Comptabilite Generale
Comptabilite Generale
Module 3 : Le bilan
Bibliographie conseillée
Le praticien, éditions comptables et juridiques 2017, Oumar Samb et Mamadou Ibra Diallo
Les transactions effectuées par une entité sont valorisées en francs CFA, puis traitées par son
service ou département comptable.
L’entité est une organisation de personnes qui met en œuvre des moyens financiers, matériels et
humains dans le but de produire des biens et des services pour satisfaire les besoins d’autres individus
tout en y tirant un profit.
La somme des moyens mis en œuvre par le (s) propriétaire (s) constitue le capital qui peut être soit
personnel (103), soit social (101), soit par dotation (102).
2. 1. Classification selon leur activité ou objet social
2.1.1. L’entité de distribution : elle achète des marchandises pour les revendre en l’état dont le
schéma comptable devient :
Date
601 Achat de marchandises Coût achat
401 Fournisseurs Coût achat
Facture n°… de ….
Date
411 Client… Prix vente
701 Vente de marchandise Prix vente
Facture n°… à …
Exemple :
Entité Alpha a effectué les opérations suivantes :
1/3/ N Facture N° 15 de Fall : Vente de marchandises A pour 100 000 F, frais transport pour 10 000 F.
1/4/N Facture N° 8 de Diop : Vente de marchandises B pour 1200 000F
10/4/N Facture du transitaire relative à la facture N° 8 : Honoraires 180 000 F ; Droits de douane
220 000 F.
1/5/N Facture N° 1 à Beta : Vente de marchandises A pour 80 000 F.
Libellé
Mission : Passer toutes les écritures nécessaires dans la comptabilité de l’entité Alpha.
1/3/N
60111 Achat de marchandises A 100.000
60151 Frais sur Achat de marchandise 10.000
40111 Fournisseur Fall 110.000
Facture N° 15 de Fall
1/4/N
60112 Achat de marchandises B 1.200.000
40112 Fournisseur Diop 1.200.000
Facture N° 8 de Diop
10/4/N
6015 Frais sur achat de marchandise 400.000
4426 État, droits de douane 220.000
4734 Commissionnaires 180.000
Facture du transitaire
1/5/N
4111 Client Beta 80.000
7011 Vente de mss à Beta 80.000
Facture N° 1
té industrielle : achète des matières premières, transformées en produits destinés à la vente
Libellé
602 Achat de matières premières et fournitures liées
401 Fournisseur
Facture N° 15 de …………..
361 Produits finis
736 Variations des stocks de produits finis
Stockage des produits fabriqués
411 Client
702 Vente de produits finis
Facture N°à ………
Exemple :
1/9/N Transformation du bois dans les ateliers pour obtenir des meubles stockés au coût de 4 500 000 F
1/11/N Facture N° 13 à Diallo : Vente des meubles pour 5 100 000 F
Libellé
1/8/N
6021 Achat de matières premières bois 3.500.000
4011 Fournisseur Sarr 3.500.000
Facture N°75 de Sarr
1/9/N
3611 Produits finis 4.500.000
7361 Production stockés (ou variations de stocks de produits finis) 4.500.000
Stockage de produits fabriqués
1/11/N
4111 Client Diallo 5.100.000
7021 Vente de produits finis meubles 5.100.000
Facture N° 13 à Diallo
2.1.3. L’entité de services (ou prestataires de service)
Le montant facturé dans le cadre d’une activité principale est inscrit dans le compte 706 Services
vendus
Le montant facturé dans le cadre d’une activité secondaire est inscrit dans le compte 707 Produits
accessoires
Exemple :
Une entité de formation a réalisé les opérations suivantes :
28/2/N Facture adressée aux étudiants : Scolarité 15 000 000 F, Transport 2 000 000 F
Mission : Passer l’écriture correspondante
Libellé
Journal de l’entité
28/2/N
4111 Clients Étudiants 17.000.000
7061 Services vendus, Scolarité 15.000.000
7071 Produits accessoires, transport 2.000.000
Facture aux étudiants
Lorsqu’une entité réalise à la fois deux activités principales différentes, on la qualifie de mixte ; par
exemple : activité de production et activité de distribution.
2.2. Classification selon la taille
Une entité doit obligatoirement tenir une comptabilité financière pour satisfaire les besoins
d’information de ses partenaires pour leurs prises de décisions économiques. La tenue de la
comptabilité permet de répondre aux questions suivantes :
• Quel est le montant du patrimoine, de la richesse ou de la fortune de l’entité à une date donnée ?
Burkina Fasso 274 200 21 470 304 Français Franc CFA XOF
Côte d’Ivoire 322 462 26 933 401 Français Franc CFA XOF
République démocratique Congo 2 345 409 107 000 000 Français Franc Congolais
Section 2 : les composantes du nouveau référentiel comptable OHADA
+
2.1. AUDCIF ET LES ARTICLES DU METIER
Selon l’article 2 du droit comptable, sont astreintes à la mise en place d’une comptabilité dite financière,
toutes les entités à l’exception de celle soumise aux règles de la comptabilité publique.
Article 5 :
il est institué un système comptable unique, commun à tous les Etats parties, composé du plan comptable
général OHADA (PCGO) et du dispositif relatif aux comptes consolidés et aux comptes combinés
dénommé système comptable OHADA en abrégé SYSCOHADA.
Article 13 : les petites entités sont assujetties sauf option au système minimale de trésorerie lorsque le chiffre
d’affaire annuel HT est inférieur aux seuils suivants :
• 60 millions de franc CFA ou équivalent dans l’unité monétaire ayant pour l’égal dans l’Etat partie pour les entités
du négoce.
• 40 millions de franc CFA ou équivalent dans l’unité monétaire ayant pour l’égal dans l’Etat partie pour les
artisanats et assimilés.
• 30 millions de franc CFA ou équivalent dans l’unité monétaire ayant pour l’égal dans l’Etat partie pour les
services.
