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Infection urinaire et ECBU : Analyse des bactéries

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UNIVERSITÉ CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

DES DE BIOLGIE CLINIQUE


BACTERIOLOGIE DES 4
2024/2025

Examen cytobactériologique des urines


(ECBU)
Présenté par :
Dr Cheikh BITEYE
Dr Djibril DIOP
Dr Ahmed ALAOUI
Objectifs
• Définir l’ECBU

• Décrire les différents modes de prélèvements

• Décrire les différentes étapes de l’ECBU

• Décrire trois recherches particulières de bactéries responsables d’infections du tractus

urinaire (ITU)
• Citer les différents groupes de bactéries responsables d’ITU

• Interpréter les résultats d’un ECBU

• Décrire 2 cas de surveillance des ITU


2
PLAN
INTRODUCTION

I) RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES

II) INDICATIONS

III)ÉTAPES PRÉANALYTIQUES

IV) ÉTAPES ANALYTIQUES

V) ÉTAPES POST-ANALYTIQUE

VI) SURVEILLANCE DES ITU


3
CONCLUSION
INTRODUCTION
Définition

L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) est l’analyse

quantitative des cellules et des bactéries présentes dans les urines,

désignant successivement la leucocyturie et la bactériurie.

4
INTRODUCTION
Intérêt
• Diagnostic
Infections du tractus urinaire (ITU)
Contrôle systématique femme enceinte et bilan préopératoire en urologie

• Clinique: complications des ITU


• Épidémiologique:
Fréquence ITU femme, jeune fille, nourrisson avant 3 mois
Fréquence de Escherichia coli ITU
• Thérapeutique:
Antibiotiques actifs espèce(s) isolée(s)
• Surveillance des ITU:
Contrôle post-thérapeutique
5
I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES

6
I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES
1.1 – Rappels anatomiques

Appareil urinaire chez l’homme et la femme


I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES
1.2 – Rappels physiopathologiques

• Arbre urinaire
Reins, vessie, uretères : stériles
Extrémité urètre : flore commensale

• Urines : sont stériles


Bactéries normalement éliminées :
Miction (99%)
Polynucléaires

• Bactériurie = 105/ml ou 100/mm3 8


I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES
1.2 – Rappels physiopathologiques
• Facteurs favorisants les ITU
- Âge et le sexe
- Grossesse, diabète, immunodépression
- Malformation chez l’enfant avec stase urinaire
- Patient sondé
- Anomalies arbre urinaire
- Activité sexuelle
- Rétention urinaire
- Facteurs bactériens : adhésines, capsule,… 9
I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES
1.2 – Rappels physiopathologiques

Modalités d’acquisition des ITU

Voie ascendante: +++ Voie descendante ou hématogène: rare Origine iatrogène

A partir de la flore fécale ou • Souvent intestinal, suite stagnation et • Sondage vésical, cathétérisme,
périnéale
prolifération exploration fonctionnelle, …
Bactéries passent dans circulation sanguine,
parviennent aux reins «cystite, pyélite,
néphrite »
• Absence processus évacuation normal des
urines
10
I. RAPPELS ANATOMO-PHYSIOPATHOLIQUES
1.2 – Rappels physiopathologiques

Différents types d’infections de l’arbre urinaire

ITU basses (cystite, urétrite) Infections organes annexes uro-


ITU hautes (pyélite, néphrite) génitaux (Prostatite)

11
II. INDICATIONS

12
II. INDICATIONS
• Suspicion clinique
- Symptomatologie urinaire
Brûlures mictionnelles, dysurie, pollakiurie, pesanteur vésicale, hématurie macroscopique

Incontinence urinaire, douleurs lombaires, douleurs pelviennes, leucocyturie, prostatite

- Absence de symptomatologie urinaire


Hyperthermie isolée, protéinurie

• Porteurs de sonde vésicale


• Bilan systématique
Femme enceinte, bilan préopératoire, personne âgée, diabétique, immunodéprimés

• Contrôle post-thérapeutique
13
III. ÉTAPES PREANALYTIQUES

14
III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
• Étape cruciale pour l’examen
• Échantillon analyser reflet urine vésicale normalement stérile
Fiche de renseignements
- Prénom et nom, sexe, âge
- Examen demandé
- Nature du prélèvement
- Mode et heure de prélèvement
- Antécédents d’ITU
- Notion de maladie concomitante
- Traitement éventuel déjà institué
III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :

Conditions
• Avant toute antibiothérapie
• Matin au réveil avec première miction
• Tout moment après 3H d’abstention
• Aucun délai porteur sonde vésicale
• Au moins un échantillon
• Flacon stérile
III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
Modes de prélèvement
Prélèvement de routine ordre physiologique(miction volontaire)
 Différents modes en fonction contexte
• Sujet coopératif (homme, femme, grand enfant)
• Nourrisson
• Sujet non coopératif ou inconscient
• Porteur de sonde
• ponction vésicale sus-pubienne
III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
Modes de prélèvement
• Sous asepsie rigoureuse (lavage des mains)
- Toilette soigneuse organes génitaux externes (dakin/savon ordinaire)
- Laisser couler 1ères gouttes
- Recueillir au milieu/fin du jet urinaire
- Femme : écarter les lèvres de la vulve

Prélèvent chez le sujet coopératif


III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
Modes de prélèvement

Prélèvent chez le nourrisson


III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
Modes de prélèvement
- Sonde petit calibre femme
- Collecteur pénien homme

Prélèvement chez le sujet non coopératif ou inconscient


III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
Modes de prélèvement

Prélèvement chez un porteur de sonde


III. ÉTAPES PREANALYTIQUES
Prélèvement :
• Transport et conservation
₋ Idéal effectuer prélèvement au laboratoire
₋ Acheminement rapide laboratoire ˂ 30 min
₋ Conservation à + 4°C (˂12H) (N.gonorrhoeae et T.vaginalis non viables à 4°C)
₋ Au delà de 12h, altération des leucocytes ( en amas)
₋ Jamais conservées + de 2H à température ambiante
₋ Agents conservateurs :
₋ Acide borique: inhibition prolifération bactérienne 24H température
ambiante
₋ Formiate de sodium: stabilisateur du pH
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES

23
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
Schéma synoptique de réalisation
ECBU
J1

J2

J3

24
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES

1. Examen Macroscopique
2. Examen microscopique
PREMIE
3. Isolement des germes
R
4. Antibiogramme
JOUR

25
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
1.1 Examen macroscopique
 Oriente le biologiste.
 Renseigne sur les caractères organoleptiques des urines: aspect - couleur - présence
de sédiment.
Urine normales Urine trouble Urine hématique

- Jaune paille. - Infection à germe banal.


- Limpides. - Cristaux. - Schistosomiase urogénitale.
- Médicaments.

26
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
1- 2 Test de screening

• Utilisation de bandelette réactive chimique


• Dès l’émission des urines !!
• Détection de la présence de polynucléaires (normaux ou altérés).
• Détection de nitrites  présence d’une entérobactérie
• Bien respecter les temps de lecture (amélioration par lecture automatique par des petits
automates qui en plus assurent un enregistrement papier)
 Non utilisables
 Patients sondés
Bandelette urinaire
 Patients à vessie neurologique
• Bonne valeur prédictive négative (98%)

27
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES

2. Examen microscopique

Examen cytologique Examen bactériologique


A. Cytologie quantitative. (présence éventuelle de germes)
B. Cytologie qualitative.

28
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
2. Examen microscopique

2.1. Cytologique quantitative:


 Numération éléments figurés (leucocytes, hématies),
 Urines totales (non centrifugées),
 Homogénéisation des urines,
 Numération :
- Cellules calibrées : Malassez®), Kova®…
- Nombre de leucocytes  104/ml (10/mm3),
- Nombre d’hématies  103/ml (1/mm3).

 Leucocyturie ou hématurie si > 104 / ml


Kova®

29
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
2. Examen microscopique HÉMATURIE

2.1. Cytologique qualitative:

 Hématies
 Leucocytes
Cellules  Epithéliale
s
 Rénales LEUCOCYTURIE
 Bactérie
Etat frais
 Trichomonas vaginalis
 Levures
 Œufs de bilharzies
Cylindres
Cristaux

30
CELLULES ÉPITHÉLIALES` CELLULES RÉNALES BACTÉRIES

Trichomonas vaginalis CANDIDURIE OEUF DE BILHARZIES

31
32
33
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
2. Examen microscopique

Centrifuger 5ml d’urines (3000 trs – 5 min)  Jeter le surnageant


 Culot urinaire

 Présence/absence de germes,
 Type de flore (mono ou polymicrobienne),
Coloratio  Apprécier la flore bactérienne:
- Morphologie,
n
Gram - Gram -/ Gram +,
 Lactobacillus (contamination vaginale)

Grossissement 100

34
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES

 Analyseur de cytologie urinaire.


