University Master génie des
ghardaia matériau
EXPOSÉ
THEME
Recyclage produits
: Présenté par hospitaliers
Choukara
messaouda
Introduction générale
Les activités de soins permettent de protéger la santé, de guérir des patients et de sauver des
vies. Mais elles génèrent des déchets dont approximativement 20 % représentent un risque
.infectieux, toxique, traumatique ou radioactif
Les risques liés aux déchets médicaux dangereux et les moyens de les gérer sont
relativement
bien connus et décrits dans la littérature. Toutefois, les méthodes de traitement et
d’élimination préconisées exigent des ressources techniques et financières importantes ainsi
. qu’un cadre légal
Or, une mauvaise gestion des risques peut mettre en danger le personnel de soins, les
employés s’occupant des déchets médicaux, les patients et leur famille, ainsi que l’ensemble
de la population. D’autre part, le traitement ou le dépôt inadéquat de ces déchets peut
.représenter un risque de contamination ou de pollution de l’environnement
Définition des déchets .1
Un déchet est un produit de nulle valeur, il est défini comme tout résidu d’un processus de
production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériel, produit abandonné
. ou que son détenteur destine à l’abandon
Définition des déchets hospitaliers .1
Le terme «déchets d’activité de soin» comprend tous les déchets générés dans les
établissements de santé, les centres de recherche et laboratoires liés aux procédures médicales.
En outre, il comprend les mêmes types de déchets provenant de sources mineures et
dispersées, y compris les déchets produits au cours des soins entrepris à la maison (par
. exemple, dialyse à domicile, auto-administration d'insuline, soins de récupération)
Ces déchets sont considérés comme des déchets dangereux et doivent être séparés des autres
déchets. Le transport de ces déchets répond aux exigences imposées aux matières dangereuses
(conditionnement, étiquetage, classement par risque biologique)
Classifications des déchets hospitaliers .2
Il y a plusieurs classifications des DAS dont chacune est basée sur un éliment bien déterminé.
Or, cette classification suivante est basée sur le degré de risque « établie par l’organisation
: » mondiale de santé
Déchets sans risques .1
Comprennent tous les déchets n’ayant pas été infectés comme les ordures de bureaux, les
emballages et les restes alimentaires, Ils sont similaires aux ordures ménagères ou
municipales courantes et peuvent être traités par les services municipaux de nettoyage. Ils
représentent entre 75% et 90% de la quantité totale des déchets produits par les institutions
: sanitaires. Ils peuvent être répartis en trois groupes
Déchets recyclables .1
Ils comprennent le papier, les caisses en carton, les plastiques ou métaux non contaminés, les
. cannettes ou verres recyclables si une industrie de recyclage existe dans le pays
Déchets biodégradables .2
Cette catégorie inclut par exemple, les restes alimentaires, les déchets de jardins pouvant etre
comprimé
Autres déchets non dangereux .3
Les déchets non dangereux regroupent tous les déchets, dont l’innocuité est garantie, en
provenance de l’intégralité des activités économiques et des ménages. Cette catégorie inclut
les déchets municipaux et les déchets industriels banals produits par les entreprises
individuelles, artisans, commerçants, écoles, services publics, hôpitaux et services tertiaires et
qui sont collectés par des organismes privés
Déchets nécessitant une attention spéciale .2
: Ils regroupent
Déchets anatomiques humains .1
Cette catégorie de déchets comprend les parties anatomiques, organes et tissus humains et,
. les poches de sang
Des exemples de tels déchets : déchets de tissus, organes enlevés, parties du corps
.amputés, placentas, etc
Déchets tranchants et piquants .2
Les déchets tranchants et piquants sont ceux qui sont étroitement liés aux activités
médicales
et qui posent un risque potentiel de blessure et d’infection par leur piqûre ou leur caractère
tranchant. Pour cette raison ils sont considérés comme étant une des catégories de déchets les
plus dangereux produits dans les établissements sanitaires et doivent être géré avec le plus
.grand soin
Pour éviter toute contamination et blessure, il faut prendre les précautions nécessaires, il faut
éliminer d’une manière sécuritaire les déchets piquants/tranchants ayant touché du matériel
.biologique
Exemples de déchets piquants et tranchants: tous les types d’aiguilles de verres
cassés, d’ampoules, de lames scalpels, de lancettes, de fioles vides
Déchets pharmaceutiques .3
Le terme « Pharmaceutique » embrasse une multitude d’ingrédients actifs et de type de
préparation, allant des infusions aux métaux lourds contenant des médicaments très
.spécifiques
Dans ce fait, la gestion de ces déchets nécessite l’utilisation d’une approche différenciée.