Application: Compléter le tableau suivant et chaque case doit être remplie en montant en mettant
Oui 1 si par éligibilité
Oui 2 si par option
Non
Article 15 :
Article 16 :
• Pour maintenir la continuité dans le temps de l’accès à l’information, toute entité établit un manuel décrivant les
procédures et l’organisation comptable. Ce manuel, mis à jour périodiquement est destiné à garantir le caractère
définitif de l’enregistrement des mouvements.
• tableau de bord des déclarations
• Les mouvements affectant le patrimoine de l’entité sont enregistrés en comptabilité,
Opération par opération dans l’ordre de leur date de valeur comptable.
• Cette date est celle de l’émission par l’entité de la pièce justificative ou celle de la réception
des pièces de réception externe.
• Les opérations de même nature réalisées en un même lieu et au cours d’une même journée
peuvent être récapitulé sur une pièce justificative unique.
• Les mouvements sont récapitulés par période préalablement déterminé qui ne peut excéder
un mois.
• L’entité procède à l’opération d’inventaire par le relevé physique de tous les éléments de
son patrimoine avec la mention de la nature, de la quantité et de la valeur de chacun d’eux à
la date de l’inventaire.
Article 17 :
• L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de sécurité suivante :
• La tenue de la comptabilité dans la langue officielle et dans l’unité monétaire et ayant avec cours légal dans l’Etat
partie
• L’emploie de la règle de la partie double qui se traduit par un équilibre de l’écriture .
• La justification des écritures par des pièces datées, classées dans un ordre définit dans le manuel de procédure,
susceptible de servir comme moyen de preuve et portant les références de leur enregistrement en comptabilité.
• Le respect de l’enregistrement chronologique des opérations.
• L’identification de chacun de ces enregistrements précisant l’indication de son origine et de son imputation , le
contenu de l’opération à laquelle il se rapporte ainsi que les références de la pièces justificatives qui l’appuie .
• Le contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens, des créances et des dettes.
• Le recours, pour la tenue de la comptabilité de l’entité, à un plan de compte normalisé dont la liste figure dans le
système comptable OHADA.
• La tenue obligatoire de livre et autres supports autorisés permettant d’établir les états financiers annuels.
Article 19
Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :
- Le livre journal
- Le grand livre
- La balance générale des comptes
- Le livre d’inventaire, sur lequel sont inscrits le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de
trésorerie de chaque exercice, ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire.
L’établissement de livre journal et de grand livre peuvent être facilités par la tenue de journaux et
livres auxiliaires dont la nature et le nombre dépendent de l’importance et des besoins de l’entité.
Application : Opérations réalisés par une entité de l’OHADA
Les livres comptables ou autres supports doivent être tenus sans rature, ni blanc, sans altération d’aucune
sorte. Toute correction d’erreur, commise et découverte sur l’exercice en cours, s’effectue exclusivement par
inscription en négatif des éléments erronés ; l’enregistrement exact est ensuite opéré.
La correction d’une erreur significative commise au cours d’un exercice antérieur doit être opérée par
ajustement du compte report à nouveau.
Les omissions antérieures non significatives sont inscrites directement dans les comptes concernés.
Toute correction d’erreur découverte sur l’exercice en cours et commise sur l’exercice antérieur doit faire
l’objet d’une information dans les notes annexes.
NB : Est significatif tout montant qui représente plus de 10% du chiffre d’affaires, des capitaux propres, du
résultat des activités ordinaires, du résultat net
Article 22
1-Tout traitement informatique doit satisfaire aux exigences de régularité et de sincérité par le respect des dispositions
suivantes :
Toute donnée enregistrée doit indiquer l’origine de l’imputation et peut être restituée sur papier ou sur un autre support
intelligent.
2- Les enregistrements doivent être irréversibles avec interdiction de suppression, d’addition ou de modification ultérieure.
Toute donnée entrée doit faire l’objet d’une validation dans un délai qui ne peut pas excéder un mois.
3- Respect de l’ordre chronologique qui écarte toute possibilité d’insertion intercalaire ultérieure. Pour figer cette chronologie on
prévoit une procédure de clôture informatique au moins trimestriel.
4- Les enregistrements clôturés sont classés selon la date de valeur comptable.
5- Un enregistrement intégral des donnés conformément à la règlementation.
6- Possibilité d’effectuer un contrôle par la reconstitution de l’information et avec un accès à la documentation.
7- Existence des pièces justificatives probantes à conserver.
Article 23
La date d’arrêté des Etats financiers doit être mentionnée à la transmission des documents sans dépasser le 30 avril de
l’année suivante.
Article 24
Le délai de prescription des documents comptables et des pièces justificatives est de 10 ans.
2.3. Valeur probante des documents, contrôle des
comptes, collecte et publicité des informations
comptables
• Article 66
Le livre-journal et le livre d’inventaire sont cotés, paraphés et numérotés
de façon continue par la juridiction compétente de chaque Etat partie
concerné.
• Article 67
Dans les entités qui ont recours à la technique de l’informatique pour la
tenue de leur comptabilité, des documents électroniques écrits peuvent
tenir lieu de journal, et de livre d’inventaire; dans ce cas, ils doivent être
identifiés, numérotés et datés dès leur établissement, par des moyens
légaux offrant toute garantie de respect de la technologie des opérations,
de l’irréversibilité et de l’intégrité des enregistrements comptables.
• Article 68
La comptabilité régulièrement tenue peut être admise en justice pour servir
de preuve entre les entités pour faits de commerce ou autres.
Si elle a été irrégulièrement tenue, elle ne peut être invoquée par son auteur à
son profit.
• Article 69
L’entité détermine, sous sa responsabilité, les procédures nécessaires à la mise
en place d’une organisation comptable permettant aussi bien un contrôle
interne fiable que le contrôle externe, par l’intermédiaire, le cas échéant, de
commissaires aux comptes, de la réalité des opérations et de la qualité des
comptes, tout en favorisant la collecte des informations.
Article 70
Dans les entités qui désignent, volontairement ou obligatoirement, des commissaires aux comptes, ces derniers :
- soit émettent une opinion indiquant que les états financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du
résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine à la fin de cet exercice ;
- soit expriment en la motivant, une opinion avec réserve ou défavorable ou indiquent qu’ils sont dans l’impossibilité
d’exprimer une opinion.
