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Hypogonadisme Hypogonadotrope

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titre

Hypogonadisme hypogonadotrope

Maud PASQUIER
CHU Jean Verdier

DU INFERTILITE
25/01/07
titre

Physiologie de l’axe gonadotrope


titre

BOUCLES DE REGULATION DE L ’AXE


HYPOTHALAMO-HYPOPHYSO-OVARIEN
PEPTIDES - AMINES
CORTEX

GnRH
HYPOTHALAMUS

FSH LH HYPOPHYSE

INHIBINE
OESTRADIOL Follicules
OVAIRE
Corps jaune
PROGESTERONE
titre

Etablir le diagnostic
d’hypogonadisme hypogonadotrope

 Aménorrhée
 Gonadotrophines non élevées

(LH plus basse que FSH)


 Test aux progestatifs pour évaluer

la profondeur de l’hypogonadisme
titre

CLASSIFICATION O.M.S DES ANOVULATIONS

E2 FSH/LH And Echo

O.M.S Type I bas nl - bas bas nle

O.M.S Type II a. nl nl Nl nle

b. nl bas élevé OPK

O.M.S Type III élevé élevé nl nle


titre
CLASSIFICATION DES AMENORRHEES HYPOTHALAMIQUES
(Leyendecker et al.)
STADE RESULTAT DU TEST

1 CLOMIFENE + avec hémorragie de privation


1a Phase lutéale
1b Insuffisance lutéale
1c Cycle anovulatoire

2 PROGESTATIF +
CLOMIFENE -

3 PROGESTATIF - et réponse pituitaire à


1 bolus de 100 µg de GnRH (IV)

3a Réponse de type "adulte"


3b Réponse de type "pré-pubertaire"
3c Pas de réponse
titre
CONCORDANCE ENTRE LES CLASSIFICATIONS
DE LEYENDECKER ET L ’O.M.S

O.M.S. E2-J3 Test au P Test au CC FSH J3 LH J3 Test au GnRH LEYENDECKER

I bas N. bas N. bas plat 3c


FSH > LH 3b

LH > FSH 3a

IIa N + - N N N 2
N + + N N N 1c anovulation

Hémorragie 1b l.lutéale
de privation 1a biphasique
IIb N + + N

III + + N N N

N bas +/- +
titre

Hypogonadismes hypogonadotropes acquis

chez l ’homme
 Diminution de la libido
 +/- troubles de l’érection
 Asthénie, perte de l’élan vital
 Diminution du volume testiculaire avec consistance molle
(<18ml, 4cm)
 Diminution de la pilosité axillo-pubienne
 Diminution des masses musculaires
 Ostéoporose
 ATCD de cryptorchidie
 Pas de gynécomastie : plutôt dans les causes testiculaires
titre

Etablir le diagnostic
d’hypogonadisme hypogonadotrope
Congénital
 Faible développement mammaire spontané
 Aménorrhée primaire
 Micropénis et hypopilosité
 Pas de pic de croissance pubertaire mais durée plus longue
d’accroissement de la taille
=> macroskélie envergure > taille,
rapport segment sup /segment inf <0,9
 Retard de croissance : oriente vers cause HP (GH)
 Cas familiaux
 Anosmie (Kallmann de Morsier) : olfactométrie
titre

Quel bilan devant un hypogonadisme ?


Hypogonadisme clinique

Testo, E2, FSH, LH

Testo, E2 bas Testo, E2 bas


FSH et LH normales ou basses FSH et LH augmentées

Hypogonadisme hypogonadotrophique Hypogonadisme hypergonadotrophique

IRM cérébrale Caryotype


Olfactométrie
Bilan hormonal antéHP (PRL, axe corticotrope, somatotrope, thyréotrope)
Fer sérique, ferritine
titre

Dosage de testostérone

]
 Testo liée à la SHBG : 38%
 Testo liée à l’albumine : 60%
 Testo libre : 2%
]
testo biodisponible testo totale

SHBG :  avec maigreur, HT, cirrhose et estrogènes


 avec obésité, hypoT et GH
titre

Exploration d’un hypogonadisme

 Tests dynamiques : dans les cas douteux


- GnRH : pour affirmer un hypo hypo mais ne permet
pas de différencier une origine HPT ou HP
- Stimulation par hCG : test de stimulation testiculaire
d’indication limitée

 Étude de la pulsatilité de la LH : très lourd, cadre de


la recherche
titre

Etiologies des déficits gonadotropes congénitaux


KAL1, FGFR1

HPT DAX1
Leptine, R leptine
PROP1, LXH3

GnRH (souris)

