Cours Réseaux Informatiques 2023/2024
Cours Réseaux Informatiques 2023/2024
RÉSEAUX
INFORMATIQUES
Enseignante: Dr. Leila Nasraoui
Contact: [Link]@[Link];[Link]@[Link]
• La Couche Réseau
• Normes
• Adressage (IP, OSI)
• Fragmentation
• Routage: Algorithmes et Protocoles (ARP, RIP, OSPF, …)
• Contrôle de congestion
3
Plan du Cours (suite)
• La couche de transport
Les protocoles de transport
• Structure
• Les protocoles de transport ISO
• UDP
• TCP
Mécanismes de contrôle de congestion
• La couche session
• La couche présentation
• La couche application
4
Bibliographie
• Références
5
Chapitre 1
Introduction aux réseaux
informatiques
Concepts de base & exemples
6
Introduction: Objectifs des
réseaux
• Partage des ressources
Données; équipements; programmes
• Réduction de coûts
• Plus de fiabilité (duplication)
• Augmentation des performances
• Unréseau d’ordinateurs est un puissant média de
communication
• Réseaux sociaux, jeux interactifs…
Tendance actuelle:
Faire converger les différentes techniques développées dans chaque secteur pour
pouvoir les réunir en un seul réseau cohérent et efficace
Next Generation Network (NGN) 8
Réseau téléphonique
• Service de base: appels locaux et longues
distances
• Tarifs
01 23 45 67 89 • Durée, Distance
• Éléments
• terminaux simples
01 23 45 67 89
• commutateurs
• boucle locale 2 fils cuivre
• artères (coeur de réseau) en fibre
optique
• Intégration de services(voix, fax, accès
Principe de fonctionnement: Internet)
commutation de circuits
• Objectif : intégrer téléphonie et
informatique
• Pbs :
• Pas de garantie de QoS
• Coût élevé 9
• Commutation de circuits taux d’utilisation
Réseaux radio et télévision
• Services de base
• Mise en place de réseaux câblés ou
hertziens pour diffusion de son et
images par la voie terrestre ou
hertzienne.
• Teminaux
• récepteurs radio ou télévision
• Support de transmission:
• Câble coaxial sur la partie terminale du
réseau
Principe de fonctionnement: • Aujourd’hui : fibre optique à la place du
coaxial sur tout l’étendue du réseau
diffusion (broadcast) (téléphonie + Internet + Télévision
ensemble)
• DAB (digital audio broadcasting) et DVB-
T/H (digital video broadcasting
Terrestrial/ Handheld) 10
Réseaux informatiques
•À l’origine: Crées pour le transport de données entre des équipements
informatiques.
• Aujourd’hui: + Transport de la parole et de la vidéo (QoS)
•5 catégories (selon l’étendue)
• PAN, Personal Area Networks (1 - 100 m)
• Bluetooth (802.15.1), IrDA (Infrared Data Association), Zigbee (802.15.4)
• LAN, Local Area Networks (100 m - 2,5 km)
• Ethernet, Wi-Fi (Wireless Fidelity, 802.11)
• MAN, Metropolitan Area Networks (1 - 100 km)
• WiMax
• WAN, Wide Area Networks (milliers de km)
• X.25, Frame Relay
PAN LAN MAN WAN
11
1m 10m 100m 1Km 10Km 100Km étendue
Exemple de WAN: Internet
• INTERNET: INTERconnected NETworks
réseau local
• Le réseau des réseaux
• Internet est la suite du réseau militaire
américain ARPANET: Advanced
Research Projects Agency Network
• Service de base: interconnexion
d’ordinateurs et de réseaux d’ordinateurs
• Eléments
modem
réseau local • Ordinateurs individuels
• Serveurs
• Routeurs, hub
• Boucles et réseaux locaux
Principe de fonctionnement: • Cables
commutation de paquets (de données) • Artères (cœur de réseau ou
backbone) en fibres optiques
12
Exemple de WAN: Internet
• Internet ne se limite pas aux web (http)
• DNS (Domain Name Server : système de nom de domaine): Système distribué
de bases de données et de serveurs qui assure la traduction des noms de
domaine utilisés par les internautes en numéros IP utilisables par les ordinateurs.
