IMPRESSION
CARTOGRAPHIQUE
L'invention de Gutenberg aura régné sans partage
pendant plus de 400 ans, avant que la révolution
industrielle du XIXe siècle ne provoque l'arrivée de
nouvelles technologies. La deuxième révolution
viendra de l'informatique. Petite histoire de
l'imprimerie.
I - INTRODUCTION
Qu’entend-on par imprimerie ?
Au sens propre, le terme « imprimerie » désigne le procédé qui consiste à
reproduire en quantité abondante des écrits et/ou des illustrations sur un support
matériel comme du papier, ceci à des fins de distribution de masse. L’ensemble
des techniques utilisées pour parvenir à ce résultat est appelé la « chaine
graphique », et il regroupe la composition des textes, la reliure, la pliure, la
brochure et la photogravure. Après la Seconde Guerre mondiale, le terme
générique « imprimerie » a été remplacé par l’expression « industries graphiques »
pour désigner le procédé de création et de distribution de la presse écrite.
II - PETITE HISTOIRE DE L'IMPRIMERIE
La boussole, la poudre, le papier et l’imprimerie : autant
d'inventions majeures attribuées aux Chinois qui ont permis
à l’Occident de se moderniser et d’imposer sa suprématie au
reste du monde. Si les Chinois sont bien à l’origine de
l’imprimerie, pour un grand nombre d’historiens, l’imprimerie
moderne reste le fait de l'Allemand Johan Gutenberg qui,
vers 1440, fond des caractères mobiles pouvant être Jean Gutenberg
(La
réutilisés indéfiniment. Il donne naissance à la typographie. typographie)
1-La genèse de l’imprimerie
La naissance de l’imprimerie est étroitement subordonnée à celle de
l’écriture. Cela va de soi, il fallait bien savoir écrire avant de penser à faire de
l’imprimerie. C’est autour des années 3100 av. J-C. que l’écriture a été
inventée par les Sumériens. Elle est également apparue chez les Égyptiens
avec les hiéroglyphes et le papyrus, et chez les Grecs avec les scribes
appelés copistes à l’époque. Ce n’est qu’au IVe siècle en Chine que les
prémices de l’imprimerie virent réellement le jour avec la xylographie, une
technique consistant à se servir de plaques en bois sculptés pour reproduire
une forme de façon indéfinie à la manière d’un tampon.
2-L'avant
Gutenberg
Retour en arrière. Bien avant Gutenberg, plusieurs techniques se succèdent pour propager le
savoir. Les Assyriens écrivent sur des tablettes d’argile, les Égyptiens sur des rouleaux de
papyrus et les Chinois sur des livres de bois et de soie. Les Romains adoptent le parchemin
et emploient le livre non roulé reprenant la forme des tablettes. Plus facile d’emploi, cette
forme reçoit le nom de codex.
L’évolution de la tablette écrite vers la tablette gravée pour obtenir plusieurs exemplaires au moyen
d’une impression, apparaît en Chine dès le IIe siècle après J.-C. Gravées initialement dans la
pierre, puis dans le bois, ces tablettes donnent naissance à la xylographie. Ce développement
chinois, point de départ de l’imprimerie, se répand largement en Occident dès le Moyen Âge, pour
réaliser des livres tabellaires au détriment de la copie. Au début du XVe siècle, la xylographie
permet des impressions feuille à feuille pour reproduire une iconographie essentiellement
religieuse et imprimer des cartes à jouer ainsi que des calendriers.
Pour graver en relief, le graveur évide les
parties blanches et épargne le dessin
laissé au niveau initial. Contrairement à la
gravure en creux, c'est le relief qui reçoit
l'encre, à la manière d'un tampon. La
gravure en relief est encrée au rouleau,
puis imprimée soit à la main, soit à l'aide
d'une presse typographique, au plateau
descendant à la verticale.
L’utilisation de plaques en métal gravées
en creux, vers le milieu du XVe siècle,
donne naissance à la taille-douce, réservée
à l’origine exclusivement à la
d’images. Il ne s'agit pas encore de
reproduction
typographie, puisque ce dernier Xylographie
que procédé est en creux.
