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Comptabilité Générale

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Première partie : le b.a.

-ba
de la comptabilité
I. QU’EST-CE QUE LA COMPTABILITÉ ?
Une brève histoire de la comptabilité
Beaucoup de gens pensent que la comptabilité est une invention moderne (19ème siècle:
révolution industrielle), pourtant la technique de la partie double tel que nous la pratiquons
aujourd’hui a été inventé au moyen âge (Vᵉ siècle à la fin du XVᵉ siècle).
En fait, il est difficile de dater précisément l’apparition de la comptabilité: dès l’instant ou
l’homme a commencé a réaliser des affaires, il a eu besoin d’en conserver la trace, ainsi prés de
2000 ans avant J-C, le code d’Hammourabi imposait déjà aux commerçants babyloniens de
pouvoir rendre compte de leurs transactions! Ce pendant ça restait une comptabilité très
rudimentaire qui consistait à enregistrer les opérations de dépenses et de recettes au fur et à
mesure de leur réalisation.
Louvre:
Hammurab
i bas relief
Le Code de Hammurabi
est un texte
juridique babylonien da
té d'environ 1750
av. J. -C. , à ce jour le
plus complet des codes
de lois connus de la
Mésopotamie antique.
Avec l’essor du commerce et le développement du crédit, il a fallu inventer une méthode
permettant de suivre non seulement la trésorerie mais également les autres éléments du
patrimoine de l’entreprise, en particulier ses créances et ses dettes. Apparait alors la
comptabilité « en partie double », dont un moine italien, Fra Luca Paccioli donne la première
description formelle dans son ouvrage en 1494.
Depuis cette date, les principes fondamentaux sont restés inchangés. Il consiste a enregistrer
deux fois chaque opération réalisée par l’entreprise (d’où le nom de partie double).
Une fois pour indiquer quelle ressource l’entreprise a utilisé.
Une autre fois pour indiquer l’emploi qu’elle en a fait.
Par exemple, un achat de marchandises peut s’analyser comme une ressource (sortie d’argent),
mobilisée en vue d’un emploi (acquisition de marchandises).
Luca
Bartolomes
Pacioli OFM,
dit Luca di
Borgo

est un religieux franciscain


italien, vulgarisateur des
mathématiques,
mathématicien et fondateur
de la comptabilité. Il est
considéré comme le père du
principe connu sous le nom
de « comptabilité en partie
double »
Date/Lieu de naissance : 1445, Italie

Date de décès : 19 juin 1517, Italie


Les avantage de la partie double
(Contrairement à la comptabilisation des opérations de trésorerie seulement)

La comptabilité en partie double permet de Elle permet aussi d’enregistrer des opération
suivre tous les éléments du patrimoine d’une qui n’ont pas encore eu d’impact sur la
entreprise: Stocks, matériels, créances et trésorerie: lors d’une vente à crédit on
dettes, trésorerie, ect. Par exemple un enregistre la naissance d’une créance et lors
investissement sera enregistré à la fois comme d’un achat à crédit on comptabilise
une « sortie » et comme une « entrée » de l’apparition d’une dette.
matériel.
Cette créance ou cette dette seront suivies
jusqu’à la comptabilisation de leur disparition
lors du règlement.
La comptabilité: à quoi
ça sert?
A. Etablir les déclarations
fiscale
La comptabilité permet de calculer la base des différents impôts et cotisations sociales, sont
ainsi déterminés à partir de la comptabilité:

Le bénéfice imposable à l’impôt sur les bénéfices IBS ou sur le revenu IRG;
Le chiffre d’affaires assujetti à la TVA;
La masse salariale soumise aux cotisations sociales, à la taxe d’apprentissage ou de formation,
ect.
Toute fois, le rôle de la comptabilité est beaucoup plus vaste car la comptabilité sert à fournir de
l’information sur la situation financière de l’entreprise à de nombreuses personnes et
institutions. Cette information peut prendre des formes différentes selon le destinataire.
B. Fournir de l’information
Les personne extérieur à l’entreprise ont accès à une information synthétique: les comptes annuels,
lesquels se composent de trois documents:
1. Le bilan qui présente le patrimoine de l’entreprise à la date de clôture des comptes
2. Le compte de résultat qui explique la formation du résultat en retraçant l’activité de l’entreprise durant
l’année écoulée
3. L’annexe qui fournit toutes les informations complémentaires nécessaires à la compréhension du bilan
et du compte de résultat
L’analyse des comptes annuels permet de juger de l’état de santé de l’entreprise, d’en évaluer la solidité et la
performance.
Ces informations intéressent de nombreuses personnes:
Les personnes intéressés
par l’information comptable:
Le banquier qui vérifie la solvabilité de l’entreprise avant de lui accorder un prêt
Le fournisseur qui fait de même avant de lui accorder un délai de règlement
L’investisseur potentiel qui compare le risque et la rentabilité de différents placements avant
d’investir son argent dans l’entreprise
Le dirigeant qui s’assure de la bonne santé de son entreprise et qui suit de près celles de ses
concurrents
Les représentants du personnels qui étudient la situation financière de l’entreprise avant
d’entamer d’éventuelles négociations salariales
La banque d’Algérie qui compile les comptes des différentes entreprises d’un secteur d’activité
L’administration fiscale pour le contrôle fiscal, ect
En interne: l’information se
fait plus détaillée
L’analyse des comptes clients permet de détecter des retards de règlement et de relancer les
mauvais payeurs
L’étude de l’échéancier des créances et des dettes est utile pour établir des prévisions de
trésorerie et anticiper d’éventuels déséquilibres ( découvert à financer ou excédent à placer (Pas
en Algérie) )
La comparaison des dépenses comptabilisées avec celles initialement prévues permet d’assurer
un suivi budgétaire
L’étude des charges comptabilisée fournit des informations utiles à la prise de décision de
gestion, cout de revient des différents produits seuil de rentabilité, ect
Enfin la comptabilité est un moyen de preuve reconnus par les tribunaux en cas de litige avec un
client, un fournisseur, un inspecteur des impôts, ect
La comptabilité: cela
concerne qui?
Les règles de la comptabilité telles que nous allons les étudier concerne quasiment tout les
professionnels (entreprises morales ou physiques), bien que les obligations comptables diffèrent
légèrement d’une entreprise à une autre selon le régime fiscal.
i. Régime simplifié (professions libérale, non commerciale) (Article 12 de la loi de finance 2022
qui introduit l’article 31 bis et 31 ter dans la CIDTA): soumit à une comptabilité de trésorerie,
avoir la possession des registres et livres légaux suivants: livre des recettes et des dépenses,
livre des immobilisation,
ii. Régime forfaitaire unique IFU (Article 01 code des procédures fiscales): comptabilité de
trésorerie, livre des recettes et des dépenses (entreprises de prestation de service), livre des
achats (entreprises d’achat revente), livre des ventes (entreprises d’achat revente),
iii. Régime du réel soumit à une comptabilité générale (nous étudieront les registres et livres
légaux le concernant en détail)
Les différentes forme de
comptabilité
1. La comptabilité de gestion: ou comptabilité analytique ou comptabilité industrielle. Elle
consiste à calculer le cout et à analyser la rentabilité des différents produits et services ou
département de l’entreprise. Elle utilise les données issues de la comptabilité générale (en
particulier les consommation), mais leurs fait subir différents traitements: tris, répartitions,
regroupements par destination. Son objectif est de fournir une aide à la prise de décision,
fixation d’un prix de vente, investissement, recours à la sous-traitance, ect. Ses utilisateurs
étant uniquement internes à l’entreprise, la comptabilité de gestion n’est ni règlementée, ni
standardisée comme la comptabilité générale.
2. La comptabilité des groupes de sociétés (la consolidation): la comptabilité générale permet
d’obtenir une image de la situation financière d’une l’entreprise, mais elle atteint ses limites
lorsque l’entreprise en question n’est qu’une partie d’un groupe de plusieurs sociétés. La
technique qui consiste à établir les comptes d’un groupe de société porte le nom de
consolidation et les comptes ainsi établis s’appellent les comptes consolidés.
Les différentes forme de
comptabilité (suite)
3. La comptabilité nationale: la comptabilité nationale à pour but de présenter des
informations relatives à l’activité économique d’un pays. Elle fournit des indicateurs sur le
niveau de la consommation, de la production, ou de l’investissement national ainsi que la
fameux indicateur de PIB, qui fait la synthèse de ces données. Ces informations ne sont pas
obtenues par l’enregistrement exhaustif de tous les flux (ils sont trop nombreux) mais par
recoupement de différentes sources d’information : déclarations fiscales, comptes des
entreprises, ect.
4. La comptabilité publique : comme son nom l’indique, cette technique concerne les
organisme publique, État, collectivités territoriales et autres organismes publiques. Elles
consiste à enregistrer les opérations réalisées par ces entités et aussi à suivre et à contrôler
l’exécution des budgets préalablement votés.
Qui fait quoi? (L’expert
comptable, le comptable, le
commissaire aux comptes)
1. L’expert comptable: ce terme désigne à la fois un diplôme et une profession.
L’expert comptable doit avoir au moins une licence en comptabilité et justifier une expérience
professionnelle probante de 03 ans, il doit aussi être inscrit à l’Ordre national des Experts
comptables, il peut exercer au sein d’une entreprise ou avoir un cabinet d’expert comptable.
2. Le comptable: le comptable est la personne qui tient la comptabilité d’une entreprise, il peut
s’agir soit du dirigeant lui-même, soit d’un salarié de l’entreprise.
Dans une entreprise de taille importante, plusieurs personnes peuvent être nécessaires pour
tenir la comptabilité, (l’aide comptable, le chef comptable, ect).
3. Le commissaire aux comptes: alors que l’expert comptable à un rôle d’assistance et de
conseil, le commissaire aux comptes pour contrôler les comptes d’une entreprise et vérifier
que ceux-ci reflètent fidèlement la situation financière. (le commissaire aux compte peut
exercer aussi la profession d’expert comptable mais pas pour la même entreprise).
Le commissaire aux
comptes:
Le commissaire aux comptes et un professionnel indépendant, il est désigné par les actionnaires de
l’entreprise, en assemblée générale, pour vérifier que les comptes ont été correctement établis, qu’il
respectent les règles en vigueur, et donne une image fidèle de la situation de l’entreprise.
À l’issue de sa mission il pourra:
Soit accepter de certifier les comptes de l’entreprise, s’il est satisfait du résultat de ses contrôles.
 soit certifier les comptes avec des réserves s’il est en désaccord sur quelques points précis et limités.
Soit refuser de certifier les comptes si les désaccords ou les incertitudes son trop importantes.
L’intervention de commissaire aux comptes n’est obligatoire que pour les SPA, et les sociétés à
responsabilité limitée (SARL) dont le chiffre d’affaires excède les dix millions de dinars (10.000.000 DA)
sont tenues de se conformer à cette obligation (Note n° 127 MF/DGI/DLRF DU 14/02/2013).
D’où viennent les règles
comptables?
Les règles comptables applicables aux entreprises algériennes ont plusieurs origines, dont les principales sont:
1. Le code du commerce
2. Le système comptable et financier SCF (Loi N° 07.11 du 25.11.2007 portant système comptable et financier)
3. Les règles fiscales (Amortissements, charges déductibles ou non, ect )
4. Le Conseil National de la Comptabilité: Le conseil national de la comptabilité installé depuis Mars 1998, a
pour objet essentiellement : la coordination et la synthèse dans le domaine de la recherche et de la
normalisation comptables et des applications y afférentes. Il peut aussi connaître de toutes questions se
rapportant à la normalisation comptable et à l'application des normes. Il peut être consulté par les
commissions des assemblées élues, les organismes, sociétés ou personnes intéressés par ses travaux
5. Les normes internationale IFRS (International Financial Reporting Standards): Les normes IFRS sont des normes
comptables internationales mises en place depuis 2005. Elles permettent d’harmoniser la présentation
des états financiers et comptables des sociétés cotées et d’obtenir un système comptable uniforme entre
les différents pays du monde. (IAS première tentative en 70).
Principales divergences
entre règles algériennes et
les règles IFRS
1. Principe de prudence contre juste valeur : les normes algériennes impose au comptable une
évaluation prudente du patrimoine, alors que les IFRS recherchent sa juste valeur (ou cout
historique), par exemple des actions achetées 10 euros et valant 15 euros à la date de
clôture des comptes apparaitront pour 10 euros dans le bilan alors que si cette même
entreprise appliquait les IFRS 15 euros.
2. Apparence juridique contre réalité économique : les règles algériennes imposent la
comptabilisation des opérations selon leurs apparences juridiques alors que l’IFRS
recherchent leurs réalité économique, par exemple, une machine financée par un contrat de
crédit-bail ne figure pas dans un bilan d’une entreprise algérienne (elle n’est pas
juridiquement propriétaire de la machine) alors qu’elle y apparaitrait si cette même
entreprise appliquait les IFRS.
Les notions de base : le
Bilan et le compte de
résultat
Les comptes d’une entreprise se composent de son bilan et de son compte de résultat. Il s’agit
de tableaux de chiffres fournissant des informations différentes mais complémentaires sur
l’entreprise.
Le bilan présente le patrimoine de l’entreprise à la date de clôture des comptes
Le compte de résultat présente le résultat de l’activité de l’entreprise durant l’année comptable
écoulée
Le bilan présente la situation de l’entreprise à une date précise alors que le compte de résultat
explique ce qui s’est passé durant l’année écoulée, depuis le bilan précédent. Ces deux document
sont à la fois la base et la finalité de la comptabilité.
Les notions de patrimoine et
d’activité
L’activité des entreprise prend des formes variées. On distingue :
Les entreprises commerciales
Les entreprises industrielle ou artisanales
Les entreprise de service
Pour réaliser leurs activités les entreprises disposent d’un savoir faire, de personnel, de relations, mais surtout
d’un patrimoine, le patrimoine d’une entreprise est constitué de ce qu’elle possède diminué de ce qu’elle doit.
Patrimoine net = ce que l’entreprise possède – les dettes
Une entreprise peut posséder: des terrains et des bâtiments, du matériel industriel, du matériel informatique et
mobilier, un fond de commerce, des brevets des stocks, des créances, de l’argent, des actions et des placement
financiers.
Les dettes peuvent être: les factures à payer au fournisseurs, des sommes empruntées aux banques, des impôts,
des cotisations ect
La photographie du
patrimoine: Le bilan
Le bilan reprend les éléments de patrimoine que nous avons listé précédemment mais selon une
présentation standardisée et obligatoire (SCF).
Un bilan comprend toujours deux parties:
La colonne de gauche porte le nom d’Actif et recense ce que l’entreprise possède
La colonne de droite porte le nom de Passif et présente les dettes de l’entreprise et ses
capitaux propres.
Les capitaux propres représentent le patrimoine net de l’entreprise (sa richesse), Capitaux
propres = Total Actif – Dettes. C’est pour quoi l’égalité totale Passif = Actif doit être respectée.
Le Bilan

