Les normes comptables et
internationales
Objectif : définir le périmètre de
consolidation du groupe
Présentée par:
• BENSASSI Salma
• BOUCHAFRA Ilham
• LASRI Amina
• MILOUDI Hafsa
• EDDARAI Ghizlane
Encadré par :
• [Link] Badr eddine
1- Définition approprié du périmètre de consolidation .
2- Appropriation correcte des dispositions de normes IAS27régissant les
PLAN
entreprises sous contrôle exclusif .
3- Reconnaissance juste des notes d'exercice du contrôle .
4- Appropriation correcte des dispositions de la norme IAS31 régissant les
entreprises sous contrôle conjoint ou co-entreprises .
5- Appropriation correcte des dispositions de la norme IAS28 régissant les
:
entreprises sous influence notable .
6- Appropriation correcte des dispositions de la norme IAS/IFRS réagissant
les entreprises exclues du périmètre de consolidation .
0 Définition approprié du périmètre de
consolidation :
1 Les entreprises sous contrôle exclusif
Les entreprises sous contrôle conjoint ou co-entreprises
Les entreprises sous influence notable
Les entreprises exclues du périmètre de consolidation
1- Périmètre de consolidation:
Le périmètre de consolidation regroupe l'ensemble des sociétés qui
doivent faire l'objet d'une consolidation. Il comprend:
L'entreprise consolidante: c'est la société Mère (M) qui
directement ou indirectement, contrôle exclusivement CE ou
conjointement CC ou a une influence notable IN sur d'autres
sociétés (Filiales (F)),
Les sociétés consolidées: les filiales (F) sur lesquelles s'exerce
directement ou indirectement le contrôle exclusif CE ou conjoint CC,
ou l'influence notable IN de la part la société consolidante = la
société Mère M).
2-Une entreprise sous contrôle exclusif:
Une entreprise sous contrôle exclusif désigne une entreprise qui est totalement
contrôlée par une autre entité, généralement une société mère ou un actionnaire
principal. Dans ce cas, l'entité qui détient le contrôle exclusif exerce une influence
décisive sur les décisions stratégiques, opérationnelles, et financières de
l'entreprise sous son contrôle.
Et en distingue entre deux type du contrôle exclusif:
Le contrôle exclusif du droit.
Le contrôle exclusif de fait.
3-Une entreprise sous contrôle conjoint:
Les entreprises sous contrôle conjoint sont des entités où plusieurs parties exercent un
contrôle commun, généralement à travers un accord contractuel. Le contrôle conjoint signifie
que les décisions stratégiques et opérationnelles pertinentes concernant l'entreprise
nécessitent l'unanimité de toutes les parties qui partagent le contrôle. Il s'agit d'une forme de
partenariat souvent observée dans les coentreprises (joint ventures).
4-Définition de l’influence notable en consolidation
L’influence notable est définie comme le pouvoir de participer aux politiques financières et
opérationnelles d’une structure sans en détenir le contrôle. Ce mode de contrôle est présumé
lorsque la « société mère » détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits
de vote d’une de ses filiales. Elle peut être démontrée lorsque la société mère détient moins
de 20 % des droits de vote et qu’elle a le pouvoir de participer aux décisions de politiques
financières et opérationnelles de sa filiale.
5-Les entreprises exclues de périmètre de consolidation:
Si la société mère détient -20% de DV (<20% DV) dans F, cette dernière est donc
n'est pas associé au groupe en matière de travaux de consolidation, on dit que F
est hors périmètre de consolidation. Si M n'a ni un contrôle exclusif , ni un contrôle
conjoint , ni une influence notable sur F, cela veut dire que F est un exclue de
périmètre de consolidation.
0 Appropriation correcte des dispositions de
la norme IAS 27 régissant les entreprises
sous contrôle exclusif
2 Plan :
Définition de la norme IAS 27
Le Pourcentage de contrôle еt d’intérêts
Les différents types de la liaison ou sien du group
Les clauses statutaires ou disposition législatives influant sur
les droits de vote a l’assemblée des actionnaires
Définition de la norme IAS 27 :
La norme IAS 27, intitulée “États financiers individuels”, prescrit la
comptabilisation et les informations à fournir concernant les participations dans
des filiales, des entités contrôlées conjointement et des entreprises associées
lorsqu’une entité prépare des états financiers individuels1.