Cette catégorie de déchets inclus les produits pharmaceutiques périmés ou non utilisables
Déchets pharmaceutiques non dangereux .1
Cette classe comprend des produits pharmaceutiques tels que des infusions de camomille ou
les sirops antitussifs qui ne posent pas de danger lors de leur collecte, stockage intermédiaire
et traitement. Ces déchets ne sont pas considérés comme dangereux et doivent être traités en
. même temps que les déchets municipaux
Déchets pharmaceutiques potentiellement dangereux .2
Cette classe comprend les produits pharmaceutiques qui présentent un danger potentiel
lorsqu’ils sont mal utilisés par des personnes non autorisées. Ils sont considérés comme
.déchets dangereux et leur gestion doit se dérouler dans des unités d’élimination appropriées
Déchets pharmaceutiques dangereux .3
Ils comprennent les éléments contenant des métaux lourds ainsi que les désinfectants
.contenant ces mêmes métaux qui à cause de leur composition requièrent un traitement spécial
Déchets pharmaceutiques cytotoxiques .4
Les déchets pharmaceutiques cytotoxiques sont ceux qui peuvent provenir de l’utilisation,
.de la fabrication et de la préparation de produits pharmaceutiques avec un effet cytotoxique
Ces substances chimiques peuvent être divisées en six groupes principaux: les substances
alkylées, les antimétabolites, les antibiotiques, les plantes alcaloïdes, les hormones et les
autres. Un risque potentiel pour les personnes qui manipulent les produits pharmaceutiques
cytotoxiques provient surtout des propriétés mutagènes, carcinogènes et tératogènes de ces
substances. En conséquence, ces déchets posent un danger et les mesures qui doivent être
prises doivent également inclure les mêmes dispositions que celles requises par la Médecine
.et Sécurité du travail
Déchets sanguins et les fluides corporels .5
Ils comprennent les déchets qui ne sont pas catégorisés comme infectieux mais sont
contaminés par du sang humain ou animal, des sécrétions et des excrétions. Il est légitime de
. penser que ces déchets pourraient être contaminés par des agents pathogènes
Exemples de tels déchets: les pansements et prélèvements, les seringues sans aiguilles, les
. équipements d’infusion sans pointes, les bandages
Déchets infectieux et hautement infectieux .3
Des mesures spéciales liées à la gestion des déchets infectieux, doivent être de rigueur à
chaque fois que ceux-ci sont connus ou- sur la base de l’expérience médicale- supposés être
contaminés par des agents vecteurs de maladies et lorsque cette contamination donne des
.raisons de penser que la maladie pourrait se répandre
Dans cette catégorie, on distingue deux groupes dépendant du degré d’infection qui leur est
. attribuée
Déchets infectieux .1
Cette classe comprend tous les déchets d’activités de soins connus ou cliniquement
démontrés par un professionnel de la médecine humaine ou vétérinaire, comme ayant le
potentiel de transmettre des agents infectieux aux hommes ou aux animaux. Les déchets de
ce type proviennent typiquement des lieux suivants : les salles d’isolation des hôpitaux ; les
salles de dialyse ou les centres de traitement des patients infectés par les virus de l’hépatite
(dialyse jaune) ; les unités de pathologie ; les salles d’opérations ; les cabinets médicaux et les
: laboratoires. Ce type de déchet comprend
Les matériaux et équipements réformés ou déjà utilisés qui sont contaminés par du sang et -
