Royaume du Maroc المملكة المغربية
Ministère de la santé وزارة الصحة
Ecole de Formation dans les المدرسة الخاصة للتدريب في المهن الصحية
Métiers de Santé
الدار البيضاء
Casablanca
Option : aide-soignant
Soins d’hygiène et du confort du
malade en médecine
Mme Chaimae Boulaala
Enseignante vacataire à Ecole de Formation dans les Métiers de Santé
Casablanca
Année universitaire 2024-2025
Plan de cours
Définir les symptômes suivants :
• Dyspnée
• Toux
• Expectoration
• Douleur
• Tachycardie
• HTA
• Hypotension artérielle
Plan de cours
• Œdème
• Insomnie
• Aphasie
• Malvoyance
• malentendant
• Anorexie
• Dyspepsie
Plan de cours
• Nausée
• Diurèse
• dysurie
Plan de cours
-Définire les maladies suivantes :
• Asthme
• Tuberculose
• Bronchopneumopathie
• cancers,
• Typhoïde
• Hépatite
Plan de cours
• Diabète
• Conjonctivites
• Pneumonie
• Pleurésie
• œdème aigue des poumons,
• SIDA
Dyspnée
Dyspnée
Objectifs pédagogiques
Comprendre la dyspnée, ses causes et ses symptômes.
Savoir comment identifier une dyspnée chez un patient.
Connaître les mesures à prendre pour soulager un patient
dyspnéique.
Identifier quand alerter une infirmière ou un médecin.
Dyspnée
1. Introduction à la dyspnée
• La dyspnée est un symptôme clinique caractérisé par la sensation de
difficulté à respirer, souvent décrite comme un essoufflement. Elle peut
varier en intensité, allant d’un léger essoufflement lors d’efforts
physiques à une sensation de manque d’air dans des situations de repos.
Dyspnée
Définition :
La dyspnée est un trouble de la respiration qui affecte la capacité
du patient à respirer normalement. Elle peut être aiguë (survenant
soudainement) ou chronique (persistant ou récurrent sur une
longue période). Elle peut résulter de troubles respiratoires,
cardiaques, ou d’autres pathologies générales
Dyspnée
Types de dyspnée :
Dyspnée inspiratoire : Difficulté à inspirer de l'air, souvent liée à une
obstruction des voies respiratoires supérieures.
Dyspnée expiratoire : Difficulté à expirer l'air, fréquente dans les
maladies obstructives des poumons comme l'asthme.
Dyspnée mixte : Combinaison des deux types précédents, souvent
observée dans des pathologies graves.
Dyspnée
Causes de la dyspnée :
Pathologies respiratoires :
• Asthme : Maladie inflammatoire des voies respiratoires.
• BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) : Maladies pulmonaires
obstructives comme la bronchite chronique et l’emphysème.
• Pneumonie : Infection des poumons.
• Embolie pulmonaire : Obstruction des artères pulmonaires par un caillot sanguin.
• Oedème pulmonaire : Accumulation de liquide dans les poumons, souvent dû à
une insuffisance cardiaque.
Dyspnée
Causes de la dyspnée :
•Pathologies respiratoires :
• Asthme : Maladie inflammatoire des voies
respiratoires.
Dyspnée
• BPCO (bronchopneumopathie chronique
obstructive) : Maladies pulmonaires
obstructives comme la bronchite chronique .
• Pneumonie : Infection des poumons.
Dyspnée
• Embolie pulmonaire : Obstruction
des artères pulmonaires par un caillot
sanguin.
• Oedème pulmonaire : Accumulation
de liquide dans les poumons, souvent
dû à une insuffisance cardiaque.
Dyspnée
Pathologies cardiaques :
•Insuffisance cardiaque : Lorsque le cœur ne peut plus pomper efficacement
le sang, créant une accumulation de liquide dans les poumons.
•Infarctus du myocarde : Crise cardiaque, perturbant l’oxygénation du corps.
Dyspnée
Autres causes :
Anxiété et stress : L'angoisse peut provoquer une hyperventilation et des
sensations de manque d’air.