Cette norme a été modifiée en 2011 pour se concentrer uniquement sur les
états financiers individuels
Introduction :
L'appropriation correcte des dispositions de la norme IAS 27, qui régit les
entreprises sous contrôle exclusif, concerne principalement la manière dont une
société mère doit préparer et présenter ses états financiers consolidés. Cette
norme établit les règles permettant de refléter une image fidèle des
performances financières et de la situation patrimoniale d'un groupe
d'entreprises sous un contrôle commun.
Des mots techniques :
Contrôle exclusif - Critères de consolidation - Mère - Filiale - Groupe - États
financiers consolidés
Le pourcentage de contrôle :
Un contrôle : Le pourcentage de contrôle :
Le pourcentage de contrôle de la
signifiant que la société mère détint
société mère dans une filiale exprime
suffisamment de droits de vote en
le pourcentage de droits de vote dont
assemblée générale d'actionnaires
dispose la société mère à chaque
pour pouvoir y imposer ses
assemblée générale. Ce pourcentage
décisions.
représente le contrôle exercé par une
société mère dans ses filiales et sous
filiales.
NB : Le pourcentage de contrôle est utilisé pour déterminer le type de contrôle et la méthode de
consolidation.
• Le pourcentage d’intérêts
Lе pourcеntagе d’intérêts dе la société mèrе dans unе filialе еxprimе la fraction du
capital dе la filialе qui appartiеnt dirеctеmеnt ou indirеctеmеnt à la société mèrе. Cе
pourcеntagе rеprésеntе l’intérеssеmеnt financiеr dе la société mèrе dans sеs filialеs
еt sous-filialеs.
NB:
Le pourcentage d’intérêt représente la part de participation économique que la société
mère déteint dans ses filiales.
Lorsque’il existe des sous-filiales le pourcentage d’intérêt n’est pas obligatoirement égal
au pourcentage de contrôle.
EXEMPLES:
Application
Calculеr dans lеs cas ci-dеssus lе pourcеntagе d’intérêts еt lе pourcеntagе dе
contrôlе dе la société « M » dans la société « F »
Corrigé :
Pourcеntagе dе contrôlе:
A B C D E F
Directement 10 40 35 15 70 40
Indirectemen 20 0 20 60 20 0 ou 60
t
total 30 40 55 75 90 40 ou 100
Pourcеntagе d’intérêts:
A B C D E F
Directement 10 40 35 15 70 40
Indirecteme 12 12 12 33 11 28.8
nt
total 22 52 47 48 81 68.8
Les différents types de la liaison ou sien du group
• Naturеs dеs liеns еntrе la société mèrе еt sеs filialеs:
Unе participation corrеspond au cumul dеs pourcеntagеs dе droit dе droit dе votе dont disposе
l’еntrеprisе consolidantе dans lеs assеmbléеs dе cеttе еntrеprisе soit :
Dirеctеmеnt
Indirеctеmеnt (l’intеrmédiairе d’еntrеprisе sous contrôlе еxclusif).
• Sеlon lеs groupеs:
• il pеut еxistеr plusiеurs typеs dе participation. Lеs cas lеs plus fréquеnts sont lеs suivants:
Les clauses statutaires ou disposition législatives influant sur les droits de vote
a l’assemblée des actionnaires
Certaines clauses dans les statuts des sociétés ou des dispositions législatives peuvent
modifier les droits de vote :
Actions à droits de vote multiples : Certaines sociétés peuvent émettre des actions
avec des droits de vote différents, ce qui peut influencer la capacité de contrôle.
Restrictions statutaires : Des clauses peuvent limiter le pouvoir de vote des
actionnaires, affectant ainsi la structure du contrôle.
Réglementations légales : Dans certaines juridictions, des lois peuvent imposer des
limites à la détention d'actions ou influencer la gouvernance d'entreprise.
