Seminaire de Rse
Seminaire de Rse
RSE
PLAN
Chapitre 1: Fondements théoriques de la RSE et débats contemporains.
I.1 Genèse de la RSE
I.2 Qu’est ce que la RSE : Définitions
1.3 Les concepts liés à la RSE
I.4 Les piliers de l’engagement RSE
Chapitre 2 : Les acteurs de la RSE
2.1. La RSE et ses parties prenantes
2.2 : La classification des parties prenantes
Chapitre 3: Du Développement Durable à la Responsabilité Sociétale des Entreprises
(RSE)
3.1 Le développement durable
3.2 Le développement durable et RSE
Chapitre 4 : Instruments et outils de la RSE, l’opérationnalisation.
4.1.Les textes internationaux et nationaux
4.2. Les codes : Outils de régulation de l’engagement RSE
Chapitre 5 : Certifications, normes et labels RSE.
5.1 Certifications et Normes
PLAN
RSE
INTRODUCTION
La notion de Responsabilité Sociale des Entreprises nait alors avec cet engouement.
Durant la seconde révolution industrielle, ces débats se développent en parallèle des pratiques de
philanthropie et de paternalisme d’entreprise, aussi bien aux Etats-Unis qu’ailleurs. Par ces pratiques,
les patrons tendent à compenser les défaillances étatiques en s’engageant dans le logement,
l’éducation, la santé ou les loisirs de leurs ouvriers et de leurs familles. Si elles sont largement
influencées par les religions catholiques et protestantes elles constituent aussi un moyen de
fidéliser certains ouvriers de métier dans des domaines où la main-d’œuvre qualifiée apparaît rare.
À partir des années 1920, plusieurs dirigeants s’expriment publiquement sur leur responsabilité à
l’égard de la société. Ces débats sont certes controversés, mais sont portés par des grands dirigeants
eux-mêmes (dont Henry Ford, Sloan, des dirigeants de la General Electric Company, etc.). Ils se
traduiront par des controverses juridiques sur la nature de l’entreprise, sa gouvernance et la
responsabilité des managers. Ces débats, bien que controversés, ont été mis en application par
Henri Ford, surtout sur le plan interne avec l'instauration du salaire journalier minimum (principe du
five dollars per day).
Des discours et pratiques relatifs à la responsabilité sociale se développent ainsi de manière précoce
dans le milieu des affaires. Mais ce n’est que dans les années 1950 que des efforts significatifs de
formalisation et de systématisation voient le jour à la frontière entre théologie, économie et gestion.
L’apparition de l’expression corporate social responsability, dont est issu « responsabilité sociale
d’entreprise » remonte à l’économiste Howard R. Bowen dans son ouvrage « Social Responsibilities of
the Businessman » (Bowen, 1953). Commandité par une organisation religieuse, le « département de
l’église et de la vie économique », l’ouvrage de Bowen considéré par certains auteurs comme le père
fondateur de la RSE, s’appuie sur les pratiques et les déclarations des managers américains du début du
siècle, permet de mettre en évidence les conditions d’émergence d’un débat autour de la responsabilité
sociale dans la société américaine dans les années 1940 et 1950.
Un autre auteur, Peter Drucker évoque quant lui les responsabilités des managers dans la conclusion de
son ouvrage intitulé : « The responsibilities of Management » (Drucker, 1954), il montre comment les
enjeux sociaux et ceux de l’entreprise sont indissociables et en quoi les grandes entreprises, qui
détiennent un pouvoir inégalé du fait de leur concentration inédite et de leur longévité, doivent assumer
de nouvelles responsabilités.
Au cours des années 1960, de nouveaux mouvements contestataires et consuméristes seront confrontés
aux entreprises, ce qui donnera lieu à une importante vague de régulation par l’émergence de
préoccupations relatives à l’égalité des droits et aux discriminations dans la première moitié des années
1970.
Dans le cadre institutionnel, la période est marquée par la création d’Amnesty International en 1961 et la
mise en place d’une commission américaine sur l’égalité des opportunités d’emplois (US Equal
Employment Opportunity Commission) en 1964. Amnesty International est une ONG qui défends les
droits de l’homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Enfin, on observe une attention nouvelle aux enjeux environnementaux. La publication de l’ouvrage
Silent Spring par Carson (1962), qui met en cause les dégâts irrémédiables causés par l’usage des
pesticides, fait voler en éclat l’idée selon laquelle l’environnement a une capacité d’absorption infinie.
Carroll (1979) a mis l’accent sur trois composantes de la RSE ( Pyramide des RSE) : le
niveau de la responsabilité sociale, l’engagement pour des solutions sociales, les valeurs qui
animent le sens de la responsabilité sociale de l’entreprise.
Selon Carroll (1979), il faut respecter :
La responsabilité économique : c’est la responsabilité basique de produire des biens et services.
Le profit est bénéfique pour les actionnaires mais aussi pour les autres parties prenantes.
