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Module de Telecom

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MODULE DE TELECOMMUNICATION

GENERALE

PRESENTE PAR Mr GNINLKAN UNIVERSITE ISTAG DE


COULIBALY
ING RESEAUX TELECOM ET BAMAKO
INFORMATIQUE
Chapitre 1: GÉNERALITÉS SUR LES TELECOMMUNICATIONS

1.1. Concepts élémentaires : signal, message, information


Une définition technique du terme information que nous
adopterons dans ce module, et qui restera valable dans toute la
technologie des télécommunications est la suivante :
« Une information est un élément de connaissance nouveau
annoncé à un destinataire, que ce dernier n’avait pas
auparavant »
Claude Shannon a développé une théorie mathématique dans
laquelle l’information contenue dans un message est quantifiée.
« L’aspect le plus important en science des
télécommunications est la mesure de la quantité
d'information contenue dans un message »
Dans la théorie de Shannon la quantité d’information est
un nombre réel compris entre 0 et 1. Une information
nulle a pour mesure 0 et une information « pleine échelle
» a pour mesure 1. Cette valeur est assez difficile à cerner,
et seul le destinataire est habilité à la fixer comme l’a
précisé Shannon :
« Le concept d'information ne s’applique pas à des
messages individuels (comme le concept de signification),
mais plutôt à une situation dans son ensemble,
l'information 1 indique une situation dans laquelle le
destinataire a la liberté de choisir parmi plusieurs
messages reçus un message qu’il convient de considérer
comme quantité standard ou égale à 1 »
Voici un exemple simple pour clarifier le concept, et surtout établir un lien qui
existe réellement entre l’information au sens des masses media et l’information
au sens de la théorie des télécommunications :
1. Si je dis à quelqu’un « la température maintenant est de 8°», et qu’il ne le
savait pas jusque là, il y a communication d’information
2. Si je lui répète juste après « la température maintenant est de 8°», la quantité
d’information est nulle car il savait déjà que la température est de 8°
3. Il existe un troisième cas de figure, j’aurais pu annoncer à mon interlocuteur «
la température maintenant est de 47° Fahrenheit», ici il y a information, mais
en moins grande quantité que dans le cas 1. C’est à la charge du destinataire de
faire l’effort supplémentaire de convertir 47°F en 8°C pour être réellement
informé
1.2. Historique et évolution des télécommunications
1.2.1. Antiquité : Le carré de Polybios
L’historien grec Polybios (200 –118 av. J.-C.) inventa ce système
de codage. Les lettres de l’alphabet (grec à l’origine) sont
arrangées dans un tableau. Chaque lettre est codée par deux
nombres, le premier indique sa ligne et le deuxième sa colonne
1.2.2. Le télégraphe de Chappe
C’est un système, appelé aussi télégraphe à bras, ou télégraphe
aérien, constitué de deux ailes articulées et visibles de loin au
moyen d’une lunette. Un manipulateur modifie la disposition
des ailes, représentant ainsi les lettres de l’alphabet. Le
télégraphe Chappe était placé sur une hauteur naturelle, colline,
montagne, ou une tour érigée à cet effet.
1.2.3. Le télégraphe de Morse
Samuel Morse envoya le premier message télégraphique le 11
Janvier 1838 dans le NewJersey à travers un câble de 3 km de
long. Le télégraphe électrique de Morse est constitué de la pile
inventée par Alessandro Volta en 1800, et d’un contacteur
manuel à l’émission. Le récepteur consiste en une bobine-relais
couplée mécaniquement à un stylet, de sorte que celui-ci laisse
une marque sur une bande de papier quand la bobine est
alimentée
1.2.4. Alexander Graham Bell et l’invention du téléphone
Mister Watson, come here I want you
Ce sont les premières paroles intelligibles transmises sur un système
téléphonique le 7 Mars 1876, par Alexander Graham Bell appelant son
assistant dans la pièce voisine pour lui annoncer qu’il a reçu le brevet
US174465, qui lui accorde la propriété sur les deux instruments, le
téléphone et le système téléphonique. En Octobre, il teste son
téléphone sur une distance de deux miles entre Boston et
Cambridgeport. En 1877, il fonde avec deux investisseurs la Bell
Telephone Company, et les premières applications commerciales de la
téléphonie ont lieu. Cette compagnie, cédée à AT&T en 1899, est
