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Introduction à l'enseignement de la psychiatrie

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INTRODUCTION À

L’ENSEIGNEMENT DE
LA PSYCHIATRIE
PR AIDA SYLLA
PLAN

• Généralités
• Différentes approches
• Éléments de sémiologie psychiatrique
• Nosographie psychiatrique
GENERALITES

• Psychiatrie provient du mot grec « psyché » qui signifie « âme ou esprit »


et iatros qui signifie « médecin »: médecin de l’âme
• Spécialité́ médicale traitant la maladie mentale composée par des sous-unités telle
que:
• Pédopsychiatrie qui concerne les enfants
• Psycho gériatrie destinée aux personnes âgées
Le champ de la psychiatrie s’é́tend du diagnostic, au traitement, en passant par la
prévention des troubles mentaux, incluant les divers troubles : cognitifs,
comportementaux et affectifs
DIFFÉRENTES APPROCHES

• La psychiatrie comprend au moins trois approches liées entre elles


• Modèle biologique: Il s'appuie sur l’idée de dérèglements organiques, biologiques,
notamment au niveau du fonctionnement cérébral, qu'il faudrait corriger
• Modèle psychologique: Dans lequel on s’intéresse au psychisme de l'individu et qu'on
traite par les psychothérapies
• Modèle social : Il s’intéresse à l'interaction du patient avec son milieu, ainsi qu'au
niveau collectif et social des troubles qu'il présente
DIFFÉRENTES APPROCHES

• Autres approches décrivent

• Modèle bio-psycho-sociale: qui serait une forme d'intégration des trois


approches précédentes
• Modèle systémique: qui concerne le système social (noyau familial)
• Modèle psychanalytique : qui concerne le fonctionnement mental de
l’individu.
Séméiologie psychiatrique

• Un signe est une observation clinique « objective », :


ralentissement psychomoteur
• Un symptôme est une expérience « subjective » décrite
par le patient : humeur dépressive
• Un syndrome est un ensemble de signes et symptômes
formant un ensemble reconnaissable
Séméiologie psychiatrique

Le recueil de la séméiologie psychiatrique


implique :
• Attention au contenu de l’entretien
• Déroulement et à son contexte familial et social
Séméiologie psychiatrique

• L’examen psychiatrique est essentiellement


clinique +++.
• L’analyse séméiologique en psychiatrie consiste à
explorer 8 domaines de l’expérience vécue et des
conduites du patient
• L’évolution de la symptomatologie dans le temps
est également importante à explorer
1-La présentation

• L’apparence avec :
• Allure qui peut être extravagante ou bizarre
• Hygiène corporelle qui peut être révélatrice d’une incurie avec
indifférence et manque de soin
La présentation

• La mimique, qui peut être


• Exagérée ou hypermimie
• Diminuée ou hypomimie voire disparue ou amimie
• Dysmimie ou en désaccord avec le contenu psychoaffectif
La présentation

• Activités psychomotrices pouvant être


• Excessives (accélération psychomotrice, instabilité psychomotrice,
hyperkinésie, tasikinésie, akathisie, voire agitation)
• Diminuées (ralentissement psychomoteur et bradykinésie, voir catatonie
avec catalepsie et négativisme)
• Inadaptées (avec des bizarreries, parakinésies, échopraxie, échokinésie,
maniérisme, attitudes empruntées ou stéréotypies).
2-Le langage et la pensée

Le discours est l’association du langage et de la pensée


Le discours peut être analysé selon sa dynamique, sa
forme et son contenu.
La dynamique du langage peut être
• Augmentée (avec logorrhée, discours abondant,
volubile, rapide ou tachyphémie, voire verbigération),
• Diminuée (avec pauvreté du discours ou alogie,
discours non spontané, lent ou bradyphémie, réponses
laconiques, latence des réponses, voire mutisme).
Le langage et la pensée

La dynamique de la pensée peut elle-même être :


• Augmentée (tachypsychie, fuite des idées, relâchement
des associations ou coq à l’âne et associations par
assonance),
• Diminuée (bradypsychie, monoïdéisme, voir anidéisme,
c’est-à-dire absence de production de pensée).
Le langage et la pensée

