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Sûreté de fonctionnement et maintenance

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Ecole Nationale d’Electronique et des

Télécommunications de Sfax

Cours DIAGNOSTIQUE ET
MAINTENANCE
2ème année MP – II
AU: 2024/2025

CHAPITRE 1

Surveillance: Approche
sureté de
fonctionnement
1
1. Introduction
L’une des évolutions essentielles dans la conception des
systèmes automatisés, qu'ils soient unitaires (moteurs,
machines industrielles, produits grand public) ou complexes
(systèmes de production, de communication, etc) concerne la
prise en compte, dès les premières phases, des
préoccupations relatives à leur sûreté de fonctionnement.
La sûreté de fonctionnement caractérise les performances
d'un système en ceci qu'elle rend compte de son aptitude à
remplir sa mission. Elle est liée à sa capacité à résister aux
défaillances matérielles, logicielles et humaines, et aux
agressions de son environnement.
2
Domaines d’Application de La Sûreté de Fonctionnement

3
• Les outils nécessaires à la résolution des
problèmes posés seront restreints aux
diagrammes de fiabilité et aux chaînes de
Markov.

4
• L'amélioration de la productivité passe bien
par une meilleure maîtrise de l'outil de
production à travers son automatisation mais
également par une maîtrise de la disponibilité.
• L'automatisation a mis en évidence ce
problème car précédemment l'opérateur
humain réalisait de façon non explicite un
certain nombre de fonctions de maintenance.

5
• A l'automatisation doit donc être associée une
stratégie de maintenance qui permettra d'assurer un
certain niveau de disponibilité.
• Pour maintenir, il faut :
- prévoir le temps de bon fonctionnement moyen
(MTBF),
- détecter et diagnostiquer puis réparer.
• Ces deux approches donnent lieu à deux types de
stratégies de maintenance :
- la maintenance programmée
- la maintenance selon l'état.

6
• La maintenance programmée est la stratégie qui a
longtemps prévalu et qui consiste à partir
d'observations statistiques de déterminer quels
sont les temps moyens de bon fonctionnement. On
fera une introduction à ce type de maintenance
dans la première partie du cours.

7
• Il peut arriver cependant qu'une pièce casse avant
d'atteindre le MTBF, créant ainsi une panne. Pour
contrer ce type de panne, la maintenance selon
l'état s'appuie sur : "la prise en compte de l'état
actuel du système et des équipements associés se
servant de toute technique pouvant aller du
capteur humain à des systèmes assistés par
calculateur, le but étant de prédire la panne et de
réaliser la maintenance seulement après
identification d'une panne potentielle et en accord
avec la production, minimisant ainsi la perte de
disponibilité de l'outil de production. 8
• L'objet de ce cours est de sensibiliser le lecteur au
fait que les outils de détection, diagnostic et
pronostic sont des éléments nécessaires pour
résoudre le problème de disponibilité qui, à son
tour est inclus dans une politique de
maintenance.

9
10
2.Sûreté de Fonctionnement: composantes

Fiabilité Reliability

Maintenabilité Maintenability

Disponibilité Availability

Sécurité Safety

FMDS RAMS
11
2.1. Composantes de la sûreté de
fonctionnement

Si l'entité est non repérable alors la composante maintenabilité n'existe


pas et A(t) = R(t).
Si au contraire l'entité est réparable alors A(t ) R (t )
Entité: Tout élément, composant, sous système, unité fonctionnelle,
12
équipement ou système que l'on peut considérer individuellement.
2.1.1- Fiabilité
Définition
« la fiabilité est la caractéristique d’un dispositif exprimée
par la probabilité que ce dispositif accomplisse une
fonction requise dans des conditions d’utilisation et pour
une période de temps déterminés »

Mesure
« La fiabilité se mesure par la probabilité qu'une entité E
accomplisse une fonction requise dans les conditions
données pendant l'intervalle de temps [0, t] (ou encore
[t1, t2]) »

13
R(t) = P (E soit non défaillante sur [0, t])
R(t1, t2) = P (E soit non défaillante sur [t1, t2])

Aptitude contraire est dénommée ”Indisponibilité” : est la


probabilité de défaillance de l'entité.