ses dérivés, d’autres fluides corporels ou excrétions de patients ou d’animaux infectés par des
maladies dangereuses et contagieuses, les déchets contaminés de patients connus pour avoir
des maladies sanguines et qui doivent subir des hémodialyses (exemples : les équipements de
dialyse tels que les tubes et les filtres, les draps, linges, tabliers, gants jetables ou, les
.combinaisons de laboratoire contaminées par du sang)
Les carcasses ainsi que la litière et les défécations d’animaux de laboratoire, s’il y a -
.risque de transmission des maladies
Exemples: le sang des patients contaminés par le VIH, l’hépatite virale, la brucellose, les
fèces de malades infectés par la fièvre typhoïde, l’entérite, le choléra. Les sécrétions des voies
… respiratoires des malades infectés par la tuberculose, l’anthrax, la rage, la poliomyélite
Déchets hautement infectieux .2.3.2
: Ils comprennent
Toutes les cultures microbiologiques dans lesquelles un quelconque type multiplication -
d’agents pathogènes s’est produit. Ils sont produits dans des instituts travaillant dans le
domaine de l’hygiène, de la microbiologie et de la virologie ainsi que des laboratoires, des
. cabinets médicaux et établissements similaires
Les déchets de laboratoire (cultures et stocks contenant des agents biologiques viables -
artificiellement cultivés pour augmenter leur nombre de manière significative, y compris les
contenants et les équipements utilisés pour transférer, inoculer et mélanger des cultures
.)d’agents infectieux et les animaux de laboratoire contaminés
Exemples : les cultures d’expectoration des laboratoires de tuberculose, les caillots et
matériels en verrerie contaminés générés dans les laboratoires d’analyses médicales, et les
.cultures micro biologiques à haute concentration produites dans ces même laboratoires
Autres déchets dangereux .4
Cette catégorie de déchets n’appartient pas exclusivement au domaine médical. Elle
comprend les substances chimiques gazeuses, liquides et solides à haute teneur en métaux
. lourds comme les batteries, les conteneurs pressurisés, etc
Les déchets chimiques comprennent les substances chimiques déjà utilisées et produites
pendant les procédures de désinfection ou, les processus de nettoyage. Ils ne sont pas tous
dangereux, mais certains possèdent des propriétés toxiques, corrosives, inflammables,
réactives, explosives, de sensibilité aux chocs, cyto - ou génotoxiques. Ils doivent être traités
. selon les spécifications indiquées pour chaque type de substance chimique
Les déchets à haute teneur en métaux lourds et leurs dérivés sont potentiellement très
toxiques. Ils sont considérés comme un sous-groupe des déchets chimiques et doivent être
. traité comme tels
Les conteneurs pressurisés se composent de conteneurs pleins ou vides ou, de boites
. métalliques d’aérosol, contenant du liquide, gaz ou poudre sous-pression
Exemples de tels déchets: Les thermomètres, jauge de tension artérielle, solutions de fixation
et de développement de clichés des services de radiologie, solvants halogènes ou non
.halogènes, substances chimiques organiques et non organiques
Déchets de soins médicaux radioactifs .5
Ce sont les matières contenant ou contaminée par des radioéléments à des concentrations ou
activités supérieures aux limites d’exemption et pour laquelle aucune utilisation n’est prévue.
