Chapitre 3
Recyclage
• I. Recyclage
• I.1. Définition
Le recyclage est un procédé par lequel les matériaux qui composent un
produit en fin de vie (généralement des déchets industriels ou ménagers)
sont réutilisés en tout ou en partie. Pour la plupart des gens dans les pays
développés, le recyclage regroupe la récupération et la réutilisation des divers
déchets ménagers. Ceux-ci sont collectés et triés en différentes catégories
pour que les matières premières qui les composent soient réutilisées
(recyclées).
Dans les pays développés, les articles de consommation les plus
couramment recyclés sont les canettes en aluminium, le fer, les
boîtes de conserve et les bombes aérosol, les bouteilles en plastique PEHD et
PET, les bouteilles et pots en verre, le carton, les journaux, et les magazines.
Ces objets sont souvent composés d'un seul type de matériau, ce qui facilite
leur recyclage.
Le recyclage des ordinateurs obsolètes et des équipements
électroniques est important mais plus coûteux à cause des problèmes de
séparation et d'extraction des composants.
Le recyclage permet d’éviter le gaspillage de ressources naturelles et
d’énergie, de sécuriser l’approvisionnement de l’industrie en matières
I.2. Enjeux
Le recyclage, un enjeu stratégique de l’économie
circulaire Collecter, trier, recycler, valoriser : par ces 4
étapes nous contribuons à redonner une seconde vie aux
déchets et ainsi à allonger la durée de vie des matières
utilisées, dans une logique d’économie circulaire.
I.3. Exemples sur les enjeux du recyclage des matières
plastiques
Les matières plastiques ont su se faire une place presque
indispensable dans notre vie courante. Pour réduire
l’impact négatif que ces matières ont sur l’environnement,
leur recyclage est une disposition essentielle. De plus, cette
activité contribue à créer des emplois, des enjeux
écologiques mais aussi économiques, c’est en ces termes
qu’on peut aborder le sujet du recyclage des matières
plastiques.
• I.3.1. Enjeux écologiques
Les matières plastiques nuisent à
l’environnement, cela n’est plus à prouver. Elles
ont donc besoin de subir un traitement spécialisé
si l’on veut protéger l’environnement. La première
étape consiste déjà à faire le tri au niveau de
chaque ménage pour permettre ensuite à ces
déchets plastiques de suivre le processus du
recyclage, pour revenir au bout du processus sous
forme de produits pour différents usages, ou
simplement en des objets
plastiques utilisables à nouveau. De ce fait, on évite de
les abandonner simplement sur les décharges. Cela
contribue à limiter les dégâts causés dans la nature. Les
matières plastiques sont très polluantes; leur durée de
dégradation est estimée à près de quatre siècles. Ce qui
leur laisse largement le temps de nuire à
l’environnement et aux hommes si elles ne sont pas
recyclées.
I.3.2. Enjeux économiques
L’autre enjeu encourageant est la création des
emplois liés au recyclage des matières plastiques. Cette
activité a en effet généré de nouveaux emplois. Les
entreprises spécialisées dans les matières recyclages ont
besoin de main-d’œuvre pour réaliser les tâches
Face à la pression des pouvoirs publics, on peut déjà entrevoir une création
supplémentaire d’emplois dans ce domaine. En effet, la Loi de la transition
énergétique vise à empêcher désormais que des déchets pouvant être
recyclés soient mis en décharge. Il faudra donc se mettre en règle avec la loi.
Le recyclage prendra donc plus d’ampleur, pour le bonheur de ces futurs
employés et la préservation de notre environnement.
II. Matériaux alternatifs
II.1. Définition
Les matériaux alternatifs sont des déchets de provenance diverse
(ménagers, industriels) qui peuvent être valorisés dans les chantiers de
construction routière, en remplacement ou complément des matériaux de
base. La valorisation de ces matériaux bien intégrés dans le modèle
économique d'économie circulaire ne peut cependant pas s'effectuer
partout et dans n'importe quel contexte, car ils peuvent avoir un impact sur
l'environnement. Certains des acteurs impliqués dans le cycle de vie de ces
déchets (maîtres d'ouvrages, exploitants de matériaux alternatifs) ont un
besoin croissant d'utilisation d'information géographique, en parallèle à des
enjeux en évolution constante.
• II.2 Gisement et gestion
• Chaque année en France, la construction et l’entretien
des routes nécessitent environ 200 millions de tonnes de
granulats naturels. Dans le même temps, des quantités
importantes de déchets minéraux sont générées par le
secteur du BTP et de l’industrie, et constituent,
potentiellement, un moyen de préserver les ressources
naturelles en offrant un gisement intéressant pour
l’élaboration de matériaux alternatifs. Toutefois, le recours à
des matériaux alternatifs en technique routière ne pouvant
se limiter à la seule vérification de leurs caractéristiques
mécaniques et géotechniques, le Ministère en charge
l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie
(MEDDE) a développé une méthodologie permettant
d’évaluer les caractéristiques environnementales de ces
matériaux qui a été publiée en mars 2011.
