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Cours Pet - TRRR

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Royaume du Maroc

Université Hassan I
Institut supérieur desSettat
sciences de la santé
Settat

Technologue en Radiophysique,
Radiobiologie et Radioprotection|| S4
|
2024 Presentation by Abdallah EL
ouaridi
objectifs
 Définition de l'imagerie TEP et principaux champs d'application

 Aperçu Historique

 Principe physique de l'imagerie TEP

 Géométrie de détection en TEP

 Détection en coïncidence et circuit électronique

 Les principaux performance de scanner TEP


Introduction
▶ La médecine nucléaire est une spécialité d’imagerie fonctionnelle qui s’intéresse au métabolisme
des organes, permet d'avoir accès de manière non invasive à des informations sur le fonctionnement des
organes et d'étudier des processus physiologiques et métaboliques.

▶ Deux modalités d’imagerie en médecine nucléaire sont principalement employées :

-la tomographie par Émission mono photonique (TEMP) (ou SPECT) ,pour laquelle le

radiotraceur émet des photons gamma détectés par une gamma-caméra.

-la tomographie à émission de positons (ou PET), pour laquelle le radiotraceur émet des positons

et où l’on détecte les deux photons gamma émis en coïncidence après l’annihilation du positon avec un

électron de la matière biologique.


I. Définition de l'imagerie TEP et
principaux champs d'application
1-Définition de l'imagerie TEP
▶ La TEP, ou Tomographie par Emission de Positons, est un

examen innovant d’imagerie médicale qui s’intéresse au

fonctionnement et au métabolisme des organes.

▶ son principe repose sur l’administration et la détection d’un

radiotraceur émetteur de positons préalablement injecté dans

un organisme.

▶ Il permet de déterminer la répartition d'un produit d une

molécule marque par un radio traceur émetteur de positons.

▶ la mesure d’un événement correspond à la détection en

coïncidence des deux photons d’annihilation d u positon avec

un électron de la matière. Ces deux photons sont émis à 180°

l’un de l’autre avec une énergie de 511 keV.


principaux étapes en TEP
La réalisation d’un examen TEP
TEP est le résultat d’un ensemble
d’opérations:
• la production de l’isotope,
• la synthèse de la molécule,
• le marquage de la molécule
traceuse,
• l’injection du traceur radioactif,
• la détection en coïncidence,
• la correction et stockage des données
brutes,
• la reconstruction tomographique,
 Radiopharmaceutique utilise en TEP

Ce que l’on voit: Ce que l’on


Marqueur=Isotope évalue:
F-18, C-11 …
Molécule=vecte
ur
FDG,MSP …
Radiopharmaceutique= traceurs
Ex: Métabolisme cérébral : F-18
FDG
2-principaux champs d'application

▶ Les principaux champs d’applications de TEP en clinique sont:

 l’oncologie (diagnostic, caractérisation tumorale, suivi thérapeutique).

 la neurologie (Alzheimer, Parkinson, pathologies vasculaires cérébrales, caractérisation des


tumeurs neuroendocrines (TNE) .

 la cardiologie (viabilité myocardique, des maladies cardiovasculaires inflammatoires


(MC) ).
II. Historique
 1932:la découverte de positron par Dirac et Carl Anderson.

 1933: Frederic Joliot-Curie montre expérimentalement que les électrons positifs s’annihilent

en formant un nombre moyen de photons de 2, 3 ± 0, 7.

 1934:la découverte de la radioactivité β+par Frédéric Joliot et Irène Joliot-Curie .

 1934: Ernest Lawrence et ses collaborateurs invente 1er cyclotron: radioactivité artificielle.

 1935: Hevesy et son collègue Otto montre l’intérêt d’utiliser la radioactivité comme indicateur
d’un

processus chimique ou biologique (technique d u traceur ).

 1948 :Le physicien allemand H. Kallman a montré que les tubes photomultiplicateurs (PM), associés à

un cristal scintillant (anthracène) étaient plus efficaces que le tube Geiger-Müller pour la détection

des rayons 𝝲 .
 En 1951:Wren, Good et Handler ont signalé l'utilisation possible de la détection par coïncidence pour

l'imagerie des sources de positrons .