aujourd’hui la plus grande firme de télécommunications dans le monde.
1.2.5. En 1897 Guglielmo Marconi invente la TSF télégraphie
sans fil
Marconi met en application l’expérience sur l’émission et la
réception des ondes électromagnétiques de Heinrich Rudolf
Hertz, 1887, qui lui-même tenait à avoir une évidence de la
théorie de James Clerc Maxwell, encore désignée à cette
époque par « Doctrine de Maxwell ».
Le TSF de Marconi a continué à communiquer au moyen du code
Morse, mais la restitution des signaux était sonore pour la
plupart, la technologie des parleurs et sonneries
électrodynamiques ayant atteint un niveau de maturité à partir
de 1900.
1.2.6. Chronologie des télécommunications au
20ème siècle
 1906, Reginald Aubrey Fessenden expérimente
l’émission et la détection d’une onde radio en
Modulation d’Amplitude
 1924, Fax, AT&T transmet des images
photographiques sur le circuit téléphonique entre
Cleveland et Manhattan
 1933, Telex, premier réseau de téléscripteurs
(teletype) en Allemagne
 1939, Télédiffusion. RCA diffuse par télévision noir et
blanc l'ouverture de l'Exposition universelle de New York,
le 30 Avril, avec un discours du président Roosevelt
 1960, la téléphonie numérique commence à
remplacer le réseau analogique.
 1962, le satellite de télécommunications
expérimental Telstar 1 est lancé le 10 Juillet. Intelsat I,
premier de la série commerciale, est placé en orbite
géostationnaire le 6 Avril, 1965.
 1969, Réseaux téléinformatiques à commutation par
paquets. L'Interface Message Processor IMP a été le
premier routeur réalisé pour interconnecter les réseaux
ARPANET. IMP fait l’objet de RFC 1
 1970, les émissions TV couleur dépassent en nombre
les émissions noir et blanc.
 1974, Ethernet est développé par Xerox Palo Alto
Research Center, et lance les réseaux locaux
 1977, Fibre Optique. Le premier trafic téléphonique
direct par fibre optique est réalisé le 22 Avril par General
Telephone and Electronics à Long Beach, Californie, avec
un débit 6Mbit/s. La fibre optique est introduite en Algérie
en 1987.
 1984, Cisco Systems est fondée par Leonard Bosack
et Sandy Lerner, respectivement responsable des
ordinateurs au département informatique, et directrice de
l’école d’informatique commerciale, à l'Université de
 1990, ADSL est breveté par Bellcore. Il est
introduit dans L'ensemble du territoire en
Algérie en 2008
 1995, Téléphonie mobile. le premier réseau
GSM 1900 MHz est devenu opérationnel aux
Etats-Unis.
 2003, wifi les réseaux locaux sans fil
1.3. Normes et standards en télécommunications
Les termes norme ou standard désignent dans tous les
secteurs de la technologie des prescriptions techniques et
des spécifications relatives à la construction et au
fonctionnement d’un équipement, ou d’un système dans
son ensemble.
Il convient de présenter les organismes de normalisation les plus en
vue actuellement :
Institute of Electrical and Electronics Engineers, organisme
international de professionnels très influent, qui en plus de ses
activités courantes dans toutes les spécialités de l’électricité, édite
régulièrement des standards en télécommunications, comme le
standard de réseaux internet sans fil Wifi IEEE 802.11
Union Internationale des Télécommunications (ITU
en anglais), basée à Genève en Suisse. Elle comporte
notamment la section UIT-T (T pour technique) qui
coordonne les normes des télécommunications auprès
des 193 pays membres. Avant 1992, UIT s’appelait CCITT,
Comité Consultatif International Téléphonique et
Télégraphique.
Internet Engineering Task Force, basé à Information
Sciences Institute ISI, de l’University of Southern California où il
fut fondé en 1986, cet organisme informel de bénévoles est
l’autorité mondiale des standards et des protocoles qui
régissent le fonctionnement de tout l’internet. Ces standards
sont édités dans des documents techniques appelés RFC
Request For Comment
International Organisation for
Standardization, organisation internationale
indépendante dont les 163 membres sont des
organismes nationaux de normalisation. ISO couvre
tous les domaines de l’ingénierie, mais vue son
importance elle doit être mentionnée dans le contexte
exclusif des télécommunications.
SYSTEMES DE COMMUNICATION
2.1. Schéma de base d’un système de communication
Le schéma synoptique général d’une chaîne de