La responsabilité légale : l’entreprise est tenue de respecter les lois et les règles pour réaliser son
activité.
La responsabilité éthique : l’entreprise doit respecter les normes éthiques.
La responsabilité discrétionnaire ou philanthropique : elle inclut les actions philanthropiques
et volontaires pour aider la communauté.
De nouvelles ONGs sont créées, comme le WWF en 1961 ou Greenpeace en 1975 afin de mieux contrôler
les agissements peu responsables des multinationales.
Wood (1991) a proposé un modèle des liens entre les principes de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise
(légitimité/responsabilité vis-à-vis de l’opinion/discrétion managériale), la mise en œuvre de la RSE (évaluation
par l’environnement/management partenarial/management des décisions), les effets des comportements de
l’entreprise (influence sociale/programmes sociaux/politiques sociales).
Ainsi, dans son ouvrage intitulé « Cannibals with Forks: The Triple Bottom Line of 21st Century Business
(1997), John Elkington's concepteur du concept «Triple Bottom Line » propose une métaphore inspirante qui
met au défi les entreprises modernes de fournir simultanément le triple résultat ou bilan (TBL) de leur
prospérité économique, de la qualité environnementale et de l'équité sociale (Adams et al., 2004).
RSE
I.2 Qu’est ce que la RSE : Definitions
De nombreux auteurs se sont alors emparés de cette question du concept de RSE et en ont proposé des
définitions variées. Cela a entrainé à une prolifération d’expressions aux frontières poreuses, tantôt
synonymes et tantôt concurrentes, entretient la confusion conceptuelle entourant le phénomène de la RSE.
Etymologiquement, le terme « responsabilité » trouve son origine dans le droit. Le mot vient du latin
respondere et signifie « répondre de », « se porter garant de ». Il présente une forte acception juridique qui
ne s'applique qu'aux personnes : la responsabilité se définit par l'obligation de réparer un dommage
causé par son fait, ce qui implique un châtiment, une sanction .
Les anglo-américains substituent de plus en plus fréquemment le terme « accountable » à celui de «
responsible ». Ce terme qui apparaît plus précis a en fait deux sens qui peuvent, en français, être traduit par
« comptable ». Au sens de « rendre des comptes » s’ajoute celui d’être « redevable », c’est-à-dire
l’obligation d’accomplir une tâche ou une action, à défaut de laquelle une sanction ou un blâme sera
prononcé.
A en croire à certains auteurs, le terme de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) n’est pas encore
stabilisé : ainsi, la terminologie « S » qui signifie tantôt « sociale », tantôt « sociétale ». Cette traduction du
terme anglais CSR (Corporate Social Responsability) utilisé dans les pays anglo-saxons, dans lesquels le
mot « social » recouvre à la fois la notion de « social interne » et le « sociétal » (Audouin et al., 2009).
le débat sur terme « social » en français est très souvent réduit aux relations employeurs-salariés, c’est
pourquoi, on lui préfère parfois le terme « sociétal » qui apparaît plus large, mais n’englobe pas forcément
l’environnemental. Tandis que la notion anglaise « social » dont le sens managérial renvoie aux relations
qu’entretient l’entreprise avec, aussi bien ses diverses parties prenantes directes (Stakeholders ou SH), que
la société dans son ensemble.
Tableau 1 : Liste des définitions
Anderson J. la responsabilité sociale d’une entreprise s’exerce dans trois domaines principaux : « 1) un respect total des
(1986) lois internationale, fédérale, étatique et locale ; 2) normes et procédures morales et éthiques à l’intérieur
desquelles les firmes opèrent et 3) les donations philanthropiques ».
Livre vert de « Etre socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques
l’UE, (2001) applicables mais aussi aller au-delà et investir davantage dans le capital humain, l’environnement et les
relations avec les parties prenantes ».
Capron et « La responsabilité sociale de l’entreprise est circonscrite au niveau de l’entreprise comme l’application des
Quairel- valeurs du développement durable »
Lanoizelée
(2004,2007)
Le concept de citoyenneté corporative est apparu aux Etats-Unis dans les années 1970 avant d’être
importé en Europe dans les années 1990 (Almeida citée par Champion E. et al., 2005).
La notion d’entreprise citoyenne repose sur l’idée que l’activité de l’entreprise est liée à la
communauté au sein de laquelle elle agit. Au delà du respect des lois et des règlements,
l’entreprise participe à la vie de la société (Mercier S., 2004).
L’entreprise citoyenne se distingue de l’entreprise responsable socialement par le fait qu’elle jouit
de droits à côté de ses obligations envers la société. Elle est par définition socialement
responsable, et placer le social au cœur de sa mission corporative ne suscite pas de tensions malgré
sa finalité économique privée qui est de maximiser les profits des actionnaires.
L’entreprise devient partenaire avec les autres agents économiques.
