DR BADR TAZI
LES FRACTURES
DU COL FEMORAL
PLAN
• INTRODUCTION
• RAPPEL ANATOMIQUE
• EVALUATION CLINIQUE
• IMAGERIE
• CLASSIFICATION
• TRAITEMENT
• CONCLUSION
INTRODUCTION
• Lesfractures du col du fémur se définissent
comme étant des fractures intra-capsulaires
(Articulaires), intéressant la région qui s’étend
de la zone juste sous le cartilage de la tête
fémorale jusqu’à sa base d’implantation en
dedans de la fossette digitale et du bord
supérieur du petit trochanter
• Urgence
thérapeutique chirurgicale frq
engageant le pronostic vital et fonctionnel.
• Fréquente chez le sujet âgé (une ostéoporose).
• Chezles sujets jeunes : nécessite un
traumatisme violent à haute énergie
• Plus
fréquente chez les femmes que chez les
hommes.
RAPPEL ANATOMIQUE :
Le col fémorale présente :
Une Forme de :
cylindre aplati d’AV en AR.
angle cervico-diaphysaire 125 - 130°(dans le
plan frontal)
ACD< 125° Coxa vara Et ACD>135
°Coxa valga
antéversion de 15° à 20° (dans le plan sagittal).
RAPPEL ANATOMIQUE :
Vascularisation : de type terminale (si déplacement++
nécrose)
Irrigation de la tète fémorale est assurée par 3 pédicules.
• Pédicule Sup : les Artères circonflexes postérieures.
• Pédicule inf : Artères circonflexes antérieures.
• Pédicule interne : Artère du ligament rond
RAPPEL ANATOMIQUE :
RAPPORTS
Antérieurs :
Parties molles de la région inguino- fémorales divisée par le muscle
couturier
• Triangle inguino- crural externe (entre tenseur de fascia lata et couturier)
• Triangle de Scarpa (entre couturier et moyen adducteur)
Postérieurs :
Parties molles de la région fessière (ou chemine le nerf grand
sciatique )
• Muscle Gd Moy et Ptt fessier
• Muscle pelvi trochantériens (piriforme , jumeau supérieur et inferieur
obturateur interne et carre fémoral )
RAPPEL ANATOMIQUE :
Revêtement corticale
• Corticale externe est moins épaisse
• Corticale interne du jonction cervico diaphysaire formant
l’eperon de MERCKEL (une zone de forte résistance)
RAPPEL ANATOMIQUE :
- Architecture: organisation trabéculaire (lamelles
osseuses organisées en trabécules) :
- Ils ont une orientation en fonction des grp de forces :
certains travaillent en compression , d'autre en tension
- 5 groupes :
1. gpe principal de compression
2. gpe II aire de compression
3. gpe principal de tension
4. gpe II aire de tension
5. gpe trochantérien
6. Zone de faiblesse= triangle de WARD leurs
entrecroisements
En Ostéoporose=raréfaction des travées
RAPPEL ANATOMIQUE :
Biomécanique
• Les mouvements autours de la hanche
• Marche : succession de pas avec phase en appui monopodal
• il
s’agit de la balance de Pauwels: lorsque nous sommes en appui sur
un pied, notre articulation coxo-fémorale supporte en réalité 4 fois
notre poids.
EVALUATION CLINIQUE
Anamnèse:
1. Terrain :
• Âge : Le nombre de fractures de l’extrémité proximale du fémur
augmente exponentiellement avec l’âge
• Sexe Féminin ++
• ATCD :
• Ostéoporose (Hyperthyroïdie, Sd de Cushing…) , métastases
osseuses
• Prise Médicamenteuse ( Corticoïdes et TTT antiépileptique…)
• Polytraumatisme : Sujet Jeune ++
EVALUATION CLINIQUE
Anamnèse:
1. Terrain :
• Heure du dernier repas.
• Traitement en cours : anti-agrégant, anticoagulant.
