Cours Fabrication Mecanique
Cours Fabrication Mecanique
FABRICATION
MECANIQUE
Année 2004-
2005
Philippe
DEPEYRE
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Page 2
Licence et Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Chapitre 1
Page 1
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Page 2
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Sommair
e
.1. Généralité sur l’usinage.........................................................................................................5
.2. Les machines ..........................................................................................................................5
1. Le fraisage......................................................................................................................................... 6
2. Le perçage ......................................................................................................................................... 8
3. Le tournage ....................................................................................................................................... 8
.3. Les matériaux des outils ......................................................................................................11
4. Matériaux ........................................................................................................................................ 11
5. Choix du matériaux des plaquettes.................................................................................................. 13
.4. Contrôle de la position de la pièce par rapport à l’outil...................................................14
6. Les moyens de contrôle................................................................................................................... 14
7. Référentiels ..................................................................................................................................... 14
.5. La formation des copeaux ...................................................................................................15
8. Généralité dans le cas du tournage.................................................................................................. 15
9. Les différents types de copeaux ...................................................................................................... 16
10. Evolution du copeau en fonction de Vc .......................................................................................... 16
11. Evolution du copeau en fonction de sa section ............................................................................... 17
12. Angles d’outil.................................................................................................................................. 18
.6. Usure des outils ....................................................................................................................20
13. Phénomènes d’usure ....................................................................................................................... 20
14. Manifestation de l’usure.................................................................................................................. 21
15. Durée de vie .................................................................................................................................... 21
.7. Conditions de coupe.............................................................................................................23
16. Les paramètres de coupe ................................................................................................................. 23
17. Choix des paramètres de coupe....................................................................................................... 24
18. Influence des conditions de coupe sur la rugosité........................................................................... 24
19. Optimisation des conditions de coupe............................................................................................. 25
Page 3
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Page 4
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
La pièce usinée par UGV est d'une précision supérieure. Tout d'abord, les efforts de
coupe sont réduits. Donc, la pièce subit moins de déformation. Ensuite, les calories
sont dissipées dans les copeaux avant d'avoir le temps de pénétrer dans la pièce.
Moins sollicitée en température, la pièce conserve sa stabilité dimensionnelle originelle.
L'état de surface de la pièce à usiner est amélioré par l'écoulement plastique du
matériau dans la zone de cisaillement. L'augmentation du débit des copeaux autorise
une meilleure productivité, qui peut être multipliée par un facteur de 3 à 10.
Enfin, l'UGV autorise l'usinage de pièces qu'il était impossible d'usiner auparavant avec
les moyens conventionnels (comme les voiles minces en aéronautique, par exemple).
Bien entendu, des industriels fabriquent des tours, où les outils peuvent
tourner, ou des centre de fraisage où les pièces peuvent être entraînés en rotation… ce
sont des machines hybrides, mixtes, ou machine multi-axe.
Page 5
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication mécanique La coupe des
métaux
.2.1. Le fraisage
Dans le cas du fraisage : l’outil tourne, la pièce se déplace. Les centre de fraisage
comportent généralement 3 axes (que l’ont peut commander individuellement pour
faire des formes complexe : hélices…) et un plateau tournant pour présenter toutes les
faces de la pièce devant la broche.
On peut aussi imaginer de monter l’outil au bout un bras de robot. Voir exemple ci-contre.
L’outil tourne, la pièce se déplace par rapport à l’outil. Cela permet de réaliser des
formes planes, des moules…
Usinage en roulant Usinage en bout Usinage mixte
.2.1.1. Fraiseuses
Page 6
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Fraiseuse grande capacité sur portique
Page 7
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Fraise conique de Fraise de
forme forme pour
usiner des
rainure de
queue d’aronde.
2. Le perçage
Le perçage est une forme de fraisage avec une
caractéristique particulière : l’outil doit plonger dans la
matière. Il faut donc qu’il soit capable de couper au
centre (zone ou la vitesse de coupe est nulle).
Le foret le plus courant est en ARS, il peut être
revêtu d’une couche de carbure (couleur or), mais il
existe des fraises à percer, l’arête de coupe étant
formée de deux plaquette se chevauchant au centre,
afin de pouvoir couper le centre du trou.
3. Le tournage
La pièce tourne, l’outil se déplace par rapport à la pièce ; Cette
opération permet de réaliser des pièces de révolution.
Page 8
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication mécanique La coupe des
métaux
1. Outils ARS
Page 9
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Outil à retoucher NFE 66 365
Foret
Alésoir
Outil à chambrer
.2.3.2.2.Outil carbure
Plaquettes
carbure
Page
10
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
.3.1. Matériaux
Ténacité ARS
Carbure
s
Cermets
Céramique
s
Nitrure
s de Diamant
bore s
Dureté
.3.1.1. ARS
Les outils ARS (Acier Rapides Supérieurs) sont élaborés à partir d’un acier faiblement
allié subissant un traitement thermique. Il est toujours utilisé pour certains types
d’outils comme les forets, ou les outils nécessitant un angle de tranchant très faible.
Ils ne permettent pas une vitesse de coupe élevée car un échauffement trop
important élimine la trempe de l’outil, et crée donc un effondrement rapide de l’arête de
coupe.
Dureté : de 63 à 66 Hrc
.3.1.2. Carbures
Le outils carbures sont les plus utilisés actuellement. Il en existe de toutes formes pour
chaque type de matériau et pour chaque type d’usinage. Ils se présentent sous la forme
d’une plaquette que l’on vient fixer sur un porte outil. Le remplacement de la plaquette
est donc très rapide.
Ils sont souvent revêtus d’un carbure plus dur. On obtient ainsi une plaquette dont le
noyau est tenace et dont la surface extérieure est très dure.
3. Cermets
Ce nom vient de céramique-métal car il représente les carbures ayant des particules
de Titane, de carbonitrure de Titane ou de nitrure de Titane.
Ces outils doivent être alliés à du carbure de Molibdène pour augmenter leur ténacité.
Ils sont utilisés pour des grandes vitesses de coupe associées à de faibles avances, donc
pour de la finition.
Le matériau étant fragile, il ne faut pas d’interruption de coupe (plan de joint…).
4. Céramiques
Ce sont, pour les outils de coupe, les oxydes et les nitrures : oxyde d’aluminium et nitrure
de silicium.
Les céramiques ont une grande dureté (donc une faible ténacité) avec une grande
stabilité à haute température et aucune réaction avec la matière usinée.
Les céramiques permettent un grand débit de matière, mais nécessitent une grande
stabilité de la machine, un strict respect des conditions de coupe et une méthode
d’usinage adaptée (approche de l’outil).
.3.1.6. Diamant
L’utilisation du diamant est fortement répandu comme constituant des meules, ou des
grains de ré- affûtage des meules.
Il a un faible coefficient de frottement ce qui limite l’apparition d’arête rapportée
(donc peut d’encrassage).
Par contre, son énorme inconvénient réside dans sa non-stabilité à haute température.
Un diamant soumis à une température de plus de 650 ° se transforme en un vulgaire
morceau de graphite… On ne peut donc pas l’utiliser pour les matériaux ferreux.
