Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)
DÉFINITION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
DÉVELOPPEMENT DURABLE (DD): une prise de conscience graduelle
Club de Rome Rapport de l’UICN Sommet de la sommet 2010: Cancun Adoption des
« étude des (union internationale Terre-Rio mondial Changement objectifs de
pour la conservation de climatique et
problèmes liées programme d'actions du DD DD de l’ONU
la nature)1ère
aux conditions pour le 21ème siècle Johannesburg biodiversité (agenda de 15
traduction «
de vie » ans allant à
sustainable
2030.
development »= DD
1968 1980 1992 2002 2010 2015
1972 1987 1997 2009 2013
Conf. Nations Commission Protocole de conférence Varsovie:
Unies sur Brundtland Kyoto Copenhague réchauffement
l’environnement - "Our common Protocole du Accord climatique
Stockholm Future" (Notre changement international
Avenir à tous) climatique sur la climat
définition du DD (objectifs de remplaçant le
réduction des protocole de
émissions de GES KYOTO
par les signataires
ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE:
DÉMOGRAPHIQUES/ECONOMIQUES
En 50 ans:
- Population X 2
-PIB Mondial X 6
En 25 ans:
-Transports aériens X 3
2050: 9,77 milliards -Très forte dépendance au
2100 : 11,2 milliards (ONU) pétrole
La croissance démographique a pour effet d'augmenter l'empreinte écologique
totale et de diminuer la biocapacité disponible par tête
ENJEUX SOCIÉTAUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
• La montée des inégalités • 3 milliards d’habitants
constitue une menace pour vivent avec moins de
le développement équilibré 2$/jour
de notre société, aussi bien • Près de1 milliards n’ont
entre les territoires qu’au pas accès à l’eau potable
sein même des territoires • 850 millions souffrent de
malnutrition
• 1,6 milliards n’ont pas
Difficulté accès à l’électricité
Accroissement d’accès aux
des inégalités besoins
essentiels
Atteinte aux
droits Egalité des
fondamentau chances
• Il ya encore des pays qui x • Salaires des femmes 25 %
n’ont pas ratifié les inférieurs à ceux des hommes
conventions de l’OIT • – Discrimination à l’embauche
• –1 enfant/4 travaille • – Insertion des personnes
• –1 adulte/5 est illettré handicapées
(dont 2/3 de femmes
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
LES TROIS PILIERS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
s
o
l • entre les pays, entre les peuples, entre les générations, et entre les membres
i d’une société. Par exemple : économiser les matières premières pour que le plus
d
a
grand nombre en profite
Pr
ri
ét • dans les décisions afin de ne pas causer de catastrophes quand on sait qu’il existe
éc des risques pour la santé ou l’environnement. Par exemple : limiter les émissions de
a CO2 pour freiner le changement climatique
u
t
i
o
• de chacun, quels que soient sa profession ou son statut social, afin d’assurer la
Partn réussite de projets durables. Par exemple : mettre en place des conseils d’enfants et
icip
atio
de jeunes
n
R
es • de chacun, citoyen, industriel ou agriculteur. Pour que celui qui abîme, dégrade et
p
o pollue répare. Par exemple : faire payer une taxe aux industries qui polluent
ns beaucoup
a
bi
lit
é
LES ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
enfants et
parents
écoles,
entreprises collèges et
lycées
agriculteurs Acteurs DD villes
clubs sportifs L’État
associations
locales, ONG ;
FINALITES DEVELOPPEMENT DURABLE
climat
Lutte contre le changement
climatique et la protection de
l’atmosphère
Cohésion sociale
Ressources- biodiversité
Cohésion sociale et la solidarité
Préservation de la biodiversité, des
entre les territoires et entre les
milieux et des ressources
générations
Consommation et production
Besoins essentiels
Dynamique de développement suivant des
Epanouissement de tous les modes de production et de consommation
êtres humains responsables
DES « RÉGULATIONS » PLUS OU MOINS CONTRAIGNANTES
Régulation Contenu
Principes -Global compact
-Principes directeurs de l’OCDE
-Principes de l’OIT
Plans d’actions - Agenda 21 du sommet de RIO
- Plan d’actions du sommet de
Johannesburg
Obligations Loi Sabanes- oxley
Outils de reporting La GRI: Global reporting Initiative
Normes - ISO 9001, ISO14001, OHSAS 18001
- - SA 8000
-ISO 26000
Evaluations -Notation par agences de rating
-- notation privée (AFAQ 26000,
SGS26000,LUCIE26000…°
LE JOUR DU DÉPASSEMENT PLANÉTAIRE 2018 TOMBE LE 1ER AOÛT
Nicolas Hulot et Christiana Figueres interviendront sur le Live Stream #MoveTheDate sur
Facebook
OAKLAND, Californie, États-Unis d’Amérique — 23 juillet, 2018 — Le 1er août, l'humanité aura
consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut renouveler durant l’année
entière,
selon Global Footprint Network, l’organisme de recherche international qui a développé
l’indicateur de l'Empreinte Écologique. En d'autres termes, l'humanité utilise les ressources
naturelles 1,7 fois plus vite que les écosystèmes ne peuvent régénérer. On dit que l’humanité
consomme 1,7 planètes Terre. La séquestration du carbone représente 60% de la demande
humaine sur la nature.