Obésité morbide : Accroît le travail respiratoire.
Anémie : Manque d'hémoglobine dans le sang, réduisant la capacité à
transporter l'oxygène.
Infections
Dyspnée
Les signes :
Symptômes typiques de la dyspnée :
•Sensation de gêne respiratoire : Le patient décrit une sensation de ne pas pouvoir prendre
une respiration complète.
•Fatigue et épuisement : En raison du travail musculaire supplémentaire impliqué dans la
respiration.
•Respiration accélérée ou difficile : Fréquence respiratoire supérieure à la normale (plus
de 20 à 24 respirations par minute).
Dyspnée
•Cyanose : Coloration bleutée des lèvres, des mains ou des pieds, indiquant une
oxygénation insuffisante du sang.
•Bruits respiratoires anormaux : Sifflements, ou ronflements pendant la respiration.
Dyspnée
Signes d’aggravation à surveiller :
•Tachypnée : Respiration anormalement rapide.
•Hypoxie : Saturation en oxygène inférieure à 90%, signe que l'oxygénation sanguine est
insuffisante.
•Détresse respiratoire sévère : Le patient semble "être à bout de souffle" et éprouve une
détresse évidente.
•Tachycardie : Accélération du rythme cardiaque en réponse au manque d’oxygène
Dyspnée
Outils d’évaluation :
•Fréquence respiratoire : Compter le nombre de respirations par minute.
•Saturation en oxygène (SpO2) : Mesurer la quantité d’oxygène dans le sang avec un
oxymètre de pouls.
•Conscience du patient : Vérifier si le patient est alerte ou confus. La confusion mentale
peut être un signe de mauvaise oxygénation.
•Engagement respiratoire : Observer la présence d’efforts respiratoires anormaux ou
visibles.
Dyspnée
Dyspnée
Le role de l'aide soignant:
1. Positionnement et aide à la respiration :
•Position semi-assise : Installez le patient dans une position semi-assise pour permettre
une meilleure expansion des poumons. Si nécessaire, placez des coussins pour soutenir
son dos.
•Position orthopnée : Si le patient est très dyspnéique, il peut être plus à l’aise en se
penchant en avant, parfois en posant les coudes sur une table ou un coussin. Cette
position permet de faciliter l’ouverture des voies respiratoires.
•Position en décubitus latéral (sur le côté) : Pour certains patients, cette position peut
aider à réduire les symptômes en fonction de la pathologie sous-jacente.
Dyspnée
Dyspnée
2. Contrôle de la respiration :
•Respiration abdominale : Encouragez le patient à respirer profondément par le ventre (en
inspirant lentement par le nez, en gonflant le ventre, puis en expirant par la bouche). Cette
technique aide à ralentir la fréquence respiratoire et à mieux oxygéner les poumons.
•Respiration contrôlée : Si le patient est en panique, vous pouvez l’encourager à compter
lentement en inspirant, puis à expirer lentement en comptant à nouveau (ex : inspirer 4
secondes, expirer 4 secondes). Cela aide à diminuer l’anxiété et à réguler le rythme
respiratoire.
Dyspnée
3. Aération et oxygénation :
•Assurer une bonne ventilation de la pièce : Ouvrir les fenêtres pour permettre une bonne
circulation de l’air et réduire l’anxiété ressentie par le patient en cas de sensation
d’étouffement.
•Oxygénothérapie : Si le patient a une ordonnance d'oxygène, assurez-vous que l’oxygène
est administré à la bonne concentration (généralement entre 2-4L/min en canule nasale ou à
un débit plus élevé avec un masque).
•Masques et canules à oxygène : Vérifiez leur bon fonctionnement et leur ajustement pour
éviter les fuites.
Dyspnée
Dyspnée
Dyspnée
4. Quand alerter l'équipe soignante ?
Signes alarmants :
Détresse respiratoire importante (respiration très rapide).
Cyanose : Signes évidents de mauvaise oxygénation (lèvres et extrémités bleutées).
Perte de conscience ou confusion mentale.