0 Reconnaissances juste des
modes d'exercice du contrôle
3 Le contrôle de droit
Le contrôle de fait
Le contrôle en vertu de clauses contractuelles
Introduction :
En IFRS, la reconnaissance des différents types de contrôle exclusif repose sur
une évaluation précise de la façon dont une entreprise exerce son pouvoir sur
une autre entité. Cela inclut le contrôle de droit, le contrôle de fait, et le contrôle
en vertu des clauses contractuelles. Voici comment les IFRS définissent et
reconnaissent chaque type de contrôle.
Contrôle de droit
Contrôle de droits
Le contrôle de droit est fondé sur des droits de vote ou
d'autres droits détenus par l'investisseur qui lui permettent
de contrôler directement les décisions de l'entité. En général,
ce type de contrôle se manifeste par la détention de plus de
50 % des actions avec droit de vote, ce qui confère à
l'investisseur la majorité dans les décisions d'assemblée
générale. Cette majorité permet de contrôler la direction et
les politiques de l’entité:
Exemple : Si une entreprise détient 55 % des
actions avec droit de vote d’une autre entité, elle a
un contrôle de droit sur celle-ci
Contrôle de fait
Contrôle de fait
Le contrôle de fait, aussi appelé contrôle de facto,
survient lorsqu'une entreprise peut contrôler les décisions
d'une autre entité sans posséder la majorité des droits de
vote. Cela peut se produire dans des situations où
l’entreprise détient une part importante, mais minoritaire,
des droits de vote, souvent combinée avec un manque de
coordination entre les autres actionnaires, qui rend son
influence dominante.
Exemple : Une entreprise possède 40 % des droits de vote
d'une autre société, mais les autres actionnaires sont
nombreux, avec de faibles pourcentages de participation, ce
qui laisse un pouvoir de décision effectif à l'entreprise.
Contrôle en vertu de clauses contractuelles :
Le contrôle en vertu des clauses contractuelles
se produit lorsqu'une entité obtient le pouvoir sur une
autre entité par le biais de clauses contractuelles,
sans posséder de droits de vote majoritaires. Cela
peut inclure des accords comme des contrats de
gestion, des options ou des accords financiers qui
confèrent un pouvoir de décision significatif.
Exemple : Une entreprise signe un contrat de gestion
qui lui donne le pouvoir de déterminer les politiques
financières et opérationnelles de l'entité sans être
propriétaire de la majorité des actions ou des droits
de vote.
Synthèse des différences
Contrôle de droit : Majorité des droits de vote -> Contrôle légal et direct.
Contrôle de fait : Participation minoritaire influente -> Contrôle par
influence dominante.
Contrôle en vertu des clauses contractuelles : Accords contractuels ->
Contrôle par droits spécifiques indépendants des actions.
Importance de la reconnaissance du contrôle
exclusif
La reconnaissance appropriée de ces modes d'exercice du
contrôle est cruciale pour plusieurs raisons :
Évaluation des risques :
Savoir qui contrôle quoi permet d'évaluer
Consolidation des états financiers :
les risques financiers et opérationnels
Les normes comptables internationales dans un contexte international.
(comme les IFRS) exigent que les états
financiers des entités contrôlées soient
consolidés, ce qui a un impact sur la Transparence et information pour les
présentation des actifs, des passifs et des investisseurs :
résultats. Une identification claire du contrôle aide
les investisseurs à comprendre les
relations et les risques associés aux
entités.
Appropriation correcte des
0 dispositions de la norme IAS31
régissant les entreprises sous
4 contrôle conjoint ou co-entreprises:
plan
Définition de l'entité contrôlée conjointement
Les trois formes de co-entreprise
Méthode de consolidation applicable aux entreprises
contrôlée conjointement
1- Définition de l’entité contrôlée
conjointement :
Une entité contrôlée conjointement est une entité distincte, juridiquement
formée, où deux ou plusieurs parties exercent un contrôle conjoint. Les
entreprises créent souvent ce type d'entité pour réaliser des projets spécifiques
ou entrer sur des marchés où elles partagent les risques et les ressources. Le
contrôle conjoint est un aspect clé ici, car il garantit que les décisions importantes
ne peuvent être prises qu'avec l'accord de tous les partenaires, ce qui protège les
intérêts de chaque partie.
objet de la
norme la norme IAS
31, qui concerne les entreprises sous contrôle conjoint, ou
co-entreprises. Cette norme est essentielle pour
comprendre comment comptabiliser les participations dans
des coentreprises et garantir la transparence dans les états
financiers des entreprises impliquées.