 1953: 1er scanner conçu pour localiser certaine cancers a partir de radioactivité β + (Brownell et W. H. Sweet.

Localization of brain tumors with positron emitters. Nucleonics, 11:40-45, 1953) .

 en 1962: Rankowitz et son équipe ont conçu un scanner à positons basé sur 32 détecteurs cylindriques

monolithiques NaI(Tl) .

 1970: le concept de tomographie est introduit et la reconstruction d’images à partir des données de
coupes

transversales par Hounsfield et Ambrose .

 1975: l’équipe de Ter-Pogossian met sur pied le premier TEP avec un anneau complet de détecteurs,
le

tomographe transversal d’émission de positrons (PETT) .

 1976: construction de premier scanner TEP commercial à plan Trans axial unique, connu sous le nom d'ECAT
1933: 1953: 1972: double tête 1975: 1979: ECAT
PETT

2000: PET-Scan 2010: PET-IRM


Évolution du PET
First PET device (1952)
Gordon L Brownell, 1st PET
MGH device
e.cam duet 1952
1” crystal imaging
technology PET
ECAT ART III
Partial-ring 197
5
ECA
T II
Advance Nxi 197
Full-ring 7

Neuro
ECAT
1978

ECAT
931
ECAT ACCEL 1985
LSO
technology EXACT
HR+
1995

Biograph PET/CT
function + HRRT
anatomy LSO
2000
III. Principe physique de TEP
1-Désintégration par β+ et émission d u positon:
 La radioactivité naturelle

▶ Il s’agit d’un type de désintégration nucléaire qui affecte les noyaux instables présentant un excès de
protons, donc situes à droite de la vallée de stabilité.

▶ Durant cette interaction un proton d u noyau instable est converti en neutron par l’intermédiaire de la
force nucléaire faible, émettant un positon (e+) et un neutrino (υ).

▶ 𝑝 → 𝑛 + 𝑒+ + 𝑣𝑒

▶ N.B :Positron est de masse égale à celle d’un électron mais de charge opposée )

▶ L’équation générale de la transmutation par la voie de désintégration β + d’un atome est la suivante :
 La production de radionucléides: radioactivité artificielle

▶ les isotopes utilises en TEP sont produits sur des


accélérateurs de type cyclotron via des réactions nucléaires
utilisant des projectiles chargés (bombardement de protons
de 16 à 18 MeV ou de deutons de 8 à 9 MeV).

Schéma d’un cyclotron


▶ Les principaux radionucléides émetteurs de positrons utilisés
en TEP sont les isotopes du carbone, de l’azote et de
l’oxygène (11C, 13N et 15O) et certains halogènes comme le
fluor 18 (18F) qui peuvent également facilement marquer
certains composés biologiques.

Réactions de production des principaux


radionucléides utilisés en TEP
2-Spectre en énergie des particules β+ émises:

▶ L’émission β+ n’est pas un spectre mono-énergétique. On observe un


spectre d'énergie des β+ continu.

▶ L’énergie cinétique de l’émission β+ s’étend depuis la valeur E = 0


jusqu’à la valeur maximale Emax

Table 1 – Caractéristiques des spectres de β+pour les


principaux radioisotopes utilisés en TEP

Energie Energie plus


Radioélément Demi-vie(min) Max(MeV) probable(MeV) Spectre en énergie des particules β+
émises en TEP
11C 20.40 0,959 0,326

13N 9.96 1,197 0,432

15O 2.03 1,738 0,696

18F 109.80 0,633 0,202


3-Thermalisation des positons et réaction d’annihilation :
▶ Une fois émis, le positon (+) parcourt quelques millimètres (d) dans les tissus, durant Isotope libre parcours moyen
dans l’eau (mm)
lesquels il perd toute son énergie cinétique(Thermalisation)
11C 1,1
▶ libre parcours moyen d u positon est de 0,5 mm pour le 18F et de 2,7 mm pour le 15O. 1,5
13N
▶ Quand le positon est pratiquement au repos, il interagit avec un électron (e-) du 15O 2,7

milieu, suivant une réaction d’annihilation au cours de laquelle la masse des deux 82Rb 5,9

particules se transforme en deux photons de 511 keV, émis dans des directions 18F 0,6

opposées.
teste 1
4- Interaction des photons gamma dans la matière biologique:

▶ Les deux photons issus de l’annihilation ont un parcours moyen avant interaction de 10,4 cm dans les
tissus biologiques (eau) .

