L’Institut Africain de Management
Ouagadougou
Chapitre 1 : Historique et notion de la
comptabilité
Chapitre 2 : Les principes comptables
Chapitre 3 : L’équation fondamentale
de la comptabilité : l’égalité emplois
ressources
Chapitre 4 : Les documents relatif aux
opérations achat/vente de
marchandises
Chapitre 5 : Analyse Comptable des
opérations de l’entreprise
Chapitre 6 : Le jeu des comptes
Chapitre 7 : Le système
classique : le journal, le grand
livre et la balance
Chapitre 8 : Le Bilan
Chapitre 9 : La TVA
Chapitre 10 : Les achats et
ventes de biens et services
1494
Summa de Arithmética, Geometrica proportioni
et proportionalita
Traité particulier des comptes et des écritures
Cette époque fut marquée par le développement
de la technique du crédit.
Avec l’instauration du crédit, les paiements ne
s’effectuaient plus au comptant. Il était donc
nécessaire de tenir un compte des créances et des
dettes concernant chaque partenaire. Ces comptes
concernant les correspondants extérieurs (comptes
de tiers) étaient distincts de la comptabilité des
recettes et des dépenses. Certains commerçant
remarquaient que le règlement d’une dette se
traduisait par un double enregistrement :
Dans la comptabilité du tiers où l’on notait
l’extinction de la dette ;
Dans la comptabilité de trésorerie où l’on notait le
paiement.
Ce double enregistrement établit une relation entre
la comptabilité des tiers et la comptabilité de
trésorerie
le bilan et le compte de résultat
La technique comptable
1947 mise en place du premier plan
comptable français
1957 révision et utilisation par les colonies
jusqu’en 1970
En 1970, sur la demande des comptables
nationaux africains, sera élaboré le plan OCAM
(Organisation Commune Africaine et Malgache)
et révisé en 1979.
1976 et 1998, à côté du plan OCAM, vont
coexister dans la zone de multiples plans
comptables. Certains pays ont adopté des plans
nationaux (Côte d’Ivoire, Benin, Sénégal).
D’autres utilisaient le plan français 1982 (Mali).
L’OHADA (Organisation pour l'Harmonisation
en Afrique du Droit des Affaires)
l’hétérogénéité des
plans comptables
Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA)
Depuis 2001, le système comptable
OHADA régit la comptabilité de tous les
pays membre de l’organisation à savoir
le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun,
la Centrafrique, la République Islamique
des Comores, la République du Congo, la
Côte-d'Ivoire, le Gabon, la Guinée
Bissau, la Guinée Conakry, la Guinée
Equatoriale, le Mali, le Niger, le Sénégal,
le Tchad et le Togo. La République
Démocratique du Congo applique
également le droit comptable OHADA.
Ce système comptable qui regroupe les
pays de l’espace OHADA a été modifié
en 2017 et le nouveau système
comptable OHADA est entré en vigueur
à partir du 1er janvier 2018.
Une entreprise est
un organisme
financièrement
autonome
produisant pour le
marché, des biens et
services ». Son but
principal est la
recherche du profit.
Pour ce faire, elle
doit combiner des
moyens financiers,
On peut classer les entreprises selon
plusieurs critères :
D’après leur domaine d’activité,
on distingue :
Les entreprises commerciales
Les entreprises industrielles
Les entreprises artisanales
Les entreprises de services
Les entreprises agricoles
Les entreprises d’élevage
Les entreprises de bâtiment
D’après leur dimension (leur taille) :
petite entreprise : 1 à 20 salariés ; CA
inférieur à 50 millions
moyenne entreprise: 20 à 250 salariés;
CA compris entre 50 millions et 15
milliards
grande entreprise: plus de 250 salariés ;
CA plus de 15 milliards
D’après leur nature juridique, on
distingue :
Les entreprises privées qui
appartiennent à des particuliers ;
Les entreprises publiques qui
appartiennent à l’Etat
Ilest possible désormais dans l’espace
de l’OHADA de créer une SA où la
totalité des actions est détenue par
une seule personne : on parle de
société anonyme unipersonnelle
(SAU). Il en est de même pour la SARL
avec la création de la société
unipersonnelle à responsabilité limitée
(SUARL).
L’article 120-1 du plan
comptable OHADA
définit la comptabilité
comme un système
d’organisation financière
permettant de saisir,
classer, enregistrer des
données de base,
chiffrées et présenter
une image fidèle du
patrimoine, de la
situation financière, et
Juridique : elle permet d'en garder les traces et
constitue ainsi un moyen de preuve
Fiscal : elle fournit les éléments chiffrés
nécessaires au calcul des impôts
Economique : Avant de prendre une décision
économique importante, un chef d'entreprise
cherche à s'informer sur les chances qu'elle a de
favoriser une meilleure intégration de l'entreprise
dans ce domaine
Social : Autrefois, les besoins de l'entrepreneur
étaient les seuls éléments pris en compte. Depuis
quelques années, celui-ci voit son influence
décroître et il doit de plus en plus accepter les avis
et même les décisions de nombreux groupements
qui sont des partenaires incontournables : l'Etat ;
les syndicats, les consommateurs...
La comptabilité générale : encore appelée
comptabilité financière. Elle s’occupe de la
facturation, de la paye, des encaissements et
décaissements, du recouvrement des créances.
Elle permet de dégager le résultat global en fin
de période
La comptabilité analytique, parfois appelée la
comptabilité matière. Elle permet surtout de
calculer les coûts et coût de revient et de
dégager le résultat par produit
La comptabilité budgétaire ou
prévisionnelle. Elle permet de prévoir les
recettes et les charges d’exploitation d’une
entreprise pour les années à venir et de dégager
ensuite des écarts entre prévisions et
réalisations.
A côté de ces formes de comptabilité,
coexistent deux autres formes. Il
s’agit de :
La comptabilité nationale qui
décrit les opérations économiques et
financières d’une nation durant une
période donnée ;
La comptabilité publique qui
permet de gérer les administrations
publiques.