R (t ) 1  R(t )

14
Architecture de fiabilité
Méthode: par analogie avec l’électricité, modéliser le système
comme une association de composants connectés en série (tous
indispensables) ou en parallèle (redondances).

R S ( t ) R 1 ( t ).R 2 ( t )

1  R S (t) [1  R 1 (t)].[1  R 2 (t)]

15
2.1.2- Maintenabilité
Définition
« Aptitude d’une entité à être rétablie dans un état dans lequel elle
peut accomplir une fonction requise lorsque la maintenance est
accomplie dans des conditions données avec des procédures et des
moyens prescrits »
Mesure
« La maintenabilité se mesure par la probabilité que la maintenance
d’une entité E accomplie dans des conditions données, avec des
procédures et des moyens prescrits, soit achevée au temps t , sachant
que l’entité est défaillante au temps t = 0 »

M(t) = P (E défaillante à l'instant zéro soit réparée à l'instant t)


= 1-P(E non réparée sur (0, t) sachant que E est défaillant à t = 0)
M(t1, t2) = P (E défaillante à t = t1 soit réparée à t = t2)
16
SdF

Comment assurer la SdF ?

Maintenance

17
Maintenance

NF X60.010

Ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un bien


dans un état ou dans des conditions données de sûreté de
fonctionnement, pour accomplir une fonction requise. Ces activités
sont une combinaison d ’activités techniques, administratives et de
management.

18
Les Stratégies de Maintenance

Stratégie Type de Maintenance

Maintenance d’urgence
Réparer après casse
Maintenance corrective

En fonction du calendrier
Maintenance préventive systématique

En fonction du niveau de Maintenance préventive conditionnelle


dégradation Maintenance préventive prévisionnelle

Reconception Maintenance d’amélioration

Recherche d’aléa Maintenance de ronde

19
Les Stratégies de Maintenance
Maintenance d’urgence
Définition

Travail de maintenance nécessitant une


intervention immédiate
But
Supprimer l’immobilisation, réduire le danger ou le
risque associé à la défaillance

 Caractéristiques

 Non programmée

 Perturbe la charge de travail (pics et vallées)

 Chère
20
 Nécessite une grande réactivité et une logistique en conséquence
Maintenance corrective

Définition

Restaurer le système pour qu’il retrouve un état


opérationnel
But

Permettre l’utilisation du système

 Caractéristiques

Planifiée
Création d’un ordre de travail
Préparation du travail
21
Maintenance de routine

Définition
Interventions régulières courtes sur des équipements
souvent en état de marche (lubrification, inspection,
réglages, …)
But
Réduire les pannes et les temps d’immobilisation
Allonger la durée de vie du système

Caractéristiques
Planifiée et préparée

22
Maintenance préventive systématique
Définition
Interventions d’inspection et de remplacement
programmées sur la base d’un calendrier ou d’une
durée de fonctionnement
But
Réduire les pannes et les temps d’immobilisation
Allonger la durée de vie du système
Caractéristiques
Planifiée et préparée
Déterminée à partir d’une probabilité de défaillance
Echéancier
23
Maintenance préventive conditionnelle

Définition

Interventions d’inspection et de remplacement


subordonnées au franchissement d’un seuil
prédéterminé significatif de l’état de
dégradation du bien

But

Identifier des anomalies (potentielles ou cachées)


pour enrayer un mécanisme de défaillance

Caractéristiques

Planifiée

Basée sur un niveau de dégradation

Seuils prédéterminés
24
Maintenance préventive prévisionnelle

Définition

Interventions d’inspection et de remplacement

subordonnées à l’analyse de l’évolution surveillée de


paramètres significatifs de la dégradation du bien

But

Identifier des anomalies (potentielles ou cachées) pour


enrayer un mécanisme de défaillance

Caractéristiques

Planifiée

Basée sur un niveau de dégradation

Evolution des paramètres


25
3- Disponibilité
Définition
« Aptitude d'une entité à être en état d'accomplir une
fonction requise dans des conditions données et à un instant
donné ou pendant un intervalle de temps donné. »