1-Les trois formes de coentreprise
Exploitation conjointe
1
La norme IAS 31
distingue trois 2 Actifs contrôlés conjointement
formes de
coentreprise :
3
Entités contrôlées conjointement
Exploitation conjointe
L'exploitation conjointe implique que les partenaires utilisent leurs propres actifs pour mener
une activité en commun, sans créer une entité distincte. Chaque partenaire conserve la
propriété de ses actifs et contribue aux revenus et aux dépenses proportionnellement à son
implication. Par exemple: deux entreprises peuvent décider d'exploiter conjointement un
projet de construction. Chacune utilise ses propres équipements et main-d'œuvre, et
partage les coûts et les bénéfices en fonction d'un accord préétabli.
Actifs contrôlés
conjointement :
Dans ce type de coentreprise, les partenaires détiennent et exploitent ensemble
des actifs spécifiques, souvent physiques, tels que des machines ou des terrains.
Chaque partenaire possède une part proportionnelle des actifs et enregistre dans
ses comptes une partie des revenus et des coûts associés.
Par exemple: deux compagnies pétrolières peuvent partager une plate-forme de
forage, chacune enregistrant une portion de la production et des coûts dans ses
propres états financiers.
Entités contrôlées
conjointement :
Ici, une nouvelle entité juridique est créée et est contrôlée conjointement par les
partenaires. Cette entité est distincte des partenaires, et les décisions
stratégiques nécessitent l'accord de tous les membres.
Un bon exemple est une joint-venture où deux entreprises créent ensemble une
nouvelle société pour développer un produit ou entrer sur un nouveau marché.
Chacune détient une part du capital de cette nouvelle entité et partage les profits
ou les pertes de manière proportionnelle.
2-Méthode de consolidation applicable aux entreprises contrôlées
conjointement :
La norme IAS 31 offre trois méthodes principales pour consolider les coentreprises
dans les états financiers des partenaires :
• 1- L'intégration globale:
• L'intégration globale est la méthode de consolidation la plus complète. Elle est utilisée
lorsque la société mère exerce un contrôle exclusif sur la filiale, quant elle possède plus
de 50 % des droits de vote. Dans ce cas, l'intégration est dite "globale" car tous les
comptes de la filiale sont consolidés à 100 %.
Application 01:
2-La consolidation proportionnelle :
La consolidation proportionnelle consiste à inclure dans les comptes d'un partenaire sa part
proportionnelle des actifs, passifs, revenus et dépenses de la coentreprise.
Par exemple: si une entreprise détient 30 % d'une coentreprise, elle enregistrera 30 % des actifs et
passifs de la coentreprise dans ses propres comptes. Cette méthode reflète de manière transparente la
part de l'entreprise dans les activités de la coentreprise .
Application 02:
0 Appropriation correcte des
dispositions de la norme IAS28
5 régissant les entreprises sous
influence notable
Définition des entreprises sous influence notable
OBJET DE LA NORME IAS28
Elle prescrit le traitement comptable des participations dans
les entreprises associées et les co-entreprise et énonce les
modalités d’application de la méthode de la mise en
équivalence à utiliser pour l’établissement des comptes
consolidés.
Cette Norme est applicable par toutes les entités qui exercent
un contrôle conjoint ou une influence notable.
Contenu de la norme
Influence notable : L’influence notable est reconnue lorsque l’investisseur dispose du pouvoir
de participer régulièrement aux décisions de politiques opérationnelles et financières de
l’entité, sans se trouver dans une position de contrôle, qu’il soit exclusif ou conjoint. Elle est
réputée acquise, sauf preuve contraire, lorsque l’investisseur détient, directement ou
indirectement, plus de 20% des droits de vote émis par l’entité, nonobstant la présence d’un
actionnaire majoritaire ou l’existence d’autres investisseurs détenteurs d’une influence notable.