Global Footprint Network calcule chaque année le Jour du Dépassement Planétaire à l'aide de la
méthodologie de l’Empreinte Écologique, qui mesure la quantité de surface productive requise
pour fournir tout ce que l’humanité utilise, y compris nourriture, fibres et bois, infrastructures
urbaines et absorption des émissions de dioxyde de carbone liées à la consommation d’énergies
fossiles.
Le 1er août est la date la plus précoce du Jour du Dépassement Planétaire depuis que le monde a
basculé dans le déficit écologique au début des années 1970.
La responsabilité d’entreprise ne va pas de
soi…
Pakistan: les ballons de la honte Le travail des enfants serait généralisé chez
les fabricants de Sialkot
Sous la pression des enjeux du développement durable, on demande à
l’entreprise de contribuer au « bien public » et pas seulement à sa propre
réussite. Mais comment concilier performance & RSE ?
La RSE, tour de Babel moderne ou nouvelle frontière d’avenir ? Tout le monde se
dit « responsable » mais qui est crédible ? Et est-ce possible de réussir
économiquement et de façon responsable?
QU’EST-CE QUE LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES OU RSE ?
La Responsabilité Sociétale des Entreprises,
également appelée Responsabilité Sociale des
Entreprises (RSE) est la mise en pratique du
.développement durable par les entreprises
C’est la Responsabilité d’une organisation vis à vis des impacts de ses
décisions et de ses activités sur la société et sur l’environnement.
(définition adoptée par la norme ISO26000)
Elle se traduit par un comportement transparent et éthique qui :
-Contribue au développement durable y compris à la santé et au bien-être
de la société
-Prend en compte les attentes des parties prenantes
-Respecte les lois en vigueur et qui est en accord avec les normes
internationales de comportement
-Est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses
relations au sein de sa sphère d’influence.
La RSE est une orientation du modèle économique qui réduit les impacts
négatifs et augmente les impacts positifs – pour la société – élaborée avec
les parties prenantes, à partir d’une transparence partagée (reporting), en
vue d’offrir des biens et services de façon de plus en plus « durable » (Une
définition européenne a consacré cette vision en 2011)
La RSE : historique
• Corporate Social Responsibility" (CSR) avec
Howard Bowen: les entreprises se concentrent
19 aussi bien sur leurs profits que sur l'impact
qu'elles ont sur la société.
53
• La RSE devient outil de communication : les
19 entreprises essayent de réagir aux critiques par la
communication.
90
• Apparition de la norme ISO 26000 sur la
20 responsabilité sociétale des organisations :
premier standard international.
21
10
13/12/2024
LA RSE S’EST STRUCTURÉE AUTOUR DE QUELQUES GRANDS RÉFÉRENTIELS
QUI S’IMPOSENT DÉSORMAIS…
-Les grands textes internationaux : OIT (Déclaration tripartite relative aux principes et
droits fondamentaux au travail visant les 8 conventions fondamentales, 1998.), NU et
droits de l’Homme, Aarhus…
-Définition de la RSE selon l’ISO 26000 (2010)
-Lignes directrices internationales de reporting (GRI) (référentiel le plus utilisé)
- Pacte mondial des Nations Unies (10 principes)
-Principes directeurs de l’OCDE étendus en 2011
-Principes de l’Investissement Responsable des Nations Unies
- Principes directeurs sur les droits de l’Homme et les entreprises, CDH-ONU 2011,
QUI EST CONCERNÉ PAR LA RSE ?