Les commissaires aux comptes se prononcent sur la sincérité et la concordance avec les états financiers, des informations
données dans le rapport de gestion.
ARTICLE 71
A la clôture de chaque exercice, les organes d'administration ou de direction, selon le cas, dressent l'inventaire et les états
financiers, conformément aux dispositions des chapitres précédents, et établissent un rapport de gestion ainsi que, le cas
échéant un bilan social.
Le rapport de gestion expose la situation de l’entité durant l'exercice écoulé, ses perspectives de développement ou son
évolution prévisible et, en particulier, les perspectives de continuation de l'activité, l'évolution de la situation de trésorerie
et le plan de financement.
Les événements importants, survenus entre la date de clôture de l'exercice et la date à laquelle il est établi, doivent
également y être mentionnés.
Tous ces documents sont transmis aux commissaires aux comptes s’ils existent, quarante-cinq jours, au moins, avant la
date de l'assemblée générale ordinaire.
Le ou les commissaires aux comptes existent dans les sociétés suivantes :
SAS
SARL
Lorsque 2 des 3 conditions suivantes sont validées :
Total bilan >125millions FCFA et équivalent
Total CA>250millions FCFA et équivalent
Le nombre d’effectif permanant > 50
• Article 72
Les états financiers annuels et le rapport de gestion établis par les organes d’administration et de direction, selon le cas,
sont soumis à l’approbation des actionnaires, des associés ou des membres dans le délai de six mois à compter de la date
de clôture de l’exercice.
• Article 73
Les entités se conforment aux mesures communes de communication des informations aux actionnaires, aux associés ou
aux membres et de publicité des états financiers annuels ainsi qu’à celles prévues pour les entités faisant appel public à
l’épargne, à la fin du premier semestre, conformément aux dispositions spécifiques aux sociétés anonymes faisant appel
public à l’épargne prévues dans l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt
économique.
ARTICLE 73-1
Les entités dont les titres sont inscrits à une bourse de valeur et celles qui sollicitent un financement dans le cadre
d’un appel public à l’épargne, doivent déposer en sus des Etats Financiers de synthèse SYSCOHADA, leurs Etats
Financiers établis selon les normes IFRS et approuvés par l’AGO, au registre du commerce et du crédit mobilier et au
près des organes habilités, des marchés financiers de leur région ou de l’Etat partie.
Les commissaires aux comptes:
- soit émettent une opinion indiquant que les états financiers IFRS sont réguliers et sincères et donnent une image
fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et des flux de trésorerie à
la fin de cet exercice;
- soit expriment en la motivant, une opinion avec réserve ou défavorable;
- soit indiquent qu’ils sont dans l’impossibilité d’exprimer une opinion.
ARTICLE 111
ARTICLE 111-1
Les comptes d’actif ou de passif supprimés ou traités autrement sont ajustés par le biais du compte 475 _Compte
transitoire lié à la révision du SYSCOHADA avec deux sous comptes :
4751_pour les comptes d’actif
4752_pour les comptes du passif
Remarque : Ces comptes d’ajustement sont apurés en fonction de la nature des comptes supprimés dans un délai
correspondant à la durée restante sans dépasser 5ans.
ARTICLE 113
Le présent Acte uniforme sera publié dans les Etats parties au journal officiel ou par tout autre moyen approprié.
Il est applicable quatre –vingt- dix (90) jours après cette publication.
Les dates d’entrée en vigueur des nouvelles dispositions sont fixées comme suit :
• pour les comptes consolidés, les comptes combinés et les états financiers selon normes IFRS, au 1er janvier 2019.
Section 3. LE CADRE CONCEPTUEL
Définition
Les états financiers établis doivent refléter l’image fidèle du patrimoine, du compte de résultat et de la situation financière
dans le cadre de l’application de la convention de la prudence.
Le système comptable OHADA réaffirme son appartenance à l’école continentale, avec une ouverture à l’international
(normes IFRS).
La caractéristique essentielle de l’école continentale est le formalisme ou juridisme à savoir une forte corrélation entre le
droit et la comptabilité.
La caractéristique de l’école anglo-saxonne est la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique.
La comptabilité internationale connue sur l’appellation IAS/IFRS est une synthèse des normes anglo-saxonnes et des
normes continentales.
3. 3 : La structure du cadre conceptuel
CLIENTS
FOURNISSEURS ENTITE
SALARIES
ORGANISMES
SOCIAUX ETABLISSEMEN
SYNDICATS TS FINANCIERS
GRANS PUBLICS
DESTINATAIRES DES ETATS FINANCIERS
Organismes sociaux – syndicat – Grand public L’intérêt général Responsabilité sociétale de l’entité
31/01
839 Charges pour dépréciations et provisions pour risques à court terme HAO
Provisions pour risques à court terme sur opérations HAO
4998 Primes de licenciement prévues
4.2 Les postulats
Les postulats sont des principes acceptés sans démonstration mais cohérent avec les objectifs fixés. Ils
sont retenus pour définir le champ du modèle comptable du SYSCOHADA.
Ils sont au nombre de 5 :
4.2.1 L’entité
L’entité est considérée comme étant une personne morale distincte de ses propriétaires et de ses
partenaires économiques. Seules les transactions de l’entité sont prises en compte dans les états
financiers de l’entité.
Les dépenses personnelles de l’exploitant sont enregistrées dans le compte 104
Les dépenses personnelles du ou des associés sont imputés dans le compte 462 Associé, compte
courant.
Application :
La facture concernant l’appartement d’habitation du propriétaire de l’entité est à la charge de celle-ci. Cette opération ne
doit pas être imputée en charge mais dans un compte spécifique.
Date
1041 Compte de l’exploitant
4011 Fournisseur bailleur
Facture n°… de …
Date
4621 Associé, compte courant
4011 Fournisseur bailleur
Facture n°… de …
4.2.2 La comptabilité d’engagement
Les effets des transactions et autres évènements sont pris en compte dès que ses opérations se produisent et non pas au
moment des encaissements ou paiements.