La forme du langage peut être altérée :


• Phonétique (prosodie diminuée avec possible voix
monocorde, voire aprosodie, augmentée ou
dysprosodique),
• Lexico sémantique (écholalie, palilalie, néologismes et
paralogismes voire schizophasie, c’est-à-dire invention
d’un nouveau langage),
• Syntaxique (avec agrammatisme),
Le langage et la pensée

La forme du discours peut être altérée dans sa


continuité avec des
• Incohérences , de la diffluence (avec pensée
tangentielle, circonlocutoire,
• Digressive , allusive, vague, sans idée directrice) et
parfois avec
• Discontinuités (fading, barrage).
Le langage et la pensée

Le contenu du discours peut retrouver :


• Idées délirantes,
• Soucis et inquiétudes,
• Obsessions
• Réviviscences, flashbacks,
• Idées phobiques,
• Idées liées à une anxiété anticipatoire,
• Idées liées à l’humeur (négatives, de dévalorisation,
d’incurabilité etc. ou au contraire, positives, de grandeur,
d’optimisme démesuré, etc.),
• Idées de mort et des idées de suicides.
3-La perception

• Hallucinations (perceptions sans objet)


• Illusions (perceptions déformées)
• Augmentation de la perception sensorielle (hypersensibilité
ou hyperesthésie sensorielle)
• Diminution de la perception sensorielle (hyposensibilité ou
hypoesthésie sensorielle) pouvant intéresser une ou
plusieurs modalités sensorielles.
• Déréalisation
• Dépersonnalisation
4-L’attention et la mémoire

• Attention peut être


• Diminuée avec hypoprosexie (difficulté de concentration)
et distractibilité (par un distracteur interne, une pensée
ou externe, un stimulus)
• Augmentée avec hyperprosexie (polarisation
attentionnelle exagérée sur un stimulus) et hypervigilance
(alerte attentionnelle).
• Mémoire épisodique peut être altérée
• Amnésie
• Paramnésie (remémoration décontextualisée ou
déformée)
• Mémoire de travail peut être altérée avec oubli, erreur,
5-L’affectivité

• Émotions peuvent être


• Plus intenses (hyperesthésie affective, hyperréactivité ou
instabilité émotionnelle)
• Diminuées (hypoesthésie voir anesthésie affective,
émoussement affectif, affect abrasé ou restreint)
• Qualité particulière comme par exemple l’anxiété ou la
tension interne
• Discordantes avec le contenu psychoaffectif (discordance
idéo affective avec possible réaction émotionnelle
inappropriée, paradoxale, imprévisible)
• Anhédonie désigne plus spécifiquement la perte de la
capacité à éprouver du plaisir
L’affectivité

L’humeur est la tonalité affective globale et durable qui colore


la perception du monde et peut être
• Augmentée (hyperthymie),
• Diminuée (hypothymie), voir absente (athymie),
• Changeante ou versatile (labilité de l’humeur),
• Athymhormie désigne tout à la fois la suppression de
l’humeur (athymie) et la perte de l’élan vital (aboulie :
difficulté à initier une action pourtant planifiée par manque
d’affect).
6-Les fonctions physiologiques

• Sommeil peut être modifié avec : insomnie,


hypersomnolence, cauchemars, sensation de suffocations
nocturnes, somnambulisme.
• Alimentation avec : anorexie, hyperphagie.
• Sexualité avec : baisse ou augmentation du désir sexuel,
baisse ou augmentation de l’excitation sexuelle.
7-Le comportement

• Évitements et compulsions
• Comportements suicidaires avec recherche de moyens
létaux.
• Fonctionnement interpersonnel peut être
• Inhibé avec clinophilie, retrait social voire asocialité
• Désinhibé avec ludisme, familiarité, causticité, hostilité,
voire avec un contrôle des impulsions
• Altéré (avec impulsivité, agressivité, accès de colère, et
possible atteinte aux mœurs, conduite à risque et
conduite auto ou hétéro agressive)
• Inadapté avec bizarrerie comportementale,
comportements insolites, étrange.
8-Jugement et conscience du trouble

• Jugement peut être distordu avec une logique inappropriée


(jusqu’au rationalisme morbide) et une indécision.
• Insight c’est-à-dire la conscience de la maladie, la capacité
d’attribuer les expériences mentales inhabituelles à la
pathologie, et l’adhésion au traitement peut également être
altéré.
Les critères pour définir un trouble mental

• Le diagnostic en psychiatrie est clinique+++.