• Autonomie motrice antérieure.
• Tares associées, contexte social.
EVALUATION CLINIQUE
Anamnèse:
2. Traumatisme:
• Mécanisme :
De faible énergie : une chute de sa hauteur
• Les facteurs de risque de chutes chez les personnes âgées peuvent être répartis
en deux groupes :
les facteurs intrinsèques (liés à l’individu même : T. de la Marche ,[Link] la
vision ,HypoTA Orthostatique…)
les facteurs extrinsèques (liés à l’environnement)
De Haute énergie : accident de la voie publique, chute d’un lieu élevé,
accident sportif
EVALUATION CLINIQUE
Anamnèse:
3. Signes Fonctionnels :
• Douleur intense de l’aine
immédiatement présente.
Vive.
majorée par les mouvements.
• Notion de craquement audible.
EVALUATION CLINIQUE
Examen clinique:
Etat général :
• Stabilité HD,N et R dans le contexte de polytraum
Inspection : attitude du traumatisé du membre inférieur
• un raccourcissement du membre
• une attitude vicieuse en rotation externe.
• Impotence fonctionnelle totale Svt immédiate , en décubitus
dorsal : ne peut pas lever le talon du lit.
EVALUATION CLINIQUE
Examen clinique:
Palpation :
• La palpation et la mobilisation de la hanche sont très
douloureuses
• Le fait de conserver la capacité de marcher n’exclut pas avec
certitude une fracture quelque peu déplacée du col du fémur.
Lésion associés:
• syndrome du tableau de bord : rupture du ligament croisé
postérieur du genou
• fracture de la diaphyse fémorale : Hématome +/- Choc
Hemorragique
• Lésion Cutanée (Couverture Vaccinale antitétanique?) et
Vasculo-nerveuse (palpation des pouls iliaque, fémoraux
et poplité)
IMAGERIE
Radiologie Standard: INCIDENCES
• Confirme le diagnostic ++: visualiser le trait de fracture et l’existence ou non
d’un déplacement des fragments osseux
• permet une étude anatomopathologique , doit comporter obligatoirement
plusieurs clichés:
Bassin de face :
Systématique chez tout polytraumatisé ou Fracture de la diaphyse
fémorale ,il permet une étude comparative avec la hanche controlatérale
et rechercher une lésion de voisinage
Hanche traumatisée de face en rotation interne :
afin de dérouler le col fémoral et évaluer le type de fracture
Hanche traumatisée de profil
chirurgical évaluation de la bascule postérieure et de la comminution
postérieure
IMAGERIE
TDM (après 48 H)
• Si :
l’examen clinique est suspect : douleurs inguinales lors de la mobilisation de
la hanche sans cause apparente
le bilan radiographique est négatif
->>>>> Intérêt diagnostique
IRM (après 48 H)
• En cas de discordance radio-clinique dans les fractures peu déplacées
• En Cas de contre indications a la TDM
• Précise le diagnostic +++ et Cherche les complications (ONTF Précoce)
Scintigraphie osseuse
• Intérêt diagnostique mais srtt pronostic (ONTF)
CLASSIFICATION
Classification de Delbet : Selon le siège du trait
On distingue :
1. des fractures sous-capitales : situées sous le cartilage de la tête
fémorale
2. des fractures transcervicales : situées dans la partie moyenne
du col
3. des fractures basicervicales : situées à la base d’implantation du
col, fracture qui se situe dans la zone de transition entre le col
fémoral et la région trochantérienne.
------> la plupart des traits de fracture se
prolongent dans plusieurs zones = Difficulté
à la distinction de manière précise
CLASSIFICATION
Classification de Pauwels:
• La classification de Pauwels répartit les fractures du col fémoral selon l’Ongle formé par le
trait de fracture avec l’horizontale sur une radiographie de face avec 10° de rotation
interne.