Principe:  Fluorocytométrie en flux.

 Comptage : Bactéries, leucocytes,


Intérêt: hématies.
 Détection: cristaux et levures.

 Criblage rapide des urines (<30 min),


Avantages:  Détermination des échantillons à
ensemencés.

 Onéreux,
Inconvénient:  Usage de plusieurs centaines d'échantillons
d'urines par jour.

 Automate cellenium-160US. UF 4000 SYSMEX®


Autres  Coral UTI Sreen système.
marques: (BioMérieux)
 BECKMAN IQ 200 SELECT.
35
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
3. Uroculture: Isolement des germes Milieu de culture

a. Ensemencement sur gélose en boîte: anse calibrée

1. Diluer 10 µl d’urines totales dans 1ml


d’eau physiologique stérile.

2. Homogénéiser.

3. Etaler 10 µl de la dilution sur la gélose


coulée en boite de pétri avec une anse
calibrée ( afin d’obtenir une culture
quantitative).

4. Incuber à l’étuve :
 À 37°C.
 Pendant 24h.
 En atmosphère aérobie.
36
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
3. Uroculture: Isolement des germes Géloses à ensemencer :
Géloses Ordinaires
CLED
 Indicateur de l’attaque du lactose,
 Différenciation des colonies.

 Milieu non sélectif:


- CLED (Cystine Lactose Electrolyte BCP
Déficient).
- BCP (BromoCresol Pourpre).

 Milieu sélectif:
- Mac Conkey.
Mac Conkey

37
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
3. Uroculture: Isolement des germes
b. Méthode de la lame immergée:
Dispositif double face:

Face 1= CLED (coloration verte)


Face 2 : MacConkey (couleur brun rouge)

Mode opératoire:

1. Plonger la lame complètement dans les urines totales.


2. Retirer et égoutter la lame.
3. Remettre dans le flacon
4. Incuber a l’étuve :
 à 37°,
 Pendant 24h
 Dans atmosphère aérobie.
38
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
3. Uroculture: Isolement des germes
 De plus en plus courantes,
 Présence de substrats synthétiques,
 Isolement et très bonne différenciation des
colonies.
 Identification des bactéries les plus courantes.

 Exemples de marques:
- CHROMagar® orientation.
- UriSelect ™ (Bio-Rad).
Incubation 24h
- CPS ID® .
- Brillance ™ UTI Agar.

N.B: Bien que plus onéreux, ils ont largement supplanté


les milieux non chromogènes en raison de plusieurs CHROMagar™ Orientation
avantages.
39
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
3. Uroculture: Isolement des germes

Tableau1 : Enzymes recherchées et aspect des colonies sur milieu chromogènes


E. coli Enterococc
Rose foncé us
Bleu
Espéces ou groupes d’espéces bactériennes
Enzymes détectées
turquoise
Groupe : Groupe :
Réactions Klebsiella Proteus
chromogéniques E.coli
Enterobacter Providencia Enterococcus
Seratia Morganii Proteus
β-D-glucuronidase Halo
Colonie rose + - - -
brun
β-D-galactosidase
Colonie rose + + - -
β-D-glucosidase
Colonie bleu - + - +
Tryptophane
désaminase
Pigmentation beige de - - + -
la gélose K, E, S
Bleu
métallique
40
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
C. Recherches particulières:
Urétrite gonococcique
 Recueillir les 1ères gouttes d’urines du 1er jet
d’urines du matin.
 Centrifuger la totalité de l’échantillon d’urines.
 A partir du culot de centrifugation des urines:
 Réaliser Gram : apprécier la flore
bactérienne.
 Ensemencer :
- GSC + FC + VCN : Neisseria gonorrhoeae,
- GSC + FC Image : Colonies bactériennes N.
gonorrhoeae sur gélose chocolat
GSC: Gélose au sang cuit.
FC: Facteurs de croissance (polyvitamines, polyvitex)
VCN: vancomycine, colistine, nystatine. 41
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
C. Recherches particulières:
Prostatite

 Recueillir échantillon: Méthode de Stamey


- 1ère urine du matin,
- 1er ml du 1er jet d’urines = échantillon n°1,
- 1 ml d’urines « en milieu du jet » = échantillon n°2,
- Masser la prostate du malade  Recueillir le 1er ml
du 1er jet d’urines après massage = échantillon n°3.
 Ensemencer les 3 échantillons d’urines.
 Interprétation:
Image: Test de Stamey.

