GESTION DE LA TRESORERIE
Le financement et le placement à court terme
Enseignante: Senda Belhaj Slimene
Année universitaire : 2024 - 2025
Le trésorier s’efforce de prévoir au mieux ses besoins de
financement et ses opportunités de placement. S’il les connait
tardivement il ne peut pas optimiser les coûts et les rémunérations.
Ainsi plus la prévision réalisée sera de bonne qualité meilleure
seront les solutions envisagées dans une logique d’optimisation.
N.B: le coût d’un financement ou la qualité d’un placement ne se
mesure pas aux taux affichés mais aux taux réels, calculés en tenant
compte des frais, des coûts d’opportunités et des coûts cachés.
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Principaux moyens de
financement à court terme
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Le trésorier dispose de toute une palette d’instrument de
financement, offerts par les banques, les sociétés non
bancaires comme ses partenaires commerciaux ou les
sociétés d’affacturage et plus récemment par les marchés.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Le crédit interentreprises
C’est un crédit que les entreprises fournisseurs accordent aux
entreprises clientes et qui est lié à la livraison d’un bien ou d’un
service. Il est une alternative au paiement comptant. C’est un délai
de paiement que les entreprises s’accordent mutuellement. Les effets
de commerce sont les supports les plus fréquents aux crédits
interentreprises.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Le crédit interentreprises
Ce crédit s’est beaucoup développé, il varie en fonction des secteurs et
de la taille de l’entreprise. Les petites et moyennes entreprises
disposent d’un pouvoir de négociation plus faible aussi bien auprès de
leurs fournisseurs que de leurs clients.
Problème: Il représente un risque de répercussion en chaine des faillites.
La défaillance d’un client se répercute en amont sur les entreprises
prêteuses.
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Le financement hors du circuit bancaire
• L’affacturage
C’est une opération par laquelle une société spécialisée ( factor) se charge de
l’encaissement des créances d’une entreprise ( fournisseur).
Cette prestation s’accompagne le plus souvent d’une cession des créances à la
société d’affacturage qui en verse immédiatement le montant à l’entreprise et
garantit l’entreprise contre le risque de non recouvrement. L’entreprise qui
cède
ainsi ses créances bénéficie contre le paiement de diverses commissions, d’un
crédit de mobilisation de son actif commercial et ne supporte pas le coût
organisationnel de la gestion des créances (coûts de recouvrement et
d’impayés).
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les billets de trésorerie
Ce sont des titres émis par une entreprise pour financer ses besoins de
trésorerie.
Ces titres doivent être domiciliés dans un établissement de crédit.
Ces titres constituent un moyen de financement souple pouvant être ajusté
en
temps et en montant aux besoins. Le nombre d’émetteur s’accroit toutefois
seules les grandes entreprises peuvent utiliser ce moyen de financement.
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Le financement par le circuit bancaire
• Les crédits de trésorerie
Les crédits de trésorerie sont des prêts. Ils correspondent à des
crédits. Cela
signifie que le bénéficiaire peut disposer du crédit et l’utiliser comme
il le
souhaite, sans avoir aucune justification à donner à la banque.
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Le financement par le circuit bancaire
• Les crédits de trésorerie
1. Les facilités de caisse
Ce sont des concours bancaires utilisés périodiquement pendant
quelques jours, afin de permettre aux entreprises de faire face à des
décalages de trésorerie.
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Le financement par le circuit bancaire
• Les crédits de trésorerie
2 . Le découvert bancaire
Il est destiné à faire face à des besoins renouvelé plusieurs fois dans l’année
mais sans qu’il y ait une périodicité régulière.
Bien utilisé, le découvert est un moyen de financement intéressant, souple il
permet de couvrir exactement les besoins de l’entreprise. En général, le
banquier fixe un plafond en fonction d’un certain nombre de critères.
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Le financement par le circuit bancaire
• Les crédits de trésorerie
Les crédits de trésorerie représentent un risque pour l’entreprise
quand ils ne
sont accordés que verbalement car cela pourrait permettre à la
banque de les
révoquer sans préavis. Il est prudent d’obtenir une confirmation écrite
de la
banque.
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Le financement par le circuit bancaire
• L’escompte
C’est l’opération par laquelle l’entreprise cède cet effet avant son échéance à sa
banque. La créance est représentée par un effet de commerce ( lettre de change
ou billet à ordre)
Cette opération permet à l’entreprise de disposer du montant de la créance
représentée par l’effet (diminué de l’agios) avant sa date d’échéance. Elle
s’analyse donc comme un crédit accordé par la banque à l’entreprise.
