République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de la Santé
Institut de Formation Paramédical Mila
:Le Thème
Electromyographie EMG
Electroencéphalogramme EEG
Encadré par : Mr chemali
Réalisé par : Esseid Dalal
Kimouche Hadil
Année universitaire : 2024/2025
: Plan de Travail
Electroencéphalogramme EEG :
Introduction
Historique
Définition et principe de l’EEG
L’électroencéphalographe
Préparation somatique et psychologique du patient
Indications et applications cliniques
Réalisation d’un électro- encéphalographe
Artefacts de l'EEG
Les résultats EEG normaux et pathologiques
Approche sémiologique en électrophysiologie
Risques et complications
Surveillance et évaluation
: Électromyographie EMG
introduction .1
définition .2
principe .3
Préparation somatique et psychologique du patient .4
Indications .5
Matériels .6
: Déroulement des séances d’EMG .7
:Epreuve de stimulation : stimulodétection 7.1
Epreuve de détection 7.2
: Optimisation du signal et artéfacts .8
: Résultats normaux et pathologiques .9
: Approche sémiologique .10
: Risques et complications .11
: Surveillances et évaluations .12
Bibliographie
: Introduction
L'électro-encéphalographie est l'enregistrement graphique, au moyen
d'électrodes qui sont placées sur la surface du cuir chevelu, des
différences de potentiel électrique produites au niveau du cerveau, c'est-à-
.dire de l'activité électrique de ce dernier
Le terme électroencéphalogramme (EEG) désigne la courbe qui est obtenu
.par l'électroencéphalographie
Si son utilisation a permis de mieux comprendre le fonctionnement
cérébral, il trouve son exploitation principale dans la détection et le suivi
de certaines maladies du système nerveux comme l' épilepsie, de troubles
de la compréhension ou encore des conséquences d'hémorragies
.cérébrales
Aujourd'hui, l'encéphalographie permet surtout d'étudier le sommeil d'un
Historique:
GALVANI s'aperçoit que tous les organes vivants :1788
.engendrent de l'électricité
.découverte de l'EEG :1924
.publication par Hans BERGER :1929
les moyens deviennent suffisants pour permettre :1945
.l'application clinique et l'ouverture
Définition et principe de l’EEG :
L'EEG est un examen fonctionnel qui permet l'enregistrement de
l'activité électrique corticale au moyen d'électrodes de surface
.posées sur le scalp
C'est un moyen d'exploration des activités cérébrales normales Ou
.pathologiques
Le signal électrique à la base de l'EEG est les résultats de l'ensemble
.des potentiels d'action qui provient d'un grand nombre de neurones
Elle est non invasive, non douloureuse et reproductible plusieurs fois
.sans aucun danger
Cet examen peut être pratiqué à l'hôpital ou dans un cabinet du
.neurologue
: L’électroencéphalographe
L'appareil utilisé est l'électroencéphalographe .Il est
constitué de plusieurs électrodes(10 à 20 ) maintenues
sur un casque élastique , destiné a être fixé sur le cuir
chevelu .Les ondes détectées sont recueilles par les
électrodes et les transmet à l'appareil .Ce dernier
enregistre les données et les traduit en tracé sur un
papier millimétré déroulant .Aujourd'hui les techniques
ont évolué et les tracés apparaissent sur un écran
. d'ordinateur
Préparation somatique et psychologique
du patient :
L'examen standard est réalisé au laboratoire, une hospitalisation n'est pas
nécessaire. L'enregistrement est effectue dans une pièce à lumière tamisée, à
.l'abri du bruit
Le malade doit manger et ne pas être a jeun
Pour l'enfant, la privation de sommeil est indispensable afin d'enregistrer le
.sommeil spontané
: avant d’arriver au laboratoire -1
Se laver les chevreaux au champoing (et ne pas mettre de gel 1
trace de sommeil diurne( se lever très tôt le matin
: avant I enregistrement -2
expliquer au patient le caractère inoffensif de l'enregistrement lui demander
.de se relaxer et de se calmer
Le patient doit être confortablement placé en position demi-assise,
dans un fauteuil , la tête et la nuque reposant sur un appui en
.mousse. Le relâchement musculaire doit être total
:préparation proprement dite
.mise en place du casque
Les électrodes sont placées, après décapage et dégraissage du cuir
chevelu puis mettre un gel spécial sur les points de placement des
.électrodes a fin d améliorer le signal
: pendant l'enregistrement-3
Consigne de calme et d immobilité
,Enregistrement proprement dit 15-20 mn
: apres l'enregistrement-4
.Le patient se lave les cheuveux
Indications et applications cliniques :
Pour diagnostiquer précisément le type d’ épilepsie et en
surveiller le traitement en cas de coma ou d'état de
.confusion
.Pour faire le bilan d'une crise d'épilepsie
pour investiguer la qualité du sommeil ou diagnostiquer une
