OBJECTIFS
Généraux
Donner les connaissances basiques sur
l’eau et l’assainissement dans un
contexte humanitaire.
Opérationnels (en complément
avec le module ‘Eau 2’)
• Mettre en place un système d’approvisionnement
en eau et assainissement en situation précaire
• Conduire une enquête de terrain et identifier les
ressources disponibles et les besoins
• Choisir les solutions pratiques adaptées, choisir
et utiliser le matériel technique
• Choisir et utiliser les méthodes d’analyses de
terrain (pH, conductivité, bactériologique etc.) et
analyser les données sanitaires
• Organiser la mise en place de l’action en eau,
hygiène et assainissement
Les 10 causes principales de mortalité, en pourcentages de
la mortalité totale : Etats Unis, 1900
1900 Espérence de vie: 47,3 ans
14
12
Pourcentage
10
8
6
4
2
0
Cause de mortalité
Source : Centres for Disease Control and Prevention, Yearbook, FY 1996
Les 10 causes principales de mortalité, en pourcentages de
la mortalité totale : États Unis, 2001. Espérance de vie 77.2 ans
35
30
25
20
S é rie1
15
10
C ause de mortalité
L’eau, l’hygiène et
l’assainissement en situation
précaire
Causes de mortalité des réfugiés kurdes, avril - mai 1991
Causes de mortalité des réfugiés kurdes, avril - mai 1991
3%
1%
7%
14%
Diarrhés, désydration et/ou
malnutrition
Mort néonatale
Hypothermie
Infection respiratoire
75% Non-déterminée
Taux de Mortalité Brute* de Quelques Populations de
Réfugiés et la Population Locale
Région d’accueil Origine des Période Taux de mortalité Taux de mortalité
réfugiés réfugiés population locale
Thaïlande, Sakeo Cambodge octobre 1979 9,7 0,2
Soudan, ouest Tchad septembre 7,3 0,5
1985
Ethiopie, Somalie mars 1989 2,0 0,6
Hartisheik
Kenya, Ifo Somalie mars 1992 6,7 0,5
Zimbabwe, Mozambique août 1992 3,2 0,5
Chambuta
* Morts par 10 000 population et par jour
Source : Moren, A. & Rigal, J. Populations réfugiées :
priorités sanitaires et conduites à tenir. Cahiers santé, 1992, 2 :
13-21
L’implantation des sites
Modes de
transmission
La promotion de l’hygiène
Promotion de l’hygiène -
diagnostique
Promotion de l’hygiène -
communication
La quantité d’eau
• La quantité d’eau utilisée a un
impact direct sur l’hygiène et la
santé.
• Cette quantité utilisée est
déterminée par plusieurs facteurs:
Quantité disponible
Temps d’attente
Distance
Moyens de
transport et
stockage
Accès
50
Consommation d’eau (l/p/j)
40
30 Le niveau de ce plateau
dépend de facteurs
20 culturels et autres
10
0
0 10 20 30 40 50
Temps de collection
Coût pour le consommateur
Quelques normes de
quantité
OMS (des valeurs guides)
• 30 litres par personne et par jour en milieu
rural
HCR
• 15 – 20 litres par personne et par jour
• (7 litres en urgence)
• Centres de santé : 40 - 60 litres par
personne et par jour
• Centres nutritionnels : 20 - 30 litres par
personne et par jour
Normes de quantité cont.
Indicateurs Sphère
• La consommation d’eau pour
boisson, cuisine et hygiène
corporelle dans tous les foyers est
au moins 15 litres par personne et
par jour
Normes de quantité cont.
Sphère
Attente au point d’eau pas plus de 15
minutes
Pas plus de 3 minutes pour remplir un
récipient de 20 litres
Les sources et systèmes d’eau sont
entretenues de telle façon qu’une
quantité d’eau suffisante est disponible
de façon permanente ou régulière
La qualité de l’eau
• La source de
contamination la
plus importante
dans les
situations de
pauvreté et de
précarité est la
pollution fécale
Normes de qualité
OMS et beaucoup de
gouvernements
• Aucun coliforme fécal permis dans
les eaux potables
• pH 6.5 – 9.2
• Nitrates, nitrites, fer…
• Métaux lourds
• Pesticides
Normes de qualité cont.
