Avant la signature du traité relatif à
l’harmonisation du droit des affaires en Afrique,
l’espace représenté par l’UEMOA et la CEMAC
présentait les caractéristiques suivantes :
l’hétérogénéité des référentiels comptables en
vigueur ;
La pluralité des états financiers ;
l’obsolescence des normes comptables ;
L’insuffisante appréhension du secteur productif et
l’accroissement du secteur informel.
Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’information
financière et Système comptable OHADA (SYSCOHADA)
comprend deux aspects:
1. Aspect juridique : Droit Comptable
2. Aspect technique : Système comptable OHADA
I.1.
ASPECT JURIDIQUE :
DROIT COMPTABLE
L’acte Uniforme relatif au droit comptable OHADA contient 113 articles
répartis comme suit :
TITRE 1 : DES COMPTES PERSONNELS DES ENTITES
(personnes physiques et morales): 73 articles
Chapitre 1 : Dispositions générales
(elles vont de l’article 1 à l’article 13) ;
Chapitre 2 : Organisation comptable
(elles vont de l’article 14 à l’article 24) ;
Chapitre 3 : Jeu complet d’états financiers annuels
(elles vont de l’article 25 à l’article 34) ;
Chapitre 4 : Règles d’évaluation et de détermination du résultat
(elles vont de l’article 35 à l’article 65) ;
Chapitre 5 : Valeur probante des documents, contrôle des comptes collecte
et publicité des informations comptables
(elles vont de l’article 66 à l’article 73).
TITRE 2 : DES COMPTES CONSOLIDES ET DES
COMPTES COMBINES : 37 articles
Chapitre 1 : Comptes consolidés
(elles vont de l’article 74 à l’article 102) ;
Chapitre 2 : Comptes combinés
(elles vont de l’article 103 à l’article 110).
TITRE 3 : DES DISPOSITIONS PENALES : 1 article
(l’article 111)
TITRE 4 : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
(elles vont de l’article 111-1 à l’article 113) : 3
articles.
SYNTHESE
Art 1 : Comptabilité générale est OBLIGATOIRE.
Art 2 : Exclusion : Banques, Institutions financières,
Compagnies d’assurances, Institutions
de sécurité sociale, Entités soumises
aux règles de la comptabilité publique
utilisent les Guides sectoriels spécifiques
à leurs activités.
Art 3 : PRUDENCE- REGULARITE- SINCERITE-
TRANSPARENCE:
Conditions de sécurité indispensable à
l’établissement des états financiers.
Art 7 : Exercice Comptable = Année civile
DUREE : 12 mois
Exception : + 12 mois
-12 mois.
Date d’arrêté des comptes annuels : au plus tard dans les quatre(4)
mois qui suivent la date de clôture de l’exercice (Art 23)
Art 8,11,12,13, 25 à 34 : Etats financiers obligatoires –
Taille de l’entités – Chiffre d’affaires :
-Système Normal : Chiffre d’affaires 100 000 000
FCFA : Bilan, Compte de résultat, Tableau des flux
de trésorerie, Notes annexes;
- Système minimal de trésorerie : caractère
dérogatoire (Tenue de la comptabilité de
trésorerie)
Chiffre d’affaires : 60 000 000 FCFA : Entités de négoce
Chiffre d’affaires : 40 000 000 FCFA : Entités artisanales
Chiffre d’affaires : 30 000 000 FCFA : Entités de services.
Art 16: Obligation à toutes les entreprises d’établir un
MANUEL DES PROCEDURES.
Art 19: Autres documents obligatoires et différents
des états financiers annuels :
• Livre-journal ;
• Grand-livre ;
• Balance générale ;
• Livre-d ’inventaire.
Art 20:
• Conditions de tenue des livres comptables : aucun blanc, ni
altération(le comptable doit donc proscrire le gommage, les ratures et
les surcharges) ;
• Selon le système comptable OHADA, les erreurs ne peuvent se corriger
que par l’utilisation de la technique de la comptabilisation en négatif.
Art 35: La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité
est fondée sur la convention du coût historique et sur l’application des
principes généraux de prudence et de continuité de l’exploitation.
Cependant, il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans
des conditions fixées par les autorités compétentes, et dans le respect
des dispositions des articles 62 à 65 ci-après.
Art 44: Deux méthodes de valorisation retenues en système comptable
OHADA :
• La méthode P.E.P.S : Premier entré, Premier sorti ( en anglais FIFO) ;
• La méthode du coût Moyen Pondéré(C.M.P).
Art 74: Comptes consolidés :
• Siège social ou activité principale : Un des Etats parties ;
• Contrôle exclusif ou conjoint. (Cfr Art 78)
Art 79: Etats financiers consolidés :
• Bilan ;
• Compte de résultat ;
• Tableau des flux de trésorerie
• Notes annexés.
Art 80: Méthode de consolidation :
• Intégration globale : Contrôle exclusif ;
• Intégration proportionnelle : Contrôle conjoint ;
• Mise en équivalence : influence notable.
Art 103: Comptes Combinés
Les entités, qui constituent dans une région de l’espace
OHADA, un ensemble économique soumis à un même
centre stratégique de décision situé hors de cette
région, sans qu’existent entre elles des liens juridiques
de domination, établissent et présentent des états
financiers, dénommés “ états financiers combinés ”,
comme s’il s’agissait d’une seule entreprise.
Art 111: Encourent une sanction pénale les dirigeants
des entités qui :
• n’auront pas, pour chaque exercice social, dressé
l’inventaire et établi les états financiers annuels ainsi que,
le cas échéant, le rapport de gestion et le bilan social ;
• auront sciemment, établi et communiqué des états
financiers ne délivrant pas une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’exercice.
Les infractions prévues par le présent Acte uniforme seront
punies conformément aux dispositions du Droit pénal en
vigueur dans chaque Etat partie.
