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2e Conception

Le document explore la conception sociale de Rousseau, qui postule que l'homme est naturellement bon mais que la société le corrompt. Il décrit comment la socialisation entraîne des vices tels que l'égoïsme et la jalousie, en opposition à l'état de nature où l'humain vivait en harmonie. Rousseau propose un pacte social pour restaurer la liberté et l'égalité au sein des sociétés modernes.

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2e Conception

Le document explore la conception sociale de Rousseau, qui postule que l'homme est naturellement bon mais que la société le corrompt. Il décrit comment la socialisation entraîne des vices tels que l'égoïsme et la jalousie, en opposition à l'état de nature où l'humain vivait en harmonie. Rousseau propose un pacte social pour restaurer la liberté et l'égalité au sein des sociétés modernes.

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2e conception

Conception sociale
1ère partie
◦Comme pour de nombreuses autres espèces
animales, la survie des espèces d’hominidés
a reposé sur la vie en groupe.

◦Mais tel que nous l’avons vu avec la


conception évolutionniste et le thème de la
différence anthropologique, le
développement des facultés et des capacités
de l’humain peut autant être un facteur
favorisant la survie qu’un facteur qui
engendre des problèmes.
◦En même temps que le phénomène de la
socialisation a permis à l’Homo Sapiens de
mieux gérer ses besoins, de s’organiser,
de se développer comme aucune espèce
auparavant, ce phénomène est aussi relié
à plusieurs problèmes auxquels les
sociétés sont confrontées aujourd’hui.
Aux 18e siècle, le philosophe genevois Jean-Jacques
Rousseau a consacré une grande partie de son œuvre à
réfléchir à ce problème du développement des sociétés.

À l’époque de Rousseau, les Européens sont fascinés par le


‘Nouveau Monde’ des Amériques et les cultures extrêmement
différentes qu’ils y découvrent.

Plusieurs penseurs voient dans cette rencontre avec les peuples


autochtones l’occasion de mieux comprendre la nature humaine. À
cette époque, qualifiée de siècle des Lumières, les ‘sciences de
l’homme’ sont en plein essor et les scientifiques (naturalistes,
ethnologues, linguistes, etc.) démontrent un énorme intérêt pour
ces peuples dont les ‘façons de vivre’ sont si éloignées de celles de
Européens. Jean-Jacques Rousseau
1712-1778

Illustration:
Jacques Cartier
rencontrant un peuple
autochtone, lors de son
2e voyage en 1535
Rousseau, qui se montre très critique face aux
problèmes engendrés par les sociétés modernes,
réfléchit à l’idée qu’il pourrait y avoir eu une
nature originelle de l’humain, avant que celui-ci ne
se transforme à travers le développement des
sociétés complexes.
Il y aurait eu selon lui une nature de l’être humain
pré-civilisé.

Dans son essai devenu célèbre : Discours sur l’origine


et les fondements de l’inégalité parmi les hommes,
paru en 1755, Rousseau émet l’hypothèse qu’à l’aube
de l’humanité, il y avait possiblement eu des hommes
qui vivaient dans une sorte d’état de nature, qui
‘’L'homme est naturellement
vivaient en solitaire, dans un état pré-social, bon et c'est la société qui le
répondant simplement à leurs besoins essentiels. déprave’’
Cette hypothèse postulant l’existence d’un humain pré-
social vivant en parfaite harmonie avec la nature s’est
évidemment avérée fausse plus tard dans l’histoire. Comme
nous l’avons vu avec la conception évolutionniste, dès leur
origine, les hominidés ont vécu en groupe.
Mais l’analyse de Rousseau est intéressante car elle nous
permet, en imaginant de façon fictive ce qu’aurait pu être un
tel humain originel, de réfléchir au problème de la
socialisation humaine.
L’idée fondamentale de Rousseau est que
l’homme naît ‘naturellement bon’, mais que
c’est la société qui le rend mauvais.
En fait, plus précisément, il prétend que la nature
profonde de l’humain est empreinte de bons
sentiments tels la compassion, la pitié, l’amour de
soi … mais que la socialisation rend l’humain
égoïste, envieux, hypocrite, servile, artificiel …

Donc dans cet ‘état de nature’, l’humain est


naturellement bon, car il n’a pas la possibilité
d’être mauvais : la nature lui fournit tout ce dont
il a besoin, il n’envie personne, ne cherche pas à
s’enrichir, et jouit d’une totale liberté puisqu’il ne
dépend de personne d’autre ni de la société.
Puis, Rousseau explique qu’au bout d’un certain
temps, les humains commenceront à développer un
langage plus complexe, et inventeront de nouvelles
techniques pour répondre à leurs besoins. Ils se
rendent compte que la coopération et les
associations peuvent devenir avantageuses. Ils
formeront des familles, puis des clans, construiront
des villages, etc.

