Le plan
1. Contexte Historique
2. Les fondateurs de la théorie Gestaltiste :
Christian Von Ehrenfels et Max Wertheimer:
3. Gestaltisme en le rapport avec le
béhaviorisme :
4. les lois de la théorie de la forme :
5. Rapport :Théorie de la Gestalt /Apprentissage
6. Conclusion :
1. Contexte Historique
La psychologie de la forme ou Gestaltisme est née en Allemagne
vers 1910. C’est notamment en réaction au behaviorisme, que
trois psychologues fondent ce courant psychologique: il s’agit
bien de M. Wertheimer, K. Koffka et W. Köhler.
En effet cette théorie psychologique a particulièrement mis
l’accent sur les aspects de configuration et de totalité de la vie
mentale. L’idée principale est qu’avec l’associationnisme et le
béhaviorisme, on ne peut que s’intéresser à certains éléments
seulement de la situation et aux simples relations entre eux.
Au cours de cette période (1930-1960), les théoriciens
de la psychologie de la forme (ou les gestaltistes) se
sont radicalement opposés aux béhavioristes.
Des expériences effectuées sur des singes mettent en
évidence la résolution des problèmes qui n’est plus le
résultat des simples conditionnements, ces expériences
supposent également la compréhension des schèmes
d’action complexes articulés entre eux.
Wolfang Kohler a observé comment les chimpanzés
apprenaient à attraper des bananes situées à
l’extérieur de leur cage, grâce à un bâton. C’était le
fruit d’une période de tâtonnements, d’une phase
très courte de réflexion, puis d’une soudaine
compréhension (insight) de la solution.
Max Wertheimer a affirmé que les apprentissages
proposés aux élèves dans les écoles sont ennuyeux
et ne font pas assez appel à la compréhension par
insight et donc à une pensée véritablement
créatrice.
Les représentants de ce mouvement sont :
Wertheimer, koffka et Köhler, la Gestalt est un mot
allemand signifiant «forme globale» ou «forme
organisée».
2.Les concepts clés
Holistique.
Perception.
Insight
Forme
Compréhension
Effet de contexte.
holistique:
« avoir une vision holistique d’un
phénomène , c’est avoir vision
globale et synthétique de celui-ci.
C’est chercher par delà les
éléments constitutifs, les
structures et les relations de
fonction qui unissent ensembles et
sous-ensembles ».
Jean-Pierre Cuq, Dictionnaire de didactique du
français ,langue étrangère et seconde, Paris:
CLE, 2003.
Perception:
« la perception est une prise de
connaissances à base sensorielle, elle ne
dépend pas seulement de stimuli
auditifs , visuels, olfactifs. Elle se réduit
pas une succession ou une addition de
sensations ».
Elle est liée à :
l’activité sensorimotrice .
Les connaissances et les expériences
antérieures.
La vigilance , l’attention, la disponibilité.
forme:
« structure constituée par un ensemble
d’objets qui sont ou tendent à être
immédiatement reçus comme un
tout » .
Ex. je perçois un pentagone avant de
distinguer les cinq côtés qui le
constituent .
R. Galisson, D. Coste, Dictionnaire de
didactique des langues, Paris: Hachette,
1976.
Insight:
« Sorte d’intuition-illumination, au
cours de laquelle l’individu comprend
brusquement une situation. L’insight
est en fonction de l’expérience du
sujet, du temps de réflexion au
problème, de la structure du
problème , de l’intelligence de
l’individu . »
L. Bellenger, P. Pigallet, Dictionnaire de la
formation et du développement personnel.
Compréhension:
« donner à une situation un sens qui permette
d’agir pour résoudre de façon pertinente le
problème posé ladite situation ».
L’effet de contexte:
« dans le cadre des théories cognitivistes du
traitement de l’information, on désigne par effet
de contexte l’influence d’éléments internes ou
externes sur le processus de récupération de
l’information ».
J.P Cuq, Dictionnaire de didactique du français
langue étrangère et seconde, ibid.
2-Les fondateurs de la théorie Gestaltiste :
Christian Von Ehrenfels et Max Wertheimer:
Ehrenfels : la notion de forme a été théorisée
par Ehrenfels qui a publié en 1890 un article qui l’a
nommé « Uber Gestaltqualitäten ». Il explique que
dans l’acte de perception, nous ne faisons que
juxtaposer une foule de détails, mais nous percevons
des formes (Gestalt) globales qui rassemblent les
éléments entre eux.
Alors il propose un exemple musical :
Exemple:
1 Quand on transpose un morceau on ne change pas la forme de la
mélodie.
2 Quand on change juste quelques notes on modifie la forme de la
mélodie Alors Il propose l’idée qu’on ne peut pas percevoir la
mélodie comme une sensation élémentaire. Pour décrire une
forme, il faut considérer les éléments et aussi les relations entre
eux.
Ehrenfels n’est pas un psychologue gestaltiste mais on peut le
considérer ainsi, car il étudiait les phénomènes de perception de
musique et rendait compte de la façon dont on perçoit une mélodie.
Wertheimer : On lui attribut les débuts de la Gestalt. En
1912, il a travaillé sur le mouvement apparent (phénomène Phi).
L’expérience consiste à allumer en alternance dans l’obscurité
deux points lumineux légèrement distants. On voit apparaître
successivement chacun des deux points en deux lieux distincts
dans un rythme lent ; si on augmente le rythme on a
l’impression d’un va et vient d’un seul point à Perception
(différent de sensation). Pour eux, la perception correspond à
une organisation indépendante de la sensation.