télécommunication est constitué d’un émetteur, un canal de
transmission, et un récepteur
L’émetteur prend un signal de source, qui est une
grandeur physique (son, image, etc..) représentée par une
fonction du temps s(t), et il le transforme au moyen d’un
transducteur, généralement en signal électrique, de sorte
qu’il puisse être transporté sur une grande distance à
travers un canal de transmission. L'information à
transmettre réside dans la forme de la fonction s(t) qui
décrit le signal de source.
Le canal de transmission est une abstraction du support ou milieu de
transmission (rayonnement en espace libre qu’on appelle onde
Hertzienne, ligne de transmission, fibre optique, etc…)
Tout signal subit des perturbations au cours de son transit dans le canal
de transmission : atténuation, ajout de signaux parasites ou bruit,
distorsions, etc… de sorte que le signal qui parvient au niveau du
récepteur n’est jamais exactement le même que celui qui a été transmis
par l’émetteur. De plus, le signal transmis arrive au récepteur après un
délai de transmission. Ces deux règles sont un fondement de la science
des télécommunications.
2.2. Les signaux de source en télécommunications
Le signal source est la forme sous laquelle se présente la toute
première apparition de l’information émise dans la chaine de
télécommunication. La nature physique du signal source est non
électrique, les principaux types de signaux source sont le son,
l’image, et le texte.
2.2.1. Le signal sonore et le signal vocal
Le son consiste en une onde de pression se propageant dans l'air,
qui est désignée en physique par onde acoustique.
 La fréquence des vibrations acoustiques varie de 20 Hz (son
grave) à 20.000 Hz (son aigu).
 La vitesse de propagation des ondes acoustiques dans l’air
est en moyenne de 330 m/s.
 L'intensité acoustique est la puissance transportée par unité
de surface du front d'onde.
2.2.2. Lumière, image, et vidéo
La lumière est une grandeur qui obéit selon le besoin à deux modèles
physiques, corpusculaire (photons) et ondulatoire (onde
électromagnétique).
On s’intéresse plus dans les télécommunications au modèle ondulatoire,
la lumière est une onde électromagnétique qui se propage à la vitesse
3.108 m/s dans le vide, et comme toute onde possède une puissance,
l’intensité lumineuse, et une bande de fréquence f allant de 4.1014 Hz à
8.1014 Hz pour la lumière visible, soit une longueur d’onde λ allant de
740 nm (Infrarouge) à 380 nm (Ultraviolet)
où c est la vitesse de la lumière dans le vide
2.2.3 Texte
Un texte est un ensemble de caractères d’un alphabet. Il
peut représenter un signal de source aussi bien sous
forme de l’information visuelle extraite d’une image (fax,
photocopie), ou par une représentation numérique de
chaque caractère selon un codage, qui est ensuite ramené
à un signal digital, c'est-à-dire une séquence de 1 et de 0,
qu’on désigne par unités binaires ou bits. Plusieurs bits
sont nécessaires pour désigner un caractère.
2.3. Les supports de transmission
La partie de la chaine de télécommunication que nous
avons désignée de façon générale par canal de
transmission représente le milieu physique dans lequel le
signal émis se propage et arrive au récepteur.
La nature physique de ce signal est une onde
électromagnétique avec des fréquences allant de 3 kHz
jusqu’à 300 GHz, ou optique avec des fréquences de
l’ordre de 1014 Hz.
2.3.1. Propagation libre :
L’onde électromagnétique est rayonnée par une antenne
aérienne au niveau de l’émetteur, elle se propage en ligne droite
dans l’espace, et elle est détectée par une antenne au niveau du
récepteur.
Cette onde est très souvent désignée par onde hertzienne ou
onde radio. Des systèmes de télécommunications par ondes
hertziennes existent pour toutes les fréquences, de 3 kHz
jusqu’à 300 GHz, qu’on désigne par Radio-Fréquences RF.
En espace libre, l’onde hertzienne se propage à la vitesse de la
lumière c = 3.108 m/s.
Cette propagation est généralement assimilée à une propagation
dans le vide.
Cette onde interagit avec les obstacles et les matériaux qu’elle
traverse selon les lois de l’optique géométrique. Comme un
rayon lumineux, elle peut subir une réflexion, une réfraction, ou
une diffraction.
2.3.2. Propagation guidée :
L’émetteur est matériellement connecté à un support, tel
qu’un câble, qui va transporter l’onde émise jusqu’au