Capitaux propres
Actif

Dettes

Actif Passif
La structure de l’actif
L’actif représente tous les éléments positif du patrimoine de l’entreprise. Ces éléments sont
classés par ordre croissant de liquidité, les éléments les moins disponibles figurent en haut de
l’actif (Terrains, Bâtiments), et les plus disponibles sont en bas (Comptes bancaires, caisse).
Au sein de l’actif en distinguent deux catégories principales :
L’actif immobilisé (Non courant): regroupe les éléments durables du patrimoine de l’entreprise
(par durable en entend être utilisés pendant au moins un an).
L’actif circulant (Actif courant) : rassembles les éléments destinés à changer de forme durant
l’exercice (par exemple les stocks.
Seuls les biens dont l’entreprise est propriétaire figurent sur l’actif, (les biens en location n’y
figurent pas, les biens hypothéqués y figurent mais on doit mentionner l’hypothèque sur
l’annexe jointe aux comptes)
Le contenu de l’actif
immobilisé (non courant)
L’actif immobilisé rassemble les éléments durables de l’actif on y distingue:
1. Les immobilisations incorporelles : les biens non physique (les logiciel, les brevets, les fonds
commerciaux, ect)
2. Les immobilisations corporelles : les biens durables ayant une réalité physique concrète.
3. Les immobilisations financières : les placements financiers à long terme (plus d’un an) et les
créances dont l’échéance est supérieure à un an (prêts accordés, dépôt de garantie, ect)
Le contenu de l’actif
circulant (Actif courant)
L’actif circulant comprend les éléments non durable de l’actif, ceux destinés à être consommés,
vendus ou à changer de forme durant l’année à venir, les principales rubriques de l’actif circulant
sont:
1. Les stocks : les biens de l’entreprise destinés à être transformés ou être vendus, ils sont
valorisés à leur cout d’achat ou de production (le cout historique), mais pas à leur prix de
vente.
2. Les créances : les créances sont des sommes d’argent dues à l’entreprise, ce sont le contraire
des dettes, (les créances clients, sur l’état, sur un fournisseur, sur un salarié, ect)
3. La trésorerie : l’argent liquide en caisse, les comptes bancaires, les placements financiers à
court terme, (la comptabilité utilise le terme valeur mobilière de placement).
L’actif : suite
La distinction entre actif immobilisé et actif circulant ne dépend pas de la nature du bien mais de l’usage que l’entreprise a
prévue d’en faire:
Un ordinateur est une immobilisation quant il est destiné au services administratifs d’une entreprise, mais comme stock s’il est
destiné à être vendu.
Une action sera classée en immobilisation financière si l’entreprise a l’intention de la conserver durablement, mais en trésorerie
si elle a acheté dans le but de réaliser une plus-value à brève échéance.
La valeur des éléments figurant à l’actif est détaillée sur 03 colonnes:
1. La colonne « Valeur brute » indique la valeur d’origine des biens (cout d’achat pour les immobilisations, valeur nominale
pour les créances, ect)
2. La colonne « Amortissement et Provisions » informe sur d’éventuelles pertes de valeur, usure des machine, stocks
endommagés ou démodés, risque d’impayé sur créances client ect
3. La colonne « valeur nette » est calculée par différence entre les deux premières colonnes, elle donne la valeur réelle des
éléments composant l’actif. Rappelons toute fois qu’en vertu du principe de prudence cette évaluation ne tient pas compte
des gains potentiels, il s’agit donc d’une valeur minimale plus que d’une valeur réelle.
4. Une quatrième colonne représente les valeurs nettes de l’exercice précèdent pour fournir un point de comparaison.
Actif
ACTIF: exercice N
Valeur nette

LIBELLE NOTE valeur brute AMO/PROV Valeur nette


N-1
ACTIFIMMOBILISE(NONCOURANT)
Écart d'acquisition (goodwill)
Immobilisationsincorporelles
Immobilisationscorporelles
Immobilisationsencours
Autresimmobilisationsfinancières
TOTAL ACTIFNON COURANT
ACTIFCOURANT
Stockset encours
Créanceset emploisassimilés
Disponibilitéset assimilés
TOTAL ACTIF COURANT
TOTAL GENERAL ACTIF
La structure du Passif
De même que l’actif le passif se décompose en deux catégories principales:
1. Les capitaux propres : le patrimoine net (la richesse de l’entreprise)
2. Les dettes
Le contenu des capitaux propres: leurs présentation met en évidence l’origine de la richesse de
l’entreprise:
Le capital (ou capitaux propres): qui représentent les apports des associés ou de l’exploitant
Les réserves: qui représentent les bénéfices non distribués des exercices précédents,
Le résultat de l’exercice: qui représente le bénéfice ou la perte de l’exercice comptable écoulé.
Le report à nouveau: qui peut être positif ou négatif, il représente les bénéfices ou les déficits
affectés au report à nouveau. (non distribués en cas de bénéfices)
La présentation des dettes
Contrairement à l’actif, les dettes ne sont pas classées en fonction de leurs échéances mais selon leurs
origines, par exemple, un découvert bancaire et un prêt à 10 ans seront tous les deux classés sur la ligne
emprunt et dettes auprès des établissement de crédit, on distingue :
Le passif non courant:
Les dettes financières : quelque soit leurs échéances
Autres dettes non courantes ( provisions passif non courant)
Le Passif courant:
Les dettes fournisseurs
Dettes fiscales et parafiscales
Atres dettes
Trésorerie passif
Passif
PASSIF Exercice N
LIBELLE NOTE N N-1

CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l'exploitant)
Primes et réserves( Réserves consolidés )
Résultat net ( Résultat net du groupe )
Report à nouveau
TOTAL I (N)
PASSIFS NON COURANTS
Emprunts et dettes financières
Impôts (différés et provisionnés)
Autres dettes non courantes
TOTAL PASSIFS NON COURANTS II
Fournisseurs et comptes rattachés
Impôts
Autres dettes
Trésorerie passif
TOTAL PASSIFS COURANTS III
TOTAL GENERAL PASSIF
Exemple 01 :
À titre d’exemple suivant ensemble la naissance et le premier mois d’activité de l’entreprise ALPHA,
afin de voir comment son bilan s’établit à la fin de cette période, de retour d’un voyage à l’étranger
Amine décide de se lancer dans l’importation et la commercialisation de meuble en bois exotique.
Apres avoir accomplit les formalités administratives en nécessaires, il ouvre un compte bancaire au
nom de son entreprise, « Alpha » et y dépose un cheque de 1.000.000,00 DA, tiré sur son compte
personnel, il obtient aussi un prêt de sa banque de 500.000,00 DA. Puis Amine, signe un contrat de
location pour un entrepôt et verse un cheque de 300.000,00 DA correspondant à 03 mois de loyer,
(dépôt de garantie de 02 mois et loyer du premier mois), il passe ensuite une première commande de
1.000.000,00 DA pour un premier centenaire de meubles, il achète aussi un ordinateur d’une valeur de
100.000,00 DA pour gérer son entreprise.
Apres quelques semaines d’attente, le centenaire arrive enfin, et amine règle la facture par virement
bancaire. Il charge alors quelques meubles dans son utilitaire et part à la recherche de clients. Il
rencontre un gérant d’un hôtel qui souhaite donner une touche exotique à son établissement, il lui
acheté la moitié de son stock à 800.000,00 DA, qui sera réglé à la fin du mois suivant.
Exemple 01 suite…
oUn ordinateur acheté à l’origine à 100.000,00 DA, nous considérons qu’il ne vaut plus aujourd’hui
que 97.222,00 DA, soit un amortissement de 2.778,00 DA;
oUne créance de 200.000,00 Da au titre du dépôt de garantie versé;
oUn stock de 500.000,00 DA soit la moitié du centenaire acheté;
oUne créances de 800.000,00 DA sur l’hotelier;
o Un compte bancaire de 100.000,00 DA, Sommes encaissées ( 1.000.000,00 DA d’apport +
500.000,00 DA de d’emprunt) – sommes décaissées ( 300.000,00 DA de loyer + 1.000.000,00 DA de
marchandises + 100.000,00 DA ordinateur) (donc total de l’actif = 1.697.222,00 DA)
oL’entreprise a par ailleurs des dettes, en l'occurrence 500.000,00 DA d’emprunt, ses capitaux
propres peuvent être déterminés par différence entre le total de l’actif et le total des dettes
(1.697.222,00 – 500.000,00 = 1.197.222,00) ceux-ci proviennent de l’apport initial de Amine + un
bénéfice net de la période de 197.222,00 DA.
Exemple 01: suite…
Exercice clos le 31/12/2022