Le contrôle du respect de ce postulat et la présence dans notre comptabilité des comptes de tiers (classe 4).
Les dérogations à ce postulat sont le
• Le tableau des flux de trésorerie en système comptable normal
• Le journal de trésorerie en système minimal de trésorerie
Application :
1/4/N Acquisition d’un ordinateur pour 400 000 HTVA 18% récupérable (Facture N°5) et règlement par chèque bancaire N°
13
01/04/N
Facture n° 5
Banque
Chèque N°13
4.2.3. La spécialisation des exercices
L’exercice comptable coïncide avec l’année civile, avec une durée normale de 12 mois. A la fin de chaque exercice comptable
des états financiers sont établis qui sont différents de ceux de l’exercice qui le précède et de ceux de l’exercice qui le suit.
Ce postulat est à la base du calcul des annuités.
Selon l’article 45 du droit comptable l’amortissement est défini comme étant la répartition du coût du bien sur la durée
d’utilisation prévue.
Les systèmes d’amortissements économiques prévus par le nouveau référentiel comptable sont : le linéaire, le dégressif à taux
décroissant et le mode des unités d’œuvre consommées.
Tout autre système d’amortissement utilisé est qualifié de fiscal et donne droit à des amortissements dérogatoires.
La dérogation à ce postulat: les dispositions de l’article 56 du droit comptable
Application 1 :
1/1/N Acquisition et mise en service d’un matériel d’une valeur de 30 000 000 avec une durée d’utilité de 3ans sans valeur
résiduelle.
TAF
Présenter le plan d’amortissement en système linéaire
CORRECTION
1. L’amortissement linéaire
Annuité =
Durée d’utilité restante
01/04/N
2442 Matériel informatique 472 000
4812 Fournisseur d’investissement d’immobilisations corporelles 472 000
Facture n° 18
Le 30/04/N, après contrôle on constate que la facture n° 18 concerne un achat courant de matériel informatique ouvrant
droit à déduction de TVA au taux de 18%.
Mission : Rectifier l’erreur selon les dispositions de l’article 20 du droit comptable
30/04/N
Facture n° 18 erronée
Dito
Facture n° 18 rectifiée
4..2.5. Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
Selon ce postulat, pour que l’information représente d’une manière pertinente les transactions et autres évènements
qu’elle vise è représenter, il est nécessaire qu’ils soient enregistrés et présentés en accord avec leur substance et la réalité
économique et non pas seulement selon leur forme juridique.
Le système comptable OHADA opte pour une application limitée au nombre de quatre.
a) Contrats de crédit-bail, de location-vente ou autre contrat de location assortie d’une option d’achat dont le
preneur est raisonnablement certain d’exercer
2… Immobilisation concernée
Inscription à l’actif du bilan comme si l’entité en était propriétaire des biens détenus avec réserve de propriété.
2… Immobilisation concernée
Contrat - RP
Schéma comptable chez le fournisseur
Date
Contrat – RP
A la date du dénouement
Date
Inscription dans les charges de personnel, du personnel facturé par d’autres entités.
A la réception de la facture
Date
Facture n°… de …
A la régularisation d’inventaire
Date
Transfert de charges
Application :
01/07/N : Négociation de la traite n° 6822 d’une valeur nominale de 1 200 000 F à la banque.
02/07/N : Contrat de location – acquisition portant sur un matériel de transport pour 24 000 000 F avec versement d’une
redevance de 5 000 000 F par chèque bancaire.
03/07/N : Contrat d’acquisition d’un matériel industriel avec clause de réserve de propriété d’un montant de 100 000 000 F.
04/07/N : Avis de crédit bancaire reçu relatif à la remise à l’escompte de la traite pour un montant de 1 060 000 F.
- le matériel industriel est amortissable sur une durée de 4 ans en mode linéaire ;
La convention du coût historique consiste à comptabiliser les opérations sur la base de la valeur nominale de la monnaie sans tenir compte des
éventuelles variations de son pouvoir d’achat. Selon la convention du coût historique, les actifs sont comptabilisés pour le montant payé ou pour
la valeur de la contrepartie qui a été donnée pour les acquérir. Les passifs sont comptabilisés pour le montant des produits reçus en échange de
l’obligation dans certaines circonstances (par exemple, les impôts sur les bénéfices).
Selon les articles 35 et 36 : à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entité, la valeur des actifs est déterminée dans les conditions suivantes :
les actifs acquis par voie d’échange : valeur actuelle des actifs reçus sauf si cette dernière ne peut être estimée de façon fiable et dans ce cas,
on comptabilise à la valeur actuelle des actifs donnés en échange.
Coût réel d’achat d’une marchandise, d’une matière, d’un service est formé de :
Consommations de matières
Remarque :
la réévaluation libre généralement sans avantages fiscaux avec effet immédiat d’augmentation des capitaux propres
grâce à l’écart de réévaluation qui est considéré comme un bénéfice imposable ;
La technique de réévaluation concerne exclusivement toutes les immobilisations corporelles et financières ré évaluables.
4.3.2. Convention de la prudence (articles 3 et 6)
La convention de la prudence est observée pour une appréciation raisonnable des faits afin d’éviter le risque de transfert sur
l’avenir d’incertitudes présentes, susceptibles de grever le patrimoine et les résultats. Cette règle entraîne un fonctionnement
dissymétrique des probabilités dans la mesure où les pertes latentes sont enregistrées et que les produits ou gains potentiels ne
sont pas comptabilisés. Dérogation : la non- comptabilisation d’une dépréciation constatée sur une matière première en cas de
continuité d’exploitation
Application 1 :
Un litige nous oppose avec un salarié et on prévoit des indemnités de licenciement de 6 000 000 F, le dénouement peut
intervenir dans un délai de 18 mois : comptabilisation d’une provision par respect à la convention de la prudence.
On espère vendre des marchandises d’une valeur de 4 000 000 F : produit latent non comptabilisé.