• FTP: (File Transfer Protocol) protocole définissant les règles de transfert des
fichiers par Internet. Lorsqu'un utilisateur télécharge un fichier par ftp, il le
recopie de l'ordinateur distant sur le sien (ou l'inverse).
• TELNET : (terminal Network) protocole standard permettant l'interfaçage de
terminaux et d'applications à travers Internet. Ce protocole fournit les règles de
bases pour permettre de relier un client (système composé d'un affichage et
d'un clavier) à un ordinateur distant (coté serveur)
• SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) permet d'envoyer des emails, et le
protocole POP3 (Post Office Protocol) de les recevoir
•…
13
Exemple de WAN: Internet
Internet: historique
• Recherches de « DARPA » : Defense Advanced Projects Research Agency,
aux USA
• ARPANET fut le premier réseau à commutation de paquets au milieu des
années 1970
exploitation sur les liaisons terrestres, radios et satellites
16
Principales Architectures
•3 grandes architectures :
OSI (Open Systems Interconnexion) de l’ISO (International Organization
for Standardization)
TCP/IP introduit par ARPA (Advanced Research Projects Agency)
ATM (Asynchronous Transfer Mode) introduit par l’UIT(L’Union
internationale des télécommunications)
17
Protocole
• Echange d’information: respecter un PROTOCOLE= ensemble de
conventions qui spécifient les règles et les paramètres mis en jeux pendant
la communication entre deux entités.
• Type, contenu, et format des informations transférées entre entités
• Établissement et fermeture de connexions et de sessions
• Routage dans le réseau
• Contrôle de flux : équilibrage des débits
• Sûreté de fonctionnement: détection, gestion, et correction des erreurs
• Le type de données et objets échangés et leurs représentations
• Les caractéristiques de session (e.g., synchronisation, cryptage-sécurité,
compression)
• Détection et contrôle de congestion
• Paramètre et implémentation de qualité de service
services services
protocole
couche couche
N Règles et N
services conventions services
utilisées pour la
conversation
protocole
couche couche
N-1 N-1
(N) - PDU
Couche (N - 1)
(N - 1) - PCI (N - 1) - SDU
(N - 1) - PDU
Protocoles niveau 4
Transport Transport
Protocoles niveau 3
Réseau Réseau
Protocoles niveau 2
Liaison Liaison
Protocoles niveau 1
Physique Physique
Medium physique 24
Modèle de référence OSI: couche
physique
• Fonctions
application
• Emission et réception des signaux
présentation (radio) électriques (bits)
• Sérialisation: octets bits
session
• Modulation
transport • Codage
réseau
liaison de données
• Exemples
physique • Cartes réseau, connecteurs, support
physique de transmission (cable),
modems, concentrateurs (hubs)
25
Modèle de référence OSI: couche liaison
de données
• Fonctions
application
• Envoi et réception de messages (trames)
présentation à son proche (sur un lien direct)
• Contrôle d’erreurs de transmission
session
(detection et correction)
transport
• Exemples
réseau • Liaison LAN : Ethernet, Wifi …
liaison de données • Liaison directe WAN : HDLC, PPP…
• Réseau commuté WAN: FR, ATM
physique
26
Modèle de référence OSI: couche réseau
• Fonctions
application
• Acheminer les unités de données
présentation (paquets) de proche en proche en fonction
session de leur adresse destination (routage)
• Fragmenter les messages en paquets
transport
• Exemples
réseau
• X.25, ISO-IP (CLNP)
liaison de données
• IP Internet Protocol
physique
• IPv4, version 4
• IPv6, version 6
27
Modèle de référence OSI: couche
transport
• Fonctions
application
• Envoyer et recevoir les messages de
présentation bout en bout, c-à-d de la source jusqu’à
destination
session
• Retransmettre, éventuellement, les
transport messages non reçus
réseau • Exemples
liaison de données • TCP (Transmission Control Protocol)
• transport avec garanties
physique
• UDP (User Datagram Protocol)
• transport sans garantie (“best
effort”), donc sans retransmission
28
Modèle de référence OSI: couche session
• Fonctions
application
• Maintenir un contexte de
présentation communication (début/identification,
fin, reprise en cas d’interruption)
session entre source et destination
transport • Pas toujours nécessaire
réseau • Exemples
liaison de données • Login / Logout entre machines en
réseau
physique • Cette fonction est souvent intégrée
directement dans les logiciels
d’application qui utilisent des
protocoles spécifiques
29
Modèle de référence OSI: couche
présentation
• Fonctions
application • Représenter les données transférées entre
présentation entités d’application: encodage de données
session • Exemples
• ASCII
transport • American Standard Code for Information
réseau Interchange
• ISO 8859
liaison de données
• ASCII plus caractères avec accents
physique • ASN.1 Abstract Syntax Notation 1
• Langage de description des données et
règles de représentation (utilisé par ex. par
les applications de gestion des réseaux)
30
Modèle de référence OSI: couche
application
• Fonctions
application
• Transfert de fichiers, courrier électronique,
présentation navigation Internet (requêtes/réponses),
voix et vidéo sur Internet, gestion de
session réseau, etc.
