Les centrales
de traitement
d’air (CTA)
Mohamed Amine El Gharbi
Ingénieur en Génie Energetique
Maitre Technologue en Génie des
Procédés (ISET Sfax)
Plan de la formation
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Définition
Les centrales de traitement d’air (CTA) permettent
de maîtriser en température et parfois en
hygrométrie la qualité de l’air soufflé.
Les centrales sont constituées d’éléments
préfabriqués et assemblés dans un caisson de
soufflage et éventuellement dans un caisson de
reprise.
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Objectifs de la centrale d’air
L’introduction d’air neuf (procédant ainsi au
remplacement de l’air dit pollué)
L’épuration de l’air transmis (par filtration)
La contribution au bien-être ambiant
(intervention sur l’humidité et la chaleur de
l’air soufflé)
La diminution du bruit extérieur (il n’est plus
nécessaire d’ouvrir les fenêtres)
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Les flux d’air
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Les différents types de
filtration d’air
Recyclage partiel : une portion de l’air prélevé est
rejetée et changée par de l’air neuf
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Les différents types de
filtration d’air
Recyclage total : aucun air neuf n’est apporté, le
traitement de l’air (épuration, hygroscopie) se déroule
strictement sur l’air ambiant
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Les différents types de
filtration d’air
Tout air neuf : le débit entrant est équivalent au débit
sortant. Il devient par conséquent intéressant de
recouvrer l’énergie sur l’air prélevé grâce à un
récupérateur sur air pollué.
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Les différents types de
filtration d’air
Tout air neuf : le débit entrant est équivalent au débit
sortant. Il devient par conséquent intéressant de
recouvrer l’énergie sur l’air prélevé grâce à un
récupérateur sur air pollué.
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Accessibilité et emplacement
Le groupe de ventilation ou la centrale de traitement d'air rassemble un
certains nombre des composants d'un réseau de ventilation. C'est pourquoi,
peu importe son emplacement, il doit impérativement rester accessible afin
de permettre les contrôles, entretiens, inspections, nettoyages, réglages,
remplacements, ... périodiques et nécessaires.
De manière générale, le groupe de ventilation peut se trouver :
soit à l'extérieur du bâtiment, bien souvent en toiture,
soit à l'intérieur d'un local technique, situé également en haut du
bâtiment pour favoriser les prises et rejets d'air.
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Constitution d’une CTA
un caisson de mélange (1) ; un caisson de filtration (2) ; une
batterie chaude (préchauffage) (3) ; une batterie froide (4) ; une
batterie chaude (réchauffage) (5) ; un humidificateur (6) ; un
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Symboles
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Symboles
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Symboles
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Récapitulatif
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1 : Grille d’entrée d’air neuf 10 : Ventilateur de soufflage
2 : Registres 11 : Humidificateur à vapeur
3 : Caisson de mélange 12 : Groupe motoventilateur de
4 : 1er rang de filtration, filtre plissé reprise (ou d’extraction)
4 bis : 2ème rang de filtration, filtre à 13 : Grille de rejet
poche 14 : Caisson de soufflage
5 : Batterie chaude 15 : Caisson de reprise (ou
6 : Batterie froide d’extraction)
7 : Pare gouttelette 16 : Gaine de soufflage
8 : Humidificateur à pulvérisation 17 : Gaine de reprise (ou
d’eau recyclée d’extraction)
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9 : Moteur du ventilateur de 18 : Gaine de rejet
Caisson de mélange
Le caisson de mélange standard (2 voies) est généralement utilisé pour
réaliser le mélange de deux airs :
l’air neuf ;
l’air recyclé.
Il est parfois destiné uniquement à assurer une sélection de circuit.
Le caisson de mélange standard « 2 voies » comporte, à l’intérieur ou à
l’extérieur, des volets dont les lames peuvent être montées en parallèle ou
en opposition
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Caisson de mélange
Le caisson de mélange économiseur à
3 voies permet d’assurer :
le dosage et l’extraction d’air vicié ;
le dosage et l’introduction d’air
neuf ;
le passage de l’air recyclé.