3: -30'000 à -300. LES PREMIERS SIGNES et
l'ÉCRITURE
-30’000 . Les premières graphies. Art rupestre, décoration de
poteries, etc... Signes traduisant un langage gestuel.
-3’100 . La première écriture est inventée par les Sumériens.
L’écriture cunéiforme (du latin : cuneus, clou)
-3’000 . Les Egyptiens créent les hiéroglyphes dès la 1ère dynastie
(3)
-2’400 . Les Egyptiens utilisent le papyrus
-1’400 . Le premier véritable alphabet apparaît au Proche-Orient
(5)
-300 . L'alphabet latin de 19 lettres est constitué
100. Le PAPIER
Au IIe siècle de notre ère, les Chinois inventèrent le
papier à base fibre de lin, de chanvre ou de mûrier pour
obtenir la pâte à papier.
300 ~ 900. La XYLOGRAVURE
Les Chinois ont été aussi les premiers à
utiliser la xylographie, technique de la
gravure sur bois. Au XIe siècle ils
développent les caractères mobiles. Le
n’est pas antérieur à 868. C’est le plus
ancien xylographe de Sutra du Diamant
P
~ 1450. LA TYPOGRAPHIE
Jean Gutenberg de Mayence développa la typographie au milieu du
XVe siècle, il est considéré comme le premier imprimeur typo.
L'originalité de l'invention de Gutenberg, fut d'utiliser des caractères
mobiles, fondus en plomb, donc réutilisables pour composer d'autres
textes. Les occidentaux lui attribuent trop souvent à tort l'invention de
l'imprimerie (on doit aux Chinois les premières impressions
typographiques avec des caractères mobiles en terre cuite ou en
bois, vers le XIème siècle).
C’est à partir de cette époque que va vraiment naître une véritable
industrie du livre.
La typographie est un procédé d'impression sur formes en relief; caractères
mobiles en métal gravés ou moulés (voir même en bois ou en plastique). Les
lignes sont justifiées en longueur, une lettre après l'autre dans un outil appelée
le «composteur», le tout est ensuite assemblé en une «forme» carrée ou
rectangulaire représentant le miroir de page à imprimer. Cette surface ou
forme est finalement encrée et reportée par pression sur une feuille de papier.
Ce procédé était encore en vogue jusqu'au milieu des années 1970; il a
pratiquement disparu de nos jours. Aujourd’hui seuls quelques livres de
bibliophilie sont encore composés et imprimés avec ce procédé.
1796 . LA LITHOGRAPHIE
Découverte d’Aloïs Senefelder, la lithographie est inventée en 1796, c’est l’ancêtre de
l’offset.
Lithographie (du grec lithos: pierre et graphos, écrire). Procédé basé sur la répulsion
entre l'eau et un corps gras. Le sujet à imprimer est dessiné; il est reporté au moyen
d'un crayon gras sur une pierre calcaire. Par action de mouillage avec de l'eau, les
surfaces vierges (non imprimées) refusent l'encre qui est seulement attirée par les
régions grasses. Ce procédé est dit direct alors que l'offset, par son transfert sur un
blanchet, est dit indirect.
Ce procédé est aujourd'hui encore utilisé par des artistes pour des œuvres
graphiques à tirage limité.
1876-1904 . L’OFFSET
Même si l'on situe la découverte de l'offset entre 1876 et 1904, sa mise en oeuvre
dans l'industrie graphique ne date que des années 1950 à 70, suivant les imprimeries.
Dérivé de la lithographie, ce terme exprime à l’origine l’idée de décalque.
La copie d'un sujet est exécutée sur un support photosensible (plaque). Une fois
développée, la plaque est «calée» sur la presse, elle s'imprime sur un élément de
transfert, le blanchet, qui décalque à son tour l'image sur la feuille de papier. D'après
le même principe que la lithographie (protection des parties non imprimées par de
l'eau), la plaque est humectée par des rouleaux mouilleurs avant chaque encrage.
Depuis environ trente à quarante ans, dans les imprimeries à grande production,
l'offset a pris l'avantage sur tous les autres procédés d'impression (typographie,
héliogravure, sérigraphie).
