Cours Méca1 Claro-Sept2020
Cours Méca1 Claro-Sept2020
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1
I - Vecteurs, Calculs Vectoriels , Torseurs
II - Actions Mécaniques
III- Principe Fondamental de la Statique
2
Statique des Solides: Introduction
Objectif
Déterminer de l’ensemble des forces exercées sur un solide rigide permettant d’assurer son
équilibre statique.
Exemple
cai sse
La caisse en équilibre sur un plan incliné subit
• Un chargement qui peut être simplement son poids
• Des actions de contact (de liaison) du plan sur la caisse
- l’empêchant de glisser le long du plan
- et l’empêchant de s’enfoncer dans le plan Chargement
Intérêt
Cette étude est un préalable indispensable au dimensionnement du problème: matériaux, état de surface,
dimensions, chargement, ensemble permettant d’assurer l’équilibre statique avec des contraintes admissibles
c’est-à-dire produisant uniquement des déformations élastiques (réversibles).
Cette deuxième étape de calcul des contraintes et dimensionnement fera l’objet du cours de Résistance des
matériaux du semestre 2
3
Les trois chapitres du Cours
Largement utilisés dans différents domaines de la physique, les vecteurs permettent en Mécanique une
modélisation de nombreuses grandeurs telles que les actions mécaniques (forces et moments), les
déplacements, vitesses et accélérations (cours de dynamique des solides, semestres 3 et 4).
Ce chapitre est dédié à l’apprentissage de la manipulation des vecteurs et des opérations vectorielles. Un
ensemble de vecteurs est ensuite résumé par la description d’un Torseur et nous verrons quelques
opérations sur les Torseurs. Le chapitre a pour but l’acquisition d’une culture mathématique de base
incontournable pour aborder les différents modules de mécanique tout au long de la formation:
- Statique des Solides Indéformables : Méca1 au semestre 1
- Résistance des matériaux : Méca2 au semestre 2
- Dynamique des solides : Méca3 au semestre 3
- Mécanique des fluides : Méca4 au semestre 3
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1- Scalaires et vecteurs
1-1 Grandeurs Scalaires
Certaines grandeurs peuvent être décrites par
Exemples : masse, température,…
+
- une Direction
- un Sens 2 informations
supplémentaires
- Elles
- Elles
qui permet de visualiser la direction et le sens de la grandeur vectorielle
6
Exemples : 5 vecteurs …
V3
V3
V1
V2 • Deux représentations du même vecteur V
1
- même module
- même direction
- même sens
V1
• V2 = - V1
- même module
- même direction
Un ensemble …
-SENS…
Définissent ….
V
• Deux représentations du même vecteur 3
7
1-3 Vecteurs « ……………….…….… » , « ………………. », « ……………….. ».
V2
1-3-b) Vecteur Glissant
VM • Il est défini par
- son module - sa direction - son sens
V3 EF
M
E F
•
Il possède une droite support (Δ) ……….
(Δ)
V3 , EF et VM, ……………….
VJ
VK 1-3-c) Vecteur lié
J • Il est défini par
K
- son module - sa direction - son sens
VJ et VK sont deux vecteurs liés équipollents
(même module, même direction , même sens). • Son origine est ……………………….….
On écrit VJ = VK ou bien VJ VK
8
2- Composantes d’un vecteur
Voir page 6
9
Les ……………….. vecteurs unitaires
pour des grandeurs vectorielles de ………………………..
k F g
AB = 3 m F = 100 N g =9,81 m/s²
j
V
i T
T = 40 N V = 0,5 m/s
A B A B
P
P = 100 N
T[N] = - 40 j de j opposé à j T = 40 N
Vecteurs Forces
F[N] = 100 k de k de k F = 100 N
de k opposé à k P = 100 N
P[N] = - 100 k
Vecteur Accélération
de la pesanteur g[m/s²] = - 9,81 k de k Opposé à k g = 9,81 m/s²
10
k
+
2-2 Re……………………………………………… +
0
exemples : j
(O, i , j , k ) ou (O, x 0 , y 0 , z 0 ) ou i +
(O, X1 , Y1 , Z1 ) ou (O, x 1 ,x 2 , x 3 ,) .....
x2
+
Il est formé de +
Un point Origine + 3 vecteurs (……………………….): 0 x1
→ unitaires (base normée)
→ orthogonaux ………………....…(base orthonormée)
x3 +
→ tels que :
On passe de : de i à j ou de j à k ou de k à i
Ou bien : de x1 à x2 ou de x2 à x3 ou de x 3 à x1
par une rotation positive = …………………………………..…..