L’engagement RSE repose sur les piliers du développement durable, ce qui amène à repenser le
développement économique (production et consommation intensives) dans une nouvelle perspective
d’économie et de croissance (création de richesse) qui invite à tenir compte de préoccupations éthiques, sociales
(humaines) et environnementales.
L’engagement RSE comprend ainsi trois piliers fondamentaux encore appelés l’approche Triple Bottom
Line ou Triple Approche en français, qui est une conception selon laquelle les performances globales d'une
entreprise doivent être mesurées en fonction de sa contribution combinée à la prospérité économique, à la
qualité de l'environnement et au capital social.
Ainsi, nous avons :
Le pilier social : Le pilier social cherche à répondre aux besoins humains dans un souci d’équité pour
réduire les inégalités et lutter contre les discriminations. Le social est le domaine qui concentre le plus les
initiatives des entreprises en matière de RSE.
Le pilier Environnemental : Il constitue l'élément de base de la RSE. Son rôle consiste à étudier l'impact
de l'entreprise et de ses produits sur l'environnement. Cependant, cette dimension implique beaucoup plus
d’enjeux et d’actions à mettre en place tels que la consommation des ressources naturelles non
renouvelable.
Le pilier économique représente surtout une dimension interne dans l’entreprise. L’engagement d’une
entreprise dans ceRSE
domaine signifie qu’elle doit dépasser la simple notion de profit économique, elle doit
pouvoir intégrer dans sa réflexion le profit des différents acteurs qui l’entourent.
En résumé
Les démarches RSE renvoient aux différentes politiques mises en place dans les
entreprises pour contribuer à :
La protection de l’environnement,
L’amelioration de la qualité des produits,
L’amelioration des conditions de travail,
Le développement économique.
RSE
Chapitre 2 : Les acteurs de la RSE
2.1. La RSE et ses parties prenantes
Selon Freeman (1984), une partie prenante dans une organisation est
« tout groupe ou individu qui affecte ou est affecté par
l’accomplissement des objectifs de l’organisation ».
F. Lépineux (2003) propose ainsi de distinguer entre les parties
prenantes sur la base d'une classification en catégories d'acteurs : les
parties prenantes internes (actionnaires, salariés, syndicats) ; les
partenaires opérationnels (clients, fournisseurs avec, parmi ceux-ci,
les sous-traitants, les banques, les compagnies d'assurance) ; la
communauté sociale (pouvoirs publics, organisations spécialisées de
type syndicat professionnel, organisations non gouvernementales, société
civile).
Les acteurs de la RSE:
les entreprises - principaux responsables
les autorités publiques - responsables de du système
de réglementation; elles fixent les «règles du jeu», qui
doivent être respectés par tous les agents économiques
la société civile - elle peut exercer une pression sur les
entreprises et les autorités publiques, s'ils ignorent les
demandes sociales ou les dispositions légales
Investisseurs
Gouvernement Groupes de pression
Entreprise
Fournisseurs Clients
Associations
professionnelles Communautés locales
Employés
Cette figure montre l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise qui concourent à
l’engagement RSE. Il en résulte que, la garantie de la rentabilité et la pérennité de l’organisation sont,
en partie, assujetties à la capacité de cette dernière à satisfaire l’ensemble de ses parties prenantes.
Chap.3 Du Développement Durable à la Responsabilité
Sociétale des Entreprises (RSE)
RSE
-La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
est la contribution des entreprises aux principes du Développement
Durable.
• Efficacité économique,
• Equité́ sociale,
• Préservation de l’environnement.
RSE
3.2. Le développement Durable et RSE
RSE
Du Développement Durable à la RSE
Développement Responsabilité
Durable Sociétale des
Entreprises
Ecologique
Social Vivable, Viable,
Economique Equitable et
Durable
Du Développement Durable à la RSE : Chrono 1/3
L'idée d'un développement pouvant à la fois réduire les inégalités sociales
et réduire la pression sur l'environnement a fait son chemin.
1949 : Le président des États-Unis, Harry Truman, dans son discours sur l'état de
l'Union, popularise le mot « développement » et affirme que « tous les pays, y
compris les États-Unis, bénéficieront largement d'un programme constructif
pour une meilleure utilisation des ressources mondiales humaines et
naturelles ».
1965 : L'Unesco organise une conférence sur la biosphère. Michel Batisse initie le
programme international Man & Biosphere (MAB) précurseur du concept de
développement durable.
1972 : Le Club de Rome publie le rapport The limits to growth (Les limites à la
croissance, (Halte à la croissance ?). Il sera rétrospectivement qualifié de premier
Sommet de la Terre. C'est un échec relatif, avec aucun compromis clair, mais la
problématique semble dès lors posée : l'environnement apparaît comme un patrimoine
mondial essentiel à transmettre aux générations futures.
Du Développement Durable à la RSE : Chrono 2/3
1980 : l'Union internationale pour la conservation de la nature publie un rapport
intitulé La stratégie mondiale pour la conservation où apparaît pour la première fois
la notion de « développement durable », traduite de l'anglais sustainable
development.