4-ÉVOLUTION DES TECHNIQUES DE COMPOSITION
DES TEXTES
1450 À 2004
Les Chinois, premiers typographes ont utilisés des caractères et des motifs
mobiles en terre cuite, puis en bois (xylogravure) qui ont servi à produire les
premiers «objets» imprimés.
Plus tard vers 1450, Gutenberg compris bien vite que l'avenir résidait dans
l'utilisation de lettres métalliques mobiles assemblées (mélange de plomb,
d’étain et d’antimoine); il eut aussi l’idée d’accélérer le rythme du tirage en
créant la presse à imprimer.
Dès le début du 19e siècle, aux États-Unis, la mécanisation des fonderies de
caractères permet la production de masse des caractères mobiles pour la composition
manuelle; mais l'assemblage un par un, par le compositeur typographe de tous les
caractères restait une tâche lente et fastidieuse.
Dès les années 1820, on songe à mécaniser en créant des composeuses
mécaniques. A partir de 1886 seront introduits les systèmes Linotype et Monotype
permettant non seulement de composer des lignes entières, mais aussi de fondre de
nouveaux caractères pour chaque travail au moment de la composition, supprimant
ainsi la distribution. La Linotype assemblait des matrices et des espaces-bandes
justificatrices qui servaient de moule pour fondre la ligne en un seul bloc.
Les Linotype et Monotype ont ouvert une nouvelle voie d’innovation. Ces systèmes ont
été vendus jusqu’au début des années 1970, leur production fut arrêtée, alors que se
généralisait l’usage des systèmes de photocomposition.
Les premières tentatives de composition photographique datent de la fin du 19e siècle.
Mais c'est au cours des années 1960-1970, grâce à l'industrialisation de l'impression
offset que les premiers systèmes de photocomposition remplacent progressivement le
plomb. On peut citer les systèmes Lumitype-Photon et Compugraphic, qui dominèrent
le monde de la photocomposition; l'arrivée de l'ordinateur sonnera la fin des
photocomposeuses.
L'avènement des premiers ordinateurs Macintosh au milieu des années 1980 mettent
ainsi à la portée de presque tous les professionnels la puissance de gros systèmes. Les
premiers logiciels de publication assistée par ordinateur ont commencé à entrer dans
les ateliers de photocomposition. C'est le début de la PAO: les logiciels de mise en
page comme Ventura Publisher et Aldus PageMaker puis Quark XPress font leur
apparition. La suite nous la connaissons !
5-PROCÉDÉS D’IMPRESSION MOINS CONNUS, MAIS TOUJOURS
D’ACTUALITÉ
~ 1822des
Dérivée L'HÉLIOGRAVURE
méthodes de la gravure en creux. Procédé par lequel on grave l'image
photographique sur un cylindre de cuivre pour l'imprimer ensuite, comme une estampe,
à l'aide d'une presse.
Les parties imprimantes sont de minuscules godets sur un cylindre de cuivre. Lors de
l’impression ce cylindre trempe dans une encre très fluide, les godets se remplissent
d’encre, puis passe sous une «râcle» qui essuie toute l’encre en surplus; le cylindre
entrant ensuite au contact du papier, toute l’encre contenue dans les godets se dépose
sur celui-ci. L’avantage de l’héliogravure est de donner des noirs et des couleurs
intenses, son défaut est le coût de gravure des cylindres.
Ce procédé n’est utilisé que pour des revues à tirages très importants.
LA SÉRIGRAPHIE
Dérivée de la technique du pochoir, originaire de Chine.
Une toile de soie très fine (aujourd'hui du nylon) laisse passer l'encre. Il faut donc
boucher toutes les parties du dessin devant rester en blanc. Une fois l'écran prêt, on
applique celui-ci sur la surface à imprimer, et avec une raclette en caoutchouc, on
force l'encre préalablement appliquée à l'intérieur du cadre à passer à travers les
mailles de la toile qui sont débouchées, ce qui reporte le dessin sur le support à
imprimer.
Cette technique est très utilisée, car elle permet d’utiliser n’importe quelle encre sur
n’importe quel support: papier, tôle, verre, matériaux plastiques souples ou non. Elle
n’est donc pas prête à être abandonnée.