(base DIRECTE) :
Règle
des trois doigts
obligatoire de la main droite
POUR FAIRE DES PRODUITS VECTORIELS
11
2-3 Composantes cartésiennes ……………….d’un vecteur
Soient une BASE orthonormée directe B( i , j , k ) et un REPÈRE orthonormé direct R (O, i , j , k )
x
= y
(i,j,k) z
On ne les représentent pas mais on indique leurs directions et sens à l’extrémité des axes qui les portent
12
Voir exemple ci-après
………………………..
1°) Donner les composantes et le module du vecteur AB
2°) Exprimer AB en fonction de u
B AB[m] = -2 i + 7 j + 3 k
Module
A AB = (-2)² + 7² + 3² = 7,874 m
O j
u
2°) AB = -7,874 u = AB u
AB = -7,874 est la valeur algébrique du vecteur AB en projection sur u
k → u un ……………………………………………………………
→ r = OH
→ θ = angle
→ z = composante de V selon k
z
V
z V = ru + zk
O
j
θ r -
H avec : - vecteur unitaire contenu dans le plan - tel
u que =
i
x = r. cos(θ)
y = r. sin(θ)
15
Déterminer les composantes cartésiennes
1 du vecteur dans le repère
A Fx
Θ = 30°
Fy 2
F2/1
câble
= 1000 daN
{ }
𝟖 𝟔𝟔
⃗
𝑭 𝟐/ 𝟏 = − 𝟓𝟎𝟎
𝟎 [ 𝒅𝒂𝑵 ]( ⃗
𝒙,⃗
𝒚 ,⃗
𝒛)
16
3- Opérations sur les vecteurs
3-1 ……………………………………….
Faire glisser les vecteurs
Addition Graphique - en les disposant bout à bout
- en respectant leurs directions sens et modules
V3
V1 V2 V3
V2 V1
V1 + V2 + V3
Addition Analytique
x1 + x 2 + x 3
V1 + V 2 + V 3 = y1 + y 2 + y 3
(i,j,k)
z1 + z 2 + z 3
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3-2 Multiplication d’un vecteur …………………….
Soient α un réel , V1(x, y, z) dans une base ( i , j , k )
ìx ìa x
ï ï
α V1 = a íy = ía y
ïz ïa z
î î
Propriétés
18
Exemple1:
Addition : V1 = 4i + 8j + 7k
k ì4 ì0 ì0 ì4
ï ï ï ï
V1 = í0 + í8 + í0 = í8
- 3 V1
ï0 ï0 ï7 ï7
î î î î
V1 Multiplication par un scalaire
7k
O j
4i
8j
i
Exemple2:
19
Exemple3: Addition Soient 4 points quelconques A, B, O et M
M
A x 1°) Effectuer graphiquement la somme ⃗
𝐴 𝑶+⃗
𝑶𝐵
x
=
On retrouve la relation de Chasles appliquée p8 et p9
x
O x
B
2°) Effectuer graphiquement la somme ⃗
𝐴 𝑴 +⃗
𝑴𝐵
=
On retrouve la relation de Chasles
20
3-3 Produit Scalaire de deux vecteurs.
V2 3-3-a) Définition
V2
θ V1 • V2 = V1 . V2 . cos( θ )
O
V1
3-3-b) Caractéristiques
• V1 • V 2 = 0 si cosθ = 0 θ = π/2 ± kπ V1 ┴ V 2
• V1 • V 1 = (Carré scalaire)
V12
21
3-3-c) Produit Scalaire et ………………………………………….