Les déchets radioactifs comprennent les liquides, gaz et solides contaminés par des
radionucléides dont les radiations ionisantes ont des effets génotoxiques. Les rayons ionisants
qui concernent la médecine incluent les rayons X et γ ainsi que les particules α- et β -. Une
différence importante entre ces radiations se trouve dans le fait que les rayons X sont émis par
,des tubes à rayons X uniquement lorsque les équipements qui les génèrent sont en marche
.alors que pour les rayons γ, les particules α- et β – émettent des radiations
Les risques associés aux déchets hospitaliers 3
Personnes potentiellement exposées .1
A l’intérieur de l’établissement de santé o
Le corps médical
Les patients
Les travailleurs des services
Les visiteurs
A l’extérieur de l’établissement de santé o
Les travailleurs des installations d’élimination des déchets
Personnes de transporte externe
Population générale
: On peut répartir les risques liée aux DAS dangereux pour l’homme et pour l’environnement
Risques pour l’homme .2
Le risque infectieux ou biologique .3.2.1
Il s’agit de la probabilité de contracter une maladie due à la présence d’un agent biologique
dans le milieu ou sur les instruments de travail. L’évaluation du potentiel infectieux d’un
déchet de soins fait intervenir de nombreux facteurs comme la nature du micro-organisme en
cause, l’état de santé du patient (statut immunitaire, maladie, médicaments...), l’existence ou
non de vaccin ou de traitements efficaces, etc. De plus, plusieurs voies peuvent être
: responsables d’une infection par les DASRI
Voie cutanéo-muqueuse : mise en contact de l’agent pathogène avec une muqueuse suite à -
,une coupure, une piqûre ou une lésion préexistante
,Voie aérienne : inhalation d’aérosols microbiens -
Projection : projection de liquides biologiques infectés sur une muqueuse indemne de toute -
.lésion ou sur une peau lésée
Le risque mécanique .3.2.2
Ce risque correspond à la probabilité de subir une effraction cutanée au contact de « piquants,
coupants, tranchants », fréquemment utilisés lors des soins produits par les diabétiques en
auto-traitement germe pathogène. Le risque mécanique est surtout associé à la notion de
.porte d’entrée » pour les agents pathogènes présents dans les DASRI«
Le risque psycho-émotionnel .3
Il s’agit des risques ressentis par la population et les professionnels de santé qui se traduisent
par la crainte du public, des professionnels de santé ou des agents lors qu’ils reconnaissent des
déchets souillés par du sang, du liquide biologique ou des
.pièces anatomiques (anxiété, dépressions, etc)
,Risque traumatique (risque physique) .4
Reprend toutes les formes de risque d’origines physique susceptibles d’affecter l’intégrité
de l’homme. Dans le secteur de soins de la santé, le risque traumatique correspond dans la
pratique à une atteinte possible de l’intégrité de la peau ou des muqueuses suite à une
coupure ou une piqûre par un matériel souillé par des micro-organismes qui pouvant entraîner
des
.infections cutanées ou des muqueuses
Risques chimiques ou toxicologique : Ils peuvent être liés :Aux médicaments et plus .5
particulièrement aux produits cytologiques utilisés en chimiothérapie. A certains produits de
.décontamination, de désinfection ou de nettoyage
Risques radioactifs .6
Les risques d’irradiations peuvent être liés aux produits radioactifs utilisés, dans la médecine
. nucléaire à visée diagnostique ou thérapeutique
Risque liés à la manutention .7
C’est un risque qui menace les personnes en charge de la manutention lorsque les containers
et le matériel de transport sont trop lourds (dorsalgie ou/et lombalgie « douleurs du dos »)
.ou les chariots peu maniables
Risques pour l’environnement .3
Risques de pollution .1
Les déchets des établissements de soins contaminés, quand ils sont déversés dans le milieu
naturel ou au niveau des décharges publiques entraînent une contamination bactériologique ou
toxique du sol et des nappes phréatiques
Risques environnementaux .2
Les risques environnementaux sont liés à la propagation à l’extérieur de l’hôpital, des
microorganismes pouvant occasionner la contamination de la chaîne alimentaire. En effet, les
animaux domestiques en quête de nourriture au niveau du site d’entreposage peuvent ingérer
des déchets issus des soins de santé, ce qui peut entrainer une propagation potentielle de
. maladies et de contaminants chimiques à travers la chaine alimentaire