récepteur. Les supports de transmission les plus utilisés
sont la ligne bifilaire, le câble coaxial, et la fibre optique.
2.3.2.a. La ligne bifilaire :
Une ligne bifilaire se compose de deux fils de cuivre isolés
disposés en torsade. Le matériau isolant est généralement du
polyéthylène. Une paire de fils réalise une liaison de
communication. En pratique, plusieurs paires sont regroupées
ensemble et enveloppées dans une gaine de protection, pour
former un câble de télécommunications.
2.3.2.b. Le câble coaxial :
Le câble coaxial est constitué d’une tresse cylindrique externe en
cuivre qui représente la masse du signal et agit comme un écran
à l’onde guidée, un fil de cuivre appelé âme, situé sur l’axe du
câble, transporte le signal. L’isolant qui les sépare est constitué
d’une matière (le polyéthylène) conçue pour minimiser
l’atténuation de l’onde guidée.
2.3.2.c. La fibre optique :
Une fibre optique est constituée d’un matériau isolant
flexible, la silice SiO2, de forme cylindrique. Sa section
transversale est divisée en une partie centrale appelée
cœur, qui est entouré d'une gaine d’indice de réfraction
légèrement plus élevé, le tout est protégé par une couche
plastique extérieure. Le diamètre extérieur de la fibre est
inférieur au millimètre.
TECHNIQUES DE TRANSMISSION ANALOGIQUE
3.1. Classes de signaux
La notion de signal n’est pas nouvelle dans ce module. Nous
avons déjà vu que différents signaux de différentes formes, et de
différentes natures physiques, sont présents en plusieurs
endroits de la chaine de communication.
Ce paragraphe est spécialement consacré aux signaux
analogiques, qui peuvent être définis sans ambiguïté par une
tension électrique dont la valeur représente une grandeur
physique mesurable et variable dans le temps.
Le signal analogique, noté s(t), en règle générale peut ne
pas être formulé par une expression mathématique, mais
il peut toujours être représenté par un graphique, comme
celui de la figure suivante
3.1.1. Signal continu et signal discret
Un signal à variation continue est une fonction continue
de la variable temporelle t, définie dans un intervalle
continu, par exemple entre t = -1 et t = +1. Le signal
représenté sur la figure ci-dessus en est un exemple.
Un signal à variation temporelle discrète est défini
uniquement en un ensemble fini d’instants ti, i = 0,1,2,..,.k
sur un intervalle donné. Le signal n’existe pas sur le reste
de l’axe du temps. En général, la valeur du signal en
l’instant t = ti est notée si , cette notation spécifie la nature
discrète du signal.
2 Principe de la transmission analogique
La transmission analogique consiste à faire transiter des données
numérique ou analogique sur le «support physique de
transmission» sous forme d'une onde. La transmission
analogique de données analogiques désigne un schéma dans
lequel les données à transmettre
sont directement sous forme analogique. Tandis que pour la
transmission analogique de données numériques, il a donc fallu
trouver un moyen de transmettre des données numériques de
façon analogique. La solution à ce problème était le
modulateur/démodulateur.
3 Filtrage
Un filtre est un dispositif électronique qui va laisser passer certaines
composantes spectrales et en arrêter d'autres.
Les filtres sont utilisés dans les systèmes électroniques pour accentuer
des signaux dans certaines gammes de fréquence et réduire d’autres
signaux dans d'autres gammes de fréquences.
A titre d'exemple, envisageons le cas où un signal utile de fréquence f1
est contaminé par un signal parasite de fréquence f2. Si le signal
contaminé passe à travers un circuit qui a un très faible gain à la
fréquence f2 par rapport à son gain à la fréquence f1, à la sortie de ce
circuit le signal indésirable est négligeable, et le signal utile reste intact.
Le gain du filtre est plus généralement spécifié pour une bande continue
de fréquences.
a. Filtre passe bas
Un filtre passe bas laisse passer les basses fréquences et arrête les
fréquences élevées.
La figure suivant montre la réponse d'un filtre passe bas idéal, c'est la
courbe qui représente le gain en tension H= Vs/Ve en fonction de la
fréquence.
Fc s'appèlle la fréquence de coupure. La bande passante est
l'intervalle de fréquence [0, fc]. La bande coupée est
constituée de toutes les fréquences supérieures à fc. Toute