transport
• Exemples
réseau • FTP File Transfer Protocol
31
Modèle de référence OSI: résumé
Application Accès au service : applications Telnet, SMTP, POP, NFS, HTTP, FTP,
7
Clients, Serveurs utilisateur SSH
Liaison
Liaison Ethernet,
Physique PPP, wifi
34
Unité de données de protocole
Entête Données
application Utilisateur Couche Application
38
Exemple transmission page HTML
application application
transport transport
réseau réseau
sous-réseau sous-réseau
39
Exemple transmission page HTML
40
Exemple transmission page HTML
1 0 1 0 0 1 0 1 0 0 1 1 0 0 0 1 0 1 0 0 1 0 0 1
réassemblage: bits octets
41
Couche Physique
42
Techniques de transmission -Modem
• ADAPTATION D'UN TERMINAL NUMERIQUE (PC) A UN CONDUIT ANALOGIQUE
(Réseau téléphonique)
Modem =Modulateur/Démodulateur;
c'est un élément de Terminaison de Circuit
de données (ETCD)
• Fréquence de transmission
générée et/ou véhiculée par les modems: modems synchrones
générée par les ordinateurs: modems asynchrones
• Techniques:modulation d'amplitude,
fréquence, phase
MODEM
Jonction Ligne
numérique analogique 43
Techniques de transmission -Modulation
Modulation de Fréquence
Modulation de Phase
Modulation d’amplitude
44
Techniques de transmission -Modulation
Combinée
Modulation de phase Q
Modulation d’amplitude
45
Techniques de transmission -
Synchronisation
• LIAISON SYNCHRONE
l’émetteur et le récepteur sont cadencés à la même
horloge
un fil d'horloge pour la synchronisation ou codage
approprié
performance maximale
pour très hauts débits
• LIAISON ASYNCHRONE
dans laquelle chaque caractère est émis de façon
irrégulière
séparateurs de début et fin de message (START/STOP)
46
Exemple d’utilisation : relier un terminal (clavier)
Techniques de transmission – Sens de
transmission
• MODE SIMPLEX OU UNIDIRECTIONNEL
liaison dans un seul sens
exemple: ordinateur vers imprimante
47
Techniques de transmission - Multiplexage
48
Techniques de transmission - Numérisation
de la voix
• CONVERSION D'UN SIGNAL ANALOGIQUE EN DONNEES
NUMERIQUES
signaux analogiques avec une largeur de spectre de 4KHZ
il faut échantillonner à au moins deux fois la largeur du spectre.
(Théorème de SHANNON) soit 8000 HZ
chaque échantillon est codé sur 8 Bits
soit un débit de 8*8 = 64 KBit/s
Valeur sur
Valeur sur 8 Bits
8 Bits
Fréquence d'échantillonnage
à 8000 HZ
125 microsec.