Les principes comptables
fondamentaux structurent la
représentation comptable de
l’entité.
Ce sont des principes acceptés sans
démonstration mais cohérents avec les
objectifs fixés
Postulat de l’entité
Postulat de la comptabilité d’engagement
Postulat de la spécialisation des exercices
Postulat de la permanence des méthodes
Postulat de la prééminence de la réalité
économique sur l’apparence juridique
La comptabilité financière est
fondée sur la séparation entre le
patrimoine de l'entité et celui de ses
propriétaires. Ce sont les
transactions de l'entité et non celles
des propriétaires qui sont prises en
compte dans les états financiers de
l’entité.
Les effets des transactions et autres
événements sont pris en compte dès
que ces transactions ou événements se
produisent et non pas au moment des
encaissements ou paiements. Ils sont
enregistrés dans les livres comptables
et présentés dans les états financiers
des exercices auxquels ils se
rattachent.
la vie de l’entité étant découpée en
périodes appelées « exercices » à
l’issue desquels sont publiés des états
financiers annuels, il faut rattacher à
chaque exercice tous les produits et les
charges qui le concernent (nés de
l’activité de cet exercice), et ceux-là
seulement.
l’information financière exige que les
mêmes méthodes de prise en compte,
de mesure et de présentation soient
utilisées par l'entité d'une période à
l'autre. En effet, la comparabilité et la
cohérence des informations
comptables au cours de périodes
successives implique la permanence
des méthodes d'évaluation et de
présentation.
Selon ce postulat, pour que
l'information représente d'une
manière pertinente les transactions
et autres événements qu'elle vise à
représenter, il est nécessaire qu'ils
soient enregistrés et présentés en
accord avec leur substance et la
réalité économique et non pas
seulement selon leur forme
juridique
Ellesont un caractère de généralité
moins grand que les postulats
comptables et peuvent varier d’un
pays ou d’un espace géographique
à un autre.
Convention du coût historique
Convention de prudence
Convention de régularité et
transparence
Convention de la correspondance
bilan de clôture- bilan d’ouverture
Convention de l’importance
significative
les actifs sont comptabilisés pour
le montant payé ou pour la
valeur de la contrepartie qui a
été donnée pour les acquérir
La prudence est l'appréciation
raisonnable des faits dans des
conditions d’incertitude afin d'éviter
le risque de transfert, sur l'avenir,
d'incertitudes présentes
susceptibles de grever le patrimoine
ou le résultat de l'entité.
la conformité aux règles et procédures du
Système comptable OHADA, au plan
comptable et à sa terminologie, à ses
présentations d’états financiers (notion de
régularité)... ;
• la présentation et la communication
claire et loyale de l’information, sans
intention de dissimuler la réalité derrière
l’apparence (article 6 de l’Acte uniforme) ;
• le respect de la règle de non-
compensation,
le bilan d’ouverture d’un exercice
doit correspondre au bilan de
clôture de l’exercice précédent
Sont significatifs « tous les éléments
susceptibles d’influencer le jugement
que les destinataires des états
financiers peuvent porter sur le
patrimoine, la situation financière et
le résultat de l’entité » (article 33 de
l’Acte uniforme).
39
le terme « ressources » indique l’origine
du financement, autrement dit la
provenance de l’argent utilisé par
l’entreprise : l’argent vient-il d’un associé,
de la banque ou d’un fournisseur ?
le mots « emplois », lui, va caractériser
l’utilisation qui a été faite de ce même
argent : acquisition d’un terrain ou d’un
camion, conservation de l’argent en
banque ou en caisse
L’ensemble des ressources désigne
40 donc le total du financement dont
dispose l’entreprise. L’ensemble des
emplois indique comment a été
utilisé ce financement total.
EMPLOIS = RESSOURCES
Une fois créée, l’entreprise va
effectuer de nombreux échanges
avec ses partenaires. Ces échanges
se traduisent par des flux.
41
On appelle flux le mouvement
d’une chose qui est transférée d’un
agent économique à un autre agent
économique
42
Les flux réels (ou physique)
désignent les mouvements de biens
(marchandise, matières premières,
produits fabriqués) ou des services
(transports, assurances, travail…)
Exemple : Adama achète du riz
chez le commerçant Ali
43 Les flux financiers ou monétaires, sont
constitués de mouvement de monnaie,
c’est-à-dire d’instrument de paiement
(chèque, espèces, paiements
électroniques) ou de créances et
dettes dans le cas d’opérations à
crédit.
Exemple :
Adama paie 2 500 000 F en espèces au
commerçant Ali pour le riz acheté.
44
Généralement chaque échange
engendre deux flux de sens
contraire : L’un constitue la
ressource ;
L’autre représente l’utilisation,
l’emploi qui a été fait de la ressource.
Exemple :
L’entreprise X achète un lot de tissus
2 000 000 F au fournisseur Y, réglé
au comptant en espèces.
45
46
Les flux externes découlent des
relations que l’entreprise entretient
avec d’autres agents économiques.
Les exemples cités ci-dessus sont
sous des flux externes.
47
Jusqu’à présent nous n’avons que
des exemples de flux externes, mais
l’activité de l’entreprise peut
également engendrer des flux
internes.
Les flux interne se manifestent à
l’intérieur de l’entreprise pour
satisfaire ses propres besoins
48
49
C’est une Facture « provisoire », une
sorte de devis qui simplifie les
échanges commerciaux entre
fournisseur et client. Ce document
n’a aucune valeur comptable et
n’est pas obligatoire
50
Raison sociale du fournisseur ou de
l’entreprise ; Date de l'émission du
document ;
Numéro de la facture proforma ; Détail
des marchandises ; Quantités ;
Tarifs (prix) ;
Délais de paiement ; Mode de
paiement ;
Déductions éventuelles (remise) ; Tva ;
51
52
Des réductions à caractère commercial
peuvent être accordées au client. Ces
réductions sont liées aux conditions de vente.