onde sinusoïdale à l'entrée du filtre et dont la fréquence se
situe dans la bande passante apparaîtra à la sortie du filtre.
Mais toute onde sinusoïdale dont la fréquence est supérieure
à fc est complètement atténuée par le filtre.
b. Filtre passe-haut: sa bande passante est constituée des
fréquences supérieures à fc.
c. Filtre passe-bande, sa bande passante est constituée des fréqu
entre fc1 et fc2.
d. Filtre coupe-bande, ou éjecteur de bande, qui a la propriété
d'arrêter toutes les fréquences comprises entre fc1 et fc2.
Les filtres utilisés dans les équipements réels ont une conception
beaucoup plus robuste que ceux que nous étudions ici, avec des
fonctions de transfert assez compliquées, et des ordres élevés pouvant
aller jusqu’à 10:
 Butterworth : Ce type de filtre fournit le maximum de planéité dans la
bande;
 Bessel : Ce type de filtre fournit le plus faible déphasage dans la bande
et donc fournit la meilleure réponse à un échelon;
 Chebyshev Type I : Ce type de filtre fournit la plus grande atténuation
horsbande au détriment d’une ondulation dans la bande.
 Chebyshev Type II ou Chebyshev inverse : Ce type de filtre a une
réponse plane dans la bande passante, et présente une ondulation hors
bande comprise
entre des minima de gain –∞ en dB (atténuation totale) et des pics
d’égale valeur de gain.
 Elliptique (Cauer) : Ce type de filtre fournit la pente de transition la
plus
abrupte
 Notions de linéarité, stationnarité, causalité et stabilité d'un filtre
1. Linéarité
Un système est linéaire s'il possède la propriété suivante:
Si ( ) est la sortie obtenue en appliquant ( ) et ( ) est la
sortie obtenue en appliquant ( ), alors pour tout réel et
pour tout réel, en appliquant l'entrée ( ) ( ), le système
génère la sortie ( ) ( ).
2. Stationnarité
La stationnarité est l'invariance dans le temps. Un système est
stationnaire si la sortie ne se change pas en fonction du temps
pour la même entrée.
3. Causalité
Si le système est causal alors la réponse impulsionnelle est égale
à zéro pour t<0.
4. Stabilité
Un système est stable si à tout signal d’entrée ( ) borné
correspond une réponse ( ) bornée.
4 Amplification
Un amplificateur électronique (ou amplificateur, ou ampli) est un
système électronique augmentant la tension et/ou l'intensité d'un signal
électrique. L'énergie nécessaire à l'amplification est tirée de
l'alimentation du système. Un amplificateur parfait ne déforme pas
le signal d'entrée : sa sortie est une réplique exacte de l'entrée mais
d'amplitude majorée.
Les amplificateurs électroniques sont utilisés dans quasiment tous les
circuits électroniques : ils permettent d'élever un signal électrique,
comme la sortie d'un capteur, vers un niveau de tension exploitable par
le reste du système. Ils permettent aussi d'augmenter la puissance
maximale disponible que peut fournir un système afin d'alimenter une
charge comme une antenne ou une enceinte.
Le principe de l'amplification réside dans le gain de puissance
pour un signal. C'est à dire que si j'amplifie un signal, ce dernier
gagnera en puissance. Par exemple, un son émis par votre voix
peut être amplifié par un amplificateur audio et ainsi gagner en
puissance pour être entendu par toute l'audience (dans le cas
d'une conférence, par exemple).
 Principe de l'amplification
Soit un signal sinusoïdal en fonction du temps : x(t) qui pourrait
être un courant ou une tension, voir même une puissance. Ce
signal est amplifié par un dispositif d'amplification (figure III.12).
En sortie de ce dispositif, on retrouve un signal y(t) qui est
identique au signal x(t) à l'exception qu'il a été amplifié.
 Types d'amplification
Lorsqu'on veut amplifier un signal soit on amplifie son
amplitude (la tension V ou le courant I) soit on amplifie sa
puissance P=V.I.
On peut amplifier une tension, sans amplifier son courant (en
augmentant la valeur de la résistance, par exemple) et ainsi ne
pas amplifier la puissance. On peut aussi amplifier juste
le courant (avec un transistor) sans changer la tension et son
amplitude. Ainsi, on peut amplifier la tension ou le courant, voir
même les deux, en amplifiant la puissance.
 Consommation énergétique
Pour fonctionner, un amplificateur a besoin d'énergie ! Il
consomme donc de la puissance et en fournie au signal à
amplifier selon le schéma suivant :