49
Techniques de transmission -
MultiplexageTDM
50
Techniques de transmission – Multiplexage
TDM
Réseau téléphonique commuté
Le MIC (Multiplexage d’Informations Codées) est basé sur l’utilisation de canaux à 64
Kbits/s
Le MIC ( Norme Européenne) utilise un conduit (E1) à 2048Kb/s = 32 canaux de 8 bits
(IT) échantillonnés à 64Kb/s
La hiérarchie PDH « Plesiochronous Digital Hierarchy »
Initialement réservée à la voix puis
aux données (X.25, RNIS)
Multiplexage de MICs :E2=4*E1 ;
E3=4*E2; E4=4*E3 (139,264 Mb/s)
Pour récupérer un canal à 64 Kb/s
à partir de E4 , il faut entièrement
démultiplexer jusqu’au E1 et ensuite
le canal=> complexe, lent
Pas les mêmes systèmes au niveau
international => interfaces 51
Techniques de transmission - Multiplexage
SDH
• SDH : « Synchronous Digital Hierarchy »
Débits plus élevés
Met en œuvre plus de mécanismes pour la tolérance aux fautes
Supporte l’injection/extraction (Add/drop) entre différents
affluents (à un quelconque niveau de multiplexage )
La technologie équivalente aux US est SONET
Très utilisée dans le cœur des réseaux
52
Techniques de transmission - Multiplexage
SDH
• La trame de base est appelée STM-1 ( Synchronous Transport Module level 1 )
• Le raccordement des usagers sur le réseau d'opérateur se fait sur des
équipements de multiplexage spécifique MIE (Multiplexeur à Injection Extraction),
ou ADM (Add Drop Multiplexer).
• Il existe trois types de topologie pour les réseaux SDH :
• Boucle
• Bus Réseau d'abonnés Affluents
• Etoile 2 Mbps, 34 Mbps, …
• Sur
les accès d’abonnés (exp: RTC) la signalisation analogique
emprunte aujourd’hui le même canal que les voies de la parole (CCS).
• L’évolution va vers des canaux séparés
• Permet un accès permanent aux informations de signalisation (signalisation en
cours d’appel)
• Performance accrue sur un canal dédié (réduction des délais)
54
Les techniques de commutation
55
Techniques de commutation
• La
commutation permet de relier plusieurs segments (câbles ou fibres)
dans un réseau (informatique ou de téléphonique)
• Techniques de commutation
• Commutation de circuits
• Commutation de paquets
• Commutation de cellules
• Exemples:
• Réseau téléphonique
• X.25
• ATM
• Arpanet (Internet)
56
Techniques de commutation-Commutation
de Circuits
Etablissement de Circuit
• Connexion de nœuds constituant un circuit pour la durée de la
communication.
• Toutes les données empruntent le même circuit Call Request Signals
hunting time
Propagation Delay
}
}
N1
Time
information N2 N3
N4 N5 N6
Signal Call Accept
DATA
57
Techniques de commutation-Commutation
de Circuits
Caractéristiques:
• Connexion directe, transparente à travers le réseau
• Temps de transfert fixes et minimum
• Capacités temps-réel optimales : idéal pour la voix
• Mais
• Risque d’être inefficace pour la transmission des données
58
Techniques de commutation-Commutation de
Paquets
• Données transmises sous forme de paquets
• Fragmentation de long messages en plusieurs paquets
• Paquet contient une portion des données plus des informations de contrôle
(exp: adresse)
• Unéquipement spécial (nœud de commutation) est utilisé pour
acheminer des paquets entre diverses machines identifiées par leurs
adresses
• Lespaquets sont reçus, brièvement mémorisés et transmis au nœud
suivant : « Store and forward »
59
Techniques de commutation-Commutation
de Paquets
• But: partager le coût des lignes entre les nœuds
• Caractéristiques:
Pkt 3 Pkt 1
Pkt 2
Packet
Pkt 3
} Transmission
Time
Trop
d’overhead
A 1 2 B
61
Techniques de commutation-Commutation de
Paquets Circuit Virtuel
• Route établie avant l’envoi des
paquets call
call
request
accept
• Paquets de requête (call packet
packet
request) et acceptation (call
accept) établissent la
connexion (handshake)
Time
• Chaque paquet contient un between Pkt 1
numéro de circuit virtuel packets Propagation Delay
Pkt 2
• Pas de décision de routage Pkt 3 Pkt 1
requise pour chaque paquet
Queuing Time { Pkt 2
• Requête pour terminer le
circuit (clear request) Pkt 3 Pkt 1
• Efficacité de la ligne
• Partage de liaisons nœud à nœud entre plusieurs paquets
• Paquets transmis aussi rapidement que possible
• Conversion de débit
• Chaque station connectée à son nœud local à sa propre vitesse
• Paquets peuvent être acceptés même si le réseau est occupé
• Livraison peut-être ralentie
• Possibilité de priorités
64
Techniques de commutation
Circuits Virtuels vs Datagrammes
• Circuits virtuels
• Réseau peut fournir le séquençage et le contrôle d’erreurs
• Paquets retransmis plus rapidement
• Pas de décision de routage
• Moins fiable
• Perte d’un nœud perte de tous les circuits à travers celui-ci
• Datagrammes
• Pas de phase d’établissement
• Meilleur s’il y a peu de paquets
• Plus flexible
• Possibilité d’éviter les parties congestionnées du réseau
65
Techniques de commutation-Comparaison
67
Couche Liaison
68
Couche Liaison
• Rôle de la couche liaison : assurer une communication fiable et
efficace entre deux machines adjacentes à travers un circuit de
données.