Date
6911 Dotations aux provisions pour risques et charges 6 000 000
1911 Provisions pour litiges 6 000 000
Indemnités prévues
4.3.3. Convention de la régularité et de la transparence (articles 6, 8, 9, 10, 14 et 34)
la conformité aux règles et procédures du système compte OHADA (plan comptable, terminologie, présentation des états
financiers selon les articles 6, 8 et 10) ;
la présentation et la communication claires et loyales de l’information sans intention de dissimuler la réalité derrière
l’apparence (articles 6, 9 et 14) ;
La dérogation: la position globale de change selon les dispositions de l’article 57 du droit comptable.
Application :
15/05/N : Facture n° 8005 d’Alpha : achat de matières premières pour 3 600 000 F.
15/06/N : Remise à Alpha un lot de produits finis pour 3 600 000 F. (facture n° 1235)
30/06/N : Règlement pour solde de tout compte des deux factures
15/05/N
6021 Achat de matières premières 3 600 000
4011 Fournisseur Alpha 3 600 000
Facture n° 8005
15/06/N
4111 Client Alpha 3 600 000
7021 Vente de produits finis 3 600 000
Facture n° 1235
30/06/N
4011 Fournisseur Alpha 3 600 000
4111 Client Alpha 3 600 000
Solde de tout compte
4.3.4. Convention de la correspondance bilan d’ouverture – bilan de clôture (article 34)
Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent. Ne peuvent être imputés sur
les capitaux propres d’ouverture les incidences des changements de méthodes ainsi que les produits et les charges des exercices
antérieurs.
Il existe deux exceptions ou dérogations:
Application :
Une facture d’électricité d’une somme importante de 3 000 000 F a été omise au moment de l’arrêté des comptes de l’exercice
N-1.
Cette omission significative déroge la convention de la correspondance bilan d’ouverture – bilan de clôture.
La facture omise doit être enregistrée durant cet exercice comme suit :
N
Facture omise
Cette convention, bien qu’énoncée formellement à propos des notes annexes, concerne également les autres états financiers.
Sont significatifs, tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des états financiers peuvent
porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entité. Cette définition montre le caractère relatif du critère
(en fonction de la taille de l’entité notamment).
Critères à retenir pour apprécier le caractère significatif d’une information (critères non cumulatifs) :
lorsque le poste qu’elle explique ou précise représente un certain pourcentage du total du bilan par exemple, entre 5 et
10% au moins ;
lorsque la partie de variation du poste expliquée par l’information représente entre 10 et 20% du montant total du poste ;
lorsque le montant considéré représente plus de 10% du résultat des activités ordinaires ou du résultat net ou du chiffre
d’affaires ou des capitaux propres.
Application :
Un employé de l’entité contracte un emprunt auprès de sa banque pour 10 000 000 FCFA ; la transaction est
cautionnée par la direction de l’entité.
Un faux billet de 1 000 F a été retrouvé en caisse
Mission : Traitement comptable de chaque opération
Pour la caution, elle n’est pas comptabilisée mais portée dans les Notes annexes si le montant est jugé significatif.
Pour la perte d’espèces, elle est enregistrée sans aucune conditionnalité et pas de référence au sens significatif.
Les comptes de patrimoine et de gestion ne sont pas concernés par le caractère significatif.
L’information comptable doit répondre aux caractéristiques qualitatives classées en deux catégories :
Les informations contenues dans les états financiers doivent procurer un intérêt supérieur au coût de leur production. Il y a
lieu de faire une évaluation en se demandant si les avantages procurés par l’information financière justifient les coûts
engagés.
Module 3 : LE BILAN
Le bilan est un document comptable qui permet de connaître la situation nette ou patrimoine d’une entité
à une date donnée.
ACTIF PASSIF
EMPLOIS OU BIENS RESSOURCES OU SOURCES DE FINANCEMENT
Section 1 : Notion de patrimoine
Le patrimoine ou situation nette (SN) ou fortune d’une entité peut être déterminée de deux manières
différentes par :
la méthode soustractive ;
la méthode additive.
1.1 La détermination du patrimoine par la méthode soustractive :
SN = Biens – Dettes
Liste des biens
= Ressources stables ou capitaux permanents (à ajouter au tableau précédent pour avoir le passif du
bilan)
Remarque :
Le résultat net : indicateur de richesse ou de pauvreté
Résultat net (année N) : patrimoine (N) – patrimoine (N-1)
Résultat net (année N) : Produits (N) – Charges (N)
Le bilan est toujours équilibré.
Exemple : Bilan
Actif Passif
Actif immobilisé Ressource stables
Actif circulant Passif circulant
Trésorerie – Actif Trésorerie - Passif
Total Total
Mission 1.2
Biens Montants Dettes Montants
Total Total
Mission 2 : Calculez le résultat de l’exercice N
Total Total
Total Total
Application 2
Valeur du patrimoine de l’entité CISSE au 1/1/N ou
31/12/N-1 Biens Montants Dettes Montants
Matériels 8 300 000 Emprunts 2 500 000
Stocks 6 000 000 Fournisseurs 1 800 000
Clients 750 000
Caisse 2 000 000
Patrimoine =
Patrimoine = (si l’entité est créée à cette date, ce patrimoine joue le rôle
de capital)
Biens
Valeur du patrimoine Montants
de l’entité CISSE Dettes
au 31/12/N Montants
Matériels 7 500 000 Emprunts 1 250 000
Stocks de matières 1 800 000 Fournisseurs 1 900 000
Stocks de produits finis 3 000 000 Banque, découvert 2 000 000
Clients 1 200 000
Caisse 500 000
Total Total
Total Total
1.4 Les flux financiers : il s’agit d’opérations matérialisant un mouvement d’argent. Exemple : règlement du
client par chèque bancaire ; chèque bancaire émis à l’ordre d’un fournisseur
1.5 Les flux entrants : mouvement correspondant à l’emploi de l’opération ou compte à débiter
1.6 Les flux sortants : représentent la ressource ou le compte à créditer.
Section 2 : Enregistrement des opérations et comptabilisation au journal
L’enregistrement consiste à identifier :
Le(s) compte(s) qui joue(nt) le rôle de flux entrant(s) (compte(s)à débiter) : les comptes entrants
peuvent être des comptes d’actifs, de passifs, de charges ou de produits ;
Le(s) compte(s) qui joue(nt) le rôle de flux sortant(s) (compte(s)à créditer) : (idem).