Actif Passif
Valeur
LIBELLE BRUT AMO/PROV
Nette
LIBELLE V NET
ACTIF IMMOBILISE (NON
COURANT) 0,00 CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de 1 000
Écart d'acquisition (goodwill) 0,00 l'exploitant) 000,00
Primes et réserves( Réserves
Immobilisations incorporelles 0,00 consolidés )
Résultat net ( Résultat net de la
Immobilisations corporelles 100 000,00 2 778,00 97 222,00 période )
Immobilisations en cours 0,00 Report à nouveau 197 222,00
1 197
immobilisations financières 0,00 TOTAL CAPITAUX PROPRES I 222,00
TOTAL ACTIF NON COURANT 100 000,00 2 778,00 97 222,00 PASSIFS NON COURANTS
ACTIF COURANT 0,00 Emprunts et dettes financières 500 000,00
Stocks et encours 500 000,00 500 000,00 Impôts (différés et provisionnés)
Créances et emplois assimilés 0,00 Autres dettes non courantes
Créances Clients 800 000,00 800 000,00 TOTAL PASSIFS NON COURANTS II 500 000,00
Autres débiteurs 200 000,00 200 000,00 Fournisseurs et comptes rattachés
Impôts et assimilés 0,00 Autres dettes
Disponibilités et assimilés 100 000,00 100 000,00 Trésorerie passif
1 600
TOTAL ACTIF COURANT 1 600 000,00 0,00 000,00 TOTAL PASSIFS COURANTS III 0,00
1 697 1 697
TOTAL GENERAL ACTIF
Le compte de
résultat
Si le bilan renseigne de la situation de l’entreprise à la date de clôture des comptes, il ne donne
que peu d’indications sur la façon dont l’entreprise en est arrivée la. Tout au plus l’analyse des
capitaux propres nous permet elle de distinguer ce qui provient des apports des associés, des
résultats des années précédentes et de celui de celle écoulée, mais ce résultat d’où vient il?
L’entreprise réalise-t-elle une grosse marge sur un faible volume de ventes ou une petite marge
sur un gros volume de ventes? Le bénéfice ne provient il pas d’une plus-value exceptionnelle
réalisée sur la cession d’un terrain?
C’est le compte de résultat qui apporte des réponses à toutes ces questions.
Le compte de résultat suite…
Le compte de résultat explique comment l’entreprise s’est enrichit ou appauvrit durant l’exercice
comptable, il retrace l’activité de la période en récapitulant les produits générés pas l’activité
(essentiellement les ventes), ainsi que les consommations nécessaires à la réalisation de cette
activité (le comptable parle de charges), le résultat de l’exercice est déterminé par différence
entre les produits et les charges (Résultat = Produits – charges).
Il s’agit d’un bénéfice lorsque les produits sont supérieurs aux charges;
Il s’agit d’une perte (déficit) lorsque les charges sont supérieures aux produits.
C’est ce même résultat qui figure dans le passif du bilan parmi les capitaux propres.

Charges Produits
Produits Charges
bénéfice perte
La notion de produits
Les produits regroupent tous les éléments de l’activité de l’entreprise qui lui ont permis de
s’enrichir, en d’autres termes d’augmenter la valeur de son patrimoine net. On y trouve
essentiellement ses ventes mais aussi les revenus de ses placements financiers ou les indemnité
reçues.
Pour reconnaitre un produits, il faut analyser son impact sur le patrimoine de l’entreprise. Si la
valeur des éléments entrants dans le patrimoine est identique à celle des éléments sortants,
alors il n’y a pas d’enrichissement, donc pas de produit (par exemple lorsque l’entreprise obtient
un crédit bancaire: il y a bien une rentrée d’argent sur le compte bancaire, mais une dette de
même valeur apparait en contrepartie). En revanche si la valeur des entrées dans le patrimoine
est supérieure à celle des sorties, alors il y a enrichissement et donc produit.
Les produits suite…
Le comptable distingue quatre catégories de produits :
Les produits d’exploitation: qui sont issus de l’activité courante de l’entreprise : ventes de
marchandises, de produits finis ou de services (Les produits opérationnels font partie des
produits d’exploitation mais qui ne sont pas exceptionnels tel que revente d’immobilisations);
Les produits financiers: qui sont liés à l’activité financière de l’entreprise ; revenus des
placements, gain de change, ect;
Les produits exceptionnels: qui, comme leurs nom l’indique ont un caractère inhabituel:
indemnités reçues, ect.
Les produits figurant au compte de résultat sont ceux issus de l’exercice en cours, même si ils
n’ont pas encore été encaissés, une vente réalisée le 15 décembre de l’année N, mais qui ne sera
réglée que le 15 janvier de l’année N+1, apparaitra bien sur les produits de l’année N.
La notion de charges
Les charges rassemblent toutes les consommations nécessaires à la réalisation de l’activité, de
même que les produits en distingue:
Les charges d’exploitation: cout des biens et des services consommés, frais du personnel, ect
(Les charges opérationnels font partie des charges d’exploitation mais qui ne sont pas
exceptionnelles tel que le cout d’utilisation des équipement);
Les charges financières: intérêts versées sur les emprunts, perte de change, ect;
Les charges exceptionnelles: pénalités et amandes, dommages et interets versets, ect.
Pour reconnaitre une charge, il faut analyser son impact sur le patrimoine de l’entreprise. Si la
valeur des éléments entrants est identique à celle des sortants, il n’y a pas d’appauvrissement,
donc pas de charge, (par exemple lorsque une entreprise achète une machine, il y a bien sortie
d’argent mais entrée de machine dans le patrimoine d’une même valeur en contre partie).
Les charges suite…
En revanche, si la valeur des sorties du patrimoine est supérieure à celle des entrées alors il y a
consommation et donc charges.
Les charges apparaissent au compte de résultat au moment de leur consommation, sans ce soucier de
leur paiement, ni même de facturation, seule la consommation de l’année écoulée est enregistrée au
compte de résultat, par exemple si une machine est prévue pour durer 10 ans, on inscrira 1/10 e de sa
valeur en charges au compte de résultat. La charge correspondant à la consommation d’une
immobilisation porte le nom de dotation aux amortissements.
Reprenons à présent l’exemple 01 (entreprise Alpha), son bilan faisait apparaitre 197.222,00 DA de
bénéfice, que nous allons essayer d’expliquer maintenant.
Durant le premier mois de l’activité, l’entreprise a réalisé une vente de 800.000,00 DA: il s’agit d’un
produit d’exploitation, les marchandises vendues ont couté 500.000,00 DA (la moitié du stock) et il avait
fallut payer le loyer mensuel de 100.000,00 DA. Par ailleurs le fait d’utiliser l’ordinateur lui fait perdre de
sa valeur: nous avons estimé sa consommation à 2.778,00 DA, les charges s’élèvent donc à 602.778,00
DA, nous pouvons présenter son compte de résultat comme suit:
Le compte de résultat de
ALPHA:
Cout des marchandises vendues 500 000,00 Ventes de marchandises 800 000,00