• Unité d’information : Blocs de bits appelés Trame ou L-PDU
• Fonctions de la couche liaison
• Délimitation et identification des trames (protocole)
• Contrôle d’erreurs
• Contrôle de flux
• Contrôle de séquence
• Gestion des connexions
• Gestion de l’accès au support (en point à point semi-duplex et en multipoint)
• Fonctions d'administration
69
Couche Liaison- Délimitation de trames
70
Couche Liaison- Délimitation de trames
Choix des protocoles selon
Le mode de transmission peut être
• asynchrone (exemple pour raccorder les terminaux)
• synchrone : c’est ce qui est utilisé le plus souvent dans les liaisons WAN
Type de liaison point à point ou multipoint
Le mode d'exploitation d'une liaison semi-duplex ou duplex intégral
Orientation
71
Couche Liaison- Délimitation de trames
Délimitation de trames
Si la transmission est orientée bit :
• La trame est délimitée par une suite binaire réservée, exemple HDLC :
fanion 01111110
• Un mécanisme de transparence permet la également de régler les
problèmes d’apparition du fanion dans le bloc de données: Transparence
binaire (‘Bit Stuffing’)
• à l’émission quand on a 5 bits 1 consécutifs => on insère
automatiquement un bit 0 après (sauf pour les fanions)
• à la réception, le bit 0 suivant 5 bit 1 est enlevé (sauf pour les fanions )
•
Couche Liaison-Contrôle d’erreur
Quelques définitions/propriétés
• Un code (k, n) transforme tout bloc initial de k bits en un bloc codé de n bits
• Le rendement d’un code (k, n) est : R = k/n
• On appelle mot du code, la suite de n bits (longueur du code)
• Le poids de Hamming d’un mot est le nombre de bits à 1 qu’il contient
• La distance de Hamming entre deux mots de même longueur est le nombre de
positions binaires qui diffèrent entre les deux mots (on peut l’obtenir par : )
• La distance de Hamming d’un code est la distance minimale entre tous les mots
du code
• Une erreur simple (resp. double, ou d’ordre p) affecte une seule (resp. 2, ou p)
position(s) binaire(s) d’un mot
• Pour qu’un code ait une capacité de détection (resp. correction) des erreurs
d’ordre e, il faut que sa distance de Hamming soit supérieure à 1+e (resp. 1 + 2e)
Exemple : distance =3 capacité de détection 2, capacité de correction 1.
75
Couche Liaison-Contrôle d’erreur
Détection par contrôle de parité
• Pour chaque caractère, on fait la somme des bits à “1” et on ajoute un bit
de redondance de parité qui peut prendre la valeur “0” ou”1” selon le
type de parité utilisé: Parité longitudinale LRC (Longitudinal Redundancy
check)
• Ce code est capable de détecter toutes les erreurs en nombre impair
uniquement
• Il permet de détecter une erreur de parité, mais pas de la localiser
• On peut ajouter une Parité Verticale VRC (Vertical Redundancy check) : Le
bloc de données est disposé sous une forme matricielle (k=a.b). On
applique la parité (uniquement paire) sur chaque ligne et chaque colonne.