.maladie du sommeil (syndrome d'apnée du sommeil, etc )
pour diagnostiquer une encéphalite (exp encéphalite
.herpétique)
.pour confirmer la mort cérébrale
Des troubles de la mémoire , de la vigilance
.Des agitations ou des convulsions
Une hémorragie cérébrale signant une lésion au
niveau du cerveau
Une maladie post – traumatique
L'EEG peut être indiqué dans le suivi de la
croissance neurologique d'un enfant prématuré
Réalisation d’un électro- encéphalographe :
:Matériels
a. Les électrodes d'enregistrement: le signal EEG est enregistré à l'aide de deux
.types d'électrodes: tampon et à pince
Electrodes tampons: imbibées d'une solution saline, pour faciliter le contact et-
.l'enregistrement
Electrodes à pince avec câbles: placées sur les-
électrodes tampons, comporte un câble électrode
.assurant la liaison avec la boite têtière
b. Le casque EEG: les électrodes tampons sont fixées sur le scalp à l'aide d'un
casque EEG, à lanière souple et extensible en caoutchouc, sous laquelle on glisse
.les électrodes, la fixation se fait par pression
Pour cette raison on place le casque EEG en premier temps, après on place les
électrodes tampons selon le système international 10-20, puis on fixe les électrodes
pinces sur les électrodes tampons, ces derniers vont être reliées par un fil de
connexion à la boite têtière et à l'appareil EEG
: Chaque électrode porte un nom précis
F: lobe frontale
Fp: lobe frontopolaire
C: région centrale
T : région temporal
O : occipitale
z: ligne médiane
Le nombre d'électrodes varie de 8 à 21
La mise en place et la numérotation des électrodes se fait toujours
d abord à gauche (nombre impaire) Ensuite à droite (nombre paire) et D’avant en
arrière
Une fois les électrodes placées, il faut vérifier qu'elles sont équidistantes d 'avant en
.arrière et de droite à gauche, La symétrie doit être parfaite
: c. Appareil EEG numérique
Après l'enregistrement du signal EEG par les
électrodes et la boite têtière, le signal EEG est
numérisé (acquis et traité) par un ordinateur, après, le
signal EEG est visualisé à l'aide d'un écran, sous
forme d'un tracé EEG ou électroencéphalogramme
composé de plusieurs lignes d'activité
électroencéphalographique évoluant
: Méthodes d'enregistrement de l'EEG
a. Positionnement des électrodes selon le système international 10-20 : pour
un adulte et grand enfant: 19 à 21 électrodes sont placées sur l'ensemble de la
.convexité crânienne
Les noms attribués aux électrodes correspondent aux zones cérébrales en regard, et
ils sont désignés par des numéros, paires pour le coté droit, et impaires pour le coté
.gauche
On commence par mesurer la distance entre le nasion et l'inion (racine du nez-
protubérance occipitale externe) en passant par le vertex. Cinq points médians sont
marqués sur cette ligne et désignés par l'appellation: Fronto-polaire (Fp), Frontal (F),
Central (C) ou Rolandique (R), Pariétal (P) et occipital (0) sont à une distance
respective du nasion et de l'inion égale à 10% de la longueur totale, et les points
suivants à une distance les uns des autres égale à 20%. Les électrodes frontales
médianes (Fz), Rolandique médiane (Cz) et pariétale médiane (Pz) sont placées sur les
points de repère en regard. Les électrodes frontales médianes (Fz), Rolandique
médiane (Cz) et pariétale médiane (Pz) sont placées sur les points de repère en regard
Une ligne circulaire, décrivant les bords de la calotte crânienne, passe par
les points: Fronto-polaire médian (Fpz) et Occipital médians (Oz) et les
électrodes Temporales antérieures (T3, T4). On y place les électrodes
Fronto-polaires latérales (Fp1, Fp2) et Occipitales latérales (01, 02) à 10%
de la longueur Fpz-Oz. les électrodes Frontales basses (F7, F8) et
temporales postérieures (T5, T6) respectivement à mi-distance des
électrodes Fronto-polaires-Temporales antérieures et Temporales
antérieures-Occipitale latérales (soit à des distances égales à 20% de la
.longueur totale)
Les électrodes Frontales latérales (F3, F4) et Pariétales latérales (P3, P4)
sont placées à égales distance, les premières de la Frontale médiane (Fz)
et des Frontales basses (F7, F8), les secondes de la Pariétale médiane (Pz)
et des Temporales postérieures (T5, T6). Et enfin, en place les électrodes
.A1 et A2, au niveau du lobe de l'oreille qui est une zone inactive
:b. Le principe des montages
Les électrodes placées selon le système international 10-20, sont reliées entre elles selon
des montages de complexité variable, préétablies et programmés par l'appareil EEG
.numérisé
Un montage est un groupe de dérivations
On a deux types de montage: Montage monopolaire (référentiel) ou référentiel et un .