Mesure
« La disponibilité se mesure par la probabilité qu'une entité E soit en
état d'accomplir une fonction requise dans des conditions données à
l'instant t »

A(t) = P (E non défaillante à l'instant t)


Cette caractéristique est appelée disponibilité instantanée.
La notion contraire est aussi appelée indisponibilité notée U(t)=1-A(t)
26
Temps caractéristiques pour la S.D.F
Les définitions associées :
MTTF = Moyenne des durées avant défaillance
MTBF = Moyenne des durées entre 2 défaillances
MUT = Moyenne des durées de bon fonctionnement
MDT = Moyenne des durées d ’indisponibilité
MTTR = Moyenne des durées de réparation (MTTR < MDT)
S en marche
MTTF MDT MUT

S OK MDT

S OK
MTBF
t=0 t

S en panne

27
Maintenance: Nivaux
Il existe une standardisation sur les niveaux de maintenance utilisables
par exemple lors des contrats.

LRU: Line Replaceable Unit (Unité Remplaçable en Première Ligne)


Un LRU est un élément dont il est possible de détecter sans ambiguïté les
défaillances « sur le système », soit à l ’aide d ’un équipement de test, soit grâce
à la mise en œuvre d ’une procédure, et qui peut être démonté du système et
échangé par un identique (de même numéro de configuration) sans:
i) faire de choix pour son bon montage ou pour ses performances,
ii) avoir besoin de démonter ou d ’enlever les éléments de son voisinage.

SRU: Shop Replaceable Unit, est une unité remplaçable en atelier. Ce sont des éléments d ’une unité
déposée qui peuvent être remplacées par des identiques dans un atelier de maintenance approprié.
28
Maintenance: Nivaux
Définitions simplifiées NF X60.501
- opérations de réglages
1. Premier - remplacement de consommables
niveau - reprises légères (peinture)
Toute action - dépannage par échange standard
Primaire s ’effectuant - contrôle de bon fonctionnement / inspections
sur le matériel 2. Second - opérations mineures d ’entretien (graissage)
niveau - concept de LRU

- interventions hors matériel effectués en


atelier ordinaire
- diagnostic plus fin
Toute action 3. Troisième - réparations au niveau composants
s ’effectuant niveau - réparation mécaniques mineures
Secondaire - programmation d ’éléments informatiques
en dehors - concept SRU
du matériel
- interventions de type spécialisé en atelier
4. Quatrième - réglage d ’instruments de mesure
niveau - vérification d ’étalons
« overhaul » Opérations - retour en usine pour réparations profondes
5. Cinquième
ou grande de grande - opérations de grande maintenance
niveau - remise à neuf 29
maintenance maintenance
Maintenance

Comment choisir la stratégie de maintenance ?

Etudier le comportement du matériel en service

30
Comportement du matériel
Pour mettre en place une politique de maintenance et de gestion de risques, il
importe de connaître le comportement du matériel en service.

Types de défaillances d ’un matériel


Défaillances catalectiques: soudaines et complètes (rupture d ’une pièce mécanique,
court-circuit, …)
Difficile d ’observer la dégradation et donc de mettre en œuvre une politique
de maintenance conditionnelle

Défaillances par dérive: on voit progresser la dégradation (usure mécanique,


augmentation de frottements, augmentation de la valeur d ’une résistance, …).
Elles se prêtent bien à la maintenance prédictive conditionnelle.

3 phases caractérisent la durée de vie d ’un matériel: courbe en baignoire.