V2
θ
Relation entre projection orthogonale d’un vecteur O V1
et produit scalaire ? H
V1 • V2 = V1 . V2 . cos( θ )
V1 • V 2 = V1 . OH
valeur algébrique du vecteur OH par rapport aux direction et sens de V 1
22
3-3-d) Produit Scalaire avec un vecteur unitaire
i ·V = i . V cos( q)
V
θ
O i i ·V = 1. OH i · V = OH
H
……………………................... : V1 · V2 = V2 · V1
………………………………. : V1 · (V2 + V3 ) = V1 · V2 + V1 · V3
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3-3-e) Expression Analytique du Produit Scalaire démonstration à connaitre
V1 • V 2 = (x1 i + y1 j + z1 k ) • (x2 i + y2 j + z2 k )
On obtient :
V1 · V2 = x1x2 + y1y2 + z1z2
Exemple 2
Exemple 3 45°
23,2°
25
3- 4 Produit Vectoriel de deux vecteurs.
3-4-a) Définition
θ modules
O
V1 On note : W = V1 Ù V2
26
Direction et sens du produit vectoriel
27
3-4-b) Module du produit vectoriel et aire (,
C (,
V2 V1
B
θ
h
O h 2°) V1
^ V2 = 0 si ………………………
V1 A V1 = 0
→
ou V2 = 0
→
ou V1 // V 2
→
…………………………... : V1 Ù V2 = - V2 Ù V1
………………………….... : V1 Ù (V2 + V3 ) = V1 Ù V2 + V1 Ù V3
28
3-3-d) Expression Analytique du Produit Vectoriel démonstration à connaître
VV = V 1 ^ V2 = (x1 i + y1 j + z1 k ) ^ (x2 i + y2 j + z2 k )
Pour retrouver les composantes du vecteur W on utilise (moyen mémotechnique) les déterminants
suivants :
x1 x2 x1 x2 x1 x2
W = y1 y2 i + y1 y2 j + y1 y2 k
z1 z2 z1 z2 z1 z2
29
3-4-e) Produit vectoriel, exemples
Exemple 1
Exemple 2
Exemple 3
45°
23,2°
30
4- Moment en un point ………………………..
4-1-a ) Définition
Soient VA …………………………………………………….
MV /Q
A
Le moment du vecteur VA ,
A
VA est le vecteur MV /Q défini par :
A
MV /QA = QA ^ VA
31
4-1-b ) Caractéristiques du vecteur moment
MV /Q
MV /Q =
A QA ^ VA
A
Q
Q
+
A
A VA
VA θ
* Module : MV /Q =
A QA . VA . sin θ avec θ = angle( QA, VA )
modules
32
Exemple 1
Règle des 3 doigts de la main
droite:
Module :
MF /E
B
[m] [N]
Vecteur moment :
EB = 40 cm
Ou bien
Exemple 2
+ On obtient :
EB = 40 cm
MF /EB
33
4-2 …………………………………………………………………………..
………………………… démonstration à connaître
MV ’ /Q = QA’ Λ VA’
MV ’ /Q
A
MV /Q
A = A
avec …………………………………………..
(relation de Chasles)
Q
A’ VA ’
d’où MV ’ /Q
A = (QA + AA’) Λ VA’
(∆) A VA
MV ’ /Q
A = (QA Λ VA’) + (AA’ Λ VA’)
MV ’ /Q
A = (QA Λ VA) + 0
car AA’ // VA’
MV ’ /Q
A = MV A /Q
34
4-3 ……………………………………..
Soit VA un vecteur de point d’application A
A On peut décomposer VA en
= MV┴ /Q
0
35
4-2 Module du Moment d’un vecteur glissant
MVA/Q = QA . VA . sinθ
VA
Q
d θ
A
(Δ)
MVA/Q = VA . d
MV /Q = MV┴ /Q
V┴
VA
Q MVA/Q = QA . V┴
(Δ) A
V//
x sin (/2)
36
5- Champs des vecteurs Moment d’un vecteur glissant
MV / P A 7
Y
MV / P A 5 P7
P5
MV / P
A 4
MV / P
A 1
VA
P4 P3 P2 P1 A X
Démonstration géométrique
M
On cherche le vecteur glissant VA = V A’0 V
V d
tel que PA ^ VA = M
Cherchons le point A0 , d P
(π) VA
• dans le plan (π)
┴ M et passant par P A0 A
• tel que
PA0 ┴ VA
M
d = PA0 =
VA
2 positions possibles A0 et A’0.