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Le financement par le circuit bancaire
• L’escompte
C’est l’opération par laquelle l’entreprise cède cet effet avant son échéance à sa
banque. La créance est représentée par un effet de commerce ( lettre de change
ou billet à ordre)
Cette opération permet à l’entreprise de disposer du montant de la créance
représentée par l’effet (diminué de l’agios) avant sa date d’échéance. Elle
s’analyse donc comme un crédit accordé par la banque à l’entreprise.
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Le financement par le circuit bancaire
• L’escompte
Les possibilités d’escompte sont limitées par la détermination d’un plafond par
la banque. Par ailleurs, le banquier qui dispose de renseignements sur les tirés
peut refuser d’escompte des effets paraissant trop risqués.
Les agios retenus par la banque comprennent des intérêts et des commissions ;
- L’intérêt (appelé escompte) est calculé sur le montant nominal de l’effet,
- Les commissions rémunèrent le service rendu par la banque, elles sont
soumises à la tva.
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Principaux moyens de
placement à court terme
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Le financement hors du circuit bancaire
L’entreprise peut dégager des excédents de trésorerie. Il faut trouver
les
placements adaptés à la durée des excédents.
L’entreprise doit définir au préalable quel niveau de risque elle est
disposée à
prendre et par conséquent à quel niveau de rendement elle se limite.
L’entreprise
s’assigne un couple rentabilité risque admissible.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les dépôts à terme
ils consistent en un dépôt de fonds sur un compte spécial, pour
une durée d’au mois de trois mois, à l’aide d’une lettre de blocage. Le
taux de
rémunération est fixé d’un commun accord, entre la banque et
l’entreprise, pour
les placements supérieurs à trois mois de blocage.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les bons de caisse
Ce sont des titres négociables représentatifs d’une créance à
court ou à moyen terme. Ils sont à ordre ou au porteur. Ils sont
généralement
émis par les banques. Le taux d’intérêt est librement négociable. Il existe
des
bons à échéance fixe. La durée se situe entre trois mois à cinq ans. Ils sont
remboursables à tout moment à l’issue du troisième mois.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les valeurs mobilières
Ce sont des titres réunissant les trois caractéristiques suivantes :
Ils sont négociables
Confèrent des droits
Sont cotées ou susceptibles de l’être.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les valeurs mobilières
Les valeurs mobilières sont dématérialisées cad inscrites en compte. Il existe
différents placements en valeurs mobilières :
Placement en actions : l’action est un titre qui constate le droit de l’associé
dans une sociéte, risqué : C’est un titre de propriété.
Placement en obligations : c’est un titre de créance négociable. Intérêt fixe ou
variable, peu risqué, mais risque de taux.
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Le financement hors du circuit bancaire
• Les certificats de dépôt
L’usage des TCN et notamment des billets de trésorerie tend à court
circuiter le
banquier, l’intermédiaire traditionnel entre l’emprunteur et le préteur.
C’est ce
que l’on appelle la désintermédiation bancaire.
Le développement des sicav contribue aussi à la désintermédiation. Les
épargnant achètent les actions des sicav et ces organismes utilisent ces
ressources pour financer directement les entreprises en leur achetant leurs
actions, obligations ou titres de créances négociables.
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Négociation des conditions
bancaires
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Le sujet des conditions bancaires est intimement lié au problème des
relations
entre les banques et les entreprises. Cette relation a changé en raison
de la
concurrence entre les établissements financiers, de l’évolution des
outils
informatiques et de l’organisation des entreprises.
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Négociation des taux de crédit
Il faut négocier le taux de référence servant de base au taux de crédit.
Ainsi le
taux moyen mensuel du marché monétaire.
Concernant la majoration propre au type de client qui est fonction de la
structure
financière de l’entreprise de sa rentabilité et de son endettement, il
convient de
s’assurer que la majoration appliquée correspond bien à la catégorie à
laquelle
appartient l’entreprise. 25
Négociation du montant du découvert
l’obtention d’un découvert bancaire s’appuie sur l’établissement d’un
budget de trésorerie. Il est fonction du chiffre d’affaire, de la structure
financiére de l’entreprise, de ses besoins, des garanties, des relations
avec la banque. Le montant dépasse rarement un mois du chiffre
d’affaire hors taxe. Par ailleurs le découvert porte sur une durée de un
an renouvelable.
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Les concessions obtenues à un moment donné peuvent être
dépassées par le jeu
de la concurrence interbancaire. Le trésorier doit donc en
permanence s’assurer
que les conditions obtenues sont les meilleurs.
Il faut donc choisir le moment de négocier. Toute négociation ne sera
efficace
que si l’entreprise trouve en position de force (bonne rentabilité,
croissance …).
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