I.2.
ASPECT TECHNIQUE :
SYSTÈME COMPTABLE OHADA
I.2.1. Définition
Le Système Comptable OHADA est l’ensemble des dispositions régissant
l’organisation et la tenue des comptabilités des entités installées dans les Etats
parties institué par l’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à
l’information financière et Système comptable OHADA (article 5).
En d’autres termes, c’est le référentiel comptable en vigueur dans l’espace
OHADA.
Avant l’entrée en vigueur du Système Comptable OHADA, les Etats parties
utilisaient d’autres référentiels comptables.
I.2.2. Champ d’application du Système Comptable
OHADA
Le Système Comptable OHADA s’applique :
Les entités soumises aux dispositions de l’Acte Uniforme relatif au droit
commercial général et de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés
commerciales et du groupement d’intérêt économique (GIE) ;
Les entités publiques, parapubliques et d’économie mixte ;
les coopératives ;
Et plus généralement, les entités produisant des biens et des services
marchands ou non marchands, dans la mesure où elles exercent des activités
économiques, dans un but lucratif ou non, à titre principal ou accessoire qui
se fondent sur des actes répétitifs, à l’exception de celles soumises aux règles
de la comptabilité publique.
Ne sont pas habilitées à utiliser le Système Comptable OHADA :
• les banques, les établissements de crédit et les Institutions de micro finance et les
coopératives d’épargne et de crédit ;
• les entreprises d’assurance (elles utilisent le plan CIMA « Conférence Interafricaine
des Marchés des Assurances ») ;
• les institutions de sécurité sociale (elles utilisent le plan CIPRES « Conférence
Interafricaine de Prévoyance Sociale ») ;
• les établissements soumis aux règles de la comptabilité publique.
N.B.: Toutes ces entités vont continuer à tenir leur comptabilité
sur base des guides sectoriels spécifiques à leurs activités.
I.2.3. Contenu du Système Comptable OHADA
Le Système Comptable OHADA comprend un ensemble cohérent
et indissociable composé des éléments ci-après :
Dispositif juridique relatif au droit comptable ;
Structure, contenu et fonctionnement des comptes ;
Opérations et problèmes spécifiques ;
Nomenclatures ;
Comptes consolidés et comptes combinés ;
Cadre conceptuel ;
Définition des termes ;
Présentation des états financiers annuels du Système normal et du Système
minimal de Trésorerie.
Le système comptable OHADA est bâti sur une
approche de gestion d’entreprise. Toutefois, au
titre de la pertinence partagée, des éléments
utiles à la Comptabilité nationale sont exposés
dans l’Etat annexé.
I.2.4. Plan des comptes
L’OHADA retient une codification décimale des comptes, et comprend neuf
classes de comptes codifiés de 1 à 9.
Classes 1 à 8 : Comptabilité Générale
Classe 9 : Comptabilité Analytique
Classe 1
: comptes de ressources durables ;
Classe 2
: comptes de l’actif immobilisé
Classe 3
: comptes de stocks ;
Classe 4
: comptes de tiers
Classe 5
: comptes de trésorerie.
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant
les charges et les produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8
réservée aux comptes des autres charges et des autres produits ;
Classe 6 : charges des activités ordinaires ;
Classe 7 : produits des activités ordinaires ;
Classe 8 : autres charges et autres produits/Hors activités ordinaires .
I.2.5. Organisation du plan de comptes de
l’entreprise
NB : Classe (1) – Compte principal (2) – Sous-compte
(3) – Compte divisionnaire (4)
Plan des comptes de chaque entité est suffisamment
détaillé en fonction des besoins spécifiques de
l’entité.
I.2.6. Etats financiers annuels
SYSTEME NORMAL : Bilan, Compte de résultat,
Tableau des flux de trésorerie, Notes annexes.
Système Minimal de Trésorerie : Bilan, Compte
de résultat et Etat des créances et des dettes non
échues.
Pendant son exploitation, l’entité réalise des opérations internes
et externes.
Il s’agit des transactions entraînant des mouvements de biens,
de services et de monnaie entre les agents économiques : on
parle alors de flux économiques.
2.1. NOTION DE FLUX
Un flux économique est un mouvement de biens, de services et
de monnaie tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entité avec
les autres agents économiques.
Les flux économiques ont ainsi un sens et une valeur.
2.1.1. Sens d’un flux économique
Un flux est symbolisé par une flèche qui a toujours un
point de départ et un point d’arrivée. On dit que le flux a
une origine et une destination.
Flux
ORIGINE DESTINATION
(Biens, services, monnaie)
(Point de départ) (Point d’arrivée)
2.1.2. Valeur d’un flux économique
En comptabilité, les quantités en mouvement sont toujours
mesurées en unités monétaires. La valeur d’un flux est donc
l’expression en unités monétaires de sa quantité.
2.1.3. Flux et documents comptables
La comptabilité enregistre les flux économiques à partir des
documents de base (factures, chèques, pièces de caisse, etc.)
créés ou reçus.
2.2. DIFFERENTS TYPES DE FLUX ECONOMIQUES
On distingue :
1. les flux réels ;
2. les flux financiers ;
3. les flux externes ;
4. les flux internes.
2.2.1. Flux réels
Ils correspondent aux mouvements de biens et de services.
Illustration : Daniel vend 500 sacs de manioc à Olivier. La
vente des sacs de manioc constitue un flux réel.
2.2.2. Flux financiers
Ils correspondent aux mouvements de monnaie ou autres moyens de
règlement.
Illustration : Olivier verse 5000 UC à Daniel en règlement
des 500 sacs de manioc reçus.
2.2.3. Flux externes
Ce sont des mouvements de biens, de services ou de monnaie entre
l’entité et d’autres agents économiques.
Illustration : l’entreprise NGOMA vend des marchandises à l’entreprise
MATALA.