• On distingue trois types de fractures : FORCE DE CISEILLEMENT :
TYPE I : angle de Pauwels de moins de 30°
NEFASTE POUR LA
TYPE II : angle de Pauwels entre 30° et 50° CONSOLIDATION
TYPE III : angle de Pauwels de plus de 50°
Evalue le risque de pseudarthrose:
• La fracture de Pauwels TYPE I a un bon pronostic car il y a essentiellement des
contraintes en compression et peu de contraintes en cisaillement.
• La fracture de TYPE III est au contraire une fracture à mauvais pronostic car le trait de
fracture favorise les contraintes en cisaillement, point de départ de la pseudarthrose.
CLASSIFICATION
Classification de Garden:
• La classification de Garden répartit les fractures
du col du fémur en quatre groupes selon leur
degré de déplacement sur un cliché de face :
• TYPE I :
fracture du col impactée en valgus,
la fracture n’est quasi pas déplacée
les travées spongieuses de sustension céphaliques
sont verticalisées par rapport à celles du col
fémoral .
• TYPE II :
fracture du col strictement non déplacée.
Les travées spongieuses de sustension du col
fémoral sont interrompues mais pas déplacées .
CLASSIFICATION
Classification de Garden:
• Laclassification de Garden répartit les fractures
TYPE groupes
du col du fémur en quatre 1 ET 2selon DEleur
degré de déplacement sur un cliché de face :
• TYPE I :
GARDEN
=
fracture du col impactée en valgus,
Fracture «
la fracture n’est quasi pas déplacée
stables
les travées spongieuses de sustension céphaliques
sont verticaliséesetpar
peu déplacées
rapport à celles du col»
fémoral .
• TYPE II :
fracture du col strictement non déplacée.
Les travées spongieuses de sustension du col
fémoral sont interrompues mais pas déplacées .
CLASSIFICATION
Classification de Garden:
• TYPE III :
fracture du col fémoral déplacée en varus.
La tête fémorale est basculée mais garde une
charnière inférieure ou inféropostérieure.
Les travées spongieuses de sustension
céphaliques sont horizontalisées par rapport à
celles du col fémoral .
• TYPE IV :
fracture du col fémoral complètement déplacée.
La tête fémorale est tout à fait séparée du col.
Les travées spongieuses de sustension
céphaliques ne sont pas en continuité avec
celles du col mais elles conservent souvent leur
orientation.
CLASSIFICATION
Classification de Garden:
• TYPE III :
fracture
TYPE 3 ET 4 DE
du col fémoral déplacée en varus.
GARDEN
La tête fémorale est basculée mais garde une
charnière inférieure ou inféropostérieure.
=
Les travées spongieuses de sustension
Fracture «
céphaliques sont horizontalisées par rapport à
celles du col fémoral .
• TYPE IV :
instables et
fracture du col fémoraldéplacées »
complètement déplacée.
La tête fémorale est tout à fait séparée du col.
Les travées spongieuses de sustension
céphaliques ne sont pas en continuité avec
celles du col mais elles conservent souvent leur
orientation.
CLASSIFICATION
Classification de Lamare:
• Complète la classification III et IV de Garden
• Etudie l’importance du déplacements
• les repères sont:
le
point le plus inferieur du trait de fracture du fragment distal et une
horizontale passant par un point situé sur une ligne verticale passant par le
milieu de la tète a la jonction 2/3 supérieure -1/3 inferieur de celle-ci.
la ligne est au-dessus Moyen déplacement
la ligne est au dessous Grand déplacement
TRAITEMENT
• But
• Moyen s
• Techniques Chirurgicales
• Indications
• Suivi et Complications
TRAITEMENT
But
• Urgence Thérapeutique : Consolidation après une réduction parfaite et
contention solide
• chez le sujet jeune :
la réduction anatomique et stabilisation solide pour éviter les
complications évolutives , permettant ainsi une réinsertion
socioprofessionnelle rapide.