.montage bipolaire
Le montage monopolaire: constitué d'une série de dérivations monopolaires (la ddp
enregistrée entre électrodes active et inactive (un électrode le plus neutre possible) ou de
référence en Al et A2). En nombre de 19 dérivations numérotées de 1 à 19, et chaque
.dérivation enregistre une ligne sur le tracé EEG
Le montage bipolaire: constitué d'une série de dérivation bipolaire (ddp enregistrée en
deux électrodes actives). Il comprend le montage longitudinal (antéro-postérieur), et
.transverse
dérivations pour le montage longitudinal, numéroté de 1 à 18 et 16 dérivations pour le 18
.montage transverse numéroté de 1 à 16
.chaque dérivation enregistre une ligne sur le tracé EEG (en longitudinal et en transversal)
DDP (déférence de potentiel)
: Technique d'enregistrement d'un EEG
a. Les conditions techniques pour réaliser un EEG: avant de
:commencer l'examen EEG, il faut
.Interroger le malade sur le motif clinique indiquant l'examen EEG -
Chercher d'éventuel contre indication de certain test d'activation -
EEG, comme l'hyperpnée chez les asthmatiques ou les
.cardiopathes
Le patient doit être en position couché (décubitus dorsal) ou -
.demi-assise yeux fermés
La durée d'un examen EEG standard de veille est d'environ 20 a -
.30 minutes
b. Le protocole d'un EEG standard de veille:
:doit comporter
L'enregistrement d'un tracé ou le sujet et au repos,
yeux fermés, pendant une durée de 3 à 5mn, avec
réaction d'arrêt visuelle. Puis des épreuves
d'activation type hyperpnée pendant une durée de 3
à 5m, et l'épreuve de stimulation lumineuse
.intermittente (SLI)
:c. Les épreuves d'activation
:La réaction d'arrêt visuelle -
Après un temps d'enregistrement du tracé spontané yeux fermés, on demande au
patient d'ouvrir ses yeux pendant une séquence de quelques secondes et de les
fermés après, cette réaction provoque l'interruption momentanée du rythme alpha
occipital, remplacé par une activité rapide, de faible amplitude. Après la fermeture des
.yeux le rythme alpha se rétablit
:L'hyperpnée -
Après un temps d'enregistrement de plusieurs minutes, on demande au patient de
faire une respiration ample et lente pendant 3 à 5mn. Elle provoque une
.hyperoxygénation, ce qui entraine une baisse du taux de CO2 sanguin (hypocapnie)
L'objectif est de rechercher une modification du rythme de base, une accentuation
d'anomalies préexistantes, de nouvelles anomalies. L'hyperpnée peut être réalisée dès
.l'âge de 3 ans
Chez l'adulte, I 'hyperpnée est contre-indiquée en cas de pathologies cardiaque ou
.respiratoire sévères, et en cas de suspicion d'hypertension intracrânienne (HIC)
:La stimulation lumineuse intermittente -
La Stimulation Lumineuse Intermittente (SLI) délivre des éclairs lumineux intenses,
.à une fréquence variant de 1 à60 Hz, selon les indications
Les éclairs produits par un stromboscope placé à 30 cm des yeux du patient, sont