1997 (1er au 12 décembre) : 3e conférence des Nations unies sur les changements
climatiques, à Kyoto, au cours duquel sera établi le protocole de même nom.
2012 (20 au 22 juin) : Nouveau Sommet de la Terre à Rio (Brésil) aussi appelé Rio+20 ; le
terme officiel est Conférence des Nations unies sur le développement durable.
1er avril 2015 : le Gabon, premier pays africain à afficher ses engagements climatiques,
propose dans sa contribution de réduire ses émissions d’au moins 50 % par rapport à
l’évolution prévue en cas de politique inchangée. Le pays présente les mesures pour les
maitriser et une stratégie d’adaptation, notamment concernant son littoral, particulièrement
exposé à la montée des eaux ;
• la Charte des droits de l'homme des Nations Unies (comprenant la Déclaration universelle des droits de
l'homme et les deux pactes de 1966;
• la Déclaration tripartite de l'OIT de 1998 relative aux principes et aux droits fondamentaux, la
Convention des Nations Unies contre la Corruption de 1990;
• la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 12 décembre 2007 à qui le traité de
Lisbonne a donné force obligatoire) ;
•
• le Pacte Mondial des Nations Unies, les principes directeurs pour les entreprises et les droits de l'homme
adoptés par le Conseil des droits de l'Homme en juin 2011;
Au-delà des textes internationaux, l’engagement RSE s’appuie aussi, des textes nationaux qui sont des
codes (code travail, le code l’environnement, forestier, minier, investissement etc…) qui se
caractérisent par sa conformité avec les principes de bases fixés par la Constitution et avec les normes
internationales telles que prévues dans les conventions des Nations Unies et ses organisations
spécialisées en relation avec les différents domaines. Ces textes législatifs édictent l'ensemble des
règles relatives à l'organisation des relations sociétales au sein de l'entreprise.
Les entreprises attachées à la RSE trouvent dans ces textes d’abord les normes obligatoires dont le
respect s’impose à tous et en tête desquelles on trouve les droits et les principes fondamentaux au
travail ainsi que les mesures relatives à la santé au travail, au licenciement, à la durée du travail et aux
salaires; mais aussi, d’autres instruments destinés à adapter ces dispositions à leurs propres pratiques et
à les promouvoir dans des secteurs voisins, tels que celui de l’environnement, des droits humains et la
transparence.
RSE
4.2. Les codes : Outils de régulation de l’engagement RSE
La Responsabilité sociétale des entreprises a donné naissance à des codes élaborés par des
acteurs tant publics que privés. Ces codes ont été élaborés au milieu des années 1970 par les
organisations internationales en vue de réglementer et surtout de moraliser l’activité des
multinationales. En effet face à la mondialisation, les entreprises se sont conformées au nouvel
environnement qui s’est traduit notamment par l’émergence de sociétés dont le pouvoir s’exerce bien
au-delà des frontières nationales alors que les législations internes des états hôtes sont tout à fait
inadaptées.
Ainsi, on distingue au sein de l’engagement volontaire, vocable générique, plusieurs codes : codes de
bonnes de conduite, les chartes environnementales, les reporting (extra-financier), les labels.
Ces codes constituent bien un engagement écrit à respecter certaines règles de conduite. Même s’il
s’agit d’un acte unilatéral, il est assorti d’une force juridique contraignante pour l’entreprise.
L’entreprise s’engage à se conformer à un certain nombre de règles de bonne conduite, les destinataires
peuvent donc réclamer le respect de cet engagement volontaire.
Le contenu de ces codes varie fortement d’une entreprise à l’autre allant d’une déclaration très élaborée
à une déclaration très succincte. Mais généralement, et surtout pour les entreprises multinationales, on
considère que le code doit se baser au minimum sur les directives de l’OCDE et sur les normes des Nations
unies concernant les entreprises.
Les entreprises préfèrent créer leur propre code avant de se faire imposer une réglementation
plus sévère par l'État. Ces codes volontaires sont aussi élaborés dans le but de protéger leur
réputation, d'éviter des critiques ou des boycotts d'activistes et de pouvoir faire concurrence dans le
marché éthique ou responsable. C’est pourquoi de plus en plus d'initiatives d’autorégulation sont
mises sur pied.
RSE
Evolution de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et des Valeurs Normatives
2015
2014
2011
2010
2006 Accords de
Paris
COP21
2001 Objectif 1,5°C
ISO 26000 en 2050
2000
Loi n°002/2014 portant
orientation du
développement durable
1976 « Sustainability reporting Guidelines » V3
UN Global Compact
RSE
Chap5 : Certifications, normes et labels
RSE.
5.1 Certifications et Normes
L’évolution de la société précède toujours le droit. Si chaque État a construit son cadre législatif et
juridique national, le phénomène de mondialisation a mis en lumière le manque de règles au plan mondial.
