SOCIOLOGIE
Pensés et théories
Les théories sociologiques tentent
d'expliquer les phénomènes et
comportements sociaux
Établir une typologie des
paradigmes sociologiques est une
tâche compliquée voire impossible
en tant que la sociologie comporte
un nombre important de théories
qu'il s'agit ici de classer en un
nombre restreint.
L'explication des phénomènes sociaux peut se faire de
nombreuses manières en apportant des explications
équivalentes et complémentaires. S'il y a aujourd'hui
plusieurs traditions sociologiques, aucune ne peut prétendre
résumer l'activité sociologique à elle seule, puisque chaque
cadre théorique ne permet de voir qu'une simple partie de la
complexité de la réalité, et donc il est impossible de décrire
l'activité sociologique de façon consensuelle.
ال يمكن التوافق حول تفسير
نشاط اجتماعي
à l'inverse des sciences « dures » où les
paradigmes se succèdent plus ou moins
les uns après les autres à la suite d'une
« révolution scientifique », les
révolutions sociologiques multiplient le
nombre de courants théoriques, sans
discréditer l'ensemble des autres
En ce sens, Alain Caillé écrit : « il est déconcertant,
et quelque peu décourageant, de constater que,
plus que tout autre type de savoir institué, la
discipline sociologique apparaît chaque jour
davantage éclatée, tiraillée entre de multiples
écoles et courants de pensée irréductibles. [...] La
tentation est donc de plus en plus forte, pour un
nombre croissant de sociologues, de renoncer à
tout espoir de synthèse, ou, plus modestement, de
repérage des traits généraux de la discipline »
Paradigmes basés sur la relation
individu / société
Une première manière de présenter les courants
sociologiques peut se faire à partir des paradigmes
macrosociologique et microsociologique. Marquée par
la confrontation entre les sociologies d’Emile Durkheim
et de Max Weber aux fondements de la discipline, cette
distinction repose principalement sur la relation entre
individu et société et peut se comprendre comme
l'opposition entre l'autonomie de l'agent libre et le la
domination des structures sociales dans l'explication
des comportements sociaux.
Paradigmes basés sur la relation individu / société
1. Paradigme structuraliste
La conception durkheimienne de la sociologie considère la société
comme un tout, c'est-à-dire qu'elle préexiste à l’individu et les
individus sont gouvernés par elle. Dans ce cadre, la société englobe
les individus et la conscience individuelle n'est vue que comme un
fragment de la conscience collective. Selon ce point de vue, l'objet
des recherches sociologiques est le fait social, chose extérieure à
l’individu et qui exerce une contrainte sur ce dernier. Les individus
sont donc encadrés dans des institutions, elles-mêmes insérées dans
des structures homologues les unes par rapport aux autres. En cela,
la position des structuralistes accentue le fait que notre existence
sociale est fortement prédéterminée par la structure sociale.
Paradigmes basés sur la relation individu / société
2. Paradigme de l'action individuelle
Le point de vue de Max Weber est le paradigme atomistique ou
individualiste. Selon celui-ci, chaque individu est un atome social. Les
individus agissent en fonction de motifs, d'intérêts, d’émotions
propres et sont liés aux autres individus. Un système d'interactions
constantes entre les individus produit et reproduit la société. Selon ce
point de vue, l'objet des recherches sociologiques est la rationalité de
l’acteur, afin de comprendre et d'expliquer l’action sociale car tous les
phénomènes socio-économiques sont explicables à partir des
individus. En cela, les tenants du paradigme individualiste mettent
l'accent sur la capacité des individus, nommés agents, à modeler leur
espace social ; en ce sens, ils ont plus d'influence que le système
auquel ils appartiennent.
Au-delà de la distinction
individu/société
1. Le constructivisme social
Les années 1960 et 1970 sont marquées par le déclin des thèses
fonctionnalistes et structuralistes. Sans remettre en cause le
postulat déterministe du paradigme structuralite, de nombreux
sociologues se sont efforcés de renouveler cette approche en prenant en
compte les marges de manœuvre des individus. Sans parler de
détermination, ces sociologues de la construction sociale des individus
adoptent une perspective complémentaire.
Pierre Bourdieu montre que les comportements des individus sont
orientés par leur HABITUS, c'est-à-dire un ensemble de dispositions à agir
héritées de la socialisation. L'action est donc prédéterminée à la fois par
des phénomènes structurels (comme l’homologie structurale entre
pratiques culturelles et classe sociale) et individuels (capitale sociale).
Au-delà de la distinction
individu/société
2. La perspective « mésosociologique »
De la même manière que le paradigme constructiviste s'est efforcé
d'actualiser le structuralisme à la lumière du point de vue des
acteurs, d'autres auteurs ont essayé, tout en restant proche du
paradigme de l'action individuelle, de mêler agent et structure.
L'appellation « mésosociologie » tient dans le fait qu'il s'agit non
plus de s'intéresser à l'individu en soi, ni au système social, mais aux
interactions, réseaux ou organisations.
Autres perspectives de découpage
1. La distinction temporelle
Ce que les sociologue appellent une « échelle de masse », c'est-à-
dire « le nombre d’acteurs impliqués dans un phénomène ». Il
suggère d'ajouter une deuxième dimension, celle de la durée. Ainsi,
on pourrait différencier les paradigmes du temps long comme les
Théorie du Conflit ou les approches en termes de sociogenèse que
l'on peut retrouver chez Norbert Elias ou Michel Foucault par
rapport à des approches plus statiques, qui offrent peu de places à
la dimension temporelle.
Autres perspectives de découpage
2. La conception du monde social
Une autre dimension des théories se rapporte à la nature du
développement socio-historique et de l'état actuel du
développement de diverses sociétés. Les distinctions sont
employées au sujet des sociétés contemporaines dans la théorie
sociologique incluent de larges tendances historiques telles que
l'industrialisation, l'urbanisation, le sous-développement, et la
globalisation et les étapes du développement telles que la
modernité, le post-industriel, le sous-développement, la
postmodernité, etc.
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