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Formation Didactique pour Enseignants

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FORMATION AU PROFIT DES ENSEIGNANTS RECRUTÉS « SUR

MESURES NOUVELLES »

Thème : « La séquence didactique en


français : principes et stratégies de mise
en œuvre »

Ziniare, du 21 au 22 octobre 2021


Animateur :
Vincent de Paul SAWADOGO, inspecteur de l’enseignement secondaire en service à la DPEPS/Sanmatenga
INTRODUCTION
 L’enseignement/apprentissage du français a connu des réformes
d’ordre didactique:
Dans les années 90 en France
Dans les années 2000 au Burkina
 Objectifs visés:
donner plus de cohérence et d’efficience à l’enseignement de la
discipline en brisant le cloisonnement entre les différentes activités qui
la composent.
favoriser l’interaction entre les différents apprentissages.
INTRODUCTION
 Ces réformes ont induit une réadaptation des pratiques de la classe:
l’enseignement séquentiel est né dans ce contexte.
 Le choix du thème de la présente animation pédagogique est très
pertinent:
il nous permettra de découvrir ou de revisiter la notion de séquence
didactique;
Il nous aidera à comprendre la logique qui préside à son élaboration.
Il nous donnera l’occasion d’échanger sur les démarches méthodologiques
relatives à certaines activités de la classe de français.
INTRODUCTION
 Plan de l’exposé
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?
I.1. Le concept de décloisonnement
I.2. la notion de séquence didactique et les principes y relatifs

II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?


II.1. Quelques considérations à prendre en compte
II.2. L’organisation de la séquence
INTRODUCTION
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
III.1. Le rôle et l’intérêt de la fiche pédagogique
III.2. Les principales étapes de la fiche pédagogique
III.3. La démarche méthodologique pour l’enseignement/apprentissage des activités de langue

IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE ACTIVITE


D’EXPLICATION DE TEXTE ?
IV.1. Les terminologies relatives à l’activité
IV. 2. La démarche méthodologique pour une explication linéaire
IV. 3. La démarche méthodologique pour une lecture méthodique

CONCLUSION
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?
I.1. Le concept de décloisonnement
Le décloisonnement est une approche didactique qui consiste à rassembler
et organiser les activités de la classe de français (grammaire, étude de texte,
vocabulaire, conjugaison, expression écrite et orale, …) autour d’un objectif
terminal appelé objectif fédérateur. Le concept de décloisonnement
s’oppose à celui de cloisonnement.
 Les caractéristiques du cloisonnement
Les signes extérieurs :
la subdivision du cahier de textes en rubriques (langue, orthographe, expression)
l’organisation de la semaine en un horaire fixe et contraignant,
le parallélisme des manuels.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

Les signes intérieurs :


La discipline est subdivisée en sous-disciplines dont certaines sont
privilégiées (grammaire, orthographe, expression écrite, étude de textes),
d’autres par contre sont irrégulièrement enseignées, voire ignorées
(expression orale, vocabulaire…).
 Les limites du cloisonnement
Le parallélisme des apprentissages: chaque sous-discipline ignore l’autre.
L’absence d’objectif terminal: l’apprenant ignore où l’enseignant le conduit.
Le manque d’équilibre dans les évaluations: des sous-disciplines non
évaluées; d’autres sous-évaluées, d’autres par contre surévaluées.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

 Les avantages du décloisonnement


Une discipline rassemblée : les diverses activités de la classe de français cessent
de s’affirmer comme des sous-disciplines isolées, en se mettant au service d’un
même projet (objectif fédérateur).
Un enseignement porteur de sens : puisque l’élève comprend désormais ce qu’on
lui demande et pourquoi on le lui demande, l’efficacité des apprentissages ne
peut que croître.
Un cadre de mise en œuvre de la pédagogie de projet : Le professeur, tout en
restant « l’organisateur » des apprentissages s’efforce d’associer le plus
étroitement possible les élèves en les informant et en les persuadant de l’intérêt
des activités proposées, en adaptant les objectifs retenus à la réalité de sa classe
et en leur précisant ce sur quoi ils seront évalués à la fin de la séquence.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

I.2. La notion de séquence didactique et les principes y relatifs


 La notion de séquence didactique
L’instrument de mise en œuvre du décloisonnement est la séquence
didactique. La séquence didactique est un ensemble de séances
regroupées, permettant à l’élève d’atteindre un objectif donné. Elle se
construit autour d’un projet d’écriture élaboré par l’enseignant de
concert avec les apprenants et présenté sous la forme d’un objectif
fédérateur. De là, toutes les ressources indispensables pour la
réalisation de cet objectif sont répertoriées et leur acquisition fait l’objet
de séances d’apprentissages visant l’atteinte d’objectifs spécifiques.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