Par contre, il convient aux matériaux non ferreux s’usinant à base température : alliage
d’aluminium, de cuivre, de magnésium, résines thermodurcissables…
Page
12
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
P01
P10
P20
P30
P40
P50
M10
M20
M30
M40
K01
K10
K20
K30
Page
Doc. Sandvick-
13 Coromant
Licence de Technologie et Université de la
Mécanique Réunion V : 2004-2005
fabrication mécanique La coupe des
métaux
Remarques :
En tournage l’axe Y n’existe pas. Deux
déplacement suffisent à faire toutes les pièces à une X
révolution.
Les axes supplémentaires et demis axes.
Tous déplacement analogique est appelé axe. C’est à Z
dire que la position relative entre la pièce et l’outil doit
pouvoir varier de façon continue (outil tournant sur
un tour, plateau tournant asservi … )
Les mouvements incrémentaux sont appelés demi-axe
(plateau tournant gradué tous les degrés).
Page
14
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Glisseme
Glissement nt
sur la plastique
face de
Séparatio
coupe
n du
métal
Glissement
sur la
face de
dépouille
Page
15
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
1: 2: 3: 4 : 5: 6: 7: 8:
copeau copeau copeau en copeau copeau copeau copeau copeau en
ruban tubulaire spirale hélicoïdal hélicoïdal élémentaire aiguille arc
en rondelle conique
11 : Long 21 : Long 32 : plat 41 : Long 51 : Long 61 :
Enchevétré
Copeau
Copeau
collant
Vc = 65
m/min Vc = 200
m/min
Page
16
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Pour chaque forme d’outil, on peut établir un diagramme qui donne la forme du copeau
en fonction de la vitesse d’avance et de la profondeur de passe.
Lors de l’utilisation d’un nouvel outil, il est important de se reporter aux spécifications
du fabricant de l’outil.
Page
17
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
5. Angles d’outil
Les angles d’outils sont définis dans deux références :
Référence outil en main : qui est utile pour la fabrication de l’outil et son
affûtage !
Référence outil en travail : qui définit les angles de l’outil en fonction d’un
repère lié à l’orientation du vecteur vitesse de coupe et vitesse d’avance !
1. Géométrie de l’outil
Page
18
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
s Face de
coup
n
e
Face de
n
dépouill
e
SectiOn vUe
dans Pn
n o
SectiOn
vUe
dans
o
r o
Page
19
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
1. Phénomènes d’usure
Usure
Diffusio
n
Abrasive -
Adhésio érosive
n Corrosion
T° de coupe
Page
20
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Page
21
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
T en min
VB en mm V1 V2
V3 V4 A VB*
B
C
*
VB
=0,3
T1 T3 T4
T en min V en m/min
T2
AB - Forte usure :
stabilisation
En BC - Usure la partie CD sur une
gardant uniquement
constante
feuille log,
CD - Usure accélérée
Log T
Cv T CvV n
VB *
avec Cv et n constant.
La durée de vie est donnée pour
une VB * = 0.3
usure
Remarque : « n »
mm
négatif.
Log V
Page
22
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Page
23
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
Choix de Rugosité
f désirée
Choix de Diagramme
a brise
copeaux
1. Règles générales
On peut améliorer l’état de surface par des choix de vitesses de coupe plus élevées et
par des angles de coupe positifs
En cas de risque de vibration, choisir un rayon de bec plus petit.
Les nuances revêtues donnent de meilleurs états de surface que les non revêtus.
2. Valeur
théoriqu
e de la
rugosité
Rma
r f x
Page
24
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
.7.4.1.2.Calcul de Po
Le coût d’une arête de coupe prend en compte le fait qu’il y a plusieurs
arêtes par plaquettes.
10,01
8
10,01
Ordre d’idée de prix : 6
Tvb = 1min en ébauche
et 3 min en finition 10,01
10,01
4
Ppl = 4,5€ ; Ppo = 35€ ; 2
Np 10,01
= 400 ; Pm = 60€/h
10,00
Courbe pour s 8
10,00
constant Ct=f(V): 6
plaquette carbure : n = - 10,00
4, y 4
= 0, x = -2.4, Cv = 5.25 10,00
1012 2
1
0 0 20 40 60 80 100
Page
0 0 0 0 0
25
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication La coupe des
mécanique métaux
dTt
0 Vmax i n (n e Teco (n 1)Tvb: éqUatiOn
dV d’où t 3
1)Tvb
.7.4.2.2.Production
Cv.s x .a y maxi en faisant varier « s »
dTt (x
0 d’où max i n et Teco (x 1)Tvb : éqUatiOn
ds 4
V 1)Tvb
Cv.s x .a y
Récapitulatif v = f(s), plaquette carbure : n = -4, y = 0, x = -2.4, Cv =
5.25 1012
Page
26
Licence de Technologie et Université de la V : 2004-
Mécanique Réunion 2005
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Chapitre 2
Mise en position
des pièces
Gamme
d’usinage
Auteu
r
P. DEPEYRE
Page 1
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Page 2
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Sommair
e
.1. Etude de l’isostatisme ............................................................................................................5
1. Mise en position de la pièce .............................................................................................................. 5
1. Principe ..................................................................................................................................... 5
2. Equivalences isostatiques.......................................................................................................... 5
3. Règles pour choisir la mise en position..................................................................................... 5
2. Maintien en position de la pièce........................................................................................................ 7
1. Les technologies de maintien en position.................................................................................. 7
3. Symbolisation technologique ............................................................................................................ 7
1. Exemple 1 : FRAISAGE ........................................................................................................... 9
2. Exemple 2 : TOURNAGE ........................................................................................................ 9
Exemple 3 : TOURNAGE ........................................................................................................................ 9
Exemple 3 : TOURNAGE ...................................................................................................................... 10
.1.4. Modification de la pièce pour le montage d’usinage ...................................................................... 10
.2. Gamme d’usinage ................................................................................................................11
1. Analyse d’un dessin de définition ................................................................................................... 11
2. Phase et sous-phase ......................................................................................................................... 11
3. Choix d’un outil .............................................................................................................................. 12
4. Exemple : tournage ......................................................................................................................... 12
.1.
Page 3
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Page 4
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 2 – Mise en position -
Gamme
Etude de l’isostatisme
Le montage d’usinage doit remplir plusieurs rôles :
Positionner toutes les pièces d’une série de la même façon,
Maintenir la pièce pendant l’usinage (l’empêcher de se déplacer, de fléchir ou de
.1.1.
vibrer). Mise en position de la pièce
Un solide dans l’espace peut se déplacer suivant 6 directions. Wy
L’objectif du montage est donc de bloquer (positionner) ces
6 mouvements : 3 rotations et 3 translations. Vy
Représentation avec des normales de repérage
(correspondant à des liaisons ponctuelles).
Vz Vx
.1.1.1. Principe Wx
Pour positionner totalement un solide,
il faut 6 repérages élémentaires Wz
il faut que chaque repérage élimine un mouvement
Page 5
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 2 – Mise en position -
Gamme
Il faut réaliser une cocentricité entre les deux Il faut réaliser une perpendicularité entre
cylindres, on prend donc la pièce en mors doux : la face et le cylindre usiné, on choisira
centrage long donc un appui plan sur la face et un
centrage court.