Les 3 volets sont motorisés et
solidaires. Il se monte sur une
centrale de traitement d’air
double qui est dotée de deux
ventilateurs destinés à assurer le 24
soufflage et la reprise
Caisson de filtration
L’opération de filtration n’a aucune action sur
les caractéristiques thermiques de l’air. Elle
n’apparaît pas sur le diagramme de l’air
humide. Elle crée une chute de pression sur
l’air. Elle fait cependant partie intégrante
d’une centrale de traitement d’air.
Filtrer consiste à éliminer d’un fluide gazeux
tout ou partie des particules ou aérosols qu’il
contient, en les retenant sur une couche
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poreuse appelée « média filtrant ».
Caisson de filtration
Classification
Filtres grossiers
Filtres fins
Filtres absolus.
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Caisson de filtration
Classification des filtres à moyenne et haute efficacité selon la norme EN 779 – 2002
filtres grossiers (moyenne efficacité) filtres fins (haute efficacité)
Efficacité
Classe de filtre Rendement Perte de charge Classe de filtre Perte de charge finale
spectrale à 0,4 µ
gravimétrique (Pa) max
(%) – DEHS
50≤ Am<65% 250 F5 40 ≤ Em<60% 450
G1
65 ≤ Am<80% 250 F6 60 ≤ Em<80% 450
G2
80 ≤ Am<90% 250 F7 80 ≤ Em<90% 450
G3
Am ≤ 90% 250 F8 90 ≤ Em<95% 450
G4
F9 Em ≤95% 450 27
HEPA : High Efficiency Particulate Air
Caisson de filtration filter
**ULPA : Ultra Low Penetration Air
filter
***MPPS : Most penetrating particule
Classification des filtres très haute efficacité selon la norme EN 1822
size
Norme EN 1822 valeurs intégrales MPPS*** valeurs locales MPPS***
Pénétration Cœfficient Pénétration
Groupe Efficacité Efficacité Cœfficient
Classe de filtre maximale épuration maximale
de filtre minimale (%) minimale (%) épuration minimal
(%) minimal (%)
85 15 6,7 – – –
H10
95 5 20 – – –
H11
Hepa* 99,5 0,5 200 – – –
H12
99,95 0,05 2 000 99,75 0,25 400
H13
99,995 0,005 20 000 99,975 0,025 4 000
H14
U15 99,9995 0,0005 200 000 99,9975 0,0025 40 000
ULPA** U16 99,99995 0,00005 200 000 99,99975 0,00025 400 000
U17 99,999995 0,000005 200 000 99,9999 0,0001 1 000 000 28
*
Caisson de filtration
Le choix de la classe de filtre pourra se baser sur les indications suivantes :
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Batterie chaude
La batterie chaude assure le préchauffage ou le chauffage de
l’air à l’aide d’un fluide chaud qui peut être de l’eau, de l’eau
surchauffée, de la vapeur, la condensation d’un fluide
frigorigène.
La batterie chaude peut être électrique. Elle est alors
composée par des résistances électriques en contact avec
l’air.
Durant l’opération de chauffage, l’humidité absolue, ou
teneur en humidité r reste constante. En revanche, l’humidité
relative φ (en %) diminue.
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Batterie froide
La batterie froide assure le refroidissement de l’air, avec ou
sans déshumidification, à l’aide d’un fluide froid qui peut être
de l’eau glacée ou glycolée ou par évaporation d’un fluide
frigorigène.
Durant l’opération de refroidissement sans déshumidification,
l’humidité absolue ou teneur en humidité r reste constante. En
revanche, l’humidité relative φ (en %) augmente.
Durant l’opération de refroidissement avec déshumidification,
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Batterie froide
Toutes les batteries froides, qu’elles soient à eau ou à détente
directe, sont équipées d’un bac de récupération de condensats.