2.2.4. Flux internes
Ce sont les flux qui concernent les transactions à l’intérieur de l’entité.
Ils ne mettent pas cette dernière en contact avec un patrimoine externe.
Illustration : Transfert de 200 000 UC de la caisse M pour la caisse N.
2.2. ANALYSE DES FLUX
Une transaction commerciale est effectuée entre deux
commerces. Elle est illustrée par le diagramme
suivant :
Flux financier (10 000 UC)
Commerce A Commerce B
Flux réel du montant payé
Chapitre 3
PATRIMOINE DE L’ENTITE :
LE BILAN
L’entité réalise plusieurs opérations au cours
d’une période. Il est donc important pour
l’entrepreneur, les apporteurs des capitaux, les
associés et les autres agents économiques de
connaître la situation de l’entité à une date
donnée.
3.1. PRESENTATION DU BILAN
3.1.1. Notion du patrimoine
Le patrimoine d’une entité peut se définir comme étant l’ensemble des biens et des
dettes de cette entité.
L’ensemble des biens et des dettes d’une entité peut être consigné dans un tableau
appelé « BILAN ».
3.1.2. Notion de bilan
Le bilan est un tableau qui représente la situation patrimoniale et financière d’une
entité à une date donnée. Il est donc comme une photographie de l’entité à un
instant précis.
3.2. DESCRIPTION DU BILAN
Le bilan comporte deux parties :
1. la partie droite, appelée « Passif », exprime l’origine des moyens ou des
ressources dont dispose l’entité ou ce que l’entité doit aux tiers.
2. la partie gauche, appelée « Actif », correspond à l’emploi qui a été fait
des ressources de l’entité, autrement dit, Actif représente ce que
possède et/ou contrôle l’entité.
Cette présentation se fait sous forme d’une égalité entre les emplois et les
ressources, ce qui nous conduit au schéma ci-dessous qui illustre la
signification économique du bilan:
Actif = Passif
Emplois = Ressources
Illustration :
Soit les éléments ci-après recensés dans une entité
à un moment donné : terrain, bâtiment, mobilier,
marchandises, capital, fonds en banque,
fournisseurs, emprunts, espèces en caisse.
3.4. CLASSEMENT DES POSTES DU BILAN
Le Système comptable OHADA préconise un bilan avant
répartition du résultat et opte pour un classement fonctionnel
des postes du bilan selon trois (3) grandes fonctions
permettant d’analyser la vie économique de l’entité :
• la fonction financement;
• la fonction investissement et;
• la fonction exploitation.
Le bilan est construit en six (6) grandes masses (postes) :
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Ressources stables
Actif circulant Passif circulant
Trésorerie - actif Trésorerie - passif
Voir schéma ci-dessous:
BILAN
ACTIF OU EMPLOIS PASSIF OU RESSOURCES
Capitaux propres et
Actif Immobilisé
dettes financières
(Emplois Stables)
(Ressources Stables)
Immobilisations
Fonction Capitaux Propres Fonction
Incorporelles
Investissement Financement
Immobilisations
Corporelles Dettes financières et
Immobilisations ressources assimilées
Financières
Actif Circulant Passif Circulant
Actif Circulant H.A.O Passif Circulant H.A.O
Fonction Actif Circulant Passif Circulant Fonction
Exploitation d'exploitation d'exploitation Exploitation
Trésorerie-actif Trésorerie-passif
Ecart de Conversion-actif Ecart de Conversion-passif
3.4.1. Classement des postes de l’actif du bilan
On distingue :
[Link]. Actif immobilisé
Il regroupe les éléments (les biens et valeurs) destinés à servir
de façon durable dans l’entité et qui ne se consomment pas au
premier usage. Ces emplois durables sont rendus nécessaires
par l’objet économique et financier de l’entité. A savoir :
1. les immobilisations incorporelles, constituées des frais de
développement, des brevets, des licences, des logiciels, des
marques, etc. Ce sont des immobilisations immatérielles ;
2. les immobilisations corporelles, qui sont des biens
matériels tels que les terrains, les constructions, les
mobiliers, les matériels, les actifs biologiques, etc. ;
3. les avances et acomptes versées sur immobilisations ;
4. les immobilisations financières, qui comprennent les titres
de participation ;
5. autres immobilisations financières (prêts, dépôts et
cautionnements versés…).
[Link]. Actif circulant
L’Actif circulant regroupe, d’une part, les éléments directement liés aux
opérations d’exploitation et, d’autre part, les éléments liés aux opérations
peu fréquentes et non récurrentes de la fonction exploitation. Il s’agit :
1. des stocks et encours, des créances et emplois assimilés, lesquels
constituent l’actif circulant d’exploitation ;
2. des stocks occasionnels, des créances HAO (par exemple : les créances
sur cessions d’immobilisations, etc), lesquels représentent l’actif
circulant hors activité ordinaire (HAO).
[Link]. Trésorerie-Actif
La Trésorerie - Actif inclut le poste « Titres de
placement ». Elle regroupe les postes de disponibilités
(banque, comptes courants postaux, caisse et assimilés)
ainsi que les valeurs à encaisser.
[Link]. Ecarts de conversion-Actif
Ce sont les pertes probables de change (différences sur
les créances et dettes libellées en devises).
3.4.2. Classement des postes du passif du bilan
Le passif représente l’ensemble des ressources de l’entité. Celles-ci
comprennent les capitaux propres, les dettes financières et assimilées, les
dettes d’exploitation et la trésorerie-passif .
[Link]. Capitaux propres et ressources assimilées (Passif Interne)
Les capitaux propres désignent les ressources mises ou laissées par ses
propriétaires à sa disposition et qu’elle gère comme si elles étaient siennes. Ils
comprennent :
[Link]. Dettes financières et ressources assimilées (passif externe)
Ce sont des ressources stables provenant des emprunts ou des dettes
contractées pour une durée supérieure à un an : emprunts, dettes de
crédit-bail, dettes financières diverses, provisions financières pour
risques et charges.