Douleur thoracique (qui pourrait être liée à une pathologie cardiaque).
Saturation en oxygène inférieure à 85-90%.
Tachycardie sévère ou autres signes de dysfonction cardiaque.
Dyspnée
Dyspnée
5. Conclusion :
• La dyspnée est un symptôme complexe qui peut être déclenché par de
nombreuses causes et qui nécessite une approche soignée et attentive. En
tant qu'aide-soignante, il est crucial de savoir repérer les signes de
dyspnée, de mettre en œuvre des techniques de soulagement adaptées, et
de suivre de près l'évolution du patient.
• Une surveillance continue, des interventions adaptées, ainsi qu'une
communication rapide avec l’équipe médicale sont des éléments clés pour
améliorer la qualité de vie du patient et prévenir les complications graves.
TOUX
LA TOUX
Objectifs pédagogiques
Comprendre les mécanismes de la toux et ses causes.
Identifier les différents types de toux et leurs caractéristiques.
Apprendre à évaluer une toux (nature, fréquence, accompagnement).
Connaître les mesures non pharmacologiques pour soulager la toux.
Identifier les situations nécessitant l’intervention médicale d’urgence.
LA TOUX
1. Introduction
La toux est un réflexe protecteur qui permet de dégager les voies
respiratoires des agents irritants (poussières, mucosités, microbes). Bien que
la toux soit généralement un mécanisme de défense naturel, elle peut devenir
un symptôme gênant ou un indicateur de pathologies sous-jacentes.
LA TOUX
Définition :
La toux est un réflexe respiratoire caractérisé par l'expulsion brusque de
l'air des voies respiratoires après une inspiration profonde. Elle est souvent
déclenchée par une irritation des voies respiratoires supérieures ou
inférieures.
LA TOUX
Types de toux:
•Toux sèche : Elle est non productive, c’est-à-dire qu’elle ne produit pas de
mucus ou de sécrétions. Elle est souvent associée à des irritations des voies
respiratoires ou des infections virales (rhumes, grippe, COVID-19).
•Toux grasse (ou productive) : Elle est accompagnée de l'expulsion de
sécrétions (mucus). Elle est typique des infections pulmonaires (bronchites,
pneumonies).
LA TOUX
•Toux nocturne : Une toux qui survient principalement la nuit, souvent liée à
l’asthme, au reflux gastro-œsophagien (RGO) ou à des infections des voies
respiratoires supérieures.
•Toux paroxystique : Toux qui survient sous forme de crises soudaines et
violentes, souvent associée à des pathologies comme la coqueluche ou les
infections respiratoires aiguës.
LA TOUX
Causes de la toux:
Pathologies respiratoires :
Infections virales : Comme le rhume, la grippe, ou la COVID-19, qui
entraînent une irritation des voies respiratoires.
Infections bactériennes : Bronchites, pneumonies, tuberculose, ou
coqueluche.
Asthme : Les crises d’asthme provoquent des toux sèches par irritation
des bronches.
LA TOUX
Causes de la toux:
Pathologies respiratoires :
Allergies respiratoires : La toux peut être un symptôme d’allergies à des
agents comme la poussière ou les poils d'animaux.
BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) : La toux grasse
est fréquente dans cette pathologie.
Reflux gastro-œsophagien (RGO) : Le contenu acide de l'estomac
remontant dans l'œsophage peut irriter la gorge et provoquer une toux,
LA TOUX
Outils d’évaluation :
Questions importantes à poser au patient :
Durée : Depuis combien de temps la toux dure-t-elle ? Est-elle aiguë ou chronique ?
Nature de la toux : Est-elle sèche ou productive ? Si elle est productive, quelle est la
couleur et la consistance des expectorations (mucus) ?
Fréquence : La toux est-elle continue, paroxystique (crises), ou intermittente ?
Facteurs déclenchants : La toux s’aggrave-t-elle dans certaines situations (au coucher,
après un repas, en présence de certaines substances) ?
LA TOUX
Outils d’évaluation :
Questions importantes à poser au patient :
Accompagnements : La toux est-elle accompagnée d'autres symptômes comme de la
fièvre, des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, des sifflements, ou des
expectorations sanglantes ?