Rabais : réduction exceptionnelle accordée
pour un défaut de qualité ou de conformité du
produit.
Remise : réduction habituelle accordée en
raison de la fidélité du client, de la quantité
achetée, etc.
Ristourne : réduction de fin d’année, le plus
souvent calculée sur l’ensemble des achats de
la période prise en compte.
53
Une réduction à caractère financier
peut être accordée également au
client : l’escompte.
A la différence des réductions
commerciales, celui-ci est lié aux
conditions de règlement de la facture.
Escompte de règlement : réduction
accordée au client qui paie comptant
ou dans les délais convenus.
54
Le 14/01/N les Etablissements VIS
BURKINA 01 BP 500 Ouaga 01 ; Tél : 50
36 00 15 ont vendu à SOL CONFORT BP
701 ; Av Gourdin sis à OUIDI Tél. : 50 35
40 80 ; 100 sacs de sables au prix de
25 000 ; 200 sacs de peintures en
poudre à 20 000 l’unité taux de TVA
18%.
TRAVAIL A FAIRE :
Présenter la facture de doit adressé par
VIS BURKINA à son client SOL CONFORT.
ETS :VIS BURKINA
01BP 500 OUAGA
Date
55
TEL :50360015
Client /Doit: SOL CONFORT BP 701
AV GOURIN SIS A OUIDI
TEL : 50354080
FACTURE N°
N°d’o Désignations Qtté Prix U Montant
rd
1 Sac de sables 100 25 000 2 500 000
2 Sac de peintures 200 20 000 4 000 000
Montant Hors taxe 6 500 000
TVA 1 170 000
Montant TTC
Arrêté la présente facture à la somme : SEPT MILLION 7 670
SIX 000
CENT
SOIXANTE DIX MILLE F CFA.
Signature
56
La facture d’avoir est un document
commercial qui est établi lors de
retour de marchandises après une
opération de vente
L'avoir est un document qui atteste
que l'acheteur peut faire valoir un
droit auprès du vendeur pour obtenir
un bien ou un service de valeur
équivalente ou un remboursement
MECANIX-BURO
57
Banfora le 20/11/2010
BP : 60 Banfora
facture d'avoir n°12 03
Avoir : BADO Jean
désignations Quantité Prix Unitaire Montant
3 31 200
rame de papier
10 120
31 200
montant brut HT
remise 5% - 1 560
29 640
net commercial
5 335
TVA18%
34 975
Net à Déduire
58 Le relevé de factures est un état
imprimé ou un fichier informatique,
regroupant par client un ensemble
de factures d'une même période.
FOURNISSEUR
Adresse :
CLIENT Relevé de facture
Adresse :
N°d’o Date d’édition N°de Désignatio Montant
rd de la facture facture ns s
1
2
3
TOTAL
59 Un bon de commande est un
document établi par le client dans
lequel il détaille les articles
commandés et toutes les conditions
utiles à la bonne exécution de la
commande.
60
Le bon de livraison est un document
établi par le fournisseur et remis au
client indiquant la quantité et la
nature des marchandises reçue par
lui, Il est établi au moins en 2
exemplaires signés des parties :
fournisseur ou son transporteur et le
client.
Nom de l’organisation (fournisseur)
61 Bon de
livraison N° CLIENT
Référence Désignation Quantité Observations
des
produits
Signature du magasinier :
62
Remarque : les devis, bons de
commande ou de livraison, la
facture proforma et le relevé de
facture ne seront jamais
enregistrés.
63
Exercice 3 :
Vous disposez des informations suivantes de la comptabilité
de MAPATHE
Facture de doit n° 20 du 1/01/2011 établit par Mapathe en
direction de MBOW : marchandises HT 200 000 ; TVA 18% ;
escompte 2%
Facture de doit N°23 du 06/01/2011 établit par Mapathe en
direction de MBOW : marchandises hors taxes 1 000 000
escompte 2% ; rabais 5% ; Remise 10% TVA 18%
Facture de doit N°24 du 10/01/2011 établit par Mapathe en
direction de MBOW : marchandises hors taxes 400 000 ;
Remise 20% TVA 18% ;
Facture de doit N°27 du 17/01/2011 établit par Mapathe en
direction de MBOW : marchandises hors taxes 300 000
escompte 2% ; TVA 18%
64
Facture
d’avoir N°5 du 20/01/2011 établit par
Mapathe en direction de MBOW relative à l’achat
du 06/01/2011: marchandises hors taxes 200 000
Factured’avoir N°7 du 24/01/2011 établit par
Mapathe en direction de MBOW : retour de
marchandises hors taxes 100.000 relative à
l’achat du 17/01/2011.
TAF : 1- présenter les différentes factures à
adresser à MBOW
2- Le 31 Janvier 2011, MBOW
demande à MAPATHE un relevé de factures
afin d’effectuer le paiement. Présenter le
relevé au 31/01/2011
65
66
L’analyse comptable d’une
opération distingue :
- le moyen, qui est la ressource
permettant l’opération (c'est-à-dire
la ressource qui rend l'opération
possible) ;
- l’utilisation, l’emploi qui en
résulte (l'utilisation qui est faite de
la ressource).
67
NB : Pour chaque opération,
l’emploi égal ressource doit être
vérifier, il en est de même pour
les opérations d’une période
donnée.
68
Achat d’une marchandise
20 000 F réglée en espèce
69
Emploi: marchandises 20 000
Ressource : caisse 20 000
70
Achat de matières premières à
crédit 50 000 F
71
Emploi(E) : matières premières
50 000
Ressource(R) : fournisseur 50
000
72
Achat d’un matériel de transport
4 000 000 F payable ainsi : 1 000
000 F immédiatement par chèque
bancaire, 3 000 000 F à crédit.