[Link]. Passif circulant
Il s’agit des dettes à court terme (dettes d’exploitation et dettes
circulantes hors activités ordinaire) qui financent, d’une part,
directement les opérations d’exploitation et, d’autre part, les opérations
peu fréquentes et non récurrentes de la fonction exploitation. Ces
dettes qualifiées ainsi de « cycliques » sont contractées envers les
fournisseurs, le personnel, les organismes sociaux, l’Etat, etc.
[Link]. Trésorerie-Passif
Elle comprend les crédits de trésorerie et d’escompte, les
découverts bancaires, les soldes créditeurs de banques,
etc.
[Link]. Ecarts de conversion-Passif
Ils proviennent des gains probables de change
concernant les créances et les dettes libellées en devises
(monnaie étrangère).
Chapitre 4
COMPTE
4.2. PRESENTATION DU COMPTE
4.2.1. Définition
Tout comme le bilan, le compte est un tableau à double entrée
(côté gauche et côté droit).
Le côté gauche appelé DEBIT enregistre, par convention, les
emplois.
Le côté droit appelé CREDIT est réservé aux ressources par
convention.
4.2.2. Terminologie
[Link]. Imputer
C’est inscrire une somme ou un montant, soit au débit, soit au crédit d’un compte.
Les sommes portées au débit ou au crédit sont appelées « les mouvements du
compte ».
[Link]. Débiter
C’est inscrire un montant ou une somme au débit d’un compte.
[Link]. Créditer
C’est inscrire un montant ou une somme au crédit d’un compte.
4.2.3. Différentes formes de compte
On distingue trois sortes de comptes, à savoir :
- Compte schématique;
- Compte classique ou compte à colonnes séparées;
- Compte à colonnes mariées.
[Link]. Compte schématique
Il se présente sous la forme de la lettre (T) majuscule.
Débit intitulé du compte Crédit
[Link]. Compte classique ou compte à colonnes
séparées
On l’appelle également le compte complet. Il comporte 3
colonnes au débit et 3 colonnes au crédit. Les informations
fournies dans les colonnes sont :
• Dates : il s’agit des dates des opérations.
• Libellé : c’est la description brève et précise de l’opération
réalisée.
• Montants (sommes) : c’est le montant de l’opération
réalisée.
Le compte classique ou compte à colonnes
séparées se présente ainsi :
Débit Intitulé du compte Crédit
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
4.3. FONCTIONNEMENT DES COMPTES
L’enregistrement des opérations dans les comptes implique une parfaite connaissance du
fonctionnement général des comptes.
4.3.1. Comptes d’emplois
Ils proviennent de l’actif du bilan ; ils subissent leur augmentation au débit et ils diminuent au
crédit.
Illustration
Lorsqu’un commerçant effectue des versements dans son compte en banque, il va porter ces
montants au débit de son compte banque. En effet, son Avoir en banque a augmenté.
Par contre lorsque l’entité fait des retraits de la banque pour diverses raisons, son Avoir
diminue. Le montant des retraits est donc noté au crédit du compte banque.
4.3.2. Comptes de ressources
Il s’agit essentiellement des comptes du passif. Ils augmentent au crédit et
diminuent au débit.
Illustration
Lorsqu’une entité achète des marchandises à crédit, elle contracte une dette
envers son fournisseur. Le montant de la dette sera noté au crédit du compte
fournisseur.
Par contre, les règlements qui constituent une diminution de la dette seront
notés au débit du compte fournisseur.
Synthèse : cela nous donne le schéma de
synthèse suivant :
« Comptes »
Comptes d’emploi Comptes de ressource
+ - - +
Augmentation Diminution Diminution Augmentation
4.3.3. Opérations sur le compte
[Link]. Principe
Périodiquement, on fait la situation d’un compte. On dit qu’on arrête le compte.
Comment arrête-t- on un compte ?
Cela consiste à faire la différence entre le Total Débit et le Total Crédit. Cette
différence s’appelle le solde. D’où la formule :
SOLDE = TOTAL DEBIT –TOTAL CREDIT ou TOTAL CREDIT – TOTAL DEBIT
Lors de l’arrêt des comptes, on obtient trois types de soldes:
Solde débiteur,
Solde créditeur,
Solde nul.
[Link]. Calcul et interprétation des soldes
[Link].1. Solde débiteur
Il y a solde débiteur lorsque le total débit est supérieur au total crédit.
Solde débiteur si TOTAL DEBIT > TOTAL CREDIT
Illustration : un compte caisse se présente ainsi :
D Caisse C
100 000 75 000
150 000 125 000
25 000 SD : 75 000
275 000 275 000
Signification du solde débiteur du compte caisse.
Le solde débiteur du compte caisse de 75 000 UC signifie que l’entité dispose de 75 000 en caisse.
4.3.4. Conclusion
L’interprétation d’un solde dépend du sens de ce solde (solde débiteur, solde
créditeur ou solde nul) et de la nature du compte.
4.3.5. Réouverture des comptes
A la réouverture d’un compte, le solde est inscrit à sa place normale dans la
nature du compte. Autrement dit, le solde débiteur qui a été au crédit pour
arrêter ce compte va être inscrit au débit lors de la réouverture, précédé de la
mention « Solde à nouveau ».
Illustration : A la réouverture des comptes le 1er janvier, un compte caisse qui a
présenté un solde débiteur de 700.000UC, lors de l’arrêt, se présentera ainsi :
Caisse
DEBIT CREDIT
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
01/01/N Solde à nouveau 700.000 UC
Chapitre 5
COMPTABILITE OHADA
ET
SES POSTULATS ET CONVENTIONS
• Les principes comptables fondamentaux peuvent être définis
comme des postulats et conventions comptables préalablement
établies et acceptées par un plus grand nombre d’initiés et
d’acteurs du monde comptable.