• Toutes les entreprises, quels que soient leur taille, leur statut ou leur secteur
d’activité, peuvent mettre en œuvre une démarche de RSE.
• Les plus grandes entreprises et les entreprises cotées sont de plus en plus
soumises à des réglementations spécifiques. Depuis une quinzaine d’années, il leur
est ainsi demandé de publier des informations sur leurs impacts
environnementaux et sociaux (c’est ce que l’on appelle le reporting extra-financier
). Et depuis la loi sur le devoir de vigilance adoptée en 2017, les grandes
entreprises doivent aussi mettre en place des mesures de surveillance qui
permettent de prévenir les risques environnementaux (ex: pollution), sociaux (ex:
violations de droits humains) et de gouvernance (ex: corruption) dans leurs unités
de production, leurs filiales et chez leurs fournisseurs ( y compris les PME)
.
RSE: ENTRE MAITRISER LES RISQUES ET SAISIR LES OPPORTUNITÉS
RISQUE DE NON-RESPECT DE FACTEURS RSE COUTE PLUS DE 95
MILLIARDS AUX ENTREPRISES DANS LE MONDE
• Des entreprises sont régulièrement médiatisées pour leurs
manquements à leurs obligations sociétales. Au-delà des cas isolés,
Vigeo propose un panorama des sanctions conduites contre les
entreprises concernant leur RSE. L’occasion de rappeler que, si l’on
ne fait pas de la RSE par conviction dans le bénéfice collectif qu’elle
engendre, on peut s’y engager pour éviter les sanctions.
• Une étude sur ce sujet a été menée par Vigeo auprès de 2500
entreprises cotées dans le monde selon 4 zones géographiques :
Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique et Pays émergents.
L’étude, publiée en mai 2015, porte sur les données de 2013 et 2014
Les sanctions représentent 95.5 milliards d’€ au total.
Un des scandales liés à la non application de la RSE: On reproche à plusieurs marques
internationales de vêtements d’avoir travaillé avec le sous-traitant « Rana Plaza » situé prés de
Dacca à Bengladesh, qui a vu son bâtiment s’effondrer le 24 Avril 2013 qui a fait plus de 1100
morts et qui se classe parmi les catastrophes les plus meurtrières de l’histoire du travail.
CE QU’APPORTE LA RSE À L’ENTREPRISE, AU FINAL
-Des économies de fonctionnement (réduction des gaspillages)
-Une réduction des couts cachés (externalités négatives)
-Une diminution des risques (moins d’accidents et de pénalités)
-Une baisse de la conflictualité (externe, interne)
-La création d’un avantage compétitif (préférence ou licence to operate »)
-De nouveaux marchés et de nouveaux produits et usages : une nouvelle différenciation
-Une amélioration de la compétitivité eco-conçue (avantage de premier joueur)
-La mobilisation interne de l’entreprise autour d’un projet d’avenir
-Des partenariats externes avec les acteurs sociétaux
- Une meilleure attractivité (marque, recrutement, investissement)
OPPORTUNITÉS D’APPLICATION DE LA RSE PAR LES
ENTREPRISES
1 – gains de productivité et de performance financière
Selon une étude menée par France Stratégie (organisme rattaché au
Premier Ministre), les entreprises disposant d’une bonne stratégie
RSE sont en moyenne 13% plus performantes que les autres. C’est
un constat qui se vérifie assez globalement : de plus en plus de PME
considèrent la RSE comme un vecteur de rentabilité par
exemple. De plus en plus de financiers considèrent aussi la RSE des
entreprises avant de leur accorder des financements… D’autres
études ont montré que les entreprises se conforment aux normes
RSE comme la norme ISO 14001 sont plus en plus productives et
plus performantes, mais aussi qu’elles gagnaient plus facilement
.des parts de marché
2 – Réduction des coûts et des risques :
L’autre atout de la RSE c’est sa capacité à réduire les coûts pour les
entreprises. Il s’agit d’une part des coûts évidents : réduire la
consommation électrique en entreprise, réduire la consommation
de papier au bureau, ou diminuer la consommation de ressources
au travail. Tout cela permet de réduire les coûts de l’entreprise et
! donc d’améliorer la rentabilité. Mais ce n’est pas tout
La RSE progressivement devient un outil de gestion des risques. En
effet, en adoptant un business model plus responsable, les
entreprises disposent de processus définis pour identifier les
risques fournisseurs grâce à la RSE, mais aussi les risques financiers,
.climatiques ou encore les risques-image