Cout des services consommés 100 000,00

Dotations aux amortissements 2 778,00

Total charges 602 778,00 Total Produits 800 000,00

Bénéfice 197 222,00

Total 800 000,00 Total 800 000,00


Présentation du TCR
Le compte de résultat (ou CR) est un document comptable présentant l'ensemble des produits
et des charges d'une société durant un exercice comptable. Comme le bilan et les annexes, il fait
partie des états financiers des entreprises.
Le compte de résultat a pour vocation d'informer sur les performances réalisées par une
entreprise. En se focalisant sur ses variations de patrimoine (gains et pertes), il permet de
dégager son résultat net (bénéfice ou déficit). Le compte de résultat revêt un caractère
important pour deux types de public. D'une part, il permet à l'administration fiscale de prendre
connaissance du bénéfice réalisé par une entreprise. D'autre part, il permet à des financeurs
potentiels d'en connaître les performances et la rentabilité.
Selon le SCF les chiffres doivent être présentés sur une seule colonne, les charges à la suite des
produits selon la nature de ses derniers. Le résultat est présenté par différence sur la dernière
ligne. ( une deuxième colonne est prévue pour les comptes de l’exercice N-1 pour analyser
l’évolution des poste du compte de résultat).
Présentation du TCR Suite:
1. Le chiffre d’affaires: Le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (hors taxes)
réalisées par une unité statistique (entreprise, unité légale) avec les tiers dans l'exercice de
son activité professionnelle normale et courante. Il correspond à la somme des ventes de
marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des activités
annexes.
2. Production de l’exercice: (pour les entreprises de production seulement) Valeur des produits
et services fabriqués par une entreprise industrielle durant l'exercice :
- qui ont été vendus ou stockés,
- ou qui ont constitué de nouvelles immobilisations.
Production de l'exercice = Production vendue + Production stockée (ou ' déstockage) +
Production immobilisée
3. Consommation de l’exercice: l’ensemble des consommations de marchandises, matières
premières et différents services.
Présentation du TCR Suite:
4. Valeur ajoutée d’exploitation (VA): La valeur ajoutée (VA) représente la richesse nouvelle produite par l’entreprise lors
du processus de production qui pourra être répartie sous forme de revenus. Elle permet de calculer la richesse brute
créée par une entreprise, avant rémunération de ses salariés, de ses apporteurs de capitaux et des administrations.
VA = Valeur de la production – coûts intermédiaires (Consommations de la période).
5. L’excédent brut d’exploitation (EBE): (ou insuffisance brute d’exploitation), L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est
un solde intermédiaire de gestion très important, car il montre le niveau de richesse dégagé par l’entreprise grâce à son
seul cycle d’exploitation. Le calcul de l’EBE exclut la politique de financement ou encore les dépenses exceptionnelles de
l’entreprise pour zoomer sur sa rentabilité brute (cash-flow). Il confirme ou infirme la rentabilité du cycle d’exploitation.
EBE = chiffre d’affaires – Achats consommés – Consommations en provenance de tiers + Subventions d’exploitation –
Charges de personnel – Impôts et Taxes.
6. Résultat opérationnel: Résultat dégagé par l’activité principale de l’entreprise et obtenu par déduction des charges
opérationnelles du chiffre d’affaires net.
Présentation du TCR Suite:
7. Le résultat financier: Le résultat financier d’une entreprise désigne la différence entre ses
produits financiers et ses charges financières.
8. Le résultat ordinaire: c’est le résultat opérationnel + le résultat financier.
9. Le résultat exceptionnel: Le résultat exceptionnel est le résultat des opérations qui se sont
déroulées pendant le cycle d'exploitation mais qui ne sont pas liées à l'activité normale ou de
l’entreprise.
10. Résultat net: l’ensemble des produits – l’ensembles des charges constatés durant un exercice
comptable ou résultat ordinaire + résultat extraordinaire.
Présentation du TCR Suite:
Période du 01 Janvier N au 31 Décembre N
N N-1 Evol %
LIBELLE
Chiffre d'affaire
Variation des stocks
Production immobilisée
I-PRODUCTION DE L'EXERCICE (entreprises de production) 0,00 0,00
Achats marchandises consommées
Achats matières et autres approvisionnements consommés
Services extérieurs
Autres Services extérieurs
II-CONSOMMATION DE L'EXERCICE 0,00 0,00
III-VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (I-II) 0,00 0,00
Charges de personnel
Impôts, taxes et versements assimilés
IV-EXECDENT BRUT D'EXPLOITATION 0,00 0,00
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnelles
Dotations aux amortissements et pertes de valeurs - actif non courant
Dotations aux provisions et pertes de valeurs - actif courant
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V- RESULTAT OPERATIONNEL 0,00 0,00
Produits financiers
Charges financiers
IV-RESULTAT FINANCIER 0,00 0,00
IV-RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS ( V+VI) 0,00 0,00
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES 0,00 0,00
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES 0,00 0,00
VIII-RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES 0,00 0,00
Éléments extraordinaires (produits) (à préciser) 0,00 0,00 -
Éléments extraordinaires (charges) (à préciser) 0,00 0,00 -
IX-RESULTAT EXTRAORDINAIRE 0,00 0,00 -
X-RESULTAT NET DE L'EXERCICE 0,00 0,00
Qu’est-ce que le résultat?
Le résultat de l’exercice est le seul chiffre figurant à la fois sur le bilan et sur le compte de
résultat, ce qui prouve son importance.
Le résultat ne reflète ni la situation de la trésorerie de l’entreprise, ni l’évolution de sa situation.
En effet nous avons vu que le compte de résultat ne tenait pas compte des dates d’encaissement
et de décaissement, et certains mouvements de trésorerie ne passent même pas par le compte
de résultat, ainsi l’obtention d’un prêt bancaire sera analysée comme l’apparition d’une dette en
échange d’une rentrée d’argent en banque et n’affecte en conséquente que le bilan.
Le résultat comptable correspond à la variation du patrimoine net de l’entreprise: un résultat
positif signifie que l’entreprise s’est enrichit alors qu’une résultat négatif veut dire que
l’entreprise s’est appauvrit, cet enrichissement ou cet appauvrissement peut affecter n’importe
quel élément du patrimoine et pas uniquement la trésorerie: une entreprise peut s’être enrichie
mais avoir moins d’argent dans la banque.
Exemple 02:
Quatre amis décident de créer une entreprise de production de chips industrielle, et de l’appeler
Mrs Patate, leurs apports initiaux sont comme suit:
1. Ahmed: 2.000.000,00 DA
2. Rachid: 3.000.000,00 DA
3. Youcef: une chaine de production d’une valeur de 3.000.000,00 DA (durée de vie 05 ans)
4. Amina : un procédé de fabrication révolutionnaire breveté estimé à 2.000.000,00 DA (Durée
de vie estimée 2 ans)
Les associés décident d’acheter une petite usine aménagée d’un montant de 1.500.000,00 DA
(terrain 1.000.000,00 DA, bâtiment 500.000,00 DA (durée de vie 10 ans)).
Apres avoir accompli l’ensemble des formalités administratives qui ont coutées 100.000,00 DA,
les associés pour commencer leur activité décident de (durant le premier mois d’exploitation):
Exemple 02 suite…
1. Acheter de la matière première ( 01 Tonne de pomme de terre à un cout d’achat de 100 DA le Kg), de l’huile
100L à 800 DA le litre); (par cheque)
2. Louer un petit camion pour la distribution d’un montant de 5000 DA par mois à crédit durant 03 mois;
3. Acheter de l’emballage pour 2000 pièces à 10 DA l’unité (en liquide);
4. Acheter des petits sachets de sauces mayonnaise à 15 DA l’unité (2000 pièces) pour la revente en l’état (un
sachet de sauce avec un sachet de chips) (20 DA prix de vente);
5. Embaucher 02 employés payés à 20.000,00 DA par mois; (par virement bancaire)
6. Le salaire du gérant (Amina) 50.000,DA par mois;
7. Production de 2000 sachets de chips (100 gr par sachet)
8. Charges de publicité de 10.000,00 DA.
9. Tous le stock est vendu à la fin du premier mois (50% payés par cheque, 50% à crédit) (Prix de vente 200 DA)
Établir le Bilan et le compte de résultat à la fin du premier mois d’activité.
III. Les mécanismes
Comptables
Dans la partie précédent nous avons planter le décor en vous présentant le bilan et le compte de
résultat, ceux-ci vont à présent s’animer sous vos yeux, et vous allez les voir évoluer au fur et à
mesure des opérations réalisés par l’entreprise.
Dans ce chapitre nous allons exposer les mécanismes de la partie double dans leur plus simple
appareil,

Le principe de la partie double:


Le principe de la partie double repose sur la constatation que chaque opération réalisée par
l’entreprise fait intervenir deux flux, un flux sortant de l’entreprise et un flux entrant dans
l’entreprise. Par exemple un achat de marchandise réglé par cheque met en jeu une sortie
d’argent et une entrée de marchandises. Les deux flux doivent être comptabilisés, ce qui
implique deux enregistrements par transaction. C’est ce double enregistrement qui a donné son
nom à la technique de la comptabilité de la partie double.
Les notions d’emplois et de
ressources
Chaque opération réalisée par l’entreprise fait intervenir deux flux : le flux sortant correspond à la ressource
que l’entreprise utilise et le flux entrant correspond à l’emploi qui en est fait, il existe de nombreux synonymes
qui nous aiderons à identifier les flux à comptabiliser.
L’emploi est le but de la transaction sa destination: c’est l’objectif que l’entreprise poursuit en réalisant
l’opération. Par exemple, lorsqu'une entreprise réalise une vente et encaisse une sommes d’argent, l’entrée
d’argent en trésorerie est le but de l’opération: l’emploi est donc le compte bancaire.
Selon le même résonnement, lorsqu'une entreprise signe un chèque pour acheter des fournitures, ce sont les
fournitures achetées qui constituent le flux entrant, c’est-à-dire l’emploi.
La ressource est le moyen qui a permis d’obtenir l’emploi: c’est l’origine de l’opération, autrement dit le flux
sortant. Lorsqu’une entreprise encaisse le produit d’une vente, c’est la vente qui a permis d’obtenir l’argent: la
ressource est la vente réalisée. De même façon lorsqu’une entreprise signe un chèque pour acquérir des
fournitures, c’est le compte bancaire qui est la ressource ayant permis d’obtenir les fournitures. (Emploi = flux
entrant, destination, but), (Ressource = flux sortant, origine, moyen).
Emploi et Ressource…
Quelques questions simples qui permettent d’identifier l’emploi et la ressource intervenant dans
une opération. Pour connaitre, il convient de se demander:
Quel est le but de la transaction?
Qu’a-t-elle permis à l’entreprise d’obtenir?
Quel est le flux entrant dans l’entreprise?
Pour identifier la ressource:
Qu’est ce qui a permis d’obtenir l’emploi précédemment identifié?
Qu’est ce que l’entreprise a perdu dans l’opération?
Quel est le flux sortant de l’entreprise?
Emploi et Ressource…
En appliquant cette méthode, nous pouvons dès à présent identifier les principaux emplois et ressources intervenant dans les
transactions d’une entreprise. Lorsqu’une entreprise reçois de l’argent, la ressource à l’origine de cette encaissement peut être:
a. Une vente réalisée par l’entreprise;
b. Un emprunt bancaire;
c. Un apport des associés ou de l’exploitant;
Inversement, un décaissement peut servir à plusieurs emplois:
d. Un achat de marchandises ou de matières premières;
e. Un achat de service;
f. Un achat de matériel;
g. Le remboursement d’un emprunt;
h. La paie des salariés.
Certains éléments peuvent être des emplois dans certaines circonstances et des ressources dans d’autres, par exemple un apport en
capital permet à l’entreprise de disposer d’argent sur son compte bancaire: la trésorerie est alors considérée comme emploi. Puis cet
argent sera utilisé pour acquérir des biens, la trésorerie interviendra alors comme ressource.
L’analyse des opérations
réalisées par l’entreprise
L’identification de l’emploi et de la ressource impliqués dans une transaction est la partie la plus délicate du
travail du comptable: le reste de la construction d’une écriture comptable en découle de façon très mécanique
et nécessite moins de réflexion.
1. L’analyse des opération ayant un impact sur la trésorerie : dans ces cas là il faut déterminer avant tous si
la trésorerie intervient en tant qu’emploi ou en tant que ressource. Il ne reste plus ensuite qu’à déterminer
la contrepartie de l’encaissement ou du décaissement. (l’encaissement est toujours le but de l’opération)
Nous pouvons à présent commencer à identifier les contreparties les plus fréquemment utilisées:
 Pour un encaissement, la trésorerie est l’emploi et il reste à identifier la ressource ayant permis d’obtenir
l’argent, celle-ci peut être une vente, un apport en capital, un prêt bancaire, ect.
Pour un décaissement, la trésorerie est la ressource et il faut déterminer l’usage qui en a été fait: celui-ci sera le
plus souvent une acquisition de biens ou de services, un investissement ou le remboursement d’une dette.
Une même opération peut faire intervenir plusieurs emplois ou ressources, par exemple lorsqu’une mensualité
d’emprunt est prélevée sur le compte bancaire d’une entreprise, celle-ci sert à la fois à rembourser une partie de
la dette et à payer les intérêts.
L’analyse des opération
ayant un impact sur la
trésorerie
Opération Emploi Ressource

Obtention d’un prêt bancaire Compte bancaire Dettes financières

Remboursement de la
Remboursement d’un prêt bancaire Compte bancaire
dette + intérêts

Apport en capital Compte bancaire Apport des associés

Achat d’une matière première réglée au Compte bancaire


Stock matières premières
comptant

Achat d’une machine outil payée au Immobilisations (matériel


Compte bancaire
comptant industriel)

Vente de produits finis payés au comptant Compte bancaire Ventes de produits finis
2. L’analyse des opération
sans impact sur la
trésorerie:
Toutes les transactions réalisées par l’entreprise non pas nécessairement un impact immédiat
sur la trésorerie. Bien au contraire, la plupart des facture ne sont réglées que plusieurs
semaines, voir plusieurs mois après leur réception.
Pour analyser ce genre d’opération, il faut commencer par l’étudier comme si elle avait eu lieu
au comptant:
Tout d’abord placer la trésorerie en emploi s’il s’agit d’un encaissement, ou en ressource s’il
s’agit d’un décaissement.
Puis identifier la contrepartie du flux de trésorerie, autrement dit le but du décaissement ou
l’origine de l’encaissement.
L’analyse des opération sans
impact sur la trésorerie:
suite…
Exemples:
Opération Emploi Ressource

Achat de matières premières


Stock matières premières Dette Fournisseurs de stocks
réglées à crédit

Dette Fournisseurs
Achat d’une machine réglée à Immobilisations (matériels
immobilisations
crédit industriels)

Vente de produits finis réglés à Créances clients


Vente produits finis
crédit
L’analyse des opération sans
impact sur la trésorerie:
suite…
Au moment ou la facture arrive à échéance, on se trouve à nouveau dans le cas d’une opération impliquant un
mouvement de trésorerie:
 lorsque l’entreprise encaisse une somme due par son client, la trésorerie intervient en tant qu’emploi.
L’origine de cet encaissement est la disparition de la créance: celle-ci est la ressource.
Lorsque une entreprise règle une somme due à son fournisseur, la trésorerie intervient en tant que ressource.
Le but de ce décaissement est la disparition de la dette: celle-ci est l’emploi.
Opération Emploi Ressource
Règlement dettes fournisseurs Dettes fournisseurs Compte bancaire
Encaissement d’une créances Compte bancaire
Créances clients
clients