▶ Les 2 photons gamma émis à environ 180±0,5° lors de la réaction d'annihilation se propagent dans la
matière biologique. Environ 40% de ces photons de 511 keV s'échappent du corps humain sans avoir
interagi. Les autres photons interagissent dans les tissus selon trois effets principaux qui sont:
 L’absorption par effet photoélectrique,
 La diffusion inélastique Compton,
 La diffusion élastique Rayleigh.
N.B :En TEP (511 keV), le processus de production de paires, peut être ignoré.
5-Détection des photons γ:

l’atténuation des photons γ dans les détecteurs TEP


sont:
 l’effet photoélectrique
 la diffusion Compton
 la diffusion Rayleigh milieu détecteur

µ  µPhotoélectrique µComptonµRayleigh
 Pour les photons d’énergie de l’ordre de 511 keV, l’effet photoélectrique, l’effet Compton le plus
survenu .

 l’effet Rayleigh souvent négligé en TEP.

 La création de paires n’est pas concernée (nécessite une énergie seuil de 1,022 MeV (2 × 0,511 MeV).
Principe Récapitule

Le traceur qui est marqué par un atome radioactif qui émet des positons (des
noyaux avec un excès de proton) est injecter dans le patient

Après l'émission d u positron lors de la désintégration, les positrons perdent de l'énergie dans le
tissu environnant et finissent par s'annihiler avec un électron. lors d u processus d'annihilation,
deux photons d'énergie de 511 keV chacun sont simultanément émis en sens inverse.

Les deux photons sont captés par une couronne de détecteurs, qui permet de détecté ces photons
dans une fenêtre temporelle très courte et enfin une ligne de réponse (LOR) est reconstruite

Image en coupe du volume dont le contraste dépend de Contraste lié à la fixation métabolique
par un organe / une tumeur d’un élément radioactif injectable (traceur)
IV. Géométrie de détection en TEP
1-La chaîne de détection en TEP

▶ Dans la caméra TEP, Le système de détection est constitué de plusieurs milliers de cristaux scintillateurs,
appelés pixels, disposés en forme de couronne autour du patient et couplés à des photomultiplicateurs.

▶ Le rôle d u premier est d’absorber le rayonnement γ et de le convertir en lumière visible. Le


photodétecteur, permet la conversion de ce signal lumineux en une grandeur électrique mesurable,
proportionnelle à l’énergie déposée par le rayon γ dans le scintillateur.
 Le scintillateur (cristal)
▶ Permet d’arrêter les photons incidents et convertir l’énergie qu’ils
déposent en photons lumineux.

▶ La recherche et le développement de scintillateurs inorganiques idéal


pour l'imagerie TEP est un domaine de recherche actif.

▶ Le choix d u cristal scintillateur est crucial car il détermine largement la


performance de la caméra TEP. Bon scintillateur est caractérisé par :

 un numéro atomique effectif (Zeff) et une densité élevé


 un excellent rendement lumineux
 une transparence à la longueur d'onde de ses propres spectres d'émission
 un temps de décroissance rapide
 une très bonne résolution temporelle
 Une excellente résolution en énergie
 Choix d u scintillateur :
Le Tableau présente les principales caractéristiques des scintillateurs inorganiques communément utilisés en TEP.
Propriétés NaI (Tl) BGO GSO LSO LYSO LuAP
Densité (g/cm3) 3.67 7.13 6.71 7.4 7.1 8.34
Zeff 50.6 74.2 58.6 65.5 63 65
Constante de désexcitation
(ns) 230 300 60 40 40 17