Le traitement et l’élimination des déchets liés aux soins peuvent entraîner indirectement
des
risques pour la santé en raison du rejet d’agents pathogènes et de polluants toxiques dans
. l’environnement
S’il n’est pas bien réalisé, l’enfouissement des déchets peut contaminer l’eau de boisson. Les -
déchetteries mal conçues, mal gérées ou mal entretenues représentent un risque pour ceux qui
.y travaillent
L’incinération des déchets a été largement pratiquée mais une incinération imparfaite ou -
l’incinération de matériaux inadaptés à ce mode d’élimination entraîne le rejet de polluants et
de résidus de cendres dans l’atmosphère. L’incinération de matériaux contenant du chlore
peut produire des dioxines et des furanes, cancérogènes pour l’homme et qui ont été associés
à divers effets néfastes sur la santé. L’incinération des
métaux lourds ou de matériaux contenant une grande quantité de métal (en particulier du
plomb, du mercure ou du cadmium) peut entraîner le rejet de métaux toxiques dans
.l’environnement
Seuls les incinérateurs modernes atteignant une température comprise entre 850 °C et
1100 °C
et équipés d’un dispositif d’épuration des gaz d’échappement sont conformes aux normes
. internationales relatives aux émissions de dioxines et de furanes
Gestion des déchets de soins médicaux .4
Généralité .1
Selon la Convention de Bâle, les déchets de soins médicaux produits dans les établissements
sanitaires doivent toujours suivre un itinéraire approprié et bien identifié, de leurs points de
production à leur élimination finale. Cet itinéraire est composé de plusieurs étapes qui
comprennent: la production, le tri, la collecte séparée, le transport, le stockage sur site, le
.transport hors site (optionnel), le traitement et enfin l’élimination
Figure 1 : Synopsis du parcours des déchets de soins médicaux
Production de déchets .2
La production des déchets se passe dans les unités médicales. Elle constitue une des étapes les
plus importantes pour réduire les risques et la quantité de déchets dangereux. La quantité de
déchets générés devrait toujours être minimisée et des précautions doivent être prises pendant
.leur manipulation
Tri des déchets .3
Le tri est l’étape la plus importante. Considérant que seuls 10 à 25% environ des déchets de
soins médicaux sont dangereux, les coûts de traitement et d’élimination pourraient être
grandement réduits si le tri est correctement effectué. La séparation des déchets dangereux
des déchets non dangereux réduit également, de manière considérable, le risque d’infection
des travailleurs qui manipulent les déchets de soins médicaux. Le tri consiste à la séparation
sur la base de leurs propriétés dangereuses des différents types de déchets, les types de
traitement et d’élimination qui leur sont appliqués. Des codes couleurs pour les sacs et
.conteneurs ajoutés à un étiquetage, sont utilisés pour le tri
Système de codes couleur et l’étiquetage
Un système commun d'étiquetage et de codage des emballages est mis au point pour les
déchets biomédicaux et les déchets de soins médicaux. Le triage des déchets dans des sacs ou
des conteneurs portant un code couleur permet l’identification des catégories de déchets
biomédicaux . L'utilisation de symboles et de pictogrammes internationalement reconnus est
d'une importance fondamentale, et joue un rôle essentiel dans la sécurité des opérations de
manutention et d’élimination des déchets. Il est recommandé d'intégrer le code couleur,
les
symboles et les pictogrammes aux instructions de gestion des déchets et de les faire
. connaître, par exemple en les affichant au niveau des points de collecte
Remarque : Système de codage coloré et de marquage suggéré ; chaque pays étant libre
. d'employer un autre code couleur
Tableau 1 : Code couleur pour les déchets de soins médicaux
Type de déchet Couleur de contenant et
marquages
Déchets ménagers et assimilés Noire
Déchets d’activités de soins à risque infectieux Jaune
Déchet à risque chimique et toxique Rouge
Déchet anatomique humain identifiable Vert
Déchet à risque radioactif blanc
4-3-1Conditionnements
En vue de garantir la sécurité des personnes exposées
(personnel soignant et autres) et de prévenir les
Accidents d’Expositions au Sang (AES) de l’ensemble
des intervenants de l’établissement de santé, les DAS
sont conditionnés dans des conteneurs adaptés à la