~ 1890 LA FLEXOGRAPHIE
La «flexo» est un procédé d'impression en relief (proche ou dérivé de la typographie)
qui utilise une forme imprimante souple: le cliché.
Le cliché (ou plaque) est développé dans une machine à l’aide d’un solvant approprié.
Les régions non insolées, constituant les zones non imprimantes, sont alors dissoutes
dans le solvant.
Le substrat est pressé directement sur les éléments imprimants pour réaliser le tirage.
L'encre est fluide et contient des solvants volatils. Les presses sont de type rotatives.
Très présente dans le domaine de l'emballage, la flexographie est utilisée pour
l'impression de supports aussi variés que le film polyéthylène, le carton ondulé ou le
carton plat.
6-L'AVENIR DES TIRAGES COURTS L'IMPRESSION
INDUSTRIELLE AVEC DES PROCÉDÉS TYPE COPIEURS
DIGITAUX (DIGITAL PRINTING)
~ 1938 – 2004 XEROGRAPHIE, LASER ET IMPRESSION NUMÉRIQUE
La photocopie fut inventée en 1903. Le premier photocopieur fut commercialisé en
1907.
Dans ce cahier, les autres procédés comme les imprimantes thermiques ou jet
d'encres ne sont pas considérés; ces derniers n'étant pas prévus pour des tirages
industriels, mais bureautiques.
Xérographie: cette invention est due à Xerox, elle date de 1938.
Un cylindre, recouvert d'un matériau photoconducteur, est chargé
de manière uniforme par effet Corona, grâce à un fil porté à une
tension de 7 à 8.000 volts. Dans l'obscurité, le photoconducteur
est isolant. Dans les zones où il est rendu conducteur par un
rayonnement lumineux (souvent issu d'un laser), il se décharge.
L'image latente électrostatique est ensuite révélée par un toner de
charge opposée,
On pourrait fixé au
citer aussi papier par
d'autres [Link] Siemens ou
constructeurs
Canon, qui ont aussi apportés «leur pierre à l'édifice», mais Xerox
reste le principal acteur et inventeur, grâce aux recherches
développées
P.A.R.C. dansResearch
(Palo Alto son légendaire
Center). NB: l'entreprise Xerox a inventé des
centre
choses formidables, mais elle a trop souvent laissé ses concurrents en profiter !
Noir-blanc: au début des années 1960, Xerox lance ses premiers copieurs
analogiques
monochromes (noir-blanc) industriels. En 1982, Xerox mettait les bureaux
en réseau et inventait l'ethernet. L'aventure digitale pouvait commencer.
En 1991, Xerox lançait le premier moteur d'impression digital avec
scanner, écran de contrôle et applications de compositions des documents
intégrés : la DocuTech 135.
Couleur: en 1980, Xerox lançait le premier photocopieur couleur
entièrement
automatisé. La couleur mettra 6 ans à se vulgariser et à pénétrer le marché
de manière significative. En 1992, la couleur digitale pénétrait le monde
de la production.
L'imprimerie (offset traditionnelle) sera dépossédée des petits tirages
par le développement des copieurs rapides.
Certains fabricants ont lancé des machines alliant les techniques de la
rotative à l'électrophotographie, capable de produire dans le plus court
délai, à partir d'une base de données, un ouvrage complet, au nombre
d'exemplaires strictement nécessaire, supprimant du même coup le
stockage et les éventuelles mises à jour.
Quelques avantages en faveur des copieurs numériques: impression de
petites quantités; peu ou pas de fournitures «annexes» (films, plaques,
etc..); rapidité: pas de temps de séchage, ce qui veut dire qu'en général
vous pouvez obtenir un travail «dans la journée».
3-L'AVENIR SERA T'IL DIGITAL-LASER ?
Personne ne le sait vraiment, mais les systèmes progressent rapidement.
Une chose est sûre, le nombre de tirage en faveur des copieurs numériques
est en nette augmentation. Actuellement jusqu'à 1000 exemplaires (en
couleur simple), seul un tirage sur copieur est concurrentiel. On peut déjà
imaginer que la tranche des 2 à 5'000 exemplaires sera aussi dédiée à ce
type de copieurs.