 Quelques principes relatifs à la séquence didactique:


la durée d’une séquence didactique est variable: tenir compte du niveau
des élèves, de leurs acquis initiaux et des compétences visées. Cependant,
on estime qu’au-delà d’une quinzaine de séances, l’intérêt des élèves risque
de s’émousser.
la durée de la séance varie elle aussi: il est possible de regrouper deux
séances en une heure ; par contre, certaines séances complexes peuvent
nécessiter deux heures consécutives.
la séquence s’ouvre à l’aide d’un élément déclencheur: un texte littéraire
ou non, un enregistrement sonore, une séquence filmique, une copie d’élève,
un tableau…susceptible de faire réagir les élèves et de les motiver.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?
Les contenus des séquences didactiques sont variables : Il n’est pas
nécessaire d’aborder systématiquement dans chaque séquence toutes les
sous-disciplines ni de leur consacrer un nombre égal de séances. On
peut, par exemple, ne pas envisager les problèmes orthographiques et
lexicaux pendant une séquence consacrée essentiellement à l’étude d’une
œuvre littéraire et leur consacrer ensuite l’essentiel d’une autre séquence.
Il n’existe donc pas de séquence-type et des adaptations sont
constamment nécessaires en fonction de l’objectif retenu et des réactions
des élèves.
Deux types d’objectifs apparaissent dans le déroulement d’une
séquence didactique :
 des objectifs intermédiaires (spécifiques) renvoyant à chaque séance ;
 un objectif final dont l’atteinte est vérifiée en fin de séquence.
I. QU’EST-CE QU’UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?
La séquence didactique appelle trois types d’évaluation :
une évaluation initiale en début de séquence;
des évaluations intermédiaires : elles interviennent au cours des séances et
permettent de mesurer l’acquisition des notions enseignées. Ces évaluations
sont formatives et peuvent aboutir à des notes qui n’ont pas le même statut que
celle fournie par l’évaluation finale;
une évaluation finale : elle place l’élève dans une situation qui l’amène à
mobiliser les acquis des séances qui ont constitué la séquence. C’est une
évaluation à la fois sommative et critériée.
II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?
II.1. trois notions à distinguer:
La séquence didactique est un itinéraire d’apprentissage dont l’élaboration demande la prise en compte de
trois notions : le programme, la progression et la programmation.
 Le programme
Il est organisé autour des grandes composantes de l’enseignement du français (lecture, écriture, oral,
outils de la langue). Il ne se préoccupe pas de l’ordre selon lequel ces activités sont menées dans la classe.
Il est défini par une instance institutionnelle (commission des programmes)
 La progression
Elaborée par les professeurs en fonction de leur projet, elle établit un ordre dans les apprentissages. Elle
s’efforce de déterminer un enchaînement précis des séquences, de façon à éviter l’empilement et la
juxtaposition des notions.
 La programmation
Elle se préoccupe de la distribution chronologique des séquences retenues dans le cadre de la progression
et prend en compte le calendrier scolaire
II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

II.2. Quelques considérations à prendre en compte


Pour élaborer une séquence didactique, il faut :
prendre en compte la spécificité de la classe (niveau réel, pré-acquis,
…) ;
déterminer l’objet de la séquence (objectif fédérateur) ;
identifier les savoirs et savoir-faire qui vont être abordés ;
déterminer les activités, leur durée et les objectifs de chaque séance ;
 prévoir les composantes à évaluer.
II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

II.3. L’organisation de la séquence


Il s’agit d’organiser les éléments identifiés en un tout cohérent sous
forme de tableau à plusieurs colonnes comportant les rubriques
suivantes :
Les séances et leur durée,
Les activités,
Le titre de la leçon,
L’objectif général,
Les objectifs spécifiques
Les aspects à évaluer.
II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

Exemple de séquence didactique : Produire une argumentation simple en classe de


4è.