Rendement lumineux
(photons/keV) 38 6 10 29 32 11

Sortie lumineuse relative 100% 15% 25% 75% 85% 25%

L (nm) 410 480 440 420 420 365


DE/E intrinsèque (%) 5.8 3.1 4.6 9.1 7.1 -------------

Indice de réfraction 1.85 2.15 1.91 1.82 1.8

Hygroscopique ? OUI NON NON NON NON NON


M (cm-1) 0.3411 0.9496 0.6978 0.8658 0.8300 0.91
M/r (cm2/g) 0.0948 0.1332 0.104 0.117 0.117 ------------
Probabilité de photoélectrique
(%) 18 44 26 34 30 32
Dans le marché de PET
BGO, LYSO GSO, LYSO
6 x 6 x 30 mm 3 4 x 6 x 30 mm3
2D/3D (septa) 3D only (no septa)
8, 16, 64 slice CT 6, 10, 16 slice CT
70 cm port 70 cm port
dual-position bed 6 ns coincidence
bed supported

Discovery ST, STE, RX Gemini GXL, TF

LSO LSO
4 x 4 x 20 mm3 6 x 6 x 25 mm3
3D only (no septa) 3D only;
8, 16, 64 slice CT rotating 4 slice
70 cm port CT
4.5 ns coincidence 70 / 60 cm port
bed on rails 4.5 ns coincidence
bed on rails
biograph 6, 16, 64 Sceptre®P3
 Le guide de lumière
▶ Assure le couplage optique entre les cristaux et les TPM

▶ Optimiser le transport de la lumière vers les TPM

▶ Assure la bonne distribution des photons lumineux sur la surface des photomultiplicateurs, pour combler la
perte de lumière créé par les espaces morts entre les photomultiplicateurs.

 photodétecteurs
▶ Po ur la détection et la conversion des photons de scintillation en signaux électriques mesurables, le scintillateur
est couplé à un ou plusieurs éléments photodétecteurs.

▶ On distingue 2 groupes :

 Des tubes photomultiplicateurs (PMT)

 Des Photomultiplicateurs au silicium (SiPM)


Tube photomultiplicateur (PMT)

▶ un tube électronique qui convertit par effet


photoélectrique un rayonnement lumineux visible en
un signal électrique. Ce signal est ensuite amplifié a
l’intérieur de même d u tube.

▶ Le PM est compose :
 d’une photocathode qui convertit le flux de photons en

électrons.
 d’un dispositif de focalisation, de collection et

d’accélération, constitue d´électrodes;


 d’un multiplicateur d´électrons compose d’une
Figure 3 – Schéma représentant les principaux éléments d’un TPM.

succession d’´électrodes appelées dynodes;


 d’une ou plusieurs anodes ou` sont récoltes les

électrons et sur lesquelles est prélevé le signal de


sortie
 Différents couplages: scintillateur -photomultiplicateurs (PMT)
2-le principe d’Anger : décodage de l’énergie et l’identification du
lieu de localisation d u photon γ

 le signal électrique est traité par un circuit, dit circuit d’Anger,


permettant la détermination des coordonnées du point
d’interaction du photon dans le cristal et la valeur de l’énergie
qu’il y dépose.

 La position du lieu d’interaction du photon dans le cristal est


calculée selon le principe d’Anger.

 Les coordonnées du lieu de détection du photon (Xγ, Yγ) sont


données
par le barycentre des intensités mesurées par l’ensemble des
PM :
3-Géométrie de détection en TEP
• La géométrie de detection est constitue d‘un anneau pour la détection des coïncidences.
• L’anneau est constitué de blocs de détecteurs formés de plusieurs cristaux scintillants monoblocs (8 x 8).