V = VA reste invariant
MV /P2 =
A P2A ^ VA =
(P2P1 + P1A) ^ VA = P 2P1 ^ VA + P1A ^ VA
= P 2P1 ^ VA + MV /P1
A
V = VA reste invariant
MV /P2
A = MV /P A 1 + P2P1 ^ VA
Relation de transport
du moment d’un vecteur
39
6 - Torseurs
6-1 Définition
Un torseur {T} est :
un ensemble de vecteurs glissants V1, V2 , V3, ………….. Vn , en nombre fini
R
On note {T} P = { R , M(P) } ou {T} P =
M(P)
40
Torseurs: exercice 1 Z
0 3F F
VO = 3F VA = 2F VE = - 2F
0 5F 0 VA
V0
0 Y
E A
Déterminer les éléments de réduction en O
VE
du torseur formé des 3 vecteurs glissants VO , VA et VE
pour F = 100 Newtons X
- La Résultante
0 + 3F + F 4F
R=V O + VA + VE = 3F + 2F - 2F = 3F
0 + 5F + 0 5F
[N]
- Le Moment Résultant en O
[N.m]
41
6-2 Changement de centre de réduction d’un torseur démonstration à connaitre
n
Le vecteur Résultante reste invariant : R = Vi …………...
i 1
Le Moment Résultant en P2 :
Si les vecteurs glissants (V1, V2 , V3, ………….. Vn ) qui composent le torseur ont chacun un
i=1
n
= å [ P2P1 ^ Vi + P1Ai ^ Vi ]
i=1
n
= ( P2P1^ V1 + P2P1^ V2 +…..…+ P2P1 ^ Vn ) + å ( P1Ai ^ Vi )
i=1
n
= P2P1 ^ (V1 + V2 + ………………..+ Vn ) + å Mv /P i 1
i=1
42
Torseur , exercice 1 (suite) Z
0 3F F
VO = 3F VA = 2F VE = - 2F
0 5F 0 VA
V0
0 Y
A
Déterminer les éléments de réduction en E E
VE
du torseur formé des 3 vecteurs glissants VO , VA et VE
pour F = 100 N X
43
6-3 Torseurs équivalents
Deux torseurs {T} et {T’} sont dits équivalents s’ils ont mêmes éléments de réduction en un point.
- même vecteur Résultante
- même Moment Résultant en un point
6-4 Couple
Démonstration :
Pour tout torseur, le moment résultant en P1 et le moment résultant en P2 sont liés par :
Le Moment Résultant en B :
M M M
Y
M(B) = BA ^ VA + BD ^VD
M(B) = - d Y F X + d Y ^ (- F X)
^
M(B) = d.F Z + d.F Z = + 2d.F Z A B VD
VA d d D
Le Moment Résultant en A :
X AB = BD = d
+ 2d F Z VA = VD = F
M(A) = AD ^ VD = 2d Y ^ (- F X ) =
M(A) = M(B) = M
Le moment résultant d’un couple est invariant en tout point de l’espace
45
6-5 Opérations sur les Torseurs
R1 + R2 + ……… Rn
{Ttotal}P = {T1}P + {T2}P + …...+ {Tn}P =
M1(P) + M2(P) + ……+ Mn(P)
R α.R
α {T}P = α =
M(P) α.M(P)
46
Statique des Solides Indéformables
47
1-Hypothèse des Solides Indéformables
1-1 Solides: corps déformables
Un solide se déforme toujours sous l’action des sollicitations mécaniques qu’il supporte.
solide
48
2 - Représentation des actions mécaniques
49
2-2 Deux types de grandeurs pour représenter les actions mécaniques
Les actions mécaniques peuvent êtres décrites par deux types de grandeurs
Les directions et sens d’un vecteur force indique : la direction et le sens de la translation
que l’action mécanique a tendance à produire.