.d'intensité et de durée identiques, quelle que soit la fréquence de stimulation
L'objectif de la SLI est de rechercher une photosensibilité caractéristique de
.certains syndromes épileptiques
La réponse anormale se caractérise par l'apparition de grapho-éléments •
.paroxystiques, accompagnés ou non de signes cliniques
Certaines crises épileptiques peuvent être très fortement déclenchées par la SLI. •
Cette technique d'activation sera utilisée avec prudence afin de déterminer «un
spectre de photosensibilité». On commence par des stimulations à basse fréquence
.(2 Hz)
: Trois moments sont particulièrement surveillés•
,pendant la fermeture des yeux-
,les yeux fermés de façon continue-
.les yeux ouverts-
La SLI peut également montrer des asymétries de•
.réactivité
.Il n'y a pas de contre-indication à la réalisation d'une SLI•
Artefacts de l'EEG :
Les artefacts sont des signaux d'origine non cérébrale. Ils
peuvent être occasionnés par des clignements et
mouvements oculaires, ou par une activité musculaire surtout
les muscles du visage ou bien par le mouvement des fils
.d'électrodes ou leur déplacement
Le technicien doit surveiller l'apparition de ses artefacts lors
.de l'examen et de les signaler
Les résultats EEG normaux et
pathologiques :
1. Les activités EEG physiologiques ou
normales:
L'enregistrement de l'activité électrique corticale
constitue un biorythme qui varie au cours du
nycthémère (cycle veille et sommeil) et se modifie en
fonction de l'âge. Les ondes cérébrales physiologiques
sont caractérisées par leurs fréquences, leurs
amplitudes, leurs topographies et leurs réactivités
:Rythme béta -
Fréquence supérieure à 13Hz, amplitude faible inférieure à
20microvolte, occupe les régions rolandiques et frontales. Il peut être
.bloqué lors de l'exécution volontaire d'un mouvement
:Rythme alpha -
Fréquence comprise entre 8 à 13Hz, amplitude de 20 à 100microvolte.
Il se distribue dans les régions postérieures du scalp, de façon
bilatérale à prédominance occipitale, amplitude maximale yeux
fermées, il est bloqué par
.l'ouverture des yeux
Les rythmes alpha et béta, sont retrouvés pendant l'état de veille
:Rythme thêta -
Fréquence comprise entre 4 à 7 Hz, d'amplitude: 50 microvolts. Chez
l'adulte, en état de veille normalement présent mais peu abondant, de
topographie temporale, souvent masqué par le rythme alpha, s'accentue
.pendant le sommeil léger
:Rythme delta -
Fréquence inférieure ou égale à 3,5Hz, de grande amplitude mais
.variable; Il n'est jamais présent chez l'adulte éveillé au repos
Les rythmes delta et thêta physiologiques, sont retrouvées surtout
.pendant l'état de sommeil
?Qu'est-ce qu'un EEG normal
La normalité de l'EEG varie en fonction de l'âge (maturation •
de nourrisson, l'enfant). I'activité EEG chez le prématuré,• La
normalité de l'EEG varie en fonction de l'état de vigilance.