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Batterie froide
L’eau condensée sur la batterie est recueillie dans ce bac de
récupération. Celui-ci est raccordé par une tubulure
d’évacuation vers un siphon à l’air libre dont la construction est
à prévoir dès l’installation.
Ce siphon permet avant tout le bon écoulement de l’eau et a,
en outre, deux fonctions essentielles :
dans le cas d’un système en dépression, il empêche l’entrée
de l’air extérieur ;
dans le cas d’un système en surpression, il évite une perte de
l’air soufflé. 33
Humidificateur
L’humidificateur sert à augmenter la teneur en eau de l’air
traité, c’est-à-dire à augmenter l’humidité absolue. Pour qu’il y
ait humidification, il faut un contact étroit et intensif entre l’air
et la source d’humidité. Cette source d’humidité peut être :
de l’eau finement pulvérisée et projetée dans le flux d’air où
elle se transforme en vapeur. Le changement d’état nécessite
un apport de chaleur qui sera fourni par l’air traité (chaleur
latente de vaporisation)
de la vapeur produite
soit indépendamment dans un circuit de distribution alimenté
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par une chaudière de production de vapeur.
Humidificateur
35
Ventilateur
Le ventilateur, ou motoventilateur, permet d’assurer
l’écoulement continu de l’air .
Il se compose de deux éléments principaux (Figure 27) :
une roue, qui porte les aubes ;
une enveloppe, ou volute, qui canalise l’air déplacé par cette
roue.
36
Ventilateur
37
CLAPETS COUPE-FEU
Les clapets coupe-feu sont conçus pour l’isolation automatique
de compartiments feu dans les systèmes de ventilation et de
conditionnement d’air.
Les clapets coupe-feu s'obturent quand une certaine
température est atteinte, isolant les sections de bâtiment afin
d'éviter la propagation du feu et des fumées
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Récupérateur de chaleur
L'air neuf de ventilation, après avoir été porté à la température
de confort à l'intérieur du bâtiment, est rejeté à l'extérieur alors
qu'il possède un niveau énergétique supérieur à l'air extérieur
que l'on introduit. On parle d'une enthalpie (un contenu en
chaleur) plus importante que l'air extérieur.
L'idée est de transférer cette chaleur de l'air extrait vers l'air
neuf. On peut ainsi arriver à une récupération de 50 .. 95 % du
budget de chauffage de l'air de ventilation. 39
Silencieux
Le choix d'un silencieux est commandé par le niveau de bruit à
atteindre dans les locaux (par exemple NR 35). Il dépend des
caractéristiques des locaux, de tout le réseau de distribution, du
ventilateur, ...
Le choix est donc difficilement maîtrisable par le responsable du
bâtiment. La sélection d'un silencieux s'effectue généralement
par le fabricant lui-même.
Choisir des silencieux circulaires, générant moins de pertes de
charge. Ceci n'est pas toujours possible lorsque les débits
deviennent importants, les silencieux circulaires n'apportant 40
Silencieux
La meilleure position d'un silencieux varie d'une installation à
l'autre. On respectera les prescriptions suivantes:
Le silencieux doit être le plus près possible du ventilateur,
principalement si le gainage passe au-dessus d'un local
critique juste en aval du ventilateur.
Si le gainage à la sortie du ventilateur traverse un local sans
exigence acoustique (local technique, ..), il est préférable de
placer le silencieux dans la cloison séparant ce local des
locaux avec exigences acoustiques, pour éviter la
transmission de bruit par by-pass du silencieux. 41
Bouches de pulsion et
d'extraction
On peut résumer la qualité d'une installation de diffusion d'air
en 3 phrases :
on se sent bien (qualité d'air et confort thermique),
on n'entend rien (confort acoustique),
on ne voit rien (intégration architecturale).
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Bouches de pulsion
Le choix des bouches de pulsion et de leur position va fortement
conditionner le confort dans le local. Il est donc important de ne pas choisir
au hasard.