AMELIORER LE PRONOSTIC FONCTIONNEL
• chez le sujet âgé :
permettre le lever précoce afin d’éviter les complications de décubitus
AMELIORER LE PRONOSTIC VITAL
• Rééducation Précoce
TRAITEMENT
Moyens
• TTT médical :
• Traitement antalgique : Paracétamol Injectable(3 a 4 g/l) , Néfopam(20mg/8h)
…
• AINS : Anti – COX2 + Protection Gastrique
• Anticoagulant: HBPM (Enoxaparine)
TRAITEMENT
Moyens
TTT Orthopédique :
Posée à titre
antalgique
• Traction collée comme traitement d’attente avant une intervention
chirurgicale:
permet l’alignement et le maintien de la longueur du membre fracturé.
• Lamise en traction jusqu’à guérison d’une fracture de l’extrémité
supérieure du fémur peut donner lieu à de nombreuses
complications(thromboses veineuses profondes, embolies ou infections
pulmonaires, escarres, etc), surtout chez le sujet âgé.
TRAITEMENT
Moyens
TTT Chirurgical :
Conservateur : de la tête et le col du fémur
• Réduction parfaite et Ostéosynthèse solide
• rééducation précoce
Non conservateur : Arthroplastie
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales
TTT Conservateur:
• doit être faite en urgence.
• doit être solide permettant la marche précoce
•4 volets :
I. L’ostéosynthèse après réduction parfaite à foyer fermé sans arthrotomie
II. L’ostéosynthèse après réduction à foyer ouvert
III. Ostéotomie de valgisation
IV. Ostéosynthèse avec greffe pédiculée de JUDET
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer fermé :
La réduction:
• Réduction sous anesthésie générale avec contrôle scopique
• Sur une table orthopédique
• Sous amplificateur de brillance
• La réduction de la fracture est obtenue par traction dans l’axe
En abduction(15-20 degré)
Rotation interne (5 - 20 degré) du membre
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer fermé :
• Voie d’abord externe limitée : Incision sous trochantérienne
• Moyen de synthèse :
Vissage simple : double ou triple || parallèle ou triangulaire.
avantages : réalisation rapide , en percutané .
inconvénient : mise en décharge jusqu’à consolidation (appui interdit)
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer ouvert :
Réductionà ciel ouvert sous contrôle de la vue
Voies d abord :
• La voie d’abord antérolatérale de WATSON JONES de la hanche : Elle
utilise l’intervalle anatomique entre le moyen fessier et tenseur du
fascia lata
• Lavoie antérolatérale se fait classiquement en décubitus dorsal sur table
normale, qui doit idéalement comporter la possibilité d’abaisser les
membres inférieurs.
• Risque de lésion du nerf glutéal supérieur.
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer ouvert :
Réductionà ciel ouvert sous contrôle de la vue
Voies d abord :
• La voie d’abord ANT DE HUETER : C’est la voie la plus antérieure pour
pénétrer une hanche. L’incision descend de l’épine iliaque antérieure en
direction de la tête du péroné sur une douzaine de centimètres.
• On laisse en arrière dans l incision toute la musculature fessière. En avant,
on laisse le droit antérieur puis on lie le paquet circonflexe antérieur
avant de rencontrer le muscle psoas iliaque qui entretient des rapports
très étroits avec l’articulation avant de se terminer sur le petit trochanter.
• Le nerf cutané latéral de la cuisse peut être lésé lors de l'abord .
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer ouvert :
• Moyen de synthèse :
Vissage simple : double ou triple || parallèle ou triangulaire.
Vis plaque dynamique (DHS) : une vis (insérée dans le col du fémur), une
plaque (insérée le long de l'axe latéral du fémur, pas dans la cavité
médullaire), et plusieurs vis corticales (fixées dans la diaphyse fémorale
proximale)
avantages : mise en charge (appui) immédiate, solide.
inconvénient : nécessite une voie d’abord (complications infectieuses)
vis-plaquede Chiron : une plaque anatomique avec un système d'ancrage
épiphysaire par triangulation par vis et jonction vis-plaque conique.