La structure des tableaux présentés précédemment n’a pas été choisi au hasard, une convention internationale
reconnue en comptabilité consiste à faire apparaitre les emplois à gauche et les ressource à droite.
Une règle impératif :
l’équilibre comptable
Le principe de la partie double repose sur le double enregistrement de chaque opération: une fois
pour indiquer la ressource utilisée et une autre fois pour préciser l’emploi qui en est fait. Il s’agit
de la même opération vue sous deux angles différents et le montant des deux enregistrement doit
être rigoureusement identique, c’est pourquoi le bilan et le compte de résultat restent toujours
équilibrés, quelle que soient les rubriques affectées par les écritures comptables.
Emplois ressources, Bilan et compte de résultat: nous avons vu que les tableaux comptables
étaient tous construits sur le même model : les emplois dans la colonne de gauche et les
ressources dans la colonne de droite. C’est également vrai pour le bilan et le compte de résultat.
 les actifs apparaissent à gauche du bilan : ce sont des emplois, ils représentent l’usage que
l’entreprise a fait de ses ressources: acheter du matériel ou des stocks, ect. Ces éléments pourront
par la suite être utilisé comme des ressources pour acquérir d’autre biens: l’entreprise vendra ses
stocks en échange d’argent ou d’une créance par exemple, et elle utilisera sa trésorerie pour payer
ses dettes ou acheter des biens;
Une règle impératif :
l’équilibre comptable, suite
Les charge figurent à gauche du compte de résultat. Ce sont aussi des emplois mais, contrairement aux
éléments de l’actif, il ne pourrons plus être utilisées ultérieurement par l’entreprise car ils ont été
consommés;
Les dettes sont présentées à droite du bilan: ce sont des ressources qui ont permis à l’entreprise
d’acheter des biens et des services. Ces ressources ne sont que temporaires et devront être
remboursées à cour ou à moyen terme. Leur remboursement sera alors analysé comme le but (l’emploi)
d’un décaissement.
Les produits apparaissent à droite du compte de résultat. Ce sont également des ressources mais,
contrairement aux dettes, celles-ci sont générés par l’activité de l’entreprise et lui sont définitivement
acquises.
En résumé nous pouvons dire que les actifs sont des emplois récupérables, alors que les charges sont des
emplois définitivement consommés donc non récupérable. Les dettes sont des ressources que
l’entreprise devra rembourser, alors que les produits sont des ressources générées par son activité et
qu’elle pourra conserver définitivement.
Notions de base
À partir des observations précédentes sur les éléments du bilan et du compte de résultat, nous
pouvons déduire les règles générales sur la nature des emplois et des ressources. Un emploi
peut être:
Soit une charge;
Soit un actif qui apparait ou qui augmente;
Soit une dette qui disparait ou qui diminue.
De façon symétrique, une ressource peut être:
Soit un produit;
Soit une dette qui apparait ou qui augmente;
Soit un actif qui disparait ou qui diminue.
Les opérations sans impact
sur te résultat
Seules les opérations qui enrichissent ou appauvrissent l'entreprise ont un impact sur son compte de résultat:
celles qui ne font que modifier la composition de son patrimoine n'affectent que son bilan. Dans la mesure où
la valeur des éléments entrant dans le patrimoine est égale à celle des éléments qui en sortent, l'équilibre du
bilan n'est pas remis en cause. C'est ce qui se passe, par exemple, lorsque l'entreprise obtient un prêt de son
banquier ou lorsqu'elle investit.
On distingue trois cas de figure possibles:
 Soit l'opération réalisée augmente à la fois le montant de l'actif et celui du passif. C'est ce qui se passe par
exemple lorsqu'une entreprise achète du matériel à crédit: le montant des immobilisations augmente à son
actif mais une dette du même montant apparaît à son passif ;
 Soit l'opération réalisée diminue à la fois le montant de l'actif et celui du passif. Par exemple, lorsqu'une
entreprise rembourse une dette, sa trésorerie diminue à l'actif mais la dette disparaît de son passif;
 Soit l'opération modifie la composition de l'actif ou du passif sans modifier leur total: lorsqu'une entreprise
achète du matériel en le payant au comptant, la diminution de sa trésorerie est compensée par
l'augmentation de ses immobilisations.
Les opérations ayant un
impact sur le résultat
Contrairement aux opérations étudiées précédemment, certaines transactions réalisées par
l'entreprise augmentent ou diminuent la valeur de son patrimoine. L'entreprise s'appauvrit lorsque la
valeur des éléments sortant du patrimoine est supérieure à celle des éléments entrants. Cela ne
signifie pas que l'entreprise n'a rien obtenu dans l'échange, mais plutôt que ce qu'elle a obtenu a été
consommé et n'est pas entré dans son patrimoine: salaire d'un employé administratif, loyer, assurance,
etc.
Dans ce cas, l'entreprise enregistre une charge à son compte de résultat, ce qui a pour effet de
diminuer son bénéfice ou d'aggraver sa perte. L'impact sur le bilan dépend de la façon dont la dépense
a été réglée: diminution de la trésorerie dans le cas d'un règlement au comptant, ou apparition d'une
dette si un délai de règlement a été accordé. Le bilan n'est pas déséquilibré pour autant puisque le
résultat figure au passif parmi les capitaux propres: la diminution du bénéfice observée au compte de
résultat est répercutée au bilan et diminue d'autant les capitaux propres. Par exemple, un loyer réglé
au comptant est comptabilisé comme une charge et une diminution de la trésorerie. Le bénéfice est
diminué du montant de la charge et cette baisse se répercute sur les capitaux propres.
Les opérations ayant un
impact sur le résultat:
suite…
De façon symétrique, une entreprise s'enrichit lorsque la valeur des éléments entrant dans son
patrimoine est supérieure à celle des éléments qui en sortent. Dans ce cas, l'entreprise enregistre un
produit à son compte de résultat, ce qui a pour effet d'augmenter son bénéfice. L'impact sur le bilan
dépend de la façon dont le produit est perçu: augmentation de la trésorerie dans le cas d'un règlement
au comptant, ou apparition d'une créance si un délai de règlement a été accordé. Le bilan n'est pas
déséquilibré pour autant puisque l'augmentation du bénéfice observée au compte de résultat est
répercutée au bilan et augmente d'autant les capitaux propres. Par exemple, la comptabilisation d'une
vente de services facturée à crédit se traduit par une augmentation des produits du compte de résultat
et l'apparition d'une créance à l'actif du bilan. Le bénéfice augmente du montant du produit enregistré
et cette hausse se répercute sur les capitaux propres au passif du bilan.
Le résultat de l'exercice n'intervient jamais directement dans une écriture comptable: il s'agit d'un
montant calculé par différence entre le total des produits et celui des charges. Si vous souhaitez
comptabiliser une opération affectant le résultat de votre entreprise, vous devez donc utiliser un
compte de produit ou de charge: une augmentation des produits augmentera mécaniquement votre
résultat alors qu'une augmentation des charges le diminuera.
Qu’est-ce qui déclenche
l’enregistrement d’une
écriture comptable?
La réponse se trouve dans le Code de commerce qui impose l'enregistrement chronologique de
toutes les opérations affectant le patrimoine d'une entreprise.
Dans la réalité, il n'est pas toujours possible de comptabiliser les opérations au moment précis
où elles affectent le patrimoine de l'entreprise: le comptable n'est pas tenu informé en temps
réel des ventes réalisées et certaines consommations sont difficiles à suivre.
Les logiciels de gestion des stocks permettent de suivre les consommations en temps quasi réel
et il serait en théorie possible de les utiliser pour comptabiliser les mouvements de stocks. De
cette façon, le compte de stock du bilan serait tenu à jour en permanence et les charges seraient
enregistrées au moment de la consommation réelle des biens, c'est-à-dire lors de leur sortie du
stock.
Cette pratique ne dispense pas d'un inventaire de fin d'année pour déceler et corriger
d'éventuels écarts entre le niveau réel du stock et celui figurant en comptabilité.
Qu’est-ce qui déclenche
l’enregistrement d’une
écriture comptable? Suite…
La comptabilisation des achats et des ventes sur la base des factures n'est pas une simple
commodité, elle est aussi une obligation légale. En effet, le SCF impose de justifier chaque
enregistrement comptable par un document soigneusement référencé et archivé: facture,
bulletin de paie, déclaration fiscale, ordre de virement, etc. Cela implique beaucoup de papiers
dans le bureau du comptable mais cette contrainte est nécessaire pour permettre la traçabilité
des enregistrements comptables et le contrôle de la comptabilité.
IV. Le fonctionnement des
comptes
Qu'appelle-t-on un compte ? Le compte est la brique de base de l'architecture comptable: à chaque élément
du patrimoine ou de l'activité de l'entreprise correspond un compte dans lequel sont enregistrées les
opérations le concernant. Par exemple, il existe un compte pour suivre la valeur du matériel de l'entreprise,
un autre pour son compte bancaire, un pour ses ventes, etc. Le nombre de comptes utilisés dépend de la
taille de l'entreprise.
Le vocabulaire comptable est souvent délicat à manipuler et les risques de confusions sont importants.
Lorsque l'on parle des « comptes » ou d'un « compte » sans apporter plus de précisions à ce terme, on se
réfère aux tableaux dans lesquels sont enregistrées les opérations réalisées par l'entreprise. En revanche, le
terme « comptes annuels » est réservé au bilan et au compte de résultat.
Comme tout tableau comptable qui se respecte, les comptes comportent deux colonnes de chiffres. La
comptabilité ne connaît pas le signe négatif mais utilise à la place des tableaux à deux colonnes: les chiffres
inscrits dans une même colonne s'additionnent alors que ceux inscrits dans des colonnes différentes se
soustraient. Pour chaque compte, une colonne sert à enregistrer les transactions faisant augmenter sa valeur
alors que l'autre sert pour les transactions la faisant diminuer. La valeur nette du compte est calculée par
différence entre les totaux des deux colonnes.
Exemple 01: fonctionnement
des comptes
Par exemple, si une entreprise achète des actions pour placer ses excédents de trésorerie, le
compte destiné à suivre les actions détenues fonctionne de la façon suivante: d'un côté on
enregistre les achats de nouvelles actions, et de l'autre les cessions effectuées par l'entreprise.
La valeur nette du compte reflète le coût des actions possédées par l'entreprise au moment de
la consultation du compte.
Opération Montant Opération Montant
25/01/N Achat 100 actions x 400 000 30/03/N Vente 25 actions X 100 000
10/02/N Achat 50 actions Y 75 000 12/11/N Vente 50 actions Y 75 000
10/02/N Achat 40 actions Z 100 000
03/10/N Achat 40 actions X 200 000
27/11/N Achat 150 actions Z 400 000
Total 1 175 000 Total 175 000
Valeur nette (Solde) du compte =1 175 000 – 175 000 = 1 000 000 DA
Exemple 01: fonctionnement
des comptes: Suite…
Dans l'exemple ci-dessus, la valeur nette de 1 000 000 DA se décompose de la façon suivante:
- 75 actions X achetées le 25/01/N (l'achat initial portait sur 100 actions mais 25 ont été revendues entre temps) : 300
000 DA.
- 40 actions Z achetées le 10/02/N : 100 000 DA.
- 40 actions X achetées le 03/10/N: 200 000 DA.
- 150 actions Z achetées le 27/11/N: 400 000 DA.
Total : 1 000 000 DA.
Les actions Y achetées le 10/02/N ne figurent pas dans cette liste car elles ont été revendues et n'appartiennent plus à
l'entreprise au moment de la consultation du compte.
Les actions vendues qui apparaissent dans la colonne de droite sont valorisées au prix d'achat et non pas au prix de
vente. En effet, le but est de faire « disparaître » les actions qui ne sont plus la propriété de l'entreprise afin de ne
laisser dans le compte que les titres qui font toujours partie du patrimoine de l'entreprise. Les éventuelles plus ou
moins-values seront également enregistrées mais dans un compte différent qui figurera au compte de résultat: produit
financier pour une plus-value (celle-ci enrichit l'entreprise) ou charge financière pour une moins-value (elle appauvrit
l'entreprise).
Exemple 02: fonctionnement
des comptes
Par exemple: le compte servant à suivre la dette vis-à-vis d'un fournisseur est utilisé, d'un côté,
pour enregistrer les factures d'achats (augmentation de la dette) et, de l'autre côté, pour les
paiements effectués et les avoirs reçus (diminution de la dette). La valeur nette du compte
indique la somme restant due au fournisseur à la date de consultation des comptes. Dans
l'exemple ci-dessous, cette somme s'élève à 54.500 DA et correspond à la dernière facture
reçue. Opération Montant Opération Montant
15/03/N Acompte versé 50 000 25/03/N Facture n° 145 119 600
30/04/N Paiement F. n° 145 69 600 14/04/N Facture n° 189 53 400
31/05/N Paiement F. n° 189 53 400 21/06/N Facture n° 195 96 500
06/08/N Avoir reçu 10 000 07/11/N Facture n° 234 54 500
15/08/N Paiement F. n° 195 86 500
Total 269 500 Total 324 000
Valeur nette (Solde) du compte = 324 000 – 269 500 = 54 500
Les notions de débit et
de crédit
Vous avez peut-être remarqué dans les exemples précédents que les opérations qui augmentent
la valeur du compte ne sont pas toujours enregistrées du même côté: les achats de nouveaux
titres sont inscrits dans la colonne de gauche, alors que les factures reçues sont inscrites à
droite. Ce n'est donc pas toujours le même côté qui sert à enregistrer les augmentations et les
diminutions! Ne vous affolez pas pour autant: il y a bien une logique dans le choix du côté.
Les deux colonnes du compte auraient pu porter les noms d'entrée et de sortie mais cela aurait
été trop simple! En fait la colonne de gauche s'intitule débit et celle de droite crédit. Ici aussi, la
convention habituelle « emplois à gauche et ressources à droite» s'applique:
 La colonne débit est utilisée lorsque le compte intervient en tant
qu'emploi;
 La colonne crédit est utilisée quand il intervient en tant que ressource.
Les notions de débit et de
crédit: suite…
Par exemple, lorsqu'une entreprise achète des actions, la ressource est la trésorerie et l'emploi les
actions achetées. Le comptable va donc enregistrer le montant de l'achat au débit (à gauche) du
compte destiné à suivre les placements de l'entreprise et au crédit (à droite) de celui consacré au
compte bancaire. Cela explique pourquoi nous avons présenté les achats d'actions dans la colonne de
gauche.
Appliquons le même raisonnement au compte servant à suivre les dettes vis­-à-vis des fournisseurs.
Nous savons que, lors d'un achat à crédit, la dette est la ressource qui permet d'obtenir un bien ou un
service: il est donc normal de comptabiliser la facture au crédit (à droite) du compte de dette. Par la
suite, lorsque l'entreprise paie son fournisseur, le remboursement de la dette correspond à l'emploi qui
est fait d'un décaissement: le paiement va donc être comptabilisé au débit (à gauche) du compte de
dette. De toutes les façons, nous n'avions pas vraiment le choix pour enregistrer le règlement: la
facture ayant été initialement comptabilisée au crédit du compte de dette, le seul moyen pour la faire «
disparaître» et indiquer que l'entreprise ne doit plus rien à son fournisseur est d'utiliser la colonne
opposée, donc le débit (souvenez ­vous que les comptables n'utilisent pas de signe négatif.
Les notions de débit et de
crédit: suite…
Les débutants mélangent souvent les termes de débit et de crédit mais il existe un moyen
mnémotechnique pour vous aider. Lorsque nous vous avons parlé des notions d'emplois et de ressources,
nous avons évoqué le terme de « destination » comme synonyme d'emploi. Eh bien, ce mot commence
par les deux mêmes premières lettres que « débit » ! Fantastique, non? Vous pouvez ainsi vous souvenir
que la colonne débit est utilisée lorsque le compte est la destination de l'opération, c'est-à-dire l'emploi.
Et comme le principe de la partie double repose sur une symétrie parfaite entre les emplois et les
ressources, vous pouvez en déduire que la colonne crédit sert lorsque le compte est la ressource.
Le lien entre les notions de débit/crédit et le fait d'augmenter ou de diminuer la valeur d'un compte
dépend de la nature du compte:
Les comptes correspondant à des emplois (actifs ou charges) augmentent lorsqu'une somme est inscrite
à leur débit et diminuent si elle est enregistrée au crédit: c'est le cas du compte de placements financiers.
V" Les comptes correspondant à des ressources (passifs ou produits) augmentent lorsqu'une somme est
inscrite à leur crédit et diminuent si elle est enregistrée au débit: c'est le cas du compte de dette
fournisseur.
Les notions de débit et de
crédit: suite…
Le fait d'avoir déterminé l'impact que l'écriture devait avoir sur le bilan et le compte de résultat permet de l'appréhender de
façon très visuelle. On peut en effet déduire le côté à utiliser en fonction de l'emplacement des rubriques concernées par la
transaction:
oSi l'on souhaite faire augmenter la valeur d'une rubrique, il faut utiliser le compte du même côté que celui où figure la
rubrique dans les comptes annuels: à gauche (au débit) pour un actif ou une charge et à droite (au crédit) pour un passif ou
un produit;
oSi l'on souhaite faire diminuer la valeur d'une rubrique, il faut utiliser le compte du côté opposé à celui où figure la rubrique
dans les comptes annuels: à droite (au crédit) pour un actif ou une charge et à gauche (au débit) pour un passif ou un
produit.
oAppliquons ce« truc» à un achat de matériel payé au comptant. L'opération réalisée a pour effet d'augmenter le montant
des immobilisations et de diminuer celui de la trésorerie. Ces deux rubriques se trouvent toutes deux à l'actif, donc à gauche
du bilan: il faudra alors inscrire le montant de l'achat à gauche (au débit) du compte de matériel et à droite (au crédit) du
compte de trésorerie.
oArrivés à ce stade de nos explications, il est nécessaire d'introduire un peu de vocabulaire technique. Les mots débit et
crédit ont donné naissance à des verbes: débiter un compte signifie y enregistrer une somme du côté du débit, et créditer
un compte signifie y enregistrer une somme du côté du crédit. La valeur nette d'un compte, calculée par différence entre les
montants inscrits au débit et ceux inscrits au crédit porte le nom de solde. Un solde n'est jamais positif ou négatif: on dit
qu'il est débiteur lorsque les sommes inscrites au débit sont supérieures à celles enregistrées au crédit, et qu'il est créditeur
dans le cas contraire. Ainsi, le compte de placements financiers présente un solde débiteur de 1 000 000 DA alors que le
compte de dette fournisseur présente un solde créditeur de 54 500 DA.
Nous avons vu que le montant de l'emploi était toujours
identique à celui de la ressource. En conséquence, pour
chaque écriture comptable, le montant enregistré au
débit doit toujours être égal à celui enregistré au crédit.
Le compte qui est débité n'est pas le même que celui qui
est crédité et c'est pourquoi les comptes pris
individuellement ne sont pas équilibrés mais présentent
des soldes débiteurs ou créditeurs. Toutefois on ne peut
pas débiter un compte sans créditer le même montant
dans un ou plusieurs autres comptes: si l'on prend les
comptes globalement, le total des soldes débiteurs doit
être égal au total des soldes créditeurs.