Prostatite :
Nombre germes 3ème échantillon > 1er et 2ème
échantillons 42
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
C. Recherches particulières:

Bacilles tuberculeux
 Recueil des urines
-Diète hydrique la veille (12 heures)
-Recueillir totalité 1ère miction matin
-Si possible répéter la procédure trois jours de suite
 Cytologie : pyurie aseptique
 Coloration de Ziehl-Neelsen
 Culture sur Lowenstein-Jensen
Image : BAAR après coloration de
Ziehl-Neelsen
43
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
4. Dénombrement des germes urinaire (DGU):

Gélose en boite : Lame gélosée :


Méthode de l’anse calibrée
 Compter le nombre de colonies sur la Comparer la densité de la culture
boite, sur la face CLED avec les données
 1 colonie correspond à 10000 germes/ml du kit du fabricant.
(104 /ml).

44
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
5. Interprétation de l’ECBU
 Infection du tractus urinaire si:

- DGU ≥ à 105 bactéries/ml,


- Présence de leucocyturie ≥ 104 /ml,
- Flore bactérienne mono-microbienne.

 Si ces critères sont atteints


 Ensemencer galerie d’identification.
 Réaliser un antibiogramme
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
6 - Antibiogramme

L’identification de l’espèce responsable des infections urinaires (IU) est systématiquement suivie d’un
antibiogramme (ABG)

• Les antibiotiques actifs contre l’espèce identifiée sont ensuite testés et fondée sur la connaissance des
phénotypes de résistance

• L’identification de la bactérie est confirmée en comparant ses caractéristiques aux résistances naturelles
observées.

• Enfin, Le phénotype de résistance aux antibiotiques (comme les SARM ou les BLSE) est déterminé.
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
6 - Antibiogramme
Quantitatif : mesure directe de la CMI Qualitatif : mesure indirecte de la CMI

- Dilution en gélose Méthode de diffusion en gélose = ABG standard :


- Dilution en milieu liquide galerie ABG + lecture interprétative par la mesure
- E-test® des D d’inhibition  souches S, I, R
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
6 - Antibiogramme

Diagnostic automatisé: exemple Vitek

• Système automatisé et sécurisé


• Identification à partir de 2h après culture
• Principe colorimétrie avancée
• Réalisation antibiogramme par détermination CMI
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
6 - Antibiogramme
Antibiogramme

Principaux ATBs utilisables dans les IU

Pénicillines Céphalosporines : Quinolones Autres ATBs

amoxicilline, C1G (céfalotine, céfalexine, etc.) 1 ère génération : acide pipémidique Nitrofuranes : nitrofurantoïne

ampicilline, (Pipram® fort), acide nalidixique Aminosides


C3G orales en ville (céfixime,
Sulfamides et sulfamides associés au
Bacampicilline cefpodoxime) (Négram® forte), fluméquine
triméthoprime (Bactrim®)
amoxicilline+acide clavulanique C3G injectables (céfotaxime, (Apurone®)
Polypeptides : Colimycine
(Augmentin®), ceftriaxone, ceftazidime). 2 ème génération : péfloxacine,
Fosfomycine
pivmécillinam (Sélexid®). norfloxacine, ciprofloxacine
IV. ÉTAPES ANALYTIQUES
6 - Antibiogramme

Phénotype de résistance observé in vitro


 Lecture diamètres
 Cohérence avec identification (Rn)
 Connaissance mécanismes (Racq)
 Tests complémentaires éventuels mécanismes R peu
exprimés

Déduction du mécanisme de résistance probable


 Validation/ corrections résultats

Rendu de l’antibiogramme S, I, R

Commentaires (équivalence, conseils)


V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

51
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
L'interprétation des résultats d’un ECBU nécessite une analyse détaillée des données biologiques, microbiologiques
et cliniques.
1. Leucocyturie : - Une leucocyturie (< 10^4 leucocyte/mL) indique qu’il n’y a pas de réaction inflammatoire ce
qui permet souvent d’exclure une infection
- Une leucocyturie (≥ 10^4 leucocyte/mL) est le signe d’une inflammation, témoin d’une
infection urinaire.
2. Bactériurie : - Une bactériurie < 103 UFC/mL indique le plus souvent une absence d’infection
- Une bactériurie ≥ 105 UFC/mL indique très souvent une infection urinaire chez un sujet symptomatique.