Entreprises associées : est considérée comme telle lorsque l’investisseur y détient une
influence notable, sans que cela lui confère pour autant la position d'un contrôle ou la situation
de Co entrepreneur .
Les entreprises sous influence notable :
Les entreprises sous influence notable sont des entités sur lesquelles une société exerce une
influence significative, sans en avoir le contrôle total, souvent avec une détention de 20 % à 50 %
des droits de vote.
La méthode de la mise en équivalence permet alors de comptabiliser la part de l’investisseur
dans les bénéfices et les capitaux propres de l'entité.
EX : une grande société de distribution d'énergie pourrait détenir une participation de 30 % dans
une entreprise régionale de services publics. Elle pourrait influencer les décisions concernant les
projets d'expansion ou les investissements en infrastructures, sans toutefois contrôler totalement
les opérations de cette entreprise.
3-La méthode de mise en équivalence :
La mise en équivalence est une méthode de comptabilisation souvent utilisée dans le cas
des entreprises associées et des coentreprises. Avec cette méthode, une entreprise
enregistre une ligne unique dans son bilan représentant la valeur de sa participation dans
l'entreprise associée ou la coentreprise. Les variations de cette valeur sont ensuite
enregistrées dans le compte de résultat de l'entreprise, en fonction de sa part dans les
bénéfices ou les pertes de l'entité.
Par exemple: si une entreprise détient 40 % d'une joint-venture qui réalise un bénéfice de
100 000 DH , elle enregistrera un bénéfice de 40 000 DH dans ses comptes.
Application 1
0 Appropriation correcte des
dispositions de la norme IAS/IFRS
6 régissant les entreprises exclus
du périmètres de consolidation
introduction
L'exclusion des entreprises dans le cadre de la consolidation des états
financiers désigne le processus par lequel certaines entités ne sont pas
intégrées dans les états financiers consolidés pour des raisons
spécifiques.
On distingue :
Les cas d'exclusion obligatoire
Les cas d'exclusion facultative
Les cas qui n'ouvrent pas droit à exclusion
Les cas d'exclusion obligatoire du périmètre de consolidation :
sont définis par les normes comptables IFRS, notamment IFRS 10. Ces cas concernent
des situations spécifiques où une entité ne peut pas être incluse dans les états
financiers consolidés, même si elle est liée à l'entreprise mère. Voici les principaux
cas d'exclusion obligatoire :
Perte de contrôle (IFRS 10)
Lorsqu'une société mère perd le contrôle sur une filiale, cette dernière doit être exclue du périmètre
de consolidation. La perte de contrôle peut survenir, par exemple, lors de la cession d'une part
suffisante du capital ou lorsqu'un accord change les droits décisionnels de la société mère.
Faillite ou liquidation de l'entité
Une entreprise en liquidation ou en faillite perd son statut d'entité opérationnelle. Dans ce cas, elle est
exclue des états financiers consolidés puisqu'elle ne participe plus aux activités économiques du
groupe.
Restrictions sévères sur le contrôle (IFRS 10)
Lorsque des restrictions légales ou réglementaires empêchent l'exercice du contrôle par la société
mère sur une filiale, cette dernière doit être exclue du périmètre de consolidation. Cela se produit
souvent dans des contextes où des lois locales empêchent la société mère de diriger les activités
pertinentes de la filiale.
Entités sous liquidation judiciaire ou sous administration provisoire
Lorsqu'une entité est placée sous liquidation judiciaire ou sous gestion provisoire, et
que la société mère perd toute possibilité d'influencer les décisions stratégiques,
cette entité doit être exclue du périmètre consolidé.
Cas de contrôle temporaire
Si une entité est détenue uniquement à des fins de vente ou de liquidation à court
terme, elle n'est pas consolidée, mais doit être comptabilisée conformément à IFRS 5
("Actifs non courants détenus en vue de la vente").