• Le détecteur bloc permet le couplage efficace entre :


- une matrice de petits cristaux élémentaires de quelques millimètres de dimension
- un réseau de quelques PM.
Les blocs de détecteurs sont assemblés en bloc plus grand appelé modules
Détection en anneaux(assemblage des
modules)
4-Couplage TEP - TDM
Pourquoi la TEP/TDM ?
• obtenir des images de différents aspects de la maladie
• identifier la prise de traceur non spécifique
• simplifier l'interprétation des images
• apporter une valeur ajoutée à la tomodensitométrie
et à la tomographie par émission de positons (TEP)

Premier PET CT

CT (anatomy) PET/CT=Fonction+Anatomie
V. Détection en coïncidence et
circuit électronique

▶ Electronique de coïncidence

▶ Types d’événements détectés en TEP


1-Détection des γ en coïncidence et collimation électronique

▶ Le signal électrique généré par les tubes PM est

analysé par un circuit électronique, appelé circuit de

coïncidence.

▶ Ce dernier enregistre un événement si deux photons

sont détectés pratiquement au même moment et s'ils

ont une même énergie voisine de 511keV.

▶ Le circuit de collimation éléctronique est basé sur

deux critères :
- une fenêtre temporelle

-une fenêtre en énergie


 La fenêtre temporelle n’autorise l’enregistrement d’un événement que si les 2 photons émis sont détectés

dans un intervalle de temps, allant de 6 à 15 ns.


 La fenêtre énergétique est l’intervalle dans lequel les photons détectés sont acceptés (435 keV et 650 keV).

Notion de ligne de réponse


(LOR)
▶ Deux photons ayant une énergie incluse dans la fenêtre en énergie et

détectés dans la même fenêtre temporelle donnent lieu à un

événement enregistré par le système comme une annihilation ayant

eu lieu sur la ligne joignant les deux détecteurs impliqués

Ligne de réponse :ligne joignant les 2


détecteurs ayant reçu un signal en coïncidence
2-Types d’événements détectés en TEP
▶ Lorsqu’un détecteur capte un photon d’annihilation, on parle d’événement. Ces événements individuellement

collectés sont souvent désignés comme des événements simples. Et lorsqu’il s’agit de détection de deux

événements simples provenant de la détection de deux photons d’annihilation on parle de coïncidence.

▶ Ces coïncidences lui même se divisent en trois

types de coïncidences pouvant être détectées par

un tomographe d’émission par positrons :


 Les coïncidences dites vraies :
 Les coïncidences diffusées :
 Les coïncidences fortuites :
Coïncidences vraies
▶ Une coïncidence vraie est formée par deux événements simples:

-provenant de la détection de deux photons issus d’une même annihilation.

-Correspondent a des photons de 511Kev qui respect la fenêtre temporelle.

-Correspondent à des photons de même énergie de 511 keV et n’ayant subi aucune interaction avant d’être

complètement absorbés dans le détecteur.

▶ Les coïncidences vraies constituent le signal qui contient l’information exacte.

▶  Ce sont ces événements que l’on

cherche à détecter.
Coïncidence diffusé
▶ Evénements détectés simultanément sont issus de la même annihilation mais dont au moins un des simples a subi une

diffusion Compton, le déviant de sa trajectoire initiale au sein d u patient .

▶ Ce changement de direction fausse l’image, la LOR des photons détectés n’est plus corrélée à son lieu d’émission.

▶ La probabilité de diffusion est d’autant plus grande que l’épaisseur de milieu diffusant (le patient) est forte et dépend

également la résolution en énergie d u détecteur.

▶  la LOR est donc décalée

▶ Ce phénomène dégrade la

qualité de l’image
Coïncidence aléatoire ou fortuite
▶ 2 événements issus de 2 annihilations différentes mais qui arrivent pendant la même fenêtre temporelle.

▶ Le taux de coïncidences fortuites augmente linéairement avec la durée de la fenêtre de

coïncidence et avec le carré de l’activité présente dans le champ de vue.

▶  LOR ne passe pas par l’objet.

▶  L’information mesurée est

incorrecte.
Récapitule

a) Coïncidence vrai
b) Coïncidence diffuses
c) Coïncidence aléatoire
VI. Performances de la Caméra TEP
▶ Résolution spatiale

▶ Sensibilité

▶ Taux de comptage équivalent


au bruit(NECR)

▶ La fraction de diffusion et
aléatoire
 Pour mesurer ces performances, il existe plusieurs protocoles, dont celui le plus connu de la norme NEMA
(National Electrical Manufacturers Association).
Résolution spatiale
▶ La résolution spatiale d’un système TEP correspond à la plus petite distance pour laquelle il est possible de
distinguer deux sources ponctuelles sur une image reconstruite.