• Il n’existe actuellement pas d’examen complémentaire
dont la sensibilité ou la spécificité serait suffisante pour
confirmer un diagnostic de trouble mental.
• Par contre, l’élimination d’un diagnostic différentiel lié à
une substance ou médicale non-psychiatrique peut
nécessiter des examens complémentaires.
Système nosographique psychiatrique

Bien que d’autres classifications existent, deux systèmes


nosographiques psychiatriques sont traditionnellement
utilisés au niveau international :
• la CIM-10 (Classification internationale des maladies,
10e édition), rédigée par l’OMS (Organisation mondiale
de la santé) qui classe toutes les maladies, dont les
troubles psychiatriques,
• le DSM-5 (5e révision du Diagnostic and Statistical
Manual), rédigé par l’APA (Association américaine de
psychiatrie) qui classe uniquement les troubles
psychiatriques.
Les catégories nosographiques
Les catégories principales

La distinction entre névrose et psychose n’est plus


à utiliser.

Chez l’adulte (et l’enfant) les grandes catégories


sont :
Les catégories nosographiques
Les catégories principales
• les troubles du neurodéveloppement, caractérisés par un
ensemble de troubles qui débutent durant la période du
développement psychomoteur, qui regroupent entre autres
:
o le trouble du spectre de l’autisme,
o le trouble déficit d’attention/hyperactivité et les troubles
apparentés,
o les troubles de la communication, des coordinations
motrices et les troubles spécifiques des apprentissages,
o les troubles du développement intellectuel caractérisés par
un déficit des fonctions intellectuelles et adaptatives ;
Les catégories nosographiques
Les catégories principales
• les troubles psychotiques, caractérisés par une altération
du contact à la réalité ;
• les troubles de l’humeur, caractérisés par « une
perturbation de l’humeur » accompagnée des
modifications cognitives et physiologiques reliées ;
• les troubles anxieux, caractérisés par « une anxiété
excessive et des perturbations comportementales qui leur
sont apparentés ». « Les troubles anxieux se distinguent
les uns des autres par le type d’objets ou de situations qui
induisent l’anxiété ou le comportement d’évitement, et le
raisonnement cognitif associé. » ;
Les catégories nosographiques
Les catégories principales

• les troubles somatoformes caractérisés par la


prééminence de symptômes somatiques (physiques)
associée à une détresse ou un handicap significatif qui
ne peuvent s’expliquer complètement par une
pathologie non-psychiatrique ;
Les catégories nosographiques
Les catégories principales

• les troubles dissociatifs caractérisés par « une


perturbation et/ou une discontinuité dans l’intégration
normale de la conscience, de la mémoire, de l’identité,
des émotions, de la perception, de la représentation du
corps, du contrôle moteur et du comportement ».
Les troubles dissociatifs ne sont pas des troubles
psychotiques.
Il s’agit de troubles fréquemment retrouvés suite à une
situation de stress aiguë.
Les catégories nosographiques
Les catégories principales

• les addictions à une substance (appelées troubles liés à


l’usage d’une substance : usage nocif et usage avec
dépendance) et addictions comportementales
caractérisées par « l’impossibilité répétée de contrôler
un comportement en dépit de la connaissance de ses
conséquences négatives ».
Il s’agit de pathologies liées à la perte de contrôle de
l’usage d’un objet de gratification (qui donne du plaisir,
comme une substance psychoactive ou un comportement).
CONCLUSION
A propos des classifications en psychiatrie, on
peut dire que :
– Elles gardent leur intérêt essentiellement dans le
domaine de la recherche.
– Elles permettent aux psychiatres d’avoir le même
langage, limitant ainsi les biais méthodologiques.
– Elles ne prétendent pas remplacer l’approche
clinique et globale de la maladie mentale
indispensable à la compréhension de la souffrance
psychique, à son appréhension et à sa prise en
charge.

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