La référence principale est donnée par le cylindre La référence principale est donnée
par le plan
« A » qui définit l’axe de révolution. « A » qui définit la normale au plan.
L’appui sur la face est la référence Le centrage court sur le cylindre défini la
secondaire, pour définir la position de la pièce le position de l’axe.
long de
Mise en l’axe.
position de la pièce réelle avec ses
défauts
Mandri
n
Surface Surface
usinée usinée
Solution
technologique
Page 6
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 2 – Mise en position -
Gamme
2. Maintien en position de la pièce
Pour empêcher la pièce de bouger lors de l’usinage, il faut la maintenir en contact avec
les zones de mise en position. Quelques règles à respecter pour les mettre en place.
S’opposer aux forces de coupe.
Ne pas déformer la pièce lors du serrage.
Adapter le système en fonction de la série (utilisation de bridages
polyvalents ou automatisés).
1 Type de technologie
2 Nature de la surface repérée
3 Fonction de l’élément technologique
4 Nature de la surface de contact
1 2 3
4
Page 7
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
1 -Type de technologie
Page 8
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Cf2
CBE2
A
Cf1
5&
6
CBE1
1 2 3
CBE sont les cotes définies par le bureau
C f2
d’étude Cf sont les cotes fabriquées
Remarque 1 :
2
Il n’y a que 5 appuis. En effet la position
Touches
suivant la dernière direction n’a pas
d’importance, le dernier mouvement est
bloqué par adhérence.
Remarque 2 :
La surface A est réalisée avec une fraise 2 tailles en tangentant sur la face
supérieure de la pièce. La cote réalisée est donc Cf1.
Ce n’est pas la même cote que celle définie par le bureau d’étude, il faudra
donc faire un « transfert de cote » (cf § suivant).
3
CBE2 Touches
à 120°
A
CBE1 Ccf1
Page 9
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Exemple 3 : TOURNAGE
Centrage long avec appui ponctuel
CBE2
CBE1
Trou de centrage pour positionner une contre pointe tournante. Cette modification
mineure est très courante pour éviter aux pièces longues de fléchir lors de l’usinage.
A
A
A
Exemple 1 : Pour usiner le diamètre 16h7, il faut tenir la pièce avec une contre
pointe. Mais le taraudage M6 serait endommagé. On la rallonge, elle est ensuite coupée
par tronçonnage.
Page
10
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Exemple 2 :
Pour usiner les rainures en étoile d’un
rotor de pompe à palettes, on utilise
une fraise deux tailles de diamètre 6,
en usinant, en bout, sur une commande
numérique.
Fig Méplats pour
1 les mors de
Pour tenir la pièce simplement en étau, l’étau
il faut rallonger le brut et faire deux
méplats (fig1). La zone non
fonctionnelle sera enlevée par
surfaçage.
Pièce terminée,
Fig les surfaces
2 d’appui ont été
.2. Gamme d’usinage fraisées.
L ‘objectif de la gamme est de définir l’ordre des opérations d’usinage et les
différentes prises de pièces associées.
Les contraintes sont nombreuses :
Utilisation du parc machine présent
Utilisation des outils présents
Respect des spécifications du dessin de définition
Coût minimum
…
2. Phase et sous-phase
Page
11
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Analyse du dessin
La surface A est surface de référence
pour B et C. D
Il faut donc : B
Usiner ces surfaces dans la A
même sous-phase. C
E
Ou se reprendre sur A pour usiner
B et C.
Dans notre cas; il sera facile d’usiner A,
B et C sans démontage de pièce.
Page
13
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 2 – Mise en position -
mécanique Gamme
Phase : 120 Nom :
Ensemble Pompe Contrat de phase Date :
:
Pièce : Arbre Machine Tour manuel N° pgr :
Matière C32E Porte pièce Mors doux Atelier :
Nombre 50 Brut SP 110
opération Condition de coupe Porte pièce
N° Rep Désignation Vc f N a np Lub Outil Contrôle
121 T0 Perçage 25 0.1 1500 Oui Foret 5
T1
T2
T0
Brut
Remarque
Sur cette simulation, il manque les cotes de
fabrication qui seront définies au chapitre suivant.
Page
14
Licence de Technologie et Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Chapitre 3
COTATION
P. DEPEYRE
Remerciements
Ce pOlycOpié fait largement référence aUx OUvrages de S. RAYNAUD (INSA de LyOn), P. BALLUET
ENISE) et de D.CHAISE (INSA de LyOn).
Bibliographie
« Montage d’usinage » R. Pazot ed. Desforges
« Memo Formulaire – Fabrication Mécanique » – ed. Educalivre
« Guide pratique de la productique » – Chevalier - ed. Hachette
« Méthode avant projet – isostatisme » – Rigal & Mabrouki – INSA de Lyon
« Liaisons et mécanismes : modélisation et tolérancement » - Luc CHEVALIER
Page 1
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Page 2
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
Sommaire
.1. Introduction
4
.2. Mise en place de la cotation sur le dessin de définition
4
.3. Tolérances
5
1. Origine du tolérancement
5
2. Inscription des tolérances
5
.4. Principes de tolérancement. 5
3. Principe de l’indépendance. [Norme NF E-04 561/ ISO8015].
5
4. Exigence de l’enveloppe E
6
5. Exigence du maximum de matière M
6
.5. Tolérances géométriques. 7
6. Elément de référence.
7
7. Types de référence.
7
.6. Les Ajustements 9
8. Définition 9
9. Le système d’ajustement I.S.O.
9
10. Position. 9
11. Dimensions nominales
10
12. Représentation des écarts
11
13. Qualité 12
14. Les ajustements recommandés.
.1. Décomposition13en 4 ordres
.2. 15. 21Inscription
Origine surdes ledéfauts.
dessin.
14
.3. 16. 22Valeurs
Mesure standards
.4. 14 de surface
22 Critère d’états
. .5. Chaînes de cotes et choix des états de surface au BE.
23 Spécification 15
.6.
.1. 24 Choix et
Condition évaluation des critères.
fonctionnelle 15
25
. .2. Cotation
Cotes de fabrication
fonctionnelles 27
16
.3.
.1. Méthode des chaînes
Les différentes cotes dede fabrication
cotes 16
27
17. 1. Exemple 1 : liaison
Cote machine Cm glissière.
27 16
18. 2. Exemple 2 : liaison
Cote outil : Co pivot.
27 18
.4.3. Cote appareil
Critères de choix : Ca
des conditions fonctionnelles 20
28
. .2. EtatsLes
decauses
surface
de dispersion
21
28
.3. Transfert de cote 28
. Contrat de phase Page 3 30
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
FG
A Intervalle
to
Ra 1.25 de
tolérance
Ligne de
Ø
cote
18f7
Ø 0.1 A
Ligne
0.01 d’attache
.3.