Depuis 2002 plusieurs fabricants ont introduits d'énormes systèmes (voir ci-
dessous). Les prestataires devront rentabiliser à tout prix leur
investissement, qui à coup sûr feront chuter les prix, ceci bien entendu en
défaveur de l'offset.
1-QUEL AVENIR POUR L'OFFSET ?
Ces dernières années, le monde de l'impression s'est vu confronté
à des bouleversements technologique. Si l'impression
traditionnelle en offset a su garder le monopole sur les gros
tirages; l'impression numérique (digital printing) s'impose sur les
courts et moyens tirages.
A l'heure actuelle, une impression en offset est envisagée pour
des tirages supérieurs à 1'000 (voire 1'500) exemplaires.
L'offset se prête à des tirages élevés de qualité, mais va
sûrement rester une solution chère. Grâce à la concurrence des
copieurs numériques, les constructeurs évoluent très
rapidement vers des systèmes rapides (sans films ou sans
plaques).
Les désavantages de l'offset par rapport au digital-laser, sont les
préparatifs et les délais: la mise en route d'un travail demande
2-TECHNOLOGIES EMPLOYÉES CES DERNIÈRES
ANNÉES
Dès le milieu des années 1990, l'intégration va aller plus loin, par une
digitalisation de toute la chaîne graphique, depuis les photographes et
les rédacteurs jusqu'aux presses elles-mêmes. Traitement des images
et des textes, composition, mise en page, gravure finale, tout
s'enchaîne et devient affaire de logiciel.
Le CTF = Computer-To-Film (de l'ordinateur au film) est utilisé pour
caractériser la chaîne graphique lorsque l'information est traitée de
façon numérique jusqu'à la production du film.
Le CTP = Computer-To-Plate (de l'ordinateur à la plaque) est utilisé pour
caractériser
la chaîne graphique lorsqu'il y a suppression de l'étape du film.
Le CTPress = Computer-To-Press (de l'ordinateur à la presse) est utilisé
pour caractériser la chaîne graphique lorsque les plaques sont gravées
directement sur la presse.
Le CTPrint = Computer-To-Print (de l'ordinateur à l'imprimé) est utilisé
pour caractériser la chaîne graphique lorsqu'une image latente est
3-LES PRESSES OFFSET DU FUTUR
(DÈS 2000)
Voici quelques tendances ou presses originales produites par les grands
fabricants:
La Dicoweb de Man-Roland: oubliez les plaques ! (Computer To Press) cette
machine d'impression est caractérisée par le changement de travail
numérique; technologie-clé permettant la possibilité de graver, d'effacer et à
nouveau de graver la forme d'impression directement dans la machine.
La SpeedMaster 74 DI d'Heidelberg: (technique CTP - sans développement à
partir des données du pré-presse) le système de pilotage informatique
commande l'insolation des plaques d'impression qui sont ensuite calées
automatiquement sur les cylindres. Toutes les opérations sont pilotées à
l'écran.
Mitsubishi a aussi en préparation une rotative dotée d'une forme imprimante
réutilisable
(Diamond MAX-V), elle a été annoncée, mais pas encore dévoilée.
4-DERNIÈRE ÉTAPE EN DATE : L’IMPRESSION EN 3
DIMENSIONS !
Il existe aujourd’hui des imprimantes 3D qui sont vendues dans le
commerce pour 1000 euros…de plus perfectionnées mais bien plus
chères (30000 à 100000 euros) servent aux laboratoires de recherche
de l’UTT par exemple à produire des pièces de machines ou de
prototypes de robots que l’usinage industriel ne pourrait pas produire
avec autant de précision. Durant la Fête de la Science ce samedi
15/10, un enseignant-chercheur expliquait que l’UTT travaillait à des
applications médicales de cette imprimante : il s’agirait entre autre
d’imprimer ainsi de la peau afin de suppléer au temps de cicatrisation
naturelle d’un grand brûlé, voire d’imprimer à terme un organe en
vue d’une greffe !!!