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
L’ostéosynthèse à foyer ouvert :
• Contre-indications à l’ostéosynthèse:
• Lesfractures du col fémoral pathologiques (métastase, tumeur
primaire, insuffisance rénale, maladie de Paget, affections
métaboliques)
• hanche arthrosique ou rhumatoïde
• Lesexe,le degré d’ostéoporose, le poids, l’état mental et des
affections neurologiques ou musculaires concomitantes n’influencent
pas le taux de consolidation et ne constituent pas de contre-
indications
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
Ostéotomie fémorale de valgisation de KEMPF :
L’Ostéotomie de Valgisation immédiate, repose sur les conceptions de
Pauwels qui vise à transformer les traits verticaux soumis aux forces de
cisaillement. Après réduction préalable et le calcul de la valeur angulaire, à
mettre la tête en compression en l’horizontalisant par une ostéotomie cervico
intertrochantérienne à bascule externe de valgisation.
L'ostéotomie de valgisation Trochanter fémorale reste une très bonne solution
de sauvetage pour les pseudarthroses post-traumatiques du col fémoral. Elle
peut être indiquée chez les sujets âgés avec même une nécrose céphalique
débutante ou parcellaire.
la fixation est confiée à un crochet-plaque.
---> HORIZONTALISATION DU TRAIT
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
Greffe pediculée du Judet
• L’intervention
chirurgicale consiste à prélever par voie postérieure de la
hanche, une greffe osseuse aux dépens de la crête
intertrochantérienne postérieure, en conservant toute l’attache du carré
crural qui constitue un pédicule nourricier très vasculaire, associé à un
Vissage triangulaire.
• Aprèsréduction de la fracture, le greffon est appliqué sur la face postéro-
supérieure du col et fiché profondément dans la tête. Un montage
métallique par vis assure la solidité de l’ostéosynthèse.
• Son efficacité sur la consolidation est démontré
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : TTT Conservateur
Greffe pediculée du Judet
Voie d’abord postérieur :
• Le
patient est installé sur une table ordinaire en décubitus latéral strict Le
membre inférieur doit être libre et mobilisable.
• L'incision
cutanée comprend à partir du sommet du grand trochanter deux
segments : un segment latéral de 3 à 5 cm parallèle à la diaphyse
fémorale et un segment postérieur de 5 à 10 cm oblique en haut et en
arrière vers l'épine iliaque postéro-inférieure
• La lésion du nerf sciatique reste le risque anatomique majeur de cet abord
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Lamise en place d’une prothèse de hanche comme
traitement d’une fracture du col fémoral résout d’emblée les
problèmes liés à l’ostéosynthèse (déplacement secondaire,
pseudarthrose, nécrose).
• Surtoutchez le sujet âgé, la mobilisation avec mise en charge
immédiate ainsi qu’un taux de réopération moins élevé font
en sorte que ce traitement gagne en popularité. De plus, il
permet de traiter par la même occasion une éventuelle
affection de hanche concomitante.
Avantages: lever précoce et reprise fonctionnelle
rapide(lutte contre les complications de décubitus).
Inconvénients: l’infection , luxation , usure.
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Prothèse totale
• Voies d’abords:
• La voie d’abord postéro externe Moore :
La lésion du nerf sciatique reste le risque anatomique majeur de cet abord.
Le bord postéro-supérieur du grand trochanter est repéré par la palpation. L’abord cutané
s’étend dans la fesse à partir du grand trochanter, dans l’axe de la diaphyse fémorale,
lorsque le membre inférieur est positionné en adduction, flexion, rotation interne.
Elle s’étend sur 8 à 10 cm. La partie distale de l’incision descend sur la face latérale de la
cuisse sur 5 cm.
• La voie antérieure de Hueter : Le nerf cutané latéral de la cuisse peut être lésé lors de
l'abord
• Voies d'abord de Watson-Jones : Le risque de lésion du nerf glutéal supérieur doit inciter
à ne pas poursuivre la dissection lorsqu'on se rapproche de l'épine iliaque antérosupérieure.