Page 4
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Tolérances
1. Origine du tolérancement
Il n’est pas possible en fabrication d’obtenir une dimension demandée par un
constructeur avec une absolue précision. Tout au plus peut-on donner deux bornes entre
lesquelles se situera la dimension fabriquée.
Tolérancement symétrique :
350,5
0.3
Tolérancement asymétrique : 43
0
0.2 550.4 18
0.3
0
Tolérancement
unilatéral : 15mini
Exempl 0.1
e spécificatiOn 30 0.1 pOrtée entre deUx plans parallèles 3 0.1
La 0.1
(OU
sUr Un cylindre) signifie qUe tOUtes les dimensiOns lOcales des
0
sUrfaces réelles dOivent avOir les valeUrs « di » cOmprises
dans l’intervalle
[29.9 ; 30.1].
Remarque
Le principe de l’indépendance est parfaitement adapté aUx
grandes pièces..
Page 5
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
2. Exigence de l’enveloppe E
Elle se traduit par la mise en place d’une relation entre la dimensiOn et la fOrme
d’un élément.
Elle dit que l’enveloppe de fOrme parfaite aU maximUm de matière ne doit pas être dépassée.
Exemple
Les deux surfaces du parallélépipède ne
doivent pas dépasser l’enveloppe de
forme parfaite correspondant à deux plans
parallèles et distants de
30.1 et aucune dimension locale réelle
doit être inférieure à 29,9.
Remarque
Le principe de l’enveloppe est bien
adapté aux pièces destinées à être
assemblées.
Par contre : il n’est pas adapté lorsque les
pièces sont longues.
Il ajoute une restriction géométrique, ce qui peut aller à l’encontre des impératifs
économiques. Il ne faut donc pas généraliser le principe de l’enveloppe à toute la pièce
mais uniquement aux surfaces le nécessitant.
0. 0.
4 6
Fig 1 Fig 2
A
Page 6
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
B A
Référence
commune
Système de
référence
ordonné
Page 7
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Symboles et caractéristiques à Exemples
tolérancer. d’application.
Indication sur le Zone de Interprétatio
dessin. tolérance. n.
Rectitude d’une ligne ou d’un L’axe du cylindre dont la cote est reliée au
axe cadre de la tolérance doit être compris
T dans une zone cylindrique de diamètre
O 0,03 .
L Planéité d’une La surface tolérancée doit être comprise
surface entre deux plans parallèles distants de 0,05.
E
R
A
Circularité d’un disque, Le pourtour de chaque section droite doit
N d’un cylindre, d’un cône, être compris dans une couronne circulaire
C etc... de largeur 0,02.
E
S Cylindricit La surface considérée doit être comprise
é entre deux cylindres coaxiaux dont les
D rayons différents de 0,05.
E
Forme d’une ligne Dans chaque section parallèle au plan
F quelconque de la projection, le profil considéré doit
être compris entre deux lignes
O enveloppés des cercles de diamètre
R 0,04 dont les centres sont situés sur
une ligne ayant le profil géométrique correct.
M
Forme d’une surface La surface considérée doit être comprise
E quelconque entre 2 surfaces enveloppées des
sphères de diamètre 0,03 dont les centres
sont situés sur une surface ayant la forme
géométrique.
Parallélisme d’une ligne (axe) L’axe supérieur doit être compris dans une
T ou d’une surface par zone cylindrique de diamètre 0,1
rapport à une droite de parallèle à l’axe inférieur A (droite de
O référence ou un plan de référence).
L référence
E Perpendicularité d’une ligne L’axe du cylindre dont la cote est reliée au
R (axe) ou d’une surface par cadre de tolérance doit être compris entre
A rapport à une droite ou deux droites parallèles distantes de 0,05
N un plan de référence. perpendiculaires au plan de référence et
se trouvant dans le plan indiqué sur le
C dessin.
E
Inclinaison d’une ligne (axe) L’axe du trou doit être compris entre deux
S ou d’une surface par droites parallèles distantes de t = 0,1 et
rapport à une droite ou un formant avec le plan de référence un angle
D plan de référence. de 60°.
E
P Localisation de lignes, axes L’axe du trou doit être compris dans une
O ou surface entre eux ou par zone cylindrique d’un diamètre de 0,05
S rapport à un ou plusieurs dont l’axe est dans la position théorique
éléments. spécifiée de la ligne.
IT
I
O Coaxialité (concentricité) d’un L’axe du cylindre dont la cote est reliée au
N axe ou d’un point par cadre de tolérance doit être compris
rapport à un axe ou un point dans une zone cylindrique de diamètre
de référence 0,03 coaxiale à l’axe de référence A.
Symétrie d’un plan médian Le plan médian de la rainure doit être
ou d’une ligne médiane compris entre deux plans parallèles
(axe) par rapport à une distants de 0,06 et disposés
droite ou un plan de symétriquement par rapport au plan
référence. médian de l’élément de référence A.
Battement simple d’un Le battement simple radial ne doit pas
B élément sur l’axe de dépasser 0,02 dans chaque plan de
révolution. mesure pendant une révolution complète
A autour de l’axe de référence commune A -
T B.
T
Battement total d’un Le battement total radial ne doit pas
E élément sur l’axe de dépasser 0,1 entre chaque point de la
M révolution. surface spécifiée durant plusieurs
E révolutions autour de l’axe de référence A
- B et avec un mouvement axial relatif
N entre la pièce et l’instrument de mesure.
T Le mouvement doit être guidé le long
d’une ligne de contour de forme
théoriquement parfaite étant en position
Page 8 correct de l’axe de référence.
1. Définition
La dimension nominale
La position : c’est à dire la situation de l’intervalle de tolérance de l’arbre ou de
l’alésage par rapport à la ligne zéro de la dimension nominale. Elle est repérée par une
lettre.
La qualité : c’est à dire la dimension de l’intervalle de tolérance. Elle est repérée par
.6.3.
un nombre. Position.
On repère par une LETTRE MAJUSCULE, la position de l’alésage par rapport à la
dimension nominale.
On repère par une lettre minuscule, la position de l’arbre par rapport à la dimension
nominale
Page 9
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Séries Renard de 10 à 100
mm
.6.4. Dimensions nominales R10 R20 R40 Ra10 Ra20 Ra
40
10 10 10 10 10 10
Les dimensions nominales des pièces sont à
11,2 11,2 11
choisir principalement dans des séries de dimensions 12,5 12,5 12,5 12 12 12
standards, de façon à réduire les outils, outillages et 13,2 13
moyens de mesure ainsi que les coûts de fabrication. 14 14 14 14
15 15
16 16 16 16 16 16
Ces séries sont appelées séries Renard. On utilisera
17 17
dans l’ordre de préférence les séries R10, R20, R40 ou 18 18 18 18
en cas de besoin les valeurs entières des séries Ra10, 19 19
Ra20, Ra40. 20 20 20 20 20 20
21,2 21
On remarquera que les valeurs des diamètres des 22,4 22,4 22 22
23,6 24
roulements, par exemple, sont bien issues de telles
25 25 25 25 25 25
séries (Ra10), de même que les diamètres nominaux des 26,5 26
tuyauteries. 28 28 28 28
30 30
La norme NF E 01-001 précise l’obtention de ces valeurs 31,5 31,5 31,5 32 32 32
: série géométrique partant de 101 et de raison 10(1/10) 33,5 34
35,5 35,5 36 36
pour les R10 et Ra10, 10(1/20) pour les R20 et Ra20 ... 37,5 38
40 40 40 40 40 40
42,5 42
45 45 45 45
47,5 48
50 50 50 50 50 50
53 53
56 56 56
60 60
63 63 63 63 63 63
67 67
71 71 71 71
75 75
80 80 80 80 80 80
85 85
90 90 90 90
95 95
100 100 100 100 100 10
. 0
Page
10
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Page
11
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
.6.6. Qualité
Elle s’exprime par un nombre qui va de 1 à 16 pour les valeurs les plus
courantes. La qualité est d’autant meilleure que le nombre qui la
représente est petit.