EXEMPLE 02
Les sept catégories de
comptes
Le système comptable et financiers répartit les comptes en sept catégories qu'il désigne sous le
nom de classes. Le premier chiffre de chaque numéro de compte indique la catégorie à laquelle
il appartient: par exemple, tous les comptes de la classe 1 portent un numéro commençant par
le chiffre 1.
Les comptes des classes 1 à 5 correspondent à des éléments du patrimoine de l'entreprise et
sont regroupés au bilan en fin d'année:
1. La classe 1 concerne le financement à moyen et à long terme de l'entreprise: on y trouve les
capitaux propres (capital, réserves, report à nouveau ... ) et les emprunts bancaires à plus
d'un an d'échéance ;
2. La classe 2 regroupe les immobilisations de l'entreprise quelle que soit leur nature:
incorporelles, corporelles ou financières ;
Les sept catégories de
comptes : Suite…
3. La classe 3 rassemble les stocks de l'entreprise: matières premières, marchandises, produits
finis, etc. Ces comptes ne sont pas utilisés en cours d'année puisque les matières premières
et les marchandises sont comptabilisées en charges dès la réception de la facture. Ils ne
servent qu'en fin d'année pour régulariser les achats qui n'ont pas été consommés et qui
sont donc toujours en stock ;
4. La classe 4 porte le nom de « comptes de tiers »: elle regroupe les créances et les dettes de
l'entreprise à l'exception de celles relevant d'une autre catégorie (immobilisations
financières pour les créances à long terme ou financement pour les dettes bancaires). C'est à
cette catégorie qu'appartiennent les comptes clients et fournisseurs ainsi que les dettes
fiscales et sociales ;
5. La classe 5 regroupe les comptes de trésorerie: banque, caisse et valeurs mobilières de
placement (placements financiers à court terme).
Les sept catégories de
comptes : Suite…
Les comptes des classes 6 et 7 sont, quant à eux, dédiés à l'activité de l'entreprise:
6. La classe 6 rassemble les comptes de charges quelle que soit leur nature: exploitation,
financières ou exceptionnelles ;
7. La classe 7 regroupe les comptes de produits.
Il existe de nombreuses astuces qui permettent de gagner du temps lors de la manipulation des
numéros de comptes. En particulier, on remarque une symétrie entre les comptes de charges et
de produits. Par exemple, le compte consacré aux achats de marchandises porte le numéro
600000, et celui destiné à enregistrer les ventes de marchandises le numéro 700000. De même,
les charges financières sont comptabilisées dans des comptes commençant par 66 et les produits
financiers dans des comptes commençant par 76. Plutôt que d'en dresser une liste exhaustive
dès à présent, nous préférons vous signaler les autres astuces au fur et à mesure de leur
rencontre.
La présentation des
comptes
Les comptes se présentent sous la forme de tableaux dans lesquels les enregistrements
comptables sont inscrits en ligne, les uns à la suite des autres dans l'ordre chronologique. Outre
les deux colonnes de chiffres présentant les montants enregistrés au débit ou au crédit, on y
trouve également toutes les informations nécessaires pour assurer la traçabilité des écritures
comptables:
La date de comptabilisation des sommes enregistrées
Le numéro attribué à l'écriture et qui permet de retrouver la pièce justificative correspondante
Éventuellement un libellé donnant plus de détails sur les montants comptabilisés
Le solde du compte est calculé soit au fur et à mesure des enregistrements comptables, soit
uniquement à la fin. En règle générale, seuls les enregistrements de l'année en cours sont
détaillés: si un solde non nul existait déjà au débit de l'année, il est présenté avant les écritures
de l'année sur une ligne portant le nom d'à nouveau.
La présentation des comptes
(Suite)
L'entreprise BETA a emprunté 5,000.000 à son banquier au 30/09/N. Cet emprunt est une
ressource qui a été comptabilisée au crédit d'un compte appartenant à la classe 1 (il s'agit d'un
financement à long terme). Par la suite, les remboursements effectués par l'entreprise ont été
enregistrés au débit de ce même compte pour venir diminuer son solde. Au 31 décembre, le
compte présente les enregistrements suivants.
Mouvement Solde
Date réf Libellé
Débit Crédit Débit Crédit
30/09/N BQ102 Emprunt bancaire 5 000 000 5 000 000
12/10/N BQ197 91 000 4 909 000
12/11/N BQ265 91 000 4 818 000
12/12/N BQ392 91 000 4 727 000
31/12/N Solde de fin de période 4 700 000
La présentation des comptes
(Suite)
La lecture de ce compte nous apporte les informations suivante:
 Au début de l'année, l'entreprise n'était pas endettée
Durant l'année, elle a emprunté 5 000 000 DA auprès d'une banque
Par la suite, elle a payé trois mensualités qui ont permis de rembourser partiellement l'emprunt.
Nous ne voyons ici que la partie concernant le remboursement des mensualités: les intérêts sont
comptabilisés dans un autre compte (charges financières au compte de résultat)
À la fin de l'année, la somme restant due s'élève à 4 727 000 DA
Dans leurs documents de travail, les comptables adoptent volontiers une présentation simplifiée à
laquelle ils donnent le nom de compte « en T » en raison de la forme du tableau. Celui-ci ne
comporte que deux colonnes: une consacrée aux sommes inscrites au débit du compte et l'autre
aux sommes inscrites au crédit. Des annotations peuvent éventuellement être portées à côté des
sommes pour indiquer une date ou une référence.
Les écritures comptables
Une écriture comptable est la transcription en comptabilité d'une opération réalisée par l'entreprise. Elle comprend plusieurs
enregistrements: au minimum un au crédit du compte correspondant à la ressource mobilisée, et un autre au débit de celui
correspondant à l'emploi qui en a été fait. L'emploi et la ressource représentant la même opération vue sous deux angles
différents, leur montant est toujours identique: de même, le montant enregistré au débit est toujours égal à celui enregistré
au crédit. Les enregistrements que nous venons de voir dans le compte« 164000. Emprunts auprès d'établissements de
crédit » ne sont qu'une partie des écritures comptables: leurs contreparties ont été enregistrées dans d'autres comptes.
Pour comptabiliser une opération réalisée par l'entreprise, il faut respecter plusieurs étapes:
Identifier l'emploi et la ressource intervenant dans la transaction
Reconnaître les rubriques du bilan et du compte de résultat qui seront affectées par l'écriture
En déduire la classe des comptes à utiliser ;
Rechercher les numéros de comptes détaillés dans la liste du SCF
Inscrire le montant de la transaction au débit du compte correspondant à l'emploi identifié et au crédit de celui
correspondant à la ressource.
Les écritures comptables
(Suite)
Les écritures sont présentées dans l'ordre chronologique des opérations réalisées, les unes en dessous des
autres, dans un tableau à plusieurs colonnes qui porte le nom de journal. Les éléments suivants y sont
indiqués:
 Des informations générales sur l'écriture: date de l'opération, référence de la pièce justificative, etc
Les numéros et les libellés des comptes concernés par l'opération
Les sommes inscrites au débit ou au crédit
L'écriture comporte autant de lignes qu'il y a de comptes utilisés.
Les écritures comptables
(Suite)
Prenons comme exemple l'emprunt contracté par l'entreprise BETA. Lors du déblocage des
fonds, l'entreprise a encaissé 5 000 000 DA: cet encaissement étant le but de l'opération, nous
en déduisons qu'il faut débiter un compte de trésorerie (classe 5), en l'occurrence le compte«
512. Banques». L'origine de cet encaissement est une dette vis-à-vis du banquier: il s'agit d'un
financement à long terme et il faudra créditer un compte de la classe 1, en l'occurrence le
compte 164. Emprunts auprès d'établissements de crédit.