31
Comportement du matériel
 Durée de vie d ’un équipement
 La courbe en baignoire: le comportement du taux de
défaillance l(t) d ’un équipement le long de sa vie est
composé de trois parties:
 période de jeunesse: défaillances précoces (déverminage, rodage),
l(t) décroît,
 période de vie utile: défaillances aléatoires, l(t) est presque
constant,
 période de vieillesse ou d ’usure: l(t) est croissant jusqu' à
l ’obsolescence
l(t)

vie utile vieillesse t

jeunesse

courbe en baignoire 32
Exploitation de la courbe en baignoire pour la maintenance

l(t)

vie utile vieillesse t

jeunesse
courbe en baignoire

Phase de jeunesse: pratiquer le déverminage (mettre en fonctionnement le matériel


pendant un certain temps avant de le livrer au client).
Phase de maturité: pratiquer la maintenance préventive, corrective, ...
Phase de vieillesse: pratiquer la maintenance préventive conditionnelle
33
4. Comportement du matériel: relations entre le taux de défaillances
et la fonction de fiabilité
Soit T la variable aléatoire représentant la durée de vie d ’un matériel
et F(t) sa fonction de répartition

F (t ) PrT  t
R(t), la fonction fiabilité est donnée par R (t ) 1  F (t )

Par hypothèse
F (t  dt )  F (t ) dF (t ) dF (t ) dR (t )
 (t )dt    
1  F (t ) 1  F (t ) R(t ) R(t )
F (0) 0
t
t t
dR (t ) 
  ( u ) du


0
 (t )dt  
0
R (t )
 LogR (t ) R (t )  e 0 t


  ( u ) du

d ’où F (t ) 1  e 0 34
4.1. Comportement du matériel: relations fondamentales
t
  ( u ) du
F (t ) 1  e 0

t
  ( u ) du
R (t ) 1  F (t ) e 0

A partir de l ’une des fonctions, on retrouve

t les autres et donc calculer les indicateurs de


dF (t )   ( u ) du
f (t )   (t )e 0 performance de FMDS (RAMS) ; en particulier
dt
si on connaît la loi de probabilité de la variable T
c ’est-à-dire F(t) ou f(t).
f (t )
 (t ) 
R (t )
 
MTBF  E (T )  tf (t )dt  R (t )dt
0 0 35
4.2. Comportement du matériel: quelques lois de probabilité de T

4.2.1. Loi exponentielle (loi à un seul paramètre): une variable aléatoire T suit une
loi exponentielle de paramètre l si sa densité de probabilité f(t) est donnée par

f (t ) e  t
d ’où
F (t ) 1  e  t

R (t ) 1  F (t ) e  t


1
MTBF  R (t )dt 
0
 36
4.2.2. Loi normale (loi à deux paramètres): une variable aléatoire T suit une loi
normale de paramètres Tm et s si sa densité de probabilité f(t) est donnée par

t  Tm 2
1 
2 2
f (t )  e
d ’où  2
 t  Tm 
F (t )   
  

avec
MTBF  tf (t )dt Tm
t t2 0
1 
 (t ) 
2
e 2
dt

 T 
(tables) 37
4.2.3. Loi de Weibull (loi à trois paramètres): une variable aléatoire T suit une loi
de Weibull de paramètres b, g et h si sa densité de probabilité f(t) est donnée par

1 
 t    t   
f (t )    exp    
       
 

Fonction de Taux de défaillances


répartition 
 t    1
F (t ) 1  exp     f (t )   t     1
   (t )     MTBF  E (T )    1     A
     R(t )      

Fonction fiabilité 2
 2   1 
  T   1      1     B
 t      
    
R (t ) exp     x

    
 x   t x  1e  t dt
0
Les paramètres A et B
sont souvent tablés
Fonction eulérienne suivant les valeurs de b
de seconde espèce 38
Loi de Weibull: sigification des paramètres
Paramètre de forme b

- si b < 1, l(t) décroît: phase de jeunesse


Paramètre d ’échelle h
- si b = 1, l(t) = l = 1/h = constant: phase de maturité
- si b > 1, l(t) croît: phase de vieillesse

Paramètre de position g
- g = 0 si les défaillances peuvent débuter à l ’âge 0
- g > 0 si les défaillances ne peuvent se produire avant l ’âge g
- g < 0 si les défaillances ont débuté avant l ’origine des temps

Cette loi est très utilisée en maintenance du fait qu'elle permet de


modéliser les 3 phases de durée de vie d ’un matériel. 39
Comment obtenir la fonction taux de défaillance
(ou l ’une des fonctions F(t), R(t), f(t)) ?