En mécanique générale, 6 et 7 représentent des qualités très soignées, 8 et 9
des qualités moyennes,11 une qualité ordinaire et 13 une qualité très ordinaire.
9
8
7
6
Prix relatifs
5
4
3
2
1
0
5 6 7 8 9 10 11 12 1
3
Q u a lité
.6.7.
Page
12
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Les ajustements recommandés.
Page
13
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Dessin
.6.8. Inscription sur le dessin. de
définition
de 2
Dessin
1 12 H7
d’ensembl
e
Dessin
de
définition
2 de 1
12 H7g6
12 g6
.6.9. Valeurs standards
js IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2 IT/2
+ + + + + + + + + + + + +
k
+0 +1 +1 +1 +2 +2 +2 +3 +3 +4 +4 +4 +5
+ + + + + + + + + + + + +
m
+2 +4 +6 +7 +8 +9 + 11 + 13 + 15 + 17 + 20 + 21 + 23
+ + + + + + + + + + + + +
n
+4 +8 + 10 + 12 + 15 + 17 + 20 + 23 + 27 + 31 + 34 + 37 + 40
+ + + + + + + + + + + + +
p
+6 + 12 + 15 + 18 + 22 + 26 + 32 + 37 + 43 + 50 + 56 + 62 + 68
Page
14
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
Une condition fonctionnelle, qu’on appelle souvent un jeu, sera chiffrée par le
concepteur et représente un intervalle qui peut varier de quelques microns à plusieurs
millimètres suivant la fonction considérée.
- Pour serrer efficacement l’écrou 5, il faut disposer d’une partie excédentaire de filetage
de l’arbre de chaque coté après montage : A et B sont des conditions de garde.
- L’articulation de la bielle 1 autour de l’axe 3 nécessite un jeu axial : C est une condition
de jeu .
- La liaison complète démontable de l’axe 3 nécessite le « non contact » de la
rondelle 4 et d’un
épaulement de l’arbre : D est une condition de serrage.
Page
15
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
.2. Cotes fonctionnelles
Une fois la condition fonctionnelle identifiée, il est nécessaire de déterminer les cotes qui
interviennent sur la valeur de cette condition.
Ces cotes sont des dimensions réelles, mesurables et usinables des pièces
constituant le mécanisme.
On les appelle « cotes fonctionnelles » et chacune d’elles relie deux « surfaces
fonctionnelles » de la pièce.
Une « surface fonctionnelle » est une surface en contact avec une autre pièce du
mécanisme, généralement perpendiculaire au vecteur condition que l’on étudie.
Exemple
1 : Axe
Ja
2 : Circlips
3 : Support
a1
a3
1 2
a2 3
Lors du montage de l’axe (1) dans le support (3), il est nécessaire de disposer d’un
espace (jeu positif) Ja pour pouvoir engager le circlips (2) dans la gorge de l’axe
(Condition de montage).
Il est simple de voir que les cotes fonctionnelles qui interviennent sur ce jeu sont
a1, a2 et a3, dimensions respectives des pièces (1), (2) et (3).
On constate de la même façon que l’on a, en valeur absolue :
« Ja = a1 - a2 - a3 »
Mais Ja et les ai représentent des dimensions réelles dont on peut seulement dire qu'elles
doivent se trouver à l’intérieur d’un intervalle. Aussi il est plus correct de remplacer «
l’équation » précédente par les deux suivantes :
J aMax a1Maxa 2min a 3
J min
amin
a1min a 2Max a
3Max
Dans le dessin ci-contre, on souhaite réaliser une liaison glissière entre la pièce (1) et
la pièce (4). Afin d’améliorer le frottement, on interpose des cales (2) et (3).
Page
16
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Le bon fonctionnement d’une telle liaison
impose qu’il
Ja
subsiste un jeu
a
J
dans une
certain
perpendiculaire au direction
déplacement.
(3) et (1).
On trace le vecteur a3 , ainsi baptisé
car il fait partie de la chaîne
J → → Ja
de cote relative à la condition
A partir du contact entre (3) et (1),
, et qu’il est
a on recherche une a2 a1 a3
autre surface
mesurable surdelacontact entre la pièce (1) et une autre
pièce (3).
pièce.
Page
17
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Equations.
JaMax Jamin (a4Max a4min ) (a1Max a1min ) (a2Max a2min ) (a3Max a3min )
On écrit, en
n
généralisant :
ITJa
ITai
i 1
.3.2. Exemple 2 : liaison pivot.
a
a a a a
→
J 1 2 3 4 5
Page
18
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
écritUre des éqUatiOns :
Ja a1 a2 a3 a4 a 5 (1
)
donc
: JaMax a1Max a 2 min a 3min a 4 min a 5min (2
)
e
t J a a a a a (3
a min 1min 2 Max 3Max 4 Max )
5Max
n
(4
ITJa i ITai )
DOnnées : 1
a4=102mm
le fabricant de circlips donne a2=1h11 a2 = 0
0 , 06
1
le fabricant de bagUes donne a3=a5= 3 js14 = 3
0,125
-Démarche du concepteur
Je choisis :
la condition fonctionnelle (en fonction de l’expérience que j’ai ou
de celle de l’entreprise).
- AttentiOn de ne pas chOisir ITJ trOp petit, sinOn On aUra ai min>ai Max !
Choix : Ja=10,5
On choisit de répartir l’intervalle de tolérance disponible de façon égale sur les cotes
de la chaîne. (celles qui ne sont pas déjà tolérancées)
(4) IT Ja =
ITa1+ITa2+ITa3+ITa4+ITa5
1=
ITa1+0,06+0.25+ITa4+0.25
(1)
ITa1+ITa 4=0,44
1=a 1-1-3-
102-3 e a1=1100,
donc
a 1=110ITa1=ITa4=0,22 t 11
(2) 1,5=110,11-0,94-2,875-a4min-
2,875
a4min=101,92
(3) 0,5=109.89-1-3,125-a4Max- don a4 = 0,14
0,08
3,125 a4Ma c 102
=102,14
x
1100,1
1
Page
19
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Exemple : Le tableau suivant donne les valeurs des déplacements maximals que peut
avoir un solide par rapport à un autre, en fonction de la nature du mécanisme (type
d’utilisation) et des mouvements relatifs autorisés de l’un par rapport à l’autre.