3-Gestaltisme en le rapport avec le béhaviorisme :
Ce courant est caractérisé par les travaux de Brentano
est le primat de la forme. Dans l’étude de la perception,
c’est la conscience et plus particulièrement les états
de conscience, qui sont les éléments les plus importants.
Dans la perception d’un objet, il faut distinguer le fond
qui correspond au produit d’associations cérébrales
de la forme qui serait la résultante de l’activité du
sujet; la forme est structurante et non pas structurée.
La théorie Gestaltiste se construit donc à partir
d’expériences dans le domaine de la perception et
dans celui des illusions perceptives. La perception est
une activité organisatrice répondant aux lois de
proximité, de similarité, de symétrie, de continuité et
de clôture.
Alors qu’avec Watson (Etats-Unis) qui, en 1913, crée le
béhaviorisme comme méthode d’observation de la
modification du comportement d’un organisme en fonction
des modifications du milieu. Le schéma de l’étude
psychologique comportementale s’élabore autour du
stimulus et de la réponse.
D’après les béhavioristes, le comportement est la résultante
d’un apprentissage qu’il faut observer mais ne pas chercher
à comprendre ni à interpréter. Les conduites pathologiques
sont la conséquence d’un mauvais conditionnement, d’où un
traitement de déconditionnement.
De ce fait on peut dire que si le béhaviorisme
(comportementalisme) a montré que
l’environnement extérieur pouvait émettre des
stimuli à l’égard de l’individu, la Gestalt-théorie a
cherché à décrire la façon dont l’information était
traitée par la conscience. Avec ce courant de pensée,
l’objectivité a perdu un peu de sa prégnance et la
subjectivité a commencé à intéresser les chercheurs.
4- les lois de la théorie de la théorie
de la forme :
Loi de similitude
Le principe de similitude soutient que des
choses qui partagent des caractéristiques
visuelles telles que la forme, la taille, la
couleur, la texture, la valeur ou
l’orientation seront vues comme
appartenant à un même groupe.
Loi de proximité
Le principe de la proximité ou de
contigüité déclare que des choses qui
sont plus étroites ensemble seront vues
comme appartenant à un même groupe
Lois de symétrie
Les éléments
symétriques sont
regroupés.
Lois de fermeture /clôture
On cherche à compléter les courbes afin
qu’elles bordent des régions fermées
5- Rapport :Théorie de la Gestalt
/Apprentissage
L’apport théorique de la Gestalt consiste à s’opposer aux
méthodes mécanistes conditionnées et à la maîtrise aveugle des
apprentissages évoqués par les béhavioristes. Elle s’attaque
violemment à la mémorisation, à la restitution, aux connexions et à
l’essai et l’erreur qui n’ont pas de sens pour l’apprenant et ne
demandent pas un engagement significatif,
Les théoriciens de la Gestalt préfèrent de mettre l’accent sur l’effet
de l’apprentissage le plus rentable pour l’élève et le plus proche de
la vie quotidienne. Ils privilégient alors l’insight
L’apprentissage se base sur la perception
Certains apprentissages commencent par des coïncidences brusques
avant que les choses prennent leurs vraies places. Donc la réorganisation
perceptive est le noyau de l’apprentissage.
Les apprentissages donnent aux objets d’apprentissage leurs valeurs :
loin d’être de simples connexions entre des éléments séparés mais
l’insight permet de découvrir les relations internes.
Exemple des mathématiques:
La règle de surface du rectangle : la longueur X la largeur
peut être vérifiée au travers du découpage de la surface.
Sur le manuel de l’élève de la 1ère AEP, On demande aux
petits enfants de regrouper les formes similaires (les
triangles)
En6ème AEP on demande aux
élèves de calculer la surface
d’une forme étrange. La bonne
forme passe par la
réorganisation
Exemple de la lecture :
Voir méthode globale de lecture développée par Decroly
La lecture globale: perception
conclusion
Si on arrive avec la théorie de la Gestalt à entamer un
nouveau paradigme explicatif du rapport au savoir ;
favorisant la subjectivité du sujet apprenant, et le refus du
seul impact des effets extérieurs (conditionnement), nous
pouvons dire avec certitude que ce paradigme va commencer
la révolution scientifique aux termes de Tomas Kuhn pour
permettre aux modèles axés sur l’apprenant de se mettre en
place. Le cognitivisme ne va qu’améliorer cette tendance.
bibliographie
• W. Köhler, Psychologie de la forme, 1929, Paris, Gallimard (collection "idées"),
1964
P. Guillaume, La psychologie de la forme, 1937, Paris, Flammarion,
F. Raynal, A. Rieunier, Pédagogie, dictionnaire des concepts clés, Paris: ESF,
1997.
Gurwitsch, Développement historique de la Gestalt-Psychologie, 1935, Thalès,
J.P Cuq, Dictionnaire de didactique du français , langue étrangère et seconde,
Paris: CLE International,2003.
R. Galisson, D. Coste, Dictionnaire de didactique des langues, Paris: Hachette,
1976.
L.Bellenger, P. Pigallet, Dictionnaire de la formation et du développement
personnel, Paris: ESF, 1996.
D. Ganoach, les théories d ’apprentissage et acquisition d’une langue
étrangère, Paris: Hatier, 1987.
• https://fr.wikipedia.org/
Que voyez-
vous ?
Une jeune
femme ou
une vieille
dame ?
ou les
deux ?
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