Estimation à partir des observations

40
5. Approximation de la fonction de répartition F(t) à partir des
données observées

 Il s ’agit d ’estimer F (t i ) PrT  t i 


 Approximation à partir des fréquences observées
 Hypothèse d ’un renouvellement à l ’identique
 N dates de défaillances
 Fréquences cumulées:Nsi 50 alors en découpant l ’horizon en
t i  1 ou
intervalles t i classes et en notant ni le nombret de
i 1 ti 
n j
défaillances sur alors F (t i ) 
j i

 Pour N < 50, on ordonne les temps de bon fonctionnement Ti de


i
20 N  50
manière décroissante
F (Ti ) 
N 1
 Rangs moyens: si , la fonction de répartition à la date de Ti est
i  0.3
N  20 F (Ti ) 
N  0.4
Rangs médians: si , la fonction de répartition à la date Ti est 41
5.1. Niveau de confiance de l ’approximation de la fonction de F(t)
ou R(t) par la méthode des rangs médians (voir Tables en annexe)

On détermine les limites a1 et a2 telles que Pr 1  F (t i )   2  0.9


Pr1   2  R (t i )  1   1  0.9
Les tables existent pour les valeurs de a1 et a2 suivant les rangs à 5% et 95%.
PrF (t i )   2  0.95

PrF (t i )   1  0.05

5% 5%

1 F (t i ) 2

Distribution de F(ti) 42
Niveau de confiance de l ’approximation de la fonction de F(t) ou
R(t) par la méthode des rangs médians: exemple

Sous l ’hypothèse de renouvellement après défaillances, le relevé de 12 temps de bon fonctionnement


d ’un dispositif donne: 24, 91.5, 69, 46.5, 17.25, 51, 131.25, 31.05, 17.25, 31.05, 41.2, 6.75 (unité = 100 h)

i  0.3
F (Ti ) 
N  0.4
1  0,3 0, 7
i 1  F (T1 )  
12  0, 4 12, 4

Rang Ti F(Ti) alpha1 alpha2

1 6.75 0.056 0.004 0.220


2 17.25 0.137 0.030 0.339
4 24 0.298 0.123 0.527
5 31.05 0.379 0.181 0.609
7 41.2 0.540 0.315 0.755
8 46.5 0.621 0.381 0.819
9 51 0.702 0.473 0.877
10 69 0.782 0.562 0.928
11 91.5 0.863 0.661 0.969
12 131.25 0.943 0.779 0.996
43
Niveau de confiance de l ’approximation de la fonction de F(t) ou
R(t) par la méthode des rangs médians: exemple

Bande de confiance

44
5.2. Estimation de F(t) ou λ(t) par la méthode de l ’actuariat
Hypothèse: nombre N de dates de défaillances et de censure suffisant (N > 50) .

Découper l ’horizon temporel en intervalles ou classes t i t i 1 

ni = nombre de défaillances sur l ’intervalle t i t i 1 

ci = cumul des temps de fonctionnement sur l ’intervalle t i t i 1 

Si on considère que le taux de défaillance est constant sur


l ’intervalle t i t i 1  alors n
 (t )  i  i
sur t i t i 1 
et ci
t i t
H (t )   (u )du   (u )du   (u )du
0 k 1 ti
i Construire
  k t k  i 1 t  t i  le tableau 45
k 1
Estimation de F(t) ou l(t) par la méthode de l ’actuariat

intervalle nombre de cumul des temps estimation du estimation estimation


défaillances de fonctionnement taux li constant ponctuelle ponctuelle
sur l ’intervalle sur l ’intervalle de H(ti) de F(ti)

ni i

t i t i 1  ni ci
ci
  t
k 1
k k
1  e  H ( ti )

46
Estimation de F(t) ou λ(t) par la méthode de l ’actuariat
Exemple

On considère les temps de défaillances et de censure de 17 éléments identiques (on


choisit délibérément de ne pas respecter la règle N > 50 pour faciliter de calcul)
répartis en classes d ’amplitude 1000 heures.
On dispose des informations suivantes:
- 12 éléments ont fonctionné au moins 2000 heures,
- 5 défaillances ont été enregistrées avant 2000 heures de fonctionnement et le temps
de bon fonctionnement correspondant sont: 200 h, 850 h, 1200 h, 1300 h, 1500 h.