• Ces principes sont intégrés dans les cadres conceptuels et les
normes comptables, et tirent leur essence de la nécessité de
définir des règles applicables en matière de la comptabilité et
d’harmoniser les pratiques comptables en vue d’obtenir une
information comptable et financière de qualité.
L’Acte uniforme relatif au droit comptable et à
l’information financière a retenu cinq
postulats comptables et cinq conventions
comptables.
5.1. LES POSTULATS COMPTABLES
Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des
principes acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés.
Les postulats retenus pour définir le champ du modèle comptable du système
comptable OHADA sont les suivants :
1. Postulat de l’entité ;
2. Postulat de la comptabilité d’engagement ;
3. Postulat de la spécialisation des exercices ;
4. Postulat de la permanence des méthodes ;
5. Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence
juridique.
5.1.1. Postulat de l’entité
• Il s’agit d’une hypothèse fondamentale portant sur la relation entre, d’une part, la
personne morale ou le groupe et d’autre part son ou ses propriétaires (exploitant,
associés, actionnaires, membres). En effet, l’entité est considérée comme étant une
personne morale ou un groupe autonome et distinct de ses propriétaires et de ses
partenaires économiques.
• La comptabilité financière est fondée sur la séparation entre le patrimoine de
l’entité et celui de ses propriétaires. Ce sont les transactions de l’entité et non celles
des propriétaires qui sont prises en compte dans les états financiers de l’entité.
• Une entité s’étend à toute organisation exerçant une activité économique et qui
contrôle et utilise des ressources économiques. Lorsqu’une entité (personne
morale) contrôle une ou plusieurs entités, l’ensemble forme un groupe qui doit
présenter des états financiers consolidés.
5.1.2. Postulat de la comptabilité d’engagement ou
d’exercice
Les effets des transactions et autres événements sont pris en
compte dès que ces transactions ou événements se produisent et
non pas au moment des encaissements ou paiement. Ils sont
enregistrés dans les livres comptables et présentés dans les états
financiers des exercices auxquels ils se rattachent.
L’information financière ainsi établie, à l’exception de celle contenue
dans le tableau des flux de trésorerie et sous réserve des
dispositions spécifiques concernant le Système Minimal de
Trésorerie, renseigne les utilisateurs, non également sur des
obligations et autres événements entraînant des encaissements et
des paiements futurs.
5.1.3. Postulat de la spécialisation des
exercices
Ce postulat, prévu à l’article 59 de l’Acte uniforme relatif au droit
comptable et à l’information financière, signifie que la vie de
l’entité étant découpée en périodes appelées « exercices » à l’issue
desquels sont publiés des états financiers annuels, il faut rattacher
à chaque exercice tous les produits et les charges qui le concernent
(nés de l’activité de cet exercice), et ceux-là même seulement.
D’une manière générale, lorsque des revenus sont comptabilisés au
cours d’un exercice, toutes les charges ayant concouru à la
réalisation de ces revenus doivent être déterminées et rattachées à
ce même exercice.
5.1.4. Postulat de la permanence des méthodes
• Le postulat de permanence des méthodes rappelé dans l’article 40 de
l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière
exige que les méthodes de prise en compte, de mesure et de
présentation soient utilisées par l’entité d’une période à l’autre. En
effet, la comparabilité et la cohérence des informations comptables au
cours de périodes successives implique la permanence des méthodes
d’évaluation et de présentation.
• Le terme « méthode comptable » s’applique aux méthodes et règles
d’évaluation et de présentation des comptes.
a) Changement des méthodes comptables
Un changement de méthodes comptables résulte :
• soit du remplacement d’une méthode comptable par une autre
lorsqu’une option implicite ou explicite existe. Cela constitue un
changement de méthode comptable stricto sensu (exemple : passage de
la méthode d’évaluation des stocks CMP à la méthode FIFO);
• soit d’un changement de règlementation comptable (adoption d’un
nouveau référentiel comptable tel que le Système comptable OHADA
révisé).
b) Corrections d’erreurs
Nature des corrections d’erreurs
Des erreurs, omissions matérielles, peuvent survenir dans les
cas suivants :
• erreurs de calcul ;
• erreurs dans l’application des méthodes des faits ;
• négligence, mauvaises interprétations des faits ;
• adoption d’une méthode comptable non admise.
Traitement comptable des corrections d’erreurs
La comptabilisation des corrections d’erreurs, d’omissions
matérielles, peut être regroupée en deux catégories :
• les erreurs commises et découvertes sur l’exercice en
cours ;
• les erreurs découvertes sur l’exercice en cours et
commises sur les exercices antérieurs appelés « erreurs
d’un exercice antérieur ».
Erreurs commises et découvertes sur l’exercice en cours
Des erreurs commises dans la comptabilité au cours de l’exercice et découverte
au cours du même exercice doivent être corrigées avant l’arrêté des comptes.
Dans ce cas, toute correction d’erreur s’effectuera exclusivement par
inscription en négatif des éléments erronés ; l’enregistrement exact sera
ensuite opéré (article 20 du droit comptable).
Erreurs d’un exercice antérieur
• Toute correction d’erreur découverte sur l’exercice en cours et commise sur
les exercices antérieurs, doit faire l’objet d’une information dans les Notes
annexes.
5.1.4. Postulat de la prééminence de la réalité
économique sur l’apparence juridique
Selon ce postulat, pour que l’information représente d’une
manière pertinente les transactions et autres événements qu’elle
vise à représenter, il est nécessaire qu’ils soient enregistrés et
présentés en accord avec leur substance et la réalité économique
et non pas seulement selon leur forme juridique.