On obtient une matrice [a+1, b+1].
76
permet de détecter 2 erreurs de bits dans un seul mot ou de corriger 1
Couche Liaison-Contrôle d’erreur
Détection
par Codes cycliques redondants (CRC: Cyclic
Redundancy Check)
représentation du message par un polynôme : P(x) = an xn + an-1 xn-1
+ …1 + a0 x0
Division de ce polynôme par un autre polynôme générateur G(x)
(d’ordre m), le reste de la division R(x) constitue les bits de contrôle
CRC
Enfin, pour générer la séquence à envoyé T(x), on applique un
XOR entre le mot d'entrée (décalé de m rang) et le reste de la
division, ce qui correspond bien au mot de départ « suivi » du
CRC. (P(x)+ R(x) )
Si le reste de la division de T(x) par G(x) est nul => il n ’y a pas eu
d’erreurs,
77
Le polynôme utilisé par le protocole HDLC : G(x) = x + x + x + 1
16 15 2
Couche Liaison-Contrôle d’erreur
Détection par Codes cycliques redondants (CRC: Cyclic
Redundancy Check)
• Exemple: On désire protéger le message de 6 bits de données:
110101, Polynôme générateur G(x) :101 = +1
79
Couche Liaison-Contrôle de flux
Deux types de protocoles ARQ :
• Protocole de type « envoyer et attendre » (Send and Wait)
• les données ne circulent que dans un sens
• une seule trame est envoyée à la fois
• le récepteur informe l’émetteur de son état par un acquittement
Hypothèses :
• Transmission de données dans un sens
• Canal de communication bruité
• Taille de mémoires de tampon finie
Problèmes:
• Trames perdues
• Trames erronées
• Duplication de trame
Solution :
• Ajouter un processus d’acquittement
positif ou négatif
• Utiliser un temporisateur ou Timer pour
borner le délai de recéption des ACK
81
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocole « Send and Wait »
• Temporisateur:
• déclenchement d’un temporisateur à
l’émission d’un bloc
• A l’échéance, retransmission du bloc
perdu
• Acquittement perdu:
• Bloc reçu mais perte de
l’acquittement
• A l’échéance, retransmission du bloc
non acquitté
• Duplication : du bloc retransmis
numérotation des bloc pour rejeter
le bloc retransmis et éviter la
duplication.
82
Une numérotation de 0/1 est
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocole « Send and Wait »
• B: Le 1er bloc sera accepté
• A: Temporisateur expire trop tôt
• A: retransmission du bloc 1
• B: transmission de l’ACK et rejet du bloc 1
• A: la perte du bloc 2 n’est pas remarquée
• A: l’ACK interprété comme acquittement du bloc
2
numérotation des acquittements pour
éviter la confusion des acquittements et
garantir la retransmission des bloc
perdu
Ces protocoles sont unidirectionnels,
et ne permettent qu’une utilisation
non optimale de la capacité du canal. 83
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocole « Send and Wait » sans erreur
Soit Tframe
• T: temps d’envoi d’une trame
• Tframe : temps de transmission d’une trame (taille des paquets/bande passante)
• Tprop : temps de propagation (Longueur du lien/vitesse de propagation) Tprop
• Tproc : temps de traitement dans chaque station
Tproc
• Tack :temps de transmission d’un ACK
Tack
T = Tframe + Tprop + Tproc + Tack + Tprop + Tproc
Tprop
Supposons que
• Tproc et Tack sont négligeables
• la taille de l’entête est négligeable :T frame~temps de transmission des bits utilesT ≈
Tframe + 2 Tprop
• U = débit utile (efficacité du protocole ) où a = Tprop /
Tframe
84
Si a>> alors le protocole est inefficace
Couche Liaison-Contrôle de flux
N E [ transmissi ons ] i Pr[ i transmissi ons ] iP i
P
P
i i
Si a et/ou P >> alors l’efficacité du protocole << SAW est très peu utilisé 85
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: Sliding window
Principe:
• Emission de plusieurs trames à la suite sans attendre la réception d’un ACK
• Une trame de supervision peut acquitter un groupe de trames de données
→+ d'efficacité, + de complexité de gestion aussi
→ besoin de tampons pour trames non encore acquittées (et susceptibles
d'être réémises).