NB : Toute opération enregistrée doit être équilibrée (c’est la règle de la partie double). En d’autres termes : total du débit = total du crédit.
Les écritures sont enregistrées dans un document appelé journal ou livre journal, ayant les caractéristiques
suivantes :
• L’enregistrement selon l’ordre chronologique : la date de valeur comptable d’une pièce est soit la date
Section 3 : Le grand livre des comptes
C’est un registre qui regroupe l’ensemble des comptes d’une entité sur une période donnée.
Il fait partie des livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire. Toutefois,
il n’est soumis à aucun formalisme particulier : ni coté, ni paraphé. Il est généralement
constitué de fiches ou de feuillets mobiles.
Un compte regroupe des informations de même nature, par exemple :
le compte 571 Caisse regroupe les mouvements d’espèces;
le compte 521 Banque regroupe les flux effectués avec chaque banque, à savoir : les avis de débit
ou de crédit, les chèques émis ou reçus, les virements émis ou reçus ;
le compte 401 Fournisseurs qui regroupe les dettes contactées envers les fournisseurs et les
règlements effectués aux fournisseurs ;
le compte 411 Clients qui regroupe les créances sur vente à crédit et les recouvrements ;
le compte 601 Achat de marchandises qui regroupe les factures de doit et d’avoir reçues des
fournisseurs ;
le compte 701 Vente de marchandises qui regroupe les factures doit et d’avoir envoyées aux
clients ;
le compte 244 Matériel et mobilier de bureau qui regroupe les flux d’entrées (acquisition) et de
sorties (cession ou mise au rebut) d’actifs.
les comptes de gestion représentés par des emplois à caractère définitif ou et des ressources à
caractère définitif ou générées en interne :
Comptes de Charges (Emplois)
Débit Crédit
Augmentations (Emplois) Diminutions (Ressources)
Total Total
571 Caisse
Débit Crédit
Totaux
Section 4 : La balance des comptes
Les opérations effectuées par une entité sont analysées et enregistrées au jour le jour dans l’ordre
chronologique, à partir des pièces justificatives :
dans un registre appelé le livre-journal ;
dans un document qui récapitule tous les comptes appelé le grand livre.
Périodiquement, au moins une fois par mois, pour vérifier l’exactitude des reports du journal au grand
livre, on établit une balance qui regroupe tous les comptes.
À partir de cette balance, il est possible de déterminer un résultat, puis de présenter un bilan.
Les comptes sont classés dans la balance en respectant l’ordre des numéros de comptes, du plus
petit au plus grand :
Classe 1 Ressources stables
Classe 2 Immobilisations
………………………………….
Classe 8 Produits et Charges HAO
4-1 Balance à 4 colonnes………………
Sommes Soldes
N° Intitulés des Comptes Débit Crédit Débiteur Créditeur
Total A A B B X X
Application:
Une entité individuelle a réalisé les operations suivantes:
02-01:Apport d’un capital de 10 000 000 F déposé en banque (VB N°1).
02-01:Emprunt de 8 000 000 F déposé le même jour dans un Compte bancaire (VB N°2).
05-12:Achat de marchandises à crédit auprès du fournisseur Sall 300 000F (FN°9).
07-12:Vente de marchandises à crédit au client BA 1 500 000F (FN°1)
09-12:Achat de mobilier 1 500 000 F, règlement par banque (CHQ N°1)
14-12: Retrait de la banque 500 000 F, cette somme est versée à la caisse (PCRN°1/CHQN°2).
20-12 Achat de marchandises au comptant 3 000 000 F, règlement par banque (F N°15 de Sarr)
28-12 Vente de marchandises à crédit au client Kane 1 500 000 F (FN°2)
MISSIONS:
1. Enregistrer ces opérations au journal
2. Présenter le Grand-livre
3. Présenter une balance à 4 colonnes
4. Présenter le Bilan
Balance à 4 Colonnes au
28/12/N N° Intitulés DEBIT CREDIT Soldes Débiteurs Soldes Créditeurs
103 Capital personnel
162 Emprunt
244 Matériel et Mobilier
401 Fournisseur
411 Clients
521 Banque
571 Caisse
601 Achats de marchandises
701 Ventes de marchandises
Totaux
Bilan au 28/12/N
Actif Montant Passif Montant
Résultat Net1 =
Résultat Net1 =
Résultat Net1 =
Résultat Net2 =
Résultat Net2 =
Résultat Net2 = -)
V : La correction des erreurs
Les erreurs commises durant l’exercice, se rapportant au livre-journal ou aux comptes du grand-livre
sont corrigées selon les dispositions de l’article 20 AUDCIF, comme suit :
1. annulation des comptes ou montants erronés en négatif ;
2. rectification avec les bons montants, en nombre positif ;
Un tel procédé peut se faire soit en un article soit en deux articles distincts.
5.1 Les corrections d’erreurs dans le livre-journal
Exemple :
Un comptable stagiaire a enregistré l’article suivant dans le journal :
15/4/N
605 Autres achats 7 000
571 Caisse 7 000
PC dépense n° 11 de 7 500 pour achat
de fournitures de bureau
Sachant que le libellé de l’opération est exact, procéder à la correction nécessaire selon les
hypothèses suivantes :
H1 : en deux articles distincts ;
H2 : en un seul article (une seule écriture).
Après analyse de la pièce comptable, on constate que l’erreur se rapporte au montant de 7 000 qui
doit être remplacée par 7 500.
rrection avec H1 : deux articles
Cette correction intervient à la fin du mois d’avril au moment du contrôle mensuel.