3. Présence (Monomicrobienne/Polymicrobienne)

4. La classe d’uropathogénicité des espèces isolées

5. Lien avec le contexte clinique


V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
1 – Leucocyturie, bactériurie et flore bactérienne

Critères Suite de l’analyse


Eventualités
Leucocytu Bactériuri Flore bactérienne Galerie ABG Refaire
Interprétation
rie> e >105/ml (Culture)
10 /ml
4

non non Pas de germes • ECBU normal non non non

Oui non Pas de germes • Infection décapitée non non Oui


• PN extra urinaires
• Germes exigeants
non Oui Monomicrobienne • Infection au début Oui Oui Oui
• Sujet ID
• Souillure
Oui Oui • Monomicrobienn • Infection typique Oui Oui Après ttt
Oui Oui e • Infection sur sonde Oui Oui Après ttt
• Polymicrobienne
Non Non • Polymicrobienne • Souillure Non Non Non
Oui Non • Polymicrobienne • Mauvais échantillon non non Oui
non Oui Polymicrobienne Mauvaise conservation non non non
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
Leucocyturie sans bactériurie

Causes néphrologiques Causes infectieuses MST Inflammation de l'arbre urinaire

Infection urinaire décapitée Calculs


Néphrites tubulo interstitielles urétrite à gonocoque C.trachomatis Radiothérapie
(lupus, maladie de Vaginite, leucorrhée Sondage
Kawazaki, etc.) Tuberculose rénale

Bactériurie sans leucocyturie

Patient neutropénique Jeune nourrisson Début d'infection


V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
2 – Uropathogénicité
Selon les recommandations de « l’european guidelines for urine analysis » les microorganismes sont classés en 4 groupes
selon leur pouvoir uropathogène.
Le groupe d’uropathogénicité des espèces isolées

Groupe I Groupe II Groupe III Groupe IV


Les autres entérobactéries (Klebsiella • Streptococcus agalactiae, Streptocoques alpha
Escherichia coli,
spp..) • Aerococcus urinae, hémolytiques,
S.saprophyticus.
Enterococcus spp, P.aeruginosa, • les SCN(autres que S. saprophyticus) Lactobacillus spp,
Responsables d’infections
S.aureus.. Gardnerella vaginalis
• Plusieurs critères
urinaires même en faible bacilles corynéformes
Le seuil de pathogénicité est fixé - une quantité élevée (≥ 105 UFC /mL),
quantité (à partir de Contaminants
à 104 UFC/mL pour la femme et- au moins 2 échantillons +
103 UFC/mL). Prise en compte seulement
103 UFC/mL pour l’homme. - Des critères cliniques ou d’inflammation.
s’il s’agit d’une ponction
sus-pubienne.
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
3 – Le contexte clinique

Il faut particulièrement tenir compte :

• Des symptômes ;

• De la présence d’un facteur de risque (sondage urinaire, intervention sur les voies urinaires) ;

• D’un éventuel traitement antibiotique en cours ;

• D’une grossesse.

La présence de symptômes permet de distinguer une infection urinaire d’une colonisation. On parle de colonisation

lorsque l’urine présente des critères d’infection urinaire pour un patient sans symptôme.
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
3 – Le contexte clinique
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
4 - Causes d’erreurs

Prélévement

Contamination le caractère trouble La coloration des urines

• Mauvaise technique de collecte • la présence de cristaux. • prise médicamenteuse (rifampicine)


• récipients non stériles • pigments biliaires,
• Délai entre la collecte et l’analyse
• colorants alimentaires (betteraves),
• cristaux d’urates (période néonatale)
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
4 - Causes d’erreurs

Culture : Les problèmes les plus fréquemment rencontrés lors de cette étape sont
un ensemencement incorrect de l’urine
• Volume mal calibré,
• Mauvaise technique d’isolement
• Concentration trop élevée du conservateur inhibant ainsi la vitalité des bactéries
et une durée ou des conditions d’incubation inadaptées,
entraînent systématiquement une erreur de quantification de la bactériurie.
V. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
4 - Causes d’erreurs