Analyser cette opération en
emploi et en ressource
73
E : matériel de transport 4 000 000
R : banque 1 000 000,
R; fournisseur 3 000 000
74
Vente de marchandises au
client Jean pour 10 000 F ayant
coûtées 9 000 F. Analyser cette
opération en emploi et en
ressource
75
E : créance client 10 000
R : Vente marchandise 9 000
R : bénéfice 1 000
76
Vente en espèce 40 000 F de
marchandises qui avaient été
achetées à 70 000 F.
TAF : Analyser cette opération
en emploi et en ressource.
77
R : Vente marchandise 70 000
E : caisse 4 000
E : Perte 30 000
78
Enregistrer les opérations
suivantes en Emploi et Ressource
Achat d’un ordinateur à 520 000
F règle par chèque bancaire
Achat d’un bâtiment à 4 000 000
F payable ainsi ¼ par chèque
bancaire et le reste
ultérieurement.
79
1) E : ordinateur 520 000
R : banque 520 000
2) E : bâtiment 4 000 000
R : banque 1 000 000
R : Fournisseur 3 000 000
80
Analyser ces opérations en
Emploi et en Ressource
Reçu 240 000 F d’un client en
espèce. Payer par chèque
postal 50 000 F à un
fournisseur
Versement d’espèce à la
banque 135 000 F
81
1- E : caisse 240 000
R : client 240 000
2- E : fournisseur 50 000
R : Centre Chèques Postaux 50
000
3- E : banque 135 000
R : caisse 135 000
82
Analyser les opérations en emplois et
ressources
1) encaissement contre chèque
bancaire de la créance sur le client
WEND KUNI 70 000 F
2) achat d’un mobilier de bureau à
crédit 350 000 F
3) vente contre chèque postal de
marchandises 300 000 F qui ont été
achetés à 250 000 F
83
M. bosco dispose d’une somme de 1 500 000F
et décide le 30 avril de créer un Commerce de
fruit et légumes. Ces 1 500 000F constituent
l’apport qu’il met а la Disposition de son
entreprise. Mais cette somme est insuffisante
pour débuter dans de bonnes conditions, et il
emprunte 300 000F à Mme Mercure.
Donc au total, les sommes mises а la
disposition du commerce s’élèvent a 1 800
000F. Avec cette somme sont achetés les biens
suivants :
-un local pour l’exercice du commerce 500
000F ;
-une balance électronique 500
000F ;
84
- un présentoir 100 000F ;
- Apres ces achats, il reste 700 000F
:
. En dépôt à la B.I.B. 500 000F et
. En caisse 200 000F.
TAF : Etablissez la situation de
l’entreprise bosco au 30 avril, en
EMPLOIS MONTANT RESSOURCE MONTANT
complétant le tableau
S suivant.
TOTAL TOTAL
85
86
Le bilan est une représentation de la
valeur et de la composition du
patrimoine de l’entreprise à une
date donnée.
87
Le compte est un tableau qui
enregistre les opérations saisies par
la comptabilité.
88
Le compte est un tableau à deux
parties (comme le bilan) :
- La partie gauche s’appelle débit :
on y enregistre les emplois, c’est-à-dire
les augmentations d’actif et les
diminutions de passif ;
- La partie droite s’appelle crédit : on
y enregistre les ressources, c’est-à-dire
les diminutions d’actifs et les
augmentations de passif.
89 Compte
Débit Crédit
Enregistre les Enregistre les
emplois ressources
Pour être complète, toute inscription dans un
compte doit comporter :
-La date
-Le libellé (c’est-à-dire un commentaire sur
l’opération qui permet de retrouver la pièce
comptable d’origine)
- Le montant de l’opération.
90
Le 14-10 l’entreprise DIALLO Achète de
l’essence en Espèce 10 000F
Le 15-10 DIALLO vend des
marchandises à 30 000F. Le règlement
se fait au comptant
TAF : Présenter le compte caisse
91 Compte caisse
Débit
Crédit
Dat Libellé Somm Dat Libellé Somm
e e e e
15/ Encaissem 30 000 14/1 Achat 10 000
10 ent Vente 0 d’essence
92
Compte caisse à colonnes
mariées
Date Libellé Débit Crédit
14/1 Achat 10 000
0 d’essence 30 000
15/1 Encaissement
0 ventes
93 Compte caisse à colonnes mariées avec solde
Date Libellé Somme Solde
Débit Crédit Débit Crédit
14/1 Achat 10 10
0 d’essence 30 000 000 20 000
15/1 Encaissemen 000
0 t ventes
94
Dans un souci de rapidité, on utilise
souvent une présentation
schématique du compte à colonnes
mariées. Les colonnes des dates et
libellés étant négligées, on obtient
ce que l’on appelle les comptes en
T
95
Inscrire
une somme dans un compte à
son débit ou à son crédit est appelé
imputation :
- Débiter un compte, c’est porter
une somme à son débit ;
- Créditer un compte, c’est porter
une somme à son crédit.
96
Le solde représente la différence entre
le débit et le crédit.
- Il est débiteur si le débit > crédit
- Il est créditeur si le crédit > débit
- Il est nul ou Soldé si le débit = crédit
Un solde débiteur se met au crédit
Un solde créditeur se met au débit
97
98
La comptabilité en partie double
consiste à analyser chaque opération
à la fois en ressources et en emplois
afin de déduire les enregistrements à
effectuer dans les comptes intéressés
99 Pour la première quinzaine du mois de janvier
2016, les opérations suivantes sont réalisées
dans l’entreprise KADER
02/01 création de l’entreprise : apport en
espèces de l’exploitant 5 000 000
02/01 achat de marchandises contre espèces
200 000
08/01 vente de m/ses contre espèces 50 000
12/01 versé en banque 3 500 000
19/01 vente au comptant de marchandises
contre espèces 250 000
TAF : effectuer l’analyse comptable de chacune
des opérations relatives au compte caisse puis
déduire au fur et à mesure les enregistrements
dans les comptes schématiques.