nature physique du déchet et respectant le code
: couleur, comme indiqué dans les tableaux ci-après
Tableau 2 : Conditionnement selon la nature physique des DAS
Les différents conditionnements des DAS en fonction du type du déchet sont illustrés dans le
: tableau ci-dessous
Tableau 3 : Les différents conditionnements des DAS en fonction du type du déchet
Collecte et transport sur site .4
Pour éviter l’accumulation de déchets, ils doivent être régulièrement collectés et transportés
vers un point de dépôt central à l’intérieur de l’établissement sanitaire, avant d’être traités ou
enlevés. La collecte doit suivre un itinéraire spécifique à l’intérieur de l’établissement
sanitaire, afin de réduire le passage de chariots chargés à travers les salles et contaminer les
lieux. Les chariots doivent être faciles à charger et à décharger ; ne pas posséder des rebords
tranchants qui pourraient endommager les sacs ou conteneur ; et ils doivent être en fer et
.faciles à nettoyer
Stockage sur site .5
Les déchets de soins médicaux sont temporairement stockés avant d’être traités et éliminés
sur le site, ou transportés hors du site. Les déchets de soins médicaux non dangereux doivent
toujours être stockés sur des sites séparés de ceux où les déchets infectieux/dangereux sont
.déposés pour éviter la contamination
: Durée maximale du stockage intermédiaire
Selon les recommandations de l'OMS, les durées d'entreposage proposées entre la production
: et le traitement des déchets biomédicaux ou des déchets de soins médicaux sont les suivantes
Climat tempéré : 72 heures maximum en hiver. 48 heures maximum en été -
Climat chaud : 48 heures maximum en hiver 24 heures maximum en été -
Le transport hors du site .4.6
Le transport hors site est requis lorsque les déchets de soins médicaux ne sont pas traités au
sein de l’établissement sanitaire. Le producteur des déchets est alors responsable du
conditionnement et de l’étiquetage correct des conteneurs à transporter. Ainsi l’étiquetage
correct des conteneurs à transporter est primordial car en cas d’accident, leur contenu pourrait
être rapidement identifié et des mesures appropriées prises. Les véhicules utilisés pour la
collecte de déchets de soins médicaux dangereux/infectieux ne doivent pas être destinés à
d’autres utilisations. Egalement, Ils devront être facile à charger et à décharger, facile à
nettoyer/désinfecter et être hermétiquement couverts pour empêcher un déversement de
. déchets soit à l’intérieur de l’hôpital ou sur le trajet
.Figure 2 : les différents moyens de transport des déchets hospitaliers
Traitement et l’élimination .5
Généralité .1
L’objectif principal du traitement des déchets hospitaliers est de réduire la quantité de germes
pathogènes dans les déchets. Actuellement, beaucoup de techniques de traitement sont
.appliquées dans le monde
Chaque catégorie de déchets nécessite un traitement spécifique. Les producteurs disposent de
plusieurs solutions pour une élimination conforme des déchets d’activités de soins qu’ils
génèrent. Les déchets de soins médicaux dangereux/infectieux peuvent être traités sur site
(c’est à dire à l’intérieur même de l’établissement sanitaire) ou hors-site (c’est à dire dans un
.autre établissement sanitaire ou une unité industrielle spécialisée)
La première étape est le prétraitement (recyclage, encapsulation et désinfection), puis un
traitement final (incinération et enfouissement) . Des informations détaillées sur les avantages
... et inconvénients de chaque technologie de traitement/élimination sont données en annexe 5
Figure 3 : Filières d’élimination des DAS
Pré-traitement .5.2
Le prétraitement est toute opération physique, chimique (figure 4), thermique (figure 5) , ou
biologique conduisant un changement dans la nature ou la composition des déchets ; en vue
de réduire dans des conditions contrôlées le potentiel polluant ou la quantité de déchets, ou
d'en extraire la partie recyclable
Figure 4: Sterigerms Figure 5: Stériflash
Le recyclage .5.3
.Il constitue sans aucun doute l’alternative la plus intéressante en prétraitements
Les établissements de soins doivent correctement trier les déchets afin de diminuer la part des
déchets non recyclables (qui finiront dans un centre de stockage ou un incinérateur)
Figure 06 : Exemple d’opération de recyclage
L’encapsulation(ou solidification) .5.4
Procédé qui peut être envisagé pour les piquants et les tranchants, il consiste à neutraliser les