GPR54
GnRH R
HP
LH , FSH 

TESTICULES OVAIRES
titre

Etiologies des déficits gonadotropes congénitaux

 Isolés
– Mutations inactivatrices du récepteur GnRH
– Mutation de la ßLH
– Mutations de la ßFSH
– Mutations de GPR 54
– Idiopathiques (gènes non identifiés)
 Associés à d’autres endocrinopathies
– Avec hypoplasie congénitale des surrénales (DAX-1)
– Avec insuffisance ante-hypophysaire (PROP-1)
– Avec obésité morbide par mutation des gènes de la leptine, de
son récepteur et de la proconvertase PC1
titre

Etiologies des déficits gonadotropes


congénitaux

 Associés à des atteintes neurologiques


– Syndrome de Kallmann
– Syndrome de Gordon Holmes (Sd cérébelleux)
– HH avec surdité avec mutation de la Connexine 26 ?
– Syndrome de Willi-Prader
– Syndrome de Laurence Moon
– Syndrome de Bardet-Biedl (BBS1)
titre

Syndrome de Kallmann : HH + anosmie : génétique

 Formes familiales
– 5 à 20 %
– Liées à l ’X
– Autosomiques
dominantes et
récessives
 Formes sporadiques
– 80 à 95 %
– Génétique ou Kal-1
anomalies du
développement ?
titre

Syndrome de Kallmann : anomalie de migration


des neurones à GnRH et olfactifs

Anosmie avec atrophie des bulbes olfactifs (IRM)


titre

Anomalies du GnRH- R de type 1

Gln106Arg; Arg262Gln
Mutations du récepteur de la GnRH titre

De Roux, N Engl J Med 1997; Caron JCEM 1999; Pralong JCEM 1999;
Kottler JCEM 2000; Beranova, JCEM 2001; Soderlund Clin Endoc 2001; Costa JCEM 2001;
Layman Fertil Steril 2002; Wolczynski Fertil Steril 2003

C200Y M1T

T32I

C279Y
R139H
T168A A171T L266R
E90L
titre

Mutations du R GnRH

Relations génotype- phénotype

HH sévère avec HH complet Eunuque


Cryptorchidie et µpénis habituel fertile

+ _

Absence complet Oligoménorrhée


de développement Thélarche spontanée Règles
pubertaire Aménorrhée primaire Grossesse spontanée
titre
Un nouveau gène responsable d’hypogonadisme
hypogonadotrope idiopathique (sans anosmie)

KiSS derived
Acierno et al. JCEM 2003
peptide receptor GPR 54
titre

Mutations de DAX-1

Insuffisance surrénale et déficit gonadotrope

Classiquement
Insuffisance surrénale néonatale
Impubérisme à l’âge adulte
Déficit gonadotrope mixte hypothalamo-hypophysaire complet

Parfois
Phénotype dissocié ou partiel
Révélation plus tardive
titre

Étiologies des hypogonadismes


hypogonatrophiques acquis
 Causes hypophysaires
- Micro ou macroprolactinomes
- Adénomes non sécrétants (macro)
- Autres adénomes : FSH, acromégalie, cushing, TSH
- Hémochromatose
 Causes hypothalamiques
- Craniopharyngiome
- Germinome, méningiome, gliome du chiasma
- Sarcoïdose,histiocytose
- Méningite, trauma crânien
- Radiothérapie
- Retard pubertaire simple
- Anorexie
titre

Aménorrhées hypothalamiques acquises


ORGANIQUES
Lésions tumorales de
l ’hypothalamus ou de la
tige pituitaire

Origine
supra-hypophysaire

FONCTIONNELLES
Anorexie mentale - malnutrition
- exercice intensif
Aménorrhée psychogénique :
stress - dépression
Aménorrhée idiopathique
titre

Hypogonadisme hypogonadotrope
fonctionnel

 Diagnostic d’élimination

 Sélection alimentaire
(nombre de calories normal, poids normal, régime
pauvre en lipides)

 Activité physique > 6 heures par semaine


titre

Traitement des hypogonadismes


 Traitement étiologique
- Exérèse d’une tumeur
- Agonistes dopaminergiques en cas de prolactinome
- Soustraction sanguine en cas d’hémochromatose
 Restitution de la fonction endocrine
- Androgènes / THS ou COP
 Restitution de la fonction exocrine
(spermatogénèse/folliculogénèse)
- Pompe à GnRH
- Gonadotrophines
titre

Androgènes
 Dvpt des caractères sexuels secondaires si ttt
avant la puberté sinon évite leur régression
 Protège de l’ostéoporose
 Ne rétablit pas la STG
 Ne rétablit pas le volume testiculaire
 Après élimination d’une néoplasie prostatique
 Androtardyl IM 250mg/3sem : énanthate de
testo
 Pantestone : undécanoate de testo (PO)
 Andractim : dihydrotesto, gel
titre

hypothalamus

pituitary
LH/hCG rh-FSH
LH FSH

+ Sertoli cells Inhibin B


+
T T
Leydig
cells
Seminiferous
Blood vessel tubule
spermatogenesis
titre

Gonadotrophines
 Maturation complète endocrine et exocrine et volume
normal

 Désir de paternité

 Administration combinée de :
- FSH ou hMG : 150 UI 1j/ 2
- hCG : 1500 à 3000 IU 1j/2