Plus la puissance P4 se rapproche de la puissance P3, plus le rendement de


l'amplificateur est bon.
 Bande passante et réponse fréquentielle
La bande passante d'un amplificateur est la gamme de
fréquence des signaux que peut amplifier l'amplificateur. En
théorie, un amplificateur idéale doit pouvoir amplifier des
signaux ayant une fréquence comprise entre 0Hz et +∞Hz. Dans
la réalité, cela dépend de l'amplificateur.
Un phénomène est du à la bande passante de l'amplificateur.
Cet phénomène est appelé distorsion représentant une
déformation du signal de sortie par rapport au signal d'entrée de
l'amplificateur.
3 Modulation
Lorsque vous souhaitez discuter avec une personne située dans
la même pièce que vous, il vous suffit de parler suffisamment
fort pour que la personne vous entende. Si maintenant, plusieurs
personnes souhaitent discuter simultanément dans la même
pièce ou si votre interlocuteur est éloigné, il faut trouver une
technique pour transmettre votre voix jusqu’à votre
correspondant. Cette technique est la modulation.
La modulation est une technique utilisée pour moduler un signal.
Elle consiste en la multiplication du signal à moduler par un
signal de fréquence plus élevée.
 Modulation d'amplitude
La modulation d'amplitude consiste à faire varier l'amplitude
d'un signal de fréquence élevée, le signal porteur, en fonction
d'un signal de plus basse fréquence, le signal modulant.
Ce dernier est celui qui contient l'information à transmettre.
Le signal porteur est de fréquence élevée (fréquence radio
dépassant 100 kHz). Son allure est la suivante :
Le signal modulant est de fréquence relativement faible (par
exemple fréquence audio inférieure à 20 kHz) :

Le signal modulé (ou signal de sortie), a l'allure suivante (pour un taux


de modulation de 50 %) :
 Taux de modulation m
Le taux de modulation (figure III.17), noté m est caractéristique du
modulateur. Il représente l'amplitude du signal modulé par rapport à
l'amplitude de la porteuse.
 Modulation de fréquence
La modulation de fréquence (MF ou FM en anglais) est un mode de
modulation consistant à transmettre un signal par la modulation de la
fréquence d'un signal porteur (la porteuse). En modulation de
fréquence, l'information est portée par une modification de la
fréquence de la porteuse, et non par une variation d'amplitude.