100
101
102
De même, pour l’ensemble des
opérations, TOTAL EMPLOIS=TOTAL
RESSOURCES, par conséquent,
TOTAL DEBIT=TOTAL CREDIT.
Ces égalités caractérisent la
comptabilité à partie double. Toute
opération simple intéresse 2 comptes,
un compte qui est débité et un autre
compte qui est crédité
103
Lescomptes d’actif du bilan
augmentent à gauche (débit) et
diminuent à droite (crédit)
104
Lescomptes du passif du bilan
augmentent à droite (crédit) et
diminuent à gauche (débit)
105
Les comptes de produit augmentent
au crédit et diminuent au débit
106
Les comptes de charges
augmentent au débit et diminuent
au crédit
107
108
Les comptes sont identifiés par un
numéro auquel est rattaché un
intitulé. Ces deux identifiants sont
nécessaires pour enregistrer et
suivre les opérations en
comptabilité.
Les classes 1 à 5 se rapportent aux
109 comptes de bilan :
Classe 1 : comptes de ressources
durables (capitaux propres et dettes
financières) ;
Classe 2 : comptes de l’actif
immobilisé (charges immobilisées et
immobilisations incorporelles,
corporelles et financières) ;
Classe 3 : comptes de stocks ;
Classe 4 : comptes de tiers
(créances de l’actif circulant et
dettes du passif circulant) ;
Classe 5 : comptes de trésorerie (titres
de placement, valeurs à encaisser,
comptes bancaires et caisse).
Classe 6 : comptes de charges des
110 activités ordinaires (charges
d’exploitation et charges financières) ;
Classe 7 : comptes de produits des
activités ordinaires (produits
d’exploitation et produits financiers) ;
Classe 8 : comptes des autres charges
et des autres produits (participations
des travailleurs, subventions
d’équilibre, etc.).
111 COMPTES DE RESSOURCES DURABLES
CLASSE 1
10 CAPITAL
11 RÉSERVES
12 REPORT À NOUVEAU
13 RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE
14 SUBVENTIONS D'INVESTISSEMENT
15 PROVISIONS RÉGLEMENTÉES ET FONDS
ASSIMILÉS
16 EMPRUNTS ET DETTES ASSIMILÉES
17 DETTES DE CRÉDIT BAIL ET CONTRATS ASSIMILÉS
18 DETTES LIÉES À DES PARTICIPATIONS ET
COMPTES DE LIAISON DES ÉTABLISSEMENTS ET
SOCIÉTÉS EN PARTICIPATION
19 PROVISIONS FINANCIÈRES POUR RISQUES ET
CHARGES
COMPTES D’ACTIF IMMOBILISÉ
112 CLASSE 2
21 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
22 TERRAINS
23 BÂTIMENTS, INSTALLATIONS TECHNIQUES ET
AGENCEMENTS
24 MATÉRIEL
25 AVANCES ET ACOMPTES VERSÉS SUR
IMMOBILISATIONS
26 TITRES DE PARTICIPATION
27 AUTRES IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
28 AMORTISSEMENTS
29 PROVISIONS POUR DÉPRÉCIATION
COMPTES DE STOCKS
113 CLASSE 3
31 MARCHANDISES
32 MATIÈRES PREMIERES ET FOURNITURES LIÉES
33 AUTRES APPROVISIONNEMENTS
34 PRODUITS EN COURS
35 SERVICES EN COURS
36 PRODUITS FINIS
37 PRODUITS INTERMÉDIAIRES ET RÉSIDUELS
38 STOCKS EN COURS DE ROUTE, EN
CONSIGNATION OU EN DÉPÔT
39 DÉPRÉCIATIONS DES STOCKS
COMPTES DE TIERS
114 CLASSE 4
40 FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHÉS
41 CLIENTS ET COMPTES RATTACHÉS
42 PERSONNEL
43 ORGANISMES SOCIAUX
44 ÉTAT ET COLLECTIVITÉS PUBLIQUES
45 ORGANISMES INTERNATIONAUX
46 ASSOCIÉS-GROUPE
47 DÉBITEURS ET CRÉDITEURS DIVERS
48 CRÉANCES ET DETTES HORS ACTIVITÉS
ORDINAIRES (H.A.O.)
49 DÉPRÉCIATIONS ET RISQUES PROVISIONNÉS
(Tiers)
COMPTES DE TRÉSORERIE
115 CLASSE 5
50 TITRES DE PLACEMENT
51 VALEURS À ENCAISSER
52 BANQUES
53 ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS ET
ASSIMILÉS
54 INSTRUMENTS DE TRÉSORERIE
56 BANQUES, CRÉDITS DE TRÉSORERIE ET
D'ESCOMPTE
57 CAISSE
58 RÉGIES D'AVANCES, ACCRÉDITIFS ET
VIREMENTS INTERNES
59 DÉPRÉCIATIONS ET RISQUES
PROVISIONNÉS
COMPTES DE CHARGES DES ACTIVITÉS
116 ORDINAIRES CLASSE 6
60 ACHATS ET VARIATIONS DE STOCKS
61 TRANSPORTS
62 SERVICES EXTÉRIEURS A
63 SERVICES EXTÉRIEURS B
64 IMPÔTS ET TAXES
65 AUTRES CHARGES
66 CHARGES DE PERSONNEL
67 FRAIS FINANCIERS ET CHARGES ASSIMILÉES
68 DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS
69 DOTATIONS AUX PROVISIONS
COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITÉS
117 ORDINAIRES CLASSE 7
70 VENTES
71 SUBVENTIONS D'EXPLOITATION
72 PRODUCTION IMMOBILISÉE
73 VARIATIONS DE STOCKS DE BIENS ET DE
SERVICES PRODUITS
75 AUTRES PRODUITS
77 REVENUS FINANCIERS ET ASSIMILÉS
78 TRANSFERTS DE CHARGES
79 REPRISES DE PROVISIONS
COMPTES DES AUTRES CHARGES ET DES
118 AUTRES PRODUITS CLASSE 8
81 VALEURS COMPTABLES DES CESSIONS
D'IMMOBILISATIONS
82 PRODUITS DES CESSIONS
D'IMMOBILISATIONS
83 CHARGES HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES
84 PRODUITS HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES
85 DOTATIONS HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES
86 REPRISES HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES
87 PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS
88 SUBVENTIONS D'ÉQUILIBRE
89 IMPÔTS SUR LE RÉSULTAT
119
Au cours du premier trimestre SAMBO a réalisé les opérations
suivantes:
02 Janvier Dépôt en banque d’espèce : 1 200 000. Pièce de caisse
n°51
03 Janvier Règlement des salaires par chèque bancaire n°4501 100
000F
10 Janvier Achat de fournitures de bureau : 27 500 réglée en espèce.
Pièce de caisse n°52
13 Janvier Règlement du loyer du mois 150 000 par chèque n°4502
20 Janvier Notre client Diallo nous remet le chèque n°903 ; montant
du chèque 100 000
31 Janvier Prestations facturées à nos clients : 1 200 000 ; facture V23
06 Février Achat de carburant 15 500 en espèces, pièce de caisse
n°53
10 Février Réparation du véhicule 25 000 par chèque n°4503
01 Mars Règlement de la moitié de la facture V23 par chèque n°764
09 Mars Achat d’un vélo 92 000 en espèces. Pièce caisse n°54
31 Mars Ouverture d’un compte aux chèques postaux. Dépôt de 120
000 en espèce.
Travail à faire :
2- Analysez les opérations en Débit et Crédit
120
121
Dans une comptabilité à partie double, toute
opération intéresse deux comptes : un compte
qui est débitée et un autre compte qui est
crédité d’un montant égal. Il en résulte que
pour un ensemble d’opérations, le total des
débits = total des crédits.
122
A partir du journal, on procède à l’inscription
des mouvements de la période dans des
comptes dont l’ensemble forme le grand
livre. Puis on établit une liste verticale des
comptes dans un tableau à 4 colonnes ou 6
colonnes appelé la balance.
Labalance, liste générale de tous les comptes
de l’entreprise permet de s’assurer que :
TOTAL
GENERAL DES DEBITS = TOTAL
GENERAL DES CREDITS.
123
Ilenregistre dans l’ordre chronologique
l’analyse comptable des diverses opérations
de l’entreprise. Il indique pour chacune des
opérations les sommes qui les concernent, les
comptes débités et les comptes crédités.
Lejournal permet de vérifier pour chaque
opération, l’égalité de la partie double.
124
Pour chaque opération, le journal mentionne :
La date
L’analyse comptable
Un libellé donnant la référence précise des
documents de base
Les numéros de comptes débités et
crédités
L’ensemblede ces inscriptions relatives à une
même opération constitue un article de
journal ou une écriture comptable.
125
REMARQUE : lorsque plusieurs
opérations sont réalisées le même jour,
on inscrit une seule fois la date comme
pour le premier article et les autres
opérations sont précédées de la
mention d° (dito) qui signifie « le même
jour »
126
une entreprise a réalisé les opérations suivantes:
05/01 achat de m/ses à crédit. Facture A15.
Montant 150 000
08/01 vente au comptant par chèque bancaire
(chèque 912) 200 000
10/01 réglé fournisseur par chèque bancaire
(915) 70 000
10/01 retrait par chèque 916 Montant 30 000
15/01 vente de m/ses à crédit 118 000 Fact V10
Enregistrerdans le journal de l’entreprise, les
opérations ci-dessus
127
C’estun organe essentiel de la
comptabilité. Il est constitué par
l’ensemble des comptes de l’entreprise
128
Reprenons l’exercice précédent
129
Etablie à partir des comptes d’un ensemble
appelé grand livre, la balance, liste général de
tous les comptes permet de s’assurer que
TOYAL DES DEBITS=TOTAL DES CREDITS. La
balance fournit un second contrôle après le
journal.
130
La balance est établie généralement en fin de
mois à partir des comptes du grand livre. On
détermine pour chaque compte du grand livre
le total des débits et crédits et son solde. On
inscrit ensuite dans la balance, les numéros et
les noms, les totaux débit et crédit de ces
comptes.
131
N° compte Libellés Sommes Solde
Débit Crédit Débit Crédit
Totaux
132
Reprenons l’exercice précédent
133
Pour permettre aux utilisateurs des
comptes de distinguer le solde initial des
flux de la période, il est intéressant de
présenter la balance à 6 colonnes. Son
tracé est le suivant :
134
Aucours du mois de mars 2016, le compte
banque d’une entreprise de la place a
enregistré les opérations aboutissant aux
résultats suivants :
Total des opérations au débit 5 000 000
Total des opérations au crédit 2 920 000
Présenter le compte banque dans la balance à
6 colonnes sachant qu’au 1er mars, son solde
était de 1 200 000.
135
136
137
La situation de l’entreprise est
périodiquement résumée dans un
tableau. Le bilan est une photographie
du patrimoine de l’entreprise à un
moment donné.
PATRIMOINE = BIENS – DETTES
Biens dont l’entreprise est propriétaire
ou dont elle a l’usage.
Dettes contractées en vue de réaliser
son exploitation.
138
139
Monsieur COULIBALY crée un commerce de
distribution d’articles électroménagers. Pour
satisfaire aux obligations légales, il ouvre un
compte en banque au nom de son entreprise.
Le 04.01.06, ce compte est alimenté de la façon
suivante :
Un apport personnel de 5 000 000F
Un emprunt à la banque de 2 000 000F
remboursable sur trois ans.
Le même jour, il achète des marchandises à
crédit chez SAWADOGO pour 400 000F qu’il met
en stock.