Séances et durée Activités Titre la leçon Objectif général Objectifs spécifiques Aspects à évaluer

1 Expression Le mariage forcé Prendre position -Exprimer un point de vue - L’expression d’un
point de vue
orale par rapport à un -Trouver des arguments
55mn
problème donné pour se défendre - Emploi des arguments
pour se défendre
2 Lecture Texte support : La Comprendre le Dégager l’idée générale du L’idée générale
texte
expliquée nature et l’homme texte -La synthèse rédigée
55mn
-Rédiger une synthèse
globale du texte
3 … … … … …

55mn
II. COMMENT ELABORER UNE SEQUENCE DIDACTIQUE ?

ATELIER 1:
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?

III.1. Le rôle et l’intérêt de la fiche pédagogique


La fiche pédagogique est un document obligatoire que le professeur est tenu d'élaborer
chaque fois qu'il se propose de dispenser un enseignement. De sa qualité dépend en
bonne partie la réussite du cours. Elle permet à l’enseignant de :
conduire sereinement les apprenants vers les objectifs qu’il s'est assignés au départ ;
 atténuer la part d’improvisations malheureuses, « les passages à vide », etc. ;
anticiper les difficultés qui surviennent souvent en cours de réalisation des activités
pédagogiques ;
favoriser une plus grande disponibilité pour l'écoute et l'observation des apprenants;
 maintenir l’intérêt et la motivation des élèves;
 se constituer un fonds d’archives réutilisables au fil des années...
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
III.2. Les principales étapes d’une fiche pédagogique
 L’en-tête
L’en-tête de la fiche pédagogique regroupe un ensemble de mentions essentiellement
d’identification, à la fois de l’enseignant et de la leçon. Ces mentions dont la
structuration peut obéir à une logique différente d’un enseignant à un autre sont assez
souvent les suivantes :
 L’établissement ;
 La date ;
 Les nom et prénoms de l’enseignant ;
 La classe, son effectif, sa répartition en genre ;
 L’activité ;
 La leçon, son titre, sa durée ;
 Les objectifs ;
 Les moyens didactiques utilisés.
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?

 Le déroulement de la leçon
La partie déroulement de la leçon ou corps de la fiche pédagogique
présente dans le détail l’articulation du cours à travers :
Les grandes étapes de la leçon, affectée chacune de son temps d’exécution :
ces étapes sont généralement prescrites ou indiquées par la méthodologie
d’enseignement-apprentissage de l’activité concernée. Ce sont elles qui
suggèrent la logique de la compartimentation du tableau noir ;
La trame des questions et consignes à formuler par le professeur : les
questions et consignes font office de stimulus et leurs qualités d’intelligibilité
et de pertinence doivent permettre la participation des apprenants ;
Les réponses attendues ou leur orientation approximative ;
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
Les balises : elles sont des aide- mémoire discrètes qui se matérialisent sur la fiche
pédagogique par différents moyens : puces, signes de ponctuation, flèches, espaces
blancs, encre de couleur, changement de typographie…Les balises participent des
astuces de gestion de la situation de communication et expriment le désir de
l’enseignant de réussir au mieux son rôle de manager du groupe classe. Elles
rappellent par exemple :
• L’articulation de certaines étapes du cours (phase observation-manip-classement) ;
• Les questions complexes autour desquelles des reformulations peut être utiles ;
• par rapport à quelle règle ou à quel mot généralement difficile à retenir je peux faire usage
de procédés mnémotechniques pour aider les élèves à mémoriser, etc.
Le bilan de la leçon: il s’agit d’une auto-évaluation de l’activité.
• Qu’est-ce qui a bien marché et qu’est-ce qui n’a pas marché ? Et pourquoi ?
• Quelles sont les difficultés rencontrées,
• Quelles remédiations faut-il envisager ...
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
III.3. Démarche méthodologique pour l’enseignement/apprentissage des
activités de langue (grammaire, vocabulaire, orthographe, conjugaison)

 Etape 1 : Vérification des prérequis/Rappel (5 mn)