Un guide d’application sur l’acceptabilité
environnementale de matériaux alternatifs en
technique routière a été élaboré dont son
objectif est de favoriser le recyclage des
matériaux de déconstruction du BTP en
indiquant à leurs producteurs les conditions
dans lesquelles ils peuvent les recycler sans
mettre en danger la santé humaine et sans
nuire à l’environnement. Il permet également
de guider les services de l’État pour fixer des
critères de recyclage dans les autorisations
administratives des installations concernées.
• III. Recyclage du béton
• III.1. Etat des lieux
• Il faut distinguer deux types de flux de bétons
recyclables ou valorisables:
• ceux issus des procédés de fabrication (usine de préfabrication
ou unités de production de béton prêt à l’emploi),ainsi que les
retours des chantiers;
• ceux issus de la déconstruction.
• Les déchets de béton générés par la fabrication ont
plusieurs origines: déchets de béton frais, déchets de béton
durci, rebuts de fabrication et retours de chantiers. Ils peuvent
être réintégrés in situ (usine de préfabrication ou unité de
production de béton prêt à l’emploi) pour la fabrication de
nouveaux produits, ou recyclés une fois durcis, sans nécessité
de tri complémentaire, dans des installations de concassage.
• III.1.1. 80% des bétons de déconstruction déjà valorisés
• Il existe actuellement plusieurs débouchés pour les
bétons issus de la déconstruction des ouvrages et
bâtiments. Ils sont majoritairement recyclés, après
traitement (concassage, criblage, tri complémentaire, …),
puis valorisés en diverses applications routières(couche de
forme, couches d’assises de chaussées, bétons de
fondation,…).
• Les 20% restants sont aujourd’hui dirigés vers des
installations de stockage de déchets inertes (ISDI). En
effet, les démolitions sans tri ou la distance entre les
chantiers et les installations de traitement ne permettent
pas toujours une valorisation économiquement viable. Ce
dernier obstacle se rencontre plus fréquemment en zone
rurale, contrairement à la ville où la quasi-totalité des
bétons de déconstruction est valorisée.
• III.1.2. Le tri, une étape obligée
Un tri est indispensable pour séparer les bétons des
autres matériaux (plâtre, PVC, armatures, …) lors de la
déconstruction de bâtiments ou d’infrastructures, puis lors
du traitement des déchets sur les plateformes de tri et de
regroupement.
Les techniques de tri s’améliorent régulièrement et les
démarches de déconstruction sélectives devraient se
systématiser toujours davantage.
Le diagnostic déchets avant déconstruction, désormais
obligatoire pour les bâtiments importants, participe à cette
optimisation de la qualité du tri.
De son côté, afin de mieux déconstruire et mieux
valoriser demain, la filière béton est engagée dans
l’évolution de la conception des systèmes et des produits
constructifs.
• III.2. Les objectifs de la filière de Recyclage des
bétons de déconstruction dans les bétons
La filière béton s’est investie depuis
plusieurs décennies dans le recyclage des
granulats issus des bétons de déconstruction,
notamment par la création d’une branche
recyclage au sein de l’UNPG dès le début des
années 90.
Cet engagement constant a fait évoluer le
contexte normatif, aboutissant:
• Aux normes granulat NF EN 12620 de juin 2008 et NF P18-545 de
septembre 2011 qui spécifient les caractéristiques et les propriétés
des granulats recyclés;
•
• A la norme béton NF EN 206-1/CN de décembre 2012 qui autorise
l’utilisation de granulats recyclés issus de la déconstruction pour la
fabrication de bétons.
• Pour développer plus avant cette démarche, il convient de
poursuivre des travaux de recherche autour d’axes techniques,
environnementaux, réglementaires et économiques.
• Depuis janvier 2012, le Projet National de recherche et
développement «RECYBETON», vise à optimiser les procédés
existants pour utiliser:
• Les éléments fins du béton concassé dans la fabrication du ciment
ou comme filler ou addition dans la réalisation de nouveaux bétons,
• Les granulats du béton concassé dans la fabrication de nouveaux
bétons,
• IV. Recyclage de l’industrie cimentaire
Du point de vu environnemental, l’industrie
cimentière, utilisant un processus basé sur une
combinaison physico-chimique à très haute température,
se caractérise par sa consommation intensive en énergie
et des émissions atmosphériques importantes de
particules, NOx, SO2 et CO2 ayant un impact
environnemental conséquent sur l’environnement et la
santé.