Le pouvoir des instances internationales publiques reste limité, et les consensus sont très difficiles à
obtenir. Que ce soit l’Onu, au plan politique, ou ses « branches » comme l’OIT , au plan social, et le
PNUE , au plan environnemental, on produit plus de rapports, de recommandations, voire de normes de
bonne conduite… que d’actions : aucun organisme intergouvernemental international n’a de réel pouvoir
coercitif.
Le seul qui en est un réel c’est, paradoxalement l’OMC avec son Organisme de Règlement des Différends
(ORD), sorte de « tribunal » commercial international. Pour combler ce vide, des initiatives, privées le
plus souvent, sont nées depuis quelques années, visant à réguler l’activité des entreprises : normes
ISO 14000 pour le respect de l’environnement sur les sites de production, norme SA 8000, initiée par
une ONG américaine, pour faire respecter les droits sociaux minimum dans les sweatshops…
Des tentatives de labels essaient également d’informer le consommateur sur la façon dont les
produits qui lui sont proposés ont été fabriqués : le Forest Stewardship Council du WWF garantit,
par exemple, que le bois acheté dans des magasins de bricolage ou composant certains meubles,
contribue à une gestion durable des forêts.
RSE
Sur le plan international, l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation) a lancé en 2010 la
norme ISO 26000 sur la responsabilité sociétale des entreprises. Cette norme clarifie la notion de
responsabilité sociétale.
La norme ISO 14001 est basée sur le principe de l’amélioration continue. L’industriel ne doit pas se
satisfaire des résultats obtenus par le management environnemental, il doit sans cesse chercher à améliorer
ses prestations afin de réduire les impacts de l’activité de son industrie sur l’environnement. Son Système
de Management Environnemental ( SME ) doit répondre à plusieurs critères :
• engagement de la direction ;
• mise en place d’une politique environnementale➦ prévention des pollutions, conformité aux
réglementations, lois… ;
• planification ➦ une fois les aspects et les impacts environnementaux significatifs déterminés, la direction
doit se fixer des objectifs et des cibles à atteindre ;
Le SME implique également la mise en place de procédures écrites et tenues à jour. En matière
d’environnement, il faut se limiter :
• à 20-25 procédures ;
• au contrôle et aux actions correctives (des audits sont réalisés pour vérifier la cohérence du SME vis-à-vis
de la norme ISO 14001) ;
• à une revue de direction, qui vérifie que les objectifs prévus ont été atteints.
Introduction au concept RSE: La Certification ISO 26000
RSE
Pour les entreprises et les organisations qui
s’engagent à fonctionner de manière
socialement responsable, la norme
ISO 26000 est devenue incontournable
RSE
Les 7 lignes directrices de la Responsabilité Sociétale évaluées
par la Norme ISO 26000
Cette norme présente des lignes directrices pour tous types d'organisations,
quelle que soit leur taille ou leur localisation, concernant:
RSE
Introduction au concept RSE: La Certification ISO 26000
Un aperçu des entreprises certifiées ISO 26000 à travers le monde
RSE
Chap5 : Certifications, normes et labels
RSE.
5.2 Labels et Ecolabels
On entend souvent parler des labels comme un sésame vers la reconnaissance et donc la visibilité. Les labels
ont pour caractéristique essentielle d’attirer l’attention des consommateurs comme un critère de fiabilité et de
confiance. Certes, dans ce monde bouleversé par le coronavirus quelques entreprises renommées qui portaient
haut certains labels se sont trouvées dans l’obligation de montrer qu’en fait elles ne fabriquaient pas en France
et que la « fabrication française » se trouvait seulement dans l’étiquette. Ils ont montré leur réalité et devront
changer leur manière de faire ou de communiquer. Savoir qu’un produit est fabriqué dans un autre pays,
pourquoi pas mais il faut le dire haut et clair. La transparence, un principe !
Un label est un élément d’identification qui garantit certains aspects d’un produit ou d’un service, et qui se
matérialise généralement par la présence d’un logo.
Si les labels ont autant de succès auprès des entreprises, c’est qu’ils procurent différents avantages. Par
rapport aux concurrents, ils sont source de différenciation. Vis-à-vis des clients, ils apportent des garanties en
matière de qualité ou de provenance par exemple. Ils sont donc un gage de crédibilité et de confiance
valorisant les produits, les services mais aussi les entreprises.
De plus, l’intérêt en termes de promotion est double dès lors que certains organismes de labellisation
communiquent aussi, particulièrement sur internet, sur les détenteurs de leur appellation. En interne aux
organisations par ailleurs, ils favorisent l’amélioration des processus et témoignent d’une volonté
d’engagement qui peut être ressentie par les collaborateurs, et donc accroître leur sentiment d’appartenance.
Enfin, s’ils relèvent d’une démarche volontaire, les labels peuvent, dans certains secteurs d’activité, revêtir
un caractère obligatoire pour les donneurs d’ordre afin d’accéder à certains marchés.