Deux types:
• Retransmission(GO-Back-N) de toutes les trames à partir de la trame
erronée ou perdue au moyen d’une trame de supervision REJ
• Rejet selectif (Selective Reject) au moyen de la trame de supervision SREJ
86
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: émetteur
• Fenêtre d'émission/ anticipation : liste des numéros de séquence des trames autorisées à être émises
• W : taille de la fenêtre d’anticipation (nb. de trames autorisées sans attendre d’acquittement)
• L'émetteur stocke les trames non acquittées dans des zones tampons (au plus W trames)
• Si la fenêtre atteint son maximum, l’émetteur se bloque jusqu'à réception d’un acquittement
7 7 W=2 7
les trames 0 0 0
Émission de 0
6 6 6
ont un 1 1 1
numéro de
séquence 2 2 2
5 5 5
codé sur n
bits 4
3
- Émission de 1 4
3
4
3
-00 et 1 non acquittées
7 7 0 0 acquittée 7 0
- => émetteur bloqué
6
1
6
1
6
1
0 et 1
acquittées
5 2 5 2 5 2
87
3 3 3
4 4 4
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: récepteur
• Fenêtre de réception : liste des numéros de séquence des trames autorisées à être reçues
• R : taille de la fenêtre de réception (nb. de trames autorisées à être reçues )
• Le récepteur stocke les trames qui ne peuvent pas être acquittées (au plus R-1 trames)
• Les trames dont les numéros ne sont pas dans la fenêtre de réception sont rejetées
5 2 5 2 5 2
3 3 3
4 4 4
7 0
6 Réception de 1
1
Acquittement jusqu’à 2
5 2
88
3
4
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: gestion de la fenêtre (n=3, W=8)
89
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: gestion de la fenêtre
NOTE: par
convention ACK#
= sequence # de
la trame suivante
90
Couche Liaison-Contrôle de flux
Protocoles à fenêtre coulissante: gestion de la fenêtre
Si la taille de la fenêtre est =1 (W=1 et R=1)
• Stop and Wait
Si la taille de la fenêtre est >1 (W > 1 et R > 1)
• Go Back N :
Si réception d’une trame avec un numéro non attendu => trames
suivantes détruites et envoi d’un rejet qui précise le numéro attendu
=> l’émetteur retransmet à partir du numéro attendu
Peu efficace si la taille de la fenêtre est grande
• Selective Repeat
Dit aussi Selective Reject
Uniquement la trame rejetée est retransmise, les trames qui suivent
(dans la fenêtre de réception) sont stockées dans des mémoires tampon
Minimise les retransmissions mais nécessite plus de mémoires tampon
coté récepteur 91
Couche Liaison-Contrôle de flux
Exemple qui illustre Go-back-N
U
W
W 2a 1
2a 1
94
Couche Liaison-Contrôle de flux
Efficacité
des méthodes à fenêtre coulissante dans le cas
sans erreurs
95
Couche Liaison-Contrôle de flux
Efficacité des méthodes à fenêtre coulissante dans le cas avec
erreurs
En effet :
Le même raisonnement que pour SAW s’applique : il faut diviser
par le nombre moyen de transmission d’une même trame
96
Couche Liaison-Contrôle de flux
Efficacité des méthodes à fenêtre coulissante dans le cas avec
erreurs -P
si W 2a 1
1 2aP
U
• Go Back N W ( P )
a P WP si W 2a 1
En effet:
- Le même raisonnement s’applique sauf qu’il faut revoir le calcul de N
(nombre moyen de trames transmises
pour réussir la transmission d’une
trame)
N f ( i )P P
i
i
où f(i) est le nombre total de trames transmises si une trame (originale) doit
) 1 (erreur
être retransmise i foisf (: iChaque i 1) Kcause
(1 l’envoi
K ) de
iK K trames plutôt 97
qu’une seule trame
Couche Liaison-Contrôle de flux
Efficacité des méthodes à fenêtre coulissante dans le cas avec
erreurs
• Go Back N N f ( i )P P K P P K iP P