III – LES FORMATS D’IMPRESSION ET IMPRIMANTES
Dans l’imprimerie, les formats standard correspondent à la division d’un format,
appelé A0 qui mesure 1 mètre carré. Ce système, baptisé format d’impression A,
est basé sur l’homothétie : les proportions doivent être gardées si on plie une
feuille dans son côté le plus long.
1-LE CALCUL DES FORMATS
Tous les formats qui en découlent ont pour nom la lettre « A » suivi d’un chiffre
indiquant le nombre de fois où le format A0 a été divisé par deux dans sa
largeur : A1, A2, A3, etc.
Ainsi la longueur du format inférieur est systématiquement égale à la largeur
du format supérieur et ce système garantit que chaque format A(X) sera
reproduit en format A(X + 1) ou A(X-1) en conservant toutes ses proportions.
2-LFORMATS LES ES PLUS
UTILISÉS
Suivant ce principe, les formats standard sont, en
millimètres (mm) :
•A0 (841 x 1189)
•A1 (594 x 841)
•A2 (420 x 594)
•A3 (297 x 420)
•A4 (210 x 297)
•A5 (148 x 210)
•A6 (105 x 148)
•A7 (74 x 105)
•A8 (52 x 74)
•A9 (37 x 52)
•A10 (26 x 37)
2
t
. -
A5
_-
( )
3-OPTER POUR LE FORMAT D’IMPRESSION QUI
VOUS FAUT
• format A0 : Affiches, bâches, kakémono, posters
• format A1 : Affiches événementielles, posters, panneaux de signalisation
• format A2 : pour les affiches et les poster
Ces trois premiers formats ne peuvent être imprimés que par des professionnels.
Il n’existe en effet par d’imprimantes personnelles les acceptant.
• format A3 : Affiches, posters, plans, dépliants, c’est un des formats les
plus utilisés à ces fins
• format A4 : Petites affiches, menus, magazines, chemises à rabat, livrets… Il
est très utilisé pour les flyers et les plaquettes commerciales
• format A5 : Il a pratiquement les mêmes usages que le format A4
4-VÉRIFIER SON FORMAT
D’IMPRESSION
Une fois votre format d’impression choisi, il faut encore que vos fichiers les
respectent ! En effet, quelques vérifications sont incontournables :
•les fonds perdus : Il faut ajouter à la taille de tous vos documents 2 mm
sur les quatre côtés . C’est essentiel car lors de la découpe finale, ils
peuvent être légèrement entamés ou, au contraire, garder un liseré blanc
sur les côtés. C’est pour éviter ces problèmes que les marges et les fonds
perdus sont inévitables.
•les marges : elles doivent être de 3 mm à l’intérieur du format fini, c’est-à-
dire à partir du fond perdu, ce qui revient à décaler par exemple le texte
d’autant tout autour.
5-LES DIFFÉRENTS TYPES
D'IMPRIMANTES
L'ancêtre : l'imprimante matricielle ou à aiguilles
Bien qu'il ait existé d'autres technologies auparavant, l'imprimante matricielle est
devenue la référence au moment où l'informatique a pris son essor dans les grandes
entreprises.
Principe
Une tête d'impression pouvant se déplacer linéairement, comporte de 9 à 32
aiguilles très fines, commandées individuellement par des électroaimants. Lorsque
les aiguilles sortent, elles viennent percuter un ruban encré, ce qui va déposer un
point sur la feuille située derrière.
Par combinaison, on obtient toutes sortes de caractères, et comme il y a impact, on
peut utiliser du papier auto-copiant pour obtenir en un seul passage, plusieurs
exemplaires imprimés.
Chaque caractère étant imprimé par un ensemble de points (une matrice de points),
on appelle ces imprimantes des imprimantes matricielles.
AVANTAGES
•La rusticité et la simplicité de ces
imprimantes ont pour corollaires leurs
fiabilité et longévité.
•L'impression de plusieurs exemplaires en
un seul passage est possible.
•Le coût du papier est plus faible (carton de
plusieurs milliers de pages). Papier en
continu avec bandes Carroll détachables.
•Le coût global est le plus faible.
•Elles permettent de gérer de très gros
volumes d'impression.