3 – Une meilleure intégration sur les marchés (européens notamment):
Un autre avantage indéniable de la RSE, c’est qu’elle peut servir (notamment si elle
s’accompagne de certifications ou de labels) d’outil pour identifier les fournisseurs ou
partenaires fiables. Ainsi, selon une étude de l’organisme britannique des
certifications, les entreprises disposant de certifications RSE sont jusqu’à 66% plus
susceptibles d’être identifiés comme des partenaires de business et de gagner des
.parts de marché
De plus en plus de grandes entreprises intègrent à leurs cahiers des charges la
nécessité de respecter certains principes RSE, voire certains labels (ISO 26000,
ISO 14001, ISO 9001 par exemple). De plus en plus, cela devient une nécessité pour
s’intégrer sur ces marchés concurrentiels : la RSE devient alors un moyen de se
.différencier
4 – La RSE améliore l’engagement et la satisfaction des salariés:
• La plupart des salariés désirent plus de RSE dans leur entreprise. C’est en tout cas
ce que révèlent plusieurs études menées ces dernières années. Ils veulent savoir
comment leur entreprise s’engage pour l’intérêt général, et surtout ils veulent
participer. Aujourd’hui, la plupart des jeunes travailleurs désirent travailler dans
des entreprises responsables, avec une politique RSE concrète et cohérente.
• Les études de management récentes montrent que les entreprises qui
pratiquent la RSE et qui impliquent leurs salariés dans la démarche voient la
fidélité, l’engagement et la productivité de leurs salariés augmenter, comme si
le fait de travailler pour une entreprise responsable constituait une motivation
au travail. Résultats : réduction du turn-over, meilleure dynamique interne,
management plus simple et plus productif… La RSE a donc de nombreux liens à
tisser avec les ressources humaines.
5 – La RSE améliore la réputation, l’identité de
marque et devient une véritable « licence to
operate »:
Enfin, la dernière bonne raison de faire de la RSE un
aspect central de son business, c’est la question
de la réputation. Aujourd’hui beaucoup
d’entreprises sont face à une crise de confiance
aussi bien de la part de leurs clients que de leurs
.partenaires business
Les changements de références induits par la RSE
LA PRISE EN COMPTE DES PARTIES PRENANTES.
Le dialogue parties prenantes nourrit la confrontation aux référentiels
La RSE passe par deux exigences : la prise de connaissance des enjeux,
tels qu’ils sont exprimés par les parties prenantes et une mesure
objective des impacts des entreprises (le reporting) sur son écosystème ,
telle que l’entreprise les intègre.
-La consultation des parties prenantes – investisseurs, clients, salariés,
riverains, partenaires, fournisseurs, élus et experts etc …- est un acte
nécessaire à la définition de toute démarche de développement durable
et de RSE. C’est ce qui permet de bien identifier et de prioriser ses enjeux,
avant de sélectionner ses « chantiers de progrès ».
- Le dialogue est nécessaire lorsque l’entreprise s’engage dans une
démarche; il est aussi utile pour analyser les résultats du reporting ou en
amont du rapport.
QUI SONT LES PARTIES PRENANTES DE L'ENTREPRISE ?
QU'ENTENDONS-NOUS PAR "PARTIES PRENANTES"?
Les parties prenantes de l’entreprise regroupent l’ensemble des acteurs
.qui ont un intérêt dans les activités de l’entreprise
Ces parties prenantes peuvent :
• participer à sa vie économique (salariés, clients, fournisseurs,
actionnaires)
• observer et/ou influencer son comportement en interne et en
externe (syndicats, ONG)
• être affectées, directement ou indirectement, par ses activités
(communautés locales, collectivités locales, État...) de façon positive
ou négative.
QU’APPORTENT LES PARTIES PRENANTES À L’ENTREPRISE?
- Une anticipation des enjeux sociétaux qui la concernent
-Un avis critique et constructif sur sa démarche RSE
- L’approfondissement des controverses
-Des impulsions d’innovation à engager
- L’amélioration de la stratégie RSE et des actions de collaboration
MESURER SA RSE : LE REPORTING
La RSE passe par une mesure objective d’impact de l’entreprise sur son
environnement large et la restitution transparente des résultats en vue de
leur amélioration. Cette mesure permet de situer la dimension extra-
financière au sein de la performance globale de l’entreprise.