L'EEG se modifie considérablement dès les variations
duniveau de vigilance et pendant le sommeil. • Une activité
EEG normale n'est pas synonyme d 'absence depathologie
cérébrale.• Une activité EEG anormale ne signe pas
l'existence d'une pathologie cérébrale ou
autre.→→L'interprétation d'un tracé EEG ne se conçoit qu'en
.parfaite connaissance des données cliniques
Les activités EEG pathologiques: il existe deux types .2
d'activités EEG pathologiques: les ondes de ralentissement de
.l'activité corticale, les anomalies paroxystiques
:a. Les ondes de ralentissement de l'activité cérébrale
c'est la présence des activités lentes de la bande delta ou thêta,
pathologiques, survenant en dehors de l'état physiologique du
sommeil, ne respectant pas l'âge EEG du patient. Elles peuvent
être localisées (en regard de la région corticale lésée) ou
généralisées. Elles peuvent être d'origine: vasculaire,
traumatique, infectieuse, tumorale
:b. Les anomalies paroxystiques
Ce sont des activités pathologiques, qui se caractérisent par un
début et une fin brusque, qui se détachent nettement du rythme de
fond. On distingue essentiellement sur une base morphologique,
:plusieurs types d'anomalies élémentaires
La pointe: c'est une onde de très brève durée (10-70 ms) et de
.grande amplitude
La pointe-onde: est une pointe immédiatement suivie d'une onde
lente. Les polypointes: elle représente des pointes groupées en un
.très court laps de temps
Les polypointes-ondes: est la succession de polypointes et de
.plusieurs ondes lentes
: NB
un EEG normale n'est pas synonyme d'absence de•
.pathologie cérébrale donc n'élimine pas une épilepsie
un EEG anormale ne signe pas l'existence d existence•
.d'une pathologie cérébrale t ou autre
L'interprétation d'un trac un tracé EEG se conçoit selon la•
clinique
Approche sémiologique en
électrophysiologie :
L'épilepsie: est définie par la répétition chez le même sujet de crises
.épileptiques spontanées
Les crises d'épilepsie sont des manifestations cliniques paroxystiques,
motrices, sensitifs ou sensorielles, accompagnées ou non d'une perte de
connaissance, liées à une décharge anormale, excessive et
.hypersynchrone d'une population de neurones corticaux
Elles peuvent être focalisées (frontale, temporale, occipitale....), ou
.généralisées
La sémiologie électro- clinique des crises épileptiques dépend de l'origine
topographique et de la propagation des décharges neuronales. Donc,
L'EEG permet de recueillir des arguments pour le diagnostic positif, et
pour déterminer le type de l'épilepsie, exemple: Epilepsie généralisée:
.Grand mal, absence. Epilepsie partielle: temporale, occipitale, frontale
Risques et complications :
L'électroencéphalogramme (EEG) est un test non invasif qui
enregistre l'activité électrique du cerveau à l'aide de petits
électrodes placés sur le cuir chevelu. En général, l'EEG est
considéré comme sûr, mais comme tout examen médical, il peut
.comporter certains risques et complications mineurs
Réactions cutanées: Certaines personnes peuvent présenter.1
des irritations ou des rougeurs légères sur la peau à l'endroit où les
.électrodes sont placées. Cela est généralement temporaire
Inconfort lors du retrait des électrodes : Bien que les .2
.électrodes soient fixées à l'aide d'un gel
Réaction aux produits utilisés : Dans de rares cas, les .3
personnes peuvent être allergiques au gel utilisé pour fixer les
.électrodes
Fatigue ou malaise : Pendant un EEG, on peut demander au .4
patient de rester éveillé longtemps ou de respirer rapidement
(hyperventilation). Cela peut causer de la fatigue, des maux de tête
. ou une légère sensation de vertige
Déclenchement de crises : L'EEG est souvent utilisé pour .5
diagnostiquer l'épilepsie et, parfois, des stimuli visuels ou des
lumières clignotantes (utilisés pendant le test) peuvent provoquer
une crise chez les personnes épileptiques. Cependant, cet effet est
.généralement contrôlé dans un environnement médical sécurisé
: Surveillance et évaluation
Après la réalisation d'un EEG (électroencéphalogramme), la surveillance
et l'évaluation sont des étapes cruciales pour interpréter les données
obtenues et déterminer l'état neurologique du patient. Voici comment
: se déroule ce processus
: Surveillance Immédiate .1
Observation du patient : Après l'examen, il est important de -
surveiller le patient pour détecter tout signe d'inconfort ou de malaise.
Certaines personnes peuvent ressentir de la fatigue ou des vertiges,
surtout si l'EEG a inclus des stimulations (lumières clignotantes,
.privation de sommeil, etc.)