La vérification des prérequis est une étape obligatoire pour les leçons de
grammaire et de conjugaison. Les prérequis renvoient aux savoirs et savoir-
faire indispensables à l’apprentissage de la notion à étudier.
Le rappel concerne les leçons de vocabulaire et d’orthographe. Il n’est pas
une étape obligatoire mais dépend de la leçon du jour. Il consiste à vérifier le
degré de maitrise ou d’appropriation des leçons antérieurement abordées par
l’enseignant.
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
 Etape 2 : élaboration du corpus (10 mn)
Le corpus est le matériau à partir duquel la leçon est construite.
Il peut être élaboré par les élèves sous le guidage du professeur.
Il peut aussi être proposé par le professeur (un court texte ou un
ensemble de phrases courtes, claires et centrées sur un nombre limité
de notions grammaticales).
Le corpus devra contenir tous les éléments nécessaires pour la phase
d’observation-manipulation-classement.
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
 Etape 3 : observation – manipulation – classement (15 mn)
L’observation consiste à amener les élèves à repérer des faits de
langue (syntaxe, morphologie, lexique, structure, …) qui serviront à
des manipulations.
La manipulation, selon ce que l’on veut faire découvrir aux élèves,
consiste à opérer des permutations, des déplacements, des
substitutions, des suppressions ou toute autre opération en vue de
noter les changements qui en résultent.
Le classement quant à lui relève les régularités et les catégorise : il
organise les notions étudiées en fonction de critères précis.
III. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE
POUR UNE ACTIVITE DE LANGUE ?
 Etape 4 : théorisation – trace écrite (10 mn)
A cette étape, il s’agit d’amener les élèves à formuler une ou des règles à
partir des classements opérés. Ces règles illustrées par des exemples tirés
du corpus constituent la trace écrite à faire recopier dans les cahiers.

 Etape 5. Production (15 mn)


La production est une mise en application de ce que les élèves viennent
d’apprendre. Elle doit comporter dans l’ordre, un exercice oral, un
exercice écrit et un exercice à traiter à la maison. Ces exercices oraux et
écrits doivent être variés et de complexité croissante.
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE
IV.1. Les terminologies relatives à l’activité :
 Etude de texte
 Explication de texte
 Exploitation de texte
 Lecture expliquée
 Lecture cursive
 Lecture linéaire
 Lecture méthodique

Que retenir?
Certains termes sont génériques: étude de texte; explication de texte, exploitation de texte
D’autres renvoient à des démarches spécifiques: lecture cursive ou linéaire, lecture
méthodique
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE

IV. 2. La démarche méthodologique pour une explication linéaire

1) La motivation (2mn) : trouver un sujet en rapport avec le texte et poser des questions aux
élèves dans le but de susciter leur intérêt.
2) Distribution du texte (2mn) : distribuer le texte, corriger les fautes de frappe éventuelles et le
faire numéroter s’il ne l’est pas.
3) Lecture silencieuse (5mn) : donner environ cinq minutes aux élèves pour lire silencieusement le
texte afin d’en avoir une vue d’ensemble, d’en tirer des impressions préliminaires. Cette lecture est
primordiale parce qu’elle conditionne la qualité de l’étape suivante.
4) Vocabulaire (5mn) : expliquer, de préférence avec les élèves deux à cinq mots ou expressions
qui peuvent empêcher la compréhension du texte. Il est important de faire l’explication des mots
jugés difficiles après la lecture silencieuse pour permettre aux élèves de mieux comprendre le texte
à la lecture magistrale du professeur.
NB : Un texte dont le nombre de mots à expliquer dépasse cinq (5) est inadapté au niveau de la
classe.
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE

5) Lecture magistrale (3 mn) : le professeur fait une lecture expressive du texte, avec le ton
qui sied, afin d’en faciliter la compréhension globale.
6) Compréhension globale
- poser d’abord des questions qui amènent les élèves à examiner le paratexte (titre, auteur,
date et lieu de publication), la tonalité du texte, le type et le genre, la typographie, etc.
- poser des questions pour dégager le thème et l’idée générale du texte
7) Etude détaillée
- découper le texte en ses grandes unités de sens ;
- lire ou faire lire chaque passage avant de poser des questions sur la partie et aboutir à une
synthèse partielle. Recommencer avec toutes les parties ;
- donner ensuite du temps aux élèves pour rédiger individuellement dans leurs cahiers
d’exercices, la synthèse globale, à partir des synthèses partielles
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE

8) Trace écrite : elle comprend les références du texte étudié, les mots
du vocabulaire et la synthèse globale.
9) Lecture finale par les élèves : faire lire par quelques élèves de sorte
à bien rendre le texte (respect de la diction, du ton, de la ponctuation,
etc.)
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE

1) La motivation (3mn) : trouver un sujet en rapport avec le texte et poser des


questions aux élèves dans le but de susciter leur intérêt.
2) Distribution du texte (2mn) : distribuer le texte et corriger les fautes de
frappe éventuelles et le faire numéroter s’il ne l’est pas.
3) Lecture silencieuse (5mn) : donner environ cinq minutes aux élèves pour
lire silencieusement le texte afin d’en avoir une vue d’ensemble, d’en tirer des
impressions préliminaires. Cette lecture est primordiale parce qu’elle
conditionne la qualité de l’étape suivante.
4) Vocabulaire (5mn) : expliquer, de préférence avec les élèves deux à cinq
mots ou expressions qui peuvent empêcher la compréhension du texte.
5) Lecture magistrale (2 mn) : le professeur fait une lecture expressive du
texte, avec le ton qui sied, afin d’en faciliter la compréhension globale.
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE
6) Compréhension globale et formulation d’hypothèses (5 mn):
 Poser d’abord des questions qui amènent les élèves à examiner le paratexte (titre, auteur,
date et lieu de publication), la tonalité du texte, le type et le genre, la typographie, etc.
 Ensuite poser des questions sur le contenu et la forme du texte qui permettent de vérifier
que les élèves ont saisi globalement le sens du texte lu. Ce sont des questions telles que :
Qui parle ? Qui écrit ? A qui parle-t-il ? De qui ou de quoi parle-t-on ? Quels sont les
personnages en présence ? Y a- t-il un personnage dominant ? Le narrateur est-il impliqué
ou non dans l’histoire ? A priori, quelles sont les intentions de l’auteur ou quel est le but du
texte ? Quelles impressions ou quels sentiments éprouve- t-on en lisant le texte ?
 Ce questionnement, s’il est bien mené, aboutit à la formulation d’une ou plusieurs
hypothèse(s) de lecture. Dans tous les cas, il faut toujours faire formuler l’hypothèse ou les
hypothèses par les élèves et cela sous forme de phrase(s) nominale(s) ou verbale(s) à
porter au tableau.
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE
7) Etude détaillée (25 mn) : elle consiste à relever des procédés littéraires
significatifs, de les analyser et les interpréter en rapport avec les hypothèses de lecture.
Autrement dit,
 l’observation consiste à constater et relever un certain nombre de procédés d’écriture dans le
texte ; c’est examiner les formes, structures, procédés grammaticaux, lexicaux, syntaxiques,
système d’énonciation, figures de style, tonalités, etc.
 l’analyse consiste à identifier l’organisation spécifique que le texte met en place. C’est mettre
en évidence le fonctionnement du texte. Il s’agit de se poser des questions sur les éléments de
forme observés, de les caractériser ou les qualifier afin de dégager les effets produits et
déterminer ce qu’ils suggèrent.
 l’interprétation consiste à proposer, à partir des éléments relevés et analysés, le(s) sens du
texte en explorant les non-dits. C’est en fait proposer des conclusions à partir de l’analyse.
Au fur et à mesure de l’étude, des synthèses partielles sont rédigées. Elles interviennent
après l’étude de chaque hypothèse de lecture.
IV. COMMENT ELABORER UNE FICHE PEDAGOGIQUE POUR UNE
ACTIVITE D’EXPLICATION DE TEXTE

8) Trace écrite (5 mn) : elle est composée de la synthèse finale faite à


partir des synthèses partielles et précédée des références du texte et du
vocabulaire. Cette synthèse finale est élaborée par les élèves avec
l’appui du professeur. Elle confirme ou infirme les hypothèses de départ
et doit comporter aussi bien des éléments de fond que de forme.
9) Lecture finale (5 mn) : faite par quelques élèves, son expressivité et
sa correction permettront au professeur de vérifier une dernière fois la
compréhension du texte et l’atteinte de ses objectifs.
CONCLUSION
 L’enseignement séquentiel n’apporte rien de nouveau dans les
contenus d’enseignement ;
 par contre, ce sont les stratégies d’enseignement qui changent et qui
exigent de l’enseignant de nouvelles compétences et de nouvelles
qualités:
la planification dans le travail (élaboration de progressions,
planification des séances et des évaluations …) ;
la plasticité : être en mesure de s’adapter aux situations nouvelles.
Ne pas se confiner à des pratiques pédagogiques figées ;
CONCLUSION
l’ouverture aux échanges avec les collègues de la même discipline et
ceux des autres disciplines ;
la volonté de mettre l’apprenant au centre. Le décloisonnement va au-
delà de la méthode active car il associe dès le départ l’élève au projet
pédagogique.
Etc.
Nous ne doutons point que chacun de nous soit en mesure d’intégrer et
de cultiver ces qualités indispensables pour l’enseignant d’aujourd’hui.
Merci pour
votre
attention
soutenue !

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