R
Liaison T2 R
glissière : T : jeu
T transversal T3
R : angle de
rotulage T1
Liaison pivot :
T1, T3 : jeu radial
T2 : jeu axial
R : angle de
rotulage
Page
20
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
.Etats de surface
.1. Décomposition en 4 ordres
SURFACE SPECIFIEE
ORDRE DESIGNATION ILLUSTRATION Dessin Signification par
rapport à la
d’exécution fonction
3 R STRIE, SILLON
3ème et 4ème ordre
influent sur :
- écoulement des fluides
U (voir NF 05-016)
(périodique ou
-étanchéité
G pseudopériodiq dynamique et statique
u - revêtement
O
e)
S
I
- dépôt électrolytique
T
4 E
Arrachement
-résistance aux
efforts alternés . . .
Marque d’outil
(apériodique)
Ensemble des défauts Il ne sert à rien d’affiner
Somme PROFIL TOTAL de surface dont la rugosité si l’écart de
des l’analyse permet de forme et l’ondulation ne
déterminer leur sont pas réduits au
écarts influence spécifique niveau admissible pour
sur une fonction une fonction donnée.
du donnée
1er au
4ème Page
21
ordre Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
.2. Origine des défauts.
N° SURFACE REELLE
ORDRE Origine des écarts au cours de Moyens d’évaluation des
l’élaboration surfaces mesurées par
exploration.
- Procédé d’usinage - Machine D’une D’un profil total
- Matériau usiné - Installation surface globale ou partiel
ou limitée
-Défaut de bridage. - Portée au marbre.
1
- Déformation de la pièce - PALPAGE en discontinu
Pendant l’usinage, -Flexion des - Tampon. lunette
indépendamment du éléments de la - Bague. autocollimatrice.
procédé. machine. - Machine à mesurer - Comparateur.
Après l’usinage, - Qualité du -Appareil de - Machine à mesurer,
dépendant du matériau guidage mesurage d’écart de etc.
(libération des tensions des forme. - « PALPAGE » en
internes). éléments - Etc . . . continu :
coulissants. Appareil
- Usure des électronique à capteur
organes. avec réferencede
mesure (palpeur-
touche ou aiguille)
-Microscope à
2 - Fraisage (pas de l’ondulation,
par exemple, avance par tour
- Vibrations de
basses fréquences :
- Echantillon de
comparaison coupe optique
- Appareil
de fraise) de la pièce, viso- tactile :
inclinaison de la fraise (en de l’outil. estimation de électronique à
bout). des deux, dues l’ondulation et capteur, avec
Mauvais affûtage. aux de la référence de mesure.
Mauvais réglage des dents
(en
bout, en roulant). flexions,mauvais rugosité des pièces Palpeur :
Rectification : mauvais guidage et fraisées. touche . . .
diamantage de la meule. équilibrage des - Microscope aiguille.
éléments de stéréoscopiq
machine, et ue
également
à l’insuffisance de - Appareil de
mesurage
l’installation de d’écart de forme.
l’isolement passive et
active.
-Vibrations de - Echantillon de -Microscope à
3 - Procédé par
enlèvement de copeaux : hautes fréquences comparaison coupe optique.
- Microscope
STRIES, SILLONS, dus à (causes analogues viso tactile :
rugosité l’avance à celles énumérées estimation de interférentiel.
de l’arête coupante de ci-dessus). la - Appareil
.3. l’outil ;à
Mesure
l’avance par tour de la matière - Installation de rugosité.
électronique à
capteur : (palpeur-
ou de technologies existent :
Différentes aiguille)
la meule, etc . . . lubrification: - rugomètre :
Induction pneumatique.
- Procédé de formage à froid ou à - Lubrifiant : nature ,
chaud : qualité lubrifiante, +++++
BOSSES et CRATERES juxtaposés. piezo
action de +++
électrique
-Géométrie d’affûtage de - mode d’arrosage. capacitif --------
4 l’outil
Pour mesurer : qualité
- Hétérogénéité,
de la meule. -filtre : efficacité
l’un ou l’autre des défauts, il est nécessaire -de Microscope
filtrer la mesure.
plasticité du système (entre stéréoscopiqu
rugosité du autres, fréquences e.
Filtrageusiné
matériau mécanique
(fonte : : le patinde glisse sur la pièce pour
- Microscope
suivrealuminium
les ondulations
à (ordre 2 ), pendant que la pointe pénètre
dans forte teneur(ordre
les stries en silicium). nettoyage).
3 et 4). On ne mesure alors que électronique
la rugosité
(ordre 3 et 4).
Filtrage électronique avec un filtre passe haut pour mesure les défauts d’ordre 2,
et un filtre passe bas pour mesurer la rugosité.
Page
22
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
.4. Critère d’états de surface
i n
pas 1 unités en
moyen Aw
n ( Aw )i.
i 1
microns.
Critère de rugosité R (3ième i n
ordre):
1
profondeur moyenne
R
n Ri
i 1
i
n
pas 1
moyen A R n i 1 ( A R )i
Critères statistiques liés à la ligne moyenne
( NFE 05-015)
SYMBOLE INTITULE ET DEFINITION ILLUSTRATION
Hauteur maximale de rugosité : Rt
Rt C’est le plus grand des Ry
Rpj n j
1
avec Rpj, distance entre la ligne
des saillies et la ligne moyenne
pour une longueur (l)
Ra Ecart moyen arithmétique du profil :
Ra
l
1 1
Raj = / y / dx
0
Page
23
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Ypi Yvi
Rzi = i 1 i 1
5
Rz =
Rzj n j
1
Taux de longueur portante : (Tp)c
(Tp)c
p
(Tp)c =
L
avec p = b1 + b2 + ....+ bn
Estampage
En roulant
Matriçage
Brochage
Forgeage
Polissage
Tournage
A chaud
Coquille
Alésage
Filetage
En bout
Rodage
Etirage
A froid
Sable
Plane
Page
24
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication mécanique Chapitre 3 -
Cotation
.6. Choix et évaluation des critères.
Critères
SURFACE Fonction appliquée à la surface Profil de
rugosité
Profil d’ondulation Profil total
1-3 0,20 - 0,32 0,32 - 0,63 0,50 - 0,80 0,63 - 1,00 1,25 - 2,00
3-6 0,25 - 0,40 0,40 - 0,63 0,63 - 1,00 0,80 - 1,25 1,60 - 2,50 IT IT
6 - 10 0,32 - 0,50 0,50 - 0,80 0,80 - 1,25 1,00 - 1,00 2 - 3,20 2 4
10 - 18 0,40 - 0,63 0,63 - 1,00 1,00 - 1,60 1,25 - 2,00 2,50 - 4,00
18 - 30 0,40 - 0,80 0,80 - 1,25 1,25 - 2,00 1,60 - 2,50 3,20 - 5,00
30 - 50 0,50 - 0,80 1,00 - 1,60 1,25 - 2,00 1,60 - 2,50 4,00 - 5;00
50 - 80 0,63 - 1,00 1,00 -1,60 1,60 - 2,50 2,00 - 3,20 4,00 - 6,30
80 - 120 0,63 - 1,00 1,25 - 2,00 2,00 - 3,20 2,50 - 4,00 5,00 - 6,30
120 - 180 0,80 - 1,25 1,25 - 2,00 2,50 - 3,20 2,50 - 4,00 6,30 - 8,00
180 - 260 1,00 - 1,60 1,60 - 2,50 2,50 - 4,00 3,20 - 5,00 6,30 - 10,0 Tableaux
260 - 360 1,00 - 1,60 1,60 - 2,50 3,20 - 5,00 3,20 - 5,00 8,00 - 12,5
360 - 500 1,25 - 2,00 2,00 - 3,20 3,20 - 5,00 4,00 - 6,30 10,00 - 12,5 de
* Le premier nombre correspond à la qualité des arbres, le second à « valeurs
celle des alésages
indicatives de R et Ra » fonction des procédés de fabrication employés (CNOMO E40
72.114N et
« guide du
dessinateur ».