▶ Un système d'imagerie idéal n'a aucun flou et produit une image d'une source ponctuelle comme un point.

▶ La résolution est mesurée quantitativement par la largeur à mi-hauteur (LMH, ou FWHM (ful with at half
maximum) de la fonction de dispersion ponctuelle (FDP ).
 Facteurs intrinsèques
Taille du détecteur et résolution spatiale. Profondeur de l'interaction et résolution spatiale.

Effective Resolution = Detector Width/2

Déviation angulaire des photons d'annihilation pour des scanner a grand diamètre
▶ Elle dépend des paramètres physiques et technologiques suivant :

 Libre parcours moyen des positons avant annihilation Paramètres


physiques
La non-colinéarité des photons d’annihilation

 La géométrie du détecteur(taille et épaisseur), Le pouvoir d’arrêt du cristal scintillant(DOI),


géométrie d'anneau
Paramètres
 Les paramètres de reconstruction d’image(Les filtres de lissage (noyaux) ), L’échantillonnage technologiques
des sinogrammes, la taille de la matrice de reconstruction et les filtres appliqués.

Le facteur 1,0 < a < 1,3 dépend de l'algorithme de reconstruction utilisé.

o d correspond à la dimension d u cristal en mm

o D est la séparation des détecteurs en coïncidence en mm

o r représente la dimension effective de la source, tenant compte de la portée d u positon

o b correspond à l’imprécision sur le décodage de la position d'interaction d u photon dans le détecteur en m m aussi.
sensibilité
▶ La sensibilité représente l'efficacité de détection de l'annihilation de positron, et s'exprimer par le taux des évènements vrais
de coïncidences détectes par seconde(cps) et par chaque unité d'activité injecte(MBq) , exprimé en [cps/mCi] ou [cps/MBq].

coïncidences 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑠
𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 × activité injecte

▶ La sensibilité d u tomographe va donc commander la statistique de comptage.

▶ En général, TEP reste sous-optimale d u point de vue de la physique et géométrique ,pour une caméra donnée, il dépend:

-L’efficacité de détection de l’électronique ( durée de décroissance, la densité, le numéro atomique


et l’épaisseur du matériau)

-La géométrie du tomographe (distance entre la source et le détecteur, le diamètre de l’ anneau)

-Présence ou absence de septa entre les couronnes (mode 2D ou 3D)

-le milieu atténuant(patient)


Le taux de comptage
▶ Paramètre le plus difficile à déterminer mais le plus important. Il quantifie le potentiel d u détecteur à fournir un signal
utile pour un niveau de bruit donné.

▶ La contribution de l’ensemble de tous événements à la qualité des images acquises en TEP peut ensuite être évaluée par
le
NECR (Noise Equivalent Count Rate) défini par :
Fraction de diffusion
▶ (SF)
Les photons d'annihilation traversant le patient sont largement atténués par des interactions de diffusion Compton.

▶ Avec la diffusion Compton, le photon primaire subit une collision avec un électron faiblement lié. Le photon diffusé
résultant de cette interaction perd de l'énergie et change de direction.

▶ Le SF a été calculé comme le rapport entre la composante de diffusion Rscatter et le total des événements dans les
dernières images à un taux aléatoire négligeable Rrandoms inférieur à 1%:

il dépend :

La résolution énergétique de système

Présence ou absence de septa entre les couronnes (mode 2D ou 3D)

le milieu atténuant(patient)
Tableau 6.1 Données de performance de différents scanners TEP(Saha, 2016)
Quiz
QCM 1

l'imagerie TEP

a. Elle permet de détecter en coïncidence 2 photons gamma émis dans la même

direction.

b. Les radionucléides utilises en TEP sont généralement produits dans un cyclotron.

c. Elle résulte de niveau de bruits inferieure a ceux d'imagerie gamma camera.

d. Fournit des informations anatomiques détaillées.