50
Exemple : Solide (S) On note F= F
F A’ DA’ = DA’
A
y D
X MF/D
+
x
z
DA’ ^ F
MF/D = DA ^ F = (DA’+A’A) ^ F = 0
MF/D = - DA’ .F z = 0
MF/D) = (DA’ y ) ^ (F x ) = DA’ . F.( y ^ x )
- DA’. F
Module du moment : MF/D) = DA’ x F ( x, y, z )
51
2-3 Les Forces
(Suite de ce cours MÉCA1)
On les modélise avec :
Unité :
le module d’une force est homogène à : une masse x une accélération
exemple le poids P = mg = masse x accélération de la pesanteur
52
2- 4 Les Moments
Ce sont des vecteurs liés
Unité :
Le module d’un moment est homogène à : une force x une distance
53
3- Actions de contact entre deux solides
3-1 Principe de l’action et de la réaction,
• Si un solide (S1) exerce une force FS1/S2 appelée « action » sur un solide (S2)
alors (S2) exerce sur (S1) une «réaction» telle que FS2/S1 = - FS1/S2
Exemple 1
(S1) (S1)
• (S1) exerce sur (S2) une force FS1/S2 = P
Exemple 2 alors (S2) exerce sur (S1) un «moment de réaction» en A M(S2/S1)/A = - M(S1/S2)/A
z z
MS1/S2 • (S1) exerce sur (S2) un couple MS1/S2 = Fd z qui a
(S2)
(S2)
tendance à faire tourner (S2) autour de l’axe (A,z).
A A
- En (b) et (c ) , une Traction T est exercée sur (S1) qui a tendance à produire une translation horizontale de (S 1)
(S2) exerce sur (S1) une force de frottement tangentielle à la surface de contact qui s’oppose à la translation
N RS2/S1 N RS2/S1 N
(S1)
φ φd
(m) T T
G
F Fd
(S2) (S2) (S2)
P = mg P P P+T
P+T
C’est la force de frottement normalisée (divisée) par la charge P (= N) f = F/N (Sans unité )
Le coefficient de frottement f d est - une constante fonction des matériaux et de leurs états de surface
- indépendant de la charge P (=N)
Exemples de valeur du coefficient de frottement dynamique fd : 0,1 à 0,6
comporte RS1/S2
- Une composante N , Normale à la surface de contact
dirigée vers l’intérieur du solide S 2 .
N
- Une composante tangentielle F appelée « force de frottement »
qui tend à s’opposer au glissement entre les deux surfaces par (S2)
adhérence.
Quand les solides sont en glissement relatif, F = fd N
Où fd est le coefficient de frottement dynamique entre (S1)
F = fd N
et (S2) F < fd N
Glissement
qui dépend des matériaux en contact et des états de adhérence
surfaces.
Si F < fd. N (S1)
les deux solides n’ont pas de glissement.
Ils restent statiques l’un par rapport à l’autre
F est alors qualifiée de «force de frottement statique» ou « force d’adhérence»
56
3-3 Cas ou la force de frottement est négligeable
…. et on néglige la force de frottement devant la force normale : la liaison est dite « parfaite »
57
3- 4 Torseur des actions de contact : 6 inconnues
(S2)
• D’une façon générale le contact entre deux solides (S 1) et (S2) dR1/2 (P)
s’effectue sur une surface de contact (Σ) de forme quelconque. surface de
contact (Σ)
• Le solide (S2) subit en chaque point P de (Σ) ,
P Petite surface
entouré d’une surface élémentaire dS plane,
une réaction élémentaire dR1/2(P) élémentaire
plane (dS)
(S1) autour d’un point P
Cet ensemble de forces élémentaires réparties sur la surface de contact (Σ) constitue :
Z
rot Z
- 3 degrés de liberté de translation:
tr Z tr Y dans les directions X, Y et Z
Y
tr X A - 3 degrés de liberté de rotation
rot Y
autour des directions X, Y ou Z
rot X
X
On dit que :
- géométriquement parfaites
60
4- Torseur des actions mécaniques
des principales liaisons parfaites
4-1 Cas des Problèmes Tridimensionnels
61
62
4-2 Cas des Problèmes Plan
[plan par exemple] ,
on utilise une codification spécifique des liaisons.
63
Quelques illustrations de liaisons
64
Semestre 1 - Module MÉCA1
Chapitre III
[Link]
65
Statique des Solides Indéformables
66
1-Isolement d’un système
1-1 Définition d’un système
La Statique est l’étude des torseurs des actions mécaniques qui s’exercent sur un ensemble
matériel en équilibre (au repos).