Les modems, les téléphonies analogiques, la radio FM...utilisent la modulation en


fréquence.
 Modulation de phase
La modulation de phase (MP ou PM en anglais) est un mode de
modulation consistant à transmettre un signal par la modulation
de la phase d'un signal porteur (la porteuse). Cette modulation
est non linéaire.
 Modulation en quadrature
Pour la modulation d'amplitude en quadrature (MAQ ou QAM
en anglais) l'amplitude et la phase de la porteuse sont
simultanément modifiées en fonction de l'information à
transmettre. La MAQ est utilisée dans les modems, télévision
PAL et NTSC, télévision numérique par câble.
6 Mélange
Le mélange est un dispositif à deux entrées et une sortie qui
effectue sur les signaux appliqués sur les entrées. Le mélangeur
est un circuit électronique qui effectue la multiplication entre
deux signaux.
La modulation permet de modifier la caractéristique d'une
porteuse et de translater le spectre en bande de base vers une
fréquence plus élevée. L'opération consistant à translater le
spectre d'une fréquence vers une fréquence plus élevée peut
être réalisée par un mélangeur.
Chapitre IV:Techniques de Transmission Numérique
1 Principe de la transmission numérique
La transmission numérique consiste à faire transiter les informations sur le support
physique de communication sous forme de signaux numériques. Ainsi, des données
analogiques devront préalablement être numérisées avant d'être transmises.
Un signal analogique est un signal continu qui peu prendre une infinité de valeurs
d'amplitude, alors que le signal numérique est un signal discret (discontinu) qui se
résume en succession de "0" et de "1". L'objectif de la numérisation est de
transformer le signal analogique qui contient une quantité infinie d'amplitudes en un
signal numérique contenant lui une quantité finie de valeurs.
La construction d’un signal numérique se décompose en trois étapes fondamentales :
1. Echantillonnage;
2. Quantification;
3. Codage.
La numérisation est faite par un convertisseur analogique-numérique
comme l’illustre la figure

Le nombre d'échantillons composant le signal numérique devra être suffisamment


grande pour représenter le signal analogique de départ mais pas trop grand non
plus pour ne pas être trop volumineux. La numérisation est d’autant meilleure que
le signal numérique se rapproche du signal analogique initial.
L’étape inverse qui consiste à obtenir un signal analogique à partir d’une suite
binaire est essentiellement une opération de filtrage.
2 Numérisation
IV.2.1 Echantillonnage
L’opération d’échantillonnage consiste à prélever sur le signal analogique
des échantillons à intervalles de temps réguliers, c'est la discrétisation de
l'axe des abscisses. Il consiste à découper le signal analogique en petites
tranches temporelles.
On notera Te la période avec laquelle on prélève ces échantillons. On note
alors
fréquence d’échantillonnage qui correspond au nombre d’échantillons
par seconde.
Pour que le spectre du signal échantillonné ne se superpose pas avec le
spectre du signal analogique, il faut que la fréquence d’échantillonnage
soit au moins deux fois plus grande que la plus grande de la fréquence
du signal ce qui donne le théorème de Shannon :
Plus la fréquence d’échantillonnage sera grande, plus le nombre
d’échantillons sera grand, plus le signal numérique « collera » au signal
analogique et donc meilleure sera la numérisation
Avec: est un entier; est la période d'échantillonnage.
Cette opération est réalisée par un échantillonneur souvent
symbolisé par un interrupteur
2 Quantification
Lors de la numérisation, il faut également discrétiser les valeurs de l’amplitude du
signal (quantification), il consiste alors à découper l'amplitude du signal en valeurs
discrètes.
La quantification est alors la discrétisation de l'axe des ordonnées.
Le nombre de valeurs dont on dispose pour définir l’amplitude s’appelle la
quantification. Elle s’exprime en « bit ». Plus la quantification est grande, plus
l’amplitude du signal numérique sera proche de celle du signal analogique (figure
IV.4). Pour une valeur binaire de n bits, l'amplitude crête à crête du signal est
découpée en 2n tranches. Chaque tranche est appelée pas de quantification, donnée
par la formule suivante:
3 Codage
L’opération de codage consiste à coder les échantillons à l’aide d’un
ensemble de combinaisons binaires. Il consiste à associer à chaque
tranche découpée une valeur de n bits.
Alors, chaque valeur échantillonnée est associée à la valeur binaire de la
tranche ou elle se situe ce suivant une certaine loi : arrondi supérieur,
arrondi le plus proche, etc…
Voici un exemple de graphe pour une quantification sur 2 bits.
L'ensemble des valeurs échantillonnées constitue le signal numérique
 Poids en octets du son
La limite des valeurs échantillonnées vient du nombre de bits qui vont
être nécessaires pour numériser le signal car ce nombre sera écrit sur un
support de stockage (disque dur, clé USB, DVD…). La capacité de
stockage de ces supports est limitée. De plus, il faut penser qu’il faut du
temps pour écrire toutes ces données sur un support (durée qui dépend
de beaucoup de paramètres : type de support, version du port USB
etc….).
Le nombre N d’octets (ensemble de 8 bits) nécessaires pour «décrire»
numériquement une minute de son est:
le nombre de bits