i i i
i i i
K P KP
K
P P
• Si W>=2a+1, pas de blocage, on approxime K(nombre de
retransmission) par (2a+1) trames jusqu’à la réception du rejet par l’émetteur
• Si W< 2a+1, blocage, on approxime K par W
1 2aP
si W 2a 1
-P
N
P WP
si W 2a 1
P 98
Couche Liaison-Contrôle de flux
Efficacité de différentes méthodes (fenêtre coulissante et
SAW)
Couche Liaison-HDLC
HDLC-High Level Data Link Control (ISO 33009, ISO 4335)
• Version très générale (LAP-B, LAP-D, LLC, PPP, LAP-X, …), Utilisé dans de
nombreux réseaux : LAN, Internet, GSM…
• HDLC combine un ensemble de fonction de DL (fragmentation, contrôle de
flux, contrôle d’erreur, séquencement,…) en un seule protocole standard
• 3 paramètres :
• Type de station
• Configuration du lien
• Mode de transfert
100
Couche Liaison-HDLC
Types de station
• Station primaire
Contrôle les opérations sur le lien
Les trames émises sont dites des commandes
• Station secondaire
Sous le contrôle de la station primaire
Les trames émises sont dites des réponses
• Station combinée
Peut émettre des commandes et des réponses
102
Couche Liaison-HDLC
Modes de transfert
• « Normal Response Mode » -NRM
« Unbalanced » (topologie multipoint)
Uniquement le primaire peut initier une transmission, le secondaire ne peut renvoyer
que des réponses
Exemple d’utilisation: entre une unité centrale en tant que primaire et des terminaux
en tant que secondaires
Pas de collisions .
• « Asynchronous Balanced Mode » - ABM
« Balanced »
Les 2 stations peuvent initier une transmission
Le plus utilisé
Pas de collision
• « Asynchronous Response Mode » - ARM – très peu utilisé
« Unbalanced »
mais les secondaires peuvent transférer des trames sans l’accord explicite du primaire
Collisions possibles. 103
Couche Liaison-HDLC
Format de trame
• Fanion 01111110 pour délimiter chaque trame (1 octet)
• L’adresse sur un octet mais peut être étendue en multiple de 7 bits
• adresse d’un couple primaire/secondaire opposés
→Dans une trame commande, adresse de la station qui reçoit.
→Dans une trame réponse, adresse de la station qui répond.
• FCS: Frame Check Sequence (polynôme sur 2 octets: x16+x12+x5+1)
→Calculé avant le rajout des bits de transparence à l'émission, après
leur suppression à la réception.
105
Couche Liaison-HDLC
Format de trame-Trame de supervision
106
Couche Liaison-HDLC
Format de trame-Trame non numérotée
Acquittement
107
Couche Liaison-HDLC
Exemples de séquences
108
Couche Liaison-HDLC
Exemples de séquences
109
Couche Liaison-PPP
PPP : « Point to Point Protocol »
• Encapsulation du paquet PPP dans une trame HDLC simplifiée
trame U => trame non numéroté de HDLC (les trames numérotées sont
rarement utilisées)
Protocole : pour définir le type des données dans le champs information
qui peuvent être des données spécifiques aux LAN, des données de
contrôle de lien (LCP) ou de contrôle du réseaux (NCP).
• Un protocole de contrôle du lien "Link Control Protocol" (LCP) : établir,
authentifier les extrémités, configurer (taille, compression …) et tester
(rupture, rebouclage, …) la liaison de données
• Un protocole de contrôle de réseau "Network Control Protocol" (NCP):
établir, configurer différents protocoles de la couche réseau (IP, IPX …) 110
Couche Liaison-PPP
Diagramme simplifié d’une liaison PPP
ÉTABLISSEMENT AUTHENTIFICATION
DÉTECTION PORTEUSE
AUTHENTIFICATION RÉUSSIE
ÉCHEC
MORT ÉCHEC
RÉSEAU
PERTE DE PORTEUSE
CONFIGURATION NCP
TERMINAISON OUVERTURE
TERMINÉ
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