Réactions anormales : Si le patient a des antécédents de -
convulsions ou de troubles neurologiques, il est crucial de surveiller
.toute apparition de crises pendant ou immédiatement après l'EEG
: Analyse des résultats .2
Évaluation des ondes cérébrales : Les résultats de l'EEG -
sont sous forme de tracés d'ondes cérébrales, qui seront
analysés pour identifier des anomalies. Ces ondes sont
classées en fonction de leur fréquence (alpha, bêta, thêta,
delta) et leur activité est comparée aux modèles attendus en
.fonction de l'âge et de l'état du patient
Détection d’anomalies : Les anomalies courantes -
observées sur un EEG incluent des pics, des pointes-ondes,
des décharges paroxystiques, et des signes de
ralentissement qui pourraient indiquer des pathologies
comme l’épilepsie, des lésions cérébrales, des tumeurs, ou
.des infections
Interprétation clinique .3
Corrélation avec les symptômes : Les résultats de l’EEG -
sont comparés aux symptômes cliniques du patient
(convulsions, perte de conscience, troubles du
comportement) pour affiner le diagnostic. Un EEG seul ne
suffit généralement pas à poser un diagnostic ; il est utilisé
.en conjonction avec d'autres tests et observations cliniques
Évaluation post-examen : Si des résultats anormaux sont -
détectés, une évaluation neurologique complémentaire est
souvent nécessaire. Cela peut inclure des IRM, des
tomodensitogrammes (scanners), ou des tests
.supplémentaires pour approfondir l’analyse
Surveillance à long terme .4
EEG à long terme ou ambulatoire : Pour certains patients, -
il peut être nécessaire de réaliser des EEG à long terme pour
observer les ondes cérébrales sur plusieurs heures ou jours,
notamment dans le cadre de l’épilepsie réfractaire. Un EEG
ambulatoire peut également être utilisé pour surveiller les
activités cérébrales du patient dans son environnement
quotidien
Réévaluation périodique :Dans certains cas, des EEG répétés -
sont nécessaires pour évaluer l’évolution d’un trouble
neurologique, ajuster le traitement ou vérifier la réponse aux
.médicaments
L'évaluation post-EEG est ainsi un processus qui nécessite une
interprétation attentive des données, un suivi du patient, et
.une collaboration entre neurologues, cliniciens et techniciens
Introduction .1
Le système nerveux est le système de communication
de l'organisme par excellence. La Détection des
signaux électriques est à la base des techniques
d'exploration fonctionnelle du système nerveux. Les
méthodes d'explorations utilisées dans ce domaine
sont particulièrement diverses et permettent
d'orienter le médecin dans sa démarche
.diagnostique
: Définition .2
?Qu'est-ce que l'EMG
Électromyographie (l'examen) .
Électromyographe (l'appareil) .
Électromyogramme (le tracé obtenu par .
.électromyographie)
L’électromyographie « EMG », ou-
électroneuromyographie « ENMG », est un examen
indispensable de la conduction nerveuse, qui
consiste à utiliser des méthodes et des techniques
d’électricité pour chercher des signes qui
témoigneraient des atteintes des nerfs, muscles, et
.JNM
Cet examen nécessite un appareillage-
simple, qui permet de stimuler les nerfs,
.et d’étudier les muscles
Les réponses évoquées sont recueillies à-
l’aide d’un amplificateur, et visualisées
.sur un oscilloscope
: Principe .3
Cet examen a pour but d’analyser le-
fonctionnement des nerfs périphériques, c’est-
à- dire la partie des nerfs allant de la moelle
épinière jusqu’au muscle et à la peau. Il est
réalisé par un neurologue spécialisé dans
.cette technique ou un éléctrophysiologiste
: L’électromyogramme comprend deux parties-
La première partie étudie la vitesse de
conduction des nerfs (nerfs de la motricité et
.de la sensibilité)
La deuxième partie étudie le fonctionnement
.des muscles
4. Préparation somatique et
psychologique du patient :
.Expliquer au patient le déroulement de l'examen-
L’écoute du patient-
Prévenir le patient avant chaque séquence de-
.stimulation, pour éviter le reflexe de défence
Il est préférable d’installer le patient sur le lit d’examen-
et non sur une chaise, pour qu’il se sente libre de leurs
.mouvements
.La durée de l'examen EMG est de 45 et 90 minutes-
.Aucune préparation n'est nécessaire avant l'examen-
L’électromyogramme nécessite d’être détendu et ne pas-
appliquer de crème sur les zones à examiner pour ne
.pas perturber l'enregistrement du signal
: Indications .5
: Les indications les plus courantes sont
.Maladie du nerf périphérique est précisé
.Maladie de la jonction neuromusculaire (myasthénie)
.Maladie musculaire (myopathie)
.Faiblesse musculaire
. Troubles sensitifs (fourmillements,…)
.Anomalies des reflexes ostéotendineux
.Amyotrophie
.Traumatisme
6. Matériels :
: Electrodes 6.1
: Trois types d'électrodes sont utilisés
Electrodes de surface: elles servent à 6.1.1
recueillir les potentiels des nerfs et la réponse
.musculaire lors de la stimulation
6.1.2 Electrodes aiguilles : Mises en place
dans le muscle pour recueillir l'activité
électrique du muscle (électromyogramme).