 Traitement long : 1 à 3 ans (auto-injections)


 Cryptorchidie : mauvais pronostic
titre

Administration pulsée de GnRH

 IRM hypophysaire normale nécessaire avant


de débuter le traitement
 Ttt de choix dans les atteintes HPT
 Acétate de gonadoréline : Lutrelef
 Voie sous-cutanée
 Bolus toutes les 90 à 120 min
 Efficacité ++
 Inconvénients : longueur du ttt et port de la
pompe en permanence
titre

GnRH pulsée : Acétate de gonadoréline

Voie d’administration SC IV

grande maniabilité

dose de départ : 5 à 20 g / pulse (BMI) 5 g / pulse

prix plus élevé


titre

GnRH pulsée : Acétate de gonadoréline

Voie d’administration IV ou SC ?

GnRH
plasmatique

5 30 60
titre

GnRH pulsée : Acétate de gonadoréline

Soutien de la phase lutéale: obligatoire

1. Laisser la pompe en place : le plus simple


mais le plus cher

2. hCG

3. Utrogestan
titre

BILAN INITIAL AVANT ADMINISTRATION


PULSATILE DE GnRH

• HORMONAL • SPERMOGRAMME -
• SPERMOCYTOGRAMME
• Stéroïdes sexuels
• FSH-LH
5 dosages à 15 mn d ’intervalle • TEST DE HUHNER (à prévoir)

• HYSTEROSALPINGOGRAPHIE

• IRM
titre

PROTOCOLE D ’UTILISATION

ADMINISTRATION PULSATILE DE LUTRELEF®

ECHOGRAPHIE

PROGESTATIFS
HCG
POSE RENOUVELLEMENT RETRAIT 2500 UI

REGLES J1 J10 J20


(entre 2ème et 5ème
jour du cycle)

• HUHNER • EX. CLINIQUE


• ECHOGRAPHIE • E2 - P
• LH- E2
titre

ADMINISTRATION PULSATILE DE LUTRELEF®


Taux de Taux de Nb total de Obtention de
grossesse grossesse grossesses grossesse :
à 3 mois à 6 mois nb moyen de
cycles

LEYENDECKER 85 % 100 % 42 2.2


(36 patientes)

GOMPEL 83% 98 % 42 2.3


(37 patientes)

HOMBURG 73 % 93 % 38 2.4
(39 patientes)
titre

COMPARAISON DE L ’EFFICACITE
MARTIN et al. 1993

GnRH pulsatile Gonadotrophines


IV (75-250 ng/kg)
Nb de patientes 41 30

Nb de cycles 118 111

Taux d'ovulation/cycle 93 % 97 %

Nb de cycles/patiente 2.9 3.7

Taux cumulé de 96 % 72 %
grossesse après 6 cycles
titre

EFFICACITE CLINIQUE DE LUTRELEF®


(acétate de gonadoréline)
Homburg Braat Martin Filicori et
et al. 1989 et al. 1991 et al. 1993 al.* 1994
Patients 118 NR 41 292
Cycles 434 NR 118 600
Grossesses 100 223 NR 105
Taux d'ovulation (%) 70 NR 93 75
Taux de grossesse par 23 NR 29 18
cycle de traitement (%)
Taux de grossesse 7.0 13.5 8.3 3.8
multiples (%)
Taux de FCS (%) 28.0 10.3 23.8 29.5
* Série ne comportant pas que des aménorrhées hypothalamiques (OPK…)
titre

COMPARAISON AVEC LA POPULATION


GENERALE ET LES GONADOTROPHINES

FCS Gross. Multi. Hyperstim.

Pop. Générale 31 % 1,25 % 0

LUTRELEF 27 % 4,76 % Aucune

HMG/HCG 22 à 31 % 25 à 38 % 6,8 %
FSHp
titre
RISQUE DE GROSSESSE MULTIPLE ET TOLERANCE

MARTIN et al. 1993


GnRH pulsatile Gonadotrophines
IV 75-250 ng/kg)

Nb de patientes 41 30

Nb de cycles 118 111

Risque de 8,3 % 14,8 %


grossesse multiple uniquement gémellaires

> 2 foll dominantes 18,9 % 47,6 %

> 3 foll dominants 5,4 % 16,6 %


titre

QUALITE DE VIE DES PATIENTES

Avantages du traitement par la pompe à GnRH

Déplacements de la patiente moins fréquents


Echographies : consultation le soir au cabinet du médecin
Dosages E2 : prélèvements sanguins le matin

Pas d ’injection intra-musculaire quotidienne

Peu de risques de grossesses multiples


Si c ’est le cas : gémellaire

Durée du traitement moins longue (car meilleure efficacité)

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