Historique médical : Le patient a-t-il des antécédents de maladies respiratoires (asthme),
cardiaques, ou des allergies ?
LA TOUX
Observation clinique :
•Type de toux : Est-elle sèche ou grasse ?
•Présence de difficultés respiratoires : Le patient montre-t-il des signes de dyspnée (difficulté à
respirer) associée à la toux ?
•Expectorations : Examiner la quantité, la couleur et l’odeur des expectorations (mucus). Par
exemple :
• Transparent : Généralement viral.
• Jaune ou verte : Peut être un signe d'infection bactérienne.
• Rouge ou rosé : Signes possibles de sang (hémoptysie), nécessitant une attention médicale
urgente.
LA TOUX
Surveillance :
Fréquence respiratoire : Compter le nombre de respirations par
minute. Une respiration rapide peut indiquer une aggravation de la
situation.
Saturation en oxygène (SpO2) : Mesurer la saturation en oxygène
avec un oxymètre de pouls pour évaluer l’oxygénation du sang.
LA TOUX
Le rôle de l'aide soignant:
1. Hydratation et humidification :
Hydrater le patient : L'hydratation permet de fluidifier les sécrétions et de faciliter
leur élimination. Encouragez le patient à boire de petites gorgées d’eau ou à prendre
des boissons chaudes
Humidifier l’air : Utiliser un humidificateur d'air pour maintenir un environnement
plus humide, ce qui peut aider à calmer une toux sèche ou irritante. Évitez cependant
l'humidité excessive qui pourrait favoriser les infections respiratoires.
LA TOUX
Le rôle de l'aide soignant:
2. Soulagement de la toux grasse :
Technique de désencombrement : Si le patient a des sécrétions, encourager une toux
productive (sans forcer) pour aider à expulser les mucosités. En cas de sécrétions
visqueuses, l'hydratation et l’utilisation de solutions salines peuvent aider.
Percussions thoraciques : Si formée pour cela, vous pouvez effectuer des tapotements
doux sur le dos du patient pour aider à déloger les mucosités (consultation avec
l’infirmière requise pour la technique appropriée).
LA TOUX
Le rôle de l'aide soignant:
4. Positionnement :
Position semi-assise : Si la toux est accompagnée de difficultés respiratoires,
installez le patient en position semi-assise pour faciliter la respiration.
Position inclinée en avant : En cas de toux d’asthme, cette position peut offrir un
meilleur soutien aux muscles respiratoires.
LA TOUX
Le rôle de l'aide soignant:
5. Conseils d’hygiène respiratoire :
Lavage des mains : Rappeler au patient de se laver les mains fréquemment pour éviter
la propagation de toute infection.
Utilisation de mouchoirs : Encourager l'utilisation de mouchoirs pour éviter que le
patient ne tousse directement dans l'air et pour prévenir la contamination.
La toux
Quand alerter l'équipe soignante ?
Signes alarmants :
Toux accompagnée de sang (hémoptysie) : Signale une possible
infection grave, comme une tuberculose ou une embolie pulmonaire.
Toux persistante et aiguë chez un patient ayant des antécédents
cardiaques ou pulmonaires graves (insuffisance cardiaque, asthme
sévère).
Détresse respiratoire associée à la toux (difficulté à respirer, cyanose,
respiration rapide et superficielle).
La toux
Quand alerter l'équipe soignante ?
Signes alarmants :
Douleur thoracique accompagnant la toux, pouvant être un signe
d'infarctus ou d'embolie pulmonaire.
Fièvre élevée : Si elle dure plus de 48 heures et est accompagnée de
toux productive.
LA TOUX
5. Conclusion :
La toux est un symptôme complexe dont l’évaluation et la prise en charge
nécessitent une attention particulière.
L'aide-soignante, en observant les caractéristiques de la toux et en
appliquant des mesures non pharmacologiques adaptées, joue un rôle
crucial dans le soulagement du patient et la gestion de ses symptômes.