Le terme « écolabel » est réservé aux labels environnementaux qui répondent à la norme ISO 14024, c’est-à-
dire respectant des exigences très précises prenant en compte les impacts environnementaux des produits tout
au long de leur cycle de vie. Les produits sont certifiés par un organisme indépendant, garantissant la
conformité du produit aux critères d’un référentiel, préalablement élaboré en commun par des professionnels,
des associations de consommateurs et de protection de l’environnement et les pouvoirs publics.
Trois écolabels sont disponibles en France : l’ « Écolabel Européen », l’écolabel « Ange bleu » et l’« écolabel
nordique » (ou Nordic Swan).
Les produits couverts
Les produits bénéficiant d'un écolabel se trouvent dans les domaines suivants :
– les produits d’entretien et de nettoyage – l’hygiène et la beauté – les jouets – la papeterie – les textiles et les
chaussures – le multimédia et l’audiovisuel – l’ameublement de la maison – les peintures, colles et vernis – le
tourisme et les loisirs – les produits pour le jardin.
Les labels et logos environnementaux sont détaillés par catégorie de produits par l’Agence de l’environnement
et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)
Le club ProForêts est la seule organisation, à ce jour, à avoir établi un système fiable de certification
forestière et de labellisation des produits bois déjà opérationnel au plan international. Il soutient le label
FSC ( Forest Stewardship Council, ou Conseil de gestion responsable des forêts). Ce label, créé en 1994 par
des ONG environnementales ( WWF , Greenpeace, Amis de la Terre, etc.) et des entreprises du secteur bois
(producteurs, distributeurs), a en effet pour but de certifier les forêts par un processus d’inspection
permettant de vérifier que ces forêts sont bien gérées selon les standards définis par l’ ONG.
Un système de traçabilité, audité de façon indépendante, permet également de remonter du produit fini à sa
forêt d’origine, autorisant le produit final à porter le logo FSC (marque internationale déposée). Des
produits comme les ustensiles de cuisine en bois, les portes et les chambranles peuvent déjà porter le logo.
Le Marine Stewardship Council (MSC, ou Conseil de bonne gestion marine) pour essayer de lutter contre
la « surpêche ». Les scientifiques s’alarment et craignent que la surpêche ne fasse de l’océan un désert. Le
MSC travaille sur le même principe que le FSC : il labellise, en amont, des pêcheries pratiquant une pêche «
durable » et, en aval, des distributeurs , des marques de surgelés et même des restaurants… pour permettre
aux consommateurs de faire un choix préservant la diversité des océans, grâce au logo MSC (un poisson
stylisé).
Le Tracer-Nkok au Gabon, est un système de certification et de traçabilité des grumes dans la zone
économique spéciale (ZES) de Nkok, qui est désormais reconnu par l’Union européenne (UE) comme
organisation de contrôle dans le régime du Règlement sur le bois de l’Union européenne (RBUE).
RSE
Chap5 : Certifications, normes et labels
RSE.
5.2 Labels et Ecolabels
RSE
CHAP 6. Les enjeux de la RSE au Gabon : Cadre normatif et
observations empiriques
6.1 Les lois gabonaises et la RSE
Localement, c’est en 2014 que le législateur est intervenu pour donner un cadre légal et
règlementaire au Développement Durable à travers des lois n° 017/2014 et n° 011/2014.
Aujourd’hui les activités se déroulant en territoire gabonais, sont tenues de se soumettre aux
dispositions contenues dans le Code de l’environnement, le Code du travail, le Code minier, le
Code forestier (Loi n° 16/2001 du 31 décembre 2001, en ses articles 70-71-72), le Code des
impôts et le Code Pétrolier (2019). Les entreprises gabonaises sont de plus en plus
encouragées dans leur responsabilité sociétale, environnementale et économique par des
dispositifs nationaux et internationaux.
Plus généralement à ses débuts, la mise en œuvre de la RSE au Gabon a été essentiellement
du ressort des filiales des multinationales ou de grandes entreprises qui font de l’import-
export vers les marchés européens ou américains.
Les enjeux de la RSE au Gabon :
Cadre normatif et observations empiriques
L'intitulé complet de la loi est: Loi n°002/2014 du 01 août 2014 portant orientation du
développement durable en République Gabonaise. Elle comprend 5 titres et 21 articles :
Etant une loi d'orientation, elle établit le cadre de la politique nationale en matière de
développement durable
Elle les renvoie à des dispositions sectorielles pour les détails spécifiques et au rôle et aux
droits des populations locales et autochtones.
RSE
Les enjeux de la RSE au Gabon :
Cadre normatif et observations empiriques
Cas spécifique des articles 168, 169 et 212 de la Loi n°002/2019 relative
au nouveau Code des Hydrocarbures publié en 2019
Art.168.‐ La responsabilité sociale des entreprises repose sur l’obligation de ces dernières de
contribuer à la satisfaction des enjeux de développement durable, notamment à l’amélioration du
bien‐être des populations locales et à la protection de environnement.