NB : il existe
d’autres tableaux permettant d’évaluer Rt en fonction des procédés de fabrication.
Page
25
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Valeurs nominales de « R » en 50 25 12,5 6,3 3,2 1,6 0,8 0,4 0,2 0,1
m
Ordre de grandeur de la tolérance 100 60 35 20 14 10 7 5 3 2
totale d’usinage la plus serrée en
m
P D Grenaillage
R Rabotage
EO Sciage
C Oxycoupage
R Fraisage en bout
E en roulant
E Tournage
D Alésage à l’outil
A Alésage à l’alésoir
E Perçage au foret
L Rectification Plane
S I Cylindrique
S Rodage
P A
Electro - érosion
O T
Meulage fin
S I
Limage
S O
Pierrage main
I N
Grattage
B
L
E
S
Réalisations usuelles
Réalisations exceptionnelles
Page
26
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
.Cotation de fabrication
.1. Les différentes cotes de fabrication
Exemple 1 : Diamètre obtenu par perçage et par un outillage comprenant deux outils
liés ensembles.
Page
27
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
temps
.2. Les causes de dispersion
Dispersion lors de l’usinage
Dispersion aléatoire : dues aux vibrations, aux
défauts de mise en position de la machine…
Dispersion systématique : due à l’usure de l’outil : les
valeurs mesurées sur une série de pièce varient
linéairement, de façon prévisible.
L mesurés
Dispersion
Usure aléatoire
Cf1
60-Cf1moyen=25 Cf1 250.
et
2
ITcf1+0,3=0,4 600.1
d’où : 5
Cf1moyen=35 et
ITcf1=0,1
Le dessin du
La dispersion
bureau des de mise en position sur une surface usinée étant
de 0.01 mm , il ne reste que 0.04 mm de dispersion pour
méthodes
l'usinagedonc
de la surface. 350,0
devient
5
pour cette
Remarque
phase.
La tolérance de la cote de fabrication (Cf) est nécessairement plus faible que la
tolérance de la cote du bureau d’étude.
Il n’est donc pas toujours possible de réaliser le
transfert ! Dans ce cas ;
il faut étudier avec vos collègues du bureau
d’étude pour essayer de changer la
cotation
ou trouver un montage d’usinage qui soit capable de mettre en position la pièce
de façon à satisfaire la cote bureau d’étude. Dans notre exemple la solution
serait de mettre une butée escamotable sur la surface A.
Page
29
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 3 -
mécanique Cotation
Phase : Nom :
Ensemble
: .Contrat de phase Date :
Page
30
Licence de Technologie et de Mécanique – Université de
la Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Chapitre 4
P. DEPEYRE
Page 1
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Page 2
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication mécanique Chapitre 4 -
Forge
Sommair
. Généralité sur la déformation e
.......................................................................................... 5
.1. Avantages liés au forgeage ....................................................................................................5
.2. Notion de déformation...........................................................................................................5
1. Courbe de traction ............................................................................................................................. 5
2. Déformation plastique....................................................................................................................... 7
.3. Le corroyage...........................................................................................................................7
.4. Fibrage ....................................................................................................................................8
.5. Matériaux
forgeables .............................................................................................................8
.6. Technologie des machines .....................................................................................................8
3. Moutons et pilons.............................................................................................................................. 8
4. Presses............................................................................................................................................... 8
5. Comparaison de mode de forgeage ................................................................................................... 9
.7. Forge libre ..............................................................................................................................9
6. Principe .............................................................................................................................................
9
7. Domaine d’application ...................................................................................................................... 9
8. Formes de pièces obtenues................................................................................................................ 9
.8. Matriçage,
estampage ..........................................................................................................10
9. Principe ........................................................................................................................................... 10
10. Domaine d’application .................................................................................................................... 10
11. Matériaux des outils ........................................................................................................................ 11
.9. Forgeage par refoulement ...................................................................................................11
12. Principe ........................................................................................................................................... 11
13. Domaine d’application .................................................................................................................... 11
.10. Emboutissage........................................................................................................................11
14. Principe ....................................................................................................................................... 11
15. Domaine d’application ................................................................................................................ 11
.11. Filage .....................................................................................................................................11
16. Principe ....................................................................................................................................... 11
17. Outil ............................................................................................................................................ 12
18. Domaine d’application ................................................................................................................ 12
.12. Calibrage à froid ..................................................................................................................12
.13. Choix d’un procédé..............................................................................................................12
.14. Conception des pièces matricées.........................................................................................13
19. Dépouille .....................................................................................................................................
13
20. Rayon de raccordement............................................................................................................... 13
21. Surépaisseurs d’usinage .............................................................................................................. 14
22. Plan de joint ................................................................................................................................ 14
Page 3
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Bibliographie
Pratique du forgeage - Jean Husson – PYC
edition Procédé de formage – J.Triouliyre –
delagrave
Forge par matriçage – Syndicat National de
l’estampage et de la forge
Page 4
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Plastic
Réarrangeme
n
t de la
Plasticité
Dans ce domaine,
té
i
.2.1.1. Striction
La striction est un point de diminution
rapide du diamètre. Ceci explique la
décroissance de la courbe de traction juste
avant la rupture (le calcul
F (t) e
de S étant fait pou0
S
0
).
Pour éviter ce phénomène on peut établir la
courbe F (t)
de traction corrigée : ci-
S contre.
(t) 5
Page
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
.2.1.2. Matériau sans domaine élastique
Pour les matériaux dont la limite entre le domaine élastique et le
domaine plastique n’est pas facile à repérer (fonte), la limite élastique
e0,2
Re (ou e )est remplacée par
e0,2 mesurée en traçant une droite tangente à la courbe de traction à
l’origine pour une valeur de 0,2 % de la valeur de l’allongement au
0,2 %
moment de la rupture.
.2.1.3. Ecrouissage
Ce phénomène apparaît pour un matériau à qui l’on a fait subire une déformation
plastique. Il correspond à une augmentation de la limite élastique de e à e1.
L’écrouissage disparaît si l’on fait un recuit (ou restauration).
e1
e
5. Superélasticité
Certains matériaux ont la caractéristique de propager la striction initiale sur toute la
longueur de la pièce avant rupture. La déformation peut atteindre 1 500 %.