Le Système comptable OHADA opte pour une application limitée
de ce postulat comptable. Les quatre applications (au lieu de cinq
applications dans l’ancien référentiel comptable) qui sont faites du
principe de prééminence de la réalité sur l’apparence sont les
suivantes :
inscription à l’actif du bilan (comme si l’entité en était
propriétaire) des biens détenus avec clause de
« réserve de propriété » ;
inscription à l’actif du bilan du locataire des biens
utilisés dans le cadre d’un contrat de location
acquisition (côté preneur) et d’une créance de location
financement (côté bailleur);
• inscription à l’actif du bilan des effets remis à
l’escompte et non encore échus ou honorés ;
• inscription dans les « charges de personnel » du
personnel facturé par d’autres entités.
CHAPITRE 6
CADRE COMPTABLE OHADA
6.1. PRESENTATION DU CADRE
COMPTABLE
Le plan des comptes n’est pas synonyme de la liste des
comptes.
Le plan comprend, outre la liste détaillée des comptes à
2, 3 et 4 chiffres,
• la justification des critères retenus dans l’arborescence des classes, des
comptes principaux, des sous-comptes et des comptes divisionnaires ;
• les indications sur la codification décimale, les constantes et les
parallélismes retenus.
6.1.1. Classes
En son article 18, l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière
et système comptable OHADA fait la distinction dans la comptabilité financière entre
les classes des comptes de situation et les classes de comptes de gestion.
Les comptes de situation appelés également comptes de patrimoine ou de bilan sont
recensés dans les classes 1 à 5.
Les comptes de gestion (comptes d’activités) ou comptes de résultat sont inscrits dans
les classes 6, 7 et 8. La comptabilité des engagements et la comptabilité analytique se
trouvent dans la classe 9.
6.1.2. Comptes de situation
Dans les comptes de situation, les classes sont définies en fonction d’une
lecture verticale puis horizontale du bilan.
En lecture verticale, le « haut » de bilan comprend les postes provenant des
classes 1 et 2, le « bas », ceux des classes 3, 4 et 5.
En lecture horizontale de droite vers la gauche, le passif synthétise la classe 1
et particulièrement les classes mixtes 4 et 5. L’actif synthétise la classe 2, la
classe 3 et particulièrement les comptes mixtes des classes 4 et 5.
Cette situation conduit à la présentation du
tableau suivant :
ACTIF PASSIF
2 Actif immobilisé 1 Ressources Durables Haut du bilan
3 Stock 4 Tiers (créditeur)
4 Tiers (débiteur) Bas du bilan
5 Trésorerie (positive) 5 Trésorerie (négative)
6.1.3. Comptes de gestion
On distingue deux niveaux d’activités :
[Link]. Par rapport à la fréquence ou la récurrence de l’activité
Le Système Comptable OHADA distingue :
- Activités ordinaires : (AO) les classe 6 et 7
- Hors activités ordinaires : (HAO) la classe 8
[Link]. Par rapport à la place de l’opération
dans le circuit économique de l’entité
Le Système Comptable OHADA distingue :
- En amont de l’entité, les charges, c’est-à-dire la classe 6 et les comptes à
terminaison impaire de la classe 8 ;
- En aval de l’entité, les produits, c’est-à-dire la classe 7 et les comptes à
terminaison paire de la classe 8.
6.1.4. Distinction Activités Ordinaires et Hors
Activités Ordinaires (AO et HAO)
[Link]. Activités ordinaires (AO)
Les activités ordinaires sont des opérations
assumées par l’entité correspondant à son
objet social, dans les conditions normales
d’exploitation qui se reproduisent de manière
récurrente ou fréquente.
[Link]. Hors Activités Ordinaires (HAO)
Ce sont des opérations et événements distincts des activités ordinaires
de l’entité et n’étant pas en conséquence sensés se reproduire de
manière fréquente et régulière, c’est donc de manière non récurrente.
Ainsi, la cession (vente) d’un véhicule automobile dans une société de
location de voiture sera considérée comme activité ordinaire.
Par contre, la cession d’un véhicule automobile par un cabinet
comptable sera considérée comme hors activités ordinaires.
[Link]. Conséquence
La distinction entre activités ordinaires et hors
activités ordinaires revêt une importance dans
la définition et le classement des postes des
états financiers annuels de synthèse ainsi que
dans le calcul du résultat.
6.2. CODIFICATION
6.2.1. Structure décimale des comptes
L’article 18 de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et
à l’information financière précise que chaque classe est
subdivisée en comptes identifiés par des numéros à 2
chiffres ou plus dans le cadre d’une codification décimale.
Chaque classe comprend en général 10 comptes à 2
chiffres.
Cette codification à structure décimale permet :
- de subdiviser tout compte ;
- de regrouper par grandes familles les opérations de nature
relativement homogène ;
- d’accéder à des niveaux plus ou moins détaillés d’analyse des
opérations ;
- de faciliter le développement des informations afférentes au
traitement automatisé des comptes et opérations ;
- et de servir les postes et rubriques entrant dans la confection des
documents de synthèse normalisés.
Illustration
La classe 2 : Actif immobilisé se décompose en :
21 Immobilisations incorporelles
etc.
29 Dépréciations des
immobilisations.
Chaque compte principal peut être subdivisé
en 9 comptes à 3 chiffres.
Le compte 24 Matériel, Mobilier et Actifs biologiques est subdivisé en :
241 Matériel et outillage industriel et commercial
249 Matériel et actifs biologiques en cours.
Chacun des comptes à 3 chiffres peut être également subdivisé en 9
comptes à 4 chiffres.
Ainsi, le compte 244 Matériel et mobilier peut être subdivisé en :
2441 Matériel de bureau
2442 Matériel informatique
Observation :
Le Système Comptable OHADA distingue les comptes
principaux, les sous-comptes et les comptes divisionnaires.
La codification du Système Comptable OHADA est aménagée
de sorte à établir des constantes et des parallélismes
susceptibles d’aider à mémoriser et à comprendre les
comptes.