INCONVÉNIENTS
• Ce sont hélas des imprimantes bruyantes,
et ce, d'autant plus qu'elles sont rapides.
• La qualité des documents reste
moyenne.
• L'impression est monochrome en règle
générale.
• Le prix d'achat est plus élevé.
Modèle ML3390eco
Imprimante matricielle 24 aiguilles, 390 cps,
80/136 colonnes, impression multi-copies (4
max.), durée de vie du ruban 2 millions de
caractères... Respectueuse de l’environnement,
avec un mode veille consommant seulement 1
L'IMPRIMANTE À JET D'ENCRE
PRINCIPE
Plus de ruban encreur, plus d'impact, de très fines gouttelettes
d'encre sont envoyées directement sur le papier où elles se
déposent instantanément, et sèchent tout aussi vite. La tête est
mobile et son attelage emporte avec elle ses cartouches
d'encre. Suivant les constructeurs, on aura deux cartouches
seulement ou plus. Une cartouche noire, une cartouche couleur
(couleurs de base qui seront mélangées) ou cartouches
séparées pour les couleurs. Il existe aussi des cartouches
spéciales pour l'impression de photos, lesquelles vont de pair
avec des papiers spéciaux pour photos également.
AVANTAGES
•L'impression en elle-même est particulièrement silencieuse.
•Faible prix d'achat (mais inconvénient sur les cartouches).
•Peu d'entretien (les cartouches renouvellent les têtes d'impression sauf exceptions).
•Impression en couleur.
•Qualité photo = tout est imprimable !
INCONVÉNIENTS
•Rapidité d'impression moyenne, voire faible sur le bas de
gamme.
•Prix élevé des cartouches (qui souvent contiennent la tête
d'impression).
•Ne peut rester trop longtemps sans être utilisée : risque de
bouchage des têtes d'impression.
L'IMPRIMANTE LASER
PRINCIPE
Un rayon laser "dessine" sur un tambour spécial le dessin de la page à imprimer.
Une encre en poudre appelée "toner" est ensuite saupoudrée sur ce tambour, où
chaque élément du dessin au laser retient cette encre (charges électrostatiques). Par
un transfert (charges électrostatiques à nouveau), cette encre va se retrouver sur le
papier, où elle sera ensuite fixée par chauffage : l'encre fond et se fixe sur le papier.
D'où une excellent qualité et une grande rapidité, sans bruit parasite.
La couleur s'obtient par le principe de la quadrichromie, et nécessite donc 4
passages successifs pour obtenir le résultat. D'où une cadence moins élevée en
couleurs.
AVANTAGES
•Grande qualité d'impression.
•Rapidité supérieure à celle des imprimantes à jet d'encre. (au minimum 2 à 3 fois plus
rapides)
•Réserve d'encre importante (cartouche de toner pour plusieurs milliers de feuilles
imprimées).
•Silence.
INCONVÉNIENTS
•Prix d'achat plus élevé.
•Entretien plus technique et donc plus coûteux.
Brother HL2130 Imprimante laser monochrome
20 ppm
L'IMPRIMANTE 3D
•Modéliser avec précision, et en trois dimensions, un projet
d'objet (maquette de voiture, d'objet courant...) peut aujourd'hui
être réalisé grâce à des imprimantes futuristes, en quelques
minutes, alors que la méthode manuelle peut nécessiter des
heures, des jours, des semaines !
5-LES COMPOSANTS DE L’IMPRIMANTE ET
LEURS EMPLACEMENTS
Exemple: Composants de l’imprimante (vue avant, imprimante HP LaserJet 4100/4100N)
r ros des
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Bac 2
(5
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1 o d à Je ( s o u s e ca - o t s é - e [Link] )
0 p
1 A c c è s à l a ca rto c h e dl ' e
CONCLUSION
-Depuis sa naissance les technologie de l’impression sont exploité
pour la cartographie depuis l’antiquité.
-La carte babylonienne du monde est une représentation symbolique
du monde connu par les Babyloniens, elle date d’~600 AECen un
témoin.
-L’évolution technologique a présenté une nouvelle relance dans le
domaine de l’impression cartographique à l’aire des images
satellitaire