Composition particulière
Elément composition Allong. °
%
Zinc 22%Al 1 500 250-
270
Magnési 5,5% Zn , 0,5% Zr, 1 000 270-
um 2% 310
Th, 0,5%mg
Aluminiu 5% Mg , Cu, Zn, Si, 350-
m Li, 1 000 475
Mn, Zr, Nb, Ta, Ni
Cuivre 15% Ni, 25%Zn, 428-
13%Mn 500 538
40% Zn 500-
600
Acier inox. 0,04%C, 26%Cr, 600 870-
6.5%Ni 980
Page 6
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
2. Déformation plastique
1. Influence de la température
La température à une forte influence sur les contraintes
dans le matériau lors d’une déformation.
Nous ferons la distinction entre deux modes opératoires :
déformation à froid où < 0,5.f
et la déformation à chaud où > 0,5.f
.3. Le corroyage
Le corroyage correspond à l’orientation des dendrites du matériau. C’est le
phénomène le plus important de la forge.
Le taux de corroyage est le rapport : S0/S1 : S0 et S1 étant les sections avant et
après forgeage. L’orientation du corroyage entraîne certains changement dans le
matériau :
Création d’un matériau anisotrope. Il faut faire attention au sens de
corroyage lors de l’utilisation des bruts.
Amélioration de certaines propriétés physiques du matériau, dans le sens du
corroyage.
Perpendiculairement au corroyage
Dans le sens du corroyage
Caractéristique
Résistance à la striction ++ --
Allongement ++ --
.4. Résistance la rupture = =
Limite élastique = =
Résistance à la fatigue ++ ++
Résilience ++ --
Page 7
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Fibrage
Le fibrage est le terme désignant l’orientation des impuretés comprises dans le matériau.
Le fibrage n’est donc pas une bonne chose en soit, puisqu’il met en valeur le fait que le
matériau est impur.
Par contre, en attaquant les impuretés avec de l’acide, on peut visualiser le sens du
fibrage, et par la même occasion le sens du corroyage, qui lui est une caractéristique
fondamentale de la forge.
Remarque : Les matériaux étant de plus en plus purs, il devient de plus en plus délicat de
le mettre en évidence. Cela ne veut pas dire que le taux de corroyage ait diminué pour
autant !
1. Moutons et pilons
Les plus simples fonctionnent avec la pesanteur. Le marteau est remonté par un
système variable suivant le constructeur, puis est lâché sur la pièce. L’énergie
développée est de l’ordre de 5 à 50 KJ.
Pour augmenter cette énergie on utilise un accélérateur, sous forme d’un piston à air ou a
vapeur.
Pour une énergie toujours plus grande, on utilise la contre frappe : alors que le marteau
descend, la pièce est projetée vers le haut : énergie développée ; 80 à 800 KJ.
2. Presses
Le marteau est entraîné vers le bas par un vilebrequin. Celui ci est animé par un moteur
hydraulique. Pour donner une énergie importante, on fixe sur l’arbre moteur un volant
d’inertie.
Force développée : 6000 à 120 000 KN.
.6.3.
Page 8
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication mécanique Chapitre 4 -
Forge
W1 W2 W3 W4
L L
W=Wi
1. Principe
La matière est déformée suivant une direction. Aucun outillage spécifique n’est
utilisé, les formes obtenues seront donc simples. La qualité de la pièce dépend de la
compétence du forgeron.
2. Domaine d’application
Les pièces peuvent peser d’un kilo à plusieurs centaines de kilos (utilisation d’un
manipulateur). La forge libre est utilisée pour les pièces unitaires ou petites séries.
Page 9
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication mécanique Chapitre 4 -
Forge
.8. Matriçage, estampage
.8.1. Principe
.8.2.
Chapeau Domaine
de palier d’application Châssis de patin
Pièces de
de vilebrequin. à roulette ou
taille moyenne de 2 grammes à 20 kg, massive
0,1 kg nécessitent une résistance particulière
mince, 0,314
à la kg
fatigue ou
2014 – T6
à la résilience. 2014 –T6
Les chapeau moulé
en coquille n’était
pas fiables.
Support de Jante de
montage moteur. camion 27,6
5,6 kg kg
6061 – T6 6061 –T6
Légèreté et
fiabilité.
Pièce de
sécurité
Le matriçage
offre la résistance
et la qualité.
.8.3.
Page
10
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Matériaux des outils
Estampage : les matrices sont en Z38CDV5 ou 60
NCD11 Extrusion : les matrices sont en 60 ncd11
ou Z200C12
1. Principe
La pièce est maintenue par deux demi-matrices,
l’une est mobile et vient pousser le lopin sur l’autre
demi-matrice.
La longueur maximale refoulée ne peut être trop
grande, de risque de voir la pièce flamber lors de
l’opération. L’opération sera donc souvent en plusieurs
passes.
Pour limiter le risque de flambage, on peut, par
induction, par effet joule, ne chauffer qu’une partie de
pièce.
2. Domaine d’application
Pièces longues présentant une excroissance au bout
(soupape)
.10. Emboutissage
3. Principe
La pièce (une tôle mince) est maintenue par des serres
flancs (3). La forme est obtenue par descente d’un poinçon
(5) dans la tôle.
2. Domaine d’application
Toutes les pièces minces
.11. Filage
.11.1. Principe
Le lopin, introduit dans un conteneur, est comprimé par le poinçon. Sous l’effet de la
pression, la matière s’écoule au travers de la filière.
On distingue deux sortes de filage :
Filage
Filage
inverse
Direc avec
t aiguille
Page
11
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication mécanique Chapitre 4 -
Forge
.11.2. Outil
L’outil est un disque d’acier, présentant un évidemment dont la section correspond à la
section de la pièce réalisée. Il est soumis à des contraintes élevées (1 000N/mm²).
L’aiguille vient pousser le métal dans la filière, et évide le centre de la pièce.
160
140
120
10 outillage
0 transformatio
8 n
0
6 matièr
0 e
40
usinag
20
e
0
1 2
50 1 3000 64000 20 000
Usinag 5
Pièces
Forge libre
Estampag
e
Extrusion à
froid
Page
12
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication mécanique Chapitre 4 -
Forge
1. Dépouille
Pour que le métal remplisse la gravure, et pour qu’il en sorte facilement, il faut que les
flancs de la pièce soient obliques : c’est ce qu’on appelle la dépouille.
2. Rayon de raccordement
Repli
Page
13
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Page
14
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Exemple 1
Forge d’un pignon conique ; deux solutions sont
possibles
Page
15
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Exemple 2
Matriçage d’une bielle
Position
coudée.du plan de joint remarque
Plan brisé.
Joint basculé.
Page
16
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion
fabrication Chapitre 4 -
mécanique Forge
Exemple 3
Influence du plan de joint sur le
corroyage
Solution remarques
Plan de joint en bas
de la pièce
Solution à éviter
Il y a toujours un risque
de pli.
Solution à éviter
Exemple 4
Bielle
Page
17
Licence de Technologie et Mécanique– Université de la
Réunion