On voudrait déterminer la fiabilité d ’un élément pour un temps t compris entre


1000 h et 2000h par la méthode de l ’actuariat.

47
Estimation de F(t) ou l(t) par la méthode de l ’actuariat
Exemple

intervalle cumul des temps estimation du estimation estimation


nombre de ponctuelle
défaillances de fonctionnement taux li constant ponctuelle
sur l ’intervalle de H(ti) de F(ti)
sur l ’intervalle

ni
t i t i 1  ni i
ci ci   t
k 1
k k 1  e  H ( ti )

0 1000
2 16050 h 1.25 10  4
0.125 0.1175

1000 2000
13000 h 2.31 10  4 0.356 0.2995
3

15 1000 h  200 h  850 h 16050 h 12 1000 h  200 h  300 h  500 h 13000 h 48


Estimation de F(t) ou l(t) par la méthode de l ’actuariat
Exemple

Pour t  1000 2000

H (t ) 0.125  2.31 10  4 t  1000 


 0.106  2.31 10  4 t

et donc

e 
  0.106 2.3110 4 t  e 0.106 e  2.3110 4
 H (t ) t  2.3110 4 t
R(t ) e 1.11e

Exemple: pour t = 1500 h

R (1500) 0.7862
49
5.3. Ajustement graphique de la loi de Weibull
1 
 t    t   
f (t )    exp    
        
 

Il s ’agit de déterminer les 3 paramètres b, g et h de la loi de Weibull par les


données d ’observation.

La détermination des paramètres b, g et h à partir des observations se fait


graphiquement sur le papier de Weibull qui comprend 4 axes:
- axe A: axe des temps sur lequel on reporte les temps ti de bon fonctionnement,

- axe B: porte F(t) sur lequel on reporte les valeurs F(ti) calculées par
approximation
(fréquences cumulées, rangs moyens, rangs médians),
- axe a: correspond à ln(t),
- axe b: correspond à ln(ln(1/(1-F(t)))) et permet de déterminer la valeur de b.
50
Ajustement de la loi de Weibull: papier de Weibull

B F(t)
a

ln(t)

b b 51
Ajustement graphique de la loi de Weibull
Procédure de détermination de b, g et h

1) calculer F(ti) par l ’approximation appropriée (fréquences cumulées, rangs moyens, rangs médians, ..)
en pourcentage,
2) placer les points (ti, F(ti)) sur le papier de Weibull,

2.1) si ces points forment (à peu près) une droite D1 alors


-g=0
- l ’intersection de D1 avec l ’axe A donne h,

- la parallèle D2 à D1 passant par l ’origine (A = 1, a = 0) coupe l ’axe b en b


2.2) si ces points forment une courbe convexe ou concave alors g  0
- translater tous les points (de proche en proche) d ’une même valeur g pour obtenir
la droite D1, ou
- prendre 3 points sur la courbe équidistants sur l ’axe a ( ou sur l ’axe
 vertical
2
t 2  t1 t 3
2t 2  t1  t 3
passant par (A = 1, a = 0) ) d ’abscisses t1, t2 et t3 et calculer g par

et translater tous les points de la valeur précédente de g pour avoir la droite D


521 et
Ajustement graphique de la loi de Weibull
Exemple

ti F(ti) ln(ti)

6.75 5,6 1.9095


17.25 13,7 2.8478
24 29,8 3.1781
31.05 37,9 3.4356
41.2 54 3.7184
46.5 62,1 3.8395
51 70,2 3.9318
69 78,2 4.2341
91.5 86,3 4.5163
131.25 94,3 4.8771
53
Ajustement graphique de la loi de Weibull
Exemple