TRAVAIL À FAIRE : Présentons le bilan de
l’entreprise COULIBALY à la date du 04.01.06.
140
141
Cette masse du bilan regroupe les biens destinés à
rester de façon durable dans l’entreprise (ce sont les
outils de travail de l’entreprise) et comprend les
rubriques suivantes :
- Les charges immobilisées : frais d’établissement,
charges à répartir sur plusieurs exercices et les primes
de remboursement des obligations.
- Les immobilisations incorporelles : il s’agit des frais
de recherche et développement, des brevets, licences,
logiciels, fonds commercial.
- Les immobilisations corporelles : elles comprennent
les terrains, les bâtiments, les installations techniques
et agencement, les matériels.
- Les immobilisations financières : il s’agit des titres de
participation, des dépôts et cautionnement.
142
L’actif circulant comprend les éléments
suivants :
l’actif circulant HAO : créance HAO issue
d’opération exceptionnelle. Ex : vente à
crédit d’immobilisation
les stocks : il s’agit des marchandises, des
matières, d’autre approvisionnement
(emballages, papier de rame), les encours,
les produits fabriqués.
Les créances : il s’agit des créances sur les
clients, des avances et acomptes versés aux
fournisseurs, des avances et acomptes
versés aux personnels.
143
Ils’agit des titres de placement, des
valeurs à encaisser et des disponibilités
(avoirs en banque, aux chèques postaux
et en caisse).
144
Ilssont composés du capital personnel ou
social, des réserves, du résultat net de
l’exercice, des subventions
d’investissement…
145
Les dettes financières sont des
ressources stables provenant
d’emprunt ou de dettes contractées
pour une durée supérieure à un an à
l’origine. Il s’agit essentiellement
des emprunts, des dettes de crédit
bail et des dettes financières
diverses.
146
Ilconcerne les dettes d’exploitation et les
dettes hors activités ordinaires :
les dettes circulantes et ressources assimilées
HAO ;
les clients, avances et acomptes reçus ;
les fournisseurs d’exploitation ;
les dettes fiscales ;
les dettes sociales ;
les autres dettes (sommes dues à des
créditeurs divers).
147
Ils’agit des crédits à court terme accordés
par les banques et autres établissements
financiers à l’entreprise. Ce sont les
découverts bancaires, les crédits
d’escompte, les crédits de trésorerie
NB : Il faut ajouter à ces masses au bas du
bilan :
à l’actif, l’écart de conversion-actif, il
correspond à des pertes probables de
change.
Au passif, l’écart de conversion-passif qui
correspond à un gain probable de change
en fin d’exercice.
148
A/ l’entreprise Alfa dispose des éléments suivants Après exercice :
Immeubles………………………………………………………………4 000 000
Matériel de transport…………………………………………………1 200 000
Avoirs en banque……………………………………………………… 470 000
Espèces en caisse……………………………………………………… 150 000
Marchandises……………………………………………………………1 000 000
Dettes fournisseurs……………………………………………………… 250 000
Emprunts à 3 ans d’échéances……………………………………. 1 750 000
Mobiliers………………………………………………………………………. 300
000
Capital………………………………………………………………………. 4 500
000
Etablir le bilan
B/ La situation de l’entreprise « Sarr et Cie » se résume ainsi au 31/12/N :
149
Capital………………………………………………………………………….12 000 000
Emprunt………………………………………………………………………. 2 200 000
Camionnette………………………………………………………………… 2 750 000
Véhicule Toyota…………………………………………………………… 1 250 000
Marchandises en stock…………………………………………………. 1 500 000
Dettes aux fournisseurs de marchandises………………………. 800 000
Impôts et taxes à payer……………………………………………….. 500 000
Somme due au personnel…………………………………………….. 3 200 000
Factures non encore réglées par les clients……………………. 6 400 000
Terrains …………………………………………………………………….. 1 750 000
Avoirs en banque…………………………………………………………. 750 000
Mobiliers de bureau……………………………………………………… 1 000 000
Machine à calculer………………………………………………………. 200 000
Avance des clients………………………………………………………. 400 000
Titre de participation…………………………………………………… 2 000 000
Etablir le bilan de l’entreprise.
150
151
Inventée en France, la TVA est
appliquée sous sa forme actuelle
depuis 1954. C’est un impôt indirect
qui rapporte des recettes fiscales à
l’État.
La TVA est un impôt supporté par le
consommateur final, mais reversé à
l’État par chaque entreprise en
fonction de la valeur ajoutée qu’elle
a créée
152
Il existe deux catégories de TVA :
o La TVA facturée ou collectée lors
de la vente réalisée par l’entreprise ;
o La TVA récupérable que
l’entreprise paye lors de ses achats à
ses fournisseurs.
153
Comme la comptabilité ne détermine
pas la valeur ajoutée d’une entreprise,
on calcule la TVA à reverser de la
manière suivante :
Chaque entreprise collecte la TVA sur
ses ventes et paye la TVA sur ses
achats. Elle verse ensuite à l’Etat la
différence entre la TVA collectée ou
facturée et la TVA payée (récupérable
ou déductible).
154
Producteurs Grossistes Détaillants
TVA facturée 360 000 468 000 540 000
TVA déductible - 360 000 468 000
TVA à reverser 360 000 108 000 72 000
155 La TVA est calculée sur la base de la valeur
ajoutée qui est la richesse créée par
l’entreprise. Elle se calcul en faisant :
Montant TVA = Valeur ajoutée X taux
de la TVA.
Remarque :
Lorsque le montant est en HT, pour avoir sa
valeur en TTC, on multiplie la valeur hors
taxe par 1,18.
Montant TTC = Montant HT x 1,18
Lorsque le montant est en TTC, pour
obtenir la valeur en HT, il suffit de diviser la
valeur TTC par 1,18.
Montant HT = Montant TTC / 1,18
Au Burkina Faso, le taux de la TVA est
156 de 18%. Il faut retenir qu’il varie en
fonction des pays. Il est de 16,67% en
Côte d’Ivoire, 20% au Sénégal, Niger
17% etc.