6.2.2. Constantes
Pour des raisons pédagogiques et logiques, les auteurs du
Système Comptable OHADA ont retenu des constantes dans la
numérotation des comptes.
[Link]. Rôle du premier chiffre
Le numéro de chacune des classes 1 à 9 constitue le premier
chiffre des numéros de classe considérée.
Les chiffres occupant les autres positions au sein
de la codification caractérisent, de la gauche
vers la droite, les niveaux d’affinement plus
développés relatifs aux comptes principaux,
sous-comptes et comptes divisionnaires.
Le numéro d’un compte divisionnaire commence
toujours par celui du compte ou sous-compte
dont il constitue une subdivision.
[Link]. Rôle du chiffre 8
[Link].1. Rôle du chiffre 8 en 2ème position
Lorsqu’il est situé en deuxième position de la classe 2, il indique les
amortissements d’immobilisations.
Illustration
245 Matériel de transport,
2845 Amortissement Matériel de Transport.
[Link].2. Rôle du chiffre 8 en 3ème ou 4ème position
Lorsqu’il est situé en 3ème position ou 4ème position, il indique souvent
un compte résiduel ou divers destiné aux opérations qui n’ont pas
trouvé leur place dans les catégories précédentes.
Illustration
Le compte 2458 « Autres », dans la subdivision 245 : Matériel de
transport enregistre les acquisitions de vélos, mobylettes et motos
qui n’ont pas été prévus dans la nomenclature.
[Link]. Rôle du chiffre 9
[Link].1. Rôle du chiffre 9 en 2ème position
Le chiffre 9 en 2ème position appelle un compte de provision.
Illustration
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations,
39 Dépréciations des stocks et en cours de production.
[Link].2. Rôle du chiffre 9 en 3ème position
Le chiffre 9 en 3ème position implique le caractère d’opposant au sens normal du compte.
Illustration
411 Clients (compte naturellement à solde débiteur)
4191 Clients, avance et acompte reçus (solde créditeur).
Observation : la codification du Système Comptable OHADA fait cependant exception en ce
qui concerne les comptes de la classe 2.
Illustration
219 Immobilisations incorporelles en cours,
239 Bâtiments, aménagement, agencements et installations en cours.
6.2.3. Parallélismes
Pour les mêmes raisons évoquées ci-dessus, les auteurs du Système Comptable
OHADA ont retenu une numérotation décimale également pour des opérations de
sens contraire mais de même nature.
[Link]. Comptes de produits et de charges des
CHARGES Activités Ordinaires PRODUIT
601 : Achat de marchandises 701 : Vente de marchandises
602 : Achat de matières premières et 702 : Vente de produits finis
fournitures liés 75 : Autres produits
65 : Autres charges 797 : Reprises des provisions et aux
697 : Dotations aux provisions et aux dépréciations financières
dépréciations financières
[Link]. Comptes de produits et de charges des Hors Activités
Ordinaires
Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désigne les charges
et ceux à deux chiffres à terminaison paire désigne les produits.
CHARGES : COMPTES IMPAIRS PRODUITS : COMPTES PAIRS
81 : Valeurs comptables des cessions 82 : Produits des cessions d’immobilisations
d’immobilisations 84 : Produits hors activités ordinaires
83 : Charges hors activités ordinaires 86 : Reprises de charges, provisions et
85 : Dotations hors activités ordinaires dépréciations HAO;
87 : Participation des travailleurs 88 : Subventions d’équilibre
89 : Impôts sur le résultat
6.3.4. Classes
Classe
Comptes de bilan de 1 à 5 Classe 1 : Comptes de ressources durables (10 : capital ; 16 : emprunt ;
11 : réserves)
Classe 2 : Comptes d’actif immobilisé (22 : terrains ; 23 : bâtiments ; 24 :
matériel)
Classe 3 : Comptes de stocks (31 : marchandises ; 32 : matières
premières ;
36 : produits finis)
Classe 4 : Comptes de tiers (40 : fournisseurs ; 41 : clients ; 44 : état)
Classe 5 : Comptes de trésorerie (521 : banque ; 571 : caisse ; 531 : CCP)
Comptes de gestion 6, 7, 8 Classe 6 : Comptes de charges (A.O.) (601 : achat de marchandises, 61 :
transport ; 64 : impôts et taxes)
Classe 7 : Comptes de produits des A.O. (701 : vente de marchandises ;
706 : service vendu)
Classe 8 : Comptes des autres charges et des autres produits (HAO)
Comptes de la comptabilité Classe 9 : * Comptes de la comptabilité analytique
analytique et d’engagements *Engagements hors bilan
6.4. LISTE DE COMPTES
(Voir support du cours)
Observation :
Il est à noter que la comptabilité Analytique est une comptabilité
de gestion. D’où, l’appellation comptabilité analytique de gestion
ne se justifie pas. Il est donc indiqué d’utiliser l’appellation soit
« comptabilité analytique », soit « comptabilité de gestion ».
Illustration pratique
Achat à crédit de marchandises le 9 février N
d’un montant de 500.000 UC chez le
fournisseur MVUDI facture N° 10 reçue le
même jour.
Travail demandé :
Enregistrer cette opération au journal.
Analyse comptable :
Emplois Ressources
N° Intitulé du Montants N°compte Intitulé du Montants
compte compte compte
601 Achats de 500.000 401 Fournisseurs 500.000
marchandises
Le journal se présente ainsi :
Date Intitulé compte débité Intitulé compte crédité
09/02/N
601 Achat de marchandises ---------------- 500 000
N° 401 Fournisseurs ------------------ Montant 500 000
compte N° débité Montant
débité compte Facture N° 10 du fournisseur MVUDI crédité
crédité
Le libellé de l’opération est généralement la référence de la pièce justificative.