La qualité du reporting est l’acte fondateur d’une stratégie RSE car il exprime
la crédibilité de la démarche, au regard des attentes des parties prenantes. Il
permet de fonder les bases d’un management d’adaptation et de dialogue
externe.
C’est un exercice technique progressif et exigeant, point de passage de
toute démarche de progrès engagé.
SANS MESURE PRÉCISE, PAS DE PROGRÈS CRÉDIBLE
-Un reporting n’est pas une finalité en soi. Ce doit être d’abord un tableau de
bord pour mesurer le niveau de « durabilité » de son entreprise en toute
transparence. Il quantifie la performance durable de l’entreprise. C’est une
information dite extra-financière qui vient compléter l’information financière en
toute cohérence.
-C’est un outil qui n’est pas un alibi de communication mais la base d’un dialogue
avec les parties prenantes pour « jeter des ponts » et créer des collaborations
dans le sens du développement durable. Il doit donc être simple, clair, juste et
utilisable…
- C’est un moyen d’animer la démarche managériale de l’entreprise vers des
stratégies de prévention, d’innovation, d’amélioration des processus et vers des
ambitions nouvelles de développement durable.
C’est un « juge de paix » pour objectiver une situation dans un contexte sociétal
et concurrentiel, de façon à faire rentrer la RSE dans le management stratégique
à part entière.
RAPPORT RSE : DÉFINITION DES THÉMATIQUES SOCIALES
Emploi
• L’effectif total et la répartition des salariés par sexe, par âge et par zone
géographique
• Les embauches et les licenciements
• Les rémunérations et leur évolution
Organisation du travail
• L’organisation du temps de travail
• L’absentéisme
Relations sociales
• L’organisation du dialogue social, notamment les procédures d’information et
de consultation du personnel et de négociation avec celui-ci
• Le bilan des accords collectifs
Santé et sécurité
• Les conditions de santé et de sécurité au travail
• Le bilan des accords signés avec les organisations syndicales ou les représentants du personnel en
matière de santé et de sécurité au travail
• Les accidents du travail, notamment leur fréquence et leur gravité, ainsi que les maladies
professionnelles
Formation
• Les politiques mises en œuvre en matière de formation
• Le nombre total d’heures de formation
Diversité et égalité des chances / égalité de traitement
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de l’égalité entre les femmes et les
hommes
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de l’emploi et de l’insertion des
personnes handicapées
• La politique mise en œuvre et les mesures prises en faveur de la lutte contre les discriminations
Promotion et respect des stipulations des conventions fondamentales de l’OIT relatives :
• Au respect de la liberté d’association et du droit de négociation collective
• À l’élimination des discriminations en matière d’emploi et de profession
• À l’élimination du travail forcé ou obligatoire
• À l’abolition effective du travail des enfants
RAPPORT RSE : DÉFINITION DES THÉMATIQUES SOCIÉTALES
• Impact territorial, économique et social de l’activité de la société
• En matière d’emploi et de développement régional
• Sur les populations riveraines ou locales
• Relations entretenues avec les personnes ou organisations intéressées par
l’activité de l’entreprise
• Les conditions de dialogue avec ces personnes ou organisations
• Les actions de partenariat ou de mécénat
• Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux sociaux et
environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale et
environnementale
Loyauté des pratiques
• Les actions engagées pour prévenir la corruption
• Les mesures prises en faveur de la santé et de la
sécurité des consommateurs
Droits de l’homme
• Les actions engagées en faveur des droits de l’homme
RAPPORT RSE : DÉFINITION DES
THÉMATIQUES ENVIRONNEMENTALES
Politique générale en matière environnementale
• L’organisation de la société pour prendre en compte les
questions environnementales et, le cas échéant, les démarches
d’évaluation ou de certification en matière d’environnement
• Les actions de formation et d’information des salariés menées
en matière de protection de l’environnement
• Les moyens consacrés à la prévention des risques
environnementaux et des pollutions
• Le montant des provisions et garanties pour risques en matière
d’environnement, sous réserve que cette information ne soit
pas de nature à causer un préjudice sérieux à la société dans un
litige en cours
Pollution et gestion des déchets
• Les mesures de prévention, de réduction ou de réparation de rejets
dans l’air, l’eau et le sol affectant gravement l’environnement Les
mesures de prévention, de recyclage et d’élimination des déchets La
prise en compte des nuisances sonores et de toute autre forme de
pollution spécifique à une activité
Sous-traitance et fournisseurs
• La prise en compte dans la politique d’achat de la société des enjeux
sociaux et environnementaux
• L’importance de la sous-traitance et la prise en compte dans les
relations avec les fournisseurs et les sous-traitants de leur
responsabilité sociale et environnementale
Utilisation durable des ressources
• La consommation d’eau et l’approvisionnement en eau en
fonction des contraintes locales
• La consommation de matières premières et les mesures prises
pour améliorer l’efficacité de leur utilisation
• La consommation d’énergie, les mesures prises pour améliorer
l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables
• L’utilisation des sols
Changement climatique
• Les rejets de gaz à effet de serre
• L’adaptation aux conséquences du changement climatique
Protection de la biodiversité
• Les mesures prises pour développer la biodiversité
La RSE : source d’innovation, de nouveaux
business pour les entreprises.