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Prothèse totale
• La
prothèse totale de hanche est constituée de deux implants cimentée ou
non cimentée
• L’implant cotyloïdien au niveau du bassin
• L’implant fémoral (ou tige) au niveau du fémur qui recevra la tête fémorale
• Double mobilité: moins de risque de luxation
2 temps :
Temps acétabulaire : Mise en place de la cupule et
reconstruction acétabulaire
Temps fémoral : Alésage et Implantation de la tige définitive
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Prothèse totale
• Suites :
Antibioprophylaxie 48h C1G
HBPM 0,4 pdt 45 j
AINS indométacine
Antalgiques
Immoblisation genouillère
Appui complet et repris le plus rapidement possible à l’aide de deux cannes
Rééducation et apprentissage de manœuvre luxante
Surveillance des complications
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Prothèse totale
• Les complications les plus fréquentes sont :
le descellement aseptique : quand la prothèse de hanche ne permet plus un
contact optimal entre la hanche et les implants posés
la luxation : perte de contact total la tête de la prothèse et la cupule
la fracture péri prothétique : les fractures survenant sur un segment osseux
dans le décours ou les suites d'une arthroplastie
les ostéolyses
le descellement septique
les douleurs et la fracture de l'implant
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Hémiprothèse céphalique
• remplace la tête fémorale de l'articulation de la hanche tout en conservant le cotyle de la
personne.
• il s’agissait de prothèses monoblocs de type Thompson ou Moore fixées avec ou sans
ciment acrylique.
• Ce type de prothèse donne souvent lieu à des douleurs inguinales ainsi qu’à des
protrusions cotyloïdiennes chez les patients encore actifs.
• Au contact d’une prothèse céphalique, le cartilage cotyloïdien dégénère rapidement et
pourrait disparaître dans les 5 ans ,Ceci entraîne, à court terme, des douleurs inguinales
modérées à importantes dans 10 à 35 % des cas .Si une prothèse de Moore non cimentée
est utilisée, le résultat fonctionnel est peu satisfaisant dans près de deux tiers des cas
• l’hémiprothèse céphalique est de moins en moins utilisée. Son seul avantage est son
prix réduit.
TRAITEMENT
Techniques Chirurgicales : Non conservateur
• Hémiprothèse biarticulée
• L’hémiprothèse biarticulée, bipolaire ou intermédiaire a été introduite
afin de tenter de réduire la détérioration du cartilage cotyloïdien rencontrée
fréquemment après mise en place de prothèses céphaliques.
• Cetype de prothèse comporte une tête de faible diamètre (22, 28 ou 32
mm) reliée à la tige fémorale. Cette « petite tête » s’articule dans une «
grosse tête » dont le diamètre correspond au diamètre interne du cotyle.
• Laconversion d’une hémiprothèse de hanche en prothèse totale donne
de bons résultats et peut être envisagée en cas de douleurs inguinales ou
usure cotyloïdienne.
TRAITEMENT
Indications
• FRACTURES GARDEN I OU II : Ostéosynthèse sans réduction par deux ou trois vis
• FRACTURES GARDEN III OU IV : CHEZ LE SUJET JEUNE ET ADULTE MOINS DE
60 ANS
• Éviter la prothèse de hanche.
• L’ostéosynthèse par vissage quel que soit le type de fracture en urgence (de
préférence dans les 6 heures).
• L’articulation
est drainée et la mise en décharge est recommandée pour une
période de 3 mois.
• Si
le cartilage cotyloïdien est de mauvaise qualité ou ONTF , une prothèse
totale est mise en place.
TRAITEMENT
Indications
• FRACTURES GARDEN III OU IV : CHEZ LE SUJET AGE APRES 60 ANS
• Si la fracture du col fémoral est instable (Garden III ou IV
• Si le patient est grabataire:
la mise en place d’une prothèse de hanche ne va pas améliorer son état et
présente un taux de complication élevé.