Numéro de compte Intitulé Débit Crédit


512 Banque 5 000 000

164 Emprunt auprès d’établissement de crédit 5 000 000

12/09/N – BQ102 – Déblocage prêt bancaire


Les écritures comptables
(Suite)
Au bout d'un mois, l'entreprise devra commencer à rembourser cet emprunt. Considérons que
le montant de la première mensualité s'élève à 100 000 DA et qu'il se décompose en un
remboursement de 91 000 DA et des intérêts pour 9 000 DA. Contrairement à l'opération
précédente, le compte de trésorerie sera utilisé au crédit car l'argent est le flux sortant, c'est-à-
dire la ressource. Au débit, il faudra utiliser deux comptes différents car le décaissement a deux
objectifs:
 D'une part, rembourser la dette préalablement enregistrée dans le compte 164: nous
utiliserons à nouveau ce compte mais cette fois-ci au débit;
D'autre part, payer les intérêts: ceux-ci appauvrissent l'entreprise, ils sont définitivement
consommés et seront enregistrés au débit d'un compte de charges financières.
Les écritures comptables
(Suite)
Numéro de compte Intitulé Débit Crédit

164 Emprunt auprès d’établissement de crédit 91 000

661 Charges d’intérets 9 000

512 Banque 100 000

12/10/N – BQ 197 – Mensualité d’emprunt Octobre N


Les écritures comptables
(Fin)
Dans les deux cas, le total inscrit au débit est égal à celui inscrit au crédit: l'écriture est équilibrée,
c'est la base du principe de la partie double. Vous pouvez également remarquer que les sommes
inscrites dans le compte 164000 correspondent bien aux enregistrements observés dans l'extrait du
compte présenté au paragraphe précédent.
Les comptables ont l'habitude de commencer leurs écritures par les comptes utilisés au débit et de
les terminer par ceux utilisés au crédit. Cette façon de procéder n'est absolument pas obligatoire,
et les logiciels acceptent tout à fait de commencer la saisie par le crédit. Du moment que les
sommes inscrites au débit sont identiques à celles inscrites au crédit, tout va bien! Nous vous
conseillons donc de ne pas compliquer inutilement les choses et de construire vos écritures en
suivant l'ordre de votre raisonnement: commencez par le débit si vous avez identifié l'emploi en
premier, et par le crédit si vous avez d'abord reconnu la ressource.
Pour une meilleure lisibilité des écritures, l'usage veut que le numéro et le libellé des comptes
crédités soient présentés avec un décalage par rapport à ceux des comptes débités. Là encore, ce
n'est pas une obligation mais la plupart des logiciels l'appliquent pour leurs éditions.
Des comptes ... aux comptes
annuels
Les calculs et les différentes opérations de tri et de report
nécessaires pour passer des écritures comptables aux comptes
annuels sont effectués automatiquement par la plupart des logiciels
comptables, mais il nous semble utile de vous les présenter pour «
boucler la boucle » et vous donner une vision complète du
fonctionnement de la comptabilité. Souvenez-vous: nous avons
commencé par vous présenter le bilan et le compte de résultat, puis
nous sommes passés aux comptes et aux écritures. Nous allons
maintenant suivre le cheminement inverse en partant des écritures
pour voir comment elles mènent au bilan et au compte de résultat.
Des écritures au Grand-Livre
Les écritures comptables sont enregistrées dans le journal les unes à la suite des autres dans
l'ordre chronologique. Un même compte peut intervenir dans plusieurs écritures et les
mouvements le concernant sont éparpillés tout au long du journal. C'est en particulier le cas des
comptes de trésorerie, de créances clients et de dettes fournisseurs qui sont utilisés dans plus
d'une écriture sur deux, tant au débit qu'au crédit. Difficile dans ces conditions de calculer un
solde!
La première étape des traitements informatisés consiste à trier les enregistrements comptables
par numéro de compte. Les lignes du journal sont reportées dans un document appelé grand-
livre où elles sont séparées et classées par numéro de compte. Pour chaque compte, les
mouvements comptabilisés au débit et au crédit sont ainsi regroupés et il devient alors possible
d'en calculer le solde.
Nous vous présentons ci-dessous un extrait du grand-livre de l'entreprise Jolibois. Seuls les
premiers comptes ont été édités et vous y trouverez dans l'ordre numérique:
Des écritures au Grand-Livre
(Suite)
1. Le compte 101 Capital» dans lequel a été enregistré l'apport initial des associés ;
2. Le compte 164 Emprunts auprès d'établissements de crédit» que nous avons déjà utilisé
comme exemple ;
3. Le compte 215 Installations techniques, matériels et outillages dans lequel sont enregistrés
les investissements industriels de l'entreprise.
Cette édition se poursuivrait par les autres comptes d'immobilisations, puis par les comptes de
stocks et ainsi de suite jusqu'aux comptes de produits.
Mouvements Solde
Date Réf. Libellé
Débit Crédit Débit Crédit
Compte 101 Capital Social
02/09/N BQ001 Constitution société 10 000 000 10 000 000
31/12/N Solde fin de période 10 000 000
Compte 164 Emprunt auprès d’établissement de crédit
12/09/N BQ102 Emprunt bancaire 5 000 000 5 000 000
12/10/N B0197 Mensualité Octobre 91 000 4 909 000
12/11/N B0265 Mensualité Novembre 91 000 4 818 000
12/12/N B0392 Mensualité Décembre 91 000 4 727 000
31/12/N Solde fin de période 4 727 000
Compte 215 Installations techniques, matériel et outillage
07/10/N AC022 Achat matériel 2 500 000 2 500 000
20/10/N AC134 Achat matériel 750 000 3 250 000
31/12/N Solde fin de période 3 250 000
Des écritures au Grand-Livre
(Suite)
Lorsque l'activité de l'entreprise n'est pas trop importante, il est possible d'éditer l'intégralité du
grand-livre mais, le plus souvent, le comptable n'en imprime qu'un extrait limité aux quelques
comptes dont il souhaite connaître le détail. Par exemple, un inspecteur des impôts pourra
souhaiter vérifier le caractère déductible des charges exceptionnelles et demandera une édition
des comptes correspondants pour en connaître le contenu et remonter ensuite aux pièces
justificatives.
Du Grand-livre à la
balance
Les soldes calculés sur le grand-livre sont reportés sur un document appelé balance, toujours classés dans
l'ordre des numéros de compte. Les soldes débiteurs sont présentés dans une colonne distincte des soldes
créditeurs et un total est calculé en bas de chaque colonne.
Dans la mesure où toutes les écritures comptabilisées sont équilibrées et qu'elles ont toutes été reprises
exhaustivement dans les soldes calculés, la balance doit également être équilibrée: le total des soldes
débiteurs est égal au total des soldes créditeurs. Cette égalité n'allait pas de soi avant l'apparition des
logiciels comptables: des erreurs de saisie, de report ou de calcul étaient possibles et l'élaboration de la
balance permettait de les détecter. Aujourd'hui, l'usage de l'informatique a permis de supprimer les
risques d'erreurs car les logiciels refusent de valider des écritures déséquilibrées et tout le travail de tri,
de report et de calcul des soldes est fait par l'ordinateur. L'intérêt principal de la balance réside dans son
caractère synthétique: alors que le grand-livre représente souvent une édition de plusieurs centaines de
pages, la balance tient sur une ou deux pages au maximum.
Nous vous présentons ci-dessous la balance de l'entreprise BETA. Elle correspond au grand-livre du
paragraphe précédent et vous pourrez vérifier que les soldes des comptes 101, 164 et 215 y sont
identiques.
Compte Solde
Numéro Intitulé Débit Crédit
101 Capital Social 10 000 000
164 Emprunt auprès d’établissement de crédit 4 727 000
215 Installations techniques, matériel et outillage 3 250 000
218 Matériel de bureau et informatique 1 000 000
281 Amortissement du matériel technique 215 000
300 Stock de marchandises 4 230 000
401 Dettes fournisseurs 2 539 000
411 Créances clients 4 380 000
512 Banque 5 500 000
530 Caisse 50 000
600 Consommation Marchandises 214 785
613 Location 346 215
623 Publicité 10 000
700 Vente de marchandises 1 500 000
Solde au 31/12/N 18 981 000 18 981 000
De la balance aux comptes
annuels
Enfin, les soldes de la balance sont regroupés pour former les rubriques du bilan et du compte
de résultat.
Les soldes des comptes des classes 6 et 7 forment les rubriques du compte de résultat: charges
pour les comptes de la classe 6, et produits pour ceux de la classe 7. Le résultat de l'exercice est
calculé par différence entre le total des produits et celui des charges.
Les comptes des classes 1 à 5 sont, quant à eux, regroupés au bilan: les soldes débiteurs vont à
l'actif et les soldes créditeurs au passif. Le résultat calculé au compte de résultat est reporté au
passif parmi les capitaux propres. li permet d'équilibrer le bilan car, la balance étant
globalement équilibrée, l'écart observé entre les soldes débiteurs et créditeurs des comptes de
classe 6 et 7 est le même que celui observé entre ceux des comptes des classes 1 à 5.
Par exemple, à la fin de l'année, le bilan et le compte de résultat de l'entreprise BETA, établis à
partir de la balance du paragraphe précédent, seront les suivants:
Et l'année suivante?
Les comptes du bilan présentent la valeur des éléments du patrimoine de l'entreprise. Ils
fonctionnent en cumul et sont reportés tels quels à l'ouverture de l'exercice suivant: les
machines possédées par l'entreprise ne disparaissent pas le dernier jour de l'année au douzième
coup de minuit comme le carrosse de Cendrillon! Pour les comptes des classes 1 à 5, le solde de
début d'année est donc identique à celui de la fin de l'année précédente.
En revanche, les comptes du compte de résultat sont spécifiques à un exercice comptable et
sont remis à zéro avant de démarrer une nouvelle année. Afin de conserver l'équilibre de la
balance, les soldes des comptes de classe 6 et 7 ne disparaissent pas totalement mais sont
transférés dans un compte « 12. Résultat de l'exercice » qui figure au passif parmi les capitaux
propres.
Ainsi, la balance de l'entreprise BETA se présente comme suit au début de l'année N +l. Les
comptes de bilan n'ont pas changé, à l'exception du compte 120 qui est apparu, alors que les
comptes du compte de résultat ont disparu:
Compte Solde
Numéro Intitulé Débit Crédit
101 Capital Social 10 000 000
120 Résultat 925 000