Il est communément admis que la fabrication d’une
tonne de ciment libère près d’une tonne de CO2 dans
l’atmosphère, que plus de 60 % des émissions de CO2
sont produites durant la phase de « décarbonatation » et
que la production de ciment est responsable d’environ
5% des émissions de CO2 de la planète.
• Les rejets d’eaux résiduaires des cimenteries se limitent aux
eaux pluviales, au refroidissement des équipements
(normalement en circuit fermés) et à l’eau sanitaire. Ils n’ont
pas d’impact environnemental significatif. En revanche, le
stockage et la manipulation de combustibles sont des sources
potentielles de pollution du sol et des eaux souterraines.
• L’industrie du ciment se prête bien à l’utilisation de sous-
produits issus d'autres industries en remplacement de certains
constituants du ciment, sans en modifier la qualité. L’utilisation
correcte dans les cimenteries de matières premières et de
combustibles alternatifs, ainsi que d’adjuvants minéraux,
présente de nombreux avantages environnementaux et socio-
économiques car les fours à ciment jouent un rôle important,
autant économique qu’écologique, dans les programmes de
recyclage et de valorisation.
• IV.1. Exemples des matériaux recyclés dans
l’industrie cimentaire
• La nécessité de recycler les sables de fonderie
dans un proche avenir a amené les auteurs à étudier
leur valorisation comme fillers pouvant entrer dans la
formulation de ciments composés. Des ciments
composés contenant 70 % de ciment portland
artificiel et 30 % de sables de fonderie ont été utilises
pour élaborer des mortiers normalisés. Les résultats
obtenus montrent que les sables de fonderie
provoquent un retard de prise important (2 a 3
heures) et donnent des résistances en compression
équivalentes, dans certains cas, a celles
• d'un ciment CPJ 35. Des tests de lixiviation effectues sur ces
mortiers broyés montrent la bonne immobilisation des métaux
lourds et des chlorures
V. Recyclage dans le domaine des chaussées
V.1. Procédé. de recyclage de déchets bitumineux
Permettant de reconstituer un béton bitumineux en vue d'une
nouvelle utilisation, le dit béton bitumineux étant constitué
d'agrégats de granulométrie étagée mélangés et enrobés par un
liant hydrocarboné afin de former un produit de recouvrement
homogène de résistance mécanique acceptable, les dits déchets
bitumineux étant substantiellement constitués par une croute de
béton bitumineux usagé, préalablement formé d'enrobés à
chaud, dont le liant est oxydé.
On concasse la dite croute de béton bitumineux usagé afin de
récupérer les différents agrégats contenus dans la croûte selon
leur granulométrie, les dits agrégats de différents calibres
présentant un enrobage superficiel du dit liant oxydé,
• On régénère la fraction de liant hydrocarboné oxydé en dispersant
sélectivement un liant d'apport sur au moins une partie des dits agrégats
concassés et encore enrobés du dit liant oxydé,
• On reconstitue à froid un béton bitumineux a partir des dits agrégats
concassés enrobés ainsi régénérés.
• V.2. Procédé de recyclage selon la revendication 1
• Il est caractérisé par le fait qu’on concasse et on trie les différents
agrégats en au moins trois granulométries différentes à savoir les fins
agrégats, les moyens et les gros agrégats.
• On effectue le dit double enrobage en faisant circuler le liant d'apport
autour des dits agrégats à traiter.
• Le liant d'apport est essentiellement constitué d'un mélange de bitume, de
solvant et dl huile de houille, et se présente sous une forme émulsionnée.
• On régénère le liant hydrocarboné en dispersant le dit liant d'apport 7 froid.
• On reconstitue à froid le béton bitumineux en malaxant les dits agrégats
régénérés puis en compactant le mélange pour lui assurer ses propriétés
mécaniques en vue de son utilisation.
• V.3. Procédé de recyclage selon la revendication 2
Il est caractérisé par le fait que les fins agrégats ont une
granulométrie comprise entre 0 et 4 mm, les moyens une
granulométrie comprise entre 0 et 4 mm, et les gros une
granulométrie supérieure à 6 mm. on traite les agrégats de
granulométrie fine et/ou moyenne pour régénérer le liant
hydrocarboné et oxydé et effectuer un double enrobage de
ces agrégats.
• VI. Approche environnementale de la production du béton
VI.1. L'empreinte écologique du béton
Même si 80% des émissions de CO2 d'un bâtiment
découle de son exploitation tout au long de sa durée de vie
(1), l'impact de la construction et donc du béton n'est pas
négligeable
• De nos jours, le béton utilisé comme matériau de
construction pose des problèmes en termes de respect de
l’environnement:
• L'acheminement (transport en camion du béton ou des
matières premières);
• Sa confection (mazout ou autre combustible pour cuire la
roche en ciment);
• La consommation électrique pour brasser mécaniquement
de grandes quantités de bétons;
• Des réactions chimiques au sein des composés de la roche
calcaire (le fameux carbonate de calcium, nécessaire à la
fabrication du ciment) qui produisent elles aussi du CO2
selon la réaction suivante : Carbonate de calcium (CaCO3)
→ chaux (CaO) + dioxyde de carbone (CO2).