Electrode terre : pour isoler le patient 6.1.3
des c-des parasites
Amplification: permet d'augmenter le 6.2
faible voltage recueilli par les électrodes
Enregistreur: l’enregistrement est effectué 6.3
à l'aide d'un oscilloscope associé à un
.enregistreur graphique (imprimante)
Stimulateurs: Constitué de 2 électrodes de 6.4
petite surface (cathode (-) et anode (+) séparées
de 1 cm l'une de l'autre) placées sur la peau au
niveau du trajet du tronc nerveux et délivre des
.chocs électriques d’intensité réglables (volt)
Déroulement des séances .7
: d’EMG
On regroupe habituellement sous le même terme
:d’électromyographie deux principales techniques
.Épreuve de stimulation: par les électrodes de surface
.Épreuve de détection: à l’aiguille
:Epreuve de stimulation : stimulodétection .7.1
Etude de la conduction nerveuse : motrice, sensitive, -
.réflexe
Repose sur l’enregistrement des activités électriques-
conduites par les nerfs après une stimulation délivrée à
.distance sur leur trajet
.plusieurs paramètres sont mesurés-
Vise à apprécier le nombre global de fibres fonctionnelles-
.dans un nerf
L'enregistrement électrique se fait sur un patient-
.assis sur une table d'examen
Une stimulation électrique est envoyée à partir d'une-
électrode, les réponses musculaires sont recueillies
par d'autres électrodes autocollantes placées sur la
.peau, en regard du muscle à étudier
Epreuve de détection .7.2
: Etude électromyographique proprement dite-
Consiste à enregistrer les activités électriques-
produites par les muscles au repos et pendant
leur contraction de sorte à rassembler des
renseignements sur l’état fonctionnel et
.l’innervation musculaire
Vise à étudier l’organisation fonctionnelle des-
.unités motrices
-Le patient est assis sur une table d'examen, jambe
allongée. La peau est préalablement désinfectée, pour
introduire ensuite l'aiguille dans le muscle concerné.
Une électrode est fixée sur la peau pour transmettre les-
ondes vers l'appareil
L'ensemble de l'examen dure environ une demi-heure ou-
parfois plus en fonction de la localisation du muscle et
.du nombre de muscles à étudier
-A la fin de l’examen, le médecin peut en donner les
principaux résultats oralement et remettre les
résultats écrits plus tard
L’enregistrement du muscle est fait par des électrodes-
adhésives collées sur la peau et la stimulation du
nerf par des électrodes aussi sur la peau,
.positionnées en regard du nerf
L'enregistrement des activités électriques s'effectue-
d'abord au repos puis au cours d'une contraction
.musculaire
L'EMG de détection ne peut être réalisée chez une-
personne présentant des troubles de la coagulation
Optimisation du signal et .8
: artéfacts
L'optimisation du signal en électromyographie (EMG)
est cruciale pour obtenir des enregistrements fiables
et précis. Voici quelques points clés pour améliorer la
: qualité du signal et réduire les artefacts
Choix des électrodes .8.1
Type d'électrodes : Utiliser des électrodes de surface
de haute qualité ou des électrodes à aiguille, selon
.les besoins
Placement : S'assurer que les électrodes sont placées
correctement sur le muscle ciblé, en respectant les
.orientations anatomiques
Préparation de la peau .8.2
Dépilation : Éliminer les poils pour améliorer le
.contact
Nettoyage : Utiliser un nettoyant (alcool
isopropylique par exemple) pour enlever l'huile et
.les cellules mortes
Réduction des artefacts .8.3
Mouvement : Minimiser les mouvements du patient
.et de l'électrode durant l'enregistrement
Élimination des interférences électriques :
Utiliser des filtres pour éliminer le bruit provenant
de sources externes (réseaux électriques, appareils
.électroniques)
Résultats normaux et .9
: pathologiques
:Etude des vitesses nerveuses de conduction
Une diminution d'amplitude: c'est l'atteinte de la fibre-
.nerveuse
Un allongement de la latence distale: atteinte des-
terminaisons nerveuses dans les parties distales