164 Emprunt auprès d’établissement de crédit 4 727 000

215 Installations techniques, matériel et outillage 3 250 000

218 Matériel de bureau et informatique 1 000 000


281 Amortissement du matériel technique 215 000
300 Stock de marchandises 4 230 000
401 Dettes fournisseurs 2 539 000
411 Créances clients 4 380 000
512 Banque 5 500 000
530 Caisse 50 000
Solde au 01/01/N+1 18 406 000 18 406 000
Deuxième partie: La mise en
place d’une comptabilité
Les différents régimes fiscaux: il existe en Algérie 3
régimes fiscaux, le régime réel, le régime réel
simplifié, et le régime forfaitaire (impôt forfaitaire
unique IFU).
Le régime fiscal réel
En Algérie selon l’article 148 du code des impôts directs et des taxes assimilées, ce régime
concerne:
Les personnes morales quelque soit le montant de leur chiffre d’affaires
Les personnes physiques dont le chiffre d’affaires dépasse les 8.000.000,00 DA
Les personnes physiques dont le chiffre d’affaires est inférieur à 8.000.000,00 DA et qui optent
pour le régime réel Le régime fiscal du réel est divisé en deux catégories:
 L’impot sur le bénéfice des sociétés (IBS): pour les personnes morales (SARL, SPA,…)
 L’impot sur le revenu global (IRG): pour les sociétés de personnes ( SNC, SCS,…), les personnes
physiques et les professions libérales (régime simplifié) qui ont opté pour le régime réel ou qui
dépasse le seuil de l’IFU à savoir 8.000.000,00 DA.
Le régime fiscal réel (Suite)
Le taux de l’impot sur les bénéfices des sociétés (IBS) est fixé à 03 niveaux : (Article 148 CIDTA)
 19% pour les activités de production de biens
 23% pour les activités de bâtiment, de travaux publics et d’hydrauliques ainsi que les activités
touristiques et thermales à l’exclusion des agences de voyages
 26% pour les autres activités
La loi de finance 2022 a introduit 2 nouveaux taux 10% et 2 % avec des conditions particulières
( article 46 loi de finance 2022)
Le régime fiscal réel (Suite)
Le taux de l’impot sur le revenu global (IRG) suit un barème progressif et se présente comme suit:
o 0% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles n’excédant pas 240.000 DA
o 23% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles allant de 240.000 DA à 480.000 DA
o 27% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles allant de 480.001 DA à 960.000 DA
o 30% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles allant de 960.001 DA à 1.920.000 DA
o 33% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles allant de 1.920.001 DA à 3.840.000 DA
o 35% pour un chiffre d’affaires ou recettes professionnelles supérieur à 3.840.000 DA
Information: Toutes les entreprises doivent tenir une comptabilité à jour, elles sont dans l’obligation de
la présenter, le cas échéant à toute demande des agents de l’administration fiscale conformément à la
règlementation en vigueur.
La conservation des
documents comptables
Quels que soient votre régime fiscal et l'étendue de vos
obligations comptables, vous devez être en mesure de
présenter à l'administration fiscale les documents justifiant
vos enregistrements comptables: factures émises et reçues,
bulletins de paie, pièces de banque, etc. Ces documents
peuvent également vous être demandés par un tribunal en
cas de litige avec un partenaire ou de cessation de
paiements. Il faut donc organiser votre classement de façon
à pouvoir les retrouver aisément, et les conserver aussi
longtemps que nécessaire.
La durée de conservation des
documents
comptables
La loi impose aux entreprises de conserver un certain nombre de documents. Ceux-ci peuvent
vous permettre de faire la preuve de vos droits en cas de litige, ou de défendre le sérieux de
votre gestion en cas de redressement judiciaire. Mais vos placards ne sont pas extensibles à
l'infini et vous pouvez concevoir un certain agacement à voir s'accumuler les documents. Aussi
allons-nous faire le point sur vos obligations légales en la matière pour indiquer les principaux
documents que vous devez à tout prix préserver de votre tentation de faire le vide.
Les règles applicables en matière de conservation des archives découlent soit de la loi, soit des
délais de prescriptions applicables ou des périodes pendant lesquelles les administrations
peuvent effectuer des contrôles:
 Le Code de commerce impose un délai de conservation de dix ans pour les documents
comptables
 Le Code du travail exige de conserver pendant cinq ans la plupart des documents relatifs au
personnel de l'entreprise
 Le délai de contrôle de l'administration fiscale est de six ans pour les principaux impôts (TVA,
impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés)
La durée de conservation
des documents
comptables (suite)
Les documents devant être conservés à vie:
Certains documents doivent être conservés à vie ... et même au-delà, c'est­-à-dire trente ans
après la liquidation de l'entreprise, quelque soit sa forme juridique. Il s'agit en particulier:
 Des statuts ;
 Des registres des délibérations des organes de direction (procès-verbaux de l'assemblée
générale, du conseil d'administration, du conseil de surveillance ou du bureau) ;
 Des titres de propriété des biens immobiliers ;
 Des contrats de bail.
La comptabilité
d'engagement: mise en
place et fonctionnement
Le choix d'un logiciel comptable : À l'heure actuelle, une comptabilité
d'engagement ne se conçoit que sur ordinateur avec un logiciel comptable. Vous
enregistrez les écritures selon un masque de saisie prédéfini et l'informatique
s'occupe du reste: calcul des soldes, totalisations et reports, édition des livres
comptables, etc. Selon le logiciel que vous choisirez, le travail de saisie sera plus ou
moins guidé et vous disposerez d'une liberté plus ou moins grande pour déterminer
les paramètres de votre comptabilité.
Il existe une multitude de logiciels comptables qui vont du très simple et très
accessible, au très sophistiqué et plus complexe. Les prix dépendent bien sûr du
type de logiciel: certains sont gratuits alors que d'autres peuvent atteindre plusieurs
millions de dinars.
La comptabilité
d'engagement: mise en
place et fonctionnement
Les logiciels complémentaires: on peut distinguer

 les logiciels de devis et de facturation


 les logiciels de gestion commerciale
Les logiciels spécifiques à un secteur d’activité
 les logiciels de paie
 Les logiciels de gestion des immobilisations
Les différents journaux
La loi n'impose l'utilisation que d'un seul livre journal, mais tous les logiciels prévoient de
distinguer vos opérations selon leur nature en plusieurs journaux auxiliaires:
 Journal des à nouveaux (AN) pour la reprise des soldes de l'exercice précédent;
 Journal des achats (HA ou AC) pour la saisie des factures fournisseurs ;
 Journal des ventes (VT) pour la saisie des factures clients ;
 Journal de banque (BQ) pour la saisie des mouvements de fonds sur votre compte bancaire;
 Journal de caisse (CA) pour la saisie des transactions en espèces ;
 Journal des opérations diverses (OD) pour les autres opérations: déclaration de TVA,
corrections d'erreurs, écritures d'inventaire, etc.
Les différents journaux
(Suite)
Si vous le souhaitez, vous pouvez modifier la liste prévue par
défaut dans votre logiciel en supprimant certains journaux
ou en en créant de nouveaux. Vous pouvez, par exemple,
ajouter un journal pour distinguer la saisie des avoirs de
celle des factures. Toutefois, la liste ci-dessus s'avère
généralement largement suffisante et la multiplication des
journaux risque d'alourdir inutilement votre travail de saisie
et de contrôle des comptes.
La reprise des à nouveau
Si vous démarrez votre activité, vous n'êtes pas concerné par cette étape et vous pourrez
décliner poliment la proposition de votre logiciel lorsqu'il vous demandera si vous souhaitez
saisir les à nouveaux. En revanche, si votre entreprise existe depuis plusieurs années, elle
possède déjà une comptabilité qu'il vous faudra intégrer dans votre nouveau logiciel: vous
devrez ainsi saisir les soldes de départ, autrement dit les à nouveaux.
Pour saisir les à nouveaux, vous devez vous munir de la balance générale de clôture de l'exercice
précédent: il s'agit d'un document présentant les soldes de tous les comptes dans l'ordre de leur
numérotation. Comme pour tout document comptable de synthèse, le total des sommes
figurant au débit doit être égal à celui des sommes au crédit.

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