• VI.2. Fabrication du ciment et CO2
• Le béton est essentiellement composé de sable et de gravier, et un
peu de ciment, il est donc déjà plus écologique que le ciment "pur" si le
sable et le graviers sont extraits localement et sans trop de dommages à
l'environnement.
• La fabrication du ciment se fait à partir de calcaire et nécessite un
chauffage à très haute température (1450°C) qui engendre d’importantes
émissions de CO2. La fabrication du ciment est donc une importante source
de gaz à effet de serre.
• La fabrication du ciment représente environ 7 à 8 % des émissions
totales de CO2 à l'échelle du globe (à comparer par exemple à 2% pour
l'aviation civile).
• Chaque tonne de ciment produite requiert l’équivalent de 60 à 130
kg de fuel (ou son équivalent) et une moyenne de 210 kWh. Le ciment du
cimentier Portland représente 930 kg de CO2 émis par tonne de ciment
produite
• Les cimenteries modernes utilisent de plus en plus des déchets
combustibles de récupération pour alimenter leurs fourneaux: carcasses de
• VI.3.Le béton, un matériau bien placé, vis-à-vis de
l’environnement et de la santé humaine.
• C'est ce que démontre l'Analyse de Cycle de Vie du
matériau béton. Le béton possède en effet une qualité
essentielle : sa stabilité chimique. Il ne dégage aucun gaz ou
composé toxique, y compris en cas d'incendie. Sur le plan
énergétique, son mode de fabrication se traduit par une
consommation limitée, largement contrebalancée par les gains
qu'il permet d'obtenir sur la vie du bâtiment.
• La 1ère dimension du développement durable peut être
abordée par l'analyse du cycle de vie. Il s'agit de calculer l'impact
environnemental d'une « entité fonctionnelle » c'est-à-dire tout
simplement une maison, ou une route, sur l'environnement
depuis sa conception jusqu'à sa disparition complète (si elle est
envisagée). L'analyse prend en compte toutes les matières
premières utilisées, l'énergie (sous forme thermique, électrique
ou de transport), ainsi que les émissions gazeuses et aqueuses.
• VI.3.Le béton, un matériau bien placé, vis-à-vis de
l’environnement et de la santé humaine.
• C'est ce que démontre l'Analyse de Cycle de Vie du
matériau béton. Le béton possède en effet une qualité
essentielle : sa stabilité chimique. Il ne dégage aucun gaz ou
composé toxique, y compris en cas d'incendie. Sur le plan
énergétique, son mode de fabrication se traduit par une
consommation limitée, largement contrebalancée par les gains
qu'il permet d'obtenir sur la vie du bâtiment.
• La 1ère dimension du développement durable peut être
abordée par l'analyse du cycle de vie. Il s'agit de calculer
l'impact environnemental d'une « entité fonctionnelle » c'est-à-
dire tout simplement une maison, ou une route, sur
l'environnement depuis sa conception jusqu'à sa disparition
complète (si elle est envisagée). L'analyse prend en compte
toutes les matières premières utilisées, l'énergie (sous forme
thermique, électrique ou de transport), ainsi que les émissions
• Ces impacts regroupent un ensemble de données, et
peuvent être différemment exprimés selon les
objectifs recherchés et les méthodes utilisées. La
discipline n'est pas encore stabilité, les méthodologies
ne sont pas fixées et restent trop nombreuses pour
assurer une véritable gestion en connaissance de
cause. La norme internationale, l'ISO 14040 reste
encore floue.
• La norme française P01-010 maintenant
homologuée exprime l'analyse de cycle de vie en 20
impacts environnementaux, regroupant un ensemble
de 400 données de base mesurées ou calculées.
• Pour chaque dimension, un commentaire est fait
pour le béton, plutôt en tendance qu'en
affirmation, car les données doivent être
recalculées pour chaque utilisation :
1. Consommation d'énergie renouvelable;
2. Consommation d'énergie non renouvelable;
3. Consommation de ressources non énergétiques;
4. Consommation d'eau;
5. Déchets valorisés;
6. Déchets éliminés;
7. Changement climatique;
8. Acidification atmosphérique
9. Pollution de l'air;
10. Pollution de l'eau;
11. Pollution des sols;
12. Destruction de la couche d'ozone stratosphérique;
13. Formation d'ozone photochimique;
14. Atteinte à la biodiversité;
15. Contribution à la qualité sanitaire des espaces
intérieurs;
16. Contribution à la qualité sanitaire de l'eau;
17. Confort hygrométrique;
18. Confort acoustique;
19. Confort visuel;
20. Confort olfactif.