 0,  50,  1.4 54


 0,  50,  1.4
A partir des tables (ANNEXES):

Pour  1.4  A 0.9114 et B 0.660

MTBF 0,914 50 45.7 h


 =0,66 50=33 h
55
B a

56
5.4. Estimation de l(t) par le nombre de survivants

Hypothèse: nombre d ’éléments assez élevé

• Calcul du taux de défaillance moyen

– N0 : nombre initial de dispositifs ou éléments,

– Ns(t) : nombre de survivants à l ’instant t,

– Ns(t+Dt) : nombre de survivant à l ’instant t+Dt,

– C(Dt) = Ns(t) - Ns(t+Dt) : nombre de défaillances pendant Dt.


C (t )
 (t ) 
• Cas 1: les éléments défaillants sont remplacés N 0 t

C (t )
 (t ) 
• Cas 2: les éléments défaillants ne sont pas remplacés N s (t )t
57
Estimation de l(t) par par le nombre de survivants

• Calcul du taux de défaillance instantané


– s ’applique aux survivants à l ’instant t et caractérise leur probabilité
conditionnelle de défaillance dans l ’intervalle (t, t+dt)

1 dN
 (t ) 
N (t ) dt
– ou dN
 (t )dt 
N (t )

N (t )  N 0 exp  
t
– ou
 
0
 (u ) du

58
Pourquoi déterminer l(t) ou F(t) ?
• Optimisation des interventions systématiques
• Optimisation de la gestion des rechanges par la
connaissance des lois de consommation (qui
coïncident avec les lois de défaillance)
• Gestion d ’équipement par l ’indicateur
disponibilité en connaissant MTTR et MTBF d ’un
équipement
• Constitution de base de données
• Mise en place de la MBF (Maintenance Basée sur la
Fiabilité)
59
6.Amélioration de SdF

• Comment améliorer la fiabilité d ’un système ?


– Améliorer la technologie des composants
– organiser la structure du système pour le rendre plus fiable:
redondances
• 3 grandes catégories de redondances
– redondances actives
– redondances passives ou stand by
– redondances majoritaires
• Redondances actives
Un certain nombre d ’éléments fonctionnant simultanément constituent le système
60
6.1. Redondances actives

 Fiabilité à durée de mission fixée


 Hypothèses: défaillances indépendantes, fiabilité des
composants ou sous-systèmes déterminés pour une
durée de mission donnée, donc le facteur temps
n ’intervient pas.
 Architecture en série: on dit qu' un système est en
série du point de vue de la fiabilité si le système
tombe en panne dès qu ’un élément le composant
….
tombe en panne. C1 C2 Cn

n
Rs  Ri
i 1

Remarque: l ’architecture série n ’améliore pas la fiabilité car la fiabilité du


système est inférieure à la plus petite des fiabilités 61
 Redondances actives
 Fiabilité à durée de mission fixée
 Architecture parallèle: on dit qu' un système est
en parallèle du point de vue de la fiabilité si pour que
le système tombe en panne il faut que tous les
éléments le composant tombent panne.

C1

C2

...

Cn

n
Rs 1  1  R 
i 1
i
62
6.2. Redondances passives

 Un seul élément fonctionne à la fois; les autres sont en


attente.
 Avantage: pas de vieillissement des éléments ne fonctionnant
pas
 Inconvénient: il faut un organe de détection et de
commutation dont la fiabilité doit être
C1 prise en compte

C2

...
DC
Cn

 Le calcul de la fiabilité se fait en tenant compte du temps ;


63
pour cela il faut connaître la fonction taux de défaillance li(t)
 Redondances passives: calcul de la fiabilité du système

 On montre que si tous les composants ont le même taux


de défaillant l constant alors

 n  1 t i 
Rs (t ) exp  DC   t   
 i 0 i! 
Exemple

 2 1  t i 
 
n =2 Rs (t ) exp  DC   t     exp  DC   t 1  .t 
 i 0 i ! 
64
6.3. Redondances majoritaires

 Le signal de sortie est celui de la majorité des


composants
 D = organe de décision, R = fiabilité d ’un composant

 n k k
n!
n k 
k
Rs  R D   C n R 1  R   C  C1
k!n  k !
n
 k c 
n 1 C2
c D
2 ...