Art.169.‐ Les entreprises exerçant les activités amont, conformément aux dispositions de l’article
168 ci‐dessus, entre autres actions, participent au financement des investissements et au
règlement des engagements financiers adaptés aux objectifs de diversification de l’économie
nationale, notamment au moyen des mécanismes de la PID et de la PIH prévus dans les contrats
d’hydrocarbures.
RSE
Les enjeux de la RSE au Gabon :
Cadre normatif et observations empiriques
Cas spécifique des articles 168, 169, 170 et 212 de la Loi n°002/2019 relative
au nouveau Code des Hydrocarbures publié en 2019
Art.212.‐ Le contracteur contribue annuellement, pendant la durée du contrat
d’hydrocarbures, au financement des fonds de concours, notamment :
Le fonds de soutien aux hydrocarbures ;
Le fonds d’équipement de l’administration des hydrocarbures ;
Le fonds de formation ;
Le fonds de développement des communautés locales ;
Le fonds pour l’atténuation des impacts de l’activité pétrolière sur l’environnement.
Les contributions au fonds de concours rentrent dans les coûts pétroliers, à l’exception toutefois de la
partie variable du fonds de soutien aux hydrocarbures. Les modalités de constitution, d’administration
et de gestion de ces fonds de concours sont fixées par voie réglementaire et dans le contrat
d’hydrocarbures.
RSE
Chapitre 7: La gestion de la communication et
Greenwashing.
7.1 La communication
Plus qu'une question d'actualité, la communication des informations RSE est devenue ainsi un sujet de
négociation à la fois nationale, régionale et internationale afin d’éviter les conflits potentiels, la
réduction de l'asymétrie d'information entre les personnes internes et externes à l'entreprise, et donc le
risque de perte d'information, les entreprises ont été amené ainsi à divulguer des informations.
En effet, la communication sur questions RSE est une arme à double tranchant, dont beaucoup
d'entreprises se méfient et auquel elles préfèrent une absence de communication dans ce domaine.
Dans la mesure où les entreprises qui s'aventurent à communiquer sur leur engagement sociétal
s'exposent d'emblée aux feux des projecteurs, elles ne peuvent plus se permettre d'écarts dans leur
démarche. Car, la communication peut-être aussi considérée à la fois de transversale mais aussi
RSE
d’ambivalente que ce soit intentionnellement ou non, peut produire deux effets différents.
D'une part, la communication RSE peut être positive et constructive car les entreprises, en tant
qu'initiateurs et expéditeurs du message, transmettent aux parties prenantes et au public des
informations sincères, fiables et transparentes, qui sont perçues de la manière dont elles ont été
conçues.
D'un autre côté, les informations RSE peuvent être négatives et destructrices pour les entreprises parce
qu'elles envoient des informations erronées, inexactes ou déformées, ou encore les destinataires du
message comprennent et perçoivent mal les informations RSE. Par conséquent, les entreprises n'ont
pas seulement besoin de s'engager dans le processus d'échange d'informations, mais doivent également
prêter attention à la qualité et aux résultats de la communication RSE .
Certaines entreprises ont une réelle volonté de s’engager dans la RSE et de préserver le bien commun
mais n’arrivent pas à créer les conditions permettant de traduire la communication sociétale en
pratique. Ainsi, pour éviter les communications qualifiées d’incantatoires, l’engagement RSE nécessite
un engagement fort des acteurs internes et externes.
Mais, communiquer sur la RSE reste une opportunité aujourd’hui pour les entreprises, opportunité qui
peut entraîner des dérives . Certaines entreprises souhaitent donner une image d’elles-mêmes plus
éthique qu’en réalité. Dans ce cas, leur communication sur la RSE ne reflète pas réellement leurs
efforts dans ce domaine,
RSE ces derniers n’étant pas à la hauteur de l’image renvoyée dans la
communication.
Chapitre 7: La gestion de la communication et
Greenwashing.
7.2 Greenwashing
Le greenwashing naît de la nécessité pour les entreprises de se forger une certaine image à un moment où le
développement durable prend toute son importance dans l’activité économique. Au-delà des pratiques réelles
des entreprises, la communication joue un rôle prépondérant dans la construction de cette image. Il faut noter
que la connaissance que le consommateur a de la marque est intimement liée à l’image qu’il se fait de celle-ci .
Le greenwashing est un mot anglais qui, littéralement, signifie « blanchiment vert ». Mais on traduit
généralement le terme en français par « écoblanchiment ». Ledit terme a été utilisé pour la première fois dans
le monde académique par David Beers (1991) et le terme aurait été créé en 1986 par un écologiste de New
York, Jay Westerveld, pour dénoncer certains hôtels qui plaçaient des plaque1es vertes dans chaque chambre,
pour favoriser la réutilisation des serviettes1es et ainsi aider à sauvegarder l’environnement. Mais au fil du
temps, ce concept s’est répandu dans tous les secteurs d’activité jusqu'ʹà devenir un système de gestion de
certaines entreprises.