déchets piquants ou coupants ainsi que les déchets perforants, les résidus chimiques ou
pharmaceutiques, ou les cendres de l’incinérateur
Les objets dangereux sont placés dans des conteneurs. Les récipients peuvent être en carton,
en plastique ou en métal.. Lorsque les conteneurs sont presque pleins, un matériau connu pour
immobiliser les objets PCT est ajouté. Les matériaux les plus couramment utilisés sont le
ciment, les mousses plastiques, le sable bitumineux, les résines et l'argile. Une fois que le
matériau d'immobilisation est sec ou durcit, le récipient doit être correctement scellé et
.éliminé dans les sites d'enfouissement
Le principal avantage d’un tel procède est de réduire très efficacement le risque d’accès
.des récupérateurs aux déchets dangereux
Figure 7 :Schéma de l'encapsulation du ciment dans une fosse spéciale
Broyage et désinfection .5.5
C’est un procédé de prétraitement par désinfection (Banalisation) qui vise à modifier
l’apparence des déchets, et à réduire la contamination microbiologique. Par contre, les déchets
broyés peuvent par la suite être mis en décharge avec les ordures ménagères
Photo 1 : DASRI avant et après la banalisation
: La désinfection se fait par deux méthodes
Désinfection physique .5.5.1
Le procédé de désinfection des déchets par voie thermique et humide, fonctionne selon un
: principe analogue à celui de l’autoclave et la micro ondes
L’autoclavage .1
est un processus thermique à température peu élevée conçu pour mettre la vapeur saturée sous
pression directement en contact avec les déchets dans un conteneur fermé. à une pression de
quelque bars pendant une heure pour les désinfecter (60 minutes à 121° C).Les déchets sortis
de l’autoclave sont des matériaux non dangereux qui peuvent, normalement être mis en
.décharge avec les déchets municipaux dans les sites de dépôts d’ordure
Irradiation par les micro-ondes .2
L’inactivation microbienne se produit en raison de l'effet thermique du spectre de
rayonnement électromagnétique entre les fréquences 300 et 300 000 MHz. Le chauffage
. aux micro-ondes se produit à l'intérieur des déchets en présence de vapeur
Les déchets sont alimentés en micro-ondes pendant (45 à 60 minutes ) dans une
chambre de
traitement préchauffé puis maintenus à une température minimale de 93 à 95 ° C pour assurer
une bonne désinfection. Ce procède traité les déchets à chaude selon un cycle de
. fonctionnement contenu
Figure 8 :Procédé de désinfection par micro ondes
Désinfection chimique .5.5.2
La désinfection chimique est adaptée pour le traitement de déchets liquides tels que le sang,
. les urines, les excréments ou les canalisations d’hôpitaux (eaux usées)
Les désinfectants chimiques utilisés pour la désinfection des DAS sont principalement des
composés chlorés, des aldéhydes (formaldéhyde et glutaraldéhyde), des gaz d'ozone, des sels
d'ammonium et des composés phénoliques . Ils constituent une alternative pour l'hypochlorite
de sodium, puisqu'il a été démontré que le chlore est un précurseur de la formation de
dioxines en combustion
La désinfection des déchets solides est effective si seuls les déchets sont Déchiquetés
Elimination des déchets hospitaliers .6
Les établissements éliminent leurs déchets ménagers en les évacuants vers les décharges
surveillées pou subir le reste de leur élimination, soit par incinération ou enfouissement dans
les décharges
L’incinération .7
C’est le type d’élimination le plus connu et le plus utilisé alors qu’une incinération contrôlée à
haute température est l’une des seules technologies capables de traiter correctement la
majorité des types de déchets hospitaliers, qui consiste en une combustion des déchets suivie
d’un traitement des fumées, et elle possède l’avantage de réduire significativement le volume
.et le poids des déchets traités
: L’incinérateur doit comporter deux modules obligatoires
,Combustion/incinération : constituée de deux fours o
Le premier : où sont incinérés les déchets, il peut être à grille, tournant ou à lits
.fluidisés. La température doit atteindre au minimum 850 degrés
Le deuxième : pour la postcombustion des fumées. Le temps de contact fumées –
chaleur doit être de deux secondes (supérieure à 800 degrés pour les DASRI, 1100 à
.1200 degrés pour les DRCT admis à l’incinération)
.Traitement des fumées : par des filtres, des laveurs et des réacteurs o