Cn
Si D parfait alors RD = 1.
Exemple: n = 3, c = 2, RD = 1
Rs 3R 2  2 R 3

Rs  R  R 0.5
65
 Systèmes réparables: fonction maintenabilité

 Trep = variable aléatoire représentant le temps de

réparation M (t ) PrTrep  t 

 Fonction maintenabilité

 Taux de réparation m(t)

 g(t) = densité de probabilité de Trep

 
 dM 1 dM g (t ) et fonction
 (t )dt Relationentre
 (t ) taux de réparation
 MT TR  tg (t )dt 1  M (t ) dt
1  M (t ) 1  M (t ) dt 1  M (t )
maintenabilité 0 0
t


  ( u ) du
M (t ) 1  e 0 66
 Systèmes réparables: fonction maintenabilité
 Lois les plus utilisées en réparation
 Loi exponentielle de paramètre m

g (t )  e  t
M (t ) 1  e  t
1
MT TR 

 Loi log-normale (2 paramètres m et s)

ln(t )  m 2
1 
2 2
g (t )  e
t 2
 2 
 m 
 

e 2 m   e   1
 2  2 2
MT TR  E (Trep ) e  
,  2
Trep

67
Annexe
Tables de paramètres A et B de la loi de Weibull

b A B

68
Annexe
Tables de paramètres A et B de la loi de Weibull
b A B

69
Annexe
Tables de paramètres A et B de la loi de Weibull

b A B

70
Annexe
Tables de a1 de la méthode des rangs médians en %

71
Annexe
Tables de a1 de la méthode des rangs médians en %

72
Annexe Tables de a1 de la méthode des rangs médians en %

73
Annexe Tables de a2 de la méthode des rangs médians en %

74
Annexe
Tables de a2 de la méthode des rangs médians en %

75
Annexe

Tables de a2 de la
méthode des rangs
médians en %

76
•Applications : Cas N°1 : les défectueux sont
remplacés. Une étude a été menée sur 70 véhicules
pendant une période allant de 80000km à 90000km.
41 défaillances ont été réparées. Déterminer le taux
de défaillance pour cette période.

C (t )
 (t ) 
N 0 t

78
•Applications : Cas N°1 : les défectueux sont
remplacés. Une étude a été menée sur 70 véhicules
pendant une période allant de 80000km à 90000km.
41 défaillances ont été réparées. Déterminer le taux
de défaillance pour cette période.

79
•Cas N°2 : les défectueux ne sont pas remplacés. On
teste un lot de 50 électrovannes soumises en continu
à 8 impulsions par minute. A la 50ème heure, il en
reste 33. A la 60ème heure, il en reste 27. Déterminer
le taux de défaillance sur cette classe, par heure et par
impulsion.

Si les électrovannes étaient remplacées, on obtiendrait :

80
Probabilité d’avoir une panne entre t et dt » = « probabilité de survivre
à l’instant t » x « probabilité conditionnelle de défaillance entre t et
t+dt ». Cette expression est identique à :

Il vient donc l’expression du taux de défaillance en fonction de la loi de


fiabilité et la densité de probabilité :

81
1/ - Organisation de la
maintenance
1/ - Organisation de la
maintenance
1/ - Organisation de la
maintenance
1/ - Organisation de la
maintenance
7) La maintenance d’amélioration :

Cette maintenance a pour objectif de


réduire toutes les interventions de
maintenance et de tendre vers zéro panne.
Ainsi on est conduit à réaliser :

La rénovation des installations et des


équipements existants.

Des modifications concernant le matériel


existant suite plusieurs défaillances de même
nature, après réflexion et étude, afin d’éliminer
le problème. Ce type de maintenance implique
une concertation entre les services
(production, bureau d’étude, maintenance,…).

La mise en conformité des installations et


équipements pour répondre aux nouvelles
normes de sécurité.

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