoirs
publics, ONG et associations)
Définition et enjeux de la RSE
Typologie des postures intellectuelles de la RSE (source : Michel
Capron et François Quairel-Lanoizelée)
Montée en puissance de la RSE :
une approche historique
Les premiers travaux de la RSE datent de 1950, même si les préoccupations sociales sont plus
anciennes.

Depuis le début du XXIème siècle, cette thématique est devenue l’une des problématiques
centrales des entreprises et des chercheurs en gestion :

Carroll -1999

De Bakker, Groenewegen et Den Hond - 2005

Acquier et Aggeri - 2008

Bonnafous-Boucher et Rendtorff - 2014

Capron et Quairel-Lanoizelée - 2015


Montée en puissance de la RSE :
une approche historique

Une quinzaine d’années après son lancement « officiel » au


niveau européen, la RSE n’est plus soupçonnée d’être un
phénomène de mode managériale et les interrogations sur sa
durabilité ont cessé.

A l’inverse, elle est désormais contestée car elle ne va pas aussi


loin dans la transformation des entreprises.
Montée en puissance de la RSE :
une approche historique
Porter et Krammer, 2011, souhaitent améliorer les approches en matières de RSE pour
qu’elles puissent transformer profondément (redéfinition du coeur de métier) et durablement
les entreprises. Ils privilégient pour cela le concept de valeur partagée (shared Value) qui
aurait le mérite de reposer sur la création simultanée de valeur économique (renforcement
de la compétitivité, amélioration de la position économique) et de progrès social
(amélioration des conditions sociales)
Montée en puissance de la RSE :
une approche historique
Les dates clés de la RSE (mondiales)
Montée en puissance de la RSE :
une approche historique
Les dates clés de la RSE (orientées France)
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
L’adoption de la RSE est en partie liée à l’institutionnalisation de ce phénomène au travers de différents
éléments :

Large diffusion du concept de développement durable à partir des années 1990 au travers notamment
de la définition popularisée par le rapport Brundtland en 1987 : « Un développement qui répond aux
besoins des générations du présent sans compromettre la capacités des générations futures à
répondre aux leurs »

Multiplication des appels à la RSE à partir de 2000

Apparition d’une demande sociale, qui devient difficile d’ignorer (activisme des ONG, pressions
sociales..)

Développement d’un discours normatif autour du respect des générations futures

Élargissement de la notion de parties prenantes (du seul actionnaire à la société civile)

Pressions exercées par les marchés financiers (développement de l’investissement socialement


responsable, de la notation extra-financière et des indices éthiques)

Production de normes (ISO 26000)


Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
Les sept principes de la norme ISO 26 000
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
Suite à la crise légitimée des débuts des années 2000, et
amplifiée par la crise des Subprimes (2008), les entreprises se
sont retrouvées dans un environnement institutionnalisé
caractérisé par de fortes attentes en termes de triple
performance sociale, économique et environnementale.

Les entreprises subissent des obligations des transformations en


faveur de la RSE (sous peine d’être sanctionné)
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
La RSE résulterait de 3 isomorphismes :

L’isomorphisme coercitif avec la montée des contraintes imposées par la loi, les
règlements, accords internationaux autour des principes de non-discrimination
et de développement durable assorti d’un arsenal de sanctions en cas de non-
respect

L’isomorphisme normatif où les comportements socialement responsables


encouragés et tout comportement contraire est perçu négativement (pressions
émanantes notamment du milieu professionnel avec la production de codes) :
dégradation de l’image en cas de non-respect

L’isomorphisme mimétique avec l’adoption de la RSE par des entreprises


leaders et légitimes (Danone en France par exemple) qui poussent les autres
acteurs à reproduire des comportements connus et reconnus dans un champ.
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
Une entreprise, même opposée idéologiquement, ne peut rester
inactive face aux développements de la RSE. Elles peuvent,
cependant, mettre en place, face aux pressions institutionnelles, des
stratégies qui vont de la soumission à l’attaque.
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
Oliver propose 5 facteurs (appelés prédicatifs) permettants de prédire la stratégie suivie :

La cause de la pression institutionnelle (légitimé sociale versus efficacité économique) : le fait que la pression
porte sur une pratique légitime socialement favorise les stratégies d'acceptation (volontarisme)

Les Sources de la pression (multiplicité de demandes et dépendances vis-à-vis des institutions) : l'existence de
demandes multiples et contradictoires ne pousse pas à des stratégies d'acceptation ; en revanche, la
dépendance des organisations vis-à-vis des instances « demandeuses » pousse à l’acceptation

La teneur des normes et exigences : plus les objectifs de l'organisation sont congruents avec les normes
institutionnelles, plus elle les acceptera ; elle refusera au contraire les normes jugées arbitraires

La nature du contrôle exercé (obligation légale versus démarche volontaire) : les contraintes de type légales et
coercitives peuvent tout à la fois favoriser les stratégies d'acceptation (obéissance aux règles) comme les
stratégies de contournement (évitement, compromis…) ; Les démarches volontaires favorisent les stratégies
d'acceptation, car leur diffusion volontaire va renforcer leur adoption et par là même leur légitimité

Le contexte (environnement incertain, interconnexions entre organisations) : l'incertitude et l'existence


d'interconnexions entre organisations favorisent les stratégies d’acceptation
Pourquoi les entreprises adorent-
elles la RSE aujourd’hui ?
L’acceptation de la RSE par une entreprise correspond à l’approche
interprétative de l’économie des conventions
Comment la RSE se diffuse-t-elle
dans une entreprise ?
On peut identifier 4 processus de diffusion d’une démarche RSE :

Le processus Bottom-up ou rhétorique : le dirigeant prend en charge l'inscription du projet


RSE dans l'agenda organisationnel de l'entreprise (production d'un discours et d'une
incitation à l'action) et engage toutes les entreprises dans le projet sans que les modalités
de la diffusion soit clairement définies

Le processus délibéré : la DG initie le projet RSE alors que la mise en œuvre est confiée à la
ligne hiérarchique

Le processus émergeant : les cadres intermédiaires ou opérationnels sont à l'origine du


projet. Ce dernier est sélectionné par le noyau stratégique puis retenu par les cadres
opérationnelles ou intermédiaires

Le processus discrétionnaire : le dirigeant n’intervient à aucun moment dans le processus


de formation. Les acteurs (cadres intermédiaires et/ou opérationnelles) définissent et
mettent en place un projet socialement responsable sur leur « zone d'autonomie »

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