D’après le dictionnaire environnemental, le « greenwashing » traduit en français par verdissement d'ʹimage est
utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des
entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de
véritables actions pour l’environnement. Pour l’ADEME, « le greenwashing est le phénomène qui profite des
aspirations écologiques des consommateurs pour en faire, avec un certain cynisme, un pur levier de marketing,
bien loin d’une politique sincère de développement durable.»
RSE
Par ailleurs, le greenwashing peut amener le consommateur à se faire une idée parfois mauvaise de la
signification du message: si les mots sont trop vagues, trop scientifiques ou s’il y a un manque
d’information . Les consommateurs peuvent également se méprendre quant à l’interprétation des images.
De même, les consommateurs peuvent mal interpréter les signaux de qualité présents dans la communication.
L’entreprise peut employer, dans sa communication, un faux label, c’est-à-dire un label donnant l’impression,
par les images et les mots, d’avoir été attribué par un organisme compétent et indépendant alors qu’il a été
conçu et apposé par la firme elle-même.
RSE
Chapitre 8 : performance Sociale des entreprises ( PSE) et
son dispositif.
8.1 : Performance sociale entreprise (PSE)
Dans une entreprise sociale, la notion de « performance » doit s’entendre dans un sens plus large que
la seule rentabilité financière. Parce que ce type d’entreprise poursuit une mission sociale dont la
réalisation a des impacts collectifs, il convient d’aller au-delà de ce que permettent les seuls
indicateurs livrés par le marché. Cela exige de revisiter non seulement la notion même de production,
mais aussi la manière dont on mesure la valeur de ce qui est produit par l’entreprise.
Dans une entreprise classique, la notion de performance a généralement une connotation financière.
Elle désigne le degré de rentabilité de l’activité et la capacité à rémunérer les fonds investis. À coûts
donnés, la performance de l’entreprise dépend de la valorisation par le marché (ventes) de la
production de l’entreprise.
Dans le cas d’une entreprise sociale, la performance doit être interprétée dans un sens différent, pour
une raison fondamentale que l’on peut relier principalement à la nature particulière de son activité : ce
type d’entreprise poursuit une mission sociale dont la réalisation a des impacts sur l’environnement.
Carroll (1979) définit la performance sociale de l’entreprise comme un concept qui renvoie à un ensemble
de trois dimensions à savoir les principes de RSE adoptés par l’entreprise, les enjeux sociaux auxquels
l’entreprise doit faire face et enfin les modes de réponse et processus de déploiement.
En d’autres termes, il s’agit pour l’entreprise de bien définir sa vision de la RSE, d’identifier explicitement
les enjeux sociétaux auxquels l’entreprise est confrontée et enfin d’élaborer un plan d’action concret pour
répondre aux problématiques
RSE identifiées.
Chapitre 8 : performance Sociale des Entreprises
8.2 : Les dispositifs de mesure de la performance sociale de
l’entreprise
A date d’aujourd’hui, il n’existe toujours pas de consensus clair et défini sur la méthodologie d’évaluation et
d’appréciation de la PSE ainsi que sur les critères servant à son calcul. Notons cependant qu’il y a eu plusieurs
tentatives d’uniformisation de ces critères sans pour autant aboutir à une mesure universelle communément
admise.
Par ailleurs, ce sont souvent les activités de l’entreprise, ses comportements et sa conduite vis-à- vis de la
société qui sont considérés lors de l’évaluation de sa performance sociale. Ainsi, la nature de la relation de
l’entreprise avec ses parties prenantes qu’elles soient directes ou indirectes, présentes ou futures, puissantes ou
muettes, dont la société fait partie détermine le degré d’adhésion aux principes de la RSE et par voie de
conséquence le niveau de sa PSE.
Cependant, plusieurs outils peuvent être utilisés afin de mesurer la performance sociale d’une entreprise, ou du
moins indiquer si elle respecte les principes de la responsabilité sociale tels que édictés dans les différents
référentiels de la RSE, à l’image de la norme ISO 26000.
En effet, pour démontrer leur adéquation et leur respect des principes de la RSE, les entreprises peuvent avoir
recours à des labels ou certifications par ligne de métier ou par enjeu sociétal. Les entreprises peuvent aussi
mettre en place des codes de bonne conduite.
Enfin, il est aussi possible de concevoir des indices unidimensionnels ou multidimensionnels intégrant un,
quelques uns ou tous les aspects sociaux et sociétaux pris en compte par l’entreprise. Nous pouvons citer dans
cette dernière catégorie, les indices de pollution ou encore les indices de réputation, etc.
RSE
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RSE
RSE en Afrique : entre idées reçues et réalité du terrain - https://www.rse-magazine.com/RSE-en-
Afrique-entre-idees-recues-et-realite-du-terrain_a4346.html
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