Dans cette étude on est amené à isoler un solide ou un ensemble de solides d’un mécanisme
• Toute action, mécanique exercée par un corps extérieur au système sur un des solides
intérieur au système est classée comme action mécanique extérieure au système.
Exemple : On définit le système (S) formé des deux solides (S1) et (S3)
(S4)
- l’action de (S1) sur (S3) est une action intérieure à (S) (S1)
- l’action de (S3) sur (S1) est une action intérieure à (S) (S3)
(S2)
- l’action de (S2) sur (S1) est une action extérieure à (S)
- l’action de (S4) sur (S3) est une action extérieure à (S)
67
2- Les actions mécaniques intérieures
à un système forment un torseur nul
Si deux solides (Si) et Sj) appartiennent tous deux à un même système (S) , l’action de (Si) / (Sj)
et l’action de (Sj) / (Si)
- sont deux actions intérieures au système.
- sont telles que, selon le principe de l’action et de la réaction:
68
3- Principe fondamental de la Statique
Un repère galiléen est donc un repère dans lequel on peut vérifier le principe fondamental
de la statique avec une bonne approximation
69
3-4 Application du PFS à un système
En mécanique des solides un sous-ensemble d’un ensemble matériel (E) est
généralement nommé « système » que l’on a noté dans ce cours (S)
70
3-5 Exemple
Soit le système formé du solide S1
FC = FB = F = 2 000 N
composé de l’ ensemble des barres
FD = P = 2 310 N du treillis représenté.
a = 500 mm YA S0 Les poids des barres sont négligés
y
devant les forces de chargement en
S1 XA présences
FB A
a Le chargement , ) se situe uniquement
a dans le plan (C donc il s’agit ici d’un
θ 2a
B problème plan
FC 2a
θ
C D XE E x Liaison Pivot en A : deux inconnues de
1 liaison de S0→S1 en A
z FD
Liaison ponctuelle en E: une seule
inconnue de liaison de S0→S1 en E
{ } { } { } { }
0 0 0 0
M(A)¿ 0 + 0 + 0 + 0
4 aF 1,732 aP 2 aF −2 a 𝐗 𝐄
M(A)
¿¿
Remarque 1: il s’agit ici d’un problème plan : toutes les forces sont dans le même plan (C :
Tous les moments sont dans la direction
Remarque 2: L’action mécanique des 5 forces extérieures appliquées au treillis (S 1) est statiquement équivalente à
l’action des deux éléments de réduction du torseur:
=
(A)
¿¿
Remarque 3: Les inconnues de liaisons XA , YA , XE , peuvent être calculées en appliquant le PFS au treillis (S 1)
72
• Principe Fondamental de la Statique appliqué au treillis :
Le système est en équilibre si le torseur des actions extérieures est nul
= 0 (1)
• R=0 = 0 (2)
• M(A) = 0 )= 0 (3)
Ici, on a 3 inconnues et 3 équations, le système est dit isostatique, on peut résoudre le problème
avec les seules équations issues du PFS:
(2) YA = YA = 5 774 N
(1) XA = X E - XA = 6 000 N
73
Graphe récapitulatif
L’ensemble des forces appliquées au treillis en équilibre est maintenant connu.
5774 N
6 000 N
A
1732 N
1000 N
1732 N
B
1000 N
C D 8000 N E
2310 N
74
3-6 Solide (S) en équilibre sous l’action de deux forces
⃗
𝑭𝑩
Conclusion :
Si un solide est en équilibre sous l’action de deux forces, A B
Elles ont la même droite d’action et sont opposées ⃗
𝑭𝑨
(S)
3-7 Solide (S) en équilibre sous l’action de trois forces non parallèles
⃗
𝑭𝟑
⃗
𝑭 𝟐
Conclusion
⃗
𝑭 𝟏
Si un solide est en équilibre sous l’action de 3 forces non parallèles, K
elles sont: coplanaires et concourantes en un point K ⃗ (S)
𝑭 𝟑
Remarque: En tout autre point quelconque P de l’espace, Le moment résultant en P s’écrit selon la relation de Varignon,
= puisque = et =