[Link]. Totalisation du journal
On effectue le total du journal à la fin de chaque page. Ces totaux
sont inscrits de nouveau au début de la page suivante:
Illustration pratique
Le 09/02/N à la fin du journal, les totaux débit et crédit nous
donnent : 6 728 140 UC.
Présenter la fin de la page et le début de la page suivante.
Fin de la page
Opération de la page
A reporter 6 728 140 6 728 140
Page suivante
Report
Opérations suivantes à enregistrer sur
6 728 140 6 728 140
cette page
[Link].0pérations enregistrées le même jour
Dans la pratique comptable, la date est écrite une
seule fois par jour.
A la place de la date, on met la mention Idem ou
dito qui, en abrégé, se présente ainsi d° pour
l’enregistrement des opérations suivantes.
Observation
Au terme de l’article 20 du Système Comptable OHADA, le
journal doit être tenu sans blanc ni altération d’aucune
sorte.
Le livre journal et les documents qui lui servent de supports,
c’est-à-dire les pièces justificatives, doivent être conservés
pendant 10 ans (article 24 du référentiel juridique).
[Link]. Catégories d’erreurs au journal
Les erreurs commises dans la tenue du journal
sont essentiellement des erreurs d’imputations
et des erreurs de report.
L’erreur peut se produire au niveau des comptes
utilisés et/ ou des montants ; cette erreur est
qualifiée d’imputations et/ ou de report.
Illustration :
Lors d’un achat à crédit d’un micro ordinateur
pour un montant de 2 475 000 UC, il a été
débité le compte de gestion 6047 :
« Fournitures de bureau stockables » pour un
montant de 2457000 UC par le crédit du
compte 4011 : fournisseurs.
[Link]. Correction des erreurs
Les difficultés de la correction au journal proviennent de la nature
du journal.
En effet, comme le stipule l’article 20 du référentiel juridique du
Système Comptable OHADA, les livres comptables et autres
supports doivent être tenus sans blanc ni altérations d’aucune sorte.
Toute correction exclut l’emploi des ratures à plus forte raison celui
des surcharges.
Le Système Comptable OHADA recommande
en son article 20, d’effectuer exclusivement les
corrections en négatifs des éléments erronés.
La méthode consiste à :
- annuler l’écriture erronée par une écriture
identique de même sens dont les montants
sont précédés du signe (-) ;
- passer ensuite l’écriture correcte.
Illustration pratique
Reprenons l’exemple précédent et procédons aux corrections des
erreurs constatées et passons l’écriture exacte.
SOLUTION
1. Les erreurs constatées sont les suivantes :
- erreur sur le montant : 2 457 000 UC au lieu de 2 475 000 UC
- erreur sur les comptes : 6047 au lieu de 2442 matériel informatique.
4011 au lieu de 481 fournisseurs d’investissement.
[Link]
6047 au journal
Fourniture de bureau stockable -2 457 000
à
4011 Fournisseurs -2 457 000
Rectification erreur
2442 2 475 000
Matériel informatique 2 475 000
481 à
Fournisseurs d’investissement
Acquisition d’un micro ordinateur
L’emploi de la rectification des erreurs préconisé par le Système Comptable OHADA ne
fausse pas les renseignements statistiques fournis par les comptes.
7.1.3. GRAND-LIVRE
Le grand-livre est constitué par l’ensemble des comptes de
l’entreprise où sont reportés ou inscrits simultanément au
journal, compte par compte, les différents mouvements de
l’exercice (Article 19).
Le grand livre est composé de façon exhaustive de tous les
comptes utilisés par l’entreprise au cours d’un exercice.
7.1.4. BALANCE
La balance générale des comptes est un état
récapitulatif qui fait apparaître à la clôture de l’exercice
pour chaque compte, le solde débiteur ou le solde
créditeur, à l’ouverture de l’exercice, le cumul depuis
l’ouverture de l’exercice des mouvements débiteurs et
le cumul des mouvements créditeurs, le solde débiteur
ou créditeur à la date considérée. (Article 19).
La balance doit comprendre obligatoirement 6
colonnes, à savoir :
- 2 colonnes des soldes en début de période ;
- 2 colonnes pour les mouvements de la
période ;
- 2 colonnes pour les soldes en fin de période.
[Link]. Présentation de la balance
La balance à 6 colonnes se présente de la manière suivante:
Balance au…
N° COMPTES SOLDES DEBUT MOUVEMENT SOLDES FIN
D C D C D C
1 2 3 4 5 6
Observation
Ce sont les colonnes des soldes débit et crédit et des mouvements débit et crédit
qui ont donné le nom de balance à 6 colonnes. Il existe par ailleurs des balances à
4 colonnes, des balances à 2 colonnes etc.
La balance à 4 colonnes se présente de la manière suivante :
Balance au…
N° COMPTES SOLDE DEBUT SOLDE FIN
D C D C
1 2 3 4
La pertinence de l’information comptable n’est pas respectée dans la
balance à 4 colonnes encore moins le principe de la transparence
retenu par le Système Comptable OHADA.
La Balance à 2 colonnes se présente de la
manière suivante:
N° COMPTES SOLDE FIN
D C
1 2
7.1.4. 2. Date d’établissement et utilité de la balance
Il est recommandé d’établir au moins une balance mensuelle. La balance
est un moyen d’information et de gestion. C’est aussi un moyen de
contrôle des égalités suivantes propres à toutes comptabilités.
Total des débits = Total des crédits
Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs
Observation : Si ces égalités ne sont pas vérifiées, cela signifie qu’il y a eu
erreur dans un ou plusieurs enregistrements (non respect de la part
double…). La balance ne permet pas de détecter toutes les erreurs.
7.1.5. LIVRE D’INVENTAIRE
Le livre d’inventaire est un document sur
lequel sont transcrits le bilan et le compte de
résultat de chaque exercice, ainsi que le
résumé de l’opération d’inventaire.