Exemple
Dans le cas d'un CD audio, la numérisation se fait sur bits (stéréo) avec
une fréquence d'échantillonnage de 44.1 kHz, la place théorique
occupée sur un CD par une minute de musique non compressée est:
3 Canal de transmission
Pour le transport de données numériques, le codage en ligne est
souvent utilisé. Il consiste à représenter le signal numérisé à
transporter, par un autre signal qui présente des variations
d'amplitude régulièrement espacées dans le temps, celui-ci
étant adapté aux propriétés physiques spécifiques des canaux
de transmissions (et des équipements récepteurs).
Le codage du signal est utilisé pour représenter les 1 et les 0
d'un signal numérique sur le lien, ce processus est appelé
codage en ligne. Après le codage en ligne, le signal peut être
directement émis sur le canal de transmission, sous la forme de
variations de la tension ou du courant.
Les codes en ligne les plus connus sont les codes NRZ (Non-
Return to Zero) et NRZI (Non-Return to Zero Inverted), le code
biphase, et le code bipolaire.
1. Code NRZ
Ce code représente la technique la plus simple de codage. Dans
cette technique à 2 niveaux, le signal numérique est codé
suivant les règles : une tension négative pour un bit de
données "0" et une tension positive pour un bit de donnée "1"

Les principales caractéristiques du codage NRZ sont :


 Une bonne résistance au bruit;
 Un mauvaise adaptation au support (spectre centré sur la fréquence nulle);
 Peu de transitions, donc difficulté de synchronisation d'horloge.
2. Code NRZI
Le signal est codé suivant les règles suivantes : la tension
s'inverse à chaque période pour un bit "0", la tension reste
constante à chaque période pour un bit "1".

L'avantage essentiel de ce codage par rapport au précédent se manifeste


dans lestransmissions où le signal reste de longues périodes à 0. Dans ce
cas, il y a injection de transitions qui facilitent la synchronisation de
Code Manchester
Une solution permettant de décaler le spectre du signal vers les
fréquences plus élevées consiste à coder les états de base par des
transitions et non par des niveaux. C'est la solution adoptée par le
codage Manchester, encore appelé codage biphase. Cela se traduit par
les règles suivantes : un front montant pour un bit de donnée "0", un
front descendant pour un bit de donnée "1".
Caractéristiques de ce codage :
 Bonne résistance au bruit (2 niveaux);
 Bonne adaptation aux supports à bande passante large;
 Beaucoup de transitions, donc facilité de synchronisation
d'horloge
Le principal inconvénient de ce code réside dans la grande
largeur de son spectre, ce qui le confine aux supports à large
bande comme les câbles coaxiaux

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