Selon Rousseau, il ne s’agit pas encore d’un état


pleinement social, mais déjà dans cet état
intermédiaire, certains défauts humains reliés à la
socialisation commencent à apparaître.

En vivant de plus en plus en groupe, ils


commenceront à se comparer les uns aux autres :
certains se trouveront plus beaux, ou plus rapides,
ou plus forts, ou plus intelligents, etc.
Les humains développeront de plus en plus le
besoin de reconnaissance, besoin à la source de
bien des travers humains, comme la jalousie, l’envie,
l’hypocrisie, l’égoïsme, la compétition, la rivalité, la
Enfin, avec l’invention de la métallurgie et de l’agriculture
succédera à l’état intermédiaire un état pleinement social,
où la possession des terres, l’économie monétaire, le
pouvoir politique, etc. entraîneront les vices de la
civilisation telle que nous la connaissons.

Pour Rousseau, ce processus de socialisation aura plusieurs effets


néfastes sur la nature humaine :

1. l’amour de soi, qui est un sentiment tout à fait naturel visant


la conservation de soi nécessaire à la survie (une sorte
d’instinct de survie naturel) est remplacé par l’amour-propre,
qui est une version égoïste et narcissique de l’amour de soi,
une sur-valorisation de soi-même au dépens des autres;

2. la socialisation menant graduellement à se comparer aux autres


et au besoin de reconnaissance pousse les individus à vivre
dans le regard des autres, à devenir dépendant de l’opinion et
du jugement des autres. La société mène à une opposition entre
‘être’ et ‘paraître’ : il devient plus important de paraître que
d’être soi-même.
3. l’économie est désormais fondée sur la possession et le droit à la
propriété privée, engendrant de plus en plus d’inégalités. La
société mène à une opposition entre ‘être’ et ‘avoir’ : il devient
plus important d’avoir et de posséder que d’être et de répondre
simplement à ses besoins;

4. le progrès et le développement croissant des techniques (et


éventuellement la technologie) rendent l’humain de plus en plus
dépendant; il perd donc sa liberté naturelle puis qu’il ne peut plus
répondre à ses besoins par lui-même.
Mais comment l’être humain, à partir de sa
nature originelle, a-t-il pu se transformer de cette
façon?

Selon Rousseau, c’est qu’il y a aussi dans la


nature humain une caractéristique très
importante, ce qu’il nomme la perfectibilité.

L’humain, en effet, est le seul être de la nature à


avoir la capacité de se perfectionner, d’évoluer,
d’acquérir de nouvelles qualités, de se changer et
de changer ses façons de vivre. Dans sa nature
même, l’humain est malléable.

C’est pourquoi, selon Rousseau, l’humain en est


arrivé à perdre sa nature originelle, et perdre sa
liberté fondamentale.

Mais si la perfectibilité est en cause dans le


problème de la transformation de la nature
humaine par le processus de socialisation, cette
caractéristique humaine pourrait aussi être la
solution.
En 1762, Rousseau publiera Du contrat social, un ouvrage qui
changera profondément la civilisation européenne, puis
éventuellement mondiale. Cet ouvrage sera considéré comme
l’une des plus grandes influences de la Révolution française.
Rousseau propose une solution pour permettre aux sociétés
modernes de retrouver en partie la liberté humaine.
Son principe repose sur l’idée d’un pacte social, dans lequel
tous les citoyens accepteront de céder une partie de leur liberté
naturelle (de toute façon corrompue par la société) au profit
d’une liberté civile assurant les droits de chacun à la sécurité et
à l’égalité devant la loi.
Il s’agira alors d’une société dans laquelle s’exprimera la
volonté générale du peuple afin de garantir le plus de liberté
possible aux citoyens, tout en permettant d’atténuer au
maximum les inégalités créées par la société du paraître et de
l’avoir.
‘’L’homme est né libre,
et partout il est dans les fers.’’

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