E. Les détecteurs a scintillation de choix sont généralement en Naï


QCM 2

l'avantage de l'imagerie TEP par rapport à d'autres techniques

d'imagerie médicale ?

a. Elle permet de détecter les tumeurs plus précocement.

b. Elle permet d'obtenir des images plus précises des organes internes.

c. Elle permet d'obtenir des informations sur le fonctionnement des organes.

d. Elle permet d'obtenir des informations sur les anomalies de la structure du

corps.
QCM 3

Choisir l’(les) affirmation(s) correcte(s):

A. TEP sont constitué d’une série de couronnes de détecteurs élémentaires

répartis en anneau autour du patient.

B. Lors de la détection du photon γ, ce dernier dépose son énergie dans le

photomultiplicateur

C. Appareil TEP consiste à détecter les deux photons émis pour déterminer le lieu

de l’émission de positron.

D. La distance entre deux lieux(émission et annihilation) est appelée libre parcours

moyen du positon, constitue une limite en termes de résolution spatiale.


QCM 4

A propos radionucléides utilisés en TEP, laquelle de ces proposition est

correcte?

a. Les radionucléides utilisés sont des émetteurs de positrons

b. Les radionucléides utilisés sont des émetteurs de photons gamma

c. Sont les même que ceux de gamma camera SPECT

d. Sont : Fluor-18 (18F), Carbone-11 (11C), Oxygène-15 (15O), Iode-123 (123I)

e. Sont : Fluor-18 (18F), Carbone-11 (11C), Oxygène-15 (15O), Azote-13 (13N)


QCM 5

Lequel des éléments scintillateurs ci-dessous n'est pas un cristal de

choix en TEP

a. LSO

b. BGO

c. GSO

d. LYSO

e. NaI
QCM 6

Laquelle des propositions décrit une coïncidence aléatoire en TEP

a. Le niveau de bruit généré par les coïncidences aléatoires peut augmenter

b. S'appelle aussi des Coïncidence fortuite et l’information mesurée est

incorrecte.

c. Détection simultanément de deux photons d'annihilations issus de 2

annihilations différentes mais qui arrivent pendant la même fenêtre

temporelle.

d. Sont indésirables et ne fournissent pas d'informations spatiales précises sur la

source de positrons

e. Tout les réponses sont juste


QCM 7

Laquelle des propositions décrit une coïncidence vrai en TEP

a. provenant de la détection de deux photons issus d’une même annihilation

b. Correspondent a des photons de 511Kev qui respect la fenêtre temporelle

c. Correspondent à des photons de même énergie qui est voisin de 511 keV

d. Les coïncidences vraies constituent le signal qui contient l’information exacte.

e. Aucun Prop n'est juste


QCM 8

Laquelle des propositions décrit une coïncidence diffusée en TEP

a. Détection simultanément de deux photons d'annihilations provenant d'un seul

positron

b. au moins un des deux photons a subi une diffusion Compton au sein du patient

c. au moins un des deux photons a subi une diffusion Compton au niveau de

détecteur

d. LOR des photons détectés n’est plus corrélée à son lieu d’émission

e. Ce phénomène améliore la qualité de l’image

f. Ne dépend pas de la résolution énergétique de système


QCM 9

En relation avec la résolution spatial en TEP

a. Pour les caméras TEP modernes est de l’ordre de 4 à 6 mm.

b. Le parcours de positron et La non-colinéarité des photons d’annihilation

dégrade ce performance.

c. Parmi les facteur influence sur lui :La taille et la géométrie des détecteurs.

d. Elle se dégrade de plus en plus lorsqu’on se rapproche du bord du champ a

cause de DOI
QCM 10

En relation avec la sensibilité en TEP

a. Elle s'exprimer par le taux des évènements vrais de coïncidences détectes par

seconde(cps) et par chaque unité d'activité injecte(Bq).

b. Il quantifie le potentiel du détecteur à fournir un signal utile pour un niveau de

bruit donné.

c. Parmi les facteur influence sur lui :Le type des détecteurs et la géométrie du

tomographe .

d. Elle se dégrade de plus en plus lorsqu’on adopte les cristaux de faible densité.

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