Les cas d'exclusion facultative concernent des situations où la société mère a le choix d'exclure
certaines entités du périmètre de consolidation, même si elle pourrait, en théorie, les inclure.
Ces cas sont permis sous certaines conditions et doivent respecter les critères définis par les
normes comptables internationales, notamment IFRS 10 et IFRS 12. Voici les principaux cas
d'exclusion facultative :
Filiales de taille négligeable
Les entreprises de très petite taille, souvent appelées "filiales immatérielles", peuvent être
exclues du périmètre de consolidation si leur inclusion n'aurait pas d'impact significatif sur
les états financiers du groupe.
Participation minoritaire sans contrôle opérationnel
Lorsqu'une société mère détient une participation minoritaire dans une entité et n'a ni le
contrôle, ni l'influence notable, elle peut choisir d'exclure cette participation du périmètre de
consolidation. Dans ce cas, cette participation est généralement comptabilisée comme un
actif financier selon les normes IFRS (par exemple, IFRS 9 pour les instruments financiers).
Coentreprises ou entreprises associées non stratégiques
Si une société détient une participation dans une coentreprise ou une entreprise associée,
mais que cette participation n'est pas jugée stratégique ou significative pour le groupe, elle
peut être exclue de la consolidation.
Entités sous restrictions juridiques ou réglementaires mineures
Si une entité est soumise à des restrictions juridiques ou réglementaires qui limitent
légèrement le contrôle de la société mère mais n'empêchent pas totalement ce
contrôle, la société mère peut choisir d'exclure cette entité de la consolidation si elle
considère que cela n'affecte pas matériellement ses états financiers.
Entités destinées à être vendues à court terme (IFRS 5)
Si une entité est détenue exclusivement dans le but d'être vendue à court terme, la
société mère peut choisir de l'exclure de la consolidation et de l'évaluer comme un
"actif détenu en vue de la vente" selon la norme IFRS 5.
Les cas qui n'ouvrent pas droit à exclusion concernent des situations où une société mère
ne peut pas exclure une filiale ou une entité du périmètre de consolidation, même si
certaines circonstances pourraient sembler le justifier. En vertu des normes IFRS, en
particulier IFRS 10 (États financiers consolidés), l'exclusion d'une entité n'est pas permise si
la société mère continue à exercer un contrôle sur celle-ci. Voici les principaux cas où
l'exclusion n'est pas autorisée :
Contrôle indirect ou indirectement exercé
Même si une société mère ne détient pas directement la majorité des droits de vote d'une entité, elle doit
la consolider si elle exerce un contrôle indirect à travers d'autres filiales ou via des accords contractuels.
Cela inclut le contrôle exercé par l'intermédiaire de filiales ou de droits potentiels.
Droits potentiels de contrôle
Lorsque la société mère détient des droits de vote potentiels (options, contrats, etc.) qui lui permettraient
de contrôler une entité, même si ces droits ne sont pas encore exercés, elle doit inclure cette entité dans la
consolidation. Cela s'applique si les droits sont substantiels et permettent de diriger les activités
pertinentes de l'entité.
Participation majoritaire dans les droits de vote
Si la société mère possède la majorité des droits de vote d'une entité, elle ne peut pas exclure cette entité
du périmètre de consolidation, même si des circonstances telles qu’une influence minoritaire sont
invoquées. La détention de la majorité des droits de vote est suffisante pour établir le contrôle selon IFRS
Contrôle par des droits contractuels
Une entité doit être consolidée si la société mère exerce un contrôle contractuel sur cette entité, même en
l'absence d'une participation au capital. Si un contrat accorde à la société mère le pouvoir de diriger les
activités pertinentes de l'entité, elle est considérée comme contrôlée et doit être incluse dans la
consolidation.
Influence significative via des accords d’actionnaires
Si la société mère exerce un contrôle via des accords entre actionnaires, elle doit inclure l'entité dans la
consolidation. Les accords qui confèrent à la société mère une influence significative sur les décisions
stratégiques ou opérationnelles, même sans une majorité d’actions, exigent la consolidation.
THANK YOU