30/4/N
605 Autres achats -7 000
571 Caisse -7 000
Annulation PCD n° 11
Dito
605 Autres achats 7 500
571 Caisse 7 500
PC dépense n° 11 de 7 500 pour achat de
fournitures de bureau
H2 : en un seul article
30/4/N
605 Autres achats -7 000
605 Autres achats 7 500
571 Caisse -7 000
571 Caisse 7 500
PCD n° 11 rectification
Exercice :
Le 30 avril, au moment du contrôle du livre-journal dont les libellés sont exacts, nous constatons ceci :
18/4/N
618 Autres transports 15 000
571 Caisse 15 000
PCD n° 14 de 7 500 pour achat d’essence 15 000
18/4/N
521 Banque 300 000
411 Clients 300 000
Virement bancaire n° 8 reçu du client FALL de 300 000 F pour
avance sur commande de marchandises
22/4/N
4091 Fournisseurs, avances acomptes versés 1 200 000
521 Banque 1 200 000
Chèque n° 75 remis à l’entité Alpha pour commande d’un
véhicule
25/4/N
411 Clients 600 000
706 Services vendus 600 000
Facture n° 7 à Beta pour location à titre accessoire 600 000
Mission :
Procéder aux corrections nécessaires à la date du 30 avril en utilisant le procédé d’un seul
article :
30/4/N
6181 Autres transports -15 000
6053 Fournitures NS – Autres énergies 15 000
PCD n° 14 pour achat d’essence 15 000
Dito
5211 Banque -300 000
5131 Chèque à encaisser 300 000
4111 Clients -300 000
4191 Clients, avances et acomptes reçus 300 000
Correction Virement bancaire n° 8 reçu du client FALL de
300 000 pour avance sur commande de marchandises
Dito
4091 Fournisseurs, avances acomptes versé -1 200 000
2521 Avances, acomptes sur cde IC 1 200 000
Chèque n° 75 remis à l’entité Alpha pour commande
d’un véhicule
Dito
4111 Clients -600 000
4111 Clients 600 000
7061 Services vendus -600 000
7073 Locations 600 000
9 000
14 000 000 21 000
1 000 000 SD : 2 950 000
Total : 24 000 000 Total : 24 000 000
571
605
2 940 000
- 15 000
- 72 550
75 250 SD : 2 927 700
Total : 2 927 700 Total : 2 927 700
Section 5: Le système centralisateur
Selon les dispositions de l’article 19 du droit comptables, les livres comptables et autres supports dont la tenue
est obligatoire sont :
- Le livre journal
- Le grand livre
- La balance générale des comptes
- Le livre d’inventaire, sur lequel sont inscrits le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie de
chaque exercice, ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire. L’établissement de livre journal et de grand livre
peuvent être facilités par la tenue de journaux et livres auxiliaires dont la nature et le nombre dépendent de
l’importance et des besoins de l’entité. Toutefois les journaux auxiliaires les plus utilisés sont:
- Banque (Compte 52)
- Caisse (Compte 57)
- Achats (Compte 60)
- Ventes (Compte 70)
- Opérations diverses (OD)
Application :
Une entité OHADA a réalisé durant un exercice comptable, les opérations suivantes:
1/3/N Création en apportant 1 500 000 F, déposes en banque par virement des associés
10/3/N Emprunt bancaire contracté pour 500 000 F, avis de crédit reçu à cet effet
15/3/N Chèque bancaire N° 1 de 250 000 F pour alimenter la caisse (PCR N°1)
20/3/N Pièce de caisse dépense N° 1 de 120 000 F pour le dépôt d’une caution pour électricité
25/3/N Acquisition à crédit d’un matériel informatique pour 400 000 F, TVA 18% récupérable( Facture N°18 de Fall)
27/3/N Facture N° 22 de Dramé : achat de marchandises 700 000 F, Port 30 000 F, TVA récupérable 18%
31/3/N Chèque bancaire N° 2 en règlement intégral de la facture N° 22 de Dramé
8/4/N Facture N° 1 à Kanté pour une vente de marchandises d’ une valeur de 80 000 F, TVA 18%
12/4/N Pièce de caisse recette N°2 pour 94 400 F sur règlement de Kanté
24/4/N Facture N° 2 à Ndiaye pour une vente de marchandises d’une valeur 600 000 F, TVA 18 %
25/5/N Facture N°00001 reçue pour une consommation d’électricité: 40 000 F, TVA récupérable 18%
30/5/N Pièce de caisse dépense N° 2 de 47 200 F en règlement de la facture d’électricité
31/5/N Chèque bancaire N° 3 de 100 000 F pour ouverture d’un compte aux chèques postaux
MISSION: Passer les écritures dans les différents journaux suivants:
Banque
Caisse
Achat
Vente
Opérations diverses
MODULE 5: Les comptes de patrimoine
Les comptes de patrimoine renseignent sur la situation nette ou la fortune d’une entité à une date précise.
Ils sont représentés par les classes suivantes:
Classe 1: Comptes de ressources stables
Classe 2:Comptes d’actif immobilisé
Classe 3:Comptes de stocks
CLASSE 4: Comptes de tiers
Classe 5: Comptes de trésorerie
Ils apparaissent au bilan et peuvent être classés en deux catégories à savoir les comptes d’actif et du passif
Section 1: Les comptes d’actif
1.1 Les critères de reconnaissance d’un compte d’actif
Un actif est un élément identifiable du patrimoine représentant une ressource économique actuelle contrôlée par
l’entité du fait d’évènements passés.
Une ressource économique est un droit ou toute autre source de valeur qui est capable de procurer des avantages
économiques.
Les avantages économiques générés par un actif sont le potentiel qu’a cet actif de contribuer, directement ou
indirectement à des flux nets de trésorerie au bénéfice de l’entité.
Ainsi, un actif qui n’est plus exploité, mais qui a une valeur de revente, est à maintenir à l’actif.
En revanche, un bien mis au rebut et qui ne peut plus être revendu, doit être sorti de l’actif.
Les critères à valider cumulativement pour reconnaître un actif sont les suivants :
• une dépense qui procure un bien identifiable de manière physique ou monétaire ;
• le contrôle qui est la capacité actuelle de décider de l’utilisation ;
• le pouvoir d’obtenir des avantages ou retombées économiques de la ressource contrôlée ;
•l’assurance de l’essentiel des risques inhérents à sa gestion.