Une réduction de vitesse de conduction: atteinte de la-
.gaine de myéline
VCM membre sup: Supérieure à 50m/s. VCM membre-
.inf : Supérieure à 45 m/s
Détection à l'aiguille: L'électromyographie enregistre-
l'activité électrique du muscle à l'aide d'une
électrode aiguille particulière. Lorsqu'un
motoneurone pulse, les différentes fibres
musculaires constituant l'unité motrice sont le siège
.d'un potentiel d'action
Le potentiel résultant des fibres musculaires-
appartenant à une UM est un potentiel d'unité
.motrice (PUM)
: Approche sémiologique .10
Les polyneuropathies désignent des maladies des-
nerfs périphériques. Dans la majorité des cas, les
polyneuropathies sont chroniques et d'évolution
lente et progressive. Plus rarement, elles sont
aiguës, c'est-à-dire d'apparition soudaine
Les causes des lésions nerveuses sont extrêmement-
: variées
Infections, toxines, médicaments, cancers, carences
.nutritionnelles, diabète, maladies auto-immunes
Electromyogramme: le tracé neurogène Tracé-
appauvri en unités motrices
Accélération des unités lors de l'augmentation de-
l'effort: sommation temporelle, qui a pour
fonction de compenser la perte d'unités motrices.
Vitesses de conduction nerveuse (VCN)
Les VCN motrices peuvent être diminuées (N: 45-
.m/s en moyenne)
Diminution inconstante, s'observant surtout dans les-
.processus démyélinisants ou compressifs
.Les VCN sensitives peuvent être diminuées-
Les myopathies regroupent un ensemble de maladies-
qui touchent les muscles. Une myopathie peut avoir
une origine génétique, affectant la production de
.protéines impliquées dans la formation des muscles
Autres causes: inflammatoires, toxiques,-
métaboliques
électromyogramme (EMG): tracé myogène :-
anormalement riche en unités motrice par rapport
à l'effort fourni, avec des Potentiels polyphasiques,
de brève durée et de faible amplitude les vitesses
de conduction nerveuse (VCN) motrices et
..sensitives sont normales
: Risques et complications .11
Les risques liés à cet examen sont minimes et ne
:concernent que certains patients
Un saignement minime ou un hématome à l'endroit-
de l'insertion de l'aiguille, chez les patients sous
anticoagulant ou atteints de troubles de la
coagulation
;Infection locale ou générale-
Un malaise vagal, chez les sujets très sensibles et-
.prédisposés
: Surveillances et évaluations .12
La surveillance et l’évaluation en électromyographie
(EMG) jouent un rôle essentiel dans le diagnostic des
troubles neuromusculaires. Voici les principales
: étapes et considérations
Surveillance en EMG .12.1
Configuration de l'équipement : Vérifier que
l'équipement est correctement configuré, calibré et
.que les électrodes sont en bon état
Placement des électrodes : S'assurer d’un
placement précis pour capter l’activité musculaire
.cible
Contrôle en temps réel : Surveiller les signaux
pendant l'enregistrement pour identifier et
minimiser les artefacts (bruits électriques,
.mouvements)
Enregistrements en continu : Effectuer des
enregistrements prolongés si nécessaire, tout en
.surveillant la qualité des signaux
Interprétation des Résultats .12.2
Comparaison avec les normes : Comparer les
résultats aux valeurs de référence pour
.identifier des anomalies
Diagnostic différentiel : Utiliser les résultats
EMG en complément d’autres examens
.cliniques pour poser un diagnostic précis
Suivi des Patients .12.3
Évaluations répétées : Effectuer des évaluations à différents
moments pour suivre l'évolution d'une pathologie ou l'efficacité
.d'un traitement
Éducation des patients : Informer les patients des résultats, de
.leur signification et des options de traitement disponibles
Si malaise vagal, voire arrêt cardiaque chez les patients *
:émotifs
;Arrêter l’examen-
;Allonger le patient-
;Relever les jambes-
;Le rassurer-
.Surveiller le pouls-
: Bibliographie
Mme LEBOUABI
PR SALHI
DR MEZICHE NEUROLOGUE A L’EHS ALI AIT
IDIR DECEMBRE 2017
Dr Bourmani. [Link] SETIF