Aujourd’hui, la RSE constitue une nouvelle
opportunité pour les entreprises et l’économie
d’une manière générale, on peut citer
principalement l’économie circulaire et
l’économie sociale et solidaire
L’économie circulaire:
Grâce à l’économie circulaire, les entreprises gagnent sur tous les plans:
- Diminuer la facture d’achat des matières premières grâce à la
réutilisation et au recyclage
Imaginez le gain pouvant être réalisé par une entreprise qui
réutilise 100% de l’eau utilisé dans le processus de production.
- Utiliser les énergies renouvelables moins coûteuses et plus propres
telles que l’énergie solaire
- Valoriser les déchets
- Maîtriser les dépenses liées aux emballages et au transport grâce à
l’éco-conception
- Créer des relations d’affaires avec les clients intéressés par les
produits verts/propres
L’économie sociale et solidaire (ESS):
C’est le fait de faire du business tout en travaillant sur le
développement durable, on parle ici de l’entrepreneur social.
Quelques exemples:
- Les sociétés de recyclage et de valorisation des déchets
- Les agences de microcrédit
- Les sociétés de soutien aux nécessiteux (handicapés, enfants
abandonnés, personnes âgées…)
- Les fonds de soutien des investissements socialement responsables (ISR)
IMPACT DE LA RSE SUR LES MÉTIERS (ACHATS,
RESSOURCES HUMAINES, MARKETING,
COMMUNICATION, LOGISTIQUE…)
La création de valeur durable au niveau de
la chaine de valeur
Infrastructure : éco-construction, marque, image,
capital humain; Droits de l’Homme, santé & sécurité au travail ,
relations et conditions de travail
approvisionnement: achats responsables et sélection des fournisseurs
Logistique Production Logistique Marketing SAV
interne externe
Optimisation consommatio
du transport n d’énergie, éco- accessibilité, déchets en fin
d’eau, de emballage relation de vie
matière, (recyclage), clients,
déchets,
13/12/2024 53
• La mise en place d’une stratégie RSE requiert l’implication des
tout le personnel et de tous les départements de l’entreprise
qui se trouvent impactés:
- Achat: le département achat doit désormais être plus attentifs
que tous les achats respectent les valeurs sociales et
écologiques de l’entreprise, les fournisseurs et les sous-
traitants doivent être sélectionnés et évalués sur la base de
leurs performances sociales et environnementales, les Fiches
de sécurités de tous les produits chimiques doivent être
vérifiés…
- Ressources humaines: Le département RH est
au cœur de la mise en place de la RSE, La
fonction RH ne doit pas se limiter au
recrutement et au suivi mais plutôt à
l’implication des employés, à la satisfaction du
personnel, à l’esprit d’appartenance à
l’entreprise, à la mise en place d’un
mécanisme de réclamation efficace…
- Marketing & communication: ces deux
fonctions doivent désormais s’occuper de la
mise en avant des performances sociales et
environnementales de l’entreprise pour
pouvoir en bénéficier au maximum avec
l’ensemble des parties prenantes mais sans
pour autant tomber dans le « greenwashing »
- Logistique: cette fonction doit être repensée en
profondeur surtout suite à l’adoption de
l’économie circulaire, le cycle de vie du
produit sera modifiée et la logistique en
conséquence
- Le commercial: le service commercial utilisera la RSE
comme un atout indispensable. La prospection de
nouveaux clients est plus simple quand on fournit la
preuve de la conformité sociale et environnementale,
la fidélisation des clients est aussi plus simple.