1.2. Classement et fonctionnement d’un compte d’actif
Les actifs sont classés en plusieurs rubriques :
• l’actif immobilisé qui comprend les immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles, les avances et
acomptes versés sur commandes d’immobilisations et les immobilisations financières ;
• l’actif circulant qui comprend l’actif circulant HAO, les stocks et encours, les créances et emplois assimilés ;
• la trésorerie – actif qui comprend les titres de placement, les valeurs à encaisser, les banques, les instruments de
trésorerie, les instruments de monnaie électronique, la caisse :
• l’écart de conversion – actif qui enregistre les pertes latentes ;
• l’actif éventuel qui résulte d’évènements passés dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non
d’un ou de plusieurs évènements futurs incertains qui ne sont pas totalement sur le contrôle de l’entité et il n’est pas
comptabilisé mais porte en Note annexes lorsque l’entrée d’avantages économiques est probable et le montant
significatif.
Un compte d’actif augmente au débit à l’entrée et diminue au crédit à sa sortie
Section 2: Les comptes du passif
2.1. Les critères de reconnaissance d’un compte du passif
Le passif représente l’ensemble des ressources de l’entité. On distingue le passif interne du passif externe.
2.1.1. PASSIF INTERNE
Il correspond aux capitaux propres qui désignent les ressources mises ou laissées par les propriétaires à la
disposition de l’entité.
Il est déterminé de deux manières.
Par la méthode soustractive qui consiste à faire la différence entre d’une part le total des éléments d’actifs de
l’entité et, d’autre part le total des dettes de l’entité.
Par la méthode additive qui consiste à faire la somme algébrique des apports, des primes liées au capital, des écarts de
réévaluation, des réserves, du report à nouveau, du résultat de l’exercice, des subventions d’investissements et des
provisions règlementées et fonds assimilés.
2.1.2. PASSIF EXTERNE
C’est une obligation actuelle de l’entité de transférer une ressource économique à des tiers à la suite d’évènements
passés.
L’obligation ne naît qu’après la livraison d’un actif ou la prestation d’un service ce qui suppose que la tierce personne a
déjà réalisé son engagement.
Les conditions de validation sont :
• l’obligation doit exister à la clôture de l’exercice, donc le fait générateur doit se situer avant la clôture de l’exercice ;
• l’obligation doit être d’ordre légal, règlementaire, contractuel, ou des pratiques de l’entité ;
• l’estimation correspond au montant de la sortie d’avantages économiques que l’entité doit supporter pour éteindre son
obligation envers le tiers.
Le classement ou les différentes catégories de passif externe :
la dette qui est passif certain dont l’échéance et le montant sont fixés de façon précise ;
la provision qui est un passif dont l’échéance ou le montant est incertain et le terme désigne les provisions pour risques
et charges avec une dérogation relative aux provisions règlementées ;
les charges à payer qui sont des passifs certains dont il est parfois nécessaire d’estimer le montant ou l’échéance avec une
incertitude moindre que pour la provision ;
l’écart de conversion – passif qui matérialise les gains potentiels à la clôture de l’exercice ;
le passif éventuel qui est une obligation potentielle résultant d’évènements passés et dont l’existence ne sera confirmée
que par la survenance ou la non-survenance d’une ou plusieurs évènements futurs incertains qui ne sont pas totalement
sous le contrôle de l’entité mais il n’est pas comptabilisé mais porté en Notes annexes.
Un compte du passif augmente au crédit à la naissance de l’obligation et diminue au débit à l’extinction de la dette.
Section 3: Les taxes sur le chiffre d’affaires (TCA)
Les taxes sur le CA sont des impôts indirects qui frappent la consommation des agents économiques.
On distingue la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), la Taxe d’Egalisation (TE) et la Taxe sur les Activités Financières (TAF).
3.1.La taxe sur la valeur ajoutée(TVA)
Elle concerne toutes les activités économiques à l’exception des activités agricoles, salariales et bancaires, le taux
normal est de 18% et le taux réduit est de 10%.
La TVA exonérée
Certaines ventes sont exonérées de la TVA, c’est-à-dire la TVA n’est pas facturée sur ces ventes (exportations directes,
ventes de prestations réalisées par les établissements administratifs, affaires réalisées avec les diplomates, les
mutations…)
Exemple :
Facture N°19 de SOW à l’entité Sarr : marchandises HT 2000 000 F, règlement à crédit, TVA exonérée
Journal de l’entité SARR
601 Achat de marchandises 2 000 000
401 Fournisseur 2 000 000
Facture N° 19 de SOW
TVA facturée 150 000 200 000 480 000 760 000 940 000
TVA récupérable 80 000 200 000 570 000 930 000 270 000
Crédit TVA reporté 20 000
Solde du mois
Crédit à reporter
TVA due
Date paiement
TVA facturée 150 000 200 000 480 000 760 000 940 000 860 000
TVA récupérable 80 000 200 000 570 000 930 000 270 000 790 000
Crédit TVA reporté 20 000 - - 90 000 260 000 -
Solde du mois 50 000 - -90 000 - 260 000 410 000 70 000
Crédit à reporter - - 90 000 260 000 - -
TVA due 50 000 - - - 410 000 70 000
Date paiement - 15/2 - - - 15/6
Journal de l’entité
31/1/N
4431 Etat, TVA facturée 150 000
4452 Etat, TVA récupérable 80 000
4449 Etat, crédit TVA 20 000
4441 Etat, TVA due 50 000
Déclaration du mois de janvier
4441 50 000
5211 15/2/N 50 000
Etat, TVA due
Banque
Chèque N° en liquidation de TVA du mois janvier
4431 200 000
4452 /2/N 200 000
Etat, TVA facturée
Etat, TVA récupérable
4431 Déclaration du mois de février 480 000
4431 90 000
4452 31/3/N 560 000
Etat, TVA facturée
Etat, Crédit TVA
Etat, TVA récupérable
Déclaration du mois mars
Journal de l’entité
30/4/N
4431 Etat, TVA facturée 760 000
4449 Etat, TVA crédit 260 000
4452 Etat, TVA récupérable 930 000
4449 Etat, Crédit TVA 90 000
Déclaration du mois d’avril