Dans ce cas une ostéosynthèse par vissage percutané à visée antalgique peut
être envisagée.
TRAITEMENT
Indications
• FRACTURES GARDEN III OU IV : CHEZ LE SUJET AGE APRES 60 ANS
• Si en revanche, la fonction préfracturaire du patient est satisfaisante, il
est préférable de recourir d’emblée à la mise en place d’une prothèse de
hanche.
• Ceci autorise une rééducation plus intensive avec mise en appui
immédiate et donne le plus de chances au patient de réintégrer son
habitat.
• la prothèse biarticulée donne de bons résultats dans cette population
moins active et qui est associée à un taux de complications moins élevé que
la prothèse totale.
TRAITEMENT
Indications
TRAITEMENT
Suivi et Complications
• La
consolidation osseuse de la fracture est obtenue dans un délai de trois
mois en moyenne,
• Encas de prothèse, la hanche est immédiatement solide ce qui permet une
récupération plus rapide.
• TTTantalgique et TTT anticoagulant est nécessaire pendant environ
5 semaines (prévient les phlébites et les embolies pulmonaires.)
• la
rééducation a pour objectif d’améliorer la mobilité et les troubles d
équilibre, en cas d arthroplastie et éviter les manouvres de luxation,
• En
cas de Ostéosynthèse la rééducation peut être commencée après 6
semaines de consolidation
TRAITEMENT
Suivi et Complications
Complications immédiates:
• les lésions cutanées et vasculaires sont rares
• le pronostic vital peut être engagé:
violencedu traumatisme.
polytraumatisme.
-> Mesure de Réanimation si instabilité Hémodynamique et Neurologique
TRAITEMENT
Suivi et Complications
Complications secondaires
• Complications de décubitus :
En particulier les escarres et les ulcères cutanés liés à l’alitement prolongé et
l’absence de mobilisation du corps. Matelas anti-escarre
• Le déplacement secondaire :
lié à un défaut de rigidité du montage ou à un os de mauvaise qualité ou trop
fracturé.
Tout ostéosynthèse doit bénéficier d'un contrôle régulier radiographique
pour éliminer tout déplacement.
TRAITEMENT
Suivi et Complications
Complications secondaires
Complications infectieuses post –opératoires :
- Hématome infecté
- Cicatrice inflammatoire
- Infection urinaire
TTT ATB
Complications Thromboemboliques :
• Phlébite et embolie pulmonaire, elles justifient la mise en route, dés le
diagnostic, d’un traitement anticoagulant préventif par Héparine de bas
poids moléculaire injectée en sous cutanée de façon quotidienne.
TRAITEMENT
Suivi et Complications
Complications tardives
Pseudarthrose: Absence de consolidation d'une fracture dans les délais
normaux ( délais habituel de consolidation est de 06 mois ), dus a
l’absence de traitements, des traitements mal conduits.
• On peut indiquer : ostéotomie de valgisation , greffe pédiculée ou PTH
Nécrose céphalique: complication redoutable, due a l’interruption de la
vascularisation céphalique (déplacements) , sa fréquence augmente avec le
type de GARDEN 70 % dans GARDEN IV, apparait dans les 02 années qui
suivent la fracture , son traitement reste dominer par prothèse totale de
la hanche (PTH).
Conclusion
• ce sont des fractures graves ( pronostic fonctionnel chez le jeune ,
pronostic vital chez l’âge )
• 2ème urgence fréquentes traumatologique après la fracture de
l’extrémité inférieure du radius. (fréquence des accidents violents ,
ostéoporose =progrès)
• prise en charge dépend d’une meilleure connaissance des bases
anatomiques et biomécaniques
• Depistage de l’osteoporose = moyen de prevention
• PEC dépend de l'âge , Conditions sociale ATCD MC et Classification
anapath du Fr