Les donneurs d’ordre ne travailleront qu’avec des
fournisseurs et des sous-traitants qui leurs permettent
de préserver leurs images de marques et de maîtriser
les risques relatifs à la chaîne d’approvisionnement.
RSE : CHEMIN VERS LA CRÉATION DE LA
VALEUR PARTAGÉE:
La RSE : La RSE permet
La RSE permet
orientation donc la
de réduire les
élaborée avec La RSE doit création de
impacts
les parties créer un valeur
négatifs et
prenantes, à avantage partagée
augmenter les
partir d’une concurrentiel conjointement
impacts
transparence durable pour
positifs pour
partagée l’entreprise et
la société
(reporting), la société
il ne s'agit pas de « partager la valeur créée » - comme au temps de la
redistribution – Il s'agit de collaborer pour créer plus de valeur globale.
13/12/2024 59
LES PILIERS DE LA CRÉATION DE
VALEUR PARTAGÉE
• La résolution des problèmes
La redéfinition du sociétaux : opportunité
produit et du considérable pour
marché l’identification de nouveaux
produits et marchés
• Réduction de
La redéfinition de consommation d’énergie
la productivité de et d’eau, réduction des
la chaine de valeur déchets au niveau de la
production, éco-
emballage (recyclage)
• Construire des
Le développement partenariats avec les
de clusters acteurs se situant dans la
collaboratifs même région (acteurs
sociaux ou économiques)
13/12/2024 60
La RSE, un management qui s’apprend
- Un management transversal, une délégation DD rattachée à la direction
générale constituée de correspondant DD dans toutes les fonctions et BU,
un comité RSE
- Un pilotage à l’aide du tableau de bord des indicateurs RSE (reporting)
- Une capacité collaborative avec les parties prenantes, les partenaires, pour
gérer les tensions et réaliser des accords de progrès,
*Assurer le rapport d’écoute et de dialogue avec la Société
*Faciliter les stratégies collaboratives et participatives avec la Société
-Une aide par son expertise aux directions supports et opérationnelles, à
intégrer les exigences RSE : un centre de ressources et de conseil interne
-Les outils du management RSE
*Le reporting de pilotage/rapport intégré
*L’avis des parties prenantes
*Les contrat de collaboration Entreprise & Société
*L’expertise interne des enjeux (cf. innovations & politiques
institutionnelles)
*Les chantiers de progrès internes
POSITIONNEMENT DES ENTREPRISES PAR RAPPORT A LA RSE
QUEL BILAN AUJOURD'HUI EN TUNISIE ?
• Classée 59 ème, la Tunisie est parmi les meilleures économies mondiales
en fonction de leur ouverture à la Responsabilité sociétale des entreprises
(RSE), rapporte l’Institut de recherche Respeco, spécialisé dans la
promotion de l’économie responsable.
• Deuxième au Maghreb, juste derrière le Maroc (54 ème)
et loin devant l'Algérie (124 ème), la Tunisie enregistre un
saut de 26 places par rapport à son classement en 2013.
Une performance qui dénote l'engagement du pays à
adopter le nouveau concept de RSE. La Tunisie devance,
ainsi, Monaco (64 ème), Singapour (83 ème) et l'Afrique
du Sud (95ème).
• Quant aux Émirats Arabes Unis, ils occupent la 155 ème
position suivis par le Qatar (182 ème) et le Bahrein (189
ème) sur un total de 195 pays.
• Au niveau de l'Afrique Subsaharienne, il faut attendre la 38ème
place du classement pour trouver un pays africain, en
l'occurrence le Burkina Faso. Ce dernier est en tête en occupant
la 38ème position, non loin du Sénégal qui occupe la 44ème
position. Ces dernières sont en progrès par rapport aux années
précédentes et témoignent des évolutions que connaît l'Afrique.
• C'est les pays européens et plus particulièrement scandinaves
qui sont en tête. La Suède, la Finlande et la Norvège occupent
respectivement les trois premières places, suivies du Danemark
et de l’Islande. La France se place à la 7ème position, juste
devant l’Allemagne (8ème) et la Belgique (9ème).
• Pour les USA, ils occupent la 151ème place du
classement. Cette mauvaise performance
s'explique par son refus de ratifier certaines
conventions internationales, précise l'Institut
Respeco. De même pour la Chine qui se classe
en bas de l'échelle en se contentant de la
191ème place mondiale.