MSF / UNICEF / HCR
Moins de 10 coliformes L’eau peut être consommée tel
fécaux / 100 ml qu’elle est
10 – 100 f.c. / 100 ml L’eau doit être traitée si
possible, mais peut être
consommée sans traitement si
nécessaire
100 – 1 000 f.c. / 100 ml L’eau doit être traitée avant
consommation
> 1 000 f.c. / 100 ml L’eau est très polluée, et doit
absolument être traitée avant
consommation, ou rejetée en
faveur d’une autre source
Normes de qualité cont.
Sphère
Aucun coliforme fécal au point de puisage
Les gens consomment l’eau d’une source
d’eau protégée ou traitée, en préférence
d’autres sources disponibles
Pas de risque dans l’immédiat d’une
contamination chimique ou radioactive
La contamination après puisage est
minimisée
Qualité et quantité
• En situation de manque d’eau, s’il
faut choisir entre agir pour
améliorer la qualité de l’eau, et
agir pour augmenter la quantité
fournie, la priorité doit être donnée
à la quantité, même si l’eau est
légèrement contaminée
Mise en place d’un système
d’eau
Camion citerne
Motopompe - essence
Protection des puits
Protection des puits
Protection des sources
Protection des sources
L’eau de pluie
Forages
Forage & pompe à main
Eaux de surface
Traitement - filtration
Traitement - filtration
Unité de traitement portable
Stockage et
traitement
Plate-forme pour un citerne
souple
Distribution
Moyens de
transport et
stockage
Contrôle de la qualité de
l’eau
Analyse bactériologique
L’assainissement
Aire de défécation
Feuillées
Latrines sur tranchée
Dalle de latrine en plastique
Latrine simple
Latrine
familiale
Latrine
ventilée
améliorée
Latrine à
double fosse
Latrine familiale à la mode
du premier petit cochon
Dalle de latrine ‘rustique’
Dalle de
latrine en
béton
armé
Mini dalle en béton
Mise en place
Latrine familiale
Latrine à
siphon d’eau
Fosse septique
Facteurs culturels
Les ordures ménagères
Fosse à
ordures
Décharge
sanitaire
Poubelle
Les déchets des marchés
Les déchets
médicaux
ETAPES TECHNIQUES
H e a lth C a re W a s te
S e g re g a tio n s h a rps s o fts o rg a n ics
S to ra g e ye s ye s no
T re a tm e n t no ye s no
D is p o s a l S h a rp s p it R e fus e p it O rg a nic p it
« SHARPS »
Ground level
Drainage
Minimum 1.5 m
Water table
Incinérateur
provisoire
Incinérateur
permanente
Les morts
Les eaux usées
Puits perdu
Tranchées
d’infiltration
Bac
dégraisse
ur
Jardin irrigué
Aire d’évapo-
transpiration
Le control des vecteurs
Les différents types de
vecteur
• Les nuisances : ex. les rats et les
punaises.
• Les vecteurs mécaniques : ex.
les mouches et les cafards
• Les vecteurs biologiques : ex.
les moustiques, les mouches tsé-
tsé, les poux.
Les activités anti-
vectorielles
La modification du milieu
• La lutte chimique
• La lutte mécanique
La lutte chimique (1)
attention à déterminer avant toute action:
- Le type exact du vecteur
- Le lieu et l’heure de transmission
- Les gîtes et les lieux de repos des
vecteurs
La lutte chimique (2)
Déterminer:
- Les personnes plus à risque
- La sensibilité du vecteur à des
différentes produits
- La stratégie la plus efficace et la
moins risquée
L’application d’un insecticide
rémanent à domicile
Pièges à mouches tsé-tsé
L’eau et
l’assainissem
ent dans des
centres
thérapeutiqu
es
Centre de traitement du
choléra
L’habitat
La fumée
Et après…