.Un troisième module facultatif : un Générateur de vapeur et d’électricité o
La gestion des DAS : Elle inclut deux stratégies de traitement en fonctions des .1
: moyens disponibles au niveau de l’établissement de santé
In situ (en intra hospitalier) :Il s'agit d'une installation d'incinération réservée à .1
.l'usage d'un établissement de santé et implantée dans son enceinte
Situ (en extra hospitalier) « centralisée » : Il s'agit d'une unité extérieure et indépendante.2
des établissements de soins. Cette unité est installée, gérée et exploitée par un organisme
indépendant (société privée...) .Le transporteur de déchets spéciaux doit être titulaire d’un
.agrément délivré conjointement par les ministères chargés de l’environnement et du transport
Photo 2 : Incinérateur
Enfouissement-5-8
Il se pratique dans une décharge contrôlée et consiste à recouvrir périodiquement les déchets
par une couche de terre pour limiter la prolifération des insectes et rongeurs, ainsi que les
: mauvaises odeurs . Cependant, cette méthode peut générer quelques inconvénients, comme
Les lixiviats : Ce sont les liquides qui s'écoulent de la décharge. Ils présentent un risque )a
de
pollution des sols et de l’eau. Néanmoins, l’étanchéité du terrain accueillant les déchets et
. l’efficacité des structures destinées à empêcher leur diffusion, limitent les lixiviats
Le biogaz : Il est produit par la décomposition anaérobique des déchets biodégradables. )b
Après quelques années d'enfouissement, la production annuelle est de 10 à 20 m3 de biogaz
par tonne enfouie .Ce gaz est composé essentiellement de méthane, mais aussi de dioxyde de
carbone, d’hydrogène sulfureux et de mercaptans. Il existe des risques d'incendies ou
. d’explosion. Ce méthane est aussi impliqué dans le réchauffement climatique
Les odeurs : ces odeurs émises par les décharges peuvent constituer une nuisance pour les )c
.riverains
La mise en décharge-5-9
C'est le rejet des déchets par dépôt ou enfouissement dans des cavités artificielles ou
naturelles du sol sans intention de reprise ultérieure. Trois catégories de décharges
(classe I, II, III) sont à distinguer selon les caractéristiques du site et l'étanchéité du sol
. (Tableau 02)
Tableau 4 : Différentes catégories de décharges
Enfin, il existe différentes méthodes de traitement et d’élimination de DAS, mais il n'existe
.pas de méthode qui élimine complètement tous les risques pour le public ou l’environnement
Conclusion générale
Les déchets hospitaliers doivent faire l'objet d'une gestion spécifique et rationnelle
visant à éviter toute atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement. D’où la nécessité de
faire une étude préalable sur les déchets qui sont produits au niveau des hôpitaux ou qui sont
susceptibles de l'être, pour déterminer leur quantité et leur typologie et programmer ainsi le
matériel et les équipements de conditionnement, de stockage, de transport et de traitement,
ainsi que le personnel nécessaire pour cette gestion compte tenu entre autres, de la capacité
.litière occupée de l'hôpital, et du nombre de ses unités
.
ANNEXE 2 : Exemple d’une fiche informative sur les modalités de tri des déchets médicaux
en fonction de leur dangerosité
ANNEXE 3 : Incinérateur
ANNEXE Symboles de danger
internationaux
ANNEXE 5: Avantages et inconvénients de traitement/élimination des déchets hospitaliers
Tableau 5 : Avantages et inconvénients de l’incinération
Tableau 6 : Avantages et inconvénients de la désinfection chimique
Tableau 7 : Avantages et inconvénients de l’élimination par enfouissement
Résumé
Les établissements de santé génèrent différents types de déchets dangereux qui posent un
risque pour les patients, le personnel de santé, les manipulateurs de déchets et la communauté
. dans son ensemble, si leur élimination n'est pas exhaustive et scientifiquement gérée
Les abréviations
ADR : Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par
route
C° : Celsius
DAOM : Déchets d’activités aux ordures ménagères
DAS : Déchets d’activités de soins
DASRI : Déchets d’activités de soins à risques infectieux
DH : Déchet hospitalier
DRCT : Déchets à risques chimiques où toxiques
EPH : Établissement public hospitalier
GRV : Grands Récipients pour Vrac
MEER : Agence nationale des déchets
MHZ : Mégahertz
MSPRH : Direction générale de la
prévention et de la promotion de la
santé
OMS : Organisation mondial de la
santé
PCT : Piquants coupants tranchants