Bactériurie à germes multiples : Toilette locale insuffisante ou


contamination lors du recueil  le laboratoire demande de le refaire

Fausse hématurie : sang menstruel  faire mettre un tampon

Fausse leucocyturie : pertes vaginales  faire mettre un tampon


VI. SURVEILLANCE DES ITU

61
VI. SURVEILLANCE DES ITU

• Au cours du traitement, si l'infection est liée à une bactérie usuelle sans mécanisme de résistance particulier : il n'y a
pas lieu de redemander un ECBU après 48 heures de traitement ni au-delà, sauf en cas d'évolution défavorable
(reprise de la fièvre, douleurs, etc.).

• La stérilisation des urines est rapide (< 48 heures).

• Le retour à la normale de la leucocyturie est plus lent et peut nécessiter 5 à 7 jours.

• En cas d'infection avec un germe inhabituel ou multirésistant, un ECBU de contrôle à 48 heures et après l'arrêt du
traitement pourra être prescrit.
Jour 1 :
Urines

Examen macroscopique Examen microscopique Ensemencement


• Urine totales :
• Claires, Remplir les ¢ Kova/malassez • Gélose en boite
- Compter les leucocytes Méthode de l’anse calibré
• jaune paille, - Rechercher : Hématies , parasites, levures,
¢ épithéliales ,cristaux • Diluer 10ul d’urine dans 1ml
• trouble, • Centrifugation des urines : d’eau physiologique
Morphologie
• Purulentes, • Etaler 10ul sur CLED
sur le culot = Gram Mode de regroupement
Affinité tinctoriale •
• hématique Incuber 24h a 37°c

Jour 2 :
Décompte des bactéries = DGU sur Gélose Interprétation des résultats:
• Compter les colonies • Continuer l’analyse si : Leucocytes ≥ 10^4/mL
• 1 colonie : 10^4/mL Bactériurie ≥ 10^5/ml
Seuil ≥ 10^5 Bactéries/ mL • Ensemencer galerie
• Réaliser ABG

Jour 3 :

• Lecture : Galerie + ABG Résultat


• Tests complémentaire Validation, saisie et délivrance au médecin
Conclusion

64
Conclusion

• L'ECBU, un examen à la simplicité trompeuse :


Bien que souvent perçu comme un acte simple, l'(ECBU) exige une rigueur méthodologique
à chaque étape, qu'elle soit pré-analytique ou analytique.

• Le rôle du biologiste est fondamental pour :

- Diagnostiquer les infections urinaires (ITU) avec précision.

- Identifier l’agent pathogène en cause.

- Orienter efficacement l’antibiothérapie.

- Assurer un suivi précis de l’évolution clinique.


65
- Interpréter les résultats selon des critères validés et consensuels
REFERENCES

66
REFERENCES
• Bactériologie médicale .Techniques usuelles. 3e édition François Denis et al. 2016, Elsevier Masson

• LE DIAGNOSTIC BACTERIOLOGIQUE D’UNE INFECTION BACTERIENNE I [Internet]. [cité 24 déc 2022]. Disponible sur:
http://www.microbes-edu.org/etudiant/diag1.html

• .Jean-Paul Kleina,.Le processus postanalytique en bactériologie. clinique dans le cadre de l’accréditation. REVUE
FRANCOPHONE DES LABORATOIRES - FÉVRIER 2013 - N° 449
• Maleb A, Lamrabat S, Rifai S, Rahmani N, Bensalah M, Benaissa E, et al. A flowchart is always useful: application to the
interpretation of the cytobacteriological examination of urine. Annales de Biologie Clinique. oct 2019;77(5):537‑42.

• Cattoir V, Denis F, Martin C, Ploy MC, Poyart C. Bactériologie médicale: Techniques usuelles. Elsevier Health Sciences; 2016.
599 p.

• Houcine MB. EXAMEN CYTO-BACTÉRIOLOGIQUE DES URINES PRATIQUÉ AU NIVEAU DE L’HOPITAL DE


BENZERDJEB (AÏN TÉMOUCHENT).

• Lahmer M, Saddari A, Benaissa E, Ben Lahlou Y, Elouennass M, Maleb A, et al. Non-conformités de la phase préanalytique de
l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) au laboratoire de microbiologie du CHU Mohammed VI d’Oujda. Tunis 67 Med.
juill 2023;101(7):612‑6.

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