Dans le reversement de la TVA deux
situations sont possibles :
157 Situation 1 : TVA facturée > TVA
récupérable
La différence entre la TVA facturée et la
TVA récupérable étant positive, on parle
de TVA à payer ou TVA due. Elle doit être
reversée à l’Etat.
Situation 2 : TVA facturée < TVA
récupérable
La différence est un crédit de TVA à
reporter. Ce crédit de TVA à reporter est
une créance de l’entreprise sur l’Etat. Il
faut retenir que l’Etat ne paye pas à
l’entreprise la différence. Elle est déduite
du montant de la TVA due pour les
périodes prochaines.
158
La liquidation de la TVA est
effectuée sur un document fiscal
qui est envoyé au percepteur.
Pour l’essentiel, la liquidation de
la TVA consiste à déterminer le
montant de la TVA due. Chaque
mois ou chaque trimestre, on
détermine la liquidation de la
TVA.
159
Au cours du mois de Janvier 2013, une entreprise à réalisé les
opérations suivantes :
Ventes à crédit de marchandises : 6 000 000 HT
Achat à crédit de marchandises : 4000 000 HT
Acquisition de matériel de bureau contre chèque bancaire :
600 000 HT
Taux de la TVA en vigueur : 18%
Le 15/02/2013, une entreprise procède aux calculs et à la
liquidation de la TVA du mois.
Le 30/02/2013, la TVA due aux fiscs est réglée par chèque
bancaire.
TAF :
Présenter le journal classique de l’entreprise au 31/01/2013
Calculer la TVA facturée, récupérable et calculer la
différence de TVA et nommer au 15/02.
Présenter la liquidation de la TVA au 15/02
Passer l’écriture du règlement au 29/02
31/01/2013
160 411 Clients, créances en compte 7080000
4431 Etat, TVA facturée/ventes 1080000
701 Ventes de marchandises 6000000
(Constatation des ventes)
d°
4452 Etat, TVA récupérable ou déductible 720000
601 Achat de marchandises 4000000
401 Fournisseurs 4720000
(Constatation des achats)
d°
244 Matériel et mobilier de bureau 600000
4451 Etat, TVA récupérable sur immo 108000
521 Banque 708000
(Acquisition de matériel et mobilier )
2- Calcul de la TVA facturée, récupérable et la
différence de TVA
161 Montant HT
TVA facturée 1 080 000
TVA déductible 828 000
Différence de TVA 252 000
TVA due
3- Présentation de la liquidation
15/02/2013
4431 Etat, TVA facturée sur vente 1080000
4441 Etat, TVA due 252000
4451 Etat, TVA récupérable/immo 108000
4452 Etat, TVA récupérable/achat 720000
(Liquidation de la TVA)
Passons l’écriture du règlement
29/02/2013
162 4441 Etat, TVA due 252000
521 Banque 252000
(Chèque règlement de la TVA)
163 Au cours du mois de janvier 2004, l’entreprise a
effectué les opérations suivantes :
Vente de marchandises contre chèque bancaire à
encaisser : 8 000 000HT
Achat de marchandises contres espèces : 6 000
000HT
Acquisition d’une machine à crédit : 5 000 000HT
Ces opérations ont été enregistrées le 30/01. La
différence de TVA a été déterminée et liquidée le
02/02/2004.
TAF :
Présenter le journal classique de l’entreprise au
31/01/2013
Calculer la TVA facturée, récupérable et calculer la
différence de TVA et nommer au 15/02.
Présenter la liquidation de la TVA au 15/02
164
165
Deux comptes sont dits
réciproques si tenus dans deux
comptabilités différentes, ils
enregistrent les mêmes flux
mais de façon opposée, de
sorte que quand l’un est débité,
l’autre est crédité.
166 La société commerciale du DJOLOF « SCD »
spécialisée dans la vente d’aliments pour bétail
entretient des relations d’affaire avec le client « Keur
Cheikh ». Elle a réalisé les opérations suivantes avec
son client qui lui devait avant ces opérations, 2 450
000
02 – 07 Vente à « Keur Cheikh » : 530 000 crédit 1
mois
05 – 07 « Keur Cheikh » verse 1 000 000 d’espèces
10 – 07 Vente à « Keur Cheikh » 270 000 ; moitié
réglée au comptant en espèces, le reste dans 8 jours
11 – 07 Retour de 40 000 de marchandises non
conformes
15 – 07 « Keur Cheikh » règle par chèque la moitié
de la somme due
TRAVAIL A FAIRE :
Présenter les deux comptes (présentation en T)
Que constate t-on ?
167
Les mêmes montants figurent
dans les deux comptes mais de
façon inverse. Ce que le client
doit, qui est une dette pour lui,
constitue une créance pour le
Est-il possible que les deux
168 comptes ne présentent pas le
même montant au même moment ?
Oui, parce qu’il peut y avoir un
décalage dans l’enregistrement des
opérations chez le client et chez le
fournisseur.
Par exemple, l’opération du 11-07
est d’abord enregistrée chez le
fournisseur qui émet la facture
d’avoir avant de l’être chez le client
qui reçoit la facture d’avoir.
169
Il s’agit :
d’ouvrir les deux comptes à
rapprocher et y disposer les soldes de
clôture
de repérer les opérations qui n’ont
pu être enregistrées de part et d’autre et de
les faire figurer. On procède alors au
pointage.
de repérer les erreurs et omissions et
de proposer leurs corrections
après avoir tout vérifié les nouveaux
soldes trouvés doivent être identiques mais
opposés.
170
171
Vous disposez des deux documents suivants :
Compte 5211 Banque tenu par l’entreprise
Relevé bancaire ou extrait de compte (compte
de l’entreprise tenu par la banque)
172
T. A. F. : Présenter l’état de rapprochement
bancaire au 30-07
173