Quatre grandeurs vont ensuite guider le choix d'une bouche de pulsion : le
débit, le bruit, la vitesse et la température. Les valeurs citées ci-après sont
issues de la norme DIN 1946 (vitesse dans la zone d'occupation).
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Bouches de pulsion
44
Fonctionnement d’une CTA
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Choisir le réseau de
distribution
Voici les valeurs de pertes de charge maximum recommandées par SIA
(Société suisse des ingénieurs et architectes) pour l'ensemble d'un réseau
de ventilation, ce qui comprend la pulsion, l'extraction et l'éventuelle
récupération de chaleur :
Recommandations SIA V382/3 : pertes de charge totales du système
Pour toutes les installations 1 200 [Pa]
Pour les installations énergétiquement très performantes 900 [Pa]
À titre de comparaison, en moyenne dans les anciennes
1 500 à 2 000 [Pa]
installations
Ces valeurs peuvent être comparées aux valeurs calculées par les
concepteurs du nouveau réseau de ventilation.
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Tracé du réseau
La règle générale est de dessiner le réseau
le plus simple possible
Pour limiter au maximum les pertes de
charge,
Pour faciliter l'équilibrage et la
maintenance.
Tout d'abord, il faut toujours essayer
d'obtenir le réseau le plus court possible.
Dans les grands réseaux, il peut être
judicieux de subdiviser l'installation en 47
Tracé du réseau
Ensuite, le tracé doit comporter un minimum de coudes, de dérivations, de
changements de section. Le dessin de ces perturbations doit aussi faire
l'objet d'une attention particulière.
Voici une série de tracés qui peuvent être considérés comme corrects et les
tracés qu'il faut éviter pour limiter les pertes de charge :
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Forme et matériau des
conduits
Il existe des conduits rectangulaires et des conduits circulaires. En regard
des avantages et des inconvénients de ces deux types de conduit, il est
préférable de favoriser, si l'encombrement le permet, le placement de
conduits circulaires rigides avec joints (de préférence doubles) aux
raccords :
Leur étanchéité est nettement supérieure
Leur placement est plus rapide, donc moins cher
Pour une même section, leurs pertes de charge sont moindres
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Forme et matériau des
conduits
Il faut de préférence installer des
conduits galvanisés, pour leur faible
rugosité et parce qu'ils ne sont pas
sujets à l'arrachement de matière. Les
conduits en asbeste ciment ont une
rugosité 1,5 fois supérieure à ces
derniers et les conduits isolés
intérieurement, une rugosité 1,5 à 2
fois supérieure. Leur utilisation est
interdite dans tous les bâtiments et en 50
Isolation
Tout conduit distribuant de l'air traité (chauffé ou refroidi) doit
être isolé. En effet, un air traité à 16°C en centrale, risque
d'arriver à 25°C dans le local à refroidir, de par son trajet dans
les faux plafonds (souvent surchauffés, notamment par les
luminaires). Ce qui est évidemment inadmissible.
En principe, les conduits d'extraction ne doivent, quant à eux,
pas être isolés, sauf dans le cas où ils sont raccordés à un
récupérateur de chaleur et que les conduits traversent des
locaux non traités ou sont insérés dans une trémie en contact
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avec l'extérieur.
Isolation
Plusieurs références permettent de définir la qualité thermique
de l'isolant à mettre en œuvre. La réglementation thermique
française impose une résistance thermique minimum du
calorifuge de 0,6 m²K/W, ce qui équivaut à une épaisseur de 2,4
cm de laine minérale. Le cahier des charges impose, lui, une
résistance thermique de 0,65 m²K/W (2,6 cm de laine minérale)
pour les conduits intérieurs, 1,5 m²K/W (6 cm de laine) pour les
conduits extérieurs et 0,5 m²